Gödel: mon article 2) La réalité des objets immatériels, le platonisme de Gödel


Penrose, Platon et les mathématiques: Le monde platonicien des idées et les mathématiques
La métaphysique de la Lumière : Sohravardî et Sadrâ Shîrâzî; La Lumière discutée en rapport avec la thèse du substancialisme transcendantal
1) Rappel de l’article 1
Je relis avec attention le livre de Pierre Cassou-Noguès et j’en donne ici « ma lecture », car mon questionnement sur les dangers de l’intelligence artificielle et les crises que l’humanité est en train de vivre, avec en particulier, la crise sanitaire qui s’est déclenchée en 2020 m’amènent à me réinterroger sur la signification des théorèmes de Gôdel et de sa folie dont on a tant parlé. (voir aussi l’article de mon blog « Le cerveau numérique et le danger du transhumanisme » et l’avis de Philippe Guillemant dans NEXUS « La principale finalité de la vaccination n’est pas sanitaire« ).
Dans cet article 2 consacré à Gödel, je rappelle quelques points que nous avons vu dans l’article 1.
C’est un danger invisible mais intrinsèque aux intelligences artificielles : il est impossible de savoir avec certitude si elles feront bien ce qu’on leur a appris. Théorisée grâce aux travaux du logicien Kurt Gödel, cette « indécidabilité » menace, selon Roman Ikonicoff, l’avenir même des IA[…] Le théorème d’incomplétude de Gödel (photo) démontre que la plupart des systèmes formels peuvent formuler des énoncés corrects qui ne sont ni démontrables ni infirma-bles dans le système : des énoncés « indécidables »
Dans la première partie de son livre; Pierre Cassou-Noguès présente Gödel comme le « logicien fou ». Il prend place à une époque où la logique est déjà mathématique en y produisant des résultats d’une portée exceptionnelle qui prennent un sens qui dépasse le seul domaine de la logique mathématique.

2) L’œil pinéal. 

« On perd la raison comme on perd la perception sensible »

Pour commencer, évoquons Wang_Hao_(logicien) qui a longuement parlé de Gödel dans ses livres Réflexions sur Kurt Gödel et « a logical journey » (de Gödel à la philosophie). Wang Hao un logicienphilosophe et mathématicien sinoaméricain  « Il a inventé à la fin des années 1950 un modèle de calculabilité similaire à la machine de Turing : La machine de Wang, où le graphe d’état a été remplacé par une suite d’instructions (l’idée a été publiée en 1936 par Emil Post). […] Il est également connu pour avoir été le premier à programmer un ordinateur pour faire des démonstrations mathématiques. Enfin il a été le dernier logicien à fréquenter Kurt Gödel à la fin de sa vie, et il a publié un livre de philosophie rédigé d’après les notes de ses entrevues avec Gödel: A logical journey: From Gödel to philosophy. Il était le seul homme présent aux obsèques de Gödel, aux côtés de la veuve, et d’une amie].
« Gödel conjecture qu’un organe physique est nécessaire pour le maniement des impressions abstraites (par opposition aux impressions sensibles). Et, puisque nous avons une faiblesse dans le maniement des impressions abstraites, à laquelle nous remédions en nous appuyant sur des impressions sensibles pour percevoir les impressions abstraites, cet organe doit être étroitement lié au centre neuronal du langage. Mais nous n’en savons pas encore assez. « On perd la raison comme on perd la perception sensible »  nous dit la phrase en exergue à ce paragraphe. Pour Cassou Noguès, il faut prendre l’analogie au pied de la lettre: la raison suppose une sorte d’œil, organe dans le cerveau destiné à percevoir les concepts abstraits, les objets mathématiques par exemple, comme l’œil perçoit les objets sensibles. L’argument de Gödel, pour le localiser, dérive de sa conviction qu’il y a une intuition mathématique, une expérience directe des objets abstraits. Mais alors, pourquoi avons nous besoin d’un papier et d’un crayon pour nous en donner une représentation sensible de ces objets qui sont d’un tout autre ordre? C’est comme si, devant un paysage qui s’étend devant nous, nous avions besoin d’en faire d’abord un tableau. de le dessiner avant de pouvoir l’observer. Il n’y a qu’une seule  solution: c’est que « l’œil mathématique » soit lié aux centres cérébraux de la perception, comme branché sur eux? C’est l’hypothèse de Gödel: l’existence d’un organe de la raison, d’un organe de la perception qui n’est pas tourné vers le domaine sensible, mais qui ouvre sur un autre domaine, celui des objets mathématiques, des concepts, et d’êtres qui n’ont pas de place dans le domaine sensible. Cependant Gödel voit dans cet organe de la raison cet œil pinéal, deux sortes de troubles. D’abord un risque d’hyperactivité de cet œil qui peut être comme fasciné par les mouvements, le ballet des anges, qui n’est pas forcément la contemplation calme qu’on peut imaginer pour les objets mathématiques. Il oublie sa fonction première, qui est de diriger les actions de façon raisonnable. En deuxième lieu, il peut y avoir un trouble inverse, dont Gödel parle à Wang: l’œil mathématique peut se fermer, tout comme l’œil sensible, ou sont acuité peut diminuer, comme celle de la vue ou de l’ouïe.

*
.Dans le reste de ce chapitre, Gödel en parle en commentant son emploi du temps d’une une de ses journées. « C’est le matin, je me suis réveillé tard. Le  jour passe à travers les persiennes. Je reste au lit. Je pense à tout ce que je dois faire aujourd’hui et je n’ai pas envie de le faire. Je dois vouloir essayer de me rendormir. Bizarrement, je sens bien quelque chose comme un œil qui se ferme, dans ma tête, mais je garde les yeux ouverts. Oui, j’ai bien senti comme le clignement d’une paupière, et, pourtant, mes yeux sont ouverts. Je ne m’en préoccupe d’abord pas outre mesure. J’ai toujours en tête le programme de la journée, une liste avec des phrases qui -c’est vrai- ne me semblent rien vouloir dire. […]. »
Puis il se lève, prend son petit déjeuner en écoutant le radio d’une oreille distraite, sans comprendre ce qui ce dit. Il ressent une impression étrange de silence, aussi bien autour de lui que dans sa tête. Puis il va  la boulangerie. Il accomplit tous les gestes comme à l’habitude, converse normalement, mais il répond mécaniquement, sans y penser du tout. C’est alors en payant, comme tous les matins, qu’il s’aperçoit que quelque chose ne va pas. Alors qu’il obéissait à des automatismes; c’est au moment de payer qu’il réalise… Il y a des pièces au fond de son porte-monnaie. Il sait qu’il doit en sortir, mais lesquelles? Elles portent un chiffre qu’il faut combiner d’une certaine façon, mais comment faire? Il se souvient qu’il y a une autre ressource: ce bout de papier vert, avec un autre chiffre, qu’il tend à la boulangère, laquelle lui rend toute une poignée de pièces.
De retour chez lui, alors qu’il repense à toutes ces scènes, chacun de ses gestes, chaque mot qu’il prononce devient problématique. Qu’est-ce qu’une pièce? que veut dire le mot pièce? Impossible de le dire et pourtant, tout à l’heure ils se sont associés avec ces petits ronds colorés. Alors qu’il dans le square, il sent que sa perception s’est modifiée. Il voit bien ces formes colorées, ce vert gigantesque qu’il ne saurait plus nommer… Ce n’est pas que les couleurs se mélangent, elles semblent plutôt flotter autour d’elles-mêmes et de lui sans jamais se regrouper en ces ensembles qu’on appelle des choses. Il a donc perdu le concept de chose. Une chose est un ensemble de phénomènes sensibles, défini par un certain concept et par conséquent, déjà de l’abstrait. Ainsi, c’est en gardant son œil pinéal fermé qu’il ne saisit plus les impressions sensibles, obéissant seulement à l’habitude. Il arrive enfin chez lui. Sa femme est rentrée. Il lui répond mécaniquement à des choses qu’il ne comprend pas, étant réduit à un stade purement animal. Elle regarde alors fixement, mais en fermant son œil pinéal, il a évidemment perdu le langage, ou plus exactement, il a gardé l’habitude d’entendre et de prononcer certains groupes de sons. Ici, Gödel note que « si nous ne pouvions percevoir aucun concept, nous ne pourrions comprendre aucun énoncé singulier ». C’est maintenant son cas, il ne comprend rien, se contente de répéter des phrases toutes faites que son corps a gardées en mémoire. En réalité il en est réduit à un stade purement animal. La différence véritable entre l’homme et l’animal réside, pour Gödel dans l’intuition des essences, qui passe par l’œil pinéal, et le sien s’est fermé.
Gödel consulte un premier docteur, puis un spécialiste et suppose t-il toute une série de médecins, jusqu’au Dr Hesselius, qui est un personnage de l’écrivain irlandais Sheridan Le Fanu. Celui-ci défend, comme Gödel, l’existence d’un œil ouvrant sur un domaine immatériel, pour ainsi dire invisible. Cet œil serait sensible au thé vert, qui l’excite et le fait s’ouvrir en grand. Il note toutefois qu’un « thé fort donne des rêves désagréables » , mais sans lier ceux-ci à l’œil pinéal.
Puis, pendant sa convalescence, sa femme s’occupe de lui. Cuisinière distraite, elle laisse le mélange du Dr Hesselius infuser trop longtemps. Le thé a un goût très désagréable, mais il le boit pourtant jusqu’à la dernière goutte. C’est alors qu’après une demi heure, il sent ce même clignement de paupières dans sa tête. Son œil pinéal s’est ouvert d’un seul coup et il le sent même grossir. Il retrouve instantanément l’usage du langage, le sens des mots. Et des faits qui tiennent du merveilleux se produisirent: « Je m’étonne même que nous utilisions un langage aussi imparfait et je réfléchis à une réforme complète de la grammaire. cela m’amène à des considérations logiques: sur les langages, l’incomplétude. Je résous plusieurs problèmes d’importance, qui ne sont plus pour moi que des jeux d’enfant. Je domine le monde mathématique, un peu comme les paysages nuageux qu’on survole en avion. Je vois des combinaisons merveilleuses. J’écoute aussi les anges qui s’approchent de moi et me parlent d’égal à égal. Ou plus exactement, les anges me parlent sans utiliser de mots, par une sorte de suggestion silencieuse […]. Dans cette situation merveilleuse, Gödel ne sent pas de danger, il reste dans son lit, fasciné. Une voix sensible, avec des mots humains, celle-ci, lui demande comment il se sent. Il essaie de décrire ce qu’il voit du paysage mathématique et ce qu’il entend. Mais les paroles des anges et leurs raisonnements mathématiques ne se laissent pas traduire dans le langage humain. Et (comble de malheur ou conséquence?), il a tout oublié dès que l’infusion cesse de faire effet. Il sait qu’il faut garder l’œil pinéal seulement entrouvert et que l’homme tient le milieu entre une bêtise animale et et une folie angélique, mais quel dommage pour toutes ces évidences logiques et ces démonstrations qu’il lui semblait avoir résolus. ¨
3) Le platonisme.
Dans le chapitre 2 (le platonisme), Cassou Noguès va essayer d’étayer l’hypothèse que Gödel aurait entendu les anges avant de voir les objets mathématiques. C’est en 1936, année qu’il considérera comme la pire de son existence, après avoir lu toute une série d’ouvrages sur les maladies nerveuses… Entendait t-il les voix des anges lorsqu’il faisait des mathématiques, comme nous le décrivait Cassou Noguès dans le chapitre précédent? Avait-il peur de de les entendre ou en soupçonnait-il seulement l’existence? En tout cas, il admettait la possibilité d’une communication de l’esprit humain avec des êtres bizarres hors de notre monde. Ainsi, il aurait eu l’expérience  ou le pressentiment d’une telle « communication » entre des êtres de natures différentes, l’homme et l’ange, ce qui l’aurait conduit à accepter l’intuition mathématique (qui est également une relation entre des êtres de natures différentes.
En effet, en mathématiques, on s’occupe d’un domaine d’objets qui, à première vue, ne figurent pas dans le monde sensible, ce que l’on voit avec les yeux, qu’on touche avec les mains… On y raisonne sur les nombres, les nombres entiers qu’on peut compter, les nombres rationnels obtenus par division des précédents, les nombres réels associés aux points de la droite (qu’on ne peut distinguer sur cette dernière et qu’on n’a en général aucun moyen de construire), les nombres complexes. On raisonne aussi sur des ensembles arbitraires, constitués d’éléments indéterminés, on examine leurs propriétés… Ces objets ont-ils une une existence indépendante (un monde à part), un ciel d’idées au-dessus du monde sensible (monde platonicien) ou bien sont-ils seulement inventés, créés par l’esprit humain? Gödel penche pour la position platoniste. Il écrit en 1951: « La position platoniste est la seule qui soit tenable. Par là, j’entends la position selon laquelle les mathématiques décrivent une réalité non sensible qui existe indépendamment aussi bien des actes que des dispositions de l’esprit humain et qui est seulement perçue de façon très incomplète par l’esprit humain. »  Ici, Gödel soutien que cette réalité est indépendant, que l’esprit humain la perçoit sans pouvoir la changer. Dans d’autres textes, il est beaucoup nuancé. Ses arguments ne visent pas, en général, à établir la position platoniste, mais un énoncé plus faible qui laisse ouvert un éventail de positions possibles. En outre, les arguments de Gödel peuvent s’appliquer à toutes sortes d’objets, aux objets sensibles, aux objets mathématiques, et aussi … aux anges ou aux démons.  comme si ces arguments étaient destinés à prouver du même coup l’existence d’êtres bizarres et celle des objets mathématiques.
Pierre Cassou Noguès semble être intrigué et aimerait savoir ce qui a fait basculer Gödel dans ce réalisme platonique qui l’a conduit à poser ce second plan de réalité et la possibilité d’une communication avec les esprits. En effet, les premiers textes sont très prudents. Il dit avoir adopté ce réalisme dès 1925 dès sa première rencontre avec la logique. Mais ce souvenir n’est pas qu’une construction rétrospective? Alors ne l’est-il devenu qu’en 1936 avec sa grande crise et ses lectures autour des « maladies nerveuses » et ce pressentiment qu’aucune lecture ni aucun psychanalyste n’a jamais pu lui ôter d’une communion avec ces êtres extraordinaires?
4) Différentes sortes d’objets.
Cependant, cette préoccupation pour la question de la réalité mathématique n’est pas propre à Gödel. Elle semble accompagner le travail mathématique même comme le rappelle Cassou Noguès: « Le grand mathématicien britannique Geoffrey H. Hardy lance par exemple ce défi: Celui qui pourrait donner une explication (an account) de la réalité aurait résolu beaucoup des problèmes les plus difficiles de la métaphysique. S’il pouvait inclure de surcroît la réalité physique dans cette explication, il les aurait tous résolus ». Or, c’est bien le projet de Gödel, déterminer le statut de la réalité mathématique, et cela dans une analyse avec des arguments qui puissent s’appliquer à toutes sortes d’objets et ceci en toute généralité. Il ne parle pas volontiers de ses démons, mais ceux-ci sont pourtant sous-jacents aux arguments qu’il développe. Cassou Noguès prend pour exemple, un argument des années 1950 sur les objets mathématiques étendu aux démons et à d’autres objets dont il accepte l’existence beaucoup plus facilement que celle des démons: les objets littéraires pour lesquels le problème se pose de la même manière que pour les objets mathématiques. On parle d’eux comme des personnages fictifs, on raisonne sur eux dans le roman, mais aussi dans les conversations ou dans les suites que l’on imagine comme les nouvelles aventures de Sherlock Holmes (que multiples romanciers ont prétendu retrouver). Ces personnages ont-ils été inventés ou bien ont-ils, en un sens ou en un autre, une réalité, une existence qui précède le récit et le détermine? Alors qu’on peut penser que les nombres existent indépendamment de nos calculs et ne sont pas seulement sortis de l’entendement de Pythagore, on dira généralement que Sherlok Holmes n’existe que dans l’imagination de Arthur Conan Doyle ou du moins que celle-ci lui a donné naissance. Mais quelle raison a t-on d’établir cette différence de statut et pourquoi reléguer les objets fictifs dans notre imagination alors qu’on projette les objets mathématiques sur un autre plan de réalité? Les objets mathématiques semblent susciter une difficulté supplémentaire: ils ne situent pas dans l’espace et le temps et ne s’inscrivent pas dans le monde sensible. Cela n’a pas de sens de dire que le nombre 2 se trouvait le premier mai à Paris. Les nombres appartiennent seulement à un monde d’idées où d’une certaines façon ils ne nous dérangent pas. En revanche, peut-on dire qu’il est vrai que dans une de leurs aventures, le Dr Watson et Sherlok Holmes soient passés à la gare de Waterloo le 7 février 1898 comme cela a pu être écrit dans le roman? Si on pouvait avoir interrogé les voyageurs qui ont pris le train ce jour-là, il est probable qu’aucun n’aurait vu nos deux compères et que nonobstant l’anachronisme, si on avait quadrillé la gare de caméras de surveillance, on n’aurait probablement pas pu voir Holmes avec sa casquette, son manteau et sa célèbre pipe. Une autre solution serait d’admettre que les personnages littéraires ont une réalité et que les phrases des romans sont vraies, mais dans un autre monde. Le roman serait faux rapporté à notre monde, mais vrai dans ce monde possible (théorie développée par D. Lewis « Truth in Fiction » dans Papers in Metaphysics and Epistemology). Mais cette perspective, de prime abord séduisante, présente plusieurs difficultés. La première est de savoir comment le romancier peut connaître les aventures de Holmes il celui-ci est dans un autre monde sans rapport avec le notre. La seconde est que, réciproquement, les personnages des romans parlent des choses de notre monde, ce qui suppose qu’ils appartiennent bien à notre monde. Cassou Noguès cite par exemple Holmes qui se plaint du style qu’emploie Watson en racontant leur première aventure dans « une étude en rouge« . « Il se réfère » dit-il « au livre que j’ai moi-même dans ma bibliothèque et non pas, dans un autre monde, à un autre livre dont il faudrait qu’il soit identique au mien ». Le sens des reproches à Watson implique que ceux-ci se réfèrent au livre que chacun peut lire (dans notre monde), et non à un double dans un autre monde, livre dont nous ne pourrions jamais être certains qu’il est identique à celui que nous connaissons.
En conclusion, si nous donnons une réalité aux objets littéraires, il faut les placer dans notre monde où, apparemment ils ne sont pas. Les objets mathématiques ne donnent pas lieu à cette difficulté, car ils s’inscrivent dans le monde des idées. Cependant cette difficulté ne saurait, à elle seule, conduire à nier la réalité des objets littéraires, qui semblent poser un problème plus complexe que les objets mathématiques. En fait il faudrait plutôt trouver une parade. C’est ce que nous allons examiner au chapitre suivant.
5) Le mathématicien et le docteur Watson.
C’est Marianne Gödel, la mère du logicien qui va introduire ce chapitre, alors qu’elle se plaint d’un livre sur Einstein qu’elle ne comprend pas. .Alors Kurt lui répond: « Ce livre sur Einstein est-il vraiment si difficile à comprendre? Les préjugés contre et l’anxiété devant tout ce qui est « abstrait » jouent aussi, je crois un rôle. [Il faut d’abord] essayer de le lire comme un roman (sans vouloir comprendre tout à la première lecture) […]. 
Les sciences se laissent-ils comme un roman? Avant de discuter du statut des objets mathématiques et des objets fictifs, Cassou-Noguès va montrer que les mathématiques, ou l’image que les logiciens en donnent, copient le roman policier en prenant pour exemple les aventures de Sherlock Holmes. On évoque souvent  la proximité des problèmes des mathématiciens avec ceux des détectives. En mathématiques; on demande par exemple de trouver un nombre entier possédant telle ou telle propriété. Au détective, on demande de trouver l’homme qui a commis ce meurtre. Il va examiner la scène du crime à la loupe… Mais il ne peut pas passer en revue tous les habitants de Londres (pour le détective, le Londres est en pratique infini, comme l’ensemble des entiers naturels pour le mathématicien). Tout comme la mathématicien doit trouver l’entier qui vérifie les propriétés demandées, il doit trouver de construire, en un sens, son coupable.  Tout comme la mathématicien doit trouver l’entier qui vérifie les propriétés demandées, il doit trouver de construire, en un sens, son coupable. Une autre analogie concerne la structure des textes, de l’article ou du livre de mathématiques et du roman policier. De ce point de vue, ce sont plutôt les mathématiques et l’image que la logique moderne en donne qui sont calquées sur le roman policier. Un article de mathématiques raconte … les origines, le contexte, le but de sa recherche. Il parle à la première personne (je ou nous). Il donne ensuite les éléments de démonstrations pour les théorèmes en y intercalant des commentaires; éléments qui ne sont pas nécessaires à la preuve et qui ne s’expriment pas dans le même langage. Il y a donc en fait deux personnages différents, celui qui raconte et celui qui démontre. Les logiciens exigent que les démonstrations doivent pouvoir être formalisées, c’est à dire transformées en une suite de formules qu’enchainerait une certaine machine dite machine de Turing (voir aussi machine de Turing universelle). Le mathématicien est celui qui raconte l’histoire, les origines et les circonstances de sa découverte, ce n’est pas la machine qui démontre; il ne fait que rapporter les démonstrations d’une machine qu’il a en lui. Il raconte en y ajoutant des commentaires et en la résumant la démonstration qui serait trop fastidieuse pour un lecteur humain si elle était présentée par la machine. C’est bien ce que fait Watson: retracer en les embellissant les déductions d’une machine qui serait Sherlock Holmes: « Vous êtes vraiment un automate – dit franchement Watson à Holmes -, une machine à calculer. Il y a parfois quelque chose de positivement inhumain en vous » ou, s’adressant au lecteur « Holmes est, je crois la plus parfaite machine à observer et à raisonner que le monde ait connu« .
Cassou Noguès fait un parallèle entre Les aventures de Sherlock Holmes et le Dr Watson avec un article de mathématiques. La structure des textes est en principe identique. On pourrait donner un nom au narrateur mathématicien qui commente les démonstrations de sa machine et qui pourrait ainsi être distingué du mathématicien réel qui signe l’article. Le récit qui est fait du contexte de la découverte peut ne pas être un récit adéquat de la réalité et peut même ne pas viser à l’être. Le mathématicien réel peut bien s’inventer un personnage qui lui sert de narrateur et qui n’est pas tout à fait lui. C’est ce narrateur qui est à la place de Watson avec la machine qui démontre à la place de Holmes. Le mathématicien avec le nom que lui a donné l’état civil est à la place de Conan Doyle. Un autre fait distingue l’article mathématique des aventures de Sherlock Holmes: l’analogie précédente ne prend pas en compte le contenu véritable des enquêtes de Holmes. Celles-ci ne sont pas, en réalité, des déductions mathématiques. Elles n’ont rien de mécanique (que ce soit au sens courant ou au sens de Turing). Les déductions de Holmes ne se laissent pas formaliser. Inversement, si les démonstrations mathématiques doivent pouvoir être formalisées, c’est d’une toute autre façon que le mathématicien les invente et les expose. On ne peut donc pas dire que le roman policier soit mathématique, mais seulement qu’il y a une analogie entre l’image que donnent les logiciens des mathématiques et la structure posée dans le roman policier. Dans les deux cas, il s’agit, en principe, du récit par un narrateur humain des déductions d’une certaine machine. On serait tenté de croire que cette structure a été modelée sur celle des mathématiques, comme Holmes nous y engage en comparant ses enquêtes à des démonstrations mathématiques, que Watson a maladroitement déformées: « Je ne peux pas vous féliciter [à propos d’Une étude en rouge[le premier récit que donne Watson d’une enquête de Holmes] La détection est, ou devrait être, une science exacte, et il faut en traiter de la même manière, froidement et sans émotions. Vous avez essayé de la teinter de romantisme, ce qui produit le même effet que si vous introduisiez une histoire d’amour dans la cinquième proposition d’Euclide ». Watson, note ici justement Cassou Noguès, semble en savoir plus sur les mathématiques que Holmes et la plupart des mathématiciens de son temps, car ils ne se contentent pas de déduire froidement, mais ajoutent souvent cette touche de romantisme en commentant leurs démonstrations. En effet, le texte de Conan Doyle date du début des années 1890, alors que la transformation de la logique  qui lui donnera sa forme actuelle, n’est pas encore achevée. e paraît l’article de Turing qui permettra une caractérisation du formel (enchaînement de formules susceptibles d’être écrit par un certain type de machines, machine de Turing). On ne sait donc pas, au moment où Conan Doyle écrit; qu’un texte de mathématiques est, ou devrait être, ce récit par un narrateur des déductions d’une machine. Doyle a pu s’inspirer de certaines analyses, de Charles Babbage en particulier et Turing a pu lies des histoires de Holmes.
Il reste cependant, dans la structure des textes une différence fondamentale, liée à la relation du narrateur et des objets. Dans le roman, Watson, le narrateur, vit dans le même monde est en quelque sorte, de la même nature que le détective et les objets qu’il recherche. Dans le texte mathématique, en revanche, le narrateur se décrit comme un être humain, de notre monde, où ne figurent pas les objets mathématiques, les nombres, qui s’inscrivent sur un autre plan de réalité. Le narrateur est séparé de ce monde logique, sorte de ciel où semblent se trouver ses objets (mathématiques) alors que dans le roman, il peut être le coupable que le détective cherche (voir le tour d’Agatha Christie dans « le Meurtre de Roger Acroyd) ». Aucun mathématicien n’est la solution des équations qu’il décrit alors que celle(s)-ci est un (sont des) nombres, donc des objets de nature différente. Le texte mathématique est en fait une véritable énigme qui est plus la possibilité du récit que son objet. En effet, comment le narrateur peut-il parles d’objets qu’il semble considérer comme dotés d’une réalité différente de la sienne? Comment a t-il accès à ce plan de réalité? Et comment pouvons-nous le croire lorsqu’il parle de ces objets?
6) L’argument de Gödel
Gödel a plusieurs arguments que Cassou Noguès passe en revue dans Gödel and the question of the Objective Existence of Mathematical Objects. Mais il revient presque toujours, à partir des années 1950 au même argument qu’il formule dans la plus grande généralité. L’idée est la suivante: un objet qui possède des propriétés que nous ne connaissons pas ne pas avoir été créé par nous de façon consciente à partir de rien. Nous connaissons ce que nous créons à dessein. Par conséquent, un objet que nous ne connaissons qu’imparfaitement suppose soit un matériel extérieur à partir duquel nous l’avons conçu mais qui lui donne une réalité indépendante, ou bien il renvoie à des processus de création dans une partie inconsciente de notre esprit. L’argument apparait pour la première fois en 1951:

 « Le créateur connait nécessairement toutes propriétés de ses créatures, puisque ses créatures ne peuvent avoir d’autres propriétés que celles qu’il leur a données. [ce qui implique, puisque les nombres par exemple ont encore des propriétés que nous ne connaissons pas], que les objets et les faits mathématiques (ou du moins, quelque chose en eux) existent objectivement et indépendamment de nos actes mentaux, de toute décision que nous pouvons prendre. […] Nous ne créons pas les machines à partir de rien, mais nous les fabriquons à partir d’un matériel donné. Si la situation est similaire en mathématiques, alors ce matériel, ou base de nos constructions, serait quelque chose d’objectif et nous obligerait à accepter un point de vue réaliste, alors même que certains autres ingrédients dans les mathématiques seraient notre propre création. Il en serait de même si nous utilisions certains un instrument en nous mais différent de notre ego (tel qu’une « raison », quelque chose comme une machine pensante). Car les faits mathématiques exprimeraient alors (au moins en partie) les propriétés de cet instrument, qui auraient une existence objective. »

Cet argument peut s’appliquer à tour objet, mathématique ou non. Or un objet, c’est en avoir une connaissance pleine dans touts ses propriétés.et inversement, un objet qui nous demeure étranger en ce sens, avec des propriétés que nous ne connaissons pas ne peut pas avoir été créé par nous. On observe seulement deux restrictions à ce principe.  D’une part, nous pouvons avoir créé l’objet à partir d’un matériel préexistant, et les objets ne reflètent pas adéquatement la réalité, mais s’y enracinent. D’autre part, nous pouvons avoir produit l’objet de façon inconsciente, dans une partie de notre esprit à laquelle la conscience, l’EGO n’a pas accès. Nos objets se rattachent encore ici à une réalité, cet inconscient indépendant de nous (de notre EGO). Ici, Cassou Noguès précise que lorsque Gödel parle de propriétés que nous ne connaissons pas, il n’entend pas seulement des propriétés que l’esprit humain ne pourra jamais connaitre, mais de celles que nous pourrons déterminer après un certain effort d’élucidation. Or, un tel effort a été réalisé en mathématiques et par conséquent, le fait qu’après la réflexion sur le fondement des mathématiques (au cours du 20è siècle), après le travail d’axiomatisation, il reste des problèmes ouverts en théorie des nombres, cela suffit à établir la réalité de ces objets. La force de l’argument de Gödel, s’est qu’il s’applique à toutes sortes d’objets possibles. Pour les objets sensibles, que nous donne la perception, ils possèdent aussi des propriétés que nous ne connaissons pas et ce n’est pas pour Gödel, qu’ils existent tels que nous les percevons car notre perception n’est pas adéquate au monde réel (qui est un ensemble de monades). Le monde tel que nous le voyons, les objets de notre perception sont seulement formés à partir d’impressions que nous recevons passivement . Mais il y a une réalité à partir du monde sensible. Et il en est de même pour le monde mathématique. Puisque nous ne démontrons tous les théorèmes que nous pouvons formuler et que certaines propriétés des objets mathématiques nous restent inconnues, c’est qu’il y a une réalité mathématique. Mais cela ne signifie pas que nos mathématiques la reflètent, elle peut être bien différente. C’est cette réalité autre qu’il reste à découvrir. Nous y avons certes accès dans une intuition, mais […] il faut noter que l’intuition mathématique ne doit pas forcément être conçue comme une faculté offrant une connaissance immédiate des objets en question. Il semble plutôt que , comme dans le cas de l’expérience [sensible], nous formions également nos idées de ces objets sur la base de quelque chose d’autre qui est alors immédiatement donné. »  Cette réalité, qui est plus la réalité à la racine des objets que celle de nos objets satisfait entièrement au platonisme de Gödel. Mais la réalité mathématique et son monde ne comportent pas seulement comme des objets morts que sont les nombres mais aussi comme des êtres vivants, des esprits, des anges, des démons. Pour Gödel, la réalité des ces êtres bizarres peut être tirée du même argument. Imaginons; Je rêve, un ange me parle… Je me réveille alors, stupéfait par cette voix qui a gardé tout un côté mystérieux. L’argument de Gödel implique que la voix qui me parlait, ou bien a une réalité (elle n’est peut-être pas identique à celle que j’entendais), ou bien a été imaginée dans une part de mon esprit, un inconscient auquel je n’ai pas accès. Bien entendu, on sera peut-être tenté de ne leur reconnaitre que cette réalité de l’inconscient, alors même que l’on donne aux objets mathématique une réalité objective. En réalité, Importe t-il que les objets s’enracinent dans une réalité objective ou dans une réalité subjective? Ils ont en fait une réalité qui ne dépend pas de nous.
Pour finir, après les objets sensibles, les fées et les anges, les réalités mathématiques Considérons, les objets fictifs qui, eux-aussi, ont des propriétés que nous ne connaissons pas, les personnages de roman. Par exemple, quelle est la date de naissance de Sherlock Holmes? Elle ne semble pas mentionnée dans les textes de Conan Doyle. Cassou Noguès montre longuement que nous ne pouvons pas la choisir arbitrairement  pour maintenir la cohérence logique du récit mais aussi pour d’autre types de cohérence. Il faudrait chercher dans les textes ou imaginer à partir des textes des renseignements qui nous permettraient de déterminer cette date en tenant compte des lois que vérifient le monde de Holmes (en particulier des lois logico-mathématiques) et de la cohérence particulière aux objets fictifs. Et il se peut que nous ne réussissions pas à fixer une date suffisamment cohérente. Un autre exemple qui ne laisse aucune place au choix concerne la question: Holmes serait-il capable de faire arrêter son frère Mycroft si celui-ci se révélait coupable d’un meurtre? Il est possible la aussi que nous n’obtenions jamais de réponse satisfaisante et même que nous ne réussirons jamais à construire une situation, à imaginer une histoire et une réponse à la question qui soient aussi convaincantes que les autre aventures de Holmes.
Donc, les personnages fictifs possèdent, comme les objets mathématiques et les êtres « mystérieux », des propriétés que nous ne connaissons pas. Ils ont donc une réalité, qui peut, dans l’argument de Gödel, se penser de 3 façons différentes. 1) Il y a a quelque part, dans notre monde ou dans un monde possible, un homme, nommé Sherlock Holmes. 2) Le personnage de Sherlock Holmes est imaginé à partir d’une réalité autre, ce qui peut signifier qu’il a un modèle. 3) Le personnage de Holmes est sorti de l’inconscient de Doyle et c’est pourquoi il est resté, autant pour Doyle que pour nous un inconnu, un être que nous pouvons  approcher, mais qui, au fond, nous échappe toujours. Ces façons correspondent aux 3 principales théories concernant le statut des objets fictifs: 1) la théorie des mondes possibles qui a été remise en vogue par David Lewis. 2) Le réalisme (le réalisme scientifique ou réalisme scientifique, un problème épistémologique central ou qu’est-ce que le réalisme scientifique?) 3) Les théories de l’inconscient qui se rapprochent de la création littéraire du rêve, depuis Robert L. Stevenson. L’argument de Gödel, qui semble ici mieux s’appliquer aux objets fictifs et aux être bizarres  qu’aux objets mathématiques, s’appuie en particulier sur un sens du mot « création » étranger à la philosophie mathématique.(Voir la note 24 P. 268 de Pierre Cassou Noguès dans « Les démons de Gödel« : on peut opposer l’usage par Gödel du terme « création » à celui qu’en font L. J. E. Brouwer et Dedekind -voir « on Gödel’s platonism« ). Cela tient-il comme l’explique Cassou Noguès dans le chapitre suivant à propos de Descartes, à ses sources?
7) Descartes et la psychanalyse.
     


     7-1 A propos de l’argument de Gödel
L’argument de Gödel, que nous venons de voir en détail rappelle l’une des preuves de l’existence de Dieu dans les méditations métaphysiques que selon Cassou Noguès, Descartes tient de la scholastique médiévale. Nous avons dit-il l’idée d’un être infini. Cette idée, véritable paradoxe, comment aurions-nous pu la tirer de nous-mêmes qui sommes des êtres finis? Il faut qu’elle ait été mise en nous par un être lui-même infini. Or il est impossible à un être fini de créer l’idée de l’infini, car l’infini nous échappe, nous ne le comprenons pas. Descartes précise: « Il se rencontre en Dieu une infinité de choses, dit que je ne puis comprendre, ni peut-être même atteindre par la pensée, car il est dans la nature de l’infini que ma nature, qui est finie et bornée, ne le puisse comprendre. » Pour Gödel, cette non-compréhension de l’infini est un indice de son existence réelle, un indice de ce que notre idée de l’infini n’est pas une fiction, mais le reflet d’une réalité extérieure à nous. Pour Descartes, si nous ne comprenons pas l’infini, c’est dans la mesure où il donne lieu à des paradoxes comme l’hôtel de Hilbert et le paradoxe de l’infini: la moitié d’une grandeur infinie, une demi droite, l’ensemble des entier pairs par exemple, est également infinie (le tout serait égal à une partie?) Comment cela est-il possible? Pourtant, remarque Leibniz l’argument de Descartes suppose que l’idée de Dieu [l’idée de l’infini] est possible et n’implique pas de contradiction (voir nouveaux essais sur l’entendement humain). Dans un autre exemple, nous ne pourrions pas déduire la réalité du mouvement perpétuel de ce que nous pouvons en parler, car nous en avons l’idée, sans pouvoir la comprendre. Celle-ci est contradictoire, car elle s’oppose aux lois de la physique et en cela, nous ne la comprenons pas, mais la contradiction montre la non-existence du mouvement perpétuel. On ne peut donc pas tirer l’existence du mouvement perpétuel de ce que l’idée en est contradictoire. L’argument de Descartes suppose ce qu’on appelle maintenant la consistance de l’idée en question et en même temps, dans le cas de l’infini, il s’appuie sur le fait que l’idée de l’infini donne lieu à des paradoxes. Cet argument comporte dans l’esprit du XVIIè siècle, quelques difficultés. Voir ci-après le concept d’infini et son historicité en sciences et en mathématiques.
Mais dans les mathématiques du XXè siècle, ce n’est plus une difficulté.  L’infini est-il paradoxal en mathématiques? Pour résoudre le paradoxe du tout et des parties et affronter l’hypothèse du continu, notre idée de l’infini actuel doit évoluer ; aujourd’hui encore, nous découvrons de nouveaux infinis. Le fait qu’une grandeur infinie puisse être égal à une de ses partie constitue en fait une définition de l’infini. C’est le philosophe et mathématicien tchèque Bernard Bolzano (1781-1848) qui, affrontant ce paradoxe de la réflexivité, ouvre vraiment la voie à ce qui est aujourd’hui notre conception de l’infini. L’un de ses apports essentiels consiste à récuser le caractère paradoxal des paradoxes de l’infini : ils n’existent que tant que l’on tente d’appliquer des concepts finitistes à l’infini. Au contraire, Bolzano énonce que les propriétés considérées comme paradoxales doivent être utilisées pour définir l’infini. Il propose ainsi d’utiliser la propriété apparemment la plus paradoxale, celle de la réflexivité, comme la caractéristique des totalités infinies (ce qui revient à abandonner, pour les totalités infinies, le principe du tout et de la partie). Un argument utilisé jadis pour réfuter l’infini devient ainsi la propriété définissant les ensembles infinis! « La solution du paradoxe de la réflexivité est rendue parfaitement claire par le fait que la relation ensembliste « est contenu dans » ne doit pas être confondue avec la relation « avoir une taille plus petite que ». Les nombres carrés sont contenus dans les nombres entiers, mais en tant que totalité, ils ont la même taille. Il est bien vrai que si l’ensemble A est contenu dans l’ensemble B, alors la taille de A ne peut être supérieure à celle de B, mais si A et B sont infinis, leurs tailles peuvent être égales… Dans ces conditions, c’est alors le fini qui est défini de manière privative, par le fait qu’il ne possède pas cette propriété de réflexivité. » Nous supprimons ainsi l’aspect paradoxe. Notre idée de l’infini, nos idées mathématiques ne semblent plus donner lieu à aucune contradiction, mais pouvons-nous dire que nous comprenons l’infini? Peut-être, cependant nos théories restent incomplètes. Les objets mathématiques gardent des propriétés que nous ne connaissons pas, et en ce sens, continuent à nous échapper. ce qui permet que Gödel puisse s’inspirer du texte de Descartes pour poser qu’un objet dont nous ne réussissons pas à. déterminer les propriétés ne peut pas avoir été créé par nous. Cet argument laisse cependant supposer, comme nous l’avons vu précédemment, la consistance de nos idées, de nos théories mathématiques (Une théorie est dite dans ce sens cohérente ou consistante quand elle n’a pas pour conséquence tous les énoncés du langage dans lequel est exprimé la théorie, ou, de façon équivalente (car d’une contradiction on déduit n’importe quoi), quand elle ne permet pas de démontrer à la fois un énoncé et sa négation. Une telle théorie est dite également non-contradictoire).Il établit donc la réalité de leurs objets sans que l’on puisse s’appuyer en retour sur cette réalité pour justifier nos théories et leur consistance, retour que Gödel n’accomplit pas. En Fait, Cassou Noguès dit qu’il n’y a pas, à sa connaissance, de texte où Gödel rattache de façon explicite son argument à l’argument de Descartes. C’est une hypothèse qui n’explique qu’une moitié du critère de Gödel pour la réalité des objets. L’autre possibilité  est, que, comme nous l’avons vu, ces objets que nous ne connaissons qu’imparfaitement aient été créés de façon inconsciente dans une partie de notre esprit que nous ne pouvons ni analyser, ni contrôler. Il faut lui chercher une autre source que dans le texte cartésien, car elle n’y apparait pas …
     7-2) Chez le psychanalyste de Gödel.
C’est à New York chez le Dr Hulbeck que Gödel a l’habitude d’aller consulter. Hulbeck n’est qu’un nom d’emprunt choisi par le Dr Richard Huelsenbeck pour exercer aux Etats-Unis après avoir émigré en 1939 pour fuir le nazisme [… Il s’installe à Long Island, New York, en 1939 et ouvre un cabinet de médecin-psychiatre (tendance Karl Jung7 sous le nom de Charles R. Hulbeck. Durant cette période il fut à la fois le psychanalyste et l’ami de Kurt Gödel comme le rapporte Pierre Cassou-Noguès8]. Cet ancien Dadaïste, qui se décrit comme le tambour de Dada (voir Gödel et le tambour de Dada) publie dans les années 1920 des poèmes (Les Prières fantastiques). Il renie par la suite le côté politique de Dada tout en voulant fidèle au mouvement artistique. Il a terminé ses études dans ces années 1920, exerce d’abord dans la marine, sur les paquebots. Il voyage, se fait psychiatre et psychanalyste, d’inspiration jungienne. Inquiété par les nazis, il cherche à émigrer et c’est apparemment grâce Einstein qu’il obtient un visa pour les Etats-Unis en 1936. On peut supposer que c’est par Einstein qu’il a connu Gödel.
C’est ainsi qu’il arrive, habitude qui peut paraître surprenante entre un analyste et son patient, que Hulbeck vienne à Princetown déjeuner chez les Gödel, le dimanche midi, en famille; avec sa femme et son fils. Gödel, qui aime les films surréalistes avec « une symbolique abstraite » se prend d’intérêt pour l’art contemporain nous dit Cassou Noguès. Il est difficile de ne pas y voir  l’influence de Huelsenbeck. S’exerce t-elle jusque dans la philosophie mathématique de Gödel? En tout cas, à la suite de Jung, il met l’accent sur le rôle de l’inconscient comme « force créatrice »: « L’écart » écrit-il, « par rapport à la perspective de Freud, tient justement à ce que l’inconscient n’est plus seulement un « réservoir » de fantasmes et de désirs refoulés, mais un aspect véritable de la personnalité et le fond sur lequel s’appuis la force créatrice. L’inconscient ne répète pas seulement un traumatisme enfantin, il crée. C’est à l’inconscient qu’il faut faire remonter les véritables créations de l’art humain ».
L’hypothèse de Pierre Cassou Noguès: Gödel aurait exposé à Huelsenbeck sa théorie au cours d’une séance ou d’un déjeuner dominical sur la preuve qu’un objet a une réalité propre est qu’il nous échappe. Le objets mathématiques ont des propriétés propres qu’on ne connait pas. Ils forment un monde à part. Ces voix dont Gödel pressent qu’on peut les entendre quand on fait des mathématiques, surprennent: c’est qu’elles ne viennent pas de nous mais appartiennent à des anges qui vivent parmi les objets mathématiques. Huelsenbeck accepte peut-être l’idée de Gödel de traiter de la même façon les mathématiques et les voix, c’est à dire les nombres qui sont les anges pour son patient. Mais il objecte, dit Cassou Noguès, que ce qui échappe à l’EGO conscient peut aussi bien sortir de ce fond inconscient sur lequel l’EGO s’appuie et qui fait la personnalité qui déborde l’EGO. C’es là qu’il faut chercher l’origine de toute œuvre, nouvelle et durable. Même si Gödel prend la réponse de son psychanalyste eu sérieux, rétablit sans cesse la réalité de ses objets. Il veut sans doute montrer que rapporter nos objets à un inconscient véritable leur donne une réalité indépendante. Il suffit que cet inconscient soit radicalement inconscient, à la fois étranger et commun, à nous tous: c’est l’esprit de Dieu avec lequel nous sommes en contact.
8) Borges, les rêves et la réalité des fictions.
Il est remarquable que ce génie de la fiction face à la complexité du monde utilise le même critère que Gödel pour déterminer la réalité: un être réel nous échappe, il nous surprend et nous ne le comprenons pas. (voir dans wikipedia: « une des influences majeures du réalisme magique latino-américain, Borges est aussi un écrivain universel […]. Mais il y a une différence: Borges semble exclure la possibilité d’une productivité de l’inconscient alors que Gödel la laisse pour le moins ouverte. Les rêves dit Borges, ne produisent rien par eux-mêmes, sinon des « fantômes » auxquels on « répète des choses déjà dites et qui le savent et qui répondent de façon mécanique« . S’il peut y avoir création, ça n’est pas dans le rêve inconscient, comme délire, mais au contraire dans un rêve maitrisé, travaillé, rêve les yeux ouverts, tel celui des « Ruines circulaires« . Le dormeur rêve en solitaire sans jamais rencontrer  un autre qu’il n’aurait pas créé et pourrait le surprendre […] « .Avec soulagement, avec humiliation, avec terreur, il comprit que lui aussi était une apparence, qu’un autre était en train de le rêver. »  Le critère de réalité (est réel ce qui nous échappe) peut alors intervenir à l’intérieur du rêve pour y distinguer ce qui, précisément, n’est pas rêvé. Ici apparait le thème de « l’autre« , second thème de la métaphysique de Gödel, le voyage dans le temps. Extraite du livre de sable, Elle narre l’histoire de Borges lui-même. Dans cette sorte de «conte fantastique», il évoque que lors d’une promenade, il fait la rencontre d’un homme qui s’avère être lui-même, mais beaucoup plus jeune. « Nous sommes en 1969, Borges s’est étendu sur un banc devant le fleuve Charles. Un jeune homme s’assied à côté de lui, sifflotant un air argentin. Borges le reconnait bientôt: C’est lui-même, plus jeune, un jeune Borges qui pense être à Genève. Evidemment, si Borges plus âgé pence à évoqué certains détails de sa vieut sans difficulté se reconnaitre plus jeune, il reste à convaincre le jeune Borges que ce vieil homme à côté de lui est bien lui-même, plus âgé. Le vieux Borges commence par évoquer devant le jeune Borges certains détails de sa vie que lui seul peut connaitre: les livres de sa bibliothèque, une « certain fin d’après-midi au premier étage ». Donc le jeune Borges sait qu’il ne parle pas  à un inconnu. Il peut encore penser qu’il ne fait que rêver ce vieil homme ». Il lui dit: « Si je suis en train de rêver, il est naturel que vous sachiez ce que je sais ». Cela signifie peut-être qu’il n’y a pas dans le rêve de véritable scission (sujet-objet?): le sujet, qui produit le rêve, se retrouve tout entier dans chacun de ses personnages. C’est dans cette perspective que se place le vieux Borges (qui est en position de narrateur) pour s’efforcer de prouver au jeune Borges qu’il ne rêve pas. « Je veux te prouver immédiatement, lui dis-je que tu n’es pas en train de rêver de moi. Ecoute bien ce vers que tu n’a jamais lu, que je sache. Il déclame le vers célèbre: l’hydre-univers tordant son corps écaillé d’astres. Le vieil homme sentit la stupeur presque terrifiée du jeune homme qui lui avoua: « c’et vrai […]  Je ne pourrais jamais écrire un tel vers, moi]. Hugo les avait réunis.
Ainsi, c’est en lui montrant quelque chose qui lui échappe, un vers plus beau que les siens, que le vieux Borges convainc le jeune qu’il n’est pas qu’il n’est pas un simple fantasme. Le sujet rêveur est le même que le sujet éveillé, avec les mêmes facultés et la même impuissance. Il n’y a pas dans le rêve borgésien cette raison inconsciente, qui pourrait produire un énoncé, un être qui transcenderait l’EGO. Donc, celui qui peut réciter devant le jeune Borges ce vers que ce dernier ne pourrait pas écrire n’est pas rêvé par ce même jeune Borgesé qui, on l’apprendra, est pourtant en train de rêver. Un être réel s’est introduit sans le savoir: le vieux Borges, qui n’est pas lui-même rêvé. L’esprit Borgesien, pour lequel le rêve spontané est stérile, semble ne pas pouvoir, dans une partie de lui-même, produire ce qu’une autre partie, l’EGO ne reconnaitrait pas. Gödel par contre, admet cette scission de l’esprit. Si son double se contentait de réciter un vers ou de démontrer un théorème, le logicien pourrait encore se penser rêvant et son esprit, alors dominé par cette raison caché resterait alors inaccessible à l’EGO. Pourtant, entre Borges et Gödel, l’écart est mince. En effet, s’il doit pouvoir produire les objets mathématiques; l’inconscient gödelien doit universel et partagé par tous et en même temps absolument inaccessible. C’est comme l’esprit d’un Dieu, enfoui sous l’ego personnel, mais qui en déborde pour toucher tout homme. Ici, Borges accepterait-il de renvoyer la création à ce Dieu caché en nous? L’écrit-il dans ce poème intitulé « l’autre » (comme la précédente) à propos de la création littéraire: « L’impitoyable Dieu jamais nommé  Donne aux élus le parfait instrument […]. Ce qu’il y a de véritable dans les vers peut ainsi être produit ce Dieu, un autre en nous, tout comme les mathématiques par cette « raison » qui sous-tend l’égo. en conclusion, peut-on dire avec Cassou Noguès que Borges semble se trouver au plus près de l’argument de Gödel et la question est sans doute de savoir dans quelle mesure ce Dieu qui crée en-deçà de l’EGO peut-être dit appartenir à l’esprit humain. Gödel, devant son double pourrait croire ne faire que rêver, mais il lui faudrait alors accepter que ce rêve et ce double lui sont envoyés par un tel Dieu, caché en lui mais qui le dépasse.
9) Les mathématiques comme rêve. 
On a vu que Gödel prend au sérieux l’hypothèse que les objets mathématiques sont constitués de façon inconsciente dans une partie de l’esprit à laquelle l’ego n’a pas accès. Ce serait une sorte de rêve qui se déroule devant nos yeux, que nous savons avoir produite, mais que nous ne maitrisons pas et dont nous ne comprenons pas les ressorts. C’est en fait le monde dans lequel se déroule le rêve, monde dont le rêveur se souvient au réveil et qu’il cherche à retrouver. Notre raison inconsciente pose un cadre: les lois mathématiques et les axiomes, qu’ils puissent ou non s’énoncer dans nos langages. Elle fait naitre l’univers mathématique sans que nous saisissions les mécanismes selon lesquels elle procède. Et l’ego, la partie consciente de notre esprit, donc nous-mêmes, cherche à comprendre quelles sont les propriétés de ces objets qu’il a devant les yeux, en particulier pourquoi des axiomes lui semblent évidents. « En mathématiques la question est de découvrir ce que nous avons peut-être produit inconsciemment ». La « raison », dans cette perspective, est un inconscient, une région fermée à l’ego, qui ne l’observe que de l’extérieur. C’est un instrument en nous mais différent de notre ego. Notre esprit est donc fait de ces deux composantes. Mais d’où vient cette raison, ce quelque chose dans l’esprit qui est fermé à l’ego et pourquoi cette raison reste-t-elle inconsciente? Cassou Noguès note ici qu’une difficulté est due au fait que la plupart de ces notes datent des années 1950, qui représentent la période la moins bien connue du développement intellectuel de Gödel. Les cahiers philosophiques renseignent sur les années 1940 avec son passage de la logique à la philosophie et à l’épistémologie, Les conversations avec Wang (a logical journey), dans les années 1970 concernent la dernière période de sa philosophie. En revanche, les années 1950, en l’état actuel des archives, restent une zone obscure « je ne rends publiques que les parties de ma philosophie qui se prêtent le moins à controverse » a t-il écrit ». Cet inconscient mathématique n’en fait peut-être pas partie. On peut néanmoins, dit Cassou Noguès en éclairer la nature par deux séries de remarques.
En premier lieu, Gödel évoque un appareil conceptuel constitué dans l’enfance et dont l’origine est ensuite oubliée: « L’appareil conceptuel/intellectuel que, dans notre culture, nous acquérons dans les quinze premières années de notre vie et qui n’est jamais élargi mais seulement appliqué d’une façon de plus en plus complexe par la science aujourd’hui« . Selon Gödel, l’enfant possède donc déjà le système de concepts qui lui permettra de devenir mathématicien ou qui formera la base de ce qui lui permettra de les développer les maths. Seulement, l’adulte mathématicien a oublié les processus par lesquels il a formé ce système de concepts qu’il applique maintenant et qui lui apparait simplement évident, sans qu’il puisse en retrouver le fondement: « Il est pensable que, quand on apprend une théorie du monde dans la plus jeune enfance, (que soit par un enseignement ou de façon automatique), et que l’on utilise beaucoup, alors dans la vie adulte des conséquences complexes de cette théorie semblent immédiatement évidentes, sans que l’on puisse en donner une justification […]        quelle est la méthode à utiliser pour les fondements de la connaissance? »  … (Psychanalyse). Dans cette perspective, fonder les mathématiques suppose un retour sur l’enfance, qui réactualise ce processus de constitution. Le fondement des sciences se rapprocherait de la méthode psychanalytique. Ici, Gödel opère un rapprochement étonnant entre Freud et Husserl, entre la psychanalyse et la phénoménologie [Elle fait de la philosophie l’étude systématique et l’analyse de l’expérience vécue, des contenus de conscience et des structures des faits de conscience comme étant eux-mêmes des phénomènes de la pensée qui se pense elle-même et pense le monde]. « La phénoménologie entend également développer une méthode réflexive permettant de réactualiser, dont l’origine est oubliée et s’est « sédimentée » selon les mots de Husserl [note 45 « l’origine de la géométrie » dans La Crise des sciences européennes et la Phénoménologie Transcendantale. Ne peut-on dire que Husserl préfigure Gödel?: Selon Husserl, la « méthode scientifique » reposerait sur un fondement subjectif caché et oublié (depuis l’enfance?)1. Husserl reconnaît en Descartes, « l’initiateur des temps modernes »; avec lui, « la philosophie porte en elle l’idée directrice d’une fondation de toutes les sciences Comme science universelle, la philosophie doit fonder la scientificité de toutes les sciences » écrit Emmanuel Housset. Le philosophe, face à la crise actuelle sur le fondement ultime des sciences, s’interroge sur le « motif originel » « qui donne son sens depuis Descartes à toutes les philosophies modernes […] (motif originel), que l’on ne peut obtenir que si l’on s’enfonce dans l’unité de l’historicité de la philosophie moderne dans son ensemble, […] (à savoir la question), de l’ultime source de toutes les formations de connaissance, c’est l’auto-méditation du sujet connaissant sur soi-même et sur sa vie de connaissance, dans laquelle toutes les formations scientifiques qui valent pour lui ont lieu « téléologiquement », sont conservées comme un acquis et sont devenues librement disponibles », ].
Gödel semble commencer à lire les écrits de Husserl autour de 1959. En 1961, il rappelle le rôle que joue, selon lui, l’enfance dans la constitution des concepts scientifiques, constitution que la phénoménologie doit éclairer. Elle prend la même fonction que la psychanalyse dans le paragraphe précédent, qui date des années 1940. La phénoménologie ne remplace pas la psychanalyse dans l’esprit de Gödel, mais les deux se rencontrent.
En second lieu; une autre série de remarques conduirait à donner une autre interprétation de la « raison » inconsciente qui accompagne ‘l’ego« . Gödel envisage ici de reprendre la thèse Leibnizienne de l’univers mathématique d’abord réalisé en Dieu. Est-ce une autre forme du rêve? Dieu pense, en quelque sorte, les mathématiques, imagine tous les objets et en démontre tous les théorèmes. Il n’est plus besoin de poser qu’elles décrivent un monde à part,  un monde d’idées (platoniciennes). Elles décrivent et reproduisent ce qui leur donne leur réalité, la pensée de Dieu: « Les idées et les vérités éternelles sont des pièces de la substance divine. Il ne s’ensuit pas que Dieu les ait crées (Dieu ne s’est pas créé lui-même) [.. ..] ». Si les objets mathématiques sont les idées de l’entendement divin plutôt que des entités indépendantes dans un monde à part (platonicien), l’intuition mathématique est un accès à l’entendement de Dieu, sorte de télépathie qui ouvre à sa pensée. L’ego, dans la mesure où il entre en contact avec elle, joue bien le rôle de cette raison inconsciente; il prend ses évidences dans l’entendement divin, mais sans pouvoir saisir les mécanismes de cette pensée et de façon incomplète, sans comprendre ce qui les justifie. C’est cette perspective qu’il envisage dans les années 1970 et 1980 en reprenant par exemple avec Wang le mot de Josia Royce: « La raison signifie une communication avec l’esprit divin« . [Josiah Royce est, au tournant du XIXe et du XXe siècle, l’un des principaux représentants anglophones de l’idéalisme d’esprit hégélien, « absolu » et « objectif ». Nombre de ses idées sont élaborées en réponse aux défis lancés par son ami et collègue William James, grande figure du pragmatisme, ainsi que pour répondre aux critiques de Charles Peirce, précurseur lui aussi de la philosophie pragmatiste.] Dans cette deuxième interprétation, Gödel donne aux mathématiques la même réalité qu’en la rapportant à un monde à part (platonicien). Il y a les idées que nous formons nous-mêmes, celles qui nous viennent de la perception sensible et il reste une troisième chose, dit-il: « quelque chose comme un esprit objectif qui représente alors un aspect ou un plan de réalité objective« .
Maintenant, faut-il opposer ces deux interprétations de la raison, la raison comme souvenir de notre enfance versus la raison comme pensée divine? Il n’apparait pas de texte qui les mette en relation explicitement, ni pour les concilier, ni pour les opposer, comme une alternative. La raison sous-jacente à l’ego peut donc recouvrir à la fois les premiers efforts de l’enfant pour mettre en ordre le monde environnent, efforts que l’adulte refoule pour s’en assurer la stabilité et d’un autre côté l’esprit de Dieu avec lequel l’ego reste toujours en contact et dans lequel l’enfant a d’abord puisé ces concepts. Cette ambiguïté (la raison est-elle l’esprit de l’enfant et/ou celui de Dieu?) s’accorde avec l’hypothèse de l’influence de la psychanalyse. Celle-ci dit à Gödel que ces objets qui échappent à l’ego peuvent aussi bien renvoyer à un travail de l’inconscient que l’ego ignore et à la constitution d’une certaine structure au cours de l’enfance. Il prend l’argument au sérieux et en même temps il veut maintenir la réalité de ses objets. Il le fait en réinterprétant cette raison inconsciente qui nous vient de l’enfance pour en faire une pensée objective, la pensée divine. Celle-ci donne en effet à des objets le même degré de réalité qu’une existence dans l’extériorité.
10) Retour sur l’œil de la pensée.
Le platonisme de Gödel est marqué par 3 thèses:
1) On peut indifféremment considérer que les objets mathématiques soient dans une réalité à part, un ciel d’idées se superposant au monde sensible ou dans une raison sous-jacente à l’ego, donc inconsciente.
2) Le monde mathématique (soit intérieur à la raison, soit dans l’extériorité) est peuplé d’anges et d’êtres bizarres qui sont dans les idées comme nous sommes dans la matière. 
3) Le monde mathématique nous est donné dans une intuition, différente de l’intuition sensible; mais supposant comme elle un organe particulier.
L’existence des anges et la position d’un œil de la pensée ont été largement évoqués dans les chapitres précédents. Les anges dans le monde de Gödel semblent allier la vie et la conscience à un mode d’être qui les rapproche des concepts. Ils constituent une forme d’être plus haute que celle des concepts qui ne vivent pas, et plus haute que la nôtre, nous qui vivons dans le monde matériel: « La vie est une haute forme de l’être (celle de la vie), et l’âme est par là en un sens quelque chose de plus haut que les concepts (qui sont quelque chose de mort). Mais il y a d’abord les anges et Dieu qui sont une forme d’être encore plus haute ». 
Gödel a voulu prouver à partir de la relativité générale, que le temps n’a pas de réalité objective mais seulement un caractère subjectif: voir dans ce lienConfondant, comme le dit cruellement Mosterín, relativité et subjectivité du temps, il y présentait ce caractère subjectif comme une conséquence de la théorie de la relativité). Mais son modèle d’univers n’est pas considéré comme une solution physiquement acceptable des équations d’Einstein).
L’univers de Gödel « est aussi le premier exemple où l’on voit une connexion entre le voyage dans le temps et l’existence d’une rotation associée à l’espace-temps. Probablement inspiré par cette découverte, par de nombreuses discussions avec Albert Einstein (dont il était le collègue et l’ami à Princeton) sur l’espace, le temps et leurs relations avec la physique et la philosophie, le grand logicien Kurt Gödel stupéfia le monde en 1949 en exhibant une solution des équations d’Einstein décrivant un univers en rotation. Ce qu’elle avait d’étrange était qu’il existait à l’intérieur de celle-ci des trajectoires permettant à un voyageur de remonter dans son propre passé! ». Pour Gödel, le temps n’est qu’une forme subjective d’appréhension des phénomènes qui est propre aux êtres du monde sensible. Il peut donc opposer la temporalité de la vie humaine à l’immobilité des concepts et celles-ci à celles des anges qui sont de la nature du concept mais ont également part à la vie. Les anges s’incarneraient dans les idées comme nous nous incarnons dans la matière (« les idées sont-elles aux anges ce que la matière est pour nous? ». Difficile à imaginer? Ce monde pourrait nous être donné dans l’intuition, qui est pour Gödel « un fait psychologique ». Elle a lieu, comme on l’a vu dans cet organe particulier, sorte d’œil situé dans le cerveau, à proximité de la zone consacrée au langage. La position d’un œil mathématique est « l’une des thèses les plus stables » de la métaphysique de Gödel. Il faut reconnaitre qu’il conduit à un certain nombre de difficultés que Gödel discute peu et c’est à son propos qu’il parlait à Wang de sa prudence.
11) Diverses spéculations – intuition et perception sensible – la raison comme 6è sens
La psychose angélique de Gödel (Lacan et le théorème de l’incomplétude)
« Supposons que quelqu’un possède un sixième sens qui ne lui donne que quelques perceptions et celles-ci sans connexion causale avec les autres sens. Il pourrait incorporer ces perceptions dans un petit nombre de règles.[des axiomes…]. Cela, dans mon opinion, exprime très bien la relation de la raison aux sens ». Ce sens nous montrerait une réalité complètement séparée de l’espace et du temps et si régulière qu’elle puisse être décrite par un nombre fini de lois. Pour Gödel, cela nous approche de la situation réelle, sauf que la raison n’est pas comptée comme avec les sens parce que ses objets sont bien différents de ceux des autres sens. Cela donne à ce sixième sens deux particularités. D’une part, ses données sont si simples, si « régulières » qu’on peut les résumer en quelques axiomes qui permettent de prédire nos perceptions ultérieures. D’autre part, elles sont dépourvues de relations causale avec celles de nos cinq sens habituels, elles ouvrent donc sur un monde à part. Mais alors, dans quelle mesure peut-on parler d’un sens. Si on suit Cassou Noguès, on peut penser que c’est l’expérience vécue de l’intuition mathématique qui la rapproche de la vision, de l’audition, d’un véritable sens et l’expérience vécue d’une similitude de la raison avec les sens qui justifie la position de cet organe de la raison. Comme s’il éprouvait (dans sa chair? » que l’intuition des objets et des anges fonctionne comme la vision sensible alors qu’elle ouvre sur une réalité autre. Mais cette hypothèse pose deux difficultés majeures.
La première s’éclairera dans le prochain article sur le théorème de complétude. En bref, Gödel décrit le cerveau comme une machine (de Turing) de sorte que les théorèmes qu’elle peut produire sont incomplets. On peut formuler dans leur langage des propositions qui ne seront ni démontrées ni réfutées. Or Gödel en appelle à l’intuition précisément pour compléter nos théories. Pourquoi alors la rattacher à un organe situé dans le cerveau puisque pour fonder des théories complètes (en quel sens?), il faut qu’il échappe aux mécanismes régis par le cerveau? Le même difficulté ressurgira à propos du temps. L’intuition mathématique est « instantanée », elle n’a pas de durée. Mais les processus dans le cerveau en ont une. Comment ce qui a une durée peut-il fonder ce qui n’en n’a pas? L’œil de l’intuition, l’œil pinéal, tout en étant posé comme un organe dans le cerveau, doit constituer une sorte de parenthèse, de suspension comme en parle longuement Michel Bitbol dans « la conscience a t-elle une origine?« , un genre de zone franche où s’interrompent les mécanismes du cerveau et les lois de la matière.
La seconde difficulté est métaphysique. Les objets mathématiques sont d’une autre nature que les impressions sensibles. Il y a une différence entre l’idéel et le matériel. Comment l’un peut-il agir sur l’autre? Gödel nous dit que ces esprits « qui n’ont pas de corps » peuvent nous influencer. On peut accepter (en théorie?) que ces anges agissent sur notre esprit mais pas qu’il modifient l’état de notre cerveau. C’est pourtant bien ce qui doit se passer si l’œil qui capte les objets mathématiques et les anges sont de même nature. Mais comment un ange (sans corps) pourrait-il « toucher » cet œil dans le cerveau. Cet organe de l’intuition de la métaphysique de Gödel pose le même problème que la glande pinéale dans celle que Descartes pensait avoir découverte  au milieu du cerveau et qui, elle, doit assurer une incompréhensible communication entre les deux substances, de nature différente, la pensée (l’âme) et l’étendue (le corps). Il faut aussi rajouter H.G.Wells qui, dans une nouvelle invoque un œil pinéal mettant en rapport l’individu avec des âmes errantes (comme des anges?) avec un corps…gazeux, imperceptible à l’œil nu.
Pourquoi Gödel ne discute-t-il pas des difficultés métaphysiques auxquelles conduit sa conjecture sur l’existence d’un organe de l’intuition? Pense-t-il l’avoir résolue dans le cadre de sa monadologie, difficulté qui dans le cadre de la monadologie de Leibniz motive le recours à l’harmonie préétablieIl se contente de faire remarquer qu’il faut rester prudent et ne pas divulguer ce qui est sujet à controverse. Que craignait-il? 
12) De soudaines illuminations. Hypothèses de Pierre Cassou Noguès.
Pourquoi Gödel rattache-t-il la sixième sens, faculté d’intuition à un organe corporel? Parce qu’elle est liée à la faculté du langage qui suppose l’incarnation? Mais cet argument l’entraine dans des difficultés métaphysiques avec la position de l’œil pinéal. Cassou Noguès dit ne voir à ces questions d’autre réponse que celle de l’expérience vécue. A l’autre question: quel est le rôle de ce sixième sens? Gödel décrit le monde sensible comme un rêve et se demande dans quelle mesure un « réveil dans cette vie est possible ». Est-ce l’œil pinéal qui s’ouvre plus grand et qui révèle non seulement les êtres mathématiques et les êtres qui l’entourent mais aussi le monde sensible tel qu’il est ou les concepts qui le caractérisent en réalité? Gödel note aussi que « la raison est l’unique organe avec lequel l’homme peut percevoir les choses même, pas seulement en image« . L’expérience vécue correspond-t-elle à ces expériences d’illumination qui le fascinent et qui révèlent aux philosophes le monde en réalité. Parmi ces expériences il y a bien sûr les songes de Descartes, qui « nous apprend que le 10 novembre 1619, s’étant couché tout rempli de son enthousiasme et tout occupé de la pensée d’avoir trouvé ce jour-là les fondements de la science admirable, il eut trois songes consécutifs en une seule nuit, qu’il s’imagina ne pouvoir être venus que d’en-haut ». Et ce ne furent pas les seuls: « Aussi bien Descartes que Schelling avec sa philosophie de la nature, rapportent explicitement l’expérience d’une illumination soudaine. Ils commencèrent à tout voir dans une lumière différente ». De même, poursuit Gödel, « entre 1906 et 1910, Husserl eut une crise psychologique. Il doutait de pouvoir accomplir quoi que ce soit. Son épouse était très malade. Durant cette période, tout lui devint extrêmement clair, et il est arrivé à une connaissance absolue ». Seulement, et nous le verrons dans le prochain article avec le théorème d’incomplétude, il est impossible d’exprimer dans les langages humains la connaissance absolue, ni de la traduire  en conservant le contenu et en lui donnant cette rigueur sans laquelle une véritable science est impossible. Mais dit-il « on ne peut pas transférer la connaissance absolue à quelqu’un d’autre. On ne peut donc pas la publier« . Il y a autre chose de plus mystérieux qui pouvait pousser Husserl à « voiler » sa découverte (un peu comme pour lui, Gödel?): « Husserl a atteint la fin, il est arrivé à la science de la métaphysique. Mais il a dû cacher sa grande découverte. La philosophie est une science persécutée. S’il n’avait pas caché sa découverte, la structure du monde aurait pu le tuer »
Il y a un secret dans les écrits de Husserl, qui « transparait » dans son œuvre avec « la crise de l’humanité européenne et la philosophie?« , une découverte que le philosophe a cachée sous un texte d’abord « long et difficile« . Cela rend impossible une analyse précise des rapports de Gödel à Husserl et de que Gödel emprunte à la phénoménologie. Il ne nous dit pas ce qu’est cette découverte enfouie dans la phénoménologie et s’il l’a retrouvée, il n’a pas pu nous la communiquer non plus. Il dit que les philosophes sont persécutés et reste persuadé qu’un complot contre Leibniz est dû à une société secrète qui s’attache à détruire ses écrits et aurait réussi à en faire disparaitre certains, parmi les plus importants. Et il y a aussi ce risque qu’il a évoqué à propos de Husserl dans un paragraphe précédent à propos de « la structure du monde« , expression qu’il emploie à propos de ces coïncidences dans l’histoire humaine qui ne sont pas dues au hasard. Que recouvre cette expression? La société secrète qu’il évoque à propos de Leibniz? Les démons? Ce monde lui-même, ainsi fait que la vérité ne doit pas pouvoir s’y dire et que les philosophes qui veulent la dire y sont persécutés? On ne peut savoir, mais Gödel, qui a cru plusieurs fois qu’on voulait l’empoisonner, pouvait craindre de provoquer « la structure du monde« .
Nous avons déjà vu que, comme Husserl, Gödel a connu une « crise psychologique », autour de 1936. Mais dit-il avec Wang, « Je n’ai jamais eu une telle expérience .(d’une soudaine illumination). Pour moi, il n’y a pas de connaissance absolue. Il n’y a que des probabilités ». Pourtant, dans les années 1940, il pressent, espère et redoute à la fois la possibilité d’une telle expérience: « […] la lumière qui donne à tout sens et signification […] Un entendement humain parfait, objectif (libre du péché) peut-il gagner cette évidence sans enseignement [….  Et, dans une note presque illisible, il semble avouer « le sentiment que quelque chose lui a été envoyé« , quelque chose qui peut lui être arraché par le « diable », celui qui donne de fausses évidences, le malin génie. A moins que ce soit par « d’autres hommes à qui le diable en a donné le pouvoir ». 
Pour Gödel, le mal tient d’abord à l’ignorance. La connaissance conduit au bien et à la « sainteté ». Mais tout change avec le théorème d’incomplétude. Les évidences, ces intuitions qui viennent compléter la connaissance humaine, peuvent tout aussi bien être véridiques et sortir de la bouche d’un ange, que trompeuses et comme murmurées par le diable à notre oreille. Mais dans les deux cas, elles relèvent d’une connaissance non humaine (surhumaine), que l’on pourra dire « folle ». La structure du monde dont on a vu que Gödel l’imagine persécutant les philosophes « illuminés » n’est sans doute pour lui qu’un dernier rempart qu’il s’est constitué pour s’interdire la folie nous confie Cassou Noguès. L’œil serait l’organe qui marque dans le corps humain une folie toujours possible. Il serait le point mystérieux où non seulement un esprit mais un cerveau humain peut interrompre son fonctionnement normal pour basculer dans une folie complète.
Pour pouvoir continuer à comprendre la signification de la folie de Gödel, allons vers mon prochain article qui traitera de LA COMPLETUDE.

De plus en plus performante, la pensée scientifique montre néanmoins son incomplétude : « quelque chose lui échappe », le « fond des choses » lui reste « voilé ». De plus, confronté à la complexité, le scientifique rencontre souvent la contradiction et apprend à travailler avec elle. Ce livre met en évidence une analogie entre cette posture de recherche et celle du théologien devant le mystère de Dieu, l’Indicible, et devant le mystère du Christ « vrai homme et vrai Dieu ». Scientifiques et théologiens, chacun dans leur domaine, font ainsi la périlleuse et passionnante « expérience de l’incomplétude ». Celle-ci ne signifie pas une défaite de la raison mais constitue une humble et puissante ouverture au mystère du connaître qui peut renouveler le dialogue entre scientifiques et croyants aujourd’hui !

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Une étude en rouge  Mycroft Mycroft Holmes est un personnage de fiction créé par Conan Doyle. Il est le frère aîné (de sept ans)3 de Sherlock Holmes. Il apparaît pour la première fois dans la nouvelle intitulée L’Interprète grec. Il apparaît dans quatre des aventures de Sherlock Holmes : L’Interprète grec (The Adventure of the Greek Interpreter) et Le Dernier Problème (The Adventure of the Final Problem) dans le recueil Les Mémoires de Sherlock HolmesLa Maison vide (The Adventure of the Empty House) dans le recueil Le Retour de Sherlock Holmes et Les Plans du Bruce-Partington (The Adventure of the Bruce-Partington Plans) dans le recueil Son dernier coup d’archet.

liens
http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/old2/file/husserl_depraz.pdf Edmund Husserl La crise de l’humanité européenne et la philosophie

https://www.cairn.info/revue-psychanalyse-2017-1-page-19.htm Le livre de sable » de Borges : un Autre insaisissable
https://journals.openedition.org/labyrinthe/200 Le cercle de Vienne La philosophie n’a rien à dire sur le monde.

https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Biblioth%C3%A8que_de_Babel La bibliothèque de Babel La nouvelle décrit une bibliothèque de taille gigantesque contenant tous les livres de 410 pages possibles (chaque page formée de 40 lignes d’environ 80 caractères) et dont toutes les salles hexagonales sont disposées d’une façon identique. Les livres sont placés sur des étagères comprenant toutes le même nombre d’étages et recevant toutes le même nombre de livres. Chaque livre a le même nombre de pages et de signes. L’alphabet utilisé comprend vingt-cinq caractères (vingt-deux lettres minuscules, l’espace, la virgule et le point ;  cette dernière précision est insérée dans le texte de la nouvelle sous forme d’une note de l’éditeur, censé en avoir reçu le manuscrit authentique).
https://scienceetonnante.com/2016/12/09/theoreme-godel/ Les théorèmes de Gödel
https://www.erudit.org/fr/revues/philoso/2005-v32-n1-philoso887/011080ar/ Pierre Cassou-Noguès, Gödel, Les Belles Lettres Après un Hilbert plutôt incomplet dont j’ai rendu compte ici (voir Philosophiques, vol. 29, no 2 (Automne 2002), p. 391-392), Pierre Cassou-Noguès nous livre un Gödel plus équilibré et mieux informé
https://centregranger.cnrs.fr/spip.php?article124 Kurt Gödel (1906-1978) est-il le plus grand logicien depuis Aristote, comme le pensait Yon Neumann, ou depuis Archimède, comme préfère le dire G.Kreisel ? Retenons que c’est l’ultime représentant d’une génération de savants universels qui ne dissociaient pas la science de la philosophie
http://aurelien.dumaine.free.fr/20110226135937.pdf Le concept d’infini (Historicité, en mathématiques, en sciences)
http://interlivrehypertexte.over-blog.com/article-la-psychose-de-kurt-godel-l-incompletude-et-lacan-122254429.html  La psychose angélique de Gödel (Lacan et le théorème de l’incomplétude)
https://www.cairn.info/revue-les-etudes-philosophiques-2016-3-page-357.htm Les preuves leibniziennes de l’existence de Dieu : la « voie » du mouvement chap. I. démonstration à partir de ce principe : que rien n’est sans raison. chap. II. démonstration à partir de ce principe, que le mouvement ne peut se produire sans création continuée. chap. III. démonstration à partir de ce principe : que l’origine du mouvement n’est nullement dans les corps. chap. IV. démonstration à partir de ce principe, que l’origine de la consistance n’est nullement dans les corps. chap. V. démonstration de la  probabilité infinie, c’est-à-dire de la certitude morale, que la beauté du monde est née d’un esprit

http://lirephilosopher.canalblog.com/archives/2021/05/12/38967336.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=lirephilosopher La monadologie est un résumé de l’ensemble de la philosophie de LEIBNIZ. La monade n’est autre chose qu’une substance simple qui entre dans les composés simples, c’est-à-dire sans parties
https://www.amazon.fr/Shadows-Mind-Missing-Science-Consciousness/dp/0099582112/ref=pd_sim_2?pd_rd_w=g9Vua&pf_rd_p=3cf56746-caca-49ca-a035-b272242b29b5&pf_rd_r=9WSA63XG7XCP3F0BK3P0&pd_rd_r=5eb4add6-cdf8-4118-a920-0ecac0c2d11f&pd_rd_wg=wlWQF&pd_rd_i=0099582112&psc=1  Roger Penrose: Shadows Of The Mind: A Search for the Missing Science of Consciousnes

https://arxiv.org/ftp/arxiv/papers/1509/1509.02674.pdf Godel’s Incompleteness Theorems and Platonic Metaphysics Aleksandar Mikovic
https://journals.openedition.org/etudesplatoniciennes/267 Objets et idéalités dans les mathématiques contemporaines

https://saesfrance.org/les-mondes-possibles-a-laube-du-xxi-e-siecle-de-la-theorie-litteraire-a-de-nouvelles-realites-journee-detude-universite-de-pau-et-des-pays-de-ladour/ Les mondes possibles à l’aube du xxi e siècle : de la théorie littéraire à de nouvelles réalités, journée d’étude, Université de Pau et des Pays de l’Adour

https://www.persee.fr/doc/phlou_0035-3841_1952_num_50_27_4404 la notion kantienne d’analyse transcendantale Ce terme qualifie deux choses chez Kant :

  • « transcendantal » se dit de tout ce qui est condition de possibilité. Appliqué à la connaissance (« connaissance transcendantale »), ce terme qualifie donc les conditions de connaissance a priori des objets. Les formes de la sensibilité, les catégories de l’entendement et le sujet (transcendantal) sont les conditions de possibilité de tout savoir scientifique : elles sont ce qui est fondement de son existence (Critique de la raison pure). La liberté est la condition de possibilité de la morale, car sans elle la moralité ne restera qu’une chimère (Critique de la raison pratique).

Husserl, utilise le terme de « transcendantal » dans un sens qu’il qualifie, lui-même, d’« extrêmement large pour désigner le « motif originel », qui donne son sens depuis Descartes à toutes les philosophies modernes […] (à savoir la question), de l’ultime source de toutes les formations de connaissance, c’est l’auto-méditation du sujet connaissant sur soi-même et sur sa vie de connaissance, dans laquelle toutes les formations scientifiques qui valent pour lui ont lieu « téléologiquement », sont conservées comme un acquis et sont devenues librement disponibles […] Cette source a pour titre « Moi-même », avec toute ma vie de connaissance réelle et potentielle […] Il s’agit d’un concept que l’on ne peut obtenir qu’en s’enfonçant dans l’unité de l’historicité de la philosophie moderne »2.

http://michel.bitbol.pagesperso-orange.fr/Preface_Patricia2.pdf Michel Bitbol Théorie quantique et philosophie transcendantale, dialogues possibles Patrícia Kauark-Leite
http://1libertaire.free.fr/godel03.html Gödel et les limites de la logique PRÉSENCE DE L’HISTOIRE par JOHN DAWSON Démonstration des théorèmes d’incomplétude :

George Boolos spécialiste de la logique de la prouvabilité (et donc du théorème de Gödel) a récemment proposé une nouvelle démonstration du second théorème de Gödel. Avec la démonstration dite sémantique du premier théorème on a deux raisonnements qui ne retiennent que l’essentiel des idées originales de Gödel (qui exigent pour être détaillées plusieurs dizaines de pages). On s’appuie sur des propriétés élémentaires faciles à accepter (ou à prouver pour les systèmes utilisés en mathématiques) et sur une partie technique de 11 lignes. Nous présentons ici ces démonstrations pour les personnes que le formalisme et les casse-tête logiques n’effraient pas.
On se donne un système formel S à propos duquel on fera une série d’hypothèses qui permettront de prouver pour S en quelques lignes les deux théorèmes d’incomplétude de Gödel.
Lorsqu’une formule f du système S est démontrable dans S on écrit : |- f
La première hypothèse est :
(i) S est assez riche pour que l’on puisse y exprimer la propriété, notée @ f, qui signifie « il existe une preuve formelle de f dans S ».
Pour obtenir @ f il suffit que le langage du système formel S contienne celui de l’arithmétique (ou celui des ensembles finis). En pratique, la formule @ f code minutieusement la définition de ce qu’est une déduction dans S. Si on devait
écrire @ f ce serait une formule longue. L’existence de @ f est une découverte positive importante de Gödel.
On fait ensuite l’hypothèse que :
(ii) si |- f alors |- @ f
(si f est démontrable dans S alors @ f est aussi démontrable dans S)
Cela signifie simplement que la capacité du système S à faire de l’arithmétique lui permet de démontrer les formules du type @ f lorsqu’elles sont vraies. On établit sans mal la propriété (ii) pour les systèmes usuels utilisés en mathématiques (arithmétique élémentaire, théorie des ensembles, etc.). On suppose ensuite :
(iii) |- @ (f -> g) -> (@ f -> @ g)
(iv) |- @ f -> @ @ f
Comme pour (ii) ces hypothèses signifient simplement que la formule @ f est écrite en suivant de près la définition des déductions dans S et que l’arithmétique de S est assez puissante. L’hypothèse suivante :
(v) S contient la logique propositionnellesignifie que les raisonnements usuels (du type si ((A et B) -> C) et A et que B alors je peux en déduire C) qu’on fait sans cesse dans une démonstration mathématique sont utilisables dans S. Cette hypothèse (que ne satisfaisait pas le système formel de la figure 1, trop élémentaire) est vérifiée par les systèmes usuels des mathématiques. La propriété :
(*) Si |- f -> g alors |- @ f -> @ g
se déduit de (ii), (iii)
et (v) en procédant comme suit : si |- f -> g, d’après (ii) on a |- @ (f -> g). En utilisant (iii) et ce qu’on appelle la règle du modus ponens (vraie en logique propositionnelle) on a : |- @ f -> @ g.
On désignera par faux une formule de S représentant la contradiction. On prend une formule f quelconque, et on pose faux = (f et NON f). Dire que S est consistant, signifie qu’avec S on ne peut pas déduire faux. Cela s’écrit donc : NON |- faux. Une formule du système S exprimant que la théorie S est consistante est donc : NON @ faux. Le second
théorème de Gödel va établir que lorsque S est consistant cette formule n’est pas démontrable dans S.
Une méthode générale
décrite par Gödel permet dans les systèmes formels assez riches de construire une formule g qui exprime sa propre non prouvabilité dans S (là encore il s’agit d’un résultat positif que les philosophes oublient à la faveur des résultats négatifs). Nous ferons l’hypothèse que S permet effectivement d’avoir une formule g telle que :
(vi) |- g <-> NON @ g
Nous supposerons (uniquement pour la démonstration du premier théorème d’incomplétude)
que S satisfait la propriété de :
(vii) correction de S pour les formules arithmétiques
Cette hypothèse signifie que lorsque S démontre une formule portant sur les nombres entiers, alors cette formule est vraie des nombres entiers usuels. La propriété (vii) est vérifiée en particulier si chaque axiome est vrai et si les règles d’inférences ne permettent de déduire que des choses vraies à partir de choses vraies. Dans les systèmes formels pour l’arithmétique, cette propriété est satisfaite car on ne choisit que des axiomes et des règles d’inférences vrais
de toute évidence. L’hypothèse (vii) est la seule hypothèse qui ne puisse se démontrer facilement pour des systèmes plus riches comme celui de la théorie des ensembles. C’est une hypothèse dite sémantique car elle se réfère au concept de formule vraie des nombres entiers usuels. Cette hypothèse est plus forte que l’hypothèse de consistance qui sera seule utile pour le second théorème [L’hypothèse (vii) implique la consistance car si S était inconsistant alors tout serait démontrable dans S et donc, en particulier, la formule arithmétique 0=1 ce qui est impossible si (vii) est vraie. ]. La formule @ f est un énoncé arithmétique, donc si S prouve @ f c’est que ce que dit @ f est vrai, c’est-à-dire : |- f. Autrement dit :
(**) si |- @ f alors |- f
Gödel dans sa démonstration initiale a préféré remplacer l’hypothèse sémantique (vii) par une hypothèse syntaxique (faisant appel uniquement à des considérations formelles) mais difficile à présenter ici et plus forte que l’hypothèse de consistance. [Gödel avait adoptée l’hypothèse d’oméga-consistance : si le S prouve une formule du type () alors pour un entier n au moins, NON |- NON P(n).]

Premier théorème d’incomplétude de Gödel
Montrons à partir de (i)-(vii) qu’il existe une formule g de S au moins telle que ni g ni NON g ne sont prouvables dans S (incomplétude). Comme nos hypothèses signifient à la fois que le système S est assez puissant et qu’il est consistant on traduira cela en disant : un système formel ne peut à la fois être puissant, consistant et complet.
De l’affirmation |- g <-> NON @ g on déduit que |- g -> NON @ g (logique propositionnelle).
Donc de |- g on déduit |- NON @ g. Il en résulte que si g est prouvable alors |- @ g (d’après (ii)) et |- NON @ g et donc le système est inconsistant ce qui contredit l’hypothèse (vii). Dans S on ne peut donc pas prouver g.
Si on suppose que S permet de prouver NON g c’est-à-dire : |- NON g alors de |- g <-> NON @ g (hypothèse (vi)) on déduit |- NON g <-> @ g et donc |- NON g -> @ g d’où on tire |- @ g et donc |- g (d’après (**) qui est une conséquence
de l’hypothèse (vii)). Or c’est impossible d’après ce que nous venons de voir au-dessus.
En résumé S ne peut ni prouver g, ni prouver NON g. La formule g est indécidable dans S.
Cette première preuve est courte mais possède le défaut d’utiliser une hypothèse sémantique. La preuve du second théorème va améliorer très sensiblement la situation : elle va, sous l’hypothèse de consistance (qui remplacera l’hypothèse sémantique (vii)) montrer que la formule exprimant la consistance de S n’est pas prouvable dans S.

Second théorème d’incomplétude de Gödel
La démonstration du second théorème de Gödel que propose Boolos commence par la série des 11 étapes suivantes :
1 |- g <-> NON @ g (hypothèse (vi))
2 |- g -> NON @ g (avec 1 et la logique propositionnelle)
3 |- @ g -> @ NON @ g (propriété (*) à partir de 2)
4 |- @ g -> @ @ g (d’après (iv))
5 |- NON @ g -> (@ g -> faux) (en logique propositionnelle, les formules du type NON q -> (q -> faux) sont démontrables)
6 |- @ NON @ g -> @ (@ g -> faux) (à partir de 5 et (*))
7 |- @(@ g -> faux) -> (@ @ g -> @ faux) (d’après (iii)
–8 |- @ g -> @ faux (logique propositionnelle à partir de 3, 6, 7 et 4)
9 |- NON @ faux -> g (logique propositionnelle à partir de 8 et 1)
10 |- @ NON @ faux -> @ g (d’après (*) et (9))
11 |- NON @ faux -> NON @ NON @ faux
(logique propositionnelle avec 8 et 10)
Donc si |- NON @ faux alors on a à la fois |- NON @ NON @ faux d’après 11 et |- @ NON
@ faux par (ii) et donc |- faux. Par contraposition : si NON |- faux (S est consistant) alors on a NON |- NON @ faux (S ne prouve pas que S est consistant).
Un système formel consistant vérifiant les hypothèses (i)-(vi) ne peut pas prouver qu’il est consistant : un système formel S ne peut être à la fois riche, consistant et prouver qu’il est consistant

Gödel : Mon article 1: Gödel et ses démons anticipent le problème de Turing?


https://www.science-et-vie.com/technos-et-futur/l-i.a.-se-prend-le-mur-de-godel-51845L’I.A. se prend le mur de GödelC’est un danger invisible mais intrinsèque aux intelligences artificielles : il est impossible de savoir avec certitude si elles feront bien ce qu’on leur a appris. Théorisée grâce aux travaux du logicien Kurt Gödel, cette « indécidabilité » menace, selon Roman Ikonicoff, l’avenir même des IA[…] Le théorème d’incomplétude de Gödel (photo) démontre que la plupart des systèmes formels peuvent formuler des énoncés corrects qui ne sont ni démontrables ni infirma-bles dans le système : des énoncés « indécidables »
Je relis avec attention le livre de Pierre Cassou-Noguès et j’en donne ici « ma lecture », car mon questionnement sur les dangers de l’intelligence artificielle et les crises que l’humanité est en train de vivre, avec en particulier, la crise sanitaire qui s’est déclenchée en 2020 m’amènent à me réinterroger sur la signification des théorèmes de Gôdel et de sa folie dont on a tant parlé. (voir aussi l’article de mon blog « Le cerveau numérique et le danger du transhumanisme » et l’avis de Philippe Guillemant dans NEXUS « La principale finalité de la vaccination n’est pas sanitaire« ).
https://sciencetonnante.wordpress.com/2013/01/14/le-theoreme-de-godel/ https://www.science-et-vie.com/technos-et-futur/l-i.a.-se-prend-le-mur-de-godel-51845https://monblogdereflexions.blogspot.com/2012/12/conscience-quantique-nouvelle-science.html#.W8zOwWgzaWs:    (Entretien de Patrice Van Eersel avec Jean Staune) « La modernité est partie d’un Yalta métaphysique : aux religieux le ciel, aux scientifiques la terre ; entre les deux, un rideau de fer. Mais voilà qu’une fissure, provoquée par les physiciens du début du siècle, s’élargit maintenant à d’autres disciplines – neurologie, sciences de l’évolution… – et menace de tout remettre en cause. Réenchantement ou confusion ? Nouvelles Clés tente un bilan, et interroge Jean Staune – tête chercheuse de talent ».https://monblogdereflexions.blogspot.com/2016/03/le-reenchantement-du-monde.html#.YAXPNuhKiWs: « Paul Valéry, pressentant la catastrophe où menait le nazisme, constatait dès 1939 une « baisse de la valeur esprit ». Aurait-il pu imaginer dans quel état de déchéance généralisée tomberait l’humanité quelques décennies plus tard – là où nous en sommes? » C’est ainsi que commence le livre « Réenchanter le monde »

1) Les Démons de Gödel Logique et folie, présentation par Pierre Cassou-Noguèshttps://www.seuil.com/ouvrage/les-demons-de-godel-pierre-cassou-nogues/9782020923392
« Kurt Gödel (1906-1978) fut sans doute l’un des plus grands logiciens de l’histoire. Son théorème d’incomplétude, publié en 1931, est peut-être la proposition mathématique la plus significative du XXe siècle. Il a bouleversé les fondements des mathématiques et fait l’objet de commentaires philosophiques sans fin et d’exploitations abusives sans nombre. Gödel ne publiera que peu pendant la cinquantaine d’années qui suivront. Mais il laissera des milliers de pages de notes philosophiques inéditesOn connaissait déjà les excentricités de la vie de Gödel, qui, craignant d’être empoisonné, mourra quasiment d’inanition. Ses notes, décryptées et étudiées ici pour la première fois en français, révèlent une pensée encore plus surprenante. Elles montrent que Gödel croyait aux anges comme au diable – parmi bien d’autres étrangetés. Il tente au cours des années de constituer ces idées bizarres en système logiquement cohérent, dont l’analyse éclaire d’un jour nouveau ses découvertes mathématiques. Cette apparente « folie » d’un esprit génial pose de redoutables questions sur la nature même de la pensée logique. L’auteur de cet essai les aborde sans hésiter à y impliquer sa propre subjectivité, sous forme de courtes fictions fantasmées. Un livre aussi inquiétant que stimulant. ».
2) Le logicien fou.Dans la premier chapitre de son livre; Pierre Cassou-Noguès présente Gödel comme le « logicien fou ». Il prend place à une époque où la logique est déjà mathématique en y produisant des résultats d’une portée exceptionnelle qui prennent un sens qui dépasse le seul domaine de la logique mathématique. L’exemple le plus connu est le théorème d’incomplétude. C’est, selon Pierre Cassou-Noguès, un point d’inflexion dans l’histoire intellectuelle. Tel qu’il peur être reformulé avec les machines de Turing, c’est dit-il un moment comparable au cogito cartésien. Depuis Descartes, ce fameux « je pense donc je suis » est, jusqu’à nous, un énoncé par rapport auquel toute philosophie doit prendre position ou se situer dans la perspective qu’elle se donne, tout comme le théorème de Gödel et les machines de Turing. « C’est » dit Cassou-Noguès « une nouvelle image de l’esprit, une nouvelle formulation de la question des limites de la pensée et de son rapport à une transcendance« . Gödel se reconnait avoir établi en logique en logique une proposition philosophique, « peut-être la première proposition rigoureusement prouvée à propos d’un concept philosophique ». En fait, Gödel n’a pratiquement rien publié de ses notes philosophiques, peut-être parce qu’il n’obtient pas  le système rigoureux qu’il espérait. Il est a t-il dit que sa philosophie est contraire à l’esprit du temps. Il est par ailleurs convaincu que les philosophes doivent craindre l’esprit du temps. « Je suis » dit-il « prudent et je ne rends publiques que les parties de ma philosophie qui se prêtent le moins à la controverse ». Mais pour Cassou-Noguès, ce n’est pas seulement parce que la philosophie de Gödel est trop originale dans son milieu et son temps; c’est qu’elle est « folle ». Gödel est fou. le reste des chapitre 1 à 4 de la partie I du livre décrit assez longuement cette folie qui va de la peur des gaz de son réfrigérateur (de 1941 à 1945) à celle d’être empoisonné. Il est de fait qu’à certaines périodes, Gödel lit plus de livres de médecine que de logique ou de philosophie.
3) Hyperrationalité, Monadologie, hyper sensibilité. 3-1) hyper rationalité. On peut dire de Gödel qu’il est fanatiquement rationnel (voir p. 39: I chap.6).  Il y a différentes façons de se faire « fou » avec logique et philosophie. La première, la plus simple, est d’appliquer sans restriction cette rigueur à la vie quotidienne. Il suffit d’user de nos moeurs, nos habitudes, nos nos opinions (qui ne sont pas toujours cohérentes),  sans concession pour se comporter « comme un fou ».  Mais celui-ci semble avoir gardé toute sa raison et sa « folie » ne se manifeste qu’au regard d’une paresse d’esprit d’une inertie qui nous entraîne à suivre des moeurs absurdes. c’est dans cette irrationnalité; explique Cassou-Noguès que Wang voit l’origine de cette bizarrerie de Gödel. « être fanatiquement rationnel n’est plus rationnel ». Par rationalité, Gödel n’est pas allé à l’enterrement de sa mère, ce que son frère lui a reproché. « pourquoi donc aurais-je dû passer une demi-heure sous la pluie devant une tombe ouverte? » Sa mère n’est plus de ce monde, mais selon les convictions du logicien, dans un autre monde où elle est absorbée dans les mathématiques et ne se soucie donc guère  de ce qui se passe à l’enterrement et de ses « restes ». En refusant de risquer de s’enrhumer, est-il ou non raisonnable, est-il ou non fou? Difficile de trancher!  De même, Descartes, dans « le discours de la méthode », se demande dans quelle mesure appliquer la science, ou la raison; aux affaires de la vie, puisqu’il faut n’admettre que des propositions certaines, qui s’appuient sur une certitude qui échappe à tout doute. Mais en attendant, dans la vie, que faire en attendant? Descartes se propose au contraire de « d’obéir aux moeurs et coutumes de son pays ».  […] suivant les opinions les plus modérées et les plus éloignées de l’excès, qui fussent communément reçues ». Gödel, lui, hésite, en qualifiant la maxime cartésienne de « peut-être? ». C’est qu’il reconnait le risque que la logique appliquée à la vie ou, comme le rapporte Hao wang, que « l’hyperrationalité risque de rendre « fou » et peut-être, si Descartes a raison, c’est une véritable folie » (qui s’écrit alors sans guillemets).  Hao wang est l’auteur de  « A Logical Journey: From Gödel to Philosophy »: [Hao Wang (1921-1995) was one of the few confidants of the great mathematician and logician Kurt Gödel. A Logical Journey is a continuation of Wang’s Reflections on Gödel and also elaborates on discussions contained in From Mathematics to Philosophy. A decade in preparation, it contains important and unfamiliar insights into Gödel’s views on a wide range of issues, from Platonism and the nature of logic, to minds and machines, the existence of God, and positivism and phenomenology.

The impact of Gödel’s theorem on twentieth-century thought is on par with that of Einstein’s theory of relativity, Heisenberg’s uncertainty principle, or Keynesian economics. These previously unpublished intimate and informal conversations, however, bring to light and amplify Gödel’s other major contributions to logic and philosophy. They reveal that there is much more in Gödel’s philosophy of mathematics than is commonly believed, and more in his philosophy than his philosophy of mathematics. Wang writes that « it is even possible that his quite informal and loosely structured conversations with me, which I am freely using in this book, will turn out to be the fullest existing expression of the diverse components of his inadequately articulated general philosophy. »]3-2) Monadologie et hypersensibilité de Gödel.L’hypocondrie de Gödel, sa peur des maladies, des gaz… est sans doute en réalité, selon Cassou-Noguès, une peur métaphysique, celle de l’infiniment petit et de la vie autonome de ces petites choses que nous ne connaissons pas. La maladie n’est en fait rien d’autre qu’une rupture dans l’harmonie précaire qui lie nos cellules. Que l’une d’entre elles « décide » (en quelque sorte) de vivre sa vie ou de former une colonie autonome, et elle prend notre vie. Ce sont ces petites choses que Gödel craignait, ou plus exactement, des choses plus petites encore…  On a dit que Gödel a développé, à force d’exercices, une hypersensibilité qui lui permettait de saisir d’infimes modifications dans son environnement. C’est pourquoi il était si attentif aux gaz et à toutes sortes d’odeurs qui échappaient à son entourage. Dorothy Morgenstein (photographe), invitée chez les Gödel, raconte comment Kurt, en entrant dans l’appartement, a immédiatement décelé une souris morte derrière un placard. Gödel a apparemment mis au point un entraînement sensoriel, quelque chose comme une prière ou un exercice religieux et cultivé une sorte d’ultra-sensibilité.Les sens de Gödel étaient doués d’une acuité exceptionnelle? Légende ou vérité? La seconde hypothèse donnerait un fondement sensible et empirique à sa peur d’une vie autonome des petites choses. En tout cas, on la retrouve dans sa métaphysique. Ainsi Gödel dit à Wang: « ma théorie est une monadologie avec une monade centrale (Dieu). Elle est comme la monadologie de Leibniz dans sa structure générale. » « Les monades sont, un peu comme les cellules d’un corps, des individus, qui constituent les choses visibles et chacune possède une vie, une expérience intérieurs, une conscience qu’elle peut développer  Non seulement les êtres vivants, mais les choses elles-mêmes, ce caillou dans l’air que je respire, sont tout entiers constitués de ces monades ». « Pour Leibniz, les monades sont spirituelles en ce sens qu’elles ont conscience, expérience, pulsion du côté actif et contiennent des représentations du côté passif La matière est également composée de telles monades […] mais un électron, un morceau de pierre, a également des expériences ». Pour Leibniz, tous les corps, dont le notre sont pris dans un chaos. Et il faut un principe régulateur. C’est Dieu. Pour lui, « chaque chose a été crée par Dieu dans un but déterminé. Rien n’a été créé sans but. » Dieu n’a donc pas besoin d’intervenir après la création, les monades continuent de former le monde stable que nous connaissons. Gödel y voit il est vrai quelques erreurs, ou du moins une certaine incomplétude dans la création divine, qui laisse sa place au chaos et au diable, mais dans l’ensemble, on peut dire que Dieu a bien fait les choses. La vie des monades est régulées et la peur de l’infiniment petit se résout dans l’infiniment grand.  4) Le monde de l’esprit.La peur qui hante Gödel a sa contrepartie dans le monde de l’esprit. En effet, le monde de l’esprit n’est pas simple, mais il forme un véritable monde intérieur avec une multiplicité tout comme le monde extérieur (le monde visible?). « On suppose toujours que ce qui se passe « dans l’âme « , (c’est à dire la monade », est quelque chose de simple à voir, de la même façon que l’état d’un atome est décrit par son lieu (sa localisation) et son mouvement […] Mais en réalité le degré de complication est le même que celui du monde entier ». Dans le cadre d’une monadologie, le monde entier se reflète dans la monade et donc l’esprit comporte autant de perceptions qu’il y a de petites choses dans le monde, perceptions qui ne se distinguent pas en elles-mêmes. C’est  seulement par leur assemblage qu’elles constituent nos pensées distinctes, comme les monades constituent les choses visibles dans le monde et elles peuvent se développer sans que nous en ayons conscience, mais qui peuvent changer à certains instants le cours de nos pensées. Nous ne maîtrisons pas et ne comprenons pas tous ces facteurs qui ne semblent pas dépendre des impressions extérieures. Ils ne sont pas non plus causés par l’environnement, mais d’où sortent-ils alors? Gödel pense qu’il viennent du regroupement et de la cristallisation de toutes les pensées infimes qui constituent le fond de notre esprit mais que nous ne remarquons pas. Si le cours de nos pensées n’est jamais maîtrisé, alors en quel sens est-ce bien moi qui pense si je ne me reconnais pas dans le cours de mes pensées et si je ne les comprends pas? Peut-on imaginer qu’un ange ou un démon réussisse à infléchir ce mécanisme ou se loger dans ces complexes que forment ces petites perceptions? Gödel, lui, prend au sérieux ces hypothèses fantastiques. Il y a toujours une risque, qui lui, n’a rien de fantastique, Nous vivons avec nos habitudes, une pensée presque mécanique mais dont nous décidons le cours, au moins en partie. Mais ce cours de la pensée n’est que la surface et s’appuis sur un fond de pensées inaperçues que nous ne connaissons pas et dont nous ne pouvons jamais être certains qu’il n’est pas sur le point de se dérégler et d’entrer dans le plus grand chaos. Un chaos de pensées absurdes ou monstrueuses, que nous ne pourrons pas arrêter, multitude de pensées hétérogènes, qui ne signifient plus rien et se succèdent sans suite. Le risque de folie, s’il est ici dans le monde de l’esprit, correspond à celui du chaos dans le monde des chosesIl faut croire en un Dieu qui a réglé ces deux mondes et qui garantit le monde extérieur contre le chaos et le monde intérieur contre la folie. Et encore, ce Dieu n’a réglé l’univers que de façon incomplète. Pour Gödel, il reste des brèches ouvertes en ce qui concerne l’esprit, des interruptions dans le fonctionnement normal de l(esprit humain, qui donnent lieu aux rêves et et ouvrent la porte aux démons
5) Rien n’est laissé au hasard.Dieu a créé chaque chose dans un but déterminé, chaque être, en lui donnant une nature telle qu’il réalise de lui-même ce que Dieu attend de lui. Il n’y a donc pas de hasard dans l’univers de Gödel. Pierre Cassou-Noguès note que dans une lettre, Ernst G. Strauss, un assistant d’Einstein dit que « Gödel utilisait pour observer le monde un axiome intéressant: à savoir que rien de ce qui arrive n’est accidentel ou n’est simplement dû à la stupidité (des hommes) ». Si vous prenez cet axiome au sérieux, toutes les théories étranges auxquelles Gödel croyait deviennent absolument nécessaires. J’ai essayé de plusieurs fois discuter avec lui, mais il n’y avait pas d’issue. De cet axiome, toutes théories suivaient. »  Gödel n’est pas loin, à première vue du grand physicien, dont il reprend le mot célèbre « Dieu ne joue pas aux dés avec le monde, c’est à dire rien dans le monde ne se fait par hasard« . Cependant Gödel donne à cet axiome une signification plus forte que ne le fait Einstein. Non seulement les événements ont des causes physiques et sont causes eux-mêmes de nouveaux événements, mais ils ont un sens littéralement surnaturel. Dieu a injecté dans le monde un maximum de sens, en donnant aux mêmes événements des valeurs multiples.C’est surtout à propos de la politique dont l’analyse était pour lui comme un « hobby », que Gödel s’attache à interpréter ce sens de événements. Ce qu’il y cherche, ce sont en réalité des coïncidences qui alimentent son appétit pour le « mystérieux ». Ainsi remarque t-il, « n’est-il pas remarquable que la mort d’Einstein survienne près de 14 jours après l’anniversaire des 25 ans de l’institut? […] etc ». Ces coïncidences révèlent une sorte d’harmonie, une mise en ordre de notre monde, qui dépasse le règne de la physique et dépend de ce que Gödel appelle de façon énigmatique « la structure du monde » ou des « lois de structure » du monde. Ainsi il tente de lire dans la politique et parfois dans l’histoire de l’humanité: « Il y a deux séquences de 4  étapes: 1)judaïque, 2) babylonienne, 3) perse, 4)grecque; 1′) première Chrétienté (romaine), 2′) Moyen Age, 3′) capitalisme), 4′) communisme. Il y une surprenante analogie entre les deux séquences, dans les dates etc. Les périodes de la seconde séquence sont trois fois plus longues que celles de la première. […] La similitude est beaucoup plus grande qu’on pourrait le croire. Il y a des lois structurelles qui ne peuvent pas être expliquées par les causes. »  Gödel n’explique pas le pourquoi mais peu importe, tout ceci est plus instructif rapporté au monde de Gödel qu’à l’histoire de l’humanité. Il y a un principe de surdétermination  dans ce monde. Gôdel ne nie pas la possibilité d’une explication par des causes, physiques ou autres; mais cette explication doit se compléter par une ou plusieurs interprétations  qui dégagent le sens de événements. Ce principe de surdétermination inscrit ces événements dans plusieurs registres signifiants. Dieu dépose dans les événements du monde de multiples sens, autant que ceux-ci peuvent en supporter. Il est comme le rêveur devant son rêve, qui surdétermine les figures de son rêve en leur donnant ce même maximum de sens.L’axiome de Gödel, que rien dans le monde n’est laissé au hasard, a un statut ambigu. D’un côté, il répond à ses peurs, et avant tout, à celle de l’infiniment petit. En réglant l’univers, Dieu nous assure contre le chaos dans l’extériorité et contre la folie dans notre esprit. Tout dans le monde est signifiant. C’est cette recherche d’une signification cachée, secrète, que Gödel applique à la politique comme à sa propre vie où des mots équivoques d’un collègue trahissent pour Gödel l’empoisonnement qu’il redoute. Cependant ces « théories étranges » dépendent d’un postulat métaphysique d’origine Leibnizienne et qui a une portée scientifique: toute chose a une raison et peut donc s’expliquer. c’est une manifestation de l’optimisme rationaliste de Gödel, il n’y aurait en fait rien qui échappe à la connaissance, rien que l’esprit ne puisse formuler et soit susceptible d’une confirmation ou d’une réfutation. Dans cette hypothèse, les coïncidences qu’il recherche seraient des phénomènes à expliquer et qui pourraient l’être plus simplement par la causalité divine?. 
6) Dans quel monde vivons-nous?Jonh W. Dawson, qui a écrit Logical-Dilemmas parle des notes du journal de Dorothy Morgenstein où son époux, Oscar Morgenstein  note que parler avec Gödel, c’est « immédiatement être plongé dans un autre monde » où il y a « trop de complots ». Dawson conclut son ouvrage en disant que la paranoïa de Gödel l’a enfermé dans un monde illusoire mais logiquement inattaquable. Sa paranoïa est le point culminant de sa recherche d’une vision du monde consistante (cohérente), aussi complète que possible et pourtant d’un point de vue de celui qui l’examine de l’extérieur, absurde. Or, et c’est un thème que Gödel aborde dans ses cahiers, que nos croyances, les postulats qui déterminent notre monde, nous enferment dans une image du monde qui peut être fausse, et pourtant indépassable (Il pense que l’homme peut ne pas venir de lui-même facilement à la connaissance tient vraisemblablement à ce qu’il a développé dans son enfance et en partie de façon inconsciente, un système de croyances fausses et n’arrive pas à les dépasser. Il serait alors intéressant de constituer le modèle d’un tel système de croyances fausses mais stable). Sa conclusion est que « la méthode alors pour le fondement de la connaissance est la psychanalyse. » […] Cela permettrait de mettre en évidence la source de ces croyances fausses mais stables, sans les contredire de front, mais plutôt en en dévoilant le caractère conditionné et par conséquent, accidentel. »  Gödel (doute-t-il de la réalité de son propre système?) prend alors la monadologie de Leibniz comme exemple d’un système stable « irréfutable ». Le monde y est composé d’atomes spirituels; il n’y est donc pas tel que je le perçois (Les atomes dont la science dit qu’ils sont énergie d’abord, ne sont-ils pas monades?.) Si je prends à la lettre le texte de Leibniz, dit Cassou-Noguès, « je n’ai même aucun contact avec les monades qui m’entourent, je me contente de rêver d’un monde d’apparences, illusoire, mais qui partage certaines propriétés de structure avec l’univers des monades ».En fait, rien ne me force à penser que je rêve, mais rien non plus ne m’interdit d’adopter cette hypothèse des monades et en ce sens la monadologie a un aspect irréfutable alors même qu’elle elle est peut-être fausse. Alors, l’alternative serait: ou bien la monadologie en laquelle croit Gödel est fausse et ce dernier vit dans l’illusion, ou bien c’est le monde phénoménal avec ses apparences, qui n’est qu’un rêve, une image fondée sur une réalité qu’elle n’exprime pas de façon adéquate … Et alors il faudra, un jour, nous réveiller. Gödel a pu comparer cette vie « semblable à celle de l’enfant dans le ventre de sa mère (est-ce qu’eux-aussi rêvent d’une réalité? ».  Mais le « réveil » n’est pas simplement ouvrir nos yeux, yeux qui ne sont capables de voir que des formes et des couleurs et jamais des monades. « Se réveiller » ce sera sans doute se retrouver dans un autre monde (après la mort, car la possibilité d’un « réveil dans cette vie », qui serait l’expérience d’une réalité autre, reste une question?). C’est sans doute pourquoi Gödel pose la possibilité d’autres mondes qui doubleraient le notre (comme celui les mondes parallèles) ou qui le contiendraient, (comme l’univers de la monadologie). Est-ce un autre effet de sa paranoïa? En tout cas, cela introduit déjà, des les années 1940, le thème de nombreuses histoires de science-fiction Seulement, pour Gödel, il ne s’agit pas d’ue histoire, mais d’une possibilité philosophique, sérieuse. 
7) Gödel est-il « fou » ou seulement leibnizien?Cassou-Noguès a parlé jusque là de Gödel « fou » où sa « folie » exprime sous une forme sublimée les peurs du logicien, mais pense qu’on présenter une objection; Gödel est peut-être ‘fou » dans la vie (il a certaines difficultés dans des situations quotidiennes et un comportement parfois hors du commun. Mais en philosophie, il n’est pas « fou » (au sens où on dit généralement « c’est un fou »), il est seulement leibnizien. En effet, Gödel reprend les thèses de Leibniz, qu’il adapte à la logique de son époque en les complétant par d’autres thèses, qui semblent avoir une origine dans la philosophie médiévale. Le fait de reprendre ces considérations venant d’autres siècles au 20ème siècle en modifie considérablement la portée et de plus Gödel écrivit aux Etats-Unis il y un environ 40 à 50 ans. Mais que dirait-on actuellement de ce type de conversation du type de celles citées par Pierre Cassou-Noguès en page 52? par exemple: « Mon collègue fouille dans ses tiroirs. Il parcourt les étagères sans le trouver. Si je lui suggère qu’il peut l’avoir prêté et qu’il me réponde « non, il y a un esprit dans cette pièce, c’est une force invisible qui m’empêche de trouver cet article … et si à la fin, il me dit: c’est le diable Je viens de prouver son existence à partir du théorème d’incomplétude de Gödel. Et j’ai peur qu’il m’emporte ». Je continue de lire avec beaucoup d’attention et d’intérêt Cassou-Noguès, lorsqu’il continue ses explications en avouant  » […] j’appartiens à l’esprit du temps tel que Gödel le caractérise. J’ai comme on dit, mon bon sens et ne peux pas croire un instant à l’existence des anges ou à celle des démons ni à aucune autre de ces thèses fantastiques. Pourtant, en tan que j’appartiens à l’expression du temps, je suis convaincu que des thèses philosophiques doivent être « sérieuses » et au moins, pour pouvoir être tenues pour vraies. Or les thèses de Gödel débordent largement le domaine de ce dont j’accepte de me laisser convaincre, le domaine dont j’accepte de discuter […] Ces thèses sont d’emblée absurdes, hors du domaine de ce que je peux, dans l’esprit du temps, envisager. Cela dit, tout en restant dans l’esprit du temps, l’absurdité des thèses de Gödel ne signifie pas, me semble-t-il, qu’elles soient dépourvues d’intérêt, ou disons, que le théorème d’incomplétude, dans un contexte raisonnable, ne puisse impliquer l’existence du diable. […] Personnellement, je partage et comprend ce point de vue et ce genre de questions m’intéresse aussi. Gödel, qui a des peurs dans la vie quotidienne, réussit à les exprimer dans sa philosophie et donc à les faire coïncider avec certaines thèses de la philosophie classique et à les lier avec des résultats logiques, interprétés selon des selon des principes qui semblent acceptables. Mais à quoi tient cette coïncidence que faut-il en penser et conclure? Faut-il penser que Gödel déforme la philosophie classique, la logique et tous les principes de sens commun pour y faire rentrer ses propres peurs? Faut-il reconnaitre que ce complexe commun de philosophie, de logique et de bon sens se prête à cette expression de la « folie » et qu’il contient celle que Gödel ne fait qu’y  révéler? « Et à la limite sommes-nous tous « fous »,  sans vouloir nous en rendre compte et en refoulant cette folie sous le couvert d’un esprit du temps  vaguement matérialiste »? Mais une autre hypothèse serait que que Gödel soit un « fou » particulièrement habile qui dénature la philosophie pour y loger sa « folie ». Mais pouvons-nous  saisir comment et dans quelle mesure il le fait et mieux cerner et définir cette « folie »? C’est pourquoi Cassou-Noguès dit de façon vague que Gödel est fou sans chercher une caractéristique médicale mais seulement la façon dont elle s’exprime en philosophie ou en logique. C’est ce qui l’intéresse et qu’il cherche à définir. Voyons la suite.
8) La métaphysique de Gödel dans « Des fragments ».« En philosophie, Gödel n’a jamais obtenu ce qu’il cherchait: une nouvelle vision du monde, avec ses constituants de base et les règles de leur composition » Dans ce texte publié par Hao wang sinon écrit du moins relu par Gödel, on lit son ambition philosophique, mais en même temps son aveu d’échec. L’ambition est de transformer la philosophie. Celle-ci doit, en premier lieu, devenir une véritable théorie, comme les théories scientifiques, définissant les notions primitives, comme les monades qui déterminent les constituants du monde, les relations qu’elles entretiennent et qui sont fixées dans des axiomes. Il s’agit de transformer ce domaine du discours vague en uns science, une discipline rigoureuse, au domaine défini et aux raisonnements normés, tout comme Newton semble l’avoir réalisé en physique, où les spéculations sur la nature, qui appartenaient aux philosophes, sont devenues une science. En deuxième lieu, la seconde transformation concerne son domaine que Gödel entend déplacer de la matière vers l’esprit. Et ceci contrairement à l’esprit du temps, empêtré dans ses préjugés matérialistes. Il entend « spiritualiser » la matière, puisque les choses ne sont faites que de monades. Cela donne alors la possibilité d’inclure dans le domaine de la philosophie la référence à d’autres esprits, Dieu, les anges et … d’autres mondes.Ce projet qui semble faire de la philosophie une science fantastique est au coeur de l’opposition de Gödelau cercle de Vienne, qui dit que « la philosophie n’a rien à dire sur le monde« . Carnap (membre du cercle de Vienne et le plus célèbre représentant du positivisme logique) rapporte une conversation avec Gödel en 1943 sur la possibilité de développer une « théorie de la métaphysique religieuse », une théorie exacte qui partirait de concepts comme « Dieu », « l’âme », « les idées », et qui serait comparable à la physique théorique qui rattache des entités qui ne pas observées directement, comme des particules insaisissables; à des énoncés observationnels décrivant des expériences. Carnap est sceptique devant ce projet. De telles théories sont mythologiques pourquoi faire intervenir Dieu? La psychanalyse explique comment l’idée de Dieu nous vient du rapport au père dans l’enfance dit en substance Carnap. Mais Gödel répond « je ne crois pas. Dans tous les cas, il faut tenter une telle métaphysique religieuse ». Et c’est ce qu’il se propose les années suivantes. La métaphysique telle que Gödel l’envisage a donc deux sources: al science, dont elle doit prendre la forme, et une religiosité qu’on peut dire fantastique. Mais Gödel n’aboutit pas et cette philosophie rigoureuse ne se trouve pas dans les notes qu’il nous a laissé. On ne trouve que des remarques, notes, passages courts, mais qui ne font pas système. Gödel est bien conscient qu’il ne laisse que ces remarques et il conseille Wang pour la présentation de ses notes. Et peut-être s’en satisfait-il quand il écrit à sa mère:  « Les aphorismes sont à mon goût. J’aime tout ce qui est court […] ».  Terminons cet article sur la « folie » de Gödel en évoquant le fantastique ou le mystérieux. « Il y a d’autres mondes et d’autres êtres rationnels d’une espèce différente et plus élevée [ que l’espèce humaine]. C’est la 4è  sur les 14 thèses que Gödel présente à Wang comme les fondements de sa métaphysique; d’autres mondes, d’autres intelligences. Ce n’est pas à des mondes au sens d’extra-terrestres de la science fiction qu’il faut se référer, mais de mondes parallèles qui ne sont pas situés dans l’espace et le temps de notre monde et auxquels nous n’accéderont que dans une vie future. Ils sont habités par des intelligences supérieures, anges et démons et sans doute ces sortes de fantômes que nous deviendrons dans l’après-mort terrestre. Gödel emploie le terme mystérieux pour parles des êtres bizarres, Dieu, anges, démons, fantômes qui n’existent pas sur le même mode que nous humains. 
Le prochain article, « La réalité des objets immatériels » sera consacré au platonisme de Gödel.https://journals.openedition.org/philosophiascientiae/661 (On Gödel’s “Platonism” par Pierre Cassou-Noguès)

https://blogs.mediapart.fr/marc-tertre/blog/091112/goedel-le-genie-la-folie-la-vie

http://classiques.uqac.ca/classiques/Leibniz/La_Monadologie/La_Monadologie.html à téléchargerhttps://journals.openedition.org/philosophiascientiae/661 (On Gödel’s “Platonism” par Pierre Cassou-Noguès)https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/01445340500112124 Cet article est une discussion des arguments de Gödel pour une conception platoniste des objets mathématiques. Je passe en revue les arguments proposés par Gödel dans différents articles et je les compare à des documents non publiés (tirés de Nachlass de Gödel). Mon argument est que les arguments ultérieurs de Gödel visent simplement à établir que la connaissance mathématique ne peut pas être expliquée par une analyse réflexive de nos actes mentaux. En d’autres termes, il y a à la base des mathématiques des données dont la constitution ne peut être expliquée par une analyse introspective. Cela ne veut pas dire que les mathématiques sont indépendantes de l’esprit humain, mais seulement qu’elles sont indépendantes de nos «actes et décisions conscients», pour reprendre les propres mots de Gödel. Des objets mathématiques peuvent alors avoir été créés par l’esprit humain, mais si c’est le cas, le processus de création ne peut pas être complètement analysé et reproduit. Une telle thèse est plus faible que certaines des déclarations que Gödel a faites sur son réalisme conceptuel. Cependant, il est prouvé que Gödel a sérieusement envisagé cette thèse faible, ou une position dépendant uniquement de cette thèse faible.https://philitt.fr/2015/04/20/fondation-du-cogito-cartesien-subjectivisme-et-entree-en-modernite/: Fondation du cogito cartésien : subjectivisme et entrée en modernitéCassou-NoguèsHao wangRetour sur GÖDEL.http://www.bibmath.net/bios/index.php?action=affiche&quoi=godel: biographie de Gödelhttps://blogs.mediapart.fr/marc-tertre/blog/091112/goedel-le-genie-la-folie-la-vie: Gôdel, le génie, la folie, la vie.https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/01445340500112124 Cet article est une discussion des arguments de Gödel pour une conception platoniste des objets mathématiques. https://www.philomag.com/articles/les-objets-mathematiques-sont-ils-reels: les objets mathématiques sont-ils réels.http://interlivrehypertexte.over-blog.com/article-la-psychose-de-kurt-godel-l-incompletude-et-lacan-122254429.html: La psychose angélique de Kurt Gödel (Lacan et le théorème de l’incomplétude […] Gödel établit son théorème d’incomplétude peu après la mort de son père, en 1929. Ce théorème est son annonce de paternité: s’installe un délire à bas bruit, alors qu’il enseigne. Son directeur de thèse meurt en trois mois, encore un père à qui il ne pourra dire au revoir. Il se sent sombrer. Il fera appel aux Anges pour suppléer au trou de la théorie des ensembles, cette base mathématique du XXè siècle, et « la rendre cohérente » (c’est-à-dire psychotique), rêve de David Hilbert. Lacan : la psychose est un essai de rigueur, qui tend à annuler tous les non-sens de la logique. Gödel est un pionnier de la science du réel, en tant qu’impossible lacanien.https://www.cairn.info/revue-cliniques-mediterraneennes-2010-1-page-77.htm

  • Kurt Gödel et son panthéon démoniaque : vers un autre théorème sinthomatique ?canalu.tv/video/universite_de_bordeaux/les_theoremes_de_godel_fin_d_un_espoir.3954  LES THÉORÈMES DE GÖDEL : FIN D’UN ESPOIR ?EN 1931, KURT GÖDEL (1906 – 1978) DÉMONTRAIT, DANS UN ARTICLE RÉVOLUTIONNAIRE, QU’UN SYSTÈME D’AXIOMES COHÉRENT ET SUFFISAMMENT EXPRESSIF EST SUSCEPTIBLE DE GÉNÉRER DES ÉNONCÉS DONT LA VALIDITÉ NE PEUT ÊTRE DÉMONTRÉE DANS LE CADRE DES RÈGLES MÊMES QUI GOUVERNENT LA FORMULATION DE CES ÉNONCÉS ET LEURS DÉDUCTIONS. APPAREMMENT TRÈS TECHNIQUE, CE THÉORÈME BOULEVERSAIT LA PHILOSOPHIE DES MATHÉMATIQUES, ET EN PARTICULIER LA VIEILLE QUESTION DE LEUR « FONDEMENT ». JEAN-MARC DESHOUILLERS SE PROPOSE ICI DE DÉCRIRE L’AVANT ET L’APRÈS GÖDEL EN RETRAÇANT L’HISTOIRE DES THÉORIES MATHÉMATIQUES DEPUIS ARISTOTE ET EUCLIDE JUSQU’AU RENVERSEMENT RÉVOLUTIONNAIRE DES FONDEMENTS MATHÉMATIQUES INDUIT PAR LE THÉORÈME D’INCOMPLÉTUDE. LA CONFÉRENCE A ÉTÉ DONNÉE À L’UNIVERSITÉ VICTOR SEGALEN BORDEAUX 2

https://sciencetonnante.wordpress.com/2013/01/14/le-theoreme-de-godel/https://fr.wikipedia.org/wiki/Kurt_G%C3%B6delhttp://interlivrehypertexte.over-blog.com/article-la-psychose-de-kurt-godel-l-incompletude-et-lacan-122254429.html: La psychose angélique de Gödel (Lacan et le théorème d’incomplétude)http://villemin.gerard.free.fr/Wwwgvmm/Logique/Incompl.htm

INCOHÉRENCE & INCOMPLÉTUDE Tous les scientifiques croyaient pouvoir mettre le monde en théorèmes, en déduction, en raisonnement sans faille… Comme on pratique en mathématique ordinaire (géométrie, par exemple). Jusqu’à l’arrivée de Gödel! En 1931, il démontre que:
 Il se peut que dans certains cas, on puisse démontrer une chose et son contraire. INCOHÉRENCE Il existe des vérités mathématiques qu’il est impossible de démontrer. INCOMPLÉTUDE

https://journals.openedition.org/noesis/1661: Gödel : des théorèmes d’incomplétude à la théorie des concepts, voir la critique de Carnaphttps://journals.openedition.org/noesis/1661. Gödel : des théorèmes d’incomplétude à la théorie des conceptshttp://david.monniaux.free.fr/dotclear/index.php/post/2015/02/09/Le-th%C3%A9or%C3%A8me-de-G%C3%B6del-pour-les-nuls: Le théorème de Gödel pour les nuls. https://fr.wikipedia.org/wiki/Preuve_ontologique_de_G%C3%B6del: La Preuve ontologique de Gödel est un argument formel de logique modale du mathématicien Kurt Gödel (1906-1978) pour l’existence de Dieu. L’idée de l’argument remonte à Anselme de Cantorbéry (1033-1109) et a été reprise par Gottfried Leibniz (1646-1716https://interstices.info/alan-turing-du-calculable-a-lindecidable//  Alan Turing : du calculable à l’indécidablehttps://www-apr.lip6.fr/~manoury/Autre/g.pdf: Une écriture du théorème d’incomplétude de Kurt Gôdel ¨ P. Manoury 2005 Le paradoxe du menteur comme paragon du théorème De l’aveu même de son inventeur, la preuve du théorème d’incomplétude de Gôel [3] reprend, dans les termes de la logique mathématique, la forme du paradoxe du menteur
https://forums.futura-sciences.com/discussions-scientifiques/863381-li-a-godel.htmlGödel et l’IAhttps://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00332089/document: Gödel: Leibniz and ”Russell’s mathematical logic”https://www.science-et-vie.com/technos-et-futur/l-i.a.-se-prend-le-mur-de-godel-51845L’I.A. se prend le mur de Gödel. C’est un danger invisible mais intrinsèque aux intelligences artificielles : il est impossible de savoir avec certitude si elles feront bien ce qu’on leur a appris. Théorisée grâce aux travaux du logicien Kurt Gödel, cette « indécidabilité » menace, selon Roman l’avenir même des IAhttps://philitt.fr/2015/04/20/fondation-du-cogito-cartesien-subjectivisme-et-entree-en-modernite/Fondation du cogito cartésien : subjectivisme et entrée en modernité

http://www.bibmath.net/dico/index.php?action=affiche&quoi=./t/thmgodel.html Ikonicoff, Théorème d’incomplétude de Gödel L’un des buts de Hilbert, au début du XXè s., était de créer des théories mathématiques formelles, c’est-à-dire avoir :un ensemble de règles qui permettent d’écrire des formules.un ensemble d’axiomes, c’est-à-dire de formules vraies (à comprendre : que l’on pose comme vraies).un ensemble de règles d’inférence, c’est-à-dire de moyens de tranformer une formule en une autre, de sorte que l’on puisse à partir de théorèmes ou d’axiomes en déduire de nouveaux. Tout cela devait être assez précis pour qu’un automate puisse réaliser les déductions mécaniquement. L’idée d’Hilbert était que les mathématiciens ne se laissent plus aveugler par leur intuition. Par exemple, en géométrie, il est tentant de se conforter à l’observation, et le 5ème axiome d’Euclide :  » Par un point, il passe une parallèle à une autre droite et une seule » semble évident. Pourtant, au cours du XIXè s., Lobachevsky notamment a réussi à construire des géométries ne respectant pas cet axiome.Un système formel (au sens précédent) est dit consistant si on ne peut pas démontrer une formule et son contraire. Il est dit complet si pour toute formule du système formel, il existe un processus de transformation qui permet de prouver qu’elle est vraie ou fausse.Théorème : (incomplétude de Gödel)Tout système formel consistant, et susceptible de formaliser en son sein l’arithmétique des entiers, est incomplet.Aucun système formel consistant, et capable de définir l’arithmétique des entiers, ne peut prouver sa propre consistance.La première partie du théorème de Gödél dit qu’en particulier, il existe des énoncés sur les entiers dont on ne sait pas démontrer, à partir des seuls axiomes de la logique construisant les entiers, s’ils sont vrais ou s’ils sont faux. Par exemple, jusqu’à un passé récent, personne n’avait réussi à démontrer la conjecture de Fermat. Celle-ci stipule que pour tout entier n supérieur à 2, il n’existe aucun triplet d’entiers x,y,z tels que  xn+yn = zn. .Alors que pour n=2, il existe des valeurs évidentes de x,y,z, par exemple (3,4,5), les mathématiciens ont eu beau chercher, ils ne trouvaient aucune solution à l’équation pour n>2. Ils ont donc cherché à démontrer qu’il n’y avait aucune solution, certains y ont même passé leur vie, sans résultat. Or, précisément, d’après le théorème de Gödel, il était possible que cette conjecture soit vraie mais indémontrable, autrement dit, que ce soit un axiome à rajouter à l’arithmétique des entiers. Beaucoup de mathématiciens ont alors abandonné leurs travaux … jusqu’à ce que Andrew Wiles, en 1995 parvienne enfin à démontrer la véracité de cette conjecture. L’axiome était en réalité un théorème ! C’est dans la théorie classique des ensembles qu’on peut trouver des exemples concrets de propositions indécidables, par exemple l’axiome du choix ou l’hypothèse du continu.La deuxième partie du théorème donne elle une réponse au 2ème des 23 problèmes qu’Hilbert avait énoncés en 1900 : peut-on prouver la consistance de l’arithmétique en utilisant seulement les axiomes de l’arithmétique?http://www.bibmath.net/dico/index.php?action=affiche&quoi=./h/hilbertpbs.html: Les 23 problèmes de Hibert.https://www.amazon.fr/Logical-Journey-G%C3%B6del-Philosophy/dp/0262529165  livre de Hao WangHao Wang (1921-1995) was one of the few confidants of the great mathematician and logician Kurt Gödel. A Logical Journey is a continuation of Wang’s Reflections on Gödel and also elaborates on discussions contained in From Mathematics to Philosophy. A decade in preparation, it contains important and unfamiliar insights into Gödel’s views on a wide range of issues, from Platonism and the nature of logic, to minds and machines, the existence of God, and positivism and phenomenology.

The impact of Gödel’s theorem on twentieth-century thought is on par with that of Einstein’s theory of relativity, Heisenberg’s uncertainty principle, or Keynesian economics. These previously unpublished intimate and informal conversations, however, bring to light and amplify Gödel’s other major contributions to logic and philosophy. They reveal that there is much more in Gödel’s philosophy of mathematics than is commonly believed, and more in his philosophy than his philosophy of mathematics.Wang writes that « it is even possible that his quite informal and loosely structured conversations with me, which I am freely using in this book, will turn out to be the fullest existing expression of the diverse components of his inadequately articulated general philosophy. »The first two chapters are devoted to Gödel’s life and mental development. In the chapters that follow, Wang illustrates the quest for overarching solutions and grand unifications of knowledge and action in Gödel’s written speculations on God and an afterlife. He gives the background and a chronological summary of the conversations, considers Gödel’s comments on philosophies and philosophers (his support of Husserl’s phenomenology and his digressions on Kant and Wittgenstein), and his attempt to demonstrate the superiority of the mind’s power over brains and machines. Three chapters are tied together by what Wang perceives to be Gödel’s governing ideal of philosophy: an exact theory in which mathematics and Newtonian physics serve as a model for philosophy or metaphysics. Finally, in an epilog Wang sketches his own approach to philosophy in contrast to his interpretation of Gödel’s outlook.
Gôdel et ses démons autres liens: 
https://sciencetonnante.wordpress.com/2013/01/14/le-theoreme-de-godel/Calculabilité les trois Thèses: https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A8se_de_Church: La thèse de Church — du nom du mathématicien Alonzo Church — est une thèse concernant la définition de la notion de calculabilité. Dans une forme dite « physique »1, elle affirme que la notion physique de la calculabilité, définie comme étant tout traitement systématique réalisable par un processus physique ou mécanique, peut être exprimée par un ensemble de règles de calcul, défini de plusieurs façons dont on a pu démontrer mathématiquement qu’elles sont équivalentes. Dans sa forme dite « psychologique », elle affirme que la notion intuitive de calculabilité, qui est liée à ce qu’un être humain considère comme effectivement calculable ou non, peut également être exprimée par ces mêmes ensembles de règles de calcul formelles.http://math.univ-lyon1.fr/~caldero/rapportMartinet-automates.pdfLa thèse de Church propose comme modèle de calcul les machines de Turing. https://journals.openedition.org/philosophiascientiae/769Les deux formes de la thèse de Church-Turing et l’épistémologie du calculhttps://culturemath.ens.fr/content/la-th%C3%A8se-de-church-turingLa Thèse de Church-Turing  Bien que ses développements l’aient conduit au-delà de ces premières intentions, la théorie de la récursion a pour but d’étudier les fonctions (mécaniquement) calculables.
Calculabilité et décidabilité :https://fr.wikipedia.org/wiki/Calculabilit%C3%A9Théorie de la calculabilité ou de la récursion: domaine de la logique mathématique et de l’informatique théorique. La calculabilité cherche d’une part à identifier la classe des fonctions qui peuvent être calculées à l’aide d’un algorithme et d’autre part à appliquer ces concepts à des questions fondamentales des mathématiques. Une bonne appréhension de ce qui est calculable et de ce qui ne l’est pas permet de voir les limites des problèmes que peuvent résoudre les ordinateurs. Mais la notion de calculabilité ne se limite pas aux fonctions. On peut parler également de nombres calculables (réels ou complexes)https://perso.telecom-paristech.fr/bellot/INF340/001.pdf: CALCULABILITE DECIDABILITE THESE DE CHURCH PRINCIPAUX RESULTATS • La notion de calculabilité effective est fondamentale en informatique et en mathématiques modernes. • On dit que « quelque chose » est effectivement calculable s’il existe un procédé quelconque mais automatisable permettant de l’obtenir.https://interstices.info/alan-turing-du-calculable-a-lindecidable/: Alan Turing : du calculable à l’indécidable. Alan Mathison Turing, imagine un concept de machine théorique et établira une correspondance entre les notions de calculable et de programmable sur cette machine imaginaire, ainsi qu’avec celle de décidabilité.https://londmathsoc.onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1112/plms/s2-42.1.230: Turing 1936: Sur des nombres calculables, avec une application au problème d’Entscheidungs (proceedings of the london mathematical society)pages 10 et 11: Les bois sont hantés Georg Kreisel  et Kurt Gödel
Mémoires biographiques des Fellows de la Royal Society
https://rtraba.files.wordpress.com/2015/06/kreisel_kurtgoedel.pdf (KURT GODEL 28 April 1906-14 January 1978 Elected For. Mem. R.S. 1968 BY G. KREISEL, F.R.S.)

https://www.edge.org/conversation/verena_huber_dyson-g%C3%B6del-and-the-nature-of-mathematical-truth-ii  (GÖDEL ET LA NATURE DES MATHÉMATIQUES VÉRITÉ IIUne conversation avec Verena Huber-Dyson [26/07/05] )Le problème de Turingwikipedia.org -Alan Turing
quarante-deux.org -Harry Harrison & Marvin Minsky : le Problème de Turing

wikipedia.org -Test de Turing
lemonde.fr/sciences -Réussite contestée d’un ordinateur au légendaire test de Turing
sites.google.com -TPE sur l’intelligence artificielle
https://interstices.info/alan-turing-du-calculable-a-lindecidable/Calculabilité au sens de Turing Revenons maintenant aux fonctions calculables : Turing montra, en 1937, que la classe des fonctions calculables, au sens de Church, était équivalente à la classe des fonctions programmables sur les machines imaginaires qu’il avait conçues. En son hommage, ces dernières sont connues depuis sous le nom de machines de Turing.La notion de fonction calculable au sens de Turing suggère fortement l’existence d’une procédure de calcul, puisqu’elle assimile ces fonctions à celles qui sont exécutables sur une machine de Turing. Certes, les machines de Turing sont d’une complexion étrange et bien abstraite, qui fait fi des limitations de temps et d’espace, ce qui interdit toute réalisation physique de l’une d’entre elles. Mais à chaque instant, leur fonctionnement fait appel à un nombre fini de règles de calcul parfaitement définies et intelligibles, que nous pourrions nous-même exécuter sans difficulté. Les fonctions calculables au sens de Turing sont donc toutes calculables au sens intuitif.
Des fonctions non calculables
Il existe donc aussi des fonctions qui ne sont pas calculables par un moyen purement automatique. On peut se demander s’il s’agit de fonctions « pathologiques », des monstres qui ne servent à personne, ou bien s’il y a des fonctions utiles qui ne sont pas calculables. Il y en a ; en fait beaucoup de fonctions utiles ne sont pas calculables. On peut en citer deux qui sont utiles et qui sont simples à décrire : vérifier qu’un programme s’arrête quelles que que soient ses entrées ; prouver qu’une formule logique est un théorème.
Certains programmes entrent parfois dans des boucles de calcul dont ils ne peuvent plus sortir. C’est la hantise des étudiants en programmation, et c’est aussi une belle bourde pour un programmeur. Imaginons la fonction qui analyse le texte d’un programme quelconque et détermine si ce programme s’arrête pour toutes les entrées possibles. Elle résout un problème crucial, mais elle n’est pas calculable purement automatiquement pour tous les programmes.
L’autre fonction concerne la logique. Formaliser un problème à l’aide de formules logiques (quel que soit, il existe, implique, et, ou, non…) est censé aider à le résoudre, mais cela conduit invariablement à tenter de démontrer des théorèmes. Il serait vraiment très commode qu’une fonction qui prend une formule en paramètre et détermine si elle est un théorème soit calculable. Cependant, ce n’est pas le cas, et beaucoup d’autres fonctions qui sont très utiles ne sont pas calculables non plus.
Ne pas confondre « non-calculable » et « mal défini » Machine de turing: villemin.gerard.free.fr -machine de turing: logique et intelligence artificielle

https://www.amazon.fr/D%C3%A9mons-G%C3%B6del-Logique-folie/dp/2020923394: les Démons de Gödel. Logique et folie
http://www.guillemant.net La physique de demain
https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=Ck4iY9fFrC8: Faut-il avoir peur de l’intelligence artificielle ? Philippe guillemant par Bob Bellanca, guillemant.net/index.php?cate=conferences




https://academic.oup.com/nar/article/37/4/1011/2410406  L’évolution darwinienne à la lumière de la génomique

https://blogs.mediapart.fr/marc-tertre/blog/091112/goedel-le-genie-la-folie-la-vie

Une approche de la conscience


Une approche de la conscience

L’ÉPANOUISSEMENT DE LA CONSCIENCE HUMAINE – Eckhart Tolle

En préambule à mon article « Une approche de la conscience, voici une introduction au livre dont j’entame la lecture {https://www.amazon.fr/nouve Une nouvelle vision de la conscience par Willis Harman:] « Nous subissons l’une des plus profondes transformations de l’histoire: un changement structurel des croyances de la soci été occidentale. Aucun pouvoir économique, politique ou militaire ne peut se comparer à celui d’un changement sur le plan des idées. En modifiant délibérément leur vision de la réalité, les gens changent le monde », Willis Harman. « L’oeuvre de Willis Harman est un superbe témoignage de l’esprit humain dans le monde postmoderne. Une nouvelle vision de la conscience constitue l’un des meilleurs et des plus provocants exposés sur le rôle fondamental de la conscience dans l’évolution de l’humanité », Ken Wilber, auteur d' »Une brève histoire de tout (voir son approche intégrale) ». On y découvre en page 30: […] « La civilisation moderne ne craint plus la mort: Elle serait ne des premières civilisations au monde à proclamer qu’il n’y a absolument rien après la mort. Et nous serions aussi la première civilisation à enseigner la peur panique de la mort, qui est souvent déguisée sous des discours de « sécurité ».  Un des changements majeurs de la civilisation transmoderne qui se construit sera la redécouverte de l’évidence de la vie après la mort. Ce qui changera beaucoup de choses. […] ». 
Le livre est présenté en introduction par MARC LUYCKX GHISI, auteur de  » LE CHANGEMENT DE PARADIGME : https://www.jocelinmorisson.fr/2014/07/10/marc-luyckx-ghisi/ « 
http://www.thedarwinproject.com/loye/loye.htmlDavid Loye est le fondateur et le développeur initiateur et le facilitateur du projet Darwin et des futurs programmes d’apprentissage à distance et de construction théorique de Great Adventure.
https://www.commentarymagazine.com/articles/lewis-coser/the-open-and-closed-mind-by-milton-rokeach/  Ce livre qui fait réfléchir suit la tradition de classiques modernes comme Escape from Freedom d’ Erich Fromm et The Autoritarian Personality de TW Adorno, et al . En étudiant la psychologie des personnes qui détiennent des systèmes de croyance dogmatiques, Rokeach cherche à développer des critères par lesquels un esprit «fermé» peut être valablement distingué d’un esprit «ouvert».
https://lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_12/a_12_p/a_12_p_con/a_12_p_con.htmlQu’est-ce que la conscience?

Mon article « Une approche de la conscience

«  https://www.youtube.com/watch?v=OJyeu07RFFA&feature=player_embedded  Michel Bitbol – Comment Fonctionne La Conscience ?https://www.youtube.com/embed/OJyeu07RFFA&nbsp;


Introduction à l’article: Cet article comporte de nombreux liens qui sont le résultat de mes recherches. Voici tout d’abord quelques liens pour se familiariser avec la conscience et la physique quantique.
http://www.actu-philosophia.com/Entretien-avec-Michel-Bitbol-autour-de-La-519Entretien avec Michel Bitbol : autour de « La conscience a-t-elle une origine ? » (partie 1) ( référence à Erwin SchrödingerQu’est ce que la vie ? De la physique à la biologie)
https://noosphere.princeton.edu/: Le projet Global Consciousness Project Corrélations significatives dans les données aléatoires La conscience cohérente crée de l’ordre dans le monde Des interactions subtiles nous relient les uns aux autres et à la Terre voir https://noetic.org/https://www.les-philosophes.fr/intelligence-artificielle.html:Liste de livres
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/dernieres-nouvelles-de-la-physique-218612?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+agoravox%2FgEOF+%28AgoraVox+-+le+journal+citoyen%29Dernières nouvelles de la Physique Quantique, introduction de la conscience dans l’équation par Zevengeur(son site)
agoravox.fr/actualites/societe/article/intelligence-sans-conscience-n-est-218107Intelligence sans conscience n’est que ruine de l’homme
agoravox.fr/actualites/technologies/article/la-mecanique-quantique-mene-au-218819La mécanique quantique mène au sacré et au religieux par Bernard Dugué
agoravox.fr/tribune-libre/article/dernieres-nouvelles-de-la-physique-218612Dernières nouvelles de la Physique Quantique, introduction de la conscience dans l’équation
par Zevengeur
zerhubarbeblog.net/2019/11/07/principes-de-conscience/ Principes de conscience?
7 NOVEMBRE 2019 PAR VINCENT VERSCHOORE
http://www.integralworld.net/visser148.htmlla théorie moderne de l’évolution est catastrophiquement incomplète (the work of Stuart Kauffman)
https://zone-7.net/articles/le-projet-de-conscience-globale?Le Projet de Conscience Globale, né en 1998, est un effort collectif d’ordre international impliquant un nombre toujours grandissant de chercheurs (actuellement au-delà de 75 scientifiques de renom provenant de plus de 41 pays) et ayant pour but d’explorer la possibilité de valider scientifiquement, à l’aide de générateurs de chiffres aléatoires, l’existence d’une conscience collective humaine ainsi que ses « sautes d’humeur
https://www.huffingtonpost.fr/bobby-azarian/neurosciences-la-nouvelle-theorie-de-la-conscience-est-empreinte-de-spiritualite_b_8212678.html?Neurosciences: la nouvelle théorie de la conscience est empreinte de spiritualité SCIENCE – Il semblerait que nous entrions dans une période inédite de l’histoire de l’Homme et de la science: une époque où mesures empiriques et raisonnements déductifs peuvent nous fournir des informations d’ordre spirituel.
https://www.cielterrefc.fr/vers-un-monde-transrationnel/lesprit-au-dela-de-la-matiere-en-parcourant-les-sciences/: L’Esprit – Au-delà de la matière -en parcourant les sciences avec Jean Staune Une nouvelle approche révolutionnaire de la science suivi de le détail de la grande  étude de Jean-Michel Thomasson sur son blog effectuée du 26 juin 2012 au 6 novembre 2013
https://www.epochtimes.fr/memoire-residerait-cerveau-20761.html La mémoire résiderait-elle hors du cerveau ?
https://www.visionsanstete.com/liens-internet:
pierre cassou-nogues.com/: « professeur au département de philosophie à l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, mon travail concerne les relations entre Imaginaire et Raison, et le problème d’une expression philosophique, qui utilise la fiction pour fonder une perspective spéculative et se donner les moyens d’une critique du contemporain ».
https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/cosmologie-hawking-multivers-buzz-fake-news-70583/?utm_content=futura&utm_medium=push&utm_source=wonderpush&utm_campaign=wonderpush: (Il se produit actuellement, et d’abord dans les médias anglo-saxons, un véritable buzz autour du dernier article scientifique de Stephen Hawking, présenté comme révolutionnaire et fournissant un moyen de tester l’existence d’univers parallèles. La communauté scientifique doit s’étrangler et estimer se retrouver parfois quasiment devant une fake news. Bien que brillant et fort intéressant, l’article en question est en effet à des années-lumière de ces affirmations)
Mon article « conscience quantique, nouvelle science, nouvelle spiritalité/ Interwiew de Jean Staune par Patrick Van Eersel (La modernité est partie d’un Yalta métaphysique : aux religieux le ciel, aux scientifiques la terre ; entre les deux, un rideau de fer. Mais voilà qu’une fissure, provoquée par les physiciens du début du siècle, s’élargit maintenant à d’autres disciplines – neurologie, sciences de l’évolution… – et menace de tout remettre en cause. Réenchantement ou confusion ? Nouvelles Clés tente un bilan, et interroge Jean Staune – tête chercheuse de talent.)
https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/comment-donner-une-conscience-a-un-ordinateur-2392/: Comment donner une conscience à un ordinateur ?
https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/comment-le-cerveau-elabore-t-il-la-conscience_103268
https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/comment-donner-une-conscience-a-un-ordinateur-2392/: « Comment donner une conscience à un ordinateur ? Le chercheur le plus connu du monde dans le domaine de la conscience dit que les machines pourraient un jour devenir conscientes d’elles-mêmes. la réponse à ces questions pourrait se trouver dans la trame constitutive de l’univers. La conscience, pense-t-il, est une propriété intrinsèque de la matière, tout comme la masse ou l’énergie. Organisez la matière de la bonne façon, comme dans le cerveau mammifère, et tada ! on peut ressentir ».
https://monblogdereflexions.blogspot.com/2012/12/conscience-quantique-nouvelle-science.html#.W8zOwWgzaWs:    (Entretien de Patrice Van Eersel avec Jean Staune) « La modernité est partie d’un Yalta métaphysique : aux religieux le ciel, aux scientifiques la terre ; entre les deux, un rideau de fer. Mais voilà qu’une fissure, provoquée par les physiciens du début du siècle, s’élargit maintenant à d’autres disciplines – neurologie, sciences de l’évolution… – et menace de tout remettre en cause. Réenchantement ou confusion ? Nouvelles Clés tente un bilan, et interroge Jean Staune – tête chercheuse de talent ».https://monblogdereflexions.blogspot.com/2016/03/le-reenchantement-du-monde.html#.YAXPNuhKiWs: « Paul Valéry, pressentant la catastrophe où menait le nazisme, constatait dès 1939 une « baisse de la valeur esprit ». Aurait-il pu imaginer dans quel état de déchéance généralisée tomberait l’humanité quelques décennies plus tard – là où nous en sommes? » C’est ainsi que commence le livre « Réenchanter le monde »


2) RESUME DE L’HYPERSCIENCE Frank HATEM et Léon Raoul HATE


https://www.youtube.com/embed/0XfZBOaNIvg https://www.youtube.com/watch?v=0XfZBOaNIvg   (Interview de Frank Hatem par David Bouquet le 13 septembre 2017 pour Fréquence Protestante. Frank Hatem y parle du cheminement qui, depuis l’enfance, l’a amené à comprendre l’origine et la nature de la conscience, de l’esprit, de l’énergie universelle, et par suite de « Dieu », en s’appuyant sur les travaux de son père Léon Raoul Hatem sur l’énergie magnétique et l’atome.)http://efleury.fr/le-cerveau-a-pas-desprit/ : »Les neurosciences s’appuient sur l’imagerie cérébrale et les nouvelles techniques de biologie moléculaire permettant de voir le cerveau en action (RMN, PET, débitmétrie cérébrale  et scanner). Un marqueur biologique est injecté dans le corps, puis il est possible de le détecter au niveau du cerveau. Ce marqueur se fixe à certains endroits et pas à d’autres. Si ce marqueur a des propriétés neurochimiques particulières (spécificité pour les récepteurs à la sérotonine par exemple, on en déduit que les zones cérébrales sur lesquelles il se fixe, répondent à ces propriétés (la localisation des récepteurs à la sérotonine devient possible dans le cerveau).
De là, les neurosciences ont le projet de trouver « la clé des processus d’apprentissage, des comportements sociaux, des dysfonctionnements neurologiques et mentaux », selon Gérald Edelman, président du colloque de Paris sur « La biologie de la conscience. Neurosciences, neuropsychiatrie, cognition », en avril 2002. Erhenberg repère un « programme faible », les neurosciences ne veulent pas sortir des limites de la neurologie classique. Et un « programme fort », les neurosciences souhaitent expliquer « l’esprit ». Les neurosciences pourraient en faire la « théorie ». Elles permettraient de nous connaître enfin : « Appréhender le cerveau est indispensable afin de nous comprendre nous-mêmes ». Il serait possible d’établir une neurobiologie de la personnalité. Ce programme a un enjeu pratique, professionnel et thérapeutique. Le mouvement des neurosciences a un grand succès, reconnu par l’attribution du prix Nobel de physiologie et de médecine à Erik R. Kandel en 2000. L’ambition n’est rien de moins que de trouver « la pénicilline de la maladie mentale » !)
http://www.hommes-et-faits.com/Dial/spip.php?article255(Les fondements neurologiques de la conscience, des émotions et de la mémoire selon A. Damasio Les hypothèses qui avaient cours jusqu’au seuil des années 90 laissaient entendre que le cerveau serait un superordinateur doté de milliard de connexions que la science finirait par décrypter. Il n’était pas envisageable, d’une que les émotions entrent dans le ballet en y jouant un rôle important parallèle à la raison, deux que la dualité corps/esprit soit aussi mise à mal….Damasio propose aux chercheurs psychologues, sociologues et neurologues d’adopter un positionnement holiste)
3)  La nature de l’esprit avec Matthieu Ricard 


Mon article « une approche de la conscience:

Matthieu RicardLisons Matthieu Ricard sur le site vipassana.fr/:
« Lorsque l’esprit s’examine lui-même, que peut-il apprendre sur sa propre nature? La première chose qui se remarque, ce sont les courants de pensées qui ne cessent de surgir presque à notre insu. Que nous le voulions ou non, d’innombrables pensées traversent notre esprit, entretenues par nos sensations, nos souvenirs et notre imagination. Mais n’y a-t-il pas aussi une qualité de l’esprit toujours présente, quel que soit le contenu des pensées ?Cette qualité, c’est la conscience première qui sous-tend toute pensée et demeure tandis que, pendant quelques instants, l’esprit reste tranquille, comme immobile, tout en conservant sa faculté de connaître. Cette faculté, cette simple « présence éveillée », on pourrait l’appeler « conscience pure » car elle peut exister en l’absence de constructions mentales.Continuons à laisser l’esprit s’observer lui-même. Cette « conscience pure », ainsi que les pensées qui surgissent en elle, on en fait indiscutablement l’expérience. Elle existe donc. Mais, hormis cela, que peut-on en dire? Si l’on examine les pensées, est-il possible de leur attribuer une caractéristique quelconque? Ont-elles une localisation? Non. Une couleur? Une forme? Non plus. On n’y trouve que cette qualité, « connaître », mais aucune autre caractéristique intrinsèque et réelle. C’est dans ce sens que le bouddhisme dit que l’esprit est «vide d’existence propre».
https://excerpts.numilog.com/books/9782081330085.pdfLe livre, Michel Bitbol, la conscience a t-elle une origine (des neurosciences à la pleine conscience, une nouvelle approche de l’esprit)
http://eveilphilosophie.canalblog.com/archives/2016/06/21/33994293.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=eveilphilosophie (partie III La conscience est-elle produite par le cerveau? entretien de Michel Bitbol (avec Katia Kanban), Il vient du site actuphilosophia)http://www.actu-philosophia.com/Entretien-avec-Michel-Bitbol-autour-de-La/ (Entretien avec Michel Bitbol : autour de « La conscience a-t-elle une origine ? » (partie 3))http://www.implications-philosophiques.org/recensions/recension-la-conscience-a-t-elle-une-origine/: La conscience a t-elle une origine – Recension
http://www.actu-philosophia.com/spip.php?article520 (Entretien avec Michel Bitbol : autour de « La conscience a-t-elle une origine ? » (partie 2)) mardi 11 février 2014, par Katia Kanban
http://www.actu-philosophia.com/spip.php?article519 (Entretien avec Michel Bitbol : autour de « La conscience a-t-elle une origine ? » (partie 1))
http://bouger-la-vie.com/blog/patrimoine-genetique-et-epigenetique/ (bruce lipton: patrimoine génétique et épigénétique, vers le nouvel humain?)
https://www.outerplaces.com/science/item/4518-physicists-claim-that-consciousness-lives-in-quantum-state-after-death (Physicists Claim that Consciousness Lives in Quantum State After Death avec helen demetriouet  esophoria.org/spiritual-gold-rush-2016)
http://truththeory.com/2015/12/05/quantum-theory-proves-that-consciousness-moves-to-another-universe-after-death/(la physique quantique prouve que la conscience migre vers un autre monde après la mort) 
http://www.espritsciencemetaphysiques.com/solide-energie-physique-quantique.html (Rien n’est solide & tout est énergie : des scientifiques expliquent le monde de la physique quantique)
http://www.anunnakicouncil.com/ (annunaki earth concil)
http://www.esophoria.org/category/blog/channelings/ (esophoria mystery school channelling)
http://eveilphilosophie.canalblog.com/archives/2014/01/28/29062170.html (Voici un texte de Matthieu Ricard sur la nature de l’esprit qui est dit ici être « conscience pure « )
http://eveilphilosophie.canalblog.com/archives/2011/01/31/20272094.html (A quoi ressemble la nature de l’esprit ? Voilà très clairement exprimée la vérité de la nature de l’esprit) 
https://www.facebook.com/Physique-quantique-et-spiritualit%C3%A9-1548534395402741/ (Physique-quantique-et-spiritualité)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Dzogchen (Dzogchen « grande plénitude », « grande perfection » ou « grande complétude », est un ensemble d’enseignements et de techniques d’éveil spirituel du bouddhisme tibétain)
http://energyfanatics.com/2014/06/24/consciousness-thought-create-change-reality/  (Do Consciousness and Thought Create and Change Reality?)
4) Conscience et Univers
L’esprit quantique est une hypothèse qui suggère que des phénomènes quantiques, tels l’intrication et la superposition d’états, sont impliqués dans le fonctionnements du cerveau et en particulier, dans l’émergence de la conscience. Cette hypothèse part du principe, controversé, que la physique classique et son déterminisme ne peut totalement expliquer la conscience. Ses fondements théoriques ont été posés dans les années 1960 en sciences mais depuis ses partisans ne sont pas encore parvenus à la démontrer.Cette théorie n’en est qu’à ses débuts, elle a pourtant le soutien de Roger Penrose et de Stuart Hameroff. Karl H. Pribram et Henry Stapp ont, de leurs côtés, proposé une variante.Fotis Kafatos et R NadeauConscious of the Universe
philosophie.pagesperso-orange.fr -ORIGINE DE L’ESPRIT QU’EST-CE QUE LA CONSCIENCE ?

youtube.com -la conscience est-elle une composante de l’Univers (Dominique Laplane

tagtele.com -la conscience de l’Univers
https://www.youtube.com/embed/y9bVd3BspIQ

wikipedia.org -conscience cosmique
wisisco.com -conscience de l’UNivers
scaruffi.com -conscience quantique
https://www.bellesalternatives.fr/deux-illustres-scientifiques-disent-que-la-conscience-ne-peut-pas-mourir-elle-retourne-a-lunivers/?utm_sq=foqn4o8you&utm_source=Facebook&utm_medium=social&utm_campaign=Anonymous+France(Deux illustres scientifiques disent que la conscience ne peut pas mourir : “Elle retourne à l’Univers” dr stuart hameroff (microtubules et conscience quantique), qu’est-ce que la conscience?), (la vie après la mort par michio kaku)
consciencequantique.com -La vie est une offrande par Alain
inexplique-endebat.com -Quantique et conscience: que sait-on vraiment de la réalité
neotrouve.com -Physique Quantique : entre Science et Conscience
cquantique.com -Parce que vous êtes les créateurs de votre réalité!
elishean.unblog.fr -L’important c’est la rose et la conscience
tarotpsychologique.wordpress.com -La spiritualité de Jung
Mon commentaire dans tarotpsychologique Merci de faire ce rappel à propos de Jung. J’apprécie beaucoup les aspects que Jung a mis en évidence (synchronicité, spiritualité, aspects complémentaires de l’être humain, animus et anima…). Je crois qu’il avait traduit ce que nous a appris la physique quantique et que peu de physiciens ont pu mesurer, si ce n’est que la non-localité finit par être acceptée, même si elle n’est pas vraiment comprise.paris.fr -Genèse 4, un récit fondateur de l’imaginaire occidental
teilhard.org -la physique quantique et la pensée de Theilhard de Chardin
tarotpsychologique.wordpress.com -Et si les coïncidences avaient un sens ?
chemindevie.net -viens prendre place au coeur de ma conscience
     Comme un voyage que nous avons entrepris depuis des millénaires, nous voulons tous dans notre existence devenir des êtres conscients. Mais sommes-nous prêt à rencontrer toutes ces réalités et surtout notre propre réalité? Nous souhaitons tous avoir la clarté du cristal pour comprendre comment nous créons chaque événement, chaque rencontre, chaque situation de notre vie. Mais acceptons-nous d’être bousculés au plus profond de notre être pour que la conscience se révèle à nous ?Nous aspirons tous aux changements, à vivre heureux, à réaliser nos rêves et à vivre en santé. Comment y arriver avec certitude ? Comment lever le voile qui nous empêche d’avoir une vision globale de notre vie et de l’ensemble de la création. Est-vous prêt à ce que la Vie vous invite ? Alors, venez prendre place au cœur de la conscience.   
elishean.fr -La Naissance de la Conscience dans L’Effondrement de L’Esprit – Partie 1/3elishean.fr -La Naissance de la Conscience dans L’Effondrement de L’Esprit – Partie 2/3elishean.fr -La Naissance de la Conscience dans L’Effondrement de L’Esprit – Partie 3/3
5) Bernard d’Espagnat.
http://www.asmp.fr/fiches_academiciens/textacad/espagnat/12-05-22_PhysiqueQuantique&Realite.pdf  (Physique quantique et réalité la réalité c’est quoi ? Bernard d’Espagnat)

https://www.youtube.com/watch?v=pdLyBf_rPvU (Notre corps est plein de nous-mêmes, pure Connaissance)https://www.youtube.com/embed/pdLyBf_rPvU?ecver=1
https://www.youtube.com/watch?v=WxQkJI6MPlE (étienne klein:qu’estce que l’objet?)
vidéo:
https://www.youtube.com/watch?v=qucidc9oFXs (la science aux confins de la conscience partie 1)
https://www.amazon.fr/Voyage-aux-confins-conscience-dexploration/dp/2813209694 (Voyage aux confins de la conscience : Dix années d’exploration scientifique des sorties hors du corps : le cas Nicolas Fraisse)
https://www.youtube.com/watch?v=WfjVImPNuag (étienne klein: l’origine de l’univers est t-elle pensable? contestation des bogdanov à la fin)
http://www.foicatholique.com/2016/01/est-ce-que-seule-la-connaissance.html (est-ce que seule la connaissance scientifique est une véritable connaissance?)

6) Sylvie-Dethiollaz -Voyage aux confins de la conscience et Nicolas Fraisse

Voir les liens; 
https://www.btlv.fr/pepite-de-btlv-nicolas-fraisse-sorties-corps.html: Diffusion : 13/02/2019 | La pépite Btlv : Nicolas Fraisse « Les sorties hors du corps »Je cite: « Nicolas Fraisse est infirmier, il possède depuis l’âge de 6/7 ans, la capacité de sortir de son corps. Cette faculté lui permet de visiter de nombreux lieux qu’il connait, ou non… Un ouvrage a été écrit sur son cas, écrit par Sylvie Déthiollaz et Claude Charles Fourrier : « Voyage aux confins de la conscience » paru aux Editions GuyTrédaniel. Celui-ci lui a valu une grande renommée et de nombreuses interventions télévisées comme dans l’émission « Salut les terriens » ou encore « C’est au programme ».
Nicolas Fraisse pratique les soins énergétiques, les visions à distance, la clairaudiance et possède également la possibilité de vivre plusieurs décorporations par jour.
Avec le soutient et l’aide d’une scientifique et d’un psychotérapeute, il a pu étudier et comprendre plus profondément ces phénomènes depuis une dizaine d’années.
Sylvie Déthiollaz est docteure en biologie moléculaire. Après des études à l’Université de Californie à Berkeley, elle fonde le centre Noêsis à Genève pour proposer une structure d’accueil et d’écoute des vécus extraordinaires, et aussi pour mener une recherche scientifique sur ces thèmes. Noêsis est devenu en 2012 l’Institut suisse des sciences noétiques (ISSNOE), au sein duquel elle collabore avec le psychothérapeute Claude Charles Fourrier.
Claude Charles Fourrier est psychothérapeute. À l’âge de vingt-cinq ans, le vécu d’une expérience extrême l’a conduit à la nécessité d’un suivi thérapeutique et analytique. Engagé depuis dans une démarche de développement personnel continue, ponctuée d’autres expériences d’EMC, il en vient naturellement à la relation d’aide. Depuis 2004, il a rejoint le centre Noêsis ».
http://messagesdelanature.ek.la/le-cas-extraordinaire-de-nicolas-fraisse-p1263792Conscience de l’homme Le cas extraordinaire de Nicolas Fraisse
https://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_suisse_des_sciences_no%C3%A9tiques: L’Institut suisse des sciences noétiques est une fondation reconnue d’utilité publique vouée à l’étude scientifique et comparative des états modifiés de conscience non-ordinaires (EMC), au décryptage analytique des expériences de mort imminente — désignées par les acronymes EMI ou NDE pour near-death experience — auxquels s’ajoute le déchiffrement contextuel des perceptions extrasensorielles (PES) et des phénomènes de décorporation (out-of-body experience ou OBE).
http://consciencesansobjet.blogspot.com/2012/06/sylvie-dethiollaz.html: Toute conscience est conscience de quelque chose. Parler de « conscience sans objet » est-ce alors parler pour ne rien dire ?
https://hypno-therapie-humaniste-paris.fr/aux-limites-de-la-conscience-avec-sylvie-dethiollaz/: Aux limites de la conscience avec Sylvie Dethiollaz
https://sciencepost.fr/2017/02/chercheurs-etudient-experiences-de-sortie-corps-humain/: Des chercheurs étudient les expériences de “sortie du corps humain”http://www.guillemant.net La physique de demain
https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=Ck4iY9fFrC8: Faut-il avoir peur de l’intelligence artificielle ? Philippe guillemant par Bob Bellanca, guillemant.net/index.php?cate=conferences

https://books.openedition.org/editionscnrs/419?lang=frChapitre premier. La préhistoire et l’imagination conditionnée
https://www.amazon.fr/R%C3%A9inventer-sacr%C3%A9-nouvelle-science-religion/dp/2844549713/ref=sr_1_1?qid=1568790466&refinements=p_27%3AStuart+Kauffman&s=books&sr=1-1: Réinventer le sacré : Une nouvelle vision de la science, de la raison et de la religion
https://rcf.fr/spiritualite/et-si-nous-entendions-vraiment-l-evangile: L’Évangile n’est ni une morale, ni un catéchisme, ni une sagesse. Il est « bonne nouvelle » car il vient nous dire ce que vivre veut dire. Encore faut-il l’écouter et se laisser déranger. livres; l’évangile inouïl’évangile n’existe pas encore

https://rcf.fr/embed/2170782

https://www.youtube.com/embed/1XqJiBMr9Pkhttp://eveilphilosophie.canalblog.com/archives/2017/01/27/34861088.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=eveilphilosophie (la nature de la conscience)

http://www.georisques.gouv.fr/articles/le-document-dinformation-communal-sur-les-risques-majeurs-dicrim : Le document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM)https://germinallejournal.jimdo.com/%C3%A9volution-1/la-fin-du-n%C3%A9odarwinisme/: LA FIN DU NÉODARWINISME UN OPPORTUNITÉ POUR DÉPASSER DIALECTIQUEMENT LA CONTRADICTION GÉNÉTIQUE DARWINISMEhttps://www.edilivre.com/mag/frontwidget/preview/book/id/864752/: la question de dieu histoire d’une décadence
https://www.youtube.com/watch?v=CCQJTpRGFT4&feature=share&fbclid=IwAR3Xm3d867Qncv-Iot-gnirwJ0IGJwpOKXpdUY3RVyYJYHOV8-p5Dw-NdXM: Jean-Pierre Garnier Malet : Le dédoublement du tempshttps://www.youtube.com/watch?v=qN1ZaFtIBuI&feature=youtu.be&fbclid=IwAR09cBRut0FU6JXk38WcfQD4fy9fenD8YENadt4dqa6cOxe3ADAYms7j2pE: Nassim Haramein : L’intelligence de l’univershttps://stopmensonges.com/nassim-haramein-lintelligence-de-lunivers/?fbclid=IwAR3MYyn0NT1oIfZnhwWPM5LKQKiG0Wfmp-8Zxh7bFfpJN2lrkfGSSYTYrQ8: Nassim Haramein : L’intelligence de l’univershttps://www.youtube.com/watch?reload=9&reload=9&v=CSVmxrri2RY&feature=share: CAUSE#1: PHILIPPE GUILLEMANT, LA DOUBLE CAUSALITÉ, LE TEMPS, LE HASARD… ET LA SCIENCEhttps://www.youtube.com/watch?v=lcqWtuYQeO0&fbclid=IwAR3CqZ447Yq7–gnijF1YBWhdAhvJf5pqMv_uxJ7Rubz5KaLon1rhvPpMv8: L’UNIVERS EST IL UNE ENTITÉ CONSCIENTE ?http://www.guillaume-delaage.com: Les origines secrètes de l’humanitéhttps://zerhubarbeblog.net/2019/04/28/contextualite-et-physique-quantique/?fbclid=IwAR0VDwk6QIX8t9MEN6Y5LP8Y-Lir4JrHgEEQnwwtTnzwjxuNSLz85wcfIao: contextualité et physique quantiquehttp://chaours.rv.pagesperso-orange.fr/physique/Quant/qgrav.htm: gravitation quantique à boucleshttps://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/la-mecanique-quantique-conduit-206835: la mécanique quantique conduit à une révolution philosophiquehttp://www.philipmaulion.com/2019/10/recherchons-activement-la-gravite-quantique.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail: recherchons activement la gravité quantiquehttp://www.philipmaulion.com/2019/10/quelque-chose-de-profondement-cache.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail: quelque chose de profondément cachéhttp://www.philipmaulion.com/2019/08/des-nouvelles-du-futur-univers.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail: des nouvelles du futur univershttp://www.philipmaulion.com/2019/09/trangressions-a-suivre.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail: transgressions à suivrehttps://www.jp-petit.org/science/smolin/SmolinLivre.pdf: sur le livre de lee smolin rien ne va plus en physiquehttps://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/h-e-la-matiere-n-existe-pas-tout-n-130658: H (Ψ) = E Ψ : La matière n’existe pas ; tout n’est que forme et énergie
https://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/la-mecanique-quantique-mene-au-218819?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+agoravox%2FgEOF+%28AgoraVox+-+le+journal+citoyen%29: La mécanique quantique mène au sacré et au religieux
http://www.lmm.jussieu.fr/~sagaut/epistemologie-v14.pdf Introduction à la pensée scientifique modernehttp://media.automatesintelligents.com/biblionet/2014/oct/univers_est_il_unique.html: L’Univers est-il unique ? Ou non ?Et notre cerveau, quel est-il ? Présentation de 3 ouvrages Aurélien Barrau
Des univers multiples. A l’aube d’une nouvelle cosmologie Carlo RovelliEt si le Temps n’existait pas Roberto Mangabeira Unger et Lee SmolinThe Singular Universe and the Reality of Time

Autres liens:https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=Ck4iY9fFrC8: Faut-il avoir peur de l’intelligence artificielle ? Philippe guillemant par Bob Bellanca, guillemant.net/index.php?cate=conferences
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1510: D’où vient l’intelligence humaine? La dialectique auto-organisée de l’individu et de la collectivité, du corps et du cerveau, des émotions et de la pensée, de l’inconscient et du conscient, de la logique et de l’imaginaire, du lent et du rapide
https://www.cielterrefc.fr/vers-un-monde-transrationnel/lesprit-au-dela-de-la-matiere-en-parcourant-les-sciences/: L’Esprit – Au-delà de la matière -en parcourant les sciences avec Jean Staune Une nouvelle approche révolutionnaire de la science suivi de le détail de la grande  étude de Jean-Michel Thomasson sur son blog effectuée du 26 juin 2012 au 6 novembre 2013

https://www.youtube.com/watch?v=6k7vZ6lMgwY (la télé de lilou macé: L’UNIVERS CONNECTÉ: La Solution de masse holographique et la Source de la Conscience NASSIM HARAMEIN)
http://www.actu-philosophia.com/spip.php?article519 (Entretien avec Michel Bitbol : autour de « La conscience a-t-elle une origine ? » (partie 1)
http://www.actu-philosophia.com/spip.php?article520 (Entretien avec Michel Bitbol : autour de « La conscience a-t-elle une origine ? » (partie 2)mardi 11 février 2014, par Katia Kanban)
http://www.normalesup.org/~sage/Reflexions/Sciences/ESespriMatie.pdf (l’esprit et la matière: [le texte de SCHRÖDINGER démarre p. 189, étant précédé d’un texte de M. BITBOL] Pages 239-243 l’esprit conscient vit en dehors du monde qu’il produit….)
https://arxiv.org/ftp/physics/papers/0304/0304038.pdf (quelques réflexions sur la réflexion du monde de Shrödinger -Connaître le Réel ne peut être uniquement l’œuvre solitaire de la science, mais doit être surtout le travail incessant et infatigable du mental. )
https://www.contrepoints.org/2014/08/12/176882-intelligence-le-pessimisme-culturel-derwin-schrodinger (intelligence: le pessimisme d’erwin shrödinger)
http://www.rfi.fr/emission/20160219-schrodinger-physicien-pensee-philosophie-quantique-esprit-matiere (l’esprit et la matière. voir l’audio: comment comprendre la pensée de shrödinger?)
https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00005190/document (Réseaux causaux probabilistes à grande échelle : un nouveau formalisme pour la modélisation du traitement de l’information cérébrale Vincent Labatut)

http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/conscience-et-physique-quantique-147238 (par bernard dugué: conscience et physique quantique avec hameroff et penrose)
http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1571064513001188 (hameroff et penrose: La conscience dans l’univers : Un examen de la théorie du ‘Orch OR’)

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-cerveau-quantique-175053 (le cerveau quantique)
http://boutique.arte.tv/f10932-pouvoirs_cerveau_deux_parties
http://www.elishean-aufeminin.com/la-memoire-akashique-pr-ervin-laszlo/ (erwin lazlo: le champ et la mémoire akashique)
elishean.fr -La mémoire résiderait-elle hors du cerveau?
elishean.fr -La Naissance de la Conscience dans L’Effondrement de L’Esprit – Partie 1/3
elishean.fr -La Naissance de la Conscience dans L’Effondrement de L’Esprit – Partie 2/3
elishean.fr -La Naissance de la Conscience dans L’Effondrement de L’Esprit – Partie 3/

http://www.lilaluz.net/2017/02/science-conscience-et-etrete-un-voyage-de-la-conscience-par-laurence-baranski.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail (Science, Conscience et Etreté : un voyage de la Conscience par Laurence Baranski Publié le 14 février 2017 par LilaLuz)

http://eveilphilosophie.canalblog.com/archives/2017/02/01/34878573.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=eveilphilosophie (dialogue entre le bouddhisme et les neurosciences matthieu ricard et wolf singer)
http://www.rencontres-perspectives.fr/Ricard_Singer_Andre.htm (Conférence de Matthieu Ricard, Wolf Singer et Christophe André le 11 janvier 2017)
L’universalité des signes:
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1824060737835543&set=gm.1476364182382956&type=3&theater

https://academic.oup.com/nar/article/37/4/1011/2410406  L’évolution darwinienne à la lumière de la génomique  (Des modèles d’évolution simples et non adaptatifs expliquent certains de ces universaux, suggérant qu’une nouvelle synthèse de la biologie évolutive pourrait devenir réalisable dans un avenir pas si lointain)

Bertrand Vergely et son Traité de résistance pour le monde qui vient


Bertrand Vergely et son Traité de résistance pour le monde qui vientPrésentation par Bertrand Vergely à la Procure laprocure.com/traite-resistance-pour-monde-vient-bertrand-vergely/9782368905012.html
youtube.com/watch?list=PL83H9RtLbsKel5quxs7SPZCtuEfBGpux-&v=ayBZvVuMi3A&feature=emb_logohttps://www.youtube.com/embed/ayBZvVuMi3A

Par Bertrand_Vergely 


1) Avant-propos (actualité 2020 – 2021).https://www.nexus.fr/actualite/billet-dhumeur/finalite-vaccination-guillemant/?fbclid=IwAR1f5vwy91X5Z64btTw3gOH9BE_7tUu-Gd7QCdmymZvtwcVUkoi7LJZz50I

« Le principal but de la vaccination n’est pas d’ordre sanitaire », selon Philippe Guillemant, Docteur et ingénieur physicien, spécialiste d’Intelligence Artificielle exerçant au CNRS. « Ce problème-là est peanuts à coté du choix de société qui se trouve devant nous, qu’une politique de gouvernance mondiale semble avoir déjà fait à notre place. Le principal but de la vaccination est de parvenir à une normalisation du port d’identité numérique par chaque citoyen. Aucune loi ne pourrait empêcher l’implémentation des algorithmes correspondants, mais seulement en interdire l’usage. La question de savoir si nous allons effectivement rentrer dans ce nouveau monde, ou pas, va donc dépendre du niveau d’acceptation du vaccin. Mais je le répète une fois de plus, mon avis est qu’on n’entrera pas dans ce nouveau monde. » 

« La principale finalité de la vaccination n'est pas sanitaire », par Philippe Guillemant – Nexus

NEXUS.FR« La principale finalité de la vaccination n’est pas sanitaire », par Philippe Guillemant – Nexus« Le principal but de la vaccination n’est pas d’ordre sanitaire », selon Philippe Guillemant, Docteur et ingénieur physicien, spécialiste d’Intelligence Artificielle exerçant au CNRS. « Ce problème-là est peanuts à coté du choix de société qui se trouve devant nous, qu’une polit…Le traité de résistance pour un monde qui vient est paru en janvier 2017 avant la crise sanitaire qui sévit depuis début 2020. On est donc en plein dans le monde qui vient qu’évoque Bertrand Vergely. Et les remarques et positions de Philippe Guillemant  ont attiré mon attention et méritent qu’on y réfléchisse. Il explique que la question de savoir si nous allons effectivement rentrer dans ce nouveau monde, ou pas, va donc dépendre du niveau d’acceptation du vaccin. Mais je le répète une fois de plus, mon avis est qu’on n’entrera pas dans ce nouveau monde. Il me semble qu’on soit actuellement en plein dans le monde qui vient dont parle Bertrand Vergely (le livre a été écrit en 2017). Philippe Guillemant parle d’un choix de société et d’un monde avec la normalisation du port d’identité numérique par chaque citoyen et d’implémentation des algorithmes correspondants. J’y vois la perspective du transhumanisme et de ses dangers, que j’ai évoqués dans l’article de mon blog : « Le cerveau numérique et le danger du transhumanisme: [https://monblogdereflexions.blogspot.com/2020/06/le-cerveau-numerique.html?fbclid=IwAR01EZCU00Fg2tAbJWxtK8-SRJAmX0N2SJLRx6GCWraErKrGcZZ5chz7HRk#.X_iXBEHPyWv]Serait-ce aussi, enfin la fin de l’ère chrétienne, ère des Poissons, le début de l’ère du verseau, que d’aucuns situent en 2020? Souvenons-nous enfin des paroles attribuées à André Malraux « Le 21è siècle sera spirituel ou ne sera pas! »https://www.femmeactuelle.fr/horoscope2/vos-previsions-astro/2020-marque-le-debut-de-lere-du-verseau-savez-vous-ce-que-ca-veut-dire-2100375
2) Bertrand Vergely (né en 1953 fr.wikipedia.org/wiki/Bertrand_Vergely)
est un essayiste français. Il est normalienagrégé de philosophie, professeur en khâgne et est aussi théologien orthodoxe2.

En 2010, dans son ouvrage Retour à l’émerveillement, il rappelle qu’en grandissant, l’enfant perd sa capacité d’émerveillement dans sa confrontation aux contraintes et à la dureté de l’existence. Devenu adulte, il s’oriente alors vers l’idéalisme, « une manière d’intellectualiser le rationnel, en réduisant la réalité à un concept », ou vers le matérialisme, «contre-pied triste et tragique de l’idéalisme, qui dément toute explication intellectuelle », en négligeant généralement une troisième voie, qui constitue la base de l’attitude philosophique : l’émerveillement5.

En 2011, B. Vergely résume ainsi sa démarche : « J’ai écrit des ouvrages dans trois directions. 1°) La vulgarisation de la philosophie et l’histoire de la philosophie. 2°) Des réflexions sur les expériences-limites de la mort, de la souffrance et du mal. 3°) Des ouvrages sur le bonheur et la foi. »6

En janvier 2013, il se déclare opposé à la loi sur le « mariage pour tous » dans son texte Le mariage gay ou la dictature de la confusion7,8.

En mai 2015, à l’occasion de la sortie de son ouvrage La Tentation de l’homme-Dieu, il livre sa réflexion sur les problématiques de notre société « postmoderne ». Exprimant sa position sur la réforme des collèges, il considère que la République « va tourner le dos à ses propres valeurs9 ».

En 2018, dans son ouvrage Obscures lumières – La révolution interdite, il voit dans les Lumières une religion plus obscurantiste que le christianisme qu’elles ont voulu remplacer. Pour lui, la Révolution française, au lieu de supprimer la soif de pouvoir, l’a déplacée d’une expression cléricale vers une expression laïque ; elle a instauré « une idolâtrie, celle de l’homme total contrôlant la nature et l’homme par la raison humaine. Au xviiie siècle cette idolâtrie débouche sur la Terreur, au xixe siècle sur le nihilisme intellectuel, au xxe siècle sur le totalitarisme »10.

Le 13 avril 2018, Bertrand Vergely participe à un colloque sur les « nouvelles attentes écologiques »11, avec les frères de la Communauté Saint-Jean.
3) Traité de résistance pour un monde qui vient, Descriptif sur le site   https://www.cultura.com/traite-de-resistance-pour-le-monde-qui-vient-tea-9782368905029.html:

« Dans cet essai vif et stimulant, Bertrand Vergely dénonce l’ère post-totalitaire dans laquelle nous vivons, un mélange de socialisme et de libéralisme, qui paralyse les consciences en étouffant la pensée au mépris des fondements de notre humanité.
Bertrand Vergely propose une réflexion stimulante sur notre société qui mêle idéologie bien-pensante et consommation en poursuivant comme but une consommation qui pense bien et une bonne pensée qui consomme. Il s’appuie sur le texte retentissant de Vaclav Havel paru en 1978, Le pouvoir des sans pouvoirs, dans lequel ce dernier pressentait la fin du communisme mais aussi ce qui allait advenir : le post-totalitarisme qui nous gouverne aujourd’hui, ce mélange d’idéologie et de consommation apparu dans les années 80 avant la chute du mur de Berlin.
Dans ce Traité de résistance à l’usage du monde d’aujourd’hui, Bertrand Vergely pose au lecteur trois questions fondamentales : qu’avons-nous fait de l’amour, prenant l’exemple emblématique du mariage pour tous ? Que faisons-nous de la société, c’est-à-dire sur quoi repose notre pacte social aujourd’hui ? Enfin, quelle est notre conception de l’Homme ?
Pour le philosophe, la seule voie envisageable face à ce post-totalitarisme est de vivre pour la vérité, comme les poètes qui disent ce qui vient du plus profond d’eux-mêmes. Il défend avec ardeur un modèle de société dans lequel les gouvernements fondent leurs actions sur le vrai et non le pouvoir et l’argent. »
4) Václav Havel: fhttps://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A1clav_Havel:

[Václav Havel né le 5 octobre 1936 à Prague et mort le 18 décembre 2011 à Hrádeček, est un dramaturgeessayiste et homme d’État tchécoslovaque puis tchèque.

Durant la période communiste, il est une des figures de l’opposition à la République socialiste tchécoslovaque en tant que membre de la Charte 77. En 1989, il est une des figures de proue de la révolution de Velours, qui met un terme au régime communiste. Il est ensuite président de la République fédérale tchèque et slovaque de 1989 à 1992, puis président de la République tchèque de 1993 à 2003. Politicien atypique, généralement estimé comme une « personnalité extraordinaire » dans son pays1, il est souvent appelé le « président-philosophe » et sa vie a été qualifiée d’« œuvre d’art » par l’écrivain Milan Kundera.[…] Après l’invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes soviétiques en 1968, qui marque la fin du processus de libéralisation du Printemps de Prague, Václav Havel n’a pas abandonné ses convictions, dont il trouvait inspiration dans les écrits de Jan Patočka et de Martin Heidegger, comme de nombreux dissidents tchèques de son époque. Il a été président du Cercle des écrivains indépendants, puis membre actif au sein du club des Sans-parti engagés. Son engagement lui coûte une censure de ses pièces : en 1971, ses pièces sont interdites. En 1974, il travaille dans une brasserie. La communauté internationale remarque ce dissident, notamment en raison de sa lettre ouverte adressée au président Gustáv Husák, en 1975, où il dénonce la situation de la société et la responsabilité du régime politique. Il est perçu dès lors comme un représentant de l’opposition intellectuelle tchécoslovaque. En tant que citoyen, il proteste contre l’oppression intense qui marque ce que la gauche au pouvoir nomme la « normalisation ». En 1977, il est l’un des cofondateurs, et l’un des trois porte-paroles de la « Charte 77 », une organisation de défense des droits de l’homme en Tchécoslovaquie. Son action le mène en prison à trois reprises : il y passe au total près de cinq ans, entre 1977 et 1989. Il y écrit, en 1978, un essai, « Le Pouvoir des sans-pouvoir », dans lequel il analyse les mécanismes de la mauvaise raison d’État qui prive selon lui les citoyens ordinaires de toute capacité d’influer sur le cours réel de leur vie : mécanismes qui conduiraient à la résignation des individus et aussi à leur démission morale, stérilisant en fait la dynamique sociale. Derrière cette analyse, il veut démontrer la force de la résistance morale et de la vie. Cet essai obtient un impact non seulement chez les dissidents tchécoslovaques, mais aussi dans les mouvements d’opposition des autres pays socialistes.

Le 9 décembre 1988 il est invité, avec huit autres dissidents, à un petit-déjeuner avec le président français François Mitterrand. Il est arrêté le 9 janvier 1989 pour un rassemblement interdit en mémoire de Jan Palach, et est condamné le 21 février, à neuf mois de prison. Il est finalement libéré le 17 mai après avoir purgé la moitié de sa peine […]5) Le pouvoir des sans-pouvoir: ababord.org/Le-pouvoir-des-sans-pouvoir.

[‘La mort de Václav Havel, annoncée en même temps que celle de Kim Jong-Il qui l’a éclipsée, est probablement emblématique du sort de cet homme de théâtre devenu président. Plutôt que de s’attarder à son bilan présidentiel, assez contestable, il est intéressant de se pencher sur sa « carrière » de dissident et sur son apport à la compréhension du totalitarisme.

Car il me semble que c’est à cet égard que se situe l’essentiel de la contribution de Havel pour comprendre des enjeux qui sont encore partiellement les nôtres. Il sera, avec Patocka, un des initiateurs de la Charte 77, ce qui le mène à quelques reprises en prison sous le régime « communiste ».

Son texte politique le plus connu est certainement «  Le Pouvoir des sans-pouvoir  » dans lequel il explique le projet des dissidents, un projet qu’il situe plus sur le plan éthique que politique. Cette volonté de se situer sur le plan de l’éthique est liée à son analyse de la perversion et de la confiscation du politique par les appareils communistes dans les pays de type soviétique. Mais rien ne nous empêche de l’infléchir dans un sens politique.

Ce texte présente beaucoup de similarité avec le pamphlet de La Boétie, le Discours de la servitude volontaire, qui voyait dans le soutien tacite de la population la principale force des régimes tyranniques. Ainsi, Havel définit les pays post-totalitaires et les conditions de la lutte politique dans ceux-ci. Opposant le mensonge du régime en place et la vie dans la vérité, il montre que le régime se soutient essentiellement par l’idéologie.

La vie dans la vérité, c’est le refus de collaborer avec le pouvoir en place de quelque façon que ce soit. Un tel refus est d’abord le fait d’individus, mais il peut donner lieu également à une action concertée qui rend possible la recomposition de la société civile en dehors de l’État (ça ressemble au modèle contre-hégémonique de Gramsci) sur la base de la responsabilité civique, une notion proche de la thématique de la solidarité de Patocka ou du souci du monde chez Arendt.

Mais l’apport des dissidents d’Europe de l’Est, et singulièrement de ceux regroupés dans la Charte 77, c’est de nous montrer quel rôle politique peut jouer la revendication des droits de la personne. Au-delà de la distinction classique entre droits formels et droits réels, la revendication des droits nous montre que ceux-ci prennent vie dans leur revendication. En effet, la plupart des pays, y compris ceux de l’ex-bloc soviétique, ont souscrit à la Déclaration universelle des droits de l’Homme (sic). En même temps, ces droits, s’ils ne restent que des mots inscrits sur une feuille de papier, n’ont aucune signification. En revendiquant des droits auxquels leurs gouvernements avaient souscrit, ces dissidents faisaient la preuve que l’on peut ébranler un régime en démontrant, d’une part, l’inadéquation entre ses paroles et ses actes (la vie dans la vérité opposée aux mensonges du pouvoir) et, d’autre part, la dimension proprement politique de la mise en œuvre de ces droits dans l’action collective de contestation. Ainsi, les droits sont porteurs d’une dynamique poussant à leur élargissement et à leur mise en œuvre effective.

À Patocka, Havel emprunte deux idées essentielles. D’abord, sa critique du totalitarisme ne débouche pas sur une apologie de la démocratie libérale (subjectivité autonome et autofondatrice), mais sur la reconstruction du lien social de concitoyenneté, entendue au sens de responsabilité partagée pour le monde. Cela l’amène, ensuite, à définir la politique et la démocratie comme fondées sur la « problématicité » de la coexistence humaine. Loin du « y’a qu’à… » et de la simplicité, voire du simplisme, il met en évidence la complexité de la coexistence humaine et donc la nécessité de la démocratie afin de chercher, par la confrontation des points de vue et la délibération, à s’orienter dans le monde en gardant à l’esprit notre faillibilité. À la communion du totalitarisme, il oppose donc la solidarité polémique.

Sa compréhension de la dissidence ne réside donc pas dans le martyre individuel, mais dans une action concertée qui permet de montrer la nature idéologique des régimes post-totalitaires en même temps que l’autoréférentialité du pouvoir et de la loi, ce qui explique le recours à la légalité comme instrument de terreur. Cela permet également de recourir aux engagements internationaux auxquels le pouvoir a souscrit pour le démasquer et pour montrer que la loi ne peut être confisquée par un corps social et doit appartenir à tous. Finalement, cela permet de cultiver l’autonomie (la distinction) et la solidarité.

L’évolution des pays d’Europe de l’Est, dont la République tchèque, dans la période qui a suivi la chute du mur de Berlin a pris une autre voie. Mais la dissidence, en misant sur le lien de concitoyenneté, en valorisant la délibération publique et l’engagement citoyen, a partiellement orienté le sens de nos luttes actuelles. C’est ce Václav Havel qu’il convient de garder présent dans nos luttes. »]

https://www.youtube.com/watch?v=vK7_DXJiR2ohttps://www.leslibraires.ca/livres/traite-de-resistance-pour-le-monde-bertrand-vergely-9782368905012.html  (Traité de résistance pour le monde qui vient Par Bertrand Vergely Éditeur PASSEUR (LE)http://www.blog-laprocure.com/vie-de-la-librairie/evenements/bertrand-vergely-traite-resistance/https://www.leslibraires.ca/livres/traite-de-resistance-pour-le-monde-bertrand-vergely-9782368905012.html  (Traité de résistance pour le monde qui vient Par Bertrand Vergely Éditeur PASSEUR (LE)https://www.babelio.com/livres/Vergely-Retour-a-lemerveillement/229353https://www.laprocure.com/obscures-lumieres-revolution-interdite-bertrand-vergely/9782204124942.html
http://www.guillemant.net La physique de demain
https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=Ck4iY9fFrC8: Faut-il avoir peur de l’intelligence artificielle ? Philippe guillemant par Bob Bellanca, guillemant.net/index.php?cate=conferences


BibliographieCollection Essentiels philosophie10

  • Aristote ou l’art d’être sage
  • Grandes interrogations de la connaissance (Les)
  • Grandes interrogations esthétiques (Les)
  • Grandes interrogations morales (Les)
  • Grandes interrogations philosophiques (Les)
  • Grandes interrogations politiques (Les)
  • Hegel ou la défense de la philosophie
  • Heidegger, ou l’exigence de la pensée
  • Kant, ou l’invention de la Liberté
  • Nietzsche, ou la passion de la vie
  • Petit précis de philosophie grave et légère
  • Petite philosophie du bonheur
  • Philosophes anciens (Les)
  • Philosophes contemporains (Les)
  • Philosophes du Moyen Âge et de la Renaissance (Les)
  • Philosophes modernes (Les)
  • Philosophie (La)
  • Platon

Autres collections

  • Petite philosophie du bonheur, Pause philo
  • Dictionnaire de la philosophie (Le), Les dicos essentiels Milan
  • Petite philosophie grave et légère, Pause philo
  • Petite philosophie pour les jours tristes, Pause philo
  • Pour une École du savoir, Milan, 2000, 224 p. (ISBN 2745900153)

Livres

  • 1995 : Platon, Milan
  • 1997 : Les philosophes modernes, Milan
  • 1998 : Le dico de la Philosophie, Milan
  • 2002 : Les philosophes anciens, Les essentiels Milan
  • 2003 : Aristote ou l’art d’être sage, Milan

Le cerveau numérique et le danger du transhumanisme


Le cerveau numérique et le danger du transhumanisme

Le cerveau numérique et le danger du transhumanisme

1) Google et Ray Kurzveil: va-t-on vers le transhumanisme?

Google, arme de déconstruction massive          (HTTPS://WWW.AGORAVOX.FR/ACTUALITES/SOCIETE/ARTICLE/GOOGLE-ARME-DE-DECONSTRUCTION-212835 : 23 FÉVRIER 2019)(AGORAVOX.FR)
Je cite: »Du point de vue mondialiste, comment gérer un cheptel de 7,5 milliards d’humains groupés en communautés claquemurées dans leur droit et la virilité de leur ethos ?Le transhumanisme apporte une solution en diluant les différences, en automatisant la reproduction et surtout en réduisant l’être humain à une donnée chiffrée.Google est l’agent pathogène de cette mutation.Le projet : créer l’intelligence artificielle qui dirigera le monde au nom d’une utopie cybernétique conforme à l’universalisme moral.De l’École de Francfort aux conférences Macy, les tentatives de dislocation des souverainetés populaires et des permanences anthropologiques sont récurrentes.La gauche libérale américaine est désormais dépositaire de cet intégrisme de l’indétermination : abolition de la citoyenneté, abolition des frontières politiques et intimes, … le monde est liquide, ouvert à la reprogrammation permanente.Le transsexuel et le migrant incarnent la fluidité post-identitaire ; mutants volontaires, improbables zombies dénués d’appartenance, ils sont les bons élèves voulus par Google.La reprogrammation de la nature humaine passera par l’intelligence artificielle et le big data… avec l’appui inconditionnel de l’appareil d’Etat américain »
« [Le 26 février, le projet de DNAVision visant à décoder l’intégrale du programme Génétique a été le thème abordé par Laurent Alexandre, président de DNAVision, dans Good Morning Business, avec Stéphane Soumier, sur BFM Business.] »http://video.lefigaro.fr/figaro/video/dnavision-veut-decoder-l-integrale-du-programme-genetique-laurent-alexandre-dans-gmb/3258830223001/https://video.lefigaro.fr/figaro/video/dnavision-veut-decoder-l-integrale-du-programme-genetique-laurent-alexandre-dans-gmb/3258830223001/

francetvinfo.fr/monde/ameriques/video-google-veut-repousser-les-limites-de-l-espece-humaine_790131.html : VIDEO. Google veut repousser les limites de la vie On le sait, Google règne en maître sur Internet. Ce que l’on sait moins, c’est que la firme high-tech de la Silicon Valley veut aussi repousser les limites de l’homme et faire reculer la date de sa mort. Ainsi a-t-elle recruté Ray Kurzweil, un informaticien spécialiste de l’intelligence artificielle très célèbre outre-Atlantique. Selon ce dernier, grâce à des micro-robots, notre corps sera bientôt capable de se réparer tout seul. « Dans vingt ans, notre cerveau sera directement relié à un cerveau synthétique virtuel et notre pensée deviendra un mélange de pensée biologique et non biologique », déclare-t-il.
Notre corps robotisé, notre conscience reprogrammée pour l’immortalité, ces étonnantes ambitions de Ray Kurzweil alimentent les rumeurs autour de Google. Lentilles de contact pour surveiller le diabète, pilule capable d’anticiper l’apparition d’un cancer… « Google peut-il résoudre la mort ? », titrait récemment le magazine Time.
« Le business de Google, c’est le contrôle des gens »
La santé est en tout cas au cœur des préoccupations de Google. Dans son centre expérimental Google X, la firme travaille avec des géants de l’industrie pharmaceutique. Elle a aussi investi dans un laboratoire spécialisé dans la recherche d’anticorps, un autre spécialisé dans le décryptage des gènes et une filiale dédiée à la lutte contre le vieillissement.
Le business de Google étant basé sur la collecte de données personnelles, quelle est la nature de son intérêt sur le terrain médical ? « Le business de Google, c’est l’information sur les gens, c’est le contrôle des gens, c’est la maîtrise des gens », commente Axel Kahn, ancien membre du Comité consultatif national d’éthique.

-Ray Kurzweil, le salarié de Google qui veut terrasser la mort

https://www.lemonde.fr/festival/article/2015/09/23/ray-kurzweil-le-salarie-de-google-qui-veut-terrasser-la-mort_4767845_4415198.htmlEmployé par Google pour plancher sur l’intelligence artificielle, Ray Kurzweil, icône mondiale du transhumanisme, estime que d’ici quelques décennies l’homme sera immortel. Une vision loin de faire l’unanimité dans les rangs des scientifiques. Une vision loin de faire l’unanimité dans les rangs des scientifiques.Ray Kurzweil estime que l’innovation technologique exponentielle permettra de vaincre la mort et donnera naissance à terme à des machines plus intelligentes que les humains. Une vision loin de faire l’unanimité dans les rangs des scientifiques.
Il  pense ne pas avoir besoin d’épitaphe. Cet inventeur, auteur, et « futuriste » est convaincu que l’homme, grâce aux progrès exponentiels de la technologie, va devenir immortel dans une poignée de décennies.

liens:

dailymotion.com/video/xazeo6_le-cerveau-mystique-1_tech

http://www.dailymotion.com/video/xauvk2_le-cerveau-mystique-2_tech
https://monblogdereflexions.blogspot.com/2012/12/conscience-quantique-nouvelle-science.html#.W8zOwWgzaWs:    (Entretien de Patrice Van Eersel avec Jean Staune) « La modernité est partie d’un Yalta métaphysique : aux religieux le ciel, aux scientifiques la terre ; entre les deux, un rideau de fer. Mais voilà qu’une fissure, provoquée par les physiciens du début du siècle, s’élargit maintenant à d’autres disciplines – neurologie, sciences de l’évolution… – et menace de tout remettre en cause. Réenchantement ou confusion ? Nouvelles Clés tente un bilan, et interroge Jean Staune – tête chercheuse de talent ».https://monblogdereflexions.blogspot.com/2016/03/le-reenchantement-du-monde.html#.YAXPNuhKiWs: « Paul Valéry, pressentant la catastrophe où menait le nazisme, constatait dès 1939 une « baisse de la valeur esprit ». Aurait-il pu imaginer dans quel état de déchéance généralisée tomberait l’humanité quelques décennies plus tard – là où nous en sommes? » C’est ainsi que commence le livre « Réenchanter le monde »

2) Homo Deus, le livre de Yuval Noah Harari : Une brève histoire de l’avenir

[fr.wikipedia.org/wiki/Homo_Deus_:_Une_br%C3%A8ve_histoire_de_l%27avenir?fbclid=IwAR2qNpaVew6qP1LPnh494g_9F84Z3nWNnP5U4UW_q2m_0EsplpT8AcIECe]: Homo Deus, une brève histoire de l’avenir[sciencesetavenir.fr/high-tech/intelligence-artificielle/questions-a-mark-alizart-philosophe-peut-etre-dira-t-on-un-jour-que-dieu-est-algorithme_137697?fbclid=IwAR2GQ-UVCDCeupvjkshQE1V5h3sMZQZaTF6Fncafn76YUq9u6DtV4KizO-s]: Mark Alizart : « Peut-être dira-t-on, un jour, que Dieu est Algorithme »

https://rcf.fr/…/bertrand-vergely-la-fin-programmee-de&#8230;

« Pour faire un citoyen il n’y a plus besoin d’un être humain, un robot peu faire office de citoyen : c’est là où je dis qu’il y a disparition de l’homme »

Bertrand Vergely, la fin programmée de l'humain a-t-elle commencé?

RCF.FRBertrand Vergely, la fin programmée de l’humain a-t-elle commencé?
https://www.padreblog.fr/rester-humains-face-aux-algorithmes

Rester humains face aux algorithmes - Padreblog

PADREBLOG.FRRester humains face aux algorithmes – Padreblog
      2-1) Voici un résumé par wikipedia de ce livre qui donne lui aussi des pistes sur l’avenir de l’humanité (voire du transhumanisme) qui se profile en ce début de l’ère du verseau. Présentation du livre:https://fr.wikipedia.org/wiki/Homo_Deus_:_Une_brève_histoire_de_l%27avenirHomo Deus : Une brève histoire de l’avenir est un livre de Yuval Noah Harari publié pour la première fois en hébreu en 2015. Traduit en plusieurs langues, il se lit en anglais dès 2016 et en français aux éditions Albin Michel dès septembre 2017.Introduction : le nouvel ordre du jour humainL’auteur se pose la question de savoir quelles vont être les priorités de l’humanité au cours du 3e millénaire. L’histoire nous apprend le caractère imprévisible à long terme des aspirations humaines. Mais il est probable que les grands projets de l’humanité au xxie siècle soient d’atteindre l’immortalité, de trouver la clé du bonheur et d’ainsi hisser l’homme au rang de dieu. Mettre des mots sur ce possible avenir est indispensable si l’humanité veut influencer un tel scénarioPartie 1 : Homo sapiens conquiert le mondeChapitre 2 : l’Anthropocène. Au cours de l’anthropocène, l’homme, grâce à son intelligence a asservi le monde animal. L’auteur pose la question de savoir si des ordinateurs dépassant les hommes en intelligence et en puissance pourraient traiter les hommes de la même façon que les hommes traitent les animaux.Chapitre 3 : l’étincelle humaine. Les humains ont créé des entités intersubjectives, comme les dieux, les nations, les entreprises; ce sont des fictions qui dominent les hommes et le monde.Partie 2 : Homo sapiens donne sens au mondeChapitre 4 : les conteurs. Les fictions permettent aux hommes de coopérer entre eux, mais au xxie siècle, avec les biotechnologies et l’informatique, les fictions peuvent devenir de plus en plus puissantes. Elle pourront modeler les corps et créer des mondes virtuels, contrôlant davantage l’existence des humains.Chapitre 5 : le couple dépareillé. Les religions sont des fictions qui ont permis d’assurer le pouvoir sur les hommes en transformant des jugements éthiques en énoncés factuels, obscurcissant la connaissance. La science en recherchant la vérité recherche le pouvoir.Chapitre 6. l’alliance moderne. La modernité est la conséquence de l’alliance entre la science et l’humanisme.Chapitre 7 : la Révolution humaniste. L’humanisme est devenu la religion du xxe siècle, elle est scindée en trois grandes branches ː l’humanisme libéral (ou libéralisme), l’humanisme socialiste et l’humanisme évolutionniste.Partie 3. Homo Sapiens perd le contrôleChapitre 8 : la bombe à retardement au laboratoire. Les neurosciences du xxie siècle indiquent que les décisions humaines, le libre-arbitre, sont le résultat de processus électro-chimiques du cerveau. Les chercheurs arrivent à la conclusion qu’il n’y a pas d’individus libres.Chapitre 9 : le grand découplage. Au cours du xxie siècle, la machine va devenir plus performante que l’homme et va se substituer radicalement aux humains. Les seuls métiers qui vont rester sont ceux où le remplacement de l’homme par une machine n’est pas rentable. Se pose alors la question de l’avenir de ces humains devenus inutiles, face à une élite aux pouvoirs améliorés.Chapitre 10 : l’océan de la conscience.Chapitre 11 : la religion des data. La puissance des systèmes de gestion de données et la multiplication des capteurs d’acquisition de données, font que les systèmes informatiques ont des performances meilleures que celle des humains. Des systèmes algorithmes non conscients mais hautement intelligents savent mieux que vous ce qui est bien pour vous. Cette gestion des données pourrait être le système qui mette l’Homme sur la touche.

Homo Deus : Une brève histoire de l'avenir — Wikipédia

FR.WIKIPEDIA.ORGHomo Deus : Une brève histoire de l’avenir — WikipédiaHomo Deus : Une brève histoire de l’avenir est un livre de Yuval Noah Harari publié pour la première fois en hébreu en 2015. Traduit en plusieurs langues, il se lit en anglais dès 2016 et en français aux éditions Albin Michel dès septembre 2017.m
BERNARDGEORGES.FRIntelligence et conscience artificielles – FAIRE AIMER L’AVENIR
2-2) Je viens de terminer le livre de Yuval Noah Harari Homo Deus (Une brève histoire du futur). La première partie de la dernière page de conclusion est une constatation pessimiste pour moi, qui pose le problème évoqué dans le livre de Naccache, « perdons-nous connaissance?« . Cela va dans le sens de la peur qui domine le monde en ce moment. Nous verrons que la deuxième partie de la conclusion laisse un espoir.
1) La science converge sur un dogme universel, suivant lequel les organismes sont des algorithmes et la vie se réduit au traitement des données. 2) l’intelligence se découple de la conscience [https://bernardgeorges.fr/…/difference-entre…/] -Etre intelligent c’est, entre autres, être capable de détecter et de comprendre des émotions. Et aujourd’hui, on sait très bien, de l’extérieur, programmer des robots pour détecter et analyser des émotions de manière beaucoup plus fine que ne le font des êtres humains. -La conscience, c’est la capacité à éprouver des émotions. C’est la capacité à se constituer comme étant différent des autres, à constituer sa propre identité, au travers des interactions que nous développons avec les autres, au travers des émotions que nous développons dans ces interactions, émotions que nous intériorisons sous forme de sentiments, et par-dessus lesquels nous construisons un système de pensées. Etre conscient, c’est à la fois ressentir et penser. Ressentir et penser sont des verbes de la conscience. Ce ne sont pas les verbes de l’intelligence. La conscience, c’est quelque chose de réflexif. La conscience, c’est l’intelligence de soi.3) des algorithmes intelligents pourraient bientôt nous connaître mieux que nous-mêmes.
31décembre 2021 Passage en ce que certains présument être l’an 2 de l’ère du verseau: En commentaires, je citerai quelques passages de « Homo-Deus » qui ont retenu mon attention. En premier lieu, page 36, on lit; « Le développement à vitesse V de domaines comme le génie génétique, la médecine régénérative et les nanotechnologies nourrit de multiples prophéties toujours plus optimistes. Certains experts croient que les humains triompheront de la mort d’ici 2200, certains parlent même de 2100. Kurzveil et de Grey sont encore plus confiants. Ils soutiennent qu’en 2050 (30 ans!), quiconque possède un corps sain et un solide compte en banque aura une chance d’accéder à l’immortalité en trompant la mort de décennie en décennie. Tous les 10 ans, […] nous ferons un séjour dans une clinique pour y subir une transformation qui nous guérira de nos maladies, mais régénèrera aussi nos tissus en décomposition et améliorera nos mains, nos yeux et notre cerveau. Entre deux hospitalisations, les médecins auront inventé pléthore de nouveaux médicaments d’extensions et de gadgets […] En vérité, ils seront a mortels plutôt qu’immortels. … ». (Apparemment, on commence plutôt mal si on se réfère à la crise sanitaire actuelle). Pour commenter ce passage, je vais me référer à Lionel Naccache (voir wikipedia: Lionel Naccache, né le 27 mars 1969 est neurologue, professeur des universités-praticien hospitalier (la Pitié-Salpétrière) et spécialiste des neurosciences cognitives). Son livre « perdons-nous connaissance? » mérite une lecture attentive. Perdons-nous le sens de ce qu’est la connaissance alors que nous nous autoproclamons « société de la connaissance? » Aujourd’hui, la connaissance ne fait plus plus peur à personne, alors que depuis 3 000 ans notre culture occidentale n’a cessé de la décrire vitale et dangereuse (Dieu n’a t-il pas dit « mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras Annik de Souzenelle corrige en disant « tu muteras » au lieu de « tu en mourras ».
2-3) La deuxième partie de la conclusion du livre Est plus nuancée. Les trois processus que nous avons vu précédemment soulèvent trois questions qui doivent rester à l’esprit pour alimenter notre réflexions sur la question du sens. 1) Les organismes ne sont-ils réellement que des algorithme, et la vie se réduit-elle au traitement des données? 2) De l’intelligence ou de la conscience, laquelle est la plus précieuse? 3) Qu’adviendra-t-il de la société, de la politique et de la vie quotidienne quand les algorithmes non conscients mais hautement intelligents nous connaîtront mieux que nous nous connaissons?
Jean-michel Thomassonhttps://www.padreblog.fr/rester-humains-face-aux-algorithmes

Rester humains face aux algorithmes - Padreblog

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Est-ce ce qui se passe en ce début de l’ère du verseau?https://newsroom.em-strasbourg.eu/les-actus-de-la-newsroom/nous-vivons-une-bifurcation-un-changement-d-ere: « Nous vivons une bifurcation, un changement d’ère »J’ère du verseau et les grands bouleversements: De 0 après JC à nos jours, les humains ont vécu à l’ère des Poissons. Il va sans dire que la transition actuelle est tout aussi spéciale, puisqu’elle marque la fin d’une période de près de 26 000 ans. Pour les 2000 prochaines années, nous vivrons à l’ère du Verseau. Le début officiel de l’ère du Verseau fut pour certains le 11 novembre 2011, tandis que d’autres fixent cette date beaucoup plus tard (certains la fixent en 2020). Selon certains philosophes, les grandes périodes de notre histoire seraient déterminées par l’alignement du Soleil Étant donné qu’il s’agit d’un cycle de 2000 ans, de nombreux changements sont à prévoir, quelle que soit la date exacte de son commencement CONSULTATIONVOYANCE.COMLa transition vers l’ère du Verseau sera une période de grands bouleversementsJ’ai aimé son livre « contre le totalitarisme transhumaniste »
HTTPS://WWW.AMAZON.FR/CONTRE-TOTALITARISME…/DP/236405172X

Contre le totalitarisme transhumaniste: Les enseignements philosophiques du sens commun

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liens:monblogdereflexions.blogspot.com/2019/01/article-1-perdons-nous-connaissance.html#.X_ShNdhKiWv
monblogdereflexions.blogspot.com/2012/12/conscience-quantique-nouvelle-science.html?fbclid=IwAR3Eofd4laOBgG1w57ntwm-VRIMC–2nXn-fKaxcdpFq1P0Z4-SS9McpxkI#.X_SJ4h7PyWv
agoravox.tv/actualites/societe/article/comment-passer-de-l-information-a-24993?fbclid=IwAR3WkD5FHZ6ic3UH-3HkHNU-l7sx80rMt0ELacUKksjUjjvp6PUjNEJLkdI
cnetfrance.fr/news/l-internet-du-futur-sera-quantique-et-voici-a-quoi-il-ressemblera-39906889.htm#:~:text=T%C3%A9l%C3%A9portation%20quantique,et%20partag%C3%A9e%20dans%20des%20qubits.L’internet du futur sera quantique

Bonne année 2021 « an 2 de l’ère du verseau? » Redonnons sa place au « sujet » (et moins à l’objet de la connaissance) avec l’espérance que l’être humain unique que nous ne devons cesser d’être s’épanouisse plus. Ce serait aussi le visage au sens que lui donnait Emmanuel Levinas. Pour Lionel Naccache « l’acte de connaître met en scène trois entités: -le sujet X tel qu’il existait et se représentait à lui-même avant de connaître l’objet Y -L’objet Y qui est le support de cet acte de connaissance. -Le sujet X’ qui est le sujet ayant absorbé l’objet Y, c’est à dire le sujet ayant mis à jour ses représentations mentales à la lumière des nouvelles connaissances acquises »(voir l’article de mon blog: https://monblogdereflexions.blogspot.com/…/article-5…Cette année 2021 sera très certainement une année de la peur comme 2020. Comme je l’ai exprimé dans mes publications précédentes, en faisant référence au livre de Lionel Naccache, « perdons-nous connaissance »; C’est à dire perdons-nous le sens de ce qu’est la connaissance alors que nous nous autoproclamons « société de la connaissance? » Aujourd’hui, la connaissance ne fait plus plus peur à personne, alors que depuis 3 000 ans notre culture occidentale n’a cessé de la décrire vitale et dangereuse (Dieu n’a t-il pas dit « mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras Annik de Souzenelle corrige en disant « tu muteras » En fait, nous avons remplacé une peur millénaire par de nouvelles peurs, ceci malgré une science triomphante qui semblait-il devait tout expliquer et résoudre. Jadis, on avait autant peur de la mort que de nos jours. Mais elle faisait partie de la vie .Maintenant, l’ombre du transhumanisme fait rêver d’un monde où le développement à vitesse V de domaines comme le génie génétique, la médecine régénérative et les nanotechnologies nourrit de multiples prophéties toujours plus optimistes. Certains experts croient que les humains triompheront de la mort d’ici 2200, certains parlent même de 2100. Kurzveil et de Grey sont encore plus confiants. Ils soutiennent qu’en 2050 (30 ans!), quiconque possède un corps sain et un solide compte en banque aura une chance d’accéder à l’immortalité en trompant la mort de décennie en décennie. Tous les 10 ans, […] nous ferons un séjour dans une clinique pour y subir une transformation qui nous guérira de nos maladies, mais régénèrera aussi nos tissus en décomposition et améliorera nos mains, nos yeux et notre cerveau. Entre deux hospitalisations, les médecins auront inventé pléthore de nouveaux médicaments d’extensions et de gadgets […] En vérité, ils seront a mortels plutôt qu’immortels. … ». On n’en n’est pas encore là, mais la mort semble ne plus devoir être acceptée alors que nous sommes encore impuissants devant les risques qui menacent l’humanité , que ce soient des virus, les risques dûs aux changements climatiques, les autre maladies. La peur devient de plus en plus prégnante. Ainsi que le note Lionel Naccache, notre « société de la connaissance » autoproclamée, une société de l’information qui se prend à rêver d’être ce qu’elle n’est pas (encore?).actualise les menaces existentielles que la connaissance continue à faire peser sur les fictions-interprétations-croyances que nous sommes. Pour résoudre ce paradoxe, Naccache pense qu’on peut maintenant faire l’hypothèse que nous sommes portés à confondre la connaissance avec l’information, aux dépend du sujet: nous réduisons l’expérience de la connaissance (qui présuppose le sujet et sa transformation) au seul objet informationnel Y qui devient alors la support de cette expérience « subjectivité ». La connaissance est alors réduite aux informations qui en sont l’objet et la transparence devient un objectif revendiqué, puis nécessaire, voir ultime. D’où la confusion entre société de la connaissance et société de l’information. Et cette confusion permet également de comprendre pourquoi nous ne faisons pas usage des « mauvaises solutions » des temps passés que nous avons évoquées dans mon article 2
Intelligence artificielle et conscience autres liens. 
Interview de Philippe Guillemant par Bob Bellanca 15 mars 2019 (on semble encore loin de la conscience)https://www.youtube.com/watch?v=Ck4iY9fFrC8intégralité par la chaine BTLV: https://www.youtube.com/embed/Ck4iY9fFrC8

http://lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_12/a_12_p/a_12_p_con/a_12_p_con.html#varela: qu’est-ce que la conscience? En 1994, à la première conférence sur la conscience de Tucson, en Arizona, le philosophe David Chalmers proposa pour sa part de distinguer les difficultés que pose l’étude de la conscience en deux types de problèmes distincts : les « problèmes faciles » et le « problème difficile » de la conscience. (voir enaction: https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89naction)
https://monblogdereflexions.blogspot.com/2012/12/conscience-quantique-nouvelle-science.html#.W8zOwWgzaWs: « La modernité est partie d’un Yalta métaphysique : aux religieux le ciel, aux scientifiques la terre ; entre les deux, un rideau de fer. Mais voilà qu’une fissure, provoquée par les physiciens du début du siècle, s’élargit maintenant à d’autres disciplines – neurologie, sciences de l’évolution… – et menace de tout remettre en cause. Réenchantement ou confusion ? Nouvelles Clés tente un bilan, et interroge Jean Staune – tête chercheuse de talent ».
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1510: D’où vient l’intelligence humaine? La dialectique auto-organisée de l’individu et de la collectivité, du corps et du cerveau, des émotions et de la pensée, de l’inconscient et du conscient, de la logique et de l’imaginaire, du lent et du rapide
https://www.cielterrefc.fr/vers-un-monde-transrationnel/lesprit-au-dela-de-la-matiere-en-parcourant-les-sciences/: L’Esprit – Au-delà de la matière -en parcourant les sciences avec Jean Staune Une nouvelle approche révolutionnaire de la science suivi de le détail de la grande étude de Jean-Michel Thomasson sur son blog effectuée du 26 juin 2012 au 6 novembre 2013
http://eveilphilosophie.canalblog.com/archives/2016/06/21/33994293.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=eveilphilosophie: un entretien de Michel Bitbol (avec Katia Kanban), auteur d’un ouvrage très important sur la conscience paru en 2014
https://www.amazon.fr/conscience-BORDEL-Entre-humour-sagesse-ebook/dp/B0779CL1PM:: Et la conscience BORDEL: Entre humour et sagesse
https://fr.wikipedia.org/wiki/Intelligence_artificielle. Ce que wikipedia nous en dit
L’intelligence artificielle (IA) est « l’ensemble de théories et de techniques mises en œuvre en vue de réaliser des machines capables de simuler l’intelligence »1. Elle correspond donc à un ensemble de concepts et de technologies plus qu’à une discipline autonome constituée. D’autres, remarquant la définition peu précise de l’IA, notamment la CNIL, la définissent comme « le grand mythe de notre temps »2.Souvent classée dans le groupe des sciences cognitives, elle fait appel à la neurobiologie computationnelle (particulièrement aux réseaux neuronaux), à la logique mathématique (sous-discipline des mathématiques et de la philosophie) et à l’informatique. Elle recherche des méthodes de résolution de problèmes à forte complexité logique ou algorithmique. Par extension elle désigne, dans le langage courant, les dispositifs imitant ou remplaçant l’homme dans certaines mises en œuvre de ses fonctions cognitives3.Ses finalités et son développement suscitent, depuis toujours, de nombreuses interprétations, fantasmes ou inquiétudes s’exprimant tant dans les récits ou films de science-fiction que dans les essais philosophiques.Définition
Le terme « intelligence artificielle », créé par John McCarthy, est souvent abrégé par le sigle « IA » (ou « AI » en anglais, pour Artificial Intelligence). Il est défini par l’un de ses créateurs, Marvin Lee Minsky, comme « la construction de programmes informatiques qui s’adonnent à des tâches qui sont, pour l’instant, accomplies de façon plus satisfaisante par des êtres humains car elles demandent des processus mentaux de haut niveau tels que : l’apprentissage perceptuel, l’organisation de la mémoire et le raisonnement critique »a,4. On y trouve donc le côté « artificiel » atteint par l’usage des ordinateurs ou de processus électroniques élaborés et le côté « intelligence » associé à son but d’imiter le comportement. Cette imitation peut se faire dans le raisonnement, par exemple dans les jeux ou la pratique des mathématiques, dans la compréhension des langues naturelles, dans la perception : visuelle (interprétation des images et des scènes), auditive (compréhension du langage parlé) ou par d’autres capteurs, dans la commande d’un robot dans un milieu inconnu ou hostile.Même si elles respectent globalement la définition de Minsky, il existe un certain nombre de définitions différentes de l’IA qui varient sur deux points fondamentaux5 :

  • les définitions qui lient la définition de l’IA à un aspect humain de l’intelligence, et celles qui la lient à un modèle idéal d’intelligence, non forcément humaine, nommée rationalité ;
  • les définitions qui insistent sur le fait que l’IA a pour but d’avoir toutes les apparences de l’intelligence (humaine ou rationnelle), et celles qui insistent sur le fait que le fonctionnement interne du système d’IA doit ressembler également à celui de l’être humain et être au moins aussi rationnel.

Historique: Histoire de l’intelligence artificielle.
Historiquement, elle trouve son point de départ dans les années 1950 avec les travaux d’Alan Turing, qui se demande si une machine peut « penser ». Le développement croissant des technologies informatiques(puissance de calcul) et des techniques algorithmiques (notamment l’apprentissage profond ou deep learning) ont permis la réalisation de programmes informatiques surpassant l’homme dans certaines de ses capacités cognitives emblématiques : le jeu d’échecs en 1997, le jeu de go en 2016 et le poker en 2017.L’une des origines de l’intelligence artificielle se trouve probablement dans l’article d’Alan Turing « Computing Machinery and Intelligence » (Mind, )6, où Turing explore le problème et propose une expérience maintenant connue sous le nom de test de Turing dans une tentative de définition d’un standard permettant de qualifier une machine de « consciente ». Il développe cette idée dans plusieurs forums, dans la conférence « L’intelligence de la machine, une idée hérétique »7, dans la conférence qu’il donne à la BBC 3e programme le  « Les calculateurs numériques peuvent-ils penser ? »8 ou la discussion avec M.H.A. Newman, Sir Geoffrey Jefferson et R.B. Braithwaite les 14 et  sur le thème « Les ordinateurs peuvent-ils penser ? »9. L’autre origine probable est la publication, en 1949, par Warren Weaver de son mémorandum sur la traduction automatique des langues10 qui suggère qu’une machine puisse faire une tâche qui relève typiquement de l’intelligence humaine.On considère que l’intelligence artificielle, en tant que domaine de recherche, a été créée à la conférence qui s’est tenue sur le campus de Dartmouth College pendant l’été 195611 à laquelle assistaient ceux qui vont marquer la discipline. L’intelligence artificielle se développe ensuite surtout aux États-Unis à l’université Stanford sous l’impulsion de John McCarthy, au MIT sous celle de Marvin Minsky, à l’université Carnegie-Mellonsous celle de Allen Newell et Herbert Simon et à l’université d’Édimbourg sous celle de Donald Michie. En France, l’un des pionniers est Jacques Pitrat.Toutefois le sujet de l’intelligence artificielle est un sujet dont les bornes peuvent varier. Par exemple, la recherche d’un itinéraire était considéré comme un problème d’intelligence artificielle dans les années 1950, alors que depuis que des applications sont dotées d’algorithmes pour résoudre ces questions la recherche d’itinéraires n’est plus considérée comme de l’intelligence artificielle12.https://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/l-intelligence-artificielle-et-la-208258!:: L’intelligence artificielle et la disparition de l’homme par Bernard Duguéhttps://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/intelligence-artificielle-realites-207461?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+agoravox%2FgEOF+%28AgoraVox+-+le+journal+citoyen%29 (Intelligence artificielle : réalités ou fantasmes ?)http://math.ucr.edu/home/baez/information.html (Information en bit John Baez)https://www.dunod.com/sites/default/files/atoms/files/Feuilletage_355.pdf:: Max Tegmark Notre Univers mathématique En quête de la nature ultime du Réelhttps://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/information-realite-fondamentale-163860 (Information, Réalité fondamentale de l’Univers… ? par Vincent Verschoore(son site)
http://www.astrosurf.com/luxorion/astro-outils6.htm: nos outils pour sonder l’univers, l’informatique VI)nominalismeproblème des universauxuniversaux
https://www.persee.fr/doc/phlou_0776-555x_1921_num_23_89_2264: Le nominalisme de Guillaume Occam. La théorie de la relation
http://noosphere.princeton.edu/: Projet de conscience globale: corrélations significatives dans des données aléatoires La conscience cohérente crée l’ordre dans le monde Des interactions subtiles nous lient les uns aux autres et à la Terre Lorsque la conscience humaine devient cohérente, le comportement des systèmes aléatoires peut changer. Les générateurs de nombres aléatoires (RNG) basés sur le tunneling quantique produisent des séquences totalement imprévisibles de zéros et de uns. Mais lorsqu’un grand événement synchronise les sentiments de millions de personnes, notre réseau de GNA devient subtilement structuré.
http://noosphere.princeton.edu/dean/wtc0921.html; Analyse du projet Global Consciousness du 11 septembre 2001 Dean Radin Après une analyse de trois mois de données GCP, je conclus qu’une anomalie statistique associée à la date, à l’heure et au lieu général des attentats terroristes du 11 septembre 2001 a également été mise en évidence. quelques heures avant que les événements largement visibles se déroulent.
http://www.infinitude.asso.fr/Le_Messager/82/Im82_21-25.pdf: eben alexander neurochirgugien: les preuves du parasis (il raconte sa NDE)
https://le-cercle-psy.scienceshumaines.com/l-esprit-au-dela-des-neurones-une-explication-de-la-conscience-et-de-la-liberte_sh_30191L’esprit au-delà des neurones. Une explication de la conscience et de la liberté L’esprit au-delà des neurones. Une explication de la conscience et de la liberté Benjamin Libet
https://le-cercle-psy.scienceshumaines.com/l-esprit-au-dela-des-neurones-une-explication-de-la-conscience-et-de-la-liberte_sh_30191: Benjamin libet: l’électroencéphalogramme montre que le cerveau s’était mis en action 200 millisecondes avant que la personne en ait pris conscience. Autrement dit,  l’action d’appuyer sur le bouton s’est passée en trois temps : 1) Mise en route d’une activité cérébrale ; 2) Intention consciente ; 3) Action. Or, si la mise en route a précédé la conscience, cela signifie que la conscience est en partie illusoire : le cerveau décide avant que la personne en ait conscience !
https://www.youtube.com/watch?v=w-flWm6Rrcs: Lothar Schafer The Infinite Potential of Quantum Physics Interview by Iain McNay
https://fr.wikipedia.org/wiki/Carl_Woese: un microbiologisteaméricain, pour ses travaux de phylogénie moléculaire du vivant et pour la définition, en 1977, du domaine Archaea
http://www.jeanstaune.fr/les-cles-du-futur.htmlDans cette synthèse exceptionnelle, fruit de quinze années de recherches, Jean Staune dessine les contours du monde de demain et livre à chacun d’entre nous les clés pour s’y adapter. Un ouvrage essentiel, résolument optimiste, nourri de dizaines de rencontres avec ceux qui développent les idées et inventent les pratiques d’une nouvelle aventure humaine.
http://wasdarwinwrong.com/kortho13.htm: Darwin s’est-il trompé?
https://www.nss-journal.org/fr/articles/nss/pdf/2009/02/nss9207.pdf: Dossier Évolution et créationnisme La théorie de l’évolution a-t-elle une structure ?  conclusion: La théorie des équilibres ponctués s’avère à même de supplanter très largement la théorie néodarwinienne.L’enthousiasme de Stephen Jay Gould est néanmoins à modérer par la résistance du néodarwinisme, sous l’angle d’autres disciplines biologiques.
http://www.uip.edu/blog/le-defi-du-structuralisme-au-darwinisme4967863: le défi du structuralisme au darwinisme par M A Denton (voir https://en.wikipedia.org/wiki/Quinarian_system)

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2651812/: Darwinian evolution in the light of genomics Eugene V. Koonin*le stade génomique pourrait constituer un changement radical par rapport au néo-darwinisme. du darwinisme classique. voir ses critiques du néodarwinisme
https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Dambricourt-Malass%C3%A9: Anne Dambricourt Malassé est une paléoanthropologue française,
https://academic.oup.com/nar/article/37/4/1011/2410406 Darwinian evolution in the light of genomics Eugene V. Koonin Les études de génomique évolutive montrent que la sélection naturelle n’est que l’une des forces qui déterminent l’évolution du génome et qu’elle n’est pas dominante quantitativement, alors que les processus non adaptatifs sont beaucoup plus marquants qu’on ne le soupçonnait auparavant.http://pedagogix-tagc.univ-mrs.fr/courses/BI5U25_biologie_evolutive/pdf_files/Ariane_Ramaekers/02-Evolution_part1.pdf les théories de l’évolution. 



ou

r
.http://eveilphilosophie.canalblog.com/archives/2016/06/21/33994293.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=eveilphilosophie (entretien de Michel Bitbol autour de « la conscience a telle une origine (avec Katia Kanban), auteur d’un ouvrage très important sur la conscience paru en 2014. L’entretien est difficile (très) mais intéressant (très)Il vient du site actuphilosophia
http://www.implications-philosophiques.org/recensions/recension-la-conscience-a-t-elle-une-origine/ (Michel Bitbol La conscience a-t-elle une origine ? Des neurosciences à la pleine conscience : une nouvelle approche de l’esprit)
http://bouger-la-vie.com/blog/patrimoine-genetique-et-epigenetique/ (bruce lipton: patrimoine génétique et épigénétique, vers le nouvel humain?)
http://www.inexplique-endebat.com/article-recherches-sur-le-cerveau-mystique-65176196.html    (Le Cerveau Mystique, est un documentaire (0h52) qui s’intéresse aux recherches scientifiques concernant l’activité neurologique du cerveau face aux phénomènes psychiques, de méditation, d’influence sur le corps…
http://blogs.scientificamerican.com/cross-check/world-s-smartest-physicist-thinks-science-can-t-crack-consciousness/ (World’s Smartest Physicist Thinks Science Can’t Crack Consciousness String theorist Edward Witten says consciousness “will remain a mystery”)
http://www.echosciences-grenoble.fr/communautes/atout-cerveau/articles/l-etat-du-cerveau-post-numerique (L’Etat du Cerveau Post-Numérique)
http://www.echosciences-grenoble.fr/membres/laurent-vercueil (Laurent Vercueil Je contribue à 1 communauté Docteur en Médecine, Spécialiste en Neurologie Docteur en Neurosciences Responsable de l’unité des Explorations Fonctionnelles du Système Nerveux au CHU de Grenoble Membre de l’équipe 9 de l’unité INSERM 836 à l’institut des Neurosciences de Grenoble)

http://darknessclosesin.ning.com/group/artificial-intelligence-in-the-new-age/forum/topic/show?id=4506165%3ATopic%3A1325923&xg_source=msg (New DARPA Program Aims to Facilitate Training Through Nerve Stimulation)
http://futurism.com/scientists-make-an-algorithm-that-designs-quantum-experiments/ (Scientists Make an Algorithm That Designs Quantum Experiments)
http://www.esthersternberg.com/ Dr Esther Steinberg)
https://www.nlm.nih.gov/changingthefaceofmedicine/physicians/biography_309.html (Changing the face of medecine: Dr Esther Steinberg)
http://u821.lyon.inserm.fr/_annuaire/display.php?id_name=123 (Antoine Lutz chercheur en neuro-sciences)
https://crnl.univ-lyon1.fr/index.php/fr/Accueil/ERC-Brain-Mindfulness-A.-Lutz (Dr. Antoine Lutz, Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon)
http://www.lavie.fr/famille/psy/antoine-lutz-j-ai-conduit-les-premieres-experiences-sur-le-cerveau-meditant-07-02-2013-36151_417.php (Antoine Lutz : « J’ai conduit les premières expériences sur le cerveau méditant »)
http://www.andrewnewberg.com/research/Andrew Newberg: Professor and Director of Research Myrna Brind Center of Integrative Medicine | Thomas Jefferson University and Hospital)
http://www.andrewnewberg.com/ (Dr. Andrew Newberg is a neuroscientist who studies the relationship between brain function and various mental states)
http://www.issr.org.uk/meet-issr-members/member/?member_id=153 (William Grassie received his doctorate in religion from Temple University and his bachelor’s degree in political science from Middlebury College). 
http://www.huffingtonpost.com/william-grassie/ (William Grassie is the author of The New Sciences of Religion: Exploring Spirituality from the Outside In and Bottom U)
http://rhubarbe.net/2016/03/25/a-la-recherche-du-code-neural/ 5A la recherche du code neural)
http://www.futura-sciences.com/videos/d/interview-nee-intelligence-artificielle-2570/ (L’intelligence artificielle naît en 1956 lors d’une conférence faisant suite à un article d’Alan Turing, cryptologue ayant réussi à casser le code de la machine Enigma durant la seconde guerre mondiale. Cet article, intitulé « Computing Machinery and Intelligence », propose de définir l’intelligence d’unordinateur grâce à un simple test — baptisé plus tard test de Turing.

Quelques  autres liens:
https://www.futura-sciences.com/sciences/dossiers/astronomie-infini-mysteres-limites-univers-574/page/9/
https://www.ledifice.net/7045-3.html (avant le big bang)
https://jeanzin.fr/ecorevo/sciences/bogdanov.htm: L’illusion de l’origine -bogdanov-
http://www.arsitra.org/yacs/files/article/38/introduction_conscience.pdf
http://consentino.unblog.fr/
sciencesetavenir.fr/fondamental/trinh-xuan-thuan-le-vide-est-la-matrice-de-tout_23515
https://blogs.mediapart.fr/jean-paul-baquiast/blog/220418/relation-entre-lespace-temps-et-le-monde-quantique
https://fr.wikipedia.org/wiki/Renormalisation
https://www.dailymotion.com/video/xazeo6: Le cerveau mystique

https://www.bellesalternatives.fr/deux-illustres-scientifiques-disent-que-la-conscience-ne-peut-pas-mourir-elle-retourne-a-lunivers/?utm_sq=foqn4o8you&utm_source=Facebook&utm_medium=social&utm_campaign=Anonymous+France(Deux illustres scientifiques disent que la conscience ne peut pas mourir : “Elle retourne à l’Univers” dr stuart hameroff (microtubules et conscience quantique), qu’est-ce que la conscience?), (la vie après la mort par michio kaku)
consciencequantique.com -La vie est une offrande par Alain
inexplique-endebat.com -Quantique et conscience: que sait-on vraiment de la réalité
neotrouve.com -Physique Quantique : entre Science et Conscience
cquantique.com -Parce que vous êtes les créateurs de votre réalité!
elishean.unblog.fr -L’important c’est la rose et la conscience
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L’après-vie article 3


https://www.youtube.com/watch?v=kdmQDmMS-WI::  Interview 1 de Christine Hardy – La Théorie des Champs Sémantiques

https://www.youtube.com/watch?v=Frch47hux28:: Interview 2 de Christine Hardy : l’Apocalyse de Jean comme attracteur


Préambule à l’article: 

     -Table des matières de l’après-vie

*L’immortalité (pages 11 à 33): Les Celtes (l’éternité tout confort), Les Germains et leurs religions  (un banquet pour les héros), Le chamanisme (à la recherche de l’âme en fuite), En Egypte (un livre pour l’ultime voyage), En Mésopotamie (l’enfer sans retour), En Iran (le combat du bien et du mal), En Grèce (les fruits de l’immortalité), au Japon (le shintoïsme, la voie des Kamis), En Chine (le taoisme, les recettes de l’immortalité), En Afrique (l’ancêtre et le vivant), En Amérique du Sud (la peur des esprits).
*La réincarnation (pages 33 à 75): La réincarnation selon l’hindouismeLa réincarnation selon le bouddhisme
 (au Tibet: le livre de la libération, les Tulkous)La réincarnation selon l’église chrétienneDes preuves pour la réincarnation (les travaux du Dr Stevenson)L’exploration des vise antérieures (le régression sous hypnose, les expériences du Colonel de Rochas, ce que l’hypnose réveille, télépathie ou souvenirs oubliés? les guérisons sous hypnose du Dr Kelseyles fantastiques lecture de vie d’Edgar Cayceune autre méthode de régression: le lyingla mémoire du monde ou celle des particules,

*La résurrection (pages 77 à 88): Le judaïsmel‘après-vie indescriptible, l’islamle rappel à la vie le jour des comptes, le christianisme: l’immortalité personnellela science et la résurrection

*L’état hors du corps (pages 93 à 119): Jeanne Guésné, Vivre en dehors de l’enveloppe corporelle? les diverses densités de matière, la pensée crée la réalité, se construire un corps pour l’éternité, l’incessante incarnation de la vie, conscience et énergie, le délit de subjectivité, le corps astral le corps et son double énergétique, l’énergie lumineuse, support de la survie.

*L’état de pré-mort (pages 121 à 146): Au bord de la mort, les étapes du voyage vers l’au-delà, Vie-mort!: une frontière impossible, le cerveau non irrigué, la drogue et la mort.

*Le rêve et l’au-delà(pages 153 à 182) La prémonition de la mort, l’information sur l’au-delà, l’interprétation des rêves de mort, autre réalité ou jeu de l’imaginaire? devenir un rêveur conscient rêves d’une vis antérieure, rêves et Karma, Le second système, les barrières de l’espace-temps

*Les communications avec l’au-delà (pages 187 à 221) Le spiritisme, l’état de médium, Médiums sous surveillance: Euséphia Palladino, Daniel Douglas Home, Marthe Béraud,, Willy Schneider, les moulages du Dr Geley, Léonor Piper, Communiques avec les morts les fantômes, la main brune, les fantômes de Jung Les déplacements d’objets, la synchronicité.

*Appendice: (pages 231 à 247) Accompagner le mourant, témoignages: quitter son corps, au bord de le mort.

     -Ma recherche.

En cherchant des « vieux livres« , je viens de découvrir le livre d’Hélène Renard, « l’après-vie » (Croyances et recherches sur la vie après la mort) que je vais « explorer » dans quelques articles. J’en fais « Ma lecture » au cours de mes promenades en méditant souvent ce texte et en prenant des notes qui me servent ensuite à faire des recherches sur Internet. Nous verrons que la réalité n’est pas toujours matérielle, qu’elle n’est pas toujours observable ni démontrable. Des scientifiques comme le neuro-physiologiste Roger Sperry, le physicien David Bohm, le biologiste Rupert Sheldrake ont soutenu qu’il y a dans la réalité des aspects non mesurables, non physiques, et qu’il faut prendre en compte, puisqu’ils font partie de l’expérience humaine, non seulement l’expérience de nos sens physiques, mais aussi l’expérience d’une intuition profonde ou l’expérience résultant d’états de conscience différents. C’est une seconde sorte de science (la conscience en tant que réalité causale; vers une science complémentaire), dit Willis W. Harman qui, seule, pourra étudier ces expériences et cette réalité non mesurable. La science orthodoxe elle-même commence à se poser des questions: voir le site https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/medecine-ca-fait-peur-vie-apres-mort-etude-55543/ (Ça fait peur : la vie après la mort à l’étude)


Y a t-il une vie après la mort? « Tous, nous « mourrons d’envie de connaître la réponse à cette question dont les hommes débattent depuis des siècles. La réponse  en est toujoiurs au même point, au « point mort » alors qu’il n’en n’est pas de plus fondamentale, puisqu’elle détermine le sens  de la vie humaine. Et c’est la « mort dans l’âme » qu’il faut bien avouer notre impuissance, nul n’a encore pu donner des preuves de la vie post-mortem. Ces preuves on les réclame aujourd’hui parce que les croyances s’effritent, les certitudes vacillent. »

Des preuves expérimentales, objectives, fondées scientifiquement? Sans doute, les attendrons-nous encore longtemps. C. G. Jung notait, « à propos des apparitions, du retour des morts, des ensorcellements et autres « histoires fantastiques », qu’il est normal, qu’à notre époque scientifique, on désire savoir si de telles choses sont « vraies » sans prendre en compte ce que devrait être la nature d’une telle preuve, ni comment on pourrait la fournir ». L’attitude scientifique, vouloir des phénomènes démontrables, répétitifs et mesurables, est inadéquate, mais cela n’empêche pas de mener des expériences et des recherches sur des états-limite comme les EMI. Elles n’auraient pas pour but de « prouver » la survie, mais de décrire des observations sans pouvoir avance d’explications définitives. 

Cependant, l’après-vie est de l’ordre d’une expérience individuelle, point singulier que la science ne peut analyser. C’est un problème auquel s’est heurté le philosophe Jankélévitch  à propos de la peur de la mort: « Au point de vue purement scientifique, la survie paraît irrationnelle, elle n’est pas prouvée, elle n’est pas expérimentée… »

Mais il existe une autre catégories de preuves, non probantes pour les scientifiques, mais qui est quasiment la seule que l’on puisse avancer pour étudier l’après-vie: les preuves subjectives. Celui qui est persuadé dans sa conviction profonde qu’il y a une forme de vie après la disparition du corps physique (il a communiqué avec un défunt ou il a eu la sensation de vivre hors de son corps ou il est revenu des portes de l’au-delà… ), n’a nul besoin de preuve objective. Son expérience individuelle lui tient lieu de preuve. On peut objecter qu’il ne s’agit pas de preuves, mais de croyances. Hélène Renaud entend alors par preuve de ce type une croyance dûment éprouvée dans son corps, physiquement ressentie et vécue. Ce genre d’expérience individuelle possède par ailleurs une dimension objective qui peut servir de base à une étude expérimentale. L’historien Paul Nothomb, dans « L‘homme immortel » (1984), va même  jusqu’à démontrer que « le désir de survie de l’homme est la preuve non logique qu’il est destiné à survivre et son horreur de la mort, la preuve non logique qu’il n’est pas fait pour mourir« . Sa conviction s’appuie sur l’observation du fait que nos désirs sont des moyens de connaissance des réalités ultimes auxquelles nous sommes destinésBergson, dans son allocution présidentielle à la Société pour la Recherche psychique de Londres, en 1913, déclarait à propos des apparitions: « lorsque je considère le grand nombre de cas, leur similitude, leur air de famille et l’harmonie de tant de témoignages […], j’ai tendance, quant à moi, à croire autant à la télépathie que, par exemple, à la défaite de l’invincible Armada. Ce n’est pas une certitude mathématique telle qu’elle est formulée par la preuve du théorème de Pythagore. Ce n’est pas non plus la certitude qui émerge de l’examen de la loi de Galilée. C’est cependant le genre de certitude que nous avons dans  le domaine de l’histoire et de la jurisprudence. »
Donc, même si un témoignage (ou même plusieurs), n’est pas une preuve, les expériences individuelles forment un ensemble de preuves subjectives.

Pour terminer mon résumé de la présentation de son livre par Hélène Renard, je remarque que pour elle; la question « y a-t-il un vie après la mort? » peut alors se poser en termes plus précis: pouvons-nous, de notre vivant, avoir des expériences telles qu’elles soient tenues pour des preuves de survie? Et cette fois, la réponse est oui. Quatre états de vie lui ont paru les plus propices à acquérir ces preuves subjectives de l’après-vie: l’état hors du corps, l’état de pré-mort, l’état de rêve, l’état de médium. Ils permettent d’accéder à d’autres modes d’existence, c’est à dire d’autres relations avec la matière et avec l’espace-temps. Et ils remettent tous les quatre en question le rôle apparemment indispensable de l’enveloppe physique. Ce qui apparaît, c’est que nous pouvons, dès cette vie, approcher notre condition future. Tout se joue ici, et maintenant. C’est dans ce monde, dans ce corps, avec ce psychisme, que nous pouvons obtenir notre preuve de la survie. Après, il sera trop tard. C’est aussi la conclusion de François Grégoire dans son ouvrage sur les croyances en l’au-delà (Peut »être n’est-il pas absurde de supposer que c’est pendant l’existence terrestre que se crée la vie d’au-delà et que l’homme n’est immortel que si, et dans la mesure où, ici-bas, il  a cru sincèrement à l’immortalité » Cela exclurait l’idée d’une survie pour tout le monde. C’est aussi la position du sage Krishnamurti (Ce que vous êtes à présent est plus important que ce que vous serez dans votre vie future). 

Reste à déterminer ce que peut-être la survie. Est-ce un retour à la grande « soupe atomique »?  En effet, quelle que soit la « réduction » de notre corps, il sera toujours composé d’atomes qui serviront de « terreau » à de futures créatures. Serons-nous une réincarnation de la meilleure part de nous-mêmes? Ou bien de ce que nous avons été dans un corps d’une matérialité nouvelle? Un général, quand nous parlons de survie, nous voulons une survie individuelle, prolongement de ce que nous avons été et perfectionnement de ce que nous aurions voulu être. Si notre identité n’est pas préservée, à quoi bon survivre? Dali disait: « Je réclame une vie dans l’au-delà avec persistance de la mémoire. Je veux bien renoncer aux béatitudes éternelles pourvu que, dans l’éternité, je me souvienne de tout« . 

Les religions n’affirment pas cette possibilité d’une conscience préservée, mais elles s’accordent sur l’idée d’uns survivance. L’immortalité dans les différentes religions sera le point de départ du livre d’Hélène Renard. Dans ma lecture , dans chaque article, je reprends un chapitre sous forme de notes personnelles en commentant le texte et en incluant les recherches que j’ai pu faire sur internet. Dans le présent article 2, je me suis intéressé au quatrième chapitre: l’état hors du corps.

liens: http://www.geo.fr/environnement/actualitene suivra pas -durable/le-nouveau-defi-de-la-silicon-valley-rendre-l-homme-immortel-155728 :: Le nouveau défi de la Silicon Valley : rendre l’homme immortel

http://medecinedelame-leblog.fr/staff/bergson-recherche-psychique-et-approche-scientifique/::  Bergson : recherche psychique et approche scientifique

https://www.matierevolution.fr/spip.php?article29:: Dialectique naturelle et sociale; symétrie; émergence


Après ce préambule, voici mon article 3: L’état hors du corps: Pages 95 à 120

– Jeanne Guesné (pages 95/96):  Les  leçons de Sagesse:

Dans ses nouveaux livres « Le septième sens« , « La conscience d’être« , « Le troisième souffle« , Jeanne préconise une culture de l’attention, selon les enseignements de Gurdjeff, mystique, philosophe, professeur spirituel et du Zen : « Soyez attentif à tout ». D’une attention sans intention. Une attention extrême à chaque instant. Vivre ce que l’on fait. C’est cela qui mène à l’Eveil. Avoir la conscience d’être ici et maintenant donne la Joie d’Etre. L’instant présent contient tout et donne la sensation de Présence d’être là. Dans une lucidité immobile être un avec le monde dans un regard conscient. Chaque matin le silence de l’aube nouvelle nous rend notre virginité.

Jeanne GuesnéHerboriste, conférencière, écrivain, fondatrice en 1990 à l’université de Strasbourg, au congrès du Transpersonnel, de « Les Voies de la Connaissance », Association pour l’Etude et la Recherche pluridisciplinaire des questions fondamentales concernant l’Homme. « Le seul combat qui compte, c’est celui que l’on se livre à soi-même. Il en sortira peut-être un langage humain branché sur des vraies ondes d’amour. »   


Dans cet article 3, il va beaucoup être question de Jeanne Guesné (9 avril 1910 à Cusset – 16 mars 2010), dont la véracité et la sincérité des récits semblent acquises pour Hélène Renard.(Jeanne Guesné ( à Cusset – )1, est une ancienne infirmière et présidente de l’association « Les Voies de la Connaissance ». Elle est connue pour ses ouvrages sur la spiritualité et le paranormal. Elle avait commencé à se confier dans une émission de la chaîne Antenne2 en avril 1977, réalisée par Didier de Plaige pour le magazine hebdomadaire Un sur Cinq, produit par Patrice Laffont. Puis sur France Inter dans l’émission Bain de Minuit de Jean-Louis Foulquier en 1978. Elle disait, en particulier, pratiquer le voyage astral depuis 19382,3,4Ses livresLe grand passage (voyages hors du corps)la conscience d’être ici et maintenantle 7èmè sens ou le corps spirituelle troisième souffle ou l’agir universel). Au moment où Hélène Renard écrivait son livre, Jeanne Guesné avait 74 ans. On ne croirait pas qu’elle vit une expérience extraordinaire, on la remarquerait à peine. Elle la décrit en grand-mère comme on les aime, pas très grande, un peu ronde, alerte et gaie. Elle respire la santé et ses yeux très vifs, témoignent d’une grande sensibilité et d’une acuité de jugement. Pourtant, sous ces dehors familiers, c’est un personnage hors du commun. Elle s’est tue pendant plus de 40 ans, et n’avait raconté à personne ce qu’elle ose raconter maintenant dans ses ouvrages (on est en 1999) Ce n’était pas par peur, mais parce qu’elle poursuivait sa quête spirituelle et que cela ne nécessitait pas d’explications verbales. Par exemple dans le ce site, elle raconte: « Très jeune, je fus frappée par les paradoxes invraisemblables que je découvrais en moi. Par exemple : J’ouvrais la porte à un ami qui venait me voir. Et plus aucune pensée dans la tête … je ne pensais plus. Nous nous parlions souvent 1/4 d’heure, 1/2 heure … aucune pensée. Lui ne s’apercevait de rien … C’était extraordinaire. Je le reconduisais … Et tout redevenait comme avant. Le penser n’existait plus, et cependant, jamais je n’avais été aussi présente. Seul mon âge aujourd’hui, m’autorise à vous en faire la confidence. Car je suis certaine qu’il s’agit là d’un immense progrès pour la condition humaine. Il est impossible de donner à quelqu’un l’expérience qu’il n’a pas eu lui-même. Au Moyen-âge, qui aurait pu penser que l’homme fabriquerait des avions, des fusées ? Depuis très longtemps, une idée vivait en moi : la VIE ne cesse jamais, seules naissent et meurent les formes qui la contiennent. Je suis certaine que l’expérience “sans penser” peut donner l’orientation des découvertes pour la guérison. J’ai découvert la dimension quantique, c’est à dire le champ quantique. Et toujours la dimension du miracle, la phrase de Saint AugustinAIME, et fais ce que tu veux. »

Dans sa jeunesse,Jeanne avait une amie âgée à qui elle portait une amitié totale fondée sur la confiance et qui affirmait pouvoir sortir de son corps à volonté. Jeanne voulut tenter seule l’expérience, mais elle n’avait aucune technique précise. Elle y parvint pour la première fois après 13 mois d’efforts consécutifs: elle avait 28 ans. Voici le récit par Hélène renard: Chaque nuit entre 3 h et 4 h du matin, étendue dans son lit, les bras le long du corps, Jeanne se relaxait de plus en plus profondément jusqu’à ce que sa respiration devienne « étale » et elle attendait. « A un certain moment de mon attente, je sentis avec une certitude indiscutable que la possibilité de se dédoubler était là. Alors une peur atroce, une peur de ventre me submergea en me paralysant, je sus que je risquais la mort…Je fis un effort indicible et je sortis. Je me retrouvai sans poids, flottant au plafond de ma chambre… Après plusieurs tentatives pour me mettre droite, je descendis à peu près au niveau du plancher.Je remarquai qu’il régnait dans ma chambre une lumière légèrement bleutée comme un clair de lune. Je distinguai nettement les meubles et d’abord mon lit, sur lequel j’étais douchée bien à plat alors que mon mari reposait sur le côté. Je touchai  son visage, il était souple et tiède, le mien nettement plus froid ». Son sens de l’humour restant intact, elle voulut s’embrasser sur la joue. Il se produisit un déclic, un choc qui la renvoya brutalement dans son corps. Par la suite, Jeanne put renouveler des centaines de fois et pendant des années ces expériences de sortie hors du corps, en toute lucidité, sans être endormie et en ayant la sensation aiguë d’être bien vivante « et même, plus vivante, plus présente à cette réalité nouvelle qui était moi, avec une conscience d’être-là décuplée. »

L’opinion commune dans notre monde matérialiste est peu encline à accepter qu’on pourrait avoir une vie hors du corps. Tout le monde s’accorde à le dire, la mort, c’est la destruction totale du corps physique.  Donc, on aurait tendance à affirmer: hors du corps, pas de vie et le corps semble bien une « enveloppe » dont la vie ne peut se passer. Que penser alors de Jeanne qui affirme: « Je vis intensément, quand je ne suis plus dans mon corps. Pour ce qui me concerne, j’ai tendance à suivre ce que dit Hélène Renard lorsqu’elle écrit: « même si on a lu les voyages Voyages hors du corps de Robert Monroë, entendu parler de voyages dans l’astral; été séduit par les récits de Carlos Castanedal’expérience de Jeanne Guesné semble, de loin, la plus convaincante. » 

Page 96: Robert Monroehttps://www.amazon.fr/Voyage-hors-corps-Techniques-projection/dp/2268008614:: Voyage hors du corps Techniques de projection du corps astral https://www.youtube.com/watch?v=W9aHv5kQdIASortie Hors du Corps Voyage Astral avec le son Hemi Sync de Robert Monroe (Le voyage astral est une expression de l’ésotérisme qui désigne l’impression que l’esprit se dissocie du corps physique pour vivre une existence autonome et explorer librement l’espace environnant. L’expression d’expérience de hors-corps est plus récente et relève davantage de la médecine et la psychologieL’expression est liée à la croyance des occultistes en un corps astral et en un plan astral. L’expérience se produirait en diverses occasions : à l’approche de la mort, au cours d’une opération sous anesthésie, sous le coup d’une douleur intense, au cours d’une méditation, lorsque le corps est dans un état de relaxation avancé, lors du sommeil profond, sous l’emprise de drogues hallucinogènes, en période de stress, lors de paralysie du sommeil ou même sans aucune raison directe et à tout moment. Il n’existe pas de preuve acceptée par la communauté scientifique quant à la possibilité d’un « voyage astral » mais ce concept est utilisé dans certaines œuvres de science-fiction ou fantastiques ou dans des « fictions ésotériques » (comme dans les ouvrages de Lobsang Rampa) ou ceux d’Anne Givaudan et Daniel Meurois.

Page 97: 

wikipedia.org:: Carlos Castaneda (Doña chamane)

Carlos Castanedalivreshttp://republique-des-lettres.fr/10288-carlos-castaneda.php: Carlos Castaneda, Sorcier blanc autoproclamé, Carlos Castaneda est né le jour de Noël 1925 au Brésil. Immigré aux Etats-Unis en 1951, il a suivi des études d’anthropologie à l’UCLA (Université de Los Angeles, Californie) avant de devenir très célèbre en 1968 avec la publication de son mémoire de maîtrise, consacré à un séjour mystique dans le désert de l’Arizona et du Mexique. Le livre, intitulé L’herbe du diable et la petite fumée (The Teachings of Don Juan: A Yaqui Way of Knowledge) raconte sa rencontre avec un shaman, un vieux sorcier indien Yaqui mexicain, Juan Matus, qui l’a initié à un monde occulte ancien de plus de 2.000 ans grâce à de puissantes drogues hallucinogènes (peyotl, marijuana, champignons, etc.). De phases d’extase en moments de panique mêlés, Carlos Castaneda décrit ses visions d’insectes géants ou sa transformation en corbeau et divers autres « états de la réalité non-ordinaire » dont il affirme qu’ils lui permettaient de parvenir à un état de suprême sagesse et de savoir. Ses livres: VoirLe voyage à Ixtlan (Le voyage à Ixtlan en .pdf), Histoires de pouvoirLe second anneau de pouvoirLe Don de l’aigle.                                                                       http://www.science-et-magie.com/archives01/larcher.html:: Né en 1921, le Dr Hubert Larcher est l’un des plus courageux et des plus remarquables chercheurs français dans le domaine controversé de la parapsychologie. Sa discrétion rare et sa probité intellectuelle indiscutable lui réservent une place tout à fait à part dans le milieu restreint des chercheurs et des observateurs « sérieux » des phénomènes paranormaux. Continuateur de Bergson, de Charles Richet et de quelques autres savants de la même trempe, il présida durant quelques années aux travaux de l’IMI (Institut Métapsychique International). Le Dr Larcher est l’auteur d’innombrables articles, préfaces, introductions, conférences et d’un ouvrage incontournable : Le sang peut-il vaincre la mort (1957) réédité en 1990 sous le titre : La mémoire du soleil aux frontières de la mort. Voici deux préfaces qu’il a écrites pour une nouvelle édition de deux ouvrages de Charles Richet, prix Nobel de Physiologie : Le Traité de métapsychique et Notre sixième sens.                        Lobsang Rampa:: Le voyage astral. Lobsang Rampa prétend que tous les êtres vivants possèdent un corps astral qui, à l’état de veille, est situé au même endroit que le corps physique, un peu comme l’eau dans une éponge. Par un contrôle adéquat des pensées, il serait possible de faire sortir le corps astral du corps physique, puis de se rendre (avec ce corps immatériel) n’importe où sur terre ou dans l’univers, tout en conservant un souvenir précis du voyage à la réintégration du corps physique (seulement si le voyage astral est effectué lorsque le sujet est en veille, sinon, il ne garderait aucun souvenir). Il prétend que les rêves sont le résultat de voyages astraux inconscients qui commencent alors que la personne dort. Les lamas tibétains pratiqueraient couramment le voyage astral conscient. L’auteur estime que la plupart des humains devraient réussir à voyager consciemment dans l’astral, sous réserve de le faire sans mauvaises intentions (comme le respect de la vie privée d’autrui), et de consacrer le temps nécessaire à l’apprentissage de la technique de sortie du corps. Il encourage ses lecteurs à s’entraîner dans ce sens.                                 De nombreux écrivains ont évoqué des points similaires dans des récits autobiographiques: Emilie BrontëArtur KoestlerD. H. Lawrence entre autres. Celia Green, elle, a procédé à une étude sur les étudiants d’Oxford (sortie de leur corps physique d’un point d’observation extérieur) dans Journal de la Society for Psychophysical Expériences hors du corps (Actes de l’Institut de recherche psychophysique)

– Vivre en dehors de l’enveloppe corporelle (Pages 97 à 99)

C’est à une époque où elle fut assez gravement malade que Jeanne Guesné pouvait sortir de son corps et y rentrer avec une facilité inouïe. Elle pense que cette facilité tenait au fait au fait que sa tension artérielle était basse, ce qui facilitait la dissociation. Ses sorties s’opéraient le plus fréquemment à partir d’un point situé au-dessus de l’oreille droite ou par la gorge, plus rarement par le nombril, avec une sensation de tourbillon désagréable. On peut noter que la plupart des témoignages de dédoublement décrivent « une corde d’argent » ou un fil lumineux, un ruban de lumière qui relie les deux corps. Les spiritistes « appellent cordon d’argent ou corde d’argent un lien subtil qui rattacherait le corps physique à un corps invisible (appelé « corps éthérique » ou parfois « corps astral »1), un peu comme le cordon ombilical rattache le fœtus au placenta. Ce cordon serait lui-même invisible… sauf à des médiumsvoyants, rescapés de la mort. Ce serait en raison de sa nature luminescente, voire fluorescente électrique, qu’il est comparé à un éclat argenté et nommé assez communément « cordon d’argent ». Il est rompu à l’instant de la mort seulement. » 

Jeanne raconte: « Un soir, alors que j’étais très faible et en partie dédoublée, je sentis une main  amicale, douce comme celle d’une femme et cependant virile comme une main masculine, serrer la mienne très fort pour me donner confiance. Aussitôt, je fus entraînée à une vitesse vertigineuse, dans un sifflement aigu, sans possibilité de contrôle, puis je me retrouvai brusquement sur un immense plateau recouvert d’une neige éblouissante.  » Une autre nuit, elle sentit qu’elle quittait son corps par tous les pores de sa peau simultanément: « on eût dit une substance très fluide s’évaporant de mon corps pour se reformer en une image cohérente à l’extérieur de lui« . Elle ralentit au maximum sa sortie pour mieux l’observer, et après de nombreuses expériences renouvelées elle émit une hypothèse sur ce qu’elle avait compris là: la séparation de l’enveloppe physique (le corps), et du « principe conscient » peut s’effectuer quand on ressent un certain accord vibratoire servant de « sas »  entre les deux états de l’être (comme si ce double vibrait sur une certaine fréquence). Jeanne affirme que « toutes ces sorties volontaires m’ont prouvé que la vie n’est nullement terminée hors du corps mais aussi que les conditions de cette nouvelle vie recèlent de nombreux pièges ». Elle ne prétend pas avoir fait l’expérience de la mort. Elle dit dans « le grand passage« : « J’ai fait l’expérience de quitter mon corps à plusieurs reprises. Je me suis sentie exister hors de lui, restant tout près et en le voyant, ou au contraire allant très loin et le réintégrant, sans interruption de conscience. » Il ne s’agit pas d’une transe, on peut plutôt parler d’une extase, d’une sortie, « être en dehors de soi-même ». Jeanne sent, dans cet état inhabituel, que c’est sa capacité d’attention consciente qui lui permet de sortir de son corps et d’acquérir un système sensoriel avec lequel elle peut voir, entendre et sentir avec une intensité et une acuité d’un niveau supérieur à celui des sensations qu’on éprouve ordinairement. Elle se sent baigner dans une dimension de vie plus vaste, délivrée des tensions qui conditionnent le comportement habituel, donc plus libre. Jeanne évoque la notion de conscience pour désigner « l’ultime réalité qui se manifeste à moi sous la forme d’une intense lucidité immobile englobant l’extérieur et l’intérieur dans une unité de vie consciente ». 

Ce nouvel état de l’être qu’expérimente Jeanne lui prouve que l’être, notre être, peut vivre à plusieurs niveaux, même si très peu d’entre nous ont un jour eu la possibilité de l’expérimenter. Elle affirme vivre consciemment en dehors de son corps. Ce qu’elle a vu, ceux à qui elle a parlé, sont à ses yeux des détails secondaires. L’essentiel pour elle est d’avoir constaté que la vie n’est pas détruite! 

liens: http://jean-paul.barriere.pagesperso-orange.fr/chargeme/cosmogonie.pdf:: COSMOGONIE DES ROSE-CROIX OU CHRISTIANISME MYSTIQUE Traité élémentaire sur l’évolution passée de l’hommesa constitution présente et son développement futur par MAX HEINDEL


-Les diverses densités de matière (Pages 100/101)

Comme on vient de le voir, Jeanne Guesné expérimentait son état d’être avec ce corps différent, subtil, allégé de la matière, mais ayant tout de même une certaine matérialité (sinon comment pourrait-il exister?). Ses expériences se sont déroulées sur 40 années environ. Son premier étonnement a été de rencontrer une autre densité de matière. Par exemple, elle fit l’expérience de déposer sur le bord de la commode de sa chambre deux feuilles de papier à cigarette pour les faire tomber quand elle serait dans l’état « hors de son corps ». La nuit venue, « sortie de son corps », elle ne parvint pas à toucher tangiblement ces deux feuilles, mais il lui suffit de « penser » que ces feuilles tombaient pour qu’elles tombent réellement. De même, si elle n’arrivait pas à tourner le bouton d’une porte, elle parvenait facilement à la traverser. 

Cela lui révéla que dans l’état « hors du corps », la matière n’a pas la même réalité que dans la vie ordinaire: « Si je peux m’exprimer ainsi, je dirais qu’il y a différents états de matérialité de la matière« . Mais elle ne doute pas de la matérialité de ce corps dédoublé ni de ce qu’elle voit dans cet étrange état et dit-elle « […] l’impression de réalité ressentie est prodigieuse, beaucoup plus que intense que nous ne l’avons jamais éprouvée? » Une autre fois, elle fit l’expérience de voir son mari en captivité quand il était prisonnier en Allemagne en 1940. Cela lui fit confirma que la forme dédoublée n’a pas la même matérialité que que sa forme humaine. Lui, ne s’aperçut pas de sa présence. Elle répéta plusieurs fois l’expérience, avec beaucoup de difficultés, sans doute à cause de l’émotion qui troublait sa faculté de dissociation. En effet, une telle opération réclame la plus grande neutralité émotionnelle. Elle raconte: « Un matin, […] je le vis. Il me sembla appuyé contre un tronc d’arbre en compagnie d’un autre homme. L’effet fut saisissant. Il était là, bien vivant devant moi. Je le regardai intensément au niveau des yeux, je le touchai mais il ne me voyait pas. » Dans cet état subtil du corps, on peut rencontrer des personnes vivantes et des personnes décédées, mais il semble que qu’une démarche volontaire n’aboutisse pas ou difficilement et que ces rencontres aient plutôt lieu d’une manière imprévue. Jeanne précise aussi qu’il ne s’agit pas d’un rêve car elle rêve aussi de ses parents décédés et « la confusion n’est pas possible. »


 –La pensée crée la réalité (Page 102)

journaldunesensibleblogcom.over-blog.com:: la pensée créatrice

Un autre aspect expérimenté par Jeanne Guesné est qu’en cet état subtil, la pensée est immédiatement créatrice. 

Examinons d’abord le cas de Pierre Monnier dans les Lettres de Pierre, où il décrit la puissance créatrice de l’imagination des défunts : « Représente-toi que tout ce qui vit dans ton souvenir, au lieu de demeurer vague et indistinct, prend une forme stable. Aussitôt tu seras entourée de la réalisation de tes rêves les plus beaux: ce qui avait vibré en toi t’environne réellement [..].Tu songes à un palais, il s’édifie […]« . Né dans une famille protestante très fervente, « Pierre Monnier était un officier français de vingt-trois ans qui tomba le 8 janvier 1915 sur le front d’Argonne. Fils unique, le chagrin de ses parents fut immense. Un enfant qui meurt, c’est la fin du monde. Cela peut être aussi la fin de Dieu. Tel ne fut pas le cas de Madame Monnier, sa foi ne fut pas entamée, mais, dans son orthodoxie protestante très stricte, elle ne croyait qu’à la résurrection du dernier jour.

La vocation de Pierre fut justement de lui annoncer la résurrection immédiate, la réalité de sa présence à côté d’elle en lui disant d’une voix qu’elle entendit très distinctement, et par trois fois, « Ne crains rien, je suis vivant ! » Ce fut l’unique fois de sa vie ou elle entendit sa voix. Et Le 5 août 1918, Mme Monnier perçut intérieurement la pensée de son fils : « Ne pense à rien ! Écris ! » C’est ainsi qu’elle commença à recevoir par écriture intuitive les messages de son fils. Elle en fit part à son mari qui ne la crut pas, persuadé que ces dialogues étaient le fruit de son subconscient. Cependant, devant la beauté de ces textes, leur profondeur théologique ainsi que certains messages d’anticipations scientifiques finissent par emporter sa conviction. […] « Tout vibre, tout gravite, tout est composé d’atomes divisibles et infini », dicte Pierre à sa mère en 1919, alors que la fission de l’atome ne sera envisagée qu’en 1934 par Enrico Fermi et décrite par Lise Meitner et d’autres scientifiques en 1938. » Mr Monnier préparera l’édition complète des lettres de son fils (2879 pages) dont le dernier contact date de 1937Ces messages de l’au-delà constituent une source d’informations et de réflexion de très haut niveau et continuent d’interpeller presque 100 ans après en n’ayant rien perdu de leur actualité.

Le mystique suédois Emanuel Swedenborg appelait ces créations « apparences réelles ». Ce scientifique et inventeur prolifique, qui eut dans certains cercles le surnom de Léonard de Vinci du Nord ou encore d’Aristote de Suède déclare être entré dans une phase spirituelle de sa vie à l’âge de cinquante-six ans. Il a des rêves et des visions mystiques dans lesquels il discute avec des anges et des esprits, voire avec Dieu et Jésus-Christ, et visite le Paradis et l’Enfer.

Par contre, le Bardo Thôdol met en garde le défunt contre ces illusions de forme-pensée qu’il prend pour la réalité et qui ne sont que des projections mentales. Ce qui montre que dans ces états « différents », la réalité n’est plus ce qu’elle est dans l’état de vie ordinaire. 

Revenons maintenant à Jeanne Guesné dans cet état subtil. Elle pense qu’il suffit qu’une pensée traverse l’esprit pour que son sujet se matérialise dans l’instant même et devienne immédiatement créatrice: « J’étais hors de mon corps », dit-elle, « et je me promenais dans une ville inconnue. Deux énormes chiens se sont précipités sur moi avec des aboiements terrifiants. Une pensée fulgurante m’a traversée: c’est moi qui les pense, ils n’existent pas. Instantanément, les chiens ont disparu. » Mais la réalité tangible des éléments que l’on rencontre en cet état est incontestable pour celui qui l’éprouve. Cela rejoint ce que disait le cosmonaute soviétique Vitali Sevastionov alors qu’il était en état d’apesanteur à bord de Soyouz 9, il lui suffisait de penser à un outil pour que son camarade Adrian Nikolaïev le lui apporte sans qu’un seul mot soit échangé. Télépathie ou pensée créatrice? Jeanne a aussi découvert que dans cet état hors du corps, même si la réalité est tangible, l’espace et le temps sont différents de ceux de la vie ordinaire. Souvent, ce corps subtil se déplace à des vitesses vertigineuses « parce qu’il se meut dans une autre matérialité, moins dense, plus fluide, plus malléable » explique Jeanne. Un autre point à retenir de ses voyages: l’importance de la lumière et des couleurs. Elle pense que les impressions de joie, de paix ou au contraire d’angoisse ou de crainte étaient liées au degré et à la qualité de la lumière dans laquelle elle se déplaçait. Les couleurs semblaient différentes des couleurs habituelles. Elles étaient vibrantes, animées, et éveillaient un sentiment intense de beauté. 

Liens: https://nospensees.fr/lesprit-quantique-transformer-realite/:: L’esprit quantique : comment transformer notre réalité ? 20 mai 2017 dans Psychologie

http://lesgrandesquestionsdelavie.over-blog.com/votre-realite-est-le-miroir-de-vos-pensees.html:: « La réalité reflète nos pensées », Comme le montre la physique quantique, notre monde de matière est corpusculaire (matière) et ondulatoire (ondes) à la fois et en même temps, dans cet état quantique de la particule, on n’est pas sûr de son existence, on peut juste prédire sa tendance à l’existence par une onde de probabilité…

http://rustyjames.canalblog.com/archives/2013/02/04/26327161.html:: La compréhension profonde du concept de la Pensée Créatrice est essentielle en Psychologie Spirituelle. C’est cette compréhension qui permet au processus de la Respiration Consciente d’être pleinement constructif et révélateur. Elle amène la personne à se responsabiliser plutôt qu’à se culpabiliser, à agir plutôt qu’à réagir, à dépasser l’univers restreint d’un mental limitant. 

https://www.amazon.fr/pens%C3%A9es-cr%C3%A9ent-monde-Vah%C3%A9-Zartarian/dp/2915164029:: Le monde moderne s’est bâti au fil du temps sur des faits concrets : découverte de la rotondité de la Terre, premiers voyages vers l’Amérique, dissection du corps humain, utilisation des premiers télescopes et microscopes, invention de l’imprimerie, etc. En apparence, le matérialisme a triomphé avec ces percées essentielles qui n’ont pu se réaliser sans l’émergence d’une métaphysique inédite dont Descartes a été le principal instigateur. Avec lui, l’univers, l’homme, la vie même étaient réduits à des machines. Nous vivons aujourd’hui la mort de cette modernité. La science mécaniste a atteint ses limites, notamment en physique. La biosphère semble ne plus accepter une expansion industrielle anarchique. Quant à l’éthique matérialiste, elle s’escrime vainement à canaliser des flots humains de plus en plus incontrôlables. Sous nos yeux, derrière les turbulences d’un vieux monde en perdition, un nouveau est en train de naître. À son tour, il se fonde sur des faits concrets : découverte du continuum espace-temps, démonstration on de la nature essentiellement indéterminée de la matière, voyage dans l’espace, décryptage du génome, émergence de l’informatique et de modes de communications révolutionnaires, etc. Ce monde nouveau ne pourra pas, tout comme l’ancien, émerger sans une métaphysique radicalement neuve. Quelle est la nature de la réalité ? Que connaissons-nous vraiment de l’univers dans lequel nous évoluons ? De quelles façons pouvons-nous agir sur le monde ? Autant de questions auxquelles il va falloir répondre et que ce livre aborde avec un esprit radicalement neuf


-Se construire un corps pour l’éternité (Pages 103 à 105)

Jeanne Guesné résume ses expériences à plusieurs niveaux:

-Je peux vivre « automatiquement » (c’est le cas le plus fréquent)

-Je peux vivre « consciemment » (en fait je le peux plus ou moins)

-Je peux vivre « consciente d’être consciente » (en de très rares occasions)Pour elle il y a trois modalités de l’existence: « La vie existe à plusieurs niveaux. Ceux-ci ne sont jamais intégrés. Je suis dans ma tête et je parle mais je ne sens pas où je suis dans une émotion qui me paralyse, empêchant ma tête de raisonner. Ou je suis dans mon corps, dans mes mécanismes moteurs, mes instincts et alors je pense mécaniquement, je sens mécaniquement, j’agis mécaniquement. Mais ces trois niveaux de l’être, ces trois fréquences vibratoires, pourrait-on dire, ressourcés, rassemblés, intégrés dans ce sac de peau que constitue mon corps, permettent à la vie de se manifester. Non pas votre vie ou la mienne,. Mais la Vie dans ma vie. »  

Si  Déjà dans cette vie « ici-bas », même de façon occasionnelle et rarissime à plusieurs niveaux, nous pouvons connaître des états de conscience différents, ne peut-on penser qu’après la mort de cette enveloppe physique qu’est le corps, subsiste de nous une parcelle de conscience ou d’énergie qui, elle, pourra continuer à vivre et à évoluer? Est-ce le corps subtil dont parle Jeanne qui survivra après nous? Répondons oui à cette question, qui reste un postulat. Alors voyons comment on peut devenir l’artisan de notre corps d’éternité et le développer ici et maintenant? Pour cela, il faut développer un nouvel état de conscience par une transformation radicale de nos rythmes biologiques, psychiques et mentaux. C’est à dire développer un « septième sens », le sens d’être. Sur ce point, Jeanne Guesné est formelle, ce ne peut-être qu’avant la mort, ici, dans notre corps et dans notre psychisme. C’est un peu comme s’il existait une suite logique d’une sorte de croissance intérieure: « D’intuition en intuition, […] je suis arrivée à la certitude que c’est ici, dans ce corps, qu’un effort doit être entrepris afin qu’un « pont » de perception soit lancé sur l’abîme séparant les deux mondes: le monde physique de notre vie personnelle temporelle et le monde de la vie universelle à laquelle participe notre Etre immortel. Ce « pont », c’est la conscience d’être ici et maintenant ».
Alors, comment faire pour acquérir cette conscience d’êtreconscience de soi?  Dans son livre « la conscience d’être ici et maintenant« , Jeanne
 « nous aide à franchir le prochain stade d’évolution de l’homme : l’éveil à la conscience universelle. Comment y parvient-on ? Il s’agit de faire lâcher-prise à notre petit moi, pétri d’illusions et de pensées étroites, et, par la pratique de l’attention et du silence intérieur, de s’ouvrir à notre être essentiel et à l’amour« . Elle ne donne pas de recettes, mais des conseils sur le « comment se comporter » pour abandonner cette course à « l’avoir » et élargir sa « conscience de l’être » dans ses dimensions les plus profondes; Elle suggère de procéder par étapes.

Première étape: rentrer en soi-même, dans son front puis dans tous les organes de sa tête. Notre attention consciente doit tout pénétrer emplir cet espace tassé et encombré et le nettoyer de ses scories verbales, laissant la tête claire et libre, sphère transparente.

Seconde étape: se laisser envahir par un grand calme intérieur. Etre « étale », être « ouvert ». « Restons sans mots » dit-elle, « immobiles et lucides, intensément attentif à rien. Nous sommes l’espace vivant, vibrant. Faisons entrer cette vibration par nos yeux […] Nous somme là, dans notre corps conscient et éveillé à tous les niveaux de sensibilité […] ».
Troisième étape: enfin, découvrir un îlot de paix, un havre de tranquillité: notre espace intérieur: « Les bruits du monde sont là mais ils rentrent en nous sans provoquer de réaction émotionnelle ou instinctive. […] Les images se succèdent. Ne les chassons pas mais ne nous identifions pas à elles en les nommant. »

Alors, nous pouvons connaître ce que signifie « être ». Ce n’est pas être ceci ou cela, mais être tout simplement. « Nous ne sommes qu’une seule chose: notre capacité d’attention ». Il s’agit d’apprendre à ne plus glisser à la place de la vie, mais à la capter de l’intérieur. C’est une véritable ascèse spirituelle, car comme ascèse, cela demande un effort, l’effort d’être. « C’est une aptitude à demeurer intensément lucide au vécu de l’instant« . Sortir de son corps n’est pas sortir de soi. 

On peut citer d’autres techniques où l’énergie de la vie nous pénètre entièrement et où nous avons la sensation intense d’être: le geste du recul intérieur dont parle Kierkegaardl’instant créateur de Bergson, le lâcher-prise du zen ou du bouddhisme, la pratique du Hara de Von Durckheim, le rappel à soi de Gurdjieff, la lucidité et la conscience sans choix de Krishnamurti etc… Diverses pratiques, avec des termes et des résultats équivalents. 

Mais l’expérience de « sortir de son corps » étant réalisée, peut-on conclure qu’une étape décisive est accomplie dans la connaissance de l’après-vie?


– L’incessante incarnation de la vie (Pages105/106).

Nous venons de voir que, selon Jeanne Guesné, la vie existe hors de nos corps physiques. Pour Jeanne, elle ne cesse jamais, seules naissent et meurent les formes qui la contiennent. Mais la substance de ces formes n’est pas détruite, elle est seulement transformée. La vie est une perpétuelle émergence qui détruit les formes qu’elle a édifiées pour les restructurer en formes nouvelles. Et Jeanne affirme qu’il n’y a pas d’au-delà mystérieux à découvrir dans un univers lointain et qui ne serait que le prolongement de l’ici. Il n’y a qu’une façon d’être. C’est dans le dépassement de notre propre intériorité que trouve la vie hors du corps physique. Tandis que les corps se dématérialisent en se décomposant et que s’effondrent les structures telles que nous les connaissons, d’autres substances se matérialisent et d’autres structures s’édifient à nouveau. Mais Jeanne ne croit pas à une survie individuelle: « Je crois à l’incarnation incessante de la vie dans des organismes qui se renouvellent. Tout ce qui a existé continue d’exister dans une dimension à laquelle nous pouvons donner le nom d' »éternité ». A ma vie, tout peut arriver. Tout peut l’attaquer, la détruire. Mais la vie dans ma vie est invulnérable, antérieure à moi; elle sera toujours alors que j’aurai disparu. » Et une autre fois, le 1er janvier 1985, elle écrit à Hélène Renard: « Un jour je partirai. Beaucoup de ceux que j’ai connus et aimés auront quitté ce monde et d’autres seront venus, nouveaux et anonymes […] mais ce qui fut moi, dans son essence ultime, cette infime parcelle de substance éperdue d’amour, demeure et demeurera à jamais […] irrépressible palpitation de la vie dansant dans la lumière incréée de l’esprit.« 

Il reste du témoignage de Jeanne qu’on peut avoir, à la pointe extrême du détachement du corps physique, la certitude, la sensation vraie de vivre. Le corps peut jouir d’une autre « matérialité » très différente de celle de l’enveloppe physique.


-Conscience et énergie (Pages 106 à 109)

Christine Hardy:http://hardy.christine.free.fr/page2-SemFields- :: La théorie des champs sémantiques

La prédiction de Jung : la métamorphose de la Terre : Auteur : Christine HARDY En méditant l´oeuvre de Carl Gustav Jung, Christine Hardy découvre soudain une prédiction cachée du plus grand psychologue du siècle passé : au début du XXIe siècle se déclencherait un saut prodigieux dans la conscience collective, tant mental que spirituel et même physique. Ceci culminant dans une véritable métamorphose de la Terre : l’homme et la Terre harmonisés  enfin réconciliés ! À la fin de sa vie, Jung entrevit, avec le physicien et prix Nobel Wolfgang Pauli, qu’il existait un niveau de « réalité profonde » où conscience et matière ne faisaient plus qu’un ; mais cette exploration, selon lui, serait menée par les chercheurs futurs. Se fondant sur vingt ans de recherches en sciences cognitives et en pensée systémique, Christine Hardy poursuit les découvertes de Jung et s´avance dans les domaines de la réalité profonde, où aucune théorie – cognitive ou physique – n´a osé pénétrer. Dans la théorie des champs sémantiques, toute matière et tout système, jardin ou musée, est une constellation de sens. Ainsi nous baignons dans un gigantesque champ de conscience planétaire en création permanente, au sein duquel l’humanité et la Terre co-évoluent. Nous sommes actuellement à un seuil où l´humanité entière va passer à un autre rythme, un autre plan de conscience : nous avons déjà enclenché le processus de métamorphose !   « La totalité inconsciente tend à la prise de conscience totale »   Jung

https://www.youtube.com/watch?v=6Kj4OB8HreU (Christine Hardy Nouveau paradigme en science: La TCS: Une théorie cognitive intégrale Champs Eco-Sémantiques: la dimension psychoide de Jung et Pauli)

Jean Staune:

     *L’expérience de Christine Hardy dans son livre « l’Outre-monde, de l’ultra-perception à l’ultra-logique« , est de nature à éclairer la certitude de Jeanne Guésné qu’on vient d’évoquer (Le corps peut jouir d’une autre « matérialité » très différente de celle de l’enveloppe physique). Christine Hardy affirme que les différents plans de notre être peuvent mener à une vie autonome. Détachée de son corps physique, elle est dans « la peau de son être total ». « Le corps astral qui quitte le corps physique pour se déplacer de façon autonome a un certain support matériel. Il émet certains craquements en marchant et en passant à travers les portes, par exemple. Il s’agit donc bien d’un corps, c’est à dire d’une entité enveloppée d’une certaine matière bien que subtile (ondes et particules associées), matière en tant que telle, soumise à certaines lois énergétiques et accordées sur un registre vibratoire différent de la matière physique, mais faisant néanmoins preuve d’une certaine masse. » Cette « matérialité » de notre corps hors du corps est sans doute formée à partir d’une forme d’énergie. Or une des grandes lois de l’univers est celle de la conservation de l’énergie… Ce qui justifie les certitudes de Jeanne Guesné et de Christine Hardy concernant la non-cessation de la vie.

     *Les conceptions du shivaïsme peuvent nous éclairer sur ces rapports entre l’énergie et la conscience. [Le shivaïsme est une branche de l’hindouisme, basée sur les textes des Purana, dont les fidèles, les shivaïtes (śaiva en sanskrit1), considèrent Shiva comme divinité d’élection, effectuent des pratiques yogiques et ascétiques, ainsi que des rituels souvent codifiés dans les Agama et influencés par le tantrisme2,3Au niveau philosophique, le shivaïsme s’appuie sur les systèmes du Yoga,  Vaisheshika, Nyaya3. C’est l’une des plus importantes expressions spirituelles de l’hindouisme avec le vishnouisme.] L’ouvrage d’Alain Daniélou, grand spécialiste de l’Inde, est remarquablement instructif à cet égard: les textes de l’ancienne civilisation dravinienne de l’Indus révèlent des connaissances sur la nature de l’univers, l’origine de la matière, la biologie, l’astrophysique, etc., qui rejoignent les conceptions de la « physique avancée ». Voir le livre de Alain Daniélou: « la fantaisie des dieux et l’aventure humaine

Selon le Sâmkkhya (l’étude des structures de l’univers matérielles et psychiques), « l’univers est formé de deux éléments fondamentaux, la conscience et l’énergie (Purusha et Pakriti), qui sont complémentaires et interdépendants. La matière n’est qu’énergie organisée. Il n’est pas d’élément de matière qui ne soit habité par la conscience. Il n’existe pas un élément de conscience sans support énergétique« . « L’énergie, se manifestant sous forme d’ondes vibratoires, a besoin d’un support: l’espace. Le temps, quant à lui, naît de la conscience puisqu’il n’y a pas de temps mesuré sans perception. Ainsi l’élaboration du monde perceptible est-elle liée au principe du Temps, omniprésent, qui , sous forme de rythmes, va déterminer les cycles de l’Histoire, la vie, la mort, des étoiles et des galaxies, des espèces et des hommes… Les lois qui régissent la perception, l’intelligence, la pensée ne sont pas séparables de celles qui président à la formation de la matière. Ce que nous percevons comme des objets n’est formé que de galaxies d’atomes, de centres d’énergie séparés par d’immenses espaces. L’apparence des choses n’est due qu’aux limites de nos perceptions.

La matière n’est donc pas séparable de la conscience et de la perception« . 

     *C’est avec l’énergie que Jeanne Guesné (voir la page 95) entre en contact. Elle devient cette énergie. C’est comme si ce « deuxième corps » était d’énergie pure. Ce corps n’est plus composé d’organes, de cellules, de sang, de neurones. Il est « transmatériel« . Existe-t-il dans l’univers et dans notre corps des éléments qui pourraient être appelés « transmatériels »? Il semble bien que la réponse soit oui. Prenons l’exemple de l’oeil qui capte une information, par exemple de dessin d’un ballon. C’est un stimulus, c’est à dire en termes physiques une énergie lumineuse. Celle-ci, après avoir traversé l’air et les cavités de l’oeil, arrive sur la rétine où elle provoque des réactions chimiques. Les cônes et les bâtonnets transforment cette « information codée » chimique en une série de « messages codés » électriques qui sont transmis par le nerf optique et par différentes structures spécifiques au cortex. Cette énergie affecte donc des supports qui eux, sont incontestablement matériels (les nerfs, les membranes, les structures de l’oeil etc.). Cette énergie, qui était lumineuse au départ, s’est transformée en énergie électrique, en réactions chimiques et même en chaleur. Mais il y a un message qui, lui, n’a subi aucune transformation, c’est le dessin du ballon. Cette information, au sens informatique du mot, peut-être considérée comme une entité transmatérielle qui existe en relation avec les supports matériels que nous avons évoqué, mais sans dépendance vis à vis d’eux. L’information a une existence propre. Et pourtant, elle ne possède pas de propriétés matérielles au sens physique du mot, comme la masse ou l’énergie mais elle a une mesure: L’information apportée par un événement est donc liée à la surprise que sa réalisation procure. Bien entendu cette surprise est difficilement chiffrable car elle varie d’un individu à l’autre.Les travaux de Claude Shannon ont permis de s’affranchir de cet aspect subjectif en définissant l’information apportée par un événement E par le logarithme de l’inverse de sa probabilité de réalisation, c’est-à-dire 

Cet exemple montre que la réalité n’est pas toujours matérielle, qu’elle n’est pas toujours observable ni démontrable. Dans l’entretien que Jonh D Barrow a accordé à Marie Odile Monchicourtpour France Culture et rapporté dans son livre « l’Homme et le cosmos -1984″, on peut lire notamment: « Actuellement, à Berkeley et ailleurs, des astrophysiciens essaient de prouver que la structure d’une galaxie est essentiellement formée de neutrinos. S’il était possible de le faire, nous vérifierions ainsi que que l’univers est rempli par une mer fantôme de neutrinos. Les galaxies pourraient alors ne pas être ce qu’elles semblent: elles apparaissent comme des corps lumineux et incandescents, mais en réalité, il se pourrait bien que la majeure partie soit totalement invisible. Certains pensent que les galaxies sont entourées par d’énormes « halos » de matière invisible.« 

Des scientifiques comme le neuro-physiologiste Roger Sperry, le physicien David Bohm, le biologiste Rupert Sheldrake ont soutenu qu’il y a dans la réalité des aspects non mesurables, non physiques, et qu’il faut prendre en compte, puisqu’ils font partie de l’expérience humaine, non seulement l’expérience de nos sens physiques, mais aussi l’expérience d’une intuition profonde ou l’expérience résultant d’états de conscience différents. C’est une seconde sorte de science (la conscience en tant que réalité causale; vers une science complémentaire), dit Willis W. Harman qui, seule, pourra étudier ces expériences et cette réalité non mesurable. 

Ce que le yoga appelle « prana« , c’est à dire la force vitale qui organise l’ensemble des fonctions organiques et les maintient en vie, ce que les chinois appellent le « ki » dans l’acupuncture, sont des réalités non matérielles mais « réelles ». Mais s’il est difficile de nier que notre corps possède un double d’énergie, un second système caché, il reste à démontrer qu’il puisse survivre à la désintégration de la matière corporelle et continuer d’exister après la mort clinique. Le mystère reste entier. Si ce deuxième corps, le corps subtil, ce corps d’énergie pure (d’information?), n’est pas observable ni démontrable scientifiquement (à l’heure actuelle), il n’en reste pas moins qu’on peut postuler sa réalité. Et ce corps, s’il est fait d’énergie, peut très bien se transformer sans se maintenir sous cette forme-là.

Lienshttps://www.pourlascience.fr/sd/neurosciences/le-cerveau-et-lesprit-3998.ph:: D’où vient la conscience? Une meilleure connaissance du fonctionnement du cerveau apporte des éléments de réponse à cette question qui préoccupe depuis longtemps philosophes et scientifiques.

http://www.matthieuricard.org/articles/la-science-de-l-esprit:: Matthieu Ricard, la science de l’esprit et son blog

https://fondationdenisguichard.com/spip.php?article109:: UN LIVRE DE LOTHAR SCHÄFER AUX ÉDITIONS GUY TRÉDANIEL Le potentiel infini de l’univers quantique COMMENT L’EXPLOITER À CHAQUE INSTANT ? Dans ce livre, Lothar Schäfer relie science et conscience, certitudes visibles et potentialités invisibles, théorie scientifique et vie quotidienne. La science expérimentale s’intéresse actuellement à ce que nous voyons et touchons et non à d’autres dimensions moins visibles de la vie. L’être humain est multidimensionnel (corps, esprit, mental, âme, psyché…). La physique quantique propose une conception du monde qui tient compte de toutes ces dimensions, donc une façon de vivre plus harmonieuse : ses valeurs sont la coopération, la communication, la créativité.

http://www.science-et-magie.com/archives01/moisset/jm05surv.htm:: Approches d’une explication de la Survie, Jean Charon, pr. Dutheil et univers super lumineux, quantique, Mère, transcommunication électronique, Tao, etc)

– Le délit de subjectivité (Pages 109 à 111)

Voir ici Jean Emile Charon: L’esprit et la science.2 Imaginaire et réalité.

Description: La Réalité, c’est ce monde de Matière et d’espace qui nous entoure; l’Imaginaire ce sont nos processus mentaux, notre Pensée. Comment rendre compte de l’existence de ces deux mondes, si différents dans leurs aspects? Et indépendamment de la Pensée et de la Matière, comment faut-il définir l’Esprit, notre Esprit capable de regarder comme des « objets » distincts de lui-même à la fois notre propre Matière et notre propre Pensée, et ne se confondant donc avec ni l’une, ni l’autre? Finalement qui sommes-nous? Matière? Pensée? Esprit? Jean E. Charon pose une nouvelle fois ces questions à la Science contemporaine. Après le Colloque CIPRES-1 qui s’était tenu à Fès, au Maroc, en 1983, voici aujourd’hui CIPRES-2, qui a eu lieu aux États-Unis, à Washington D.C. en septembre 1984. Autour du thème général « Imaginaire et Réalité » Jean E. Charon a réuni des chercheurs venus des universités du monde entier, tous cependant se caractérisant par leur désir d’apporter leur contribution à ce problème de l’Esprit dans le cadre de la discipline où ils sont spécialistes. Les grandes disciplines présentes à Washington ont été la Biologie, la Physique, la Sociologie, la Psychologie et la Philosophie. Les principaux thèmes examinés ont été les suivants : Comment l’Esprit peut-il être capable de concevoir un cerveau lui-même capable de produire l’Esprit? La distinction entre l’Imaginaire « créateur » (Imaginal) et l’Imaginaire qui « fabule » en associant entre eux de façon nouvelle des éléments connus de la Réalité (Imagination). L’interaction Esprit/Matière face à la Philosophie, la Biologie et la Physique contemporaines. Comment l’Imaginaire humain nous distingue-t-il dans la lignée animale? L’Imaginaire en Orient et en Occident L’Univers comme « théâtre » de l’Esprit Les notions de Bien et de Mal en Psychologie contemporaine. La Matière est aujourd’hui une Psychomatière (Le tout est en tout partout,est-ce compréhensible et n’est-ce pas le chemin~~ passé~~présent~~futur de l’univers. Et si Charron était sur le bon chemin avec sa relativité complexe…)  http://www.revue3emillenaire.com/blog/introduction-a-theorie-de-relativite-complexe-de-j-e-charon-dominique-casterman/:: Introduction à la théorie de la relativité complexe de J. E. Charon (Et si Jean Charon était sur une bonne voie? Unir le visible de l’extérieur et l’invisible de l’esprit intérieur?)                                                                        http://www.chaouqi.net/index.php?2005/07/11/17-jean-charon-les-eons:: Jean Charon, les éons.                                                             https://www.langagedelumieredufutur.com/tachyon:: Les tachyons sont des unités énergétiques sans masse plus rapides que la lumière. De par leur vitesse, ils peuvent parcourir des distances énormes et sont donc omniprésents. Régis Dutheil a proposé un modèle de fonctionnement de la conscience qui débouche sur l’existence d’un UNIVERS SUPERLUMINEUX s’écartant des concepts fondamentaux de la relativité d’Einstein.

La « matérialité » ressentie par Jeanne dans ses sorties hors du corps physique ne sont-elles pas qu’une invention de son cerveau ou de son imagination? Imaginal créatif ou imaginaire qui fabule? Jeanne le dit elle-même, elle a mis 10 ans à comprendre qu’elle était « l’auteur de tout ce qu’elle voyait dans ses « voyages » de tout ce environnement ressenti avec un sentiment intense de réalité. Qu’en dehors de son propre esprit, qui les projetait, ces choses vues n’avaient pas d’existence réelle, mais elles avaient une existence relative puisqu’elles étaient source de joie, de paix, de peur ou d’angoisse ». Cette observation de soi lui a permis de constater que les images sont créées à partir des sensations que nous percevons. « Pour moi, la découverte la plus extraordinaire que j’aie faite hors de mon corps est que tout ce que je peux voir dans cet état émane de moi. Plus exactement que je suis le centre de tout ce que je constate comme existant et j’en suis également la totalité. Je suis ce que je connais« . C’est pourquoi Hélène Renard peut dire que Jeanne pourrait être prise en flagrant « délit de subjectivité ». Et puisque rien n’existe que ce que produit notre cerveau, on peut conclure que quand le cerveau meurt, rien ne survit. Est-ce une autoscopie? (Une « perception hallucinatoire psychosensorielle  complexe qui donne l’impression que le corps est projeté vers un champ visuel extérieur« ). On peut répondre non, car le malade qui souffre d’autoscopie voit son double à partir de son propre corps alors que Jeanne, qui ne souffre d’aucun trouble psychologique, voit son propre corps à partir d’une conscience-énergie située hors de son corps C’est l’inverse. Le champ de conscience s’est déplacé, il n’est plus dans le corps physique, mais dans l’autre corps, plus subtil. C’est ce qu’affirme le Dr Nils O’Jacobson dans son ouvrage « La vie après la mort, expériences parapsychologiques et mystiques« : « Une expérience de rêve lucide n’est pas un symptôme de maladie. Ce phénomène se manifeste en général chez des personnes psychiquement équilibrées ». 

A remarquer que des chercheurs comme Noyes et Kletti ont étudié des phénomènes d’autoscopie ou similaires et noté qu’elle pouvait être liée à des moyens de défense émotionnelles contre l’idée de disparition, favorables à la survie. Noël Hunter, lui, remarque que ses souvenirs de cinéma sont liés à des expériences désagréables quand le danger de mort a été violent. Il faut souligner que l’autopsie n’est pas pathologique en elle-même et qu’elle se rencontre souvent parmi les « pouvoirs » des chamans capables de voir profondément leur organisme et d’en discerner les troubles et de diagnostiquer les maladies. 

Autres liens: 

http://joelle.maurel.pagesperso-orange.fr/articlespdf/imaginaire/imaginaldimtranscendante.pdf

– Le corps astral (Pages 111 à 113)

ophoemon.blogspot.fr! la constitution occulte de l’homme

Jeanne Guesné n’emploie pas l’expression , mais cette séparation du corps physique et de la conscience est souvent appelée projection astrale. Cela implique l’idée qu’en dehors du plan physique il existe d’autres plans où la « substance » n’est pas de même nature. Le corps physique est visible par nos sens, alors que les autres corps (le corps éthérique (immédiatement après le corps physique et avant le corps astral, selon certains auteurs)le corps astral et le corps spirituel) ne le sont pas. La mort serait la séparation définitive du physique et du corps astral. Et plus on serait entraîné, plus la mort serait aisée, simple passage auquel on se serait habitué, de son vivant, l’autre corps trouvant naturellement son existence dans l’autre monde. Difficile à expérimenter! …

Voyons ce que dit Héléna Blavatsky, la fondatrice de la théosophie, de ces différents « principes » qui constituent l’homme: « Ne vous imaginez pas, parce que l’homme est appelé le septénaire, qu’il soit composé de sept entités, ou autant de peaux à enlever comme des pelures d’oignon. Les principes sont tout simplement des aspects et des états de conscience. Il n’y a qu’un seul homme réel qui dure d’un bout à l’autre du cycle de vie qui est immortel dans son essence, sinon dans sa forme: et c’est Manas, l’homme mental ou conscience incarnée. L’objection soulevée les matérialistes, qui nient qu’il soit possible que le mental et la conscience agissent sans la matière, est sans valeur pour nous. Nous ne nions pas la justesse de leur argument, mais nous demandons simplement à nos adversaires « connaissez-vous tous les états de la matière, vous qui jusqu’à présent n’en n’avez connu que trois? »? Sur ce point, la science est certainement amenée à évoluer dans les prochaines années avec de nouveaux paradigmes

Des expériences ont été menées pour connaître le poids de ce « double » en état de décorporation par Raymond Réant, dans son cours de parapsychologie du 16 avril 1983 où il s’est livré à une expérience de pesée du corps bioplasmique dit contracté, c’est à dire du couple corps astral-esprit pour constater que la mort correspondrait à une perte de poids d’une vingtaine de grammes. Difficile de vérifier car le double ne se pose pas facilement sur le plateau d’une balance! Aucune tentative pour comprendre la vie et l’après-vie n’est a exclure et ces expériences demanderaient à être vérifiées… Après tout, dans l’ancienne Egypte, Anubis pesait bien les âmes.! On y voit Thot déclarer en se tournant vers Osiris: « Il a été pesé dans la balance. Son coeur est juste car il n’est pas plus lourd qu’une plume« .

http://thot77.chez-alice.fr/passions/egypte/la%20pesee%20de%20l’ame.htm: La pesée de l’âme

– Le corps et son double énergétique. 


Pour le Dr Milan Ryzl, voir son double est une manifestation subjective de clairvoyance pour laquelle il inventa le terme de « clairvoyance en mouvement » et en étudia les manifestations parapsychologiques. En 1976, il s’est fait connaître en France par un livre au titre provoquant: « Jésus, phénomène para psychologique? » Pour lui, celui qui dit s’être dédoublé est victime de sa fantaisie ou victime de suggestions imposées (par hypnose par exemple), ou bien manifeste des dons de clairvoyance. Son récit de dédoublement n’est donc pas à considérer comme une réalité, même s’il possède des facultés « ESP – extra-sensorielles de perception« .

Un des moyens d »étudier les sorties hors du corps est l’électro-encéphalogramme (EEG). C’est le point de départ des recherches du Dr Charles Tart, qui étudia en particulier l’homme d’affaires Robert Monroë. Celui-ci affirme, comme Jeanne, sortir de son corps à volonté, dans le récit « Journeys out of the body (voir en .pdf)L’EEG montre qu’il n’est pas en état de rêve et pas non plus en état d’éveil. Son cerveau émettant des ondes alpha, ses muscles étant en état d’atonie, il est plutôt dans un état proche de la méditation. Monroë l’a appelé « Mind Eve – Body endormi« . Le Dr Tart a entrepris des expériences du même genre avec un autre sujet, féminin, qui a réussi à lire correctement des chiffres placés au hasard sur une étagère enfermée dans une pièce voisine. Mais toutes ces expériences ne prouvent pas avec certitude que qu’il y a un phénomène de déplacement du corps astral ou de télépathie, même s’ils ont une étroite parenté. 

[A voir l’article du Dr Charles Tart: A Psychophysiological Study of Out-of-the-Body Experiences in a Selected Subject   https://s3.amazonaws.com/cttart/articles/april2013articles/Psychophysiological+Study+of+Out+of+The+Body+Experiences+in+a+Selected+Subject+(2).pdf

Ainsi que le livre du physicien Russel Targ et du psychologue Keith Harary: l’énergie et l’esprit (Ils font le point sur les expériences qu’il mènent au SRI (Stanford Research Institute) en Californie, concernant la vision à distance, la télépathie et la prémonition. Ils évoquent aussi leurs rencontres avec des spécialistes d’Union soviétique, qui s’intéressent notamment aux phénomènes d’influence mentale]

https://www.inrees.com/articles/Vers-une-Science-humble-et-une-Spiritualite-universelle/::  (2010-Vers une science et une spiritualité universelle ? Le Dr Paul Bernstein, professeur en sciences sociales, présenta ce livre du psychologue américain Charles Tart : 

« Le spirituel est-il réel ? »)


De nombreuses autres expériences ont été menées sur les « sorties hors du corps« . Citons  le Dr Karlis Osis qui tenta de vérifier si le conscient quittait réellement le corps sur un sujet particulièrement doué, Ingo Swann. A la suite d’une anesthésie, Ingo eut la certitude qu’il pouvait se dédoubler à volonté et commença à voyager n’importe quand et n’importe où. Le but des expériences d’Osis était de de faire décrire par Ingo et de façon précise des objets cachés, alors que les descriptions à distance par clairvoyance sont rarement précises. Le but était de démontrer, si les descriptions étaient exactes, que c’était bien le double d’Ingo qui avait réussi à obtenir ces renseignements. On calcula que la probabilité d’un résultat dû au hasard était de 1/40 000. Or les tests furent positifs, Ingo faisait de telles descriptions que seule l’hypothèse d’une « excursion psychique » pouvait être retenue. A noter que Ingo Swann a été pendant dix ans le formateur des voyants de la CIA et des services de renseignements de la Défense américaine. Il a entraîné pour le projet Star Gate des équipes militaires à “voir” à distance des installations soviétiques et des organisations terroristes. Certaines expériences tentent de montrer que le double d’un sujet psi se déplacerait dans une pièce fermée voisine, comme celle du Dr Robert Morris (an experimental approach to the survival problem). Si ces expériences réussissaient on pourrait avoir la certitude que ces sujets peuvent dissocier leur esprit et se trouver en deux endroits à la fois et que la réalité de la projection astrale serait certaine et cela étayerait la théorie de la survie selon laquelle quelque chose quitte le corps au moment de la mort et survit au mourant. Pour le moment, il n’existe pas de preuve acceptée par la communauté scientifique quant à la possibilité d’un « voyage astral ». Mais pour ceux qui sont, comme Jeanne Guesné, familiers de ces sorties hors du corps, la réalité du corps astral est amplement prouvée. Pour le biologiste Lyall Watson « la projection astrale n’exige qu »un seul article de foi: croire que nous sommes deux en un; qu’il a donc le système somatique et un autre, que ce second système est habituellement rattaché au corps mais qu’il a la possibilité de le quitter dans certaines circonstances, de sorte qu’il peut arriver que nous soyons en deux endroits à la fois ». Le Dr Watson reconnaît que ses propres tentatives accréditent cette idée mais qu’il n’a pu démontrer de manière irréfutable son existence. Et comme il est biologiste, il a recherché dans les sciences naturelles ce qui pourrait s’apparenter ce double astral. Les travaux de Harold Saxton Burr montrent que les animaux, les plantes et l’homme possèdent un champ (électrique) mesurable, qu’on pourrait champ vital et que ce champ se sépare de sa source au moment de la mort. Voir sur le site: http://autre.realite.pagesperso-orange.fr/MatvivLumim.htm::

[1.3.1. Couplage électromagnétique et lumière immanente

1.3.2. Champ L(life) de Burr et lumière immanente

1.3.3. « Chakras », « corps électrique » et lumière immanente

1.3.4. « Corps électrique » et champs morphogénétiques]

Selon R. et B.Dutheil (ibid-page 58): « Il semble que le champ de Burr réponde assez bien à la définition de champ morphi-que de Sheldrake et à l’idée qu’il existe quelque part un champ originel, qui est reproduit par résonance morphique et aboutit à des formes particulières, propres à chaque espèce animale,végétale ou humaine ». Et (page 60) :  » Le Champ L préexiste à la naissance de l’individu ». 

Ces expériences n’ont toutefois pas été tentées sur l’homme au moment de la mort clinique. Si on postule que le corps astral, le double, est un système énergétique capables d’émettre des ondes (électromagnétiques par exemple), rien ne s’oppose à ce qu’il se sépare de sa source, le corps physique et poursuivent une existence indépendante. Mais cela reste une hypothèse.


– L’énergie lumineuse, support de la survie?

Il y tant de chose à dire et évoquer à propos du chapitre « l’état hors du corps » du livre de Helène Renard… J’ai à peine pu évoquer « l’aura« . On peut constater que cette étude des témoignages et des expériences hors du corps a conduit Hélène Renard à des réflexions qui aboutissent à envisager l’hypothèse de l’après-vie. Même si cette hypothèse ne peut être prouvée avec certitude, il semble bien que le corps humain soit entouré d’un autre corps, une copie invisible de lui-même, non perceptible par nos sens habituels, mais « expérimentable » dans des états de conscience différents. Et si la conscience possède cette faculté de se détacher de l’enveloppe charnelle, alors l’hypothèse qu’elle puisse survivre à la destruction du corps n’est pas à exclure. Elle peut, abandonnant le corps à la décomposition, poursuivre son cheminement propre. Mais cette conscience, pour assurer sa survie, a besoin d’un support matériel qui serait, on l’a dit, une forme d’énergie dont la nature reste à déterminer. En recherchant sur wikipedia, on trouve: « L’ésotérisme occidental et certaines traditions religieuses orientales évoquent l’existence de corps subtils ou corps psychiques, « enveloppes suprasensibles » non perceptibles par les organes sensoriels humains. Certaines personnes dotées de capacités de perceptions extra-sensorielles disent « voir » ces corps subtils et décrypter les informations qu’ils contiennent. Il existerait un certain nombre de « corps subtils » : corps éthériquecorps astral, corps causal, enveloppes-écho, etc, leur nombre et leurs dénominations variant d’une école à l’autre et n’ayant pas toujours la même signification. Certains corps subtils seraient également le siège de « centres subtils » comme les chakras, le centre Hara, la kundalinî, et parcourus par des courants d’ « énergie » correspondant à leur nature, comme les nâdî du yoga ou les méridiens en acupuncture. Ces corps sont parfois considérés comme les éléments d’un septénaire quand on y inclut le corps matériel. La notion de corps subtils et d’énergie subtile n’est pas scientifiquement reconnue en Occident. La médecine traditionnelle chinoise et particulièrement l’acupuncture sont cependant fondées sur l’hypothèse de leur existence. Le parapsychologue Rupert Sheldrake postule l’existence de champs morphiques ou morphogéniques qui se rapprochent de la définition des corps subtils1. » (voir à ce sujet: systèmes d’énergie subtils dans le corps,   corps subtils et le champ énergétique humain,     différents corps d’énergie). Hélène Renard pensait que l’écoute des hypothèses d’un chercheur comme Etienne Guillé serait dans les dix prochaines années celui qui ouvrirait des perspectives fabuleuses sur les différents niveaux énergétiques de la vie. Il a écrit sa théorie dans « l’alchimie de la vie »  en 1984 et a proposé un nouveau mode de lecture de l’information génétique. Ses recherches portent essentiellement sur la molécule d’ADN. « L’organisme vivant agit comme un collecteur et un émetteur d’ondes ». Il y a des « supports vibratoires » qui sont récepteurs d’une « énergie vibratoire » spécifique « l’ensemble des caractéristiques de ces énergies vibratoires permet de définir ce qu’est un niveau de conscience. Et l’étude de ces niveaux nous montre que nous n’utilisons qu’une infime partie de nos potentialités. Là est la possibilité d’une mutation spirituelle. » La vie est alors envisagée comme un échange incessant d’énergies vibratoires par des supports vibratoires… Alors la vie ne cesse pas car l’énergie ne peut pas mourir. Et la part de nous qui survit sera de forme énergétique. Cela pourrait expliquer l’apparition « d’êtres de lumière » aux mourants. Car la lumière est énergie. 

– Epilogue.

Ce article 3, consacré aux « sorties du corps » a largement évoqué.Jeanne Guesné et ses  leçons de Sagesse dont la véracité et la sincérité des récits semblent acquises pour Hélène Renard.

Y a t-il une vie après la mort? Tous, nous « mourrons d’envie de connaître la réponse à cette question dont les hommes débattent depuis des siècles. La réponse  en est toujoiurs au même point, au « point mort » alors qu’il n’en n’est pas de plus fondamentale, puisqu’elle détermine le sens  de la vie humaine. Et c’est la « mort dans l’âme » qu’il faut bien avouer notre impuissance, nul n’a encore pu donner des preuves de la vie post-mortem. Ces preuves on les réclame aujourd’hui parce que les croyances s’effritent, les certitudes vacillent.

L’attitude scientifique, vouloir des phénomènes démontrables, répétitifs et mesurables, est inadéquate, mais cela n’empêche pas de mener des expériences et des recherches sur des états-limite comme les EMI.
Mais il existe une autre catégories de preuves, non probantes pour les scientifiques, mais qui est quasiment la seule que l’on puisse avancer pour étudier l’après-vie: les preuves subjectives. Celui qui est persuadé dans sa conviction profonde qu’il y a une forme de vie après la disparition du corps physique, n’a nul besoin de preuve objective. Son expérience individuelle lui tient lieu de preuve.
*C’est le cas de Jeanne Guesné et de beaucoup de ceux que nous avons « rencontrés » dans cet article et dans les sites qui évoquent nos différents corps d’énergie ou  chez Rupert Sheldrake qui postule l’existence de champs morphiques.

     *Par contre, il est regrettable que certaines personnes aient dérivé vers des aspects sectaires. C’est le cas semble t-il d’Etienne Guillé dont Hélène Renard pensait que l’écoute de ses hypothèses ouvrirait dans les dix prochaines années des perspectives fabuleuses. Mais en 2015, il fit les gros titres de l’actualité: « Le gourou d’une secte mis en examen sévit encore à Paris« .

L’après-vie telle que Jeanne Guesné nous la fait partager restera peut-être pour longtemps un mystère mais on évoque de plus en plus une énergie dans les sites qui parlent de spiritualité: systèmes d’énergie subtils dans le corps,  corps subtils et le champ énergétique humain,  différents corps d’énergie…  Dans bioenergetique.com, il est écrit: « Il n’y a PAS de conflit entre Science et Spiritualité. La Spiritualité est recherche de compréhension, tout comme la Science  La spiritualité demande d’expérimenter pour comprendre  tout comme la Science. La spiritualité EST une compréhension scientifique de l’être humain, de son corps et de l’Univers. TOUT EST ENERGIE, TOUT VIT, TOUT COMMUNIQUE. Selon la théorie des cordes, la plus récente des théories concernant l’Univers Brian Greene explique: Un univers en 11 dimensions. Un Univers élégant composé entièrement de la musique des cordes. Tout dans l’Univers, de la particule la plus infime à l’étoile la plus éloignée, est fait d’un même ingrédient: des brins d’énergie vibrant incroyablement petits appelés des cordes. Elles vibrent selon une multitude de modes différents constituant ainsi tous les éléments de la nature. En d’autres termes l’Univers est comme une formidable symphonie cosmique résonnant de toutes les notes que peuvent produire les vibrations de ces petits brins d’énergie« .

Liens: 

http://autre.realite.pagesperso-orange.fr/:: Ce site postule l’existence d’une Autre Réalité co-extensive à notre univers. Il comporte quatre parties.

1. La première partie s’intitule « Pressentiments de l’Autre Réalité » et s’appuie sur les écrits de quelques auteurs, pour la plupart scientifiques. Elle conduit à une vue de synthèse de l’homme comme appartenant à ces deux réalités. Cependant, ce ne sont que des présomptions et non des preuves que j’avance ; et je serais intéressé de connaître l’opinion de chercheurs plus compétents que moi sur ces propositions.

2. La seconde partie s’appuie sur la vue de synthèse de l’homme pour proposer une « interprétation » des phénomènes parapsychologiques ; et je sollicite également ici l’avis des chercheurs sur ces propositions.

3. La troisième partie présente tout d’abord un résumé du livre d’Eric Julien « La Science des Extraterrestres » aux Editions JMG, qui expose les principes et les implications de sa Relativité absolue.

Ensuite, à partir du livre de J. Narby,  » Le Serpent cosmique « , le site propose son intéressante hypothèse sur le rôle de l’ADN non génétiquement actif dans les  » pratiques chamaniques « .

Puis, tiré du livre du Dr D. Chopra,  » Le corps quantique « , le site présente sa vision très originale d’une nouvelle médecine s’appuyant sur les savoirs de l’Ayur-Véda et plusieurs corrélations remarquables entre les conceptions védiques de l’Univers et l’Autre Réalité.

Enfin, le dernier chapitre présente les aspects neurobiologiques du cerveau humain selon les vues de AR. Damasio dans son livre « Le sentiment même de soi« , puis celles tout à fait étonnantes de A. Newberg et E. d’Aquili dans leur livre « WhyGod won’t go away« , concluant que le cerveau humain capte le monde spirituel, donc l’Autre Réalité.

4. La quatrième partie présente la nouvelle vue de synthèse de l’homme, résumant les conclusions majeures auxquelles ont conduit l’élaboration du site. Il en résule une nouvelle compréhension de l’homme, qui rejoint celle présentée par D.Chopra dans son livre  » Comment connaître Dieu  » et s’éclaire des nouveaux concepts développés par Eric Julien.

Six Annexes complètent cette réflexion. Les deux premières situent la démarche de l’Abandon Corporel en regard de l’Autre Réalité et de la Relativité Absolue. La troisième traite de la spiritualisation de la matière en Abandon Corporel, la quatrième explicite le concept de synchronicité, la cinquième présente des expériences spirituelles d’accès à la Réalité et la sixième propose des extraits du livre de Lytta Basset  » Ce lien qui ne meurt jamais  » qui entrent en résonance proche avec ma compréhension du monde divin.

https://www.inrees.com/articles/Vers-une-Science-humble-et-une-Spiritualite-universelle/::  (2010-Vers une science et une spiritualité universelle ? Le Dr Paul Bernstein, professeur en sciences sociales, présenta ce livre du psychologue américain Charles Tart :
« Le spirituel est-il réel ? ». Le Dr Bernstein s’est interrogé sur cette difficulté, pour le monde scientifique, d’accepter ces expériences, de les considérer comme sérieuses et susceptibles d’ouvrir d’autres champs d’investigation scientifique. Les méthodes employées pour ces expériences sont pourtant les mêmes, nous apprend-il, que celles utilisées pour d’autres phénomènes que les chercheurs acceptent sans difficulté. Les résultats sont scientifiquement équivalents, et parfois même supérieurs, à un grand nombre de phénomènes que la science accepte comme ayant été prouvés. Mais la question reste toujours la même : comment expliquer cela ? Avec la même réaction immuable : si je ne peux l’expliquer, je préfère dire que cela n’existe pas ! Cependant, les scientifiques sont d’abord des êtres humains et les diplômes universitaires, aussi prestigieux soient-ils, ne peuvent empêcher nos croyances de conditionner notre façon d’appréhender le monde, transformant parfois l’esprit scientifique en « scientisme » tel que défini par Charles Tart.) 


Jacqueline BousquetJacqueline Bousquet biologiste d’avant-garde au CNRS: Jacqueline Bousquet s’appuie sur les travaux du mathématicien Emile Pinel qu’elle associe habilement à la Kabbale et à la mécanique quantique, sans oublier la « Divine Matrice » qu’elle explique avoir emprunté à Greg Bradden.Son interprétation de certains passages des écritures bibliques est passionnant.

Elle explique pourquoi, nous vivons dans un « monde mental d’illusions » dominé par notre égo qui nous fait tourner en rond et reproduire inlassablement les mêmes schémas de pensée.

La comparaison avec les outils du sculpteurs est une image parlante: Le burin représente l’intellect et le marteau est en analogie avec le coeur. Autrement dit, ils sont inséparables de par leur complémentarité et pourtant, certains d’entre nous n’en n’utilisons qu’un des deux. Jacqueline applique cette métaphore aux « jeunes des banlieues » qui n’ont pas pu se forger un burin par manque d’éducation et donnent par conséquent des coups de marteaux un peu partout, et sans logique !

Elle rappelle à notre bon souvenir que notre véritable réalité est un « champ d’infor-mations » et réaffirme que toute forme de matière n’est que l’effet des champs.

http://newsoftomorrow.org/science/nouvellephysique/dr-therese-brosse-la-conscience-energie-structure-de-lhomme-et-de-lunivers-extraits::Dr Thérèse Brosse – La « conscience-énergie », structure de l’homme et de l’univers – Extraits

http://www.reiki-toulouse.net/archives/2012/05/12/22970921.html: Les différents corps d’énergie

http://www.2012un-nouveau-paradigme.com/article-la-theorie-du-dedoublement-122882224.html:: Jean-Pierre Garnier-Malet est l’auteur de la fameuse « Théorie du Dédoublement »

https://monblogdereflexions.blogspot.fr/2018/05/la-theorie-du-dedoublement-la-theorie.html:: La Théorie du Dédoublement citée dans mon blog

http://la.vie.en.soi.over-blog.com/2015/04/pourquoi-l-espace-le-temps-la-vie-pourquoi-un-dedoublement.html:: la théorie du dédoublement dans « la.vie.en.soi.over-blog.com

http://elishean-portesdutemps.com/methode-pour-voir-laura-linterpreter-et-lharmoniser/

http://www.macval.fr/IMG/pdf/journee-etude_STEPHANE_LEGER_OK.pdf:: le peintre robert morris ou l’identité en question

http://www.elishean.fr/le-processus-de-la-transition-et-les-premieres-phases-de-lapres-vie-1ere-partie/:: le processus de transition et les premières phases de l’après-vie

https://www.lateledelilou.com/L-Holomatiere-La-conscience-quantique-et-l-au-dela-Emmanuel-Ransford_a1129.html:: L’HOLOMATIÈRE, LA CONSCIENCE QUANTIQUE ET L’AU-DELÀ – EMMANUEL RANSFORD

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=sNSNe2OjLmk (Cet homme est mort , il est revenu NDE – EMI – VF)

https://monblogdereflexions.blogspot.fr/2018/05/faites-cet-exercice-pour-voir-votre-aura.html#.Wu8ykYiWSWt Faîtes cet exercice pour voir votre Aura!

Autres liens: http://belletmaurice.blogspot.fr/:: Maurice Bellet: Écrivain et amant de tous les êtres humains. Son projet Aimer l’être humain, le parler, l’écrire, le rencontrer, le comprendre jusque dans ses ultimes complexités.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Bellet:: La Longue veille : 1934-2002, Desclée de Brouwer, 2002  Un Trajet vers l’essentiel, Seuil, 2004 Spiritualité et théologie Naissance de Dieu, Desclée De Brouwer, 1975 Le Dieu pervers, Desclée de Brouwer, 1979, 1998 La Voie, Desclée de Brouwer, 2000 (réédition) Christ, Desclée, 1990 L’Amour déchiré, Desclée de Brouwer, 2000 La Quatrième hypothèse: Sur l’avenir du christianisme, Desclée de Brouwer, 2001 La traversée de l’en-bas, Bayard, 2005 Le Dieu sauvage, Bayard, 2007 Dieu, personne ne l’a jamais vu, Albin Michel, 2008 Minuscule traité acide de spiritualité, Bayard, 2010 Translation. Croyants (ou non), passons ailleurs pour tout sauver, Bayard, 2011 Si je dis CREDO, Bayard, 2012 Psychanalyse Foi et psychanalyse, Desclée de Brouwer, 1975 Dire ou la vérité improvisée, Desclée de Brouwer, 1990 L’Écoute, Desclée de Brouwer, 1999 Économie La Seconde humanité : De l’impasse majeure de ce que nous appelons l’économie, Desclée de Brouwer, 1993 Le Sauvage indigné, Desclée de Brouwer, 1998 Invitation : Plaidoyer pour la gratuité et l’abstinence, Bayard, 2003 L’avenir du communisme, Bayard, 2013 Essais Le Lieu du combat, Desclée, 1976

La divine Origine article 2


La divine origine article 2)

Les trois blessures de l’homme… mais l’être parlant s’est levé!

« Et c’est au moment où l’être parlé allait mourir que l’être parlant s’est levé« .

abebooks.fr -La Divine Origine: Dieu n’a pas créé l’homme

Mis en exergue Par Mary Balmary« Nous vivons endormis dans un monde en sommeil. Mais qu’un Tu murmure à notre oreille, et c’est la saccade qui lance les personnes.: le moi s’éveille par la grâce du toi. L’efficacité spirituelle de deux consciences simultanées, réunies dans la conscience de leur rencontre, échappe soudain à la causalité visqueuse et continue deschoses. La rencontre nous crée: nous n’étions rien – ou rien que des choses – avant d’être réunis. » Gaston Bachelard, préface à JE et TU de Martin Buber.



1) Préambule:

Je l’ai précisé dans mon article 1), c’est de cette lecture commune entre marie Balmary et ses amis que je me suis imprégné pour me donner une compréhension renouvelée des textes bibliques et de la Genèse, textes actuellement tant décriés, si mal interprétés et je pense incompris. En effet, actuellement, ce qui peut rappeler la religion ou Dieu est le plus souvent décrié ou rejeté par une science devenue pure technologie ou un laïcisme trop souvent dogmatique. Pourtant ces textes sont signifiants et ont une valeur archétypale au sens Jungien. Retrouver les valeurs profondes qui sont à l’origine de notre culture est important pour moi, car je sens que la redécouverte du sens originel permettrait de faire entrer les valeurs évangéliques dans nos coeurs et de sortir du piège que le serpent qu’évoque Marie Balmary nous a tendus et auquel nous avons obéi, la religion du serpent. Lorsque Darwin dit à sa femme en 1961  (page 106): 

« Dieu vous bénisse » , Marie Balmary y voit deux religions. « Celle que l’un refuse (Charles) et celle que l’autre choisit (Emma). Le religion selon Charles: un dieu despotique, revanchard, totalitaire (la foi ou la damnation éternelle). N’est-il pas exactement le dieu du serpent? Darwin a trop fréquenté la Bible, ce ne peut pas être un hasard s’il parle du dieu qui fait peur aux hommes comme le serpent au singe. Ce tyran, Charles, solidaire des hommes qu’il aime le plus, le refuse; et son honneur. Troublante coïncidence tout de même qu’il place face à face le dieu/serpent et l’homme/singe. »

« La religion d’Emma est tout à fait autre. Elle n’en dit pas beaucoup ici, mais on peut percevoir quelque chose à la manière dont elle s’en sert, car c’est sur sa religion qu’elle s’appuie pour critiquer de la plus sévère façon celle qu’expose son mari. Elle pourrait donc être d’accord avec lui: elle aussi refuse le dieu despote qui damne l’incroyant. Mais à la différence de son homme, elle conteste à cette représentation le nom de Dieu et à cette religion le nom de « Christianisme », bien que « les mots y soient ».  Où a-t-elle les pieds pour être aussi assurée de sa critique? Je ne sais. Mais contrairement à Eve, elle sait que la religion du dieu vu par le serpent est un faux. » 

Ainsi que je l’ai dit dans l’article 1), je me sens proche d’Emma dans ma vision des Evangiles. 

Aujourd’hui, dans l’article 2, je vais évoquer plus longuement « ma lecture » de « la Divine Origine » en commençant par le premier chapitre: L’homme humilié par la science et le sujet souverain.


2) Les trois humiliations de l’homme par la science, Freud parle.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Copernic
https://lejournal.cnrs.fr/articles/charles-darwin-de-lorigine-dune-theorie
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sigmund_Freud

 Marie Balmary écrit:« Peut-être n’y a-t-il pas d’idée plus répandue que celle-ci: l’homme a été créé par le dieu qui a fait le ciel et la terre. Parmi ceux qui n’adhèrent pas à cette proposition, n’y a t-il pas d’idée plus répandue que cette autre? L‘homme est le produit de la matière et du hasard: il ne doit sa vie à personne et ne la rend à personne lorsqu’elle s’achève.« 


Une de ces deux propositions, l’une religieuse, l’autre scientifique rend-t-elle compte véritablement de ce que nous révèle l’expérience de la parole humaine. La réponse est non si par « expérience de la parole » on parle de l’accès à la première personne, ce « Je » proprement humain de l’homme qui peut parler en tant que « Je » et demeure in-raconté et inexpliqué par les deux formules citées ici. L’animal manifeste une forme de langage et semble adresser des messages, mais il semble bien qu’aucune bête ne parle en « son propre nom » à une autre qui puisse lui répondre aussi en son « propre nom ». Freud a appelé le « ça » l’ensemble des pulsions animales et nous a transmis cette découverte sous la forme d’une formule devenue célèbre: « Là où ça était Je doit advenir. » C’est ce qui distingue radicalement l’homme de l’animal et le présente aussi comme « à faire » et non fait.  Cela pourrait nous conduire à une tout autre vision de l’homme et reposer nouvellement la question de son origine. Or curieusement, ce grand découvreur de la parole qui guérit s’est compté parmi les porteurs de mauvaises nouvelles, au nombre de trois, les trois humiliations de l’homme par la science

Les trois blessures narcissiques de l’humanité:

Selon Freud, le développement des sciences a infligé trois blessures narcissiques successives à l’humanité : « Le narcissisme universel, l’amour-propre de l’humanité, a subi jusqu’à présent trois graves démentis de la part de la recherche scientifique. » Freud parle aussi dans ce texte de « destruction de l’illusion narcissique » 1. Ces trois blessures narcissiques concernent des découvertes qui s’opposent à l’anthropocentrisme : avec Copernic, la terre n’est pas le coeur du monde, avec Darwin, l’homme n’est pas le fils de l’homme, avec Freud, enfin, l’homme n’est pas maître en son propre esprit en particulier de ses pulsions..


« 1) L’effet Copernic:  « Dans le cours des siècles, la science a infligé à l’égoïsme naïf de l’humanité deux graves démentis. La première fois, ce fut lorsqu’elle a montré que la terre, loin d’être le centre de l’univers, ne forme qu’une parcelle insignifiante du système cosmique dont nous pouvons à peine nous représenter la grandeur. Cette première démonstration se rattache pour nous au nom de Copernic, bien que la science alexandrine’ ait déjà annoncé quelque chose de semblable.
2) L’effet Darwin: Le second démenti fut infligé à l’humanité par la recherche biologique, lorsqu’elle a réduit à rien les prétentions de l’homme à une place privilégiée dans l’ordre de la création, en établissant sa descendance du règne animal et en montrant l’indestructibilité de sa nature animale. Cette dernière révolution s’est accomplie de nos jours, à la suite des travaux de Ch. Darwin, de Wallace’ et de leurs prédécesseurs, travaux qui ont provoqué la résistance la plus acharnée des contemporains.
3)  L’effet Freud: Un troisième démenti sera infligé à la mégalomanie humaine par la recherche psychologique de nos jours qui se propose montrer au moi qu’il n’est seulement pas maître dans sa propre maison, qu’il en est réduit à se contenter de renseignements rares et fragmentaires sur ce qui se passe, en dehors de sa conscience, dans sa vie psychique.
4) Les psychanalystes ne sont ni les premiers ni les seuls qui aient lancé cet appel à la modestie et au recueillement, mais c’est à eux que semble échoir la mission d’étendre cette manière de voir avec le plus d’ardeur et de produire à son appui des matériaux empruntés à l’expérience et accessibles à tous. D’où la levée générale de boucliers contre notre science, l’oubli de toutes les règles de politesse académique, le déchaînement d’une opposition qui secoue toutes les entraves d’une logique impartiale ». »


Copernic et « l’humiliation cosmologique« . Freud écrit à propos de la première blessure: «  Je voudrais exposer que le narcissisme universel, l’amour-propre de l’humanité, a subi jusqu’à ce jour trois grandes vexations de la part de la recherche scientifique.

a) L’homme croyait au début de ses recherches, que son lieu de résidence, la Terre, se trouvait immobile au centre de l’Univers, tandis que le Soleil, la Lune et les planètes se mouvaient autour de la Terre suivant des trajectoires circulaires (…) La destruction de cette illusion narcissique se rattache pour nous au nom et à l’oeuvre de Nicolas Copernic au XVIème siècle (…) Lorsque la grande découverte de Copernic fut reconnue de manière universelle, l’amour-propre humain avait subi la première vexation, la vexation cosmologique  » ( Une difficulté de la psychanalyse, 1916, trad. Bertrand Féron).

Mais la marquise, elle, n’est pas d’accord. Peut-être avait-elle l’intuition prémonitoire que l’homme se préparait à vendre son âme au diable? Elle dit :  » J’aime la lune de nous être restée lorsque toutes les autres planètes nous abandonnent. Avouez que si votre Allemand eût pu nous la faire perdre, il l’aurait fait bien volontiers ; car je vois dans tout son procédé qu’il était bien mal intentionné pour la terre. Je lui sais bon gré, lui répliquai-je, d’avoir rabattu la vanité des hommes qui s’étaient mis à la plus belle place de l’univers, et j’ai du plaisir à voir présentement la terre dans la foule des planètes. Bon, répondit-elle, croyez-vous que la vanité des hommes s’étende jusqu’à l’astronomie ? Croyez-vous m’avoir humiliée, pour m’avoir appris que la terre tourne autour du soleil ? Je vous jure que je ne m’en estime pas moins. Mon Dieu, Madame, repris-je, je sais bien qu’on sera moins jaloux du rang qu’on tient dans l’univers, que de celui qu’on croit devoir tenir dans une chambre, et que la préséance de deux planètes ne sera jamais une si grande affaire que celle de deux ambassadeurs. Cependant la même inclination qui fait qu’on veut avoir la place la place la plus honorable dans une cérémonie, fait qu’un philosophe dans un système se met au centre du monde, s’il peut. Il est bien aise que tout soit pour lui : il suppose peut-être, sans s’en apercevoir, ce principe qui le flatte, et son coeur ne laisse pas de s’intéresser à une affaire de pure spéculation. Franchement, répliqua-t-elle, c’est là une calomnie que vous avez inventée contre le genre humain. On n’aurait donc jamais dû recevoir le système de Copernic lui-même, puisqu’il est si humiliant. » (Fontenelle, Entretiens sur la pluralité des mondes habités, Premier soir, 1686).


Darwin et la deuxième humiliation de l’homme. « Il y a plus de cent cinquante ans, le célèbre naturaliste révolutionnait l’histoire de la vie en mettant sur pied les théories de l’évolution et de la sélection naturelle
La théorie de l’évolution des espèces, échafaudée par le savant à la barbe blanche et sans cesse enrichie, complétée, complexifiée par des générations de chercheurs au prix d’un nombre incalculable de travaux sur le terrain et en laboratoire, paraît indétrônable. Ce que dit Darwin au milieu du XIXe siècle ? Que les organismes vivants sont en perpétuelle évolution, grâce notamment au phénomène de sélection naturelle qui fait qu’au sein d’une même espèce les individus les plus adaptés à leur milieu se reproduisent davantage que les autres. Et que toutes les espèces (l’homme n’est pas exclu de ce schéma) descendent d’un ou de plusieurs ancêtres communs. Un bouleversement dans la vision traditionnelle chrétienne qui prévaut alors, et pour laquelle les créatures en tout genre qui peuplent la planète sont des créatio
ns divines, immuables et indépendantes les unes des autres. »

Mais cette deuxième humiliation dont parle Freud, à savoir l’ascendance animale de l’homme, est-elle particulièrement humiliante? En fait, la théorie de l’évolution de Darwin serait plutôt flatteuse pour l’Homme: elle prouve en effet que l’Homme, étant l’évolution la plus récente, est « à la pointe du progrès » de l’Univers; nous sommes (pour l’instant) son concept le plus nouveau. Etre à la pointe du progrès, c’est, contrairement à ce que prétend Freud, une place très privilégiée dans l’ordre de la création.

Mais le ton de Freud est très moralisateur: « L’homme s’éleva au cours de son évolution culturelle au rôle de seigneur sur ses semblables de race animale. Mais non content de cette prédominance, il se mit à creuser un abîme entre eux et lui-même. Il leur refusa la raison et s’octroya une âme immortelle, se targua d’une descendance divine qui lui permettait de déchirer tout lien de solidarité avec le monde animal […] Cette présomption, ce qui est curieux reste encore étrangère au petit enfant comme à l’homme primitif […qui], au stade du totémisme, ne trouvait nullement choquant de faire descendre son clan d’un ancêtre animal. Le mythe, qui contient le résidu de cette antique façon de penser, fait prendre aux dieux des corps d’animaux, et l’art des temps primitifs donne aux dieux des têtes d’animaux. L’enfant ne ressent aucune différence entre son propre être et celui de l’animal; c’est sans étonnement qu’il dans les contes des animaux pensants, parlants.; il déplace un affect de peur  inspiré par son père sur le chien ou le cheval, sans avoir en cela l’intention de ravaler son père. C’est seulement après avoir grandi qu’il se sera suffisamment éloigné de l’animal pour pouvoir injurier l’homme en lui donnant des noms de bêtes. »

Marie Balmary pense très justement que ce n’est pas que l’homme primitif ou l’enfant sont d’accord avec Freud, mais plutôt que, à l’inverse c’est le signe que selon eux tout ce qui est animé est humain et donc que c’est l’animalité comme telle qui n’est pas encore perçue. L’enfant commence par croire que toute vie est semblable à la sienne. Et Freud conclut: « L’homme n’est rien d’autre, n’est rien de mieux que l’animal, il est lui-même issu de la série animale […]C’es là cependant la seconde humiliation du narcissisme humain: ‘humiliation biologique. »

C’est une conclusion un peu hâtive que nous examinerons plus en profondeur. Tout comme pour un J. P. Changeux, un F. Crick ou une certaine neurophysiologie affirmant que « nous ne sommes rien d’autre qu’un paquet de neurones ! » Freud n’est t-il pas ici d’un réductionnisme démesuré?


Freud et la troisième blessure narcissique de l’homme.


« Un troisième démenti sera infligé à la mégalomanie humaine par la recherche psychologique de nos jours qui se propose de montrer au moi qu’il n’est seulement pas maître dans sa propre maison, qu’il en est réduit à se contenter de renseignements rares et fragmentaires sur ce qui se passe, en dehors de sa conscience, dans sa vie psychique. Les psychanalystes ne sont ni les premiers ni les seuls qui aient lancé cet appel à la modestie et au recueillement, mais c’est à eux que semble échoir la mission d’étendre cette manière de voir avec le plus d’ardeur et de produire à son appui des matériaux empruntés à l’expérience et accessibles à tous. D’où la levée générale de boucliers contre notre science, l’oubli de toutes les règles de politesse acadé- mique, le déchaînement d’une opposition qui secoue toutes les entraves d’une logique impartiale. Ajoutez à tout cela que nos théories menacent de troubler la paix du monde d’une autre manière encore, ainsi que vous le verrez plus loin . »

Le commentaire fait sur ce site la.chasse.aux.mots.over-blog.com montre bien que la ,Marquise dans sa réponse à l’humiliation cosmologique pressentait déjà ce quelque chose que la science ne peut dévoiler dans sa prétention explicative orientée de plus en plus vers le « pourquoi? ».  « FREUD se demande pourquoi la psychanalyse suscite tant de résistance , il répond en disant que la psychanalyse , comme tout science en général détruit les prétentions de l’homme et que la psychanalyse en particulier donne un coup fatal à ce qu’il nomme la mégalomanie des hommes . La thèse de FREUD est d’ailleurs extrêmement équivoque puisque c’est la puissance théorique de la science, œuvre ô combien humaine , qui devrait engendrer une modestie mais de quoi parle –t-il au juste ? L’anthropocentrisme de l’homme naïvement exprimé dans le géocentrisme et le créationnisme ne sont-ils que de l’égoïsme infantile susceptible d’engendrer guerre et terreur ou l’expression maladroite que l’homme a une valeur infinie qui s’exprime dans l’humanisme ? La tâche de la science est-elle de détruire la naïveté des hommes ou l’humanisme même qui fait de l’homme le centre de toutes les valeurs ?
Peut-on parler d’ « une mission » incitant au « recueillement » , de la science sans tomber à son tour dans une vision quasiment religieuse de la science que l’on appelle communément le scientisme ? Le scientisme consiste en effet à dire que tous les problèmes philosophiques et moraux seront un jour résolus par la science . N’est –ce pas précisément ce qu’affirme FREUD ici ? Or les questions sur notre destinées , notre place dans l’univers sont –elles à ce point résolues ? D’ailleurs, la science n’aurait-elle pas plutôt aujourd’hui le sens d’une plus grande modestie quant à ses capacités ? la science d’aujourd’hui beaucoup plus puissante qu’au temps de FREUD ne peut répondre aux questions métaphysiques de l’Homme parce qu’elle n’a plus cette prétention , elle se contente de répondre à la question « comment » et non plus au « pourquoi » le monde, l’homme .
A la limite même, sa puissance va de pair avec son impuissance à ce niveau et force est de constater que le désenchantement du monde a provoqué quelques crises.

On peut d’ailleurs comprendre ainsi la réfutation que POPPER adresse à FREUD concernant la scientificité de la psychanalyse : une science véritable doit pouvoir accepter la mise à l’épreuve et ne pas se prendre pour un absolu. » 
Mais reste que pour Freud les deux clartés que la psychanalyse nous apporte: « que la vie instinctive ne saurait être complètement domptée en nous et que les processus psychiques sont eux-mêmes inconscients […] équivalent à affirmer que le moi n’est pas maître dans sa propre maison. Elles constituent à elles deux la troisième humiliation de l’amour-propre humain, je l’appellerai la psychologique. »


Liens pour ce chapitre: 

http://www.persee.fr/doc/rhs_0151-4105_1981_num_34_1_1741  (La cosmologie de Copernic et les origines de la physique mathématique)

http://www.persee.fr/doc/phlou_0035-3841_1998_num_96_1_7069 (La révolution copernicienne et la place de l’homme dans l’Univers. Étude programmatique)

https://lejournal.cnrs.fr/articles/charles-darwin-de-lorigine-dune-theorie (charles darwin: l’origine d »une théorie)

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/568663-pourquoi-la-theorie-de-l-evolution-de-darwin-est-elle-autant-detestee.html (Pourquoi la théorie de l’évolution de Darwin est-elle autant détestée ? LE PLUS. Les comportements des femmes sont-ils différents de ceux des hommes pour des raisons génétiques ? Le décryptage de la vie humaine par Darwin est bien une révolution, selon Peggy Sastre, auteur de « No Sex » et « Ex utero ». Ceux qui la critiquent peuvent aussi mal comprendre ou sous-estimer son importance.)

http://www.charlesdarwin.fr/filiation.pdf (LA FILIATION DE L’HOMME et la sélection liée au sexe précédé de patrick tort: L’anthropologie inattendue de Charles Darwin)

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/568663-pourquoi-la-theorie-de-l-evolution-de-darwin-est-elle-autant-detestee.html (peggy sastre: pourquoi la théorie de darwin est t-elle si souvent détestée? LE PLUS. Les comportements des femmes sont-ils différents de ceux des hommes pour des raisons génétiques ? Le décryptage de la vie humaine par Darwin est bien une révolution, selon Peggy Sastre, auteur de « No Sex » et « Ex utero ». Ceux qui la critiquent peuvent aussi mal comprendre ou sous-estimer son importance)

http://atheisme.free.fr/Biographies/Freud.htm (bibliographie et citations de Freud)


3) Mais à trois humiliations, trois opposants: le mythe, l’enfant, l’inconscient.

Il est évident que chacune de ces « vérités scientifiques » a eu son effet sur l’âme humaine, certes difficilement mesurables. 

L’effet Copernic ne concernait encore que le « lieu de l’homme », le monde et sa place dans l’Univers. L’effet Darwin lui, touche à la généalogie de l’homme et à son origine. Maintenant, la troisième blessure narcissique, l’effet Freud touche à à l’âme de cet être qui se dit supérieur.

Mais.. 

     3-1) Le mythe raconte en fait une autre histoire. 
Il est effectif que les scientifiques nous infligent ces humiliations et se les infligent aussi à eux-mêmes. L’homme, qui cherche le plaisir et la gloire, doit baisser la tête et accepter ce qu’il ne peut ignorer: sa vie animale et le néant qui l’attend (« humiliations » écrit Freud! »). Doit-on accepter cette humiliation, alors que l’humiliation n’apporte qu’amertume, révolte ou désespoir? Infligée souvent pour des raisons soi-disant éducatives, n’est-elle pas une catégorie morale et non scientifique? Mais aurait-elle son utilité et à quoi serait-elle préférable pour qu’un homme comme Freud ait pu lui consacrer sa vie? 

En fait, la vérité scientifique qui nous inflige l’humiliation vient en lieu et place de la vérité mythique (ou religieuse), c’est à dire des récits fondateurs. Ceux-ci sont très variés mais racontent tous une histoire: la nôtre, vue selon les angles de vision (déjà de la relativité) des peuples qui nous les ont retransmis (par exemple: Les mythes de création du monde: vue par les Sumériens, vue par l’Ancien Testament, la Cosmogonie en Grèce antique, les Inuit et le commencement du monde, les origines selon le rig véda, l’image du monde selon les yoruba, le commencement dans les civilisations nordiques, le Brésil et comment le soleil et la lune apparurent sur terre, le mythe du dreaming selon les arborigènes d’Australie, la création du monde par le yin et le yang). 

L’explication de notre origine, telle qu’elle était transmise par les mythes et les religions était-elle si mauvaise qu’il faille à  tout prix la faire disparaître? Bien antérieurs à l’explication scientifique, ils lient l’origine du monde aux dieux ou à Un Dieu. Dans la culture qui m’a bercé, c’est le récit qui raconte la création en deux épisodes dans les trois premiers chapitres du livre de la Genèse. Notre pensée moderne, souvent plus scientiste que scientifique, nous le fait souvent garder à l’esprit sous une forme qui peut se résumer ainsi: « Dieu a fait tous les éléments du monde, puis, à partir de la terre, il a créé l’homme – homme et femme – et il l’a mis dans le paradis terrestre. » Le dire ainsi, n’est pas effectivement une humiliation pire que l’humiliation scientifique? Dire que l’homme a été créé, c’est dire que la vie arrive sans lui et donc qu’il n’est rien de lui-même. Il est alors un objet vivant créé par Un tout-puissant auquel il doit tout. La vie n’a peut-être plus de sens avec la science en devenant le produit du hasard et de la longue évolution darwinienne, mais l’homme, est libre et n’est plus obligé de servir Dieu de de l’adorer. Même s’il est sans destin, il est sans autre dette que celle que se reconnaissait Freud dans ‘l’interprétation des rêves: « Tu dois une mort à la Nature » là où Shakespeare avait écrit « Tu dois à Dieu une mort« .  

Notre époque a choisi de rejeter le mythe où l’homme serait objet de Dieu face à l’unique sujet: Dieu. Mais l’homme est devenu objet du monde, objet parmi les objets et partageant leur destin. Est-ce moins humiliant que le mythe? La relecture du mythe s’impose, c’est ce que nous allons poursuivre.


     3-2)  L’enfant proteste, lui aussi.

Bien souvent, l’enfant commence commence par contester l’explication scientifique de l’origine de la vie lorsqu’on réduit son origine d’enfant à l’acte de ses parents, à l’acte sexuel, celui qui était plus moins caché dans le passé. Cela ne lui suffit pas, non, il ne peut pas être venu que comme ça, il a dû arriver autrement chez ses parents. Les psychanalystes ont noté, dit Marie Balmary, la persistance de mythes des origines chez les enfants, même chez ceux qui ont été élevés avec la « vérité scientifique ». C’est vu comme un difficile renoncement aux illusions, un signe d’immaturité exactement comme pour les adultes qu’on avait traités d’attardés lorsqu’ils refusaient de renoncer aux récits bibliques comme vérité sur l’homme. 

L’enfant demande: « où j’étais avant d’être dans ton ventre? » On croit avoir tout expliqué avec la réponse biologique. Mais au fond de lui, l’enfant se satisfait t-il  de cette réponse ou d’un laconique « Tu n’étais pas« . De même quand on explique à l’enfant ce qui se passe quand on meurt, se satisfait-il de l’explication religieuse lorsqu’il dit: « Et quand mon corps ira en terre et mon âme au ciel, moi où est-ce que je serai?. »

A ces questionnements existentiels, la science apporte des réponses qui semblent  inconciliables avec celles des religions et du mythe. La guerre entre la religion et le darwinisme semble aujourd’hui un peu apaisée, mais la science apporte t-elle vraiment la réponse et l’apaisement aux questionnement des origines, alors que les théories ultimes n’apportent encore pas d’explication et que la relativité est en conflit avec la physique quantique à l’approche de l’infiniment petit. On contourne le problème en évoquant une infinité de mondes multiples pour nier et refuser toute Création et acte Créateur. Mais les théories comme celles des supercordes sont premièrement indémontrables et invérifiables encore et deuxièmement n’ont pas l’aval de tous les scientifiques. Je pense ici à Trinh Xuan Thuan qui fait le pari d’un principe créateur.

Tout cela pose donc de rudes questions. La science apporte certes des réponses qui permettent d’orienter notre action et de nous situer dans ce monde, mais reste qu’elle n’épuise pas l’essentiel du questionnement. On peut donc réexaminer la question: quel était donc le statut de ce récit de la création qui inaugurait la Bible en ses premières pages? Mythe, texte symbolique, mais de quoi? C’est un récit structural non historique. Pour ma part, je continuerai la lecture de Marie Balmary, tout en remarquant que des scientifiques retrouvent des accents bibliques avec « l’explosion originaire » du big bang des penseurs comme Teilhard de Chardin partent dans le rapprochement Matière-Parole où la Matière est lue comme déjà Esprit et montant vers le Verbe (réenchantement du monde? Si l’évolution va vers l’esprit,.. …celui-ci s’achève t-il dans le Personnel ?).

3-3 Celui que la Nature n’avait pas prévu: l’homme qui parle.

Quand la deuxième humiliation apparut, c’est la nature qui était observée par la science triomphante, avec l’évolution des plantes et des animaux. La troisième humiliation vit venir les médecins, les psychologues et les psychanalystes et Freud qui observèrent l’être parlant. Comme les animaux, il dépend de son organisme et de son environnement. Mais, au-dessus, il y a cette organisation sociale qu’il fabrique à partir de la nature, mais comme un autre monde, celui de la culture. Les scientifiques, agnostiques pour la plupart, ne considèrent pas que celle-ci constitue une véritable mutation du monde. Ils considèrent que la culture vient de ce que l’homme parle, ce phénomène demeurant encore sans explication sur son origine et sa signification, alors que les oeuvres de la parole n’apparaissent finalement qu’un long détour du vivant vers sa mort. malgré les tentatives actuelles d’intégrer nature  et culture dans un hypothétique être cyborg à venir comme le décrit si bien Geneviève Azam dans « osons rester humains ou… les impasses de la toute-puissance ». 

Que l’homme ait été créé par un dieu tout-puissant ou qu’il soit sorti par hasard et sans nécessité de la matière, qui voyons-nous venir quand nous le rencontrons ou quand il se présente? La psychanalyse voit ceux qui à un moment de leur vie souffrent sans qu’on comprenne pourquoi, d’une maladie impossible à enclore dans le nom d’une maladie du corps. C’est, dit-on, l’âme qui a mal, l’âme qui fait mal. Comment l’analyste aide t-il à guérir ce mal? C’est en aidant la personne et en amenant les conditions pour qu’elle puisse parler, elle-même, souverainement  et en première personne, exprimer ce qu’elle a vécu sans qu’elle ait pu parler auparavant et alors sa souffrance pourra cesser. Il faut donc ici l’apparition d’une deuxième personne, d’un « Tu » devant lequel « Je » puisse advenir. C’est dans ce cas l’anticipation de la mort, dans la souffrance et la peur, qui ouvre un espace inconnu, un temps rien qu’à la personne souffrante, libéré de toute obligation de paraître ou de faire. Il est peut-être mort depuis, et ne parle plus maintenant, mais, pour cet être qui l’a vécu, l’extraordinaire dans ce banal vécu, c’est que pour la première fois, c’était lui qui parlait quand il parlait lors de la cure qu’il avait souhaité. Il en éprouvait certainement un intense sentiment de victoire et de joie. Je résume et simplifie à l’extrême, l’être que ma lecture de Marie Balmary imagine lorsqu’elle le reçoit en cure alors qu’il est proche de la mort. « quel est donc cet être-là qui s’éveille et parvient au lieu de sa victoire? Victoire de qui, sur quoi? pourquoi si heureux alors qu’il est à peu de sa mort? Pourquoi, lui qui se dit athée, a-t-il choisi de dire cela à une psychanalyste dont il connait l’intérêt pour les Ecritures? » Quelles qu’en soit les raisons ou les réponses de la psychanalyste, c’est en fait certainement qu’il se sentait alors véritablement lui, lui qui n’était pas encore advenu dans sa chair et dans son sang, mais qui ne voulait pas mourir avant d’avoir dit. Mais ce n’était pas pour laisser de soi un témoignage ou un testament avant de disparaître. Une demande de nourriture ne représentait rien d’immortel à léguer. De la même manière qu’une fusée à trois étages, l’homme, d’abord parlé, puis parlant, commence sa vie au troisième étage, c’est à dire à la troisième personne, parlé par son entourage avant qu’il ne parle. Il commence d’ailleurs à parler sous cette forme grammaticale. Puis il devient « Tu » pour les autres. Certes, il dira « Je »à son tour, mais cette relation se situe encore au deux étages inférieurs de la fusée, étages qui retomberont sur le sol. « Tu » n’est encore qu’un objet, certes un objet parlant, mais encore un « cela » qui parle, si bien évoqué dans le  « Je et Tu » de Martin Buber.

Mais l’homme qui s’est exprimé devant l’analyste avant de mourir a obtenu une victoire qui  est de l’ordre d’un changement d’instance, d’un changement d’étage en passant des deux étages inférieurs de la fusée à un nouvel étage, le premier, qui échappe à la destruction qui attend le reste de la fusée en s’écrasant au sol. Pour la première fois, il a parlé, non comme celui qui se trouve dans une relation d’objet parlant à objet parlant, mais souverainement, comme être libre qui demande ce qu’il désire. Comme celui qui conduit lui-même sa vie et non comme celui qui réside dans la vie que d’autres ont construite pour lui. Et Marie Balmary écrit: « Et c’est au moment où l’être parlé allait mourir que l’être parlant s’est levé« .


C’est sur cette belle phrase que ce termine cet article en préambule au prochain article « La première personne en vérité ».

http://www.accordphilo.com/article-6289840.htmlL’homme serait-il, par hasard, une nécessité ?

liens pour cet article:
https://www.unige.ch/lettres/framo/enseignements/methodes/automythe/amintegr.html (
Méthodes et problèmes L’autobiographie mythique Dominique Kunz Westerhoff)

http://ody2000.free.fr/Creation/Creation.htm (Mythes sur la création du monde à travers le monde)

http://contescreation.free.fr/ (18 contes de la création du monde mythes universels: Dix-huit « récits de la création du monde » extraits des traditions sacrées de diverses civilisations. Pour obtenir le texte complet d’un conte, cliquez sur le titre. Vous obtiendrez une version html. En haut de la première page cliquez une seconde fois sur « téléchargez au format Word », vous obtiendrez une version Word… Pour comprendre l’intention de cette recherche, voir l’introduction ci-dessous.

https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9cit_originel (cit originel: explications, scientifiques ou mythologiques (mythe des origines), des débuts de l’humanité, de la terre, de la vie et de l’univers (cosmogonie). Ces explications ou croyances peuvent dériver d’investigations scientifiques, de spéculations métaphysiques ou de croyances religieuses. Comme pour tout type decroyances, les opinions concernant la validité des différents récits originels dépendent du point de vue et peuvent grandement varier)


http://www.bibliomedia.ch/fr/offres/offres_bibliotheques/documents/expo_mythes.pdf (Les mythes de création du monde: par les sumériens, vue par l’ancien testament, la cosmogonie en grèce antique, les inuit et le commencement du monde, les origines selon le rig véda, l’image du monde selon les yoruba, le commencement dans les civilisations nordiques, le brésil et comment le soleil et la lune apparurent sur terre, le mythe du dreaming selon les arborigènes, la création du monde par le yin et le yang)

http://www.grece-antique.com/page-grece-ancienne-cosmogonie  (Cosmogonie en grèce antique)
http://www.netwa-bamako.org/siteenfrancais/module4/eauetcosmologie.html (
EAU ET
COSMOLOGIES, CROYANCES, RITUELS, PRATIQUES FESTIVES, LITTÉRATURE ORALE en afrique de l’ouest)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Rig-V%C3%A9da (Le Rig-Veda ou Ṛgveda (devanāgarī : ऋग्वेद, en IAST Ṛgveda)1 est une collection d’hymnes (sūkta) sacrés ou encore d’hymnes de louanges2de l’Inde antique composés en sanskrit védique. Il fait partie des quatre grands textes canoniques (Śruti) de l’hindouisme qui sont connus sous le nom de Veda. C’est l’un des plus anciens textes existant en langue indo-européenne. Sa composition remonte entre 1500 et 900 av. J.-C. selon les indologues3, les philologues et les linguistes)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mythologie_m%C3%A9sopotamienne (La mythologie mésopotamienne désigne l’ensemble des mythes connus essentiellement par la littérature mésopotamienne, qui servent en général à répondre à des questions expliquant les mystères du monde qui entouraient les scribes de la Mésopotamie antique. Elle comporte les plus anciens mythes connus qui nous soient parvenus avec ceux de l’Égypte antique. Ceux-ci mettent en scène les grandes divinités du monde mésopotamien : Enlil, Enki/Ea, Inanna/Ishtar, Ninurta, Marduk, etc. Plusieurs mythes mettent en scène des récits de création du monde et de l’homme, assignant à ces derniers une place dans l’univers au service des dieux. D’autres concernent des récits de combats de divinités représentées alors comme les protectrices de l’ordre cosmique, d’autres encore concernent les amours de divinités, beaucoup ont un arrière-plan agraire. Ces mythes ont connu une histoire longue et complexe, pendant plus de deux millénaires, marquée notamment par la prépondérance culturelle des Sumériens au IIIe millénaireav. J.‑C., supplantés par la suite par les locuteurs de langue akkadienne (Babyloniens avant tout))

http://home.nordnet.fr/caparisot/html/sumerreligion.html (La religion sumérienne)

http://philippe.annaba.free.fr/Lesdieux-usurpateurs.html (Les dieux usurpateurs de la mythologie sumérienne – Une histoire oubliée à dessein)

La bible:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bible (la bible -wikipédia)

https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9sum%C3%A9_de_la_Gen%C3%A8se (résumé du Livre de la Genèse, le premier livre de la Torah (Pentateuque), et donc de la Bible. Ce livre est fondamental pour le judaïsme et le christianisme. Adam et Eve sont, selon la Genèse, les premiers êtres humains sur la Terre. Ils vécurent dans le jardin d’Éden. Ils furent chassés par Dieu de ce merveilleux jardin car ils mangèrent du fruit défendu de l’arbre de la connaissance du bien et du mal)

http://www.vivrelabible.asso.fr/introductions/7clefs.html (7 clés pour lire la Bible)

http://www.fondsricoeur.fr/uploads/medias/articles_pr/bible-et-imagination.pdf (REVUE D’HISTOIRE ET DE PHILOSOPHIE RELIGIEUSES, 1982, n°4 LA BIBLE ET L’IMAGINATION)

https://assr.revues.org/13833 (Les récits abrahamiques dans les traditions judaïque et islamique  -analyse structurale du mythe d’abraham)

http://www.nrt.be/docs/articles/1975/97-4/1158-Ex%C3%A9g%C3%A8se+et+analyse+structurale.+Quelques+r%C3%A9flexions+de+th%C3%A9ologien.pdf (Exégèse et analyse structurale QUELQUES REFLEXIONS DE THEOLOGIEN)

http://www.persee.fr/doc/comm_0588-8018_1966_num_8_1_1113 (Introduction à l’analyse structurale des récits  [article] Roland Barthes)

Penseurs et scientifiques:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Copernic (Nicolas Copernic:
est un chanoine, médecin etastronome polonais. Il est célèbre pour avoir développé et défendu la théorie de l’héliocentrisme selon laquelle le Soleil se trouve au centre de l’Univers et la Terre tourne autour de lui contre la croyance répandue que cette dernière était centrale et immobile. Les conséquences de cette théorie dans le changement profond des points de vue scientifique, philosophique et religieux qu’elle impose sont baptisées révolution copernicienne)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Le_Bouyer_de_Fontenelle (Bernard Le Bouyer (ou Le Bovier) de Fontenelle, né à Rouen le 11 février 1657 et mort, presque centenaire, à Paris le9 janvier 1757, est un écrivain et scientifique français)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Darwin (Charles Robert Darwin (né le 12 février 1809 à Shrewsbury dans le Shropshire – mort le 19 avril 1882 à Downe dans le Kent) est un naturaliste anglais dont les travaux sur l’évolution des espèces vivantes ont révolutionné la biologie avec son ouvrage De l’origine des espèces paru en 1859)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Peggy_Sastre (Peggy Sastre: Docteur en philosophie4, spécialiste de Nietzsche et de Darwin, ses travaux s’orientent principalement autour d’une lecture biologique et évolutionnaire des questions sexuelle)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sigmund_Freud (Sigmund Freud: est un médecin neurologue autrichien, fondateur de la psychanalyse)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Teilhard_de_Chardin (Pierre Teilhard de Chardin ([tɛ.jaʁ.də.ʃaʁ.dɛ̃])1, né le 1er mai 1881 à Orcines (France) et mort le 10 avril 1955 à New York(États-Unis), est un prêtre jésuite français, chercheur, paléontologue, théologien et philosophe)

https://leportique.revues.org/859 (la matière et l’esprit des ioniens et héraclite à teilhard de chardin)

Autres Liens:

http://rustyjames.canalblog.com/archives/2016/04/16/33672034.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=rustyjames (Les promesses mensongères du new-âge et le serpent antique)
http://www.ifac.univ-nantes.fr/IMG/pdf/Munir_Mahmoud-Saleh_Je_et_Tu_-_Les_mots-principes_version_corrigee.pdf
  (Martin Buber, Je et Tu, Partie I Les mots-principes)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Je_et_Tu (Je et Tu est une œuvre de Martin Buber publiée pour la première fois en 1923. Aussi bien philosophique que théologique (car le ‘Tu’ éternel et absolu est Dieu) ce petit livre insiste sur l’Altérité – le sens de l’autre comme ‘personne’ (Pas de ‘je’ sans ‘tu’) – comme dimension absolument essentielle à toute vie humaine)

http://www.cosmovisions.com/raison.htm (la raison)

http://www.matierevolution.org/spip.php?article4717 (L’étonnement, premier pas de la démarche scientifique)

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio-essais/L-etonnement-philosophi

que (L’étonnement philosophique)

http://crdp.ac-paris.fr/parcours/fondateurs/index.php/category/babel (L’épisode biblique de Babel est un élément essentiel de notre culture – sa postérité picturale et littéraire est immense – et par là même, de notre vision du monde)

http://rl-phaleg.fr/images/Livres/GAILLARD_Les-Mythes-du-Christianisme (Les mythes du christianisme)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mythe_de_fondation (Le mythe de fondation, appelé aussi mythe fondateur, est un récit étiologique expliquant l’origine d’un rite ou d’une cité. Depuis l’apparition des premières cités, entre le IVe et le IIIe millénaire avant Jésus-Christ, des mythes racontent la fondation de certaines d’entre elles. L’épopée de Gilgamesh àBabylone, le mythe de Romulus et Rémus à Rome, le mythe d’Érechthée à Athènes et le Kalevala en Finlande sont des mythes de fondation : d’une manière générale, chaque peuple a besoin de dire ses origines1. Ce mythe étiologique fait partie des mythes des origines qui sont des récits légendaires des débuts d’un peuple, d’une cité, de l’humanité, de la terre, de la vie et de l’univers(cosmogonie). Il se distingue aussi du mythe de la création qui fait référence à l’idée d’un commencement du monde)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Texte_sacr%C3%A9 (La définition de texte sacré est très large, elle indique simplement qu’un écrit est en relation avec le divin, avec une divinité. Il peut s’agir de textes magiques (magie), mythologiques (mythe), exégétiques, divinatoires, rituels, de prières, de prescriptions… Un ensemble de textes qui forment une unité est un corpus)

https://www.youtube.com/watch?v=bV6TdJ-hmh8 (annick de souzenelle: l’initiation)

http://www.questionsuivante.fr/?p=1207 (connaît -on le texte originale de la Bible?)

http://www.unige.ch/theologie/macchi/enseignement/presentations/evolution-textegrd.pdf Comprendre comment le texte de la Bible hébraïque a évolué. La critique textuelle. Le texte original de la Bible n’existe pas !)

http://reseauinternational.net/le-judaisme-provient-de-textes-sumero-babyloniens-copies-et-falsifies/ (Le Judaïsme provient de textes sumero-babyloniens copiés et falsifiés)

http://secretebase.free.fr/civilisations/sumeriens/textes/textes.htm (Les documents écrits les plus anciens (-3000) ont été retrouvés dans les ruines d’Uruk L’Epopée de Gilgamesh, rédigé à la période paléo-babylonienne, à partir de la compilation de plusieurs récits sumériens mettant en scène son héros, est l’oeuvre majeure de la civilisation mésopotamienne. Ce texte a connu un succès phénoménal dans tout l’Orient Ancien, et a été traduit en plusieurs langues (Babylonien, Assyrien Hittite, Hurrite). Il s’agit d’une oeuvre glorifiant le héros Gilgamesh, mais aussi d’une réflexion sur la vie, sur l’illusion de la vie éternelle, et une oeuvre pronant le bon sens (un carpe diem version babylonienne en quelque sorte)

http://classiques.uqac.ca/classiques/courtillier_gaston/anciennes_civilisations_inde/courtillier_civilisations_inde.pdf (Les anciennes civilisations de l’inde, le véda, djaînisme et bouddhisme etc)

http://classiques.uqac.ca/classiques/wilhem_richard/C25_hist_civilisation_chinoise/rw_civ.pdf (Histoire de la civilisation chinoise)

http://philo-bac.eu/cours/genese.html  (Introduction : origine du monde et de l’homme selon la Bible 1. L’origine de l’univers 2. Les différentes étapes de la création 3. Les différents modes de création 4. Qui est Eve ? 5. Les deux sortes de lumières 6. Les devoirs de l’Homme 7. La faute : « le péché originel » 8. La punition : l’exil, le malheur 9. L ‘énigme du serpent : le mal 10. Le conflit avec la science Document : La légende des siècles – Victor Hugo

http://www.protestantismeetimages.com/Interpretation-du-texte-de-Genese.html (Interprétation du texte de Genèse 2 et 3 par Marie Balmary)

https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9ch%C3%A9_originel (Le péché originel est une doctrine de la théologie chrétienne qui décrit l’état dégradé de l’humanité depuis la Chute, c’est-à-dire la désobéissance d’Adam et Ève, premiers êtres humains créés par Dieu qui, selon le Livre de la Genèse, mangent le fruit défendu de l’arbre de la connaissance du bien et du mal)

http://aes-france.org/?Homme-et-femme-au-commencement (Homme et femme au commencement : revenir à la lettre biblique – Marie Balmary)

http://www.freud-lacan.com/index.php/fr/dictionnaire/4577-le-signifiant (signifiant freudien: « Notre définition du signifiant (il n’y en a pas d’autre) est : un signifiant, c’est ce qui représente le sujet pour un autre signifiant. » Cette définition est extraite de « Subversion du sujet et dialectique du désir » (Écrits, p. 819). Elle implique la nécessité, pour poser le signifiant, de partir d’une chaîne signifiante, non d’un signifiant isolé. Elle implique aussi l’impossibilité d’appréhender ce qu’il en est du signifiant sans le rapporter à un sujet, toujours supposé à cette chaîne)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Arch%C3%A9type_(psychologie_analytique) (L’archétype (prononcé [aʁketip]) est un concept appartenant à la psychologie analytique élaborée par le psychiatre suisse Carl Gustav Jung (1875 – 1961) qui le définit par la tendance humaine à utiliser une même « forme dereprésentation donnée a priori » renfermant un thème universel structurant la psyché, commun à toutes les cultures mais figuré sous des formes symboliques diverses. L’archétype est pour la psychologie jungienne un processus psychique fondateur des cultures humaines car il exprime les modèles élémentaires de comportements et de représentations issus de l’expérience humaine à toutes les époques de l’histoire, en lien avec un autre concept jungien, celui d’inconscient collectif. Les archétypes apparaissent dans les mythes, mais aussi dans les rêves)

http://www.persee.fr/doc/rhs_0151-4105_1981_num_34_1_1741  (La cosmologie de Copernic et les origines de la physique mathématique)

http://www.persee.fr/doc/phlou_0035-3841_1998_num_96_1_7069 (La révolution copernicienne et la place de l’homme dans l’Univers. Étude programmatique)

https://lejournal.cnrs.fr/articles/charles-darwin-de-lorigine-dune-theorie (charles darwin: l’origine d »une théorie)

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/568663-pourquoi-la-theorie-de-l-evolution-de-darwin-est-elle-autant-detestee.html (Pourquoi la théorie de l’évolution de Darwin est-elle autant détestée ? LE PLUS. Les comportements des femmes sont-ils différents de ceux des hommes pour des raisons génétiques ? Le décryptage de la vie humaine par Darwin est bien une révolution, selon Peggy Sastre, auteur de « No Sex » et « Ex utero ». Ceux qui la critiquent peuvent aussi mal comprendre ou sous-estimer son importance.)

http://www.charlesdarwin.fr/filiation.pdf (LA FILIATION DE L’HOMME et la sélection liée au sexe précédé de patrick tort: L’anthropologie inattendue de Charles Darwin)

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/568663-pourquoi-la-theorie-de-l-evolution-de-darwin-est-elle-autant-detestee.html (peggy sastre: pourquoi la théorie de darwin est t-elle si souvent détestée? LE PLUS. Les comportements des femmes sont-ils différents de ceux des hommes pour des raisons génétiques ? Le décryptage de la vie humaine par Darwin est bien une révolution, selon Peggy Sastre, auteur de « No Sex » et « Ex utero ». Ceux qui la critiquent peuvent aussi mal comprendre ou sous-estimer son importance)

Françoise Hardy et l’astrologie dans « Avis non autorisés… »


Françoise Hardy et l’astrologie dans « Avis non autorisés… »

1) Introduction.

http://www.francaise-bio-energetique.com/Interview%20pdf/Francoise%20Hardy%2041.pdf (L’Essentiel de Françoise Hardy: Propos recueillis par Patrice van Eersel et Marie-Pierre Planchon )

http://www.astroariana.com/_Francoise-Hardy_.html (Articles de FRançoise Hardy)

André Barbault: Il a formulé les apports de la psychanalyse à l’astrologie (notamment dans l’ouvrage De la psychanalyse à l’astrologie, Éditions du Seuil, 1961) et renouvelé l’astrologie mondiale, en introduisant notamment un indice de concentration planétaire mesurant l’éloignement des planètes du système solaire entre elles2. Force est de constater, cependant, que les années 1980, pourtant fortement marquées par le nombre de conjonctions et de concentrations planétaires, ne sauraient être mises sur le même plan que les deux guerres mondiales. Il a reconnu avoir eu la main lourde dans les Prévisions astrologiques pour le nouvel Millénaire (p. 96); mais comment nier que 1982-85 correspond à un tournant historique majeur (triomphe du néo-libéralisme, début de la crise finale de l’URSS) 3?

Dans le même ouvrage, en partant des dates de 2010 et de 2020, il annonce « une crise » aux aspects divers (économique, technologique, relations internationales, agitation sociale) pour les années 2010, l’Europe et le Japon étant les plus menacés, un « affrontement – armé ou non – » entre les puissances asiatiques étant évoqué (pages 185-190).

Il a particulièrement étudié le cycle Saturne-Neptune, qu’il associe aux révolutions sociales et à la Russie ou l’URSS. Dans le numéro du 1er janvier 1953 de L’Yonne républicaine, constatant que le parti communiste russe a pris le pouvoir sous la conjonction de ces deux astres en 1917, il annonce un « remaniement » ou une « relève des hommes d’État auKremlin« . La réussite de cette prévision lui permet en 1955, dans Défense et illustration de l’astrologie, de prévoir « l’échéance capitale de 1989« .

Il a manifesté son scepticisme devant certaines techniques ou croyances issues de la tradition astrologique (sous-chapitres Les faux problèmes et Les problèmes périphériques, respectivement p. 343 et 345 du Traité pratique d’Astrologie), afin d’éviter de ravaler l’astrologie « au rang d’une mancie désuète », mettant l’accent sur les cycles et aspects entre planètes.

Il a été à l’origine du projet d’interprétation de thèmes astrologiques par ordinateur Astroflash

Après avoir évoqué « ma lecture » de la spiritualité de Françoise Hardy dans « Avis non autorisés »  telle que je l’ai ressentie, dans les articles de mon blog Françoise Hardy et la spiritualité première partie et Françoise Hardy et la spiritualité deuxième partie, nous allons voir maintenant sa vision de la l’astrologie.


C’est par André Barbault que Françoise Hardy est venue à l’astrologie au tout début des « sixties » à la suite d’une consultation recommandée par son médecin à laquelle elle s’était rendue en mettant astrologie et voyance dans un même panier. En effet, elle voyait en chaque fin d’année les stations radiophoniques utiliser, non par conviction, mais dans un souci de divertissement, les services d’une astrologue et consacrer une émission « à cette science humaine », autrement dit « non exacte » et si controversée. Pour Françoise, « la stupidité incommensurable du contenu de telles émissions, m’amène à les zapper. J’ai pu récemment vérifier que rien n’avait changé.Le degré d’ignorance manifesté dans ce contexte et la quantité de bêtises proférées qui l’illustrent n’ont pas diminué, loin de là« . Personnellement, je ne suis pas loin de partager cet avis, c’est pour cela que j’ai moi-aussi zappé la plupart des informations que je reçois, en attendant de mieux connaître l’astrologie telle que je m’imagine que la connaissaient et la pratiquaient les grandes civilisations, comme celle de l’Egypte antique ou celles de l’Asie mineure, sans parles de l’hypothétique Atlantide où selon Albert Slosman, c’était une véritable science. Je dois reconnaître que chapitre du livre de Françoise Hardy, « Avis non autorisés », consacré à l’astrologie m’a apporté un éclairage qui a retenu mon attention, par son ton de sincérité, de simplicité et de spontanéité. « Les révélations d’André Barbault me troublérent » dit Françoise. Cet homme, qui ne la connaissait pas lui expliqua tout son « fonctionnement affectif » dans lequel elle se reconnut totalement si ce n’est son masochisme qu’elle ne finirait par admettre que des décennies plus tard. La personnalisation de son ciel astral, ni « interchangeable, ni superficiel éveilla son intérêt pour l’astrologie. A partir le là, les circonstances lui permirent d’approfondir sa compréhension de ce vaste domaine dont elle ne soupçonnait pas la complexité. Elle exploita manuels et cours d’astrologie et ce n’est qu’une dizaine d’années plus tard que Jean-Pierre Nicola, après l’avoir aperçue dans l’un de ses cours, vint la trouver et que s’améliora sa vision un peu trop floue des possibilités et des limites de l’astrologie qui la plongeaient de plus en plus dans des abîmes de perplexité et de scepticisme. Jean-Pierre Nicola ne semblait guère prédestiné à l’astrologie, mais le déclic se produisit quand le « hasard » le fit passer devant l’étalage d’un bouquiniste où il fut intrigué par l’aspect d’un vieux traité. Il ne se doutait pas que son contenu orienterait sa vie entière en déclenchant  ses interrogations et son envie d’approfondir le sujet. 

  « Jean-Pierre Nicola est un astrologue français né le 8 mai 1929 (86 ans) à Nice. Il a innové en astrologie en créant ce qu’on appelle l’astrologie conditionaliste. Cette dernière est, par définition, non fataliste. Coupant court aux explications symboliques et mythologiques des signes – contrairement à certains astrologues selon lesquels, à la limite, la mythologie ne serait qu’un aide-mémoire bâti par des astrologues – Jean-Pierre Nicola a cherché un modèle théorico-scientifique de l’astrologie validant le fait qu’il ne s’agirait pas d’un ensemble de projections humaines illusoires sur les planètes. L’astrologie conditionaliste tente ainsi de reconstruire le discours astrologique à partir des données astronomiques (distance des planètes au Soleil pour ce que Jean-Pierre Nicola appelle le R.E.T1. en particulier) et neurobiologiques (théories de Ivan Petrovitch Pavlov notamment sur l’excitation et l’inhibition).Jean-Pierre Nicola a publié entre autres La Condition solaire en 1964 (Éditions traditionnelles), Nombres et formes du Cosmos en 1971 (Éditions Traditionnelles) et Pour une astrologie moderne en 1977 (éd. Seuil). En 2005, il a fait paraître Le Grand Livre de l’astrologue (éd. Éric Koehler, (ISBN 2-710707-18-7)).Il a déclaré2: « Je ne crois pas beaucoup aux méthodes statistiques qui ne prennent pas suffisamment en considération la complexité du rapport Homme-Ciel. Ce n’est pas un rapport de type cartésiano-mécanique mais un conditionnement dont l’étude demande des techniques et des outils appropriés, au moins aussi subtils que le sujet à traiter et les effets à détecter ». »

Cela lui prit des années, mais Jean-Pierre Nicola repensa donc toute la science astrologique (voir l’encadré de wikipédia ci-dessus) pour lui donner enfin les fondements qui lui manquaient. « Colbert l’introduisit (l’astronomie) en 1665 à l’Académie des Sciences nouvellement créée tout en interdisant l’accès aux praticiens de l’astrologie qu’il considérait comme une discipline illusoire », livrant ainsi cette dernière aux esprits irrationnels qui recherchaient plutôt le merveilleux et manquaient du minimum de rigueur  requis pour que l’approche astrologique ne tombe pas dans l’absurdité. A cause de cette interdiction, la plupart des astrologues continuent de ne pas savoir de quoi ils parlent, tellement la facilité l’emporte sur la nécessité des efforts à fournir pour progresser avec rigueur vers la compréhension et peut-être aussi à cause de l’appât du gain pour certains.


2) L’astrologie moderne. Notions telles que je les ai comprises chez Françoise Hardy.


Comme nous venons de le voir, l‘astrologie moderne occidentale se fonde sur des données astronomiques et astrophysiques du système solaire (ceux qui évoquent les constellations prouvent leur ignorance et leur incompétence en astrologie); la Terre n’étant qu’une petite partie de son vaste environnement immédiat. Nous savons que nous devons au système solaire et plus particulièrement à la relation Terre-Soleil, notre rythme jour-nuit, celui de nos saisons, de l’année, le climat etc…Pour approfondir les quelques généralités qui suivent et permettent aux esprits curieux et suffisamment objectifs d’avoir un début de compréhension de l’astrologie occidentale d’aujourd’hui, (pas si éloignée de celle que pratiquait Képler), on peut consulter les ouvrages de Jean-Pierre Nicola (voir ci-dessus), Richard Pellard ou le livre de Françoise Hardy Les Rythmes du zodiaque. Pour comprendre, je vais suivre les explications de Françoise Hardy. J’approfondirai plus tard ce qu’exprime le site: 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Point_vernal

Un signe du zodiaque est une portion de un douzième de l’orbite terrestre (c’est à dire l’écliptique (le cercle des signes du zodiaque) à partir du point vernal), notre planète mettant douze mois pour effectuer un tour complet. Lorsque le soleil ou une planète se trouvent dans l’un de ces 12 signes, ils ont un rythme spécifique donné par l’écart entre la durée de leur présence au-dessus de l’horizon de l’espace des 30 degrés parcouru (le jour pour le soleil, l’arc étant diurne pour une planète) et la durée de leur absence au-dessous de l’horizon (nuit pour le soleil et arc nocturne pour une planète). 

En commençant par le premier signe, celui du Bélier (21 mars au 20 avril), il commence au point vernal, ou point gamma (son opposé), qui marque astronomiquement le croisement entre le plan de l’équateur et céleste et celui de l’écliptique (ou trajectoire apparente du soleil autour de la Terre, en réalité c’est l’inverse, soit la trajectoire de la terre autour du soleil). La définition du « bélier » est en fait: écart minimal entre la durée du jour dominant et en croissance et celle de la nuit dominée et en décroissance. Au signe suivant, le Taureau (21 avril 20 mai), (les 30 degrés suivants), la durée du jour reste dominante et croissante, mais l’écart avec celle de la nuit est devenu moyen ou intermédiaire, alors qu’au signe suivant, les Gémeaux, troisième et dernier signe du printemps, cet écart est devenu maximal. Et il est maximal pour les 4 signes, de part d’autre de l’axe des solstices et minimal pour les 4 signes de part et d’autre de l’axe des équinoxes et ceci que ce soit la durée du jour ou celle de la nuit qui l’emporte et que leur écart augmente ou diminue. L’écart est moyen entre les deux. Ensuite, dès que le soleil ou une planète franchissent le point zéro du Cancer (22 juin au 22 juillet), le quatrième signe, la durée de l’arc diurne cesse d’augmenter et diminue graduellement, tout comme l’écart entre la durée des deux arcs qui va se réduire jusqu’au premier jour de la saison suivants, l’automne. Celle-ci commence au moment où le soleil (ou une planète), vu de la terre, franchit le point gamma à l’opposé du point vernal. La durée de l’arc nocturne (la nuit pour le soleil) devient dominante et croissante aux dépens de celle de l’arc diurne (le jour pour le soleil)  qui devient dominé et décroissant. Dès que le soleil franchit zéro degré du Capricorne 21 décembre au 19 janvier), (axe des solstices), la nuit, bien que dominante encore, amorce sa décroissance jusqu’à la victoire du jour, à l’arrivée à zéro degrés du Bélier. Et le cycle continue…

Poursuivons avec les explications de Françoise Hardy. En schématisant à l’extrême, le jour symbolise le visible, le connu, la conscience, mais aussi les valeurs individuelles. Quant à la nuit, elle est en rapport avec l’invisible, l’inconscient, l’inconnu ainsi que les valeurs collectives, qui imprègnent, dépassent et transcendent l’individu. Les signes du printemps symbolisent l’énergie. Energies de l’état brut que l’on dépense (Bélier), énergies que l’on concentre au mieux de ses intérêts (Taureau), énergies que l’on diffuse ou disperse (Gémeaux). Les signes d’été concernent la nécessité de protéger les acquis et de connaître les limites pour s’y cantonner ou les dépasser. Les signes d’automne, eux, favorisent la socialité associative, associative alors que les signes d’hiver portent sur des valeurs telles que l’absolu, valeur qui peut être noble, triviale ou altruiste. 

Examinons ce que peuvent signifier les prédispositions zodiacales sur des exemples. Prenons les Gémeaux, troisième signe de printemps. Il porte à être mobile, souple, rapide, vif (le jour, dominant, est en croissance) et aussi à être multiple et non double, animé par un désir de renouvellement et de liberté qui caractérise ceux pour lesquels ce signe domine dans leur ciel. Mais en aspect négatif, cela peut se traduire par de l’instabilité, de l’inconstance, un manque de suite et de cohérence dans les idées comme dans la conduite. Le besoin de renouvellement rend les natifs de ce signe tributaires de ce qui se présente de plus attractif dans l’instant, selon des critères subjectifs. Par exemple cite Françoise Hardy: « C’est sans hésitation qu’ils préféreront passer un peu de temps avec un clochard qui les amuse plutôt qu’avec un président de la République qui les ennuie. » Ces personnes sont ouverts au monde et aux autres, de façon spontanée, sans préjugé, l’écart maximal entre jour dominant et nuit dominée se traduisant par un champ de conscience élargi et une rapidité en rapport avec la croissance du jour dominant. On peut ainsi parler des prédispositions zodiacales des personnalités qui, nées sous ce signe solaire, en incarnent souvent certaines caractéristiques majeures et présentent entre elles des points communs typiques, même si elles sont conditionnées (astrologiquement et autrement) par d’autres facteurs. Voici quelques commentaires de natifs des Gémeaux. Sandrine Bonnaire: « Je suis incapable de faire cinquante fois la même chose avec la même émotion. Je suis très changeante ». Clint Eastwood:  « Je n’aime pas les répétitions, les cadres trop stricts.… » Jonnny Halliday: « La vie est spontanée et je ne peux être aussi imprévisible qu’elle« . Jean d’Ormesson: « Il y a chez les ratés une grande liberté, une espèce de refus de se plier à un certain jeu, à la routine […] Il veut sans cesse recommencer, toutes choses qui me tentent, c’est vrai […] Mon père était très inquiet d’un certain côté léger chez moi, un peu changeant […] Il me disait souvent qu’avec tous mes talents je serais probablement un raté, parce que je voudrais toucher à tout. » Françoise Sagan: « Je voudrais avoir dix ans, je voudrais ne pas être adulte ». Alain Souchon: « Quitter le monde normal, lourd, pesant, pour un monde léger […] Malheureusement, on ne peut pas rester léger toute sa vie. » N’a t-il pas écrit: « J’ai dix ans, je sais que c’est pas vrai, mais j’ai dix ans… »

Une façon de comprendre ce que veut dire « à quoi prédispose ou non un signe du zodiaque? » est de faire un parallèle avec son signe inverse: les points forts de l’un sont les points faibles de l’autre et réciproquement. Par exemple, explique Françoise, le signe inverse de Gémeaux est le Capricorne parce que leurs formules respectives sont inversées pour la variation temporelle (croissance ou décroissance temporelle entre jour et nuit). Pour le signe du Capricorne, les natifs et ceux pour qui ce signe était très occupé à la naissance n’ont ni la mobilité, ni la souplesse, ni la rapidité, ni la capacité de de renouvellement des Gémeaux. Par contre, les Gémeaux n’ont ni la stabilité, ni le recul, ni la ténacité, ni l’aptitude à se déconnecter de leur environnement, et plus globalement du monde extérieur, ni l’aptitude au détachement quand cela s’avère nécessaire, ce qui permet « au capricorne » de se polariser sur un seul projet (ou une seule personne) et de le mener à bien quoiqu’il arrive, malgré un rythme lent opposé à celui du Capricorne et un monolithisme à double tranchant. Là où « le Gémeau », sur le mode inadapté, se montre superficiel, touche à tout, brouillon, incohérent, peu fiable, mais désarmant pas son sourire, et son inconscience apparente, « le Capricorne » est profond, fidèle, entier, responsable, exigeant, sélectif, sobre, capable d’abnégation. Il se montre souvent libre-penseur car il ne sa laisse pas influencer, il détecte vite le simplisme de la pensée dominante qui l’insupporte s’il est intelligent. Mais il fatigue ou ennuie vite son entourage, qui se réduit souvent au minimum, par l’uniformité de sa pensée, la rigidité de ses attitudes, ses ressassements, son associalité, son pessimisme, son manque d’ouverture aux autres…C’est ce qu’on peut voir dans quelques témoignages  de « Capricornes » ou à leur sujet. Simone de Beauvoir (capricorne) en s’adressant à Jean-Paul Sartre (Gémeaux): « Vous êtes très ouvert quand quelqu’un vient vous parler […] Moi, je suis chameau, j’ai toujours envie d’envoyer les gens ballader… » Sergio Leone (capricorne): « Ma nature est pessimiste. Chez Jonh Ford (Verseau), on regarde par la fenêtre avec espoir. Moi, je montre quelqu’un qui a peur d’ouvrir la porte. Et s’il le fait, il reçoit une balle entre les deux yeux ». Le fils d’adenauer dit de son père capricorne: « Quand nous étions enfants, nous allions tout le temps en vacances au même endroit, à la même date. Dans le même hotel, la même chambre, le même décor, pour faire les mêmes randonnées en montagne. Mon père avait besoin de retrouver toujours le même balcon, toujours le même lit… » David Bowie évoquant sa jeunesse: « Je n’étais pas sûr de moi, la présence des autres me bloquait totalement. Je n’étais pas très exubérant, pas très intéressant […] Je n’osais pas aborder les autres […] Je regardais le courant depuis la rive… » A propos de Cary Grant (Capricorne), l’une de ses épouses , Barbara Hutton dit: Quand je donnais un dîner et invitais mes amis, il refusait de descendre à table parce qu’il s’ennuyait trop. il se faisait monter un plateau dans sa chambre sous prétexte qu’il devait apprendre ses répliques pour le tournage du lendemain. […] Quand il descendait, il affectait de ne pas s’amuser et tout le monde s’en rendait compte… »


3) Signification de l’astrologie.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Zodiaque_de_Dend%C3%A9rah (Le zodiaque de Dendérah)

« L’astrologie considère le ciel de la naissance comme un conditionnement particulier. Tout se passe comme si à la naissance, le cerveau gardait l’empreinte des rythmes du système solaire qui prévalaient à ce moment-là. Ces rythmes prédisposent à des réflexes d’ouverture et de fermeture au monde, à une réactivité lente ou rapide, à un tempérament mobile ou non, souple ou non…Un ciel natal est la représentation graphique du système solaire au moment et à l’endroit exact de la naissance. Son interprétation repose d’une part, sur les signes zodiacaux occupés (plus un signe zodiacal est occupé, plus le rythme qui le caractérise prévaudra chez l’individu concerné) et d’autre part  sur la position du soleil et des planètes par rapport aux axes du ciel natal. Leur lever, leur culmination et leur coucher sont considérés comme des facteurs de valorisation qui font des planètes concernées les outils privilégiés du mode fonctionnement individuel. »

Je trouve cette approche intéressante car elle me rappelle les livres d’Albert Slosman et en particulier « La grande hypothèse » dont on peut dire: SLOSMAN ET VELIKOVSKY sont « précurseurs et visionnaires »: « Je suis Moi, né de lui-même pour devenir le Créateur des images qui lui seront semblables après la sortie du chaos. Elles sont les contenants des Parcelles divines qui feront d’elles éternellement, les Bienheureux du Soleil levant s’ils conservent la stricte obéissance de ma loi. Car je suis le Passé d’Hier qui prépare l’Avenir du Soleil grâce aux Douze. » Dans les articles de mon blog avec le libellé « la grande hypothèse » et en particulier dans « La résurrection de Ptah à Dendérah », on retrouve l’astrologie et la science des prêtres des origines, la description des constellations et  peut-être ce que nos lointains ancêtres voyaient déjà dans ce que Françoise Hardy présente comme « un conditionnement particulier (« Tout se passe comme si à la naissance, le cerveau gardait l’empreinte des rythmes du système solaire qui prévalaient à ce moment-là « ).  extrait de l’article: « Car Dieu nourrit le Ciel de son Rayonnement; Car le Ciel se nourrit à son tour des Douze; Car les Douze nourrissent les Parcelles divines; Car les Âmes de l’Ouest furent celles accordées à l’Humanité« . On peut se poser avec Slosman et Vélikovski la question: L’astrologie, serait-elle un héritage de l’Atlantide ?

Remarque: certains contestent le fait que ce que représente le signe zodiacal (voir  http://www.charlatans.info/signe_zodiacal.shtml). Il est vrai que le phénomène de précession des équinoxes implique le déplacement de la position apparente du soleil au cours des âges. Ainsi, dit Albert Slosman, lors du Grand cataclysme, à cause du mouvement apparent du soleil au cours des millénaires, celui-ci était  « en lion« , ce qui n’est pas sans rappeler le Sphinx. Si Notre signe astrologique est déterminé par la constellation du zodiaque dans laquelle le soleil apparaît (vu depuis la terre) au moment de notre naissance n’est t-il pas celui qui nous imprègne? 

 http://www.charlatans.info/signe_zodiacal.shtml (Votre véritable signe zodiacal: Le signe zodiacal que vous donnent les astrologues ou les horoscopes populaires est faux. Votre signe astrologique est déterminé par la constellation du zodiaque dans laquelle le soleil apparaît (vu depuis la terre) au moment de votre naissance. Or depuis la naissance de l’astrologie, il y a eu glissement des constellations par rapport aux signes du zodiaque. Tout d’abord il y a treize constellations traversées par le soleil en un an, et non pas douze comme l’affirment les charlatans du ciel. La treizième, entre le Scorpion et Le Sagittaire est Ophiucus ou le Serpentaire)

Même si l’interprétation de l’astrologie est subjective, ne représente pas une vérité démontrable, et dépend de la personne qui l’interprète, l’astrologie pose des questionnements sur notre conditionnement par un environnement cosmique et stellaire qu’on devrait peut-être ne pas négliger. Ne cache t-il pas des vérités non visibles par nos méthodes scientifiques obligatoirement réductrices et que des civilisations disparues avaient découvertes et qui se retrouvent dans notre « inconscient collectif« ? Après cette digression revenons aux explications de Françoise Hardy.


Les symboles astrologiques d’après http://www.astroo.com/astrologie_glossaire_astro/symboles-astrologiques.php 

SIGNES ASTROLOGIQUES

belier Bélier taureau Taureau gemeaux Gémeaux
cancer Cancer lion Lion vierge Vierge
balance Balance scorpion Scorpion sagittaire Sagittaire
capricorne Capricorne verseau Verseau poissons Poissons

PLANÈTES

soleil Soleil Lune Lune Mercure Mercure
venus Vénus mars Mars Jupiter Jupiter
Saturne Saturne Uranus Uranus Neptune Neptune
Pluton Pluton

PLANÉTOÏDES – ASTEROÏDES

Chiron Chiron (Kiron) Ceres Cérès Pallas Pallas
Junon Junon Vesta Vesta

POINTS ASTROLOGIQUES DIVERS

Noeud lunaire Nord Noeud lunaire Sud Lune noire (ou Lilith)
Part de Fortune

ASPECTS INTERPLANÉTAIRES

Conjonction Conjonction (0°) Sextile Sextile (60°) Carre Carré (90°)
Trigone Trigone (120°) Opposition Opposition (180°)
Demi-Sextile (30°) Demi-Carré (45°) Quintile Quintile (72°)
Sesqui-Carré (135°) Bi-Quintile (144°) Quinconce Quinconce (150°)

CONSTELLATIONS ASTROLOGIQUES

Ces symboles imagés sont plutôt utilisés pour présenter les signes astrologiques dans les horoscopes, ils le sont rarement pour l’astrologie occidentale.

Bélier Taureau Gémeaux
Cancer Lion Vierge
Balance Scorpion Sagittaire
Capricorne Verseau Poissons


Le temps nécessaire à chaque planète pour effectuer un tour complet autour du soleil dépend de sa distance à cet astre, c’est sa période de révolution. Plus elle est proche, plus cette durée sera courte et inversement, plus elle est éloignée, plus la planète mettra de temps pour accomplir sa révolution. Le cycle de Mercure, la planète la plus proche du soleil est de 88 jours environ, alors que celui de Pluton, au confins du système solaire est de 248 années terrestres environ. Voici les périodes de révolutions des principaux corps du système solaire: 

Planètes: Lune : 27,32 jours Mercure : ~87,5 jours1 Vénus : ~224,7 jours1 Terre : ~365,2563 jours1 (1 annéeMars : ~687 jours1 (~1,8 année) Jupiter : ~4 331 jours1 (~12 années) Saturne : ~10 747 jours1 (~30 années) Uranus : ~30 589 jours1(~84 années) Neptune : ~59 802 jours1 (~165 années)

Planètes naines et candidats: NERILLE :156 943 284 158 jour ( 99 856 années) Cérès : ~1 680 jours (~4,6 années) Pluton : ~90 588 jours1 (~248 années) Sedna : ~4 313 319 jours (~11 809 années) Makémaké : ~112 000 jours (~308 années) Eris : ~203 450 jours (~557 années)La Lune est elle, un petit satellite de la Terre. ce n’est pas elle qui tourne du soleil, mais le système Terre-Lune, ce qui n’exclut pas des relations fondamentales entre Lune et Soleil. Si la Lune et le Soleil ont des effets visibles sur notre planète et ses habitants, on ne peut exclure non plus que les autres planètes puissent puissent, elles-aussi, avoir une influence plus ou moins subtile dans la mesure où le système solaire est un tout indissociable. Le fait que la NASA évite évite toute opération dans l’espace sous certaines configurations planétaires qu’elle a repérées comme critique n’est t-il pas un signe? 

Configuration: « c’est la projection sur la Terre de l’angle que forment entre elles les longitudes et les latitudes des deux planètes (ou plus de deux). Par exemple, la nouvelle lune équivaut à une conjonction entre la lune et le soleil (angle de 0 degré), alors que la pleine lune correspond à leur opposition ( ou angle de 180 degrés). Mais comme le cycle, d’environ 27 jours est très court, elle forme, durant sa course(toujours vue de la Terre, bien sûr), tous les angles possibles et imaginables non seulement avec le soleilmais avec chaque planète du système solaire. » Voir par exemple  http://jerome.nguyen1.free.fr/les_configurations_de_planetes.htm


Dans l’astrologie moderne, les planètes et le soleil sont interprétés de façon symbolique selon deux théories reposant sur leur durée de révolution et sur leur distance par rapport au soleil. 

a) La théorie de âges. « Elle met en rapport la durée de chacun des cycles (planétaires et solaire) avec les caractéristiques  et acquisitions de l’âge humain correspondant. Ainsi, le cycle de la Lune est d’environ un mois et, durant le premier mois de la vie, le nourrisson ne se différencie pas de son environnement, en particulier de sa mère, dont son équilibre et sa vie même dépendent totalement. » 

On en induit qu’une personne née à une heure de forte Lune sera prédisposé à être influencé par le besoin de la mère, de la bulle protectrice dont il se dissocie difficilement et de l’harmonie qui y règne et à se montrer fusionnel, dépendant et confiant, malléable, peu agressif et rêveur. Il sera axé sur la satisfaction de ses besoins  de confort, alimentaires en particulier. Il sera aussi doté d’une forme de gentillesse qui détend l’atmosphère.

Si nous prenons un autre individu, marqué, lui, par Saturne, on trouve que le cycle de Saturne est de 29-30 ans et le demi-cycle de 14 ans et demie. Entre 14 et 30 ans, c’est l’âge de l’adolescence. On induit « qu’avec Saturne, la notion de l’intégrité est importante à comprendre. Avec Saturne, les actes posés de manière intègre ne le sont pas par respect d’une Loi extérieure à laquelle on obéit contraints et forcés, mais ils sont posés avec la conscience individuelle d’agir de manière juste« . Ainsi, l’individu qui sera marqué par Saturne manifestera ses besoins d’absolu, son insatisfaction, ses complexes, son sentiment de solitude et sera prédisposé à rester fixé au stade adolescent avec ses questionnements, ses doutes, son besoin de vérité, de structuration, son associalité, ses inhibitions…

Avec ces exemples on peur comprendre comment se fonde l’interprétation de cet aspect de la personnalité.

b) La théorie RET. Cette théorie quant à elle, considère qu’il y a trois plans de vie.

     – « Le plan des représentations, symbolisé par les planètes les plus proches du soleil (Mercure, la Terre, Mars) et par le soleil lui-même, se traduit en termes d’apparences, de langage, de premier degré ainsi que de stimuli simples et de haut niveau de réactivité... »

     – Le plan de l’existence est symbolisé par les planètes dont la distance au soleil est moyenne (Mars, Jupiter, Saturne). Ce plan concerne le vécu, l’éprouvé, l’action, les faits, le réel, le concret, le terrain, le duel ou la dualité. C’est le monde, le terre à terre, où la réactivité est moins forte que dans le plan des représentations. 

     – Le plan de la transcendance est symbolisé par les planètes les plus éloignées du système solaire (Jupiter, Saturne, Uranus et Pluton) concerne, lui, la quête de sens, l’au-delà des apparences et des faits, la profondeur, la complexité, le pluriel et la pluralité et non plus la dualité. Il favorise le recul et la distanciation, la recherche de l’inconnu, la participation aux grandes causes, mais aussi la contestation, la rébellion, l’indifférence ou l’insensibilité, le besoin de compliquer inutilement les choses. 

La théorie RET définit chaque symbole des planètes en fonction du plan où il prend sa source mais aussi du plan vers lequel il tend. Par exemple, la formulation du soleil, le centre du système solaire est: « représentation de représentation ». Celle de Pluton, la planète aux confins du système solaire est: « transcendance de transcendance ». Symboliquement, ces deux corps on pour fonction le maintien de ce qu’ils symbolisent. Pour le soleil, c’est la maintien de l’ordre existant (le premier degré, la grande réactivité…), alors que pour pluton, c’est la maintien de l’inconnu. 

Ainsi, un individu né à une heure forte du soleil est porté à se soucier de son apparence et à attacher beaucoup (parfois trop?) d’importance au regard des autres et à être le centre des attentions. Mais en contre-partie à cette forme d’ego, il tend à l’exemplarité, à la loyauté, au respect de l’ordre établi et des principes qu’il a reçu par son éducation. Mais comme la formulation de soleil part d’un plan pour y rester, les plans de l’existence et de la transcendance risquent de faire défaut si aucune planète les valorisant si aucune planète les symbolisant n’est valorisée dans le ciel natal et l’individu concerné peut manquer de ce qui caractérise le plan de la transcendance, de distance, de recul, du sens de la complexité ou de ce qui caractérise le plan de l’existence, le pragmatisme, le sens des réalités concrètes, la sensibilité et la sensorialité. 

4) Synthèse.

« L’interprétation d’un ciel natal requiert une hiérarchisation correcte des signes zodiacaux et des planètes prépondérants à la naissance, ainsi qu’une bonne maîtrise  des théories de l’astrologie moderne ». Ensuite il faut effectuer un difficile travail de synthèse en ayant constamment à l’esprit que le ciel n’est qu’un conditionnement parmi d’autres (« Tout se passe comme si à la naissance, le cerveau gardait l’empreinte des rythmes du système solaire qui prévalaient à ce moment-là »). C’est pourquoi une bonne interprétation « ne peut se permettre de sortir de ce champ de prédispositions supposées, sur lesquelles ce conditionnement si particulier informe sans rien révéler de leur actualisation (adaptée ou inadaptée) dont chaque individu est ou sera susceptible de les vivre. celle-ci, (leur actualisation)reste en effet tributaire de ses multiples autres conditionnements, qui ne sont pas inscrits dans son ciel natal... ». Le ciel natal informe donc sur « le sujet », mais pas sur son contexte (environnemental par exemple), son son histoire, sa destinée, ni sur son degré d’évolution, de sensibilité, d’intelligence (si ce n’est sur sa nature, concrète ou abstraite; vive ou lente, synthétique ou analytique). 

Si des individus ont un conditionnement céleste analogue, ils ne l’actualiseront pas de la même manière selon leur évolution ou leur équilibre. On peut ne pas croire ou ne pas adhérer aux théories évoquées au chapitre 3) en particulier à la réalité du conditionnement astrologique qui implique le postulat d’empreinte à la naissance des rythmes du système solaire tant zodiacaux que planétaires. qui rappellent, comme on l’a vu, Slosman et Vélikovski « Je suis Moi, né de lui-même pour devenir le Créateur des images qui lui seront semblables après la sortie du chaos. Elles sont les contenants des Parcelles divines qui feront d’elles éternellement, les Bienheureux du Soleil levant s’ils conservent la stricte obéissance de ma loi. Car je suis le Passé d’Hier qui prépare l’Avenir du Soleil grâce aux Douze. » Dans les articles de mon blog avec le libellé « la grande hypothèse ». C’est aussi ce qui paraît dans l’article de mon blog  « La résurrection de Ptah à Dendérah » « Car Dieu nourrit le Ciel de son Rayonnement; Car le Ciel se nourrit à son tour des Douze; Car les Douze nourrissent les Parcelles divines; Car les Âmes de l’Ouest furent celles accordées à l’Humanité« . 

Cependant, ainsi que le rappelle Françoise Hardy, « dès qu’il a acquis une partie suffisante  des connaissances nécessaires dans ce domaine pour s’en faire une idée correcte, l’observateur objectif constate souvent que l’apport des informations de l’astrologie moderne bien comprise, bien appliquée, n’est ni aléatoire, ni aberrant. Encore une fois, elle est la seule qui tienne compte des réalités astrophysiques et en ait déduit des règles dont le respect évite en partie de dire n’importe quoi« . Cette position me semble prudente et raisonnable, c’est pour cela que j’ai lu son livre avec intérêt pour essayer d’avoir les connaissances suffisantes pour me faire une idée correcte sur l’astrologie moderne en écrivant cet article. Mais comment acquérir les connaissances quand Françoise écrit: « La porte reste cependant fermée à cette astrologie-là, la voie au chapitre n’étant accordée que temps à autre qu’à une astrologie irrationnelle, pratiquée par des « professionnels » superficiels et inconscients des bêtises qu’ils racontent, ce qui permet aux esprits « supérieurs » de continuer à se gausser d’une discipline qui les dépasse« . Elle a des mots très durs pour cette « intelligentsia » qui ridiculise l’astrologie et en fait en est incapable puisqu’elle se contente de préjugés, de clichés, d’a priori.  A la fin, Françoise dit bien qu’elle n’a pas de boule de cristal et ne scrute pas le ciel à longueur de temps le ciel ou les éphémérides pour savoir ce qu’elle doit faire ou ce qu’elle va devenir. Pour elle, l’astrologie moderne est une grille de lecture intéressante à consulter parfois pour être éclairé sur un comportement ou quand une rupture importante se produit dans la vie d’un proche ou d’une personne dont elle a les coordonnées natales. Je crois que je vais suivre ses conseils, car dit-elle « on n’en finit pas s’instruire et la meilleure façon de progresser, dans le domaine astrologique comme ailleurs, est de confronter inlassablement les théories abstraites au vécu concret (le sien et celui des autres). » Mais je vais commencer par relire et comprendre les liens que j’ai cités dans cet article en commençant par Introduction à l’astrologie moderne.

Liens:

Françoise Hardy: http://www.babelio.com/livres/Hardy-Avis-non-autorises/694713 (Parce que son cœur n’est pas en silex, Françoise Hardy met le feu quand elle passe au crible notre société contemporaine. Dans un livre composé de messages personnels, elle évoque sans concession la vieillesse, sa vieillesse, la décrépitude des corps… Elle qui a été l’icône androgyne et longiligne des sixties. Il faut avoir un courage d’écrivain pour se confronter ainsi à son propre corps. Dans une époque qui se refuse à vieillir, elle convoque la belle figure voltairienne d’Emmanuel Berl, avec qui elle s’est souvent entretenue pour raconter sa souffrance, la maladie, le parcours du combattant auprès des médecins et parfois de charlatans en tout genre. Michel Leiris a écrit L’Âge d’homme et comparé la littérature à la tauromachie. Ici Françoise Hardy nous livre l’âge d’une femme et encorne tout ce qui la révulse aujourd’hui : les mensonges, religieux ou politiques, les idéologies, le sectarisme et le spectaculaire. Elle y avoue aussi son admiration pour certains hommes publics comme Michel Rocard, Nicolas Hulot, Alain Juppé, Hubert Védrine, ou parle de ses rencontres avec ces hommes qui semblent échapper aux partis politiques, déquille ceux qui l’agacent comme Cécile Duflot ou François Hollande. Mais ce livre est aussi une déclaration d’amour à la littérature, aux écrivains qu’elles aiment comme Stefan Zweig, Scott Fitzgerald, Modiano ?; drôlerie d’un dîner avec le récent prix Nobel de littérature qui ne parvient pas à déboucher une bouteille de vin ?;ou Michel Houellebecq, admirateur de ses chansons. Bien évidemment sa passion pour l’astrologie et la spiritualité imprègne ce livre où se mêlent souvenirs personnels avec chanteurs, couturiers, idoles des sixties et digressions sur l’économie et la politique. Apparaît ici toute la sensibilité à fleur de peau d’une artiste qui préfère la solitude, la beauté, à la foire aux vanités.)

http://www.cherche-midi.com/livres/les-rythmes-du-zodiaque (Les rythmes du zodiaque FRANÇOISE HARDY

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2016/03/francoise-hardy-et-la-spiritualite.html#.VuEimn3hDDf (Françoise Hardy et la spiritualité -première partie)

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2016/03/francoise-hardy-et-la-spiritualite.html#.VuQqi33hDDf Françoise Hardy et la spiritualité -deuxième partie)

https://fr.wikisource.org/wiki/Trait%C3%A9_d%E2%80%99astrologie_g%C3%A9n%C3%A9rale (Traité d’astrologie générale par Robert Fludd né né en 1574 à Milgate house et décédé le 8 septembre 1637 à Londres, éminent rosicrucien, médecin de profession, physicien paracelsien, astrologue, et mystique anglais)

André Barbault et Richard Pellar (Voir plus loin pour plus de liens)aussi plus loin plus de liens)

http://www.andrebarbault.com/ (André Barbault, le site)

http://www.andrebarbault.com/presentation.htm (André Barbault a enregistré une petite vidéo à l’attention des visiteurs de son site)

http://www.andrebarbault.com/articles.htm (André Barbault -articles)

Richard Pellard     Jean-Pierre Nicola

Liens astrologie:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Maison_(astrologie) (Astrologie, la notion de MAISON)

http://www.sciencesalecole.org/documentsSAE/olympiades_internationales/IESO/prepa_francaise_astronomie/Ecliptique_saisons_annees_calendriers.pdf (Ecliptique, saisons, années, calendrier)

http://www.astrocours.be/articles/histoire.html (histoire de l’astrologie)

http://www.astrotheme.fr/dossiers_astrologiques/Histoire_de_l_astrologie (L’astrologie à travers les âges)

http://www.astrologie-et-christianisme.fr/articles/98-la-dimension-spirituelle-de-l-astrologie (La dimension spirituelle de l’astrologie)

http://www.astrosurf.com/quasar95/exposes/lion.pdf (astronomie et histoire: la constellation du lion)

http://www.larecherche.fr/idees/back-to-basic/astrologie-01-12-1996-87862 (L’astrologie)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Johannes_Kepler (Képler)

http://www.astroariana.com/Johannes-Kepler-astrologue-et.html(Johannes Kepler, astrologue et astronome)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Zodiaque/ (Zodiaque)

http://secretebase.free.fr/complots/zodiac/zodiaque/zodiaque.htm  (Le secret du zodiaque –On ne sait pas exactement quand le premier Zodiaque a été inventé, mais il y a un lien étroit avec notre calendrier.

http://www.aureas.org/rams/sciencezodiaque.htm (Astrologie et Science – Zodiaque1- Zodiaque des signes ou zodiaque des constellations 2- Résumé d’une conférence donnée à la Société Astronomique de France)

http://louissais.free.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=100&Itemid=108 (Détermination de la position du point vernal  Par Timocharis ( IV siècle avant JC ))

http://acces.ens-lyon.fr/acces/terre/paleo/variations/tp-milankovitch/point_vernal (Le point vernal)

http://www.astrotheme.fr/astrologie_les_douzes_signes_du_zodiaque.php (Les 12 signes du zodiaque: leur signification)

http://www.kalendrier.com/astrologie/signes-du-zodiaque.html#.VuPBCX3hDDc (les 12 signes astrologiques, leurs signification caractéristiques)

http://www.astrotheme.fr/astrologie_les_douzes_signes_du_zodiaque.php (Les 12 signes astrologiques: leur signification et caractéristiques)

http://www.autourdelalune.com/zodiaque/les-12-signes-astrologiques.html (Les 12 signes astrologiques)

http://decouvertespirituelle.weebly.com/signification-12-signes-zodiacaux.html (Prédispositions zodiacales et les 12 signes astrologiques)

http://www.astrointernational.com/ (Astro internationnnal)

http://astroguide.net/

http://www.astroariana.com/Signe-solaire-et-Signe-Ascendant.html (astroariana.com: Signe solaire et Signe Ascendant)

https://eteissier.com/horos/horo.asp?pagex=5&bouton=12 (Connaissez–vous votre signe solaire, votre décan et votre ascendant ?)

http://mon.astrocenter.fr/astrologie/theme-natal/P0075-signe-astral-solaire (Votre signe astral solaire)

http://www.astrotheme.fr/dossiers_astrologiques/Le_Soleil_et_l_Ascendant_astrologique (L’être et le paraître : le Soleil et l’Ascendant)

http://www.autourdelalune.com/zodiaque/1er-2eme-3eme-decan-signes-et-degres.html Décans et ascendants)

http://nicolastro.free.fr/pages/cours3.htm (P r o g r a m m e d ‘ i n i t i a t i o n à l ‘ a s t r o l o g i e)
http://nicolastro.free.fr/ (L’astrologie symbolique)

http://www.autourdelalune.com/ (Astrologie, zodiaque, cours)

http://www.autourdelalune.com/cours-astrologie/formation-gratuite-en-ligne.html (Cours d’astrologie gratuits)

http://www.selenia.ch/configurationscl/index.html (LES CONFIGURATIONS°

http://www.astrologie-pour-tous.com/ (Astrologie pour tous)

http://www.astroariana.com/Introduction-a-la-Theorie-des-ages.html (La théorie des âges planétaires)

http://dsa.pagesperso-orange.fr/ages.html (Les âges de l’homme)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Symbolisme_astrologique (Symbolisme astrologique)

http://www.astroo.com/astrologie_glossaire_astro/symboles-astrologiques.php (Les symboles astrologiques)

http://reenchanterlemonde.com/les-symboles-planetaires-ii/ (Les symboles des planètes)

http://www.arcturius.org/chroniques/les-signes-astrologiques-ou-signes-du-zodiaque/ (Les signes astrologiques ou signes du zodiaque)

http://revue.shakti.pagesperso-orange.fr/signzod.htm (Les signes du zodiaque)

http://cura.free.fr/17semsig.html (La sémantique des signes zodiacaux)

http://www.astrologie-conseil.eu/tag/cours%20d%27astrologie/ (Le blog astrologie-conseil.com: cours d’astrologie)

Contestations de l’astrologie:

http://www.astroariana.com/-L-anti-astrologisme-.html (L’anti-astrologisme, exemple de lien)

http://www.charlatans.info/signe_zodiacal.shtml (Votre véritable signe zodiacal: Le signe zodiacal que vous donnent les astrologues ou les horoscopes populaires est faux. Votre signe astrologique est déterminé par la constellation du zodiaque dans laquelle le soleil apparaît (vu depuis la terre) au moment de votre naissance. Or depuis la naissance de l’astrologie, il y a eu glissement des constellations par rapport aux signes du zodiaque. Tout d’abord il y a treize constellations traversées par le soleil en un an, et non pas douze comme l’affirment les charlatans du ciel. La treizième, entre le Scorpion et Le Sagittaire est Ophiucus ou le Serpentaire)

http://thedoc777.free.fr/pageastro.htm (l’astrologie face à la science)http://www.astrocours.be/articles/13constellations.html (Les signes du zodiaque ne correspondent plus aux constellations du même nom)

Liens divers astroariana.com

http://www.astroariana.com/-Astro-documents-.html (Association pour la Recherche et l’Information en Astrologie Naturelle  Pour débutants  Pour connaisseurs  Théories générales  L’anti-astrologisme  Astro-Histoire  Astro-physique  L’astrologie en bandes dessinées )

http://www.astroariana.com/-Bibliographie-.html (Association pour la Recherche et l’Information en Astrologie Naturelle Bibliographie conditionaliste )

http://www.astroariana.com/Annuaire-de-liens,835.html (ANNUAIRE DES LIENS)

http://www.astroariana.com/_Francoise-Hardy_.html (articles de Françoise Hardy)

http://www.astroariana.com/Les-rythmes-du-zodiaque.html (Françoise Hardy: les rythmes du zodiaque)

http://www.astroariana.com/Le-zodiaque-dans-l-Homme.html (Le zodiaque dans l’Homme par Françoise

Hardy: voir la suite

http://www.astroariana.com/spip.php?page=theme-jour (Thème  du jour)

http://www.astroariana.com/Les-mysteres-du-theme-astral.html (Les mystères du thème astral)

http://www.astroariana.com/Du-systeme-solaire-au-systeme.html (Du système solaire au système nerveux)

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Hardy: voir la suite

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Détails astroariana.comhttp://www.astroariana.com/Astrologie-et-spiritualite.html (Astrologie et spiritualité  Astrologie et Bouddhisme  Astrologie et religion  Astrologie et spiritualité  Astrologie arabe  Astrologie et théologie  L’anti-astrologisme chrétien

Voir aussi : A propos du Logoscope… 

Plus de liens: 

Centre astrologique Michèle Perras

http://www.astro.qc.ca/ (Centre astrologique Michèle Perras)

http://www.eso-pages.com/site-www.astro.qc.ca-305.htm (Centre astrologique Michèle Perras blog)

http://www.astrosonia.com/horoscope-michele-perras-vote.shtml (Présentation de l’Horoscope du jour du site -horoscope chiois))

http://fr.was-this-atlantis.info/astrologie.html (L’astrologie, serait-elle un héritage de l’Atlantide ?)

http://artchives.samsara-fr.com/atl-denderah.htm (L’atlantide et l’astrologie, le zodiaque de dendhérah)

http://artchives.samsara-fr.com/artchives.htm (A la recherche de civilisations perdues)

https://lunesoleil23.wordpress.com/tag/atlantide/ (Actualités lune-soleil: #ATLANTIS OU LE RETOUR DE L’#ATLANTIDE LE CONTINENT ENGLOUTI)

http://www.nouvelle-atlantide.org/ (La nouvelle atlantide association)

https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Livre_de_l%E2%80%99Atlantide/La_civilisation_des_Atlantes (Le Livre de l’Atlantide/La civilisation des Atlantes)

http://secretebase.free.fr/civilisations/atlantide/atlantide/atlantide.htm (L’atlantide, le mythe du continent atlante)

http://www.astrologie-initiatique.fr/les-tablettes-d-emeraude/ (Astronomie initiatique: Les Tablettes d’Emeraude de Thoth

http://ressourcessceptiques.free.fr/dico/velikov.html (Vélikovski)

http://eden-saga.com/deluge-cataclysme-comete-venus-velikovsky-mondes-en-collision.html (Vélikovski: vénus a t-elle heurté la Terre?)


http://boitedependore.com/horoscope/celtiqueindex.htm (Le zodiaque gaulois)

http://www.adelaine-de-soles.com/le-zodiaque-des-arbres-celtiques/ (Le zodiaque des arbres celtiques)

http://www.arbre-celtique.com/approfondissements/symbolisme/motifs.php (Les motifs celtiques)

http://etredelumiere.ordi-netfr.com/Connaissez-vousvotrearbresymboliqueceltique.php (Connaissez-vous votre arbre symbolique celtique?)

http://www.bretagne-celtic.com/druidisme/calendrier_pommier.html (Bretagne des druides et des mégalites)

http://www.cosmovisions.com/$Astrologie-Mesopotamie.htm (La religion assyro-babylonienne L’astrologie mésopotamienne)

http://adsabs.harvard.edu/cgi-bin/basic_connect?qsearch=astrologie+babylonnienne&version=1  (dossiers astrologie babynone…SAO/NASA Astrophysics Data System (ADS)

http://bistrobarblog.blogspot.fr/2013/03/mondes-en-collision-velikovsky-le.html (Mondes en collision: Vélikovski le hérétique)

http://skepdic.com/velikov.html (Skeptik’s dictionnary: Immanuel Velikovsky’s Worlds in Collision. Keptik’s voir Gell-man)

André Barbault: page 174

http://www.andrebarbault.com/articles.htm (Articles de André Barbault)

http://www.astrotheme.fr/astrologie/Andr%C3%A9_Barbault (l’astrothème d’André Barbault)

http://www.amazon.fr/TRAITE-PRATIQUE-DASTROLOGIE-Barbault/dp/2020018993

http://www.editions-arqa.com/editions-arqa/spip.php?article584 (André BARBAULT – Témoignage d’une chute annoncée)

http://astreshistoire.free.fr/mes_decouvertes/crise_%20mondiale_de_2010-2011.htm (Astres et histoire -André Barbault)

http://www.astrologie-conseil.eu/article-livre-gratuit-d-andre-barbault-l-univers-de-saturne-66963968.html (le livre gratuit d’andré Barbault dans le blog astrologie conseil)

http://www.formation-astrologie.com/POLEMIQUE-SUR-LA-REFORME.pdf  (Suite à la proposition d’Alain de Chivré destinée à rapprocher l’astrologie des Sciences Humaines et à l’intégrer à la modernité LA REACTION D’ANDRE BARBAULT)

http://martinebarbault.perso.sfr.fr/biographie.htm (Nièce d’André et d’Armand Barbault, j’eus entre mes jeunes et innocentes mains, les ouvrages didactiques de mes deux oncles. Ainsi suis-je, en quelque sorte, un Obélix de l’astrologie…)

http://www.vrai-zodiaque.fr/wordpress/2015/04/19/andre-barbault-%E2%80%93-le-tombeau-du-tropicalisme/ (André Barbault – Le tombeau du tropicalisme)

Jean Pierre Nicola: page 175

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Nicola (Jean-Pierre Nicola est un astrologue français né le 8 mai 1929 (86 ans) à Nice. Il a innové en astrologie en créant ce qu’on appelle l’astrologie http://www.jean-pierre-nicola.fr/e) (Entretien de Patrick Le Guen avec Jean-Pierre NICOLA, fondateur de l’Astrologie Conditionaliste)

Richard Pellar: page 176

http://www.amazon.fr/Manuel-dastrologie-universelle-Richard-Pellard/dp/2850766011 (Manuel d’astrologie universelle)

http://wwhttp://www.astroariana.com/-Bilans-compares-des-formes-d-.htm (Bilans comparés des formes d’astrologie orientale et occidentale)

Dossiers en rapport:

http://www.laviedesidees.fr/Y-croire-ou-en-faire-L-astrologie.html  (Y croire ou en faire ? L’astrologie en Inde, où m’on délivre des doctorats d’astrologie…)

Françoise Hardy et la spiritualité: première partie


Françoise Hardy et la spiritualité: première partie

Je ne lis pas beaucoup de livres écrits par des chanteurs ou des artistes contemporains, mais j’avoue que j’ai bien aimé celui de Françoise Hardy « Avis non autorisés« , en particulier les chapitres sur l’astrologie occidentale d’aujourd’hui et sur la spiritualité. Son ton direct, sincère et franc, sa pertinence  et sa personnalité parfois rebelle m’ont séduit. Je ne partage pas toutes les critiques qui lui ont été faites dans l’émission de Laurent Ruquier on n’est pas couchés. Je vais seulement évoquer ici ma lecture du chapitre spiritualité et ce que m’inspirent les réflexions de Françoise.


Tout commence avec Trinh Xuan Thuan que Françoise Hardy a connu comme un homme réservé, modeste, modéré, qui lui plut d’emblée, car il a une belle âme qui transparaît dans son regard pur, dans son comportement et dans tout ce que sa personne irradie. Ce scientifique de très haut niveau concilie science et spiritualité en faisant le « pari d’un principe créateur » et en cherchant la cohérence entre science et Bouddhisme. Je comprend Françoise et je partage ce qu’elle présente comme son intuition profonde lorsqu’elle découvrit dans un des livres de l’astrophysicien ces lignes qui parlent d’elles-mêmes  : « L’univers est réglé avec une extrême précision.  Il faut un peu plus d’une dizaine de nombres pour le décrire: celui de la force de gravitation, de la vitesse de la lumière, celui qui dicte la taille des atomes, leur masse, la charge des électrons etc. Or il suffirait que l’un de ces nombres soit différent pour que tout l’univers, et nous par conséquent n’existe pas… Des milliers d’autre combinaisons étaient possibles. Les physiciens les recréent en laboratoire, mais aucune n’aboutit à la vie. Ce concours de circonstances est trop extraordinaire pour pour que le hasard en soit seul responsable? ». Ce à quoi de nombreux scientifiques dont des spécialistes en biologie ou neurologie ou sciences de l’évolution répliquent, comme Richard Dawkins, qu’il n’est pas besoin de trouver un sens à l’Univers. Les insensés! La question du sens est en grande partie l’objet de mes réflexions et de mes recherches. J’y ai consacré de nombreux articles dans mon blog en donnant « ma lecture » du livre de Jean Staune, « notre existence a-t-elle un sens? » dont je donne ici les trois derniers articles:

Notre existence a t-elle un sens? 17) Epilogue (http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2013/11/notre-existence-t-elle-un-sens-17.html#.VdD5pLLtmkp)

Notre existence a-t-elle un sens 16-3) Conclusion du livre existence a-t-elle un sens »(http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2013/11/16-3-notre-existence-t-elle-un-sens-16.html#.VdD6irLtmkp)

Notre existence a-t-elle un sens? 16-2) Conclusion du livre « notre existence a-t-elle un sens » partie 2http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2013/10/16-2-notre-existence-t-elle-un-sens-16.html

Notre existence a t-elle un sens? 16-1) Conclusion du livre « notre existence a-t-elle un sens » partie 1http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2013/09/notre-existence-t-elle-un-sens-16-1.html

J’y écris, dans le chapitre 5) de l’épilogue: « La quête de l’Etre et du monde de l’esprit »:

Après Jacques Monod qui concluait son célèbre ouvrage « Le hasard et la nécessité » en disant: « L’homme sait enfin qu’il est seul dans l’immensité indifférente de l’Univers d’où il a émergé par hasard« , Jean Staune finit son livre « notre existence a-t-elle un sens? » en disant que 35 ans après, « notre science n’est plus ce savoir classique » (comme le disait Ilya Prigogine au sujet de cette même phrase de Monod dans « La nouvelle Alliance » avec Isabelle Stengers), et Staune rajoutait: « l’homme sait enfin qu’il participe à quelque chose qui le dépasse et qui a un sens. » Nous ne pouvons certes pas savoir par des méthodes rationnelles ce qu’est ce quelque chose mais cela ne doit pas nous décourager. Nous devons chercher par nous-mêmes notre propre réponse et veiller à ce que notre synthèse repose sur les deux piliers: le souffle que fournit la transcendance et la consistance que donne la raison. La chose la plus importante dans la vie n’est pas la course à la performance et à la conquête du pouvoir et des biens matériels, c’est à dire « l’avoir« ? Ce n’est même pas la lutte pour une égale répartition des richesses, aussi souhaitable et noble que soit cette cause (De nombreux témoignages n’attestent-ils pas qu’il existe des milliardaires désespérés et des pauvres rayonnant de bonheur?) Non, le plus important c’est de développer notre esprit, en essayant non seulement de mieux comprendre le monde, de mieux comprendre les autres et de mieux nous comprendre nous-mêmes. Mais aussi, dans la mesure du possible, de le développer au point qu’il puisse se connecter à la source originelle de notre Être, dont nous ne pouvons rien dire sur le plan rationnel sauf qu’elle existe et qu’elle n’est pas située dans le temps, l’espace, l’énergie et la matière. C’est à cette quête de l’Être et à ce développement de notre esprit, si importants pour échapper à notre réduction à l’état d’Homo économicus (ou d’homo-ludens comme l’a dit Johan Huizinga noyé dans les jeux vidéo virtuels ou ou les jeux de hasard), et si essentiels pour commencer à percevoir notre vraie nature, qu’Antoine de Saint-Exupéry faisait allusion dans une de ses dernières lettres: « Il n’y a qu’un seul problème de par le monde. Rendre aux hommes une signification spirituelle, des inquiétudes spirituelles. Faire pleuvoir sur eux quelque chose qui ressemble à un chant grégorien […] redécouvrir qu’il existe une vie de l’esprit plus haute encore que la vie de l’intelligence. (Antoine de Saint-Exupéry, Ecrits de guerre »). »

Françoise Hardy, moins catégorique, écrit: « Avoir des interrogations métaphysiques, être plus porté à croire que l’univers en général, notre existence en particulier, auraient un sens, sans pour autant être en mesure de précises lequel, relève moins de l’intelligence que de la personnalité globale. Les personnalités chez lesquelles la fonction « sensation » ou la fonction « pensée mènent le jeu seront a priori portées à ne pas se soucier du sens de l’existence ou à rejeter la possibilité qu’il y en ait un, alors que les personnalités sentimentales, ou intuitives (comme Françoise), plus subjectives, seront davantage susceptibles de se poser ce genre de question comme de s’intéresser aux diverses réponses religieuses et spirituelles qui ont été données. »  Je partage son avis que pour de nombreux intellectuels occidentaux dont la position est résolument athée, l’empreinte judéo-chrétienne influence fortement leur pensée à leur insu, tout comme une bonne partie de la pensée dominante occidentale. Tous, pourtant habituellement opposés sur tant de points, se mettent comme par miracle à parler d’une même voix quand ils justifient leur athéisme en décrétant qu’ils ne peuvent croire en un Dieu qui permet la mort des enfants et tant de souffrances et atrocités, sans se rendre compte du simplisme dont ils font preuve à cette occasion. C’est rester dans un premier degré avec des remarques qui se fondent sur le présupposé que Dieu serait responsable de tous nos problèmes et plus généralement de tout ce qui va mal sur Terre. Il faut reconnaître que « c’est l’Ancien Testament qui pose un rapport parental entre la figure paternelle suprême d’un Dieu antropomorphique, omnipotent, omniscient, sévère, autoritaire, et ses créatures, assimilables à ses enfants, éprouvant à son égard un respect mêlé de crainte et lui manifestant une obéissance proche de la soumission. » Et le monde catholique continue d’appeler pape, représentant de Dieu sur terre, le Saint Père. Françoise Hardy, élevée dans la religion catholique pense que « les gens de sa génération et de celle qui lui sont immédiatement postérieures, élevés aussi dans la religion catholique, ont été habitués à recourir à Dieu et et à la Vierge Marie, « mère de son soi-disant fils », avec les prières dictées par ce dernier à ses disciples ». Et pour eux, la prière est une demande pour l’amélioration de notre existence et la disparition des problèmes qui l’assombrissent: « Notre Père qui êtes aux cieux », « donnez-nous aujourd’hui notre pain de ce jour », « pardonnez-nous nos offenses », délivrez-nous du mal »…. »Même ceux qui se sont détachés de la religion de leur enfance ne gardent des bribes à leur insu, et se surprennent à se souvenir de ces suppliques et à les réciter avec ferveur dès qu’une épreuve pire que les autres les frappent. » Mais il est a priori surprenant que des savants des philosophes et autres représentants de l’intelligentsia restent inconsciemment prisonniers de l’image ancestrale et archaïque d’un Dieu vieillard barbu tout-puissant qui soit donc à l’image de l’homme. 

Il y a certainement comme le pense Françoise Hardy une différence fondamentale de nature entre le divin et l’humain qui repose sur l’évidence que Dieu ne pourrait être que d’essence spirituelle immatérielle, là où l’homme est d’abord obligatoirement matière et esprit avec un esprit tellement tellement prisonnier de la matière (de sa matière corporelle comme de celle qui constitue son environnement), qu’il a tendance à s’y identifier. L’incarnation se produit dans le monde physique, de l’espace-temps et la matière est de nature temporelle et périssable, soumise à la loi de l’entropie. Elle a un commencement, se développe puis elle se détériore jusqu’à ce que qu’elle disparaisse en mutant ou en mourant quand elle a été dotée de vie. La mort, pour les athées, anéantit autant le corps matériel que l’esprit qui l’animait et parlent plutôt « d’intelligence » ou de mental que d’esprit ou d’âme. Pour les personnes réceptives à l’idée d’une autre dimension (spirituelle certainement), la mort physique, la fin matérielle, ne serait que celle du corps dans laquelle l’esprit serait enfermé pour rejoindre (selon Françoise), le monde hypothétique et mystérieux d’où nous viendrions et où la matière n’existerait pas. Je partage partiellement cet avis, d’une manière un peu différente sans doute et plus complexe. Beaucoup d’aspects de cette question de la mort m’intéressent en commençant par la vision chrétienne de la résurrection (d’abord celle du Christ) et de la réincarnation vue par le bouddhisme et d’autre civilisations dont la civilisation pharaonique, atlante etc. Je viens de découvrir aussi sur ce sujet le livre de Joan Grant et Denys Kelsey « nos vies antérieures« . Une telle assertion où la mort ne serait qu’un passage où le corps serait libéré risque de braquer définitivement les scientifiques et peut être jugée absurde, mais dans la mesure où nous n’en n’avons ni la preuve ni celle du contraire (tout comme la problématique de l’existence de Dieu à laquelle pense pourtant avoir répondu le blog dieu-existe.com ) et où nous n’aurons de réponse à l’énigme du sens ou du non-sens de la vie qu’une fois morts, pourquoi, comme le dit avec sagesse Françoise Hardy, ne pas simplement se poser la question et laisser le champ ouvert à tous les possible, celui du néant comme celui d’un au-delà où l’esprit aurait une vie dont les modalités nous sont inaccessibles?

Il faut aussi se poser la question entre inconnu et inconnaissable. Il y a 4 millions environ d’années, quand l’homme est apparu sur la scène de l’univers, celui-ci était inconnu. Depuis lors, une grande partie du « monde » a livré ses secrets avec les fantastiques progrès de nos connaissances, depuis ceux de ses origines,de sa constitutions, des lois qui le régissent, jusqu’au mode de fonctionnement des organismes animés de vie, de nature végétale, animale ou humaine. Nous savons que ce qui reste à découvrir est immense et ouvre la recherche dans le domaine de l’inconnaissable; les grandes théories scientifiques qui ont permis de découvrir des horizons extraordinaires que l’on croyait a priori définitifs au moment de leur édification ont souvent fini par être complétées ou supplantées par des théories de plus en plus complexes. Il est probable que le voile se lèvera peu à peu à plus ou moins long terme sur ce qui demeure inconnu.. Par contre, comme le pense Françoise Hardy, le monde de l’inconnaissable ne nous ouvrira pas ses portes de notre vivant, tout au moins dans le monde tel que nous le connaissons, à moins d’une révélation. Comme on l’a vu, nous ne pouvons savoir ni a fortiori affirmer que Dieu existe ou qu’il n’existe pas, d’autant moins que l’idée que s’en font les êtres humains diffère d’un individu à l’autre, en fonction de son niveau de culture et de de son évolution sur le plan spirituel. L’idée qu’on peut faire de Dieu ou du divin est forcément très éloignée de la réalité tant l’inconnaissable dépasse les possibilités de quelque intellect que ce soit  qui ne peut être qu’incapable de la concevoir. Les astrophysiciens qui partent à la recherche d’exoplanètes comparables à la notre, avec des formes de vie analogues ou différentes supposent seulement et restent dans une prudente expectatives même si la probabilité de similitude est forte. Quant à la définition du réel, la physique quantique met encore une barrière qui semble plutôt infranchissable pour le moment telle la Tentative de définition du réel : M. Serres et E. Klein. « Que ne pouvons-nous en faire autant en ce qui concerne l’existence d’un au-delà et d’un principe créateur d’où l’univers entier serait issu » s’exclame Françoise Hardy! La sagesse d’une telle attitude nous rendrait un tout petit peu plus réceptifs à des possibilités que nous ne somme pas en mesure d’appréhender avec notre intellect limité… . »                                                                                                                            

Françoise Hardy a ainsi été attiré par les livres qui traitaient de spiritualité tel un aimant dès qu’elle put acheter des livres, avec comme dans tous les domaines, le pire et le meilleur qui s’y côtoient avec souvent une nette prédominance du pire. Je partage avec elle ce goût pour la lecture, certes pour les livres scientifiques qui m’ont largement influencé, mais aussi pour les livres de spiritualité et tout ce qui touche à la spiritualité depuis que j’ai eu un AVC. Je vais la suivre maintenant  dans ce domaine où de nombreux livres ont été écrits soit par une personnalité considérée comme un sage ou un gourou, soit par l’un de ses disciples. 


1) Krishnamurti:

Françoise fit d’abord, dans les sixties, (alors que l’occident s’ouvrait d’avantage aux philosophies et religions orientales avec une mode aux guides spirituels d’origine asiatique), une fixation sur Krishnamurti. 

Qui est Krishnamurti ?

« Ami, ne vous préoccupez pas de savoir qui je suis, vous ne le saurez jamais. »
Krishnamurti – 7ème camp d’Ommen- 1928

Jiddu Krishnamurti (1895-1986) naquit en Inde et fut pris en charge à l’âge de treize ans par la Société théosophique, qui voyait en lui « l’Instructeur du monde » dont elle avait proclamé la venue. Très vite Krishnamurti apparut comme un penseur de grande envergure, intransigeant et inclassable, dont les causeries et les écrits ne relevaient d’aucune religion spécifique, n’appartenaient ni à l’Orient ni à l’Occident, mais s’adressaient au monde entier. Répudiant avec fermeté cette image messianique, il prononça à grand fracas en 1929 la dissolution de la vaste organisation nantie qui s’était constituée autour de sa personne ; il déclara alors que la vérité était « un pays sans chemin », dont l’accès ne passait par aucune religion, aucune philosophie ni aucune secte établies.

Tout le reste de sa vie, Krishnamurti rejeta obstinément le statut de gourou que certains voulaient lui faire endosser. Il ne cessa d’attirer un large public dans le monde entier, mais sans revendiquer la moindre autorité ni accepter aucun disciple, s’adressant toujours à ses auditeurs de personne à personne. A la base de son enseignement était la conviction que les mutations fondamentales de la société ne peuvent aboutir qu’au prix d’une transformation de la conscience individuelle. L’accent était mis sans relâche sur la nécessité de la connaissance de soi, et sur la compréhension des influences limitatives et séparatrices du conditionnement religieux et nationaliste. Krishnamurti insista toujours sur l’impérative nécessité de cette ouverture, de ce « vaste espace dans le cerveau où est une énergie inimaginable ». C’était là semble-t-il, la source de sa propre créativité, et aussi la clé de son impact charismatique sur un public des plus variés.

Krishnamurti poursuivit ses causeries dans le monde entier jusqu’à sa mort à l’âge de quatre-vingt-ans

Depuis lors, Françoise hardy ne s’explique pas cette fixation. Le contenu de des livres de Krisnamurti l’hypnotisait quelque temps, mais sans l’éclairer pour autant. La raison en était sans doute que son faible niveau, tant intellectuel que spirituel (dit-elle) ne lui permettait pas d’accéder aux hauteurs dont Krishnamurti ne daignait pas descendre. Puis, peu à peu, elle réalisait que cet homme à l’apparence désincarnée rabâchait ses vérités abstraites sans se mettre à la portée de ceux qui étaient venu l’écouter dans l’espoir de bénéficier de ses lumières. Et récemment, les réflexions de Krishnamurti et leur hermétisme qui auraient dû l’amuser l’exaspéra sans même qu’elle ait son réflexe habituel de mettre en cause ses propres lacunes. Par exemple, en voici un aperçu:  « […]Si la vérité est radicalement différente de la réalité concrète, alors quelle place tient l’action dans la vie quotidienne par rapport au vrai et au réel? est-il possible de dire que la vérité agit sur le réel? Autrement dit, bien que la réalité puisse être sans effet sur la vérité, la vérité, elle, a un certain effet sur le réel… Il faut être affranchi de tout préjugé, entre autres choses. Un esprit qui est libre voit. Voir et agir ne font plus qu’un. L’énergie n’est autre que la perception du faux[…] » 

L’avis de Françoise Hardy est sans doute un peu dur, mais je me demande si je n’ai pas eu l’intuition d’une réticence similaire à celle de Françoise Hardi à propos de Krishnamurti. Je suis très porté sur la spiritualité et je « dévore » de très nombreux livres et liens que je trouve sur internet. Curieusement, je n’ai pas lu ses livres et je ne rencontre pas beaucoup de liens à son sujet, que ce soit dans des blogs au au cours de mes recherches. Je connais peu la pensée de Krishnamurti et j’ai reporté à plus tard la connaissance de son oeuvre. C’est comme si j’avais un préjugé à son sujet en le considérant inconsciemment gourou. Mais je me promets d’approfondir ses réflexions en examinant les liens et les vidéos que j’ai mis en fin de cet article. 

2) Sri Aurobindo


Aprés Krishnamurti, Françoise Hardy évoque Sri Aurobindo pour lequel, malgré les exhortations de son ami Gabriel Yared, compositeur et producteur de certains de ses albums, elle ne réussit pas non plus à s’immerger si peu que ce soit, dans « la vie divine« , ouvrage de référence que le producteur lui recommandait. En disant à nouveau, avec sa modestie habituelle, que ses moyens intellectuels étaient limités et en-dessous de la densité et de la complexité de l’ouvrage, avec ses quatre volumes, elle n’a pas dit son dernier mot et persiste puisqu’elle vient d’en lire les cinquante premières page avec intérêt. 

Il faut savoir qu’Aurobindo, parallèlement à son enseignement spirituel, dans la continuité de celui des grands mystiques hindoux, n’hésita pas à recourir à la violence quand son activisme pour l’indépendance d e l’inde l’exigeait:  « En  1909, il sort de la prison où il a passé un an pour ses activités indépendantistes. Il était soupçonné d’avoir participé de près ou de loin à des attentats : il reconnaîtra d’ailleurs ultérieurement que sa philosophie spirituelle ne conduit pas à militer pour la non-violence comme celle de Gandhi. Pendant cette année de prison, il dit avoir vécu une série d’expériences spirituelles qui l’auraient conduit à expérimenter des états de conscience au-delà du Nirvana. Pour échapper aux Anglais, le 4 avril 1910, il finit par s’établir à Pondichéry, ville sous autorité française. Affirmant alors qu’il y a une lutte pour l’avenir de l’humanité au-delà de la lutte légitime pour l’indépendance de l’Inde, il se consacre à ses recherches spirituelles et à la composition de ses œuvres.


Ayant fait ses études en Grande Bretagne, il a insisté toute sa vie sur la complémentarité entre l’Orient et l »Occident avec la nécessité pour l’accomplissement de soi d’intégrer le meilleur de leurs cultures respectives. Il donna d’ailleurs l’exemple de la richesse potentielle d’une telle synthèse. En effet, de plus en plus de disciples commencent à venir pour vivre auprès de lui et de sa collaboratrice française, Mirra Alfassa, que lui et ses disciples nomment « Mère ». Cette dernière prendra la direction matérielle de l’âshram fondé officiellement dans les années 1920. Il est allé jusqu’à affirmer que « Mère » et lui ne forment qu’une seule et même conscience. 


« A partir de 1958, Mère s’engage de plus en plus dans ce qu’elle appelle « le yoga du corps », un yoga qui rendra possible une transformation de la conscience cellulaire.

Le 28 février 1968, Elle fonde Auroville, la Cité de l’Aurore, cette ville internationale qui : « n’appartient à personne en particulier, mais à l’humanité dans son ensemble » comme le dit la Charte d’Auroville.

Sri Aurobindo quitte son corps en 1950, la Mère poursuivra son travail jusqu’à ce qu’elle quitte le sien le 17 novembre 1973″

http://www.ina.fr/audio/PHD99236211 (La grande aventure du yoga des cellules: entretien avec J.M. BARON sur la quête expérimentale confiée à MERE par Sri AUROBINDO

Comme pour Krishnamurti dont l’aspect « désincarné » et sans doute trop « intellectualiste » a rebuté Françoise Hardy, celle-ci manifeste ici une réticence, surtout vis à vis de « Mère » dont elle dit que les écrits l’ont bloquée. Curieusement encore, je ressens de manière similaire ces écrits que j’ai essayé « d’intégrer » en admettant une profondeur qui ne m’est pas encore vraiment accessible. Pour Françoise Hardy, c’est surtout la croyance de Mère en l’immortalité qui la heurte. Elle croyait possible l’immortalité grâce à des pratiques spirituelles intensives, susceptibles de provoquer une mutation cellulaire. Pourtant, à 95 ans, Elle dut malgré tout se résigner à mourir comme tout le monde. Sri Aurobindo, décédé 25 ans plus tôt, lui avait transmis sa conviction que le mort physique n’est qu’une habitude et que le progression de l’élévation du degré de conscience de l’être humain finirait par provoquer des modifications de sa programmation ADN (et donc de son génome), qui entre autres le condamne à mourir. I consacra une partie de sa vie à cette quête et fit l’expérience sur lui-même en pratiquant ce qui a été appelé « yoga intégral » (une sorte de supra-yoga intégral dit Françoise Hardy) qui l’amena à l’illumination à plusieurs reprises. Les causes matérielles, physiques de la mort ne sont pas sa seule ou vraie cause; sa raison la plus profonde est une nécessité spirituelle pour l’évolution d’un être nouveau: « Même si la science — qu’elle soit physique ou occulte — découvrait les conditions ou les moyens nécessaires pour que le corps puisse survivre indéfiniment, et que le corps ne puisse néanmoins s’adapter pour devenir un instrument adéquat exprimant la croissance intérieure, l’âme trouverait alors un moyen de l’abandonner et de se réincarner. Les causes matérielles, physiques de la mort ne sont pas sa seule ou sa vraie cause ; sa raison la plus profonde est une nécessité spirituelle, pour l’évolution d’un être nouveau. » ) a-t-il écrit dans La Vie Divine, Livre Deux, Deuxième Partie, chapitre 22.

Aurobindo, nous dit ensuite Françoise Hardy, ne mettait pas en question la réalité de la matière, là où les bouddhistes, en se plaçant sous l’angle de la nature ultime des choses, dénient toute réalité autre que relative à celle-ci (réalité ultime) et à ses manifestations telles que les phénomènes, le « moi », etc. Cette vision, aussi difficile à comprendre qu’a admettre pour l’esprit occidental (tel que le mien malgré mon adhésion à la quantique ou pour celui de Françoise), le devient davantage encore à propos de la réincarnation. En effet, pour le bouddhisme, il ne s’agit pas de renaissances successives d’un même ego qui reviendrait après la mort sous une forme différente, car chaque individu étant dénué d’existence propre, seul subsisterait son apport à l’évolution du courant de conscience spécifique dont il est issu, ego qui se réincarnerait ensuite dans une nouvelle forme pour continuer de progresser. Autrement dit, les bouddhistes nient la réalité même ultime de l’ego et reconnaissent uniquement l’existence de divers courants de conscience, nourris par l’évolution résultant des expériences des individus (individualités?)  successifs qui représentent l’un de ces courants. Tl là où le bouddhisme réfute toute possibilité d’un Dieu ou d’un principe créateurs, Aurobindo croit en une conscience suprême unique dont procède le multiple. Il pense par ailleurs (Françoise Hardy le précise bien) que, comme dans toute croyance, il y a à la fois du faux et une part de vrai dans la vision athée du matérialisme axé sur la matière et ainsi aussi que dans celle de l’ascète qui croit en Dieu et décrète la matière illusoire. Pour lui, les deux pôles existent bel et bien. Je pense, pour ma part, qu’un paradoxe naît de ces deux visions apparemment contradictoires et que, comme pour tout paradoxe, il faut dépasser chacune des deux visions et voir au-delà ce qui peut être commun et partagé tout comme le font de nombreux penseurs qui se posent la question qu’est-ce que le réel comme le font Bernard d’Espagnat M. Serres et E. Klein)? C’est en fait un peu ce qu’il fait, « La conception de l’évolution qu’il propose n’est donc pas seulement matérialiste comme celle de la plupart des héritiers de Charles Darwin. Aurobindo ne nie pas l’approche matérialiste mais il signifie sa limite:« Tout le monde sait maintenant que la Science n’est pas un énoncé de la vérité des choses mais seulement un langage pour exprimer une certaine expérience des objets, leur structure, leur mathématique, une impression coordonnée et utilisable de leurs processus – rien de plus. La matière elle-même est quelque chose (peut-être une formation d’énergie ?) dont nous connaissons superficiellement la structure telle qu’elle apparaît à notre mental et à nos sens et à certains instruments d’examen (dont on soupçonne maintenant qu’ils déterminent largement leurs propres résultats, la Nature adaptant ses réponses à l’instrument utilisé), mais nul savant n’en sait davantage ou ne peut en savoir davantage ».

À partir de ce constat, Sri Aurobindo affirme que la science n’interdit pas un point de vue spiritualiste sur l’évolution. Pour lui, l’inconscient n’est pas seulement de nature subconsciente comme l’affirment les Freudiens (mais pas les Jungiens) et tous les psychologues matérialistes, mais l’inconscient a aussi une nature spirituelle où la conscience est élargie, se dépassant elle-même en supra-conscience.
Certes on peut considérer à un certain niveau que le subconscient est comme un ensemble de pulsions qualitatives traduisant un jeu de forces matérielles que la Science estime quantitatives et qui seules assureraient l’évolution. Mais pour Sri Aurobindo découvrir que l’inconscient est aussi de nature supraconsciente apporte un éclairage supraconscient jusqu’au fond du subconscient qui montre que le regard scientifique passe forcément à côté de la conscience cachée au cœur de la matière.
Sri Aurobindo caractérise la conscience humaine comme une conscience mentale :« Dans la terminologie de notre yoga, le substantif « mental » et l’adjectif « mental » sont utilisés pour désigner spécialement la partie de la nature qui a rapport avec la cognition et l’intelligence, avec les idées, les perceptions de l’esprit ou la pensée, les réactions provoquées par les objets sur la pensée, les formations et les mouvements vraiment mentaux, la vision et la volonté mentales, etc ». La conscience mentale humaine englobe selon lui une conscience vitale héritée des animaux et une conscience physique héritées des premières formes de vie.
Au-delà des plus hautes cimes supraconscientes de la conscience mentale, Aurobindo affirme qu’il nous est possible d’expérimenter un « supramental », qui est une connaissance directe de la vérité aujourd’hui connaissable indirectement et partiellement par notre intelligence mentale :« Par supramental, j’entends la Conscience de vérité… par laquelle le Divin connaît non seulement sa propre essence et son être propre, mais aussi sa manifestation »
mais ailleurs il précise :« une description mentale de la nature supramentale ne pourrait que s’exprimer soit en termes trop abstraits, soit en images mentales qui pourraient la transformer en tout autre chose que sa réalité.
« 

Comme on l’a vu dans le chapitre précédent, Françoise Hardy, en toute humilité, trouve  les livres de Sri Aurobindo (ce grand Maître spirituel), leur conception des possibilités humaines et la voie à suivre pour les développer, trop subtils pour « un tempérament aussi immature, inculte et basique que le mien dans les années 1970. » Par contre, par contre, le résumé qu’en fit Satprem, un disciple français, dans « l’aventure de la conscience« , lui parut lumineux si bien qu’elle le relut avec passion et en transcrivit de nombreux passages dans son ordinateur. Il est vrai que leur compréhension ne pose pas de difficultés d’ordre hermétique ou abstrait: « Aider les autres n’est pas un problème de sentiments ou de charité, mais de pouvoir »; « Si nous sommes pleins du bruit de nos désirs et de nos craintes, que pouvons-nous voir vraiment, hormis l’image répétée de nos désirs et de nos craintes? »; « il existe une corrélation rigoureuse entre notre état intérieur et les circonstances extérieures » . De la même façon, Sri Aurobindo conçoit la maladie: « La maladie n’est pas le virus, mais la force qui se sert du virus et si nous sommes clairs, tous les virus du monde n’y peuvent rien, parce que notre force intérieure est plus grande que cette force-la ou, mieux, parce que notre être vibre d’une intensité trop haute pour cette basse intensité. Seul le semblable peut entrer dans le semblable. On peut éliminer le cancer mais pas les forces de la maladie qui utiliseront un autre agent, un autre virus, une autre fois que leur intermédiaire le plus courant aura été dépisté.' » (ces deux dernières citations renvoient aux théories de la psychanalyse et de la philosophie occidentales). » Et à propos des religions, il assure: « L’erreur et la superstition commencent quand on dit que seul Mahomet est vrai ou seul Jésus ou seule la poésie… La vérité réconciliatrice serait de voir que toutes ces formes procèdent d’une même lumière divine à des degrés différents… Bouddha exprime le néant transcendant, et il ne voit que le néant. Le Christ exprime la charité aimante et il ne voit que la charité, et ainsi de suite… Pourtant, si haute que soient chacune de ces vérités, elle n’est qu’une vérité parmi d’autres. »  Dans ces citations Françoise Hardy a la satisfaction de voir clairement exposée la conviction qui est la sienne depuis son adolescence: aucune religion n’a la moindre suprématie sur les autres et toutes ont une part de vérité, ce qui les rend complémentaires et, pratiquées au plus haut niveau, non seulement elles se complètent, mais se rejoignent, aussi différentes soient-elles. 

Ainsi, la pensée d’aurobindo à propos de la nature fragmentaire des diverses croyances établit, pour Françoise Hardy la différence de fond entre la religion, qui exclut, divise et porte en elle les germes du fanatisme et de la violence d’une part, et, d’autre part, la spiritualité, qui parce qu’elle englobe les divisions en les dépassant, est une source possible de rassemblement et de’apaisement. Puisse le monde actuel prendre conscience de que Françoise crie avec conviction et qui pourrait être une brique pour construire une harmonie universelle si la puissance de l’ego n’abandonnait pas sa liberté au pouvoir de domination, de compétition, de paraître illusoire,amis ceci est le début d’une autre histoire…. 


3) Epilogue


La spiritualité de Françoise Hardy m’a inspiré dans cet article, mais le sujet n’est pas épuisé avec Trinh Xuan Thuan, Krishnamurti, SriAurobindo, Mère ou Satprem. Dans le prochain article, j’évoquerai Matthieu Ricard, les trois amies Lilly, Hannah et Gitta dans « les dialogues avec l’Ange et pour terminer Omnia et Pastor où nos examinerons d’autres aspects de la spiritualité.


Quelques liens pour cet article: 

A propos de Françoise Hardy:

http://www.francoise-hardy.com/ (Françoise Hardy le site officiel)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7oise_Hardy (Françoise Hardy Wikipédia)

http://www.franceinfo.fr/emission/le-livre-du-jour/2014-2015/francoise-hardy-avis-non-autorises-05-03-2015-04-39 (Apropos du livre avis non autorisés sur france info)

« Trinh Xhuan Thuan et le pari d’un principe créateur« .

http://www.psychologies.com/Culture/Savoirs/Sciences/Interviews/Trinh-Xuan-Thuan-Je-cherche-la-coherence-entre-science-et-bouddhisme (Cohérence entre science et bouddhisme)

https://www.facebook.com/trinhxuanthuan (Trinh Xuan Thuan sur facebook)

http://rhubarbe.net/blog/2015/08/18/de-la-fonction-donde-a-lunivers-mental/ (De la fonction d’onde à l’univers mental)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Arguments_sur_l%27existence_de_Dieu  (Arguments sur l’existence de Dieu)

http://www.dieu-existe.com/mathematique-temoigne-dieu.php (« Dieu existe » est une vérité mathématique)

Différences entre? :inconnu et inconnaissable, inconnaissable au concours général réalité

Tentative de définition du réel : M. Serres et E. Klein
http://www.inexplique-endebat.com/article-quantique-et-conscience-que-sait-on-vraiment-de-la-realite-59486134.html (QUANTIQUE ET CONSCIENCE : Que sait-on de la réalité ?)

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/tentative-de-definition-du-reel-m-26015 (Tentative de définition du réel : M. Serres et E. Klein)


Krishnamurti: (page 224)

http://www.krishnamurti-france.org/Biographie-de-krishnamurti (Qui est Krishnamurti ?)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jiddu_Krishnamurti (Jiddu Krishnamurti (en télougou జిడ్డు కృష్ణ మూర్తి et en tamoul கிருஷ்ணமூர்த்தி), est un philosophe d’origine indienne promoteur d’une éducation alternative. Apparue au sein de la théosophie et de la contreculture des années 1960)

http://www.meditationfrance.com/enseigne/krishnamurti.htm (Krishnamurti: L’essence de son enseignement) 

http://www.barbier-rd.nom.fr/KeducConnSoi98.PDF (Krishnamurti, l’éducation et la Connaissance de soi René Barbier (Université Paris 8)

http://venerabilisopus.org/fr/livres-samael-aun-weor-gnostiques-sacres-spiritualite-esoterisme/pdf/100/190_krishnamurti-la-premiere-et-la-derniere-liberte.pdf (Jiddu Krishnamurti LA PREMIÈRE ET DERNIÈRE LIBERTÉ)

http://evene.lefigaro.fr/citations/jiddu-krishnamurti (JIDDU KRISHNAMURTI A DIT…)

http://www.evolution-101.com/citations-de-jiddu-krishnamurti/ (101 citations de Kishnamurti)

http://www4.fnac.com/Jiddu-Krishnamurti/ia17548 (Krisnnamurti: livres)

http://www.lecollectifdelun.com/t276-Le-Journal-de-KRISHNAMURTI-L-veil-de-l-intelligence-4.htm (SIX LIVRES DE J.KRISHNAMURTI)

http://www.revue3emillenaire.com/doc/livres/Carlo-Suares-Krishnamurti.pdf (CARLO SUARÈS  KRISHNAMURTI  ET  L’UNITÉ HUMAINE )

https://www.youtube.com/watch?v=D1gZb0O_EAM (Jiddu Krishnamurti « La nature de la peur » et autres vidéos)

http://www.venerabilisopus.org/fr/livres-samael-aun-weor-gnostiques-sacres-spiritualite-esoterisme/pdf/100/186_krishnamurti-le-livre-de-la-vie.pdf (LE LIVRE DE LA MÉDITATION ET DE LA VIE -voyage vers l’Unicité- offre un ample panorama des thèmes les plus souvent abordés dans son enseignement : la souffrance, le désir, l’amour, la mort. Les chapitres de l’ouvrage correspondent aux mois de l’année et comportent chacun quatre thème sde réflexion. C’est la manière idéale de découvrir la pensée de

Krishnamurti)

http://www.jefflemat.fr/autres/90_krishnamurticonnu.pdf (Krishnamurti – se libérer du connu)

Sri Aurobindo et Satprem: page 225  à 230

https://fr.wikipedia.org/wiki/Aurobindo_Ghose (Aurobindo Ghose dit Sri Aurobindo (15 août 1872 à Calcutta – 5 décembre 1950 à Pondichéry) est un des leaders du mouvement pour l’indépendance de l’Inde, un philosophepoète et écrivain spiritualiste. Il a développé une approche nouvelle du yoga, le yoga intégral)


http://www.amazon.fr/s/?ie=UTF8&keywords=la+vie+divine+sri+aurobindo&tag=googhydr0a8-21&index=stripbooks&hvadid=47128568450&hvpos=1t1&hvexid=&hvnetw=g&hvrand=7650162625135829871&hvpone=&hvptwo=&hvqmt=e&hvdev=c&ref=pd_sl_2rnfloxpa2_e. (La Vie Divine 2005 de Sri Aurobindo)


https://fr.wikipedia.org/wiki/Mirra_Alfassa (Mirra Alfassa (Blanche Rachel Mirra Alfassa)1, née le 21 février 1878 à Paris 9e1 et morte le 17 novembre 1973 à Pondichéry (Inde)1, aussi surnommée Douce Mère ou la Mère, a pour identité Mirra Richard. Elle est connue pour son parcours spirituel avec Sri Aurobindo et ses écrits et pour être à l’origine de la cité d’Auroville en Inde)


http://www.supramental.org/ (Le supramental)

http://sriaurobindo-yoga-integral.blogspot.fr/p/lenseignement-de-sri-aurobindo_11.html (L’ENSEIGNEMENT DE SRI AUROBINDO)

http://elishean.unblog.fr/2009/11/26/message-de-sri-aurobindole-le-supramental-et-lapocalypse/ (Elishean: Message de Sri Aurobindo : le supramental et l’Apocalypse)

http://sriaurobindo-yoga-integral.blogspot.fr/ (C’est le Supramental qu’il nous faut faire descendre, manifester, réaliser)


http://sriaurobindo-yoga-integral.blogspot.fr/2008_01_01_archive.html (Un élément vital et indispensable du yoga intégral et de son but total et ultime, est la conversion de tout l’être en une conscience spirituelle plus haute et en une existence divine plus large)

http://aurobindo-mudita.blogspot.fr/ (Aurobindo yoga intégral: La Foi – Article en plusieurs parties – Partie 1)


http://www.cielterrefc.fr/interieurs/la-conscience/aventures-des-consciences/sri-aurobindo-ou-laventure-de-la-conscience-resume/ (Sri Aurobindo ou l’aventure de la conscience Résumé)


http://intyoga.online.fr/ld2_26fr.htm (La Vie Divine par Sri Aurobindo Livre 2 – Partie 2 – Chapitre 2-26 L’Ascension vers le Supramental)

http://intyoga.online.fr/ld2_28fr.htm (La Vie Divine par Sri Aurobindo Livre 2 – Partie 2 – Chapitre 2-28 La Vie Divine Ce chapitre a été entièrement écrit spécialement en 1939)

http://sriaurobindo-yoga-integral.blogspot.fr/2014/10/la-connaissance-du-supraphysique.html (C’est le supraphysique, le Supramental qu’il nous faut faire descendre, manifester, réaliser.)

https://books.google.fr/booksid=wlgYk8yMymcC&pg=PA93&lpg=PA93&dq=le+supraphysique&source=bl&ots=Jcyw1JehYJ&sig=Thvy39iQbbuaVCzRZN8aJBQY9lM&hl=fr&sa=X&ved=0CDAQ6AEwA2oVChMI26_8u8OuxwIVBH4aCh1gnABG#v=onepage&q=le%20supraphysique&f=false (Le supra-physique est tout aussi réel que le physique)


http://www.aurobindo.ru/workings/sa/22/0002_f.htm (Le yoga intégral et d’autres voies II III IV VVI 54Je ne partage pas l’opinion selon laquelle le monde est une illusion, mithyā. Le Brahman est ici, tout comme dans l’Absolu supracosmique. Ce qu’il faut surmonter, c’est l’Ignorance qui nous rend aveugles et nous empêche de réaliser Brahman dans le monde comme au-delà, et la vraie nature de l’existence)

http://intyoga.online.fr/sup_fr03.htm (Sri Aurobindo « La Manifestation Supramentale sur la Terre »
(1949-1950) Chapitre 3 : Le Supramental et la Vie Divine)

http://www.aurobindo.ru/workings/sa/24/0005_f.htm (La triple transformation: psychique, spirituelle et supramentale Il ne peut y avoir d’immortalité du corps sans supramentalisation; la potentialité est là, dans la force yoguique, et les yogis peuvent vivre 200, 300 ans ou plus, mais le principe ne peut pas réellement exister sans la supramentalisation)

http://laviesansmort.unblog.fr/sri-aurobindo-et-lavenir-de-la-terre/ (Sri Aurobindo et l’avenir de la terre –La fin d’un stade de l’évolution, annonçait Sri Aurobindo, est généralement marquée par une puissante recrudescence de tout ce qui doit sortir de l’évolution)

http://www.mirapuri-enterprises.com/Mirapuri-Verlag/French/Cycle.htm

http://shamballa.fr/blog/Shri_Aurobindo.html (Bref aperçu de la pensée évolutionniste d’Aurobindo
La conception de l’évolution que propose Aurobindo n’est donc pas seulement matérialiste comme celle de la plupart des héritiers de Charles Darwin. Aurobindo ne nie pas l’approche matérialiste mais il signifie sa limite:)

http://www.jaia-bharati.org/livres/renaissance/chap-5.htm (conversations 1938-1939)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ashram_de_Sri_Aurobindo (L’ashram de Sri Aurobindo est un ashram fondé à Pondichéry par Sri Aurobindo le 24 novembre 1926 (le jour de Siddhi)

http://letao.voila.net/lavoieintegraledaurobindo/index.html (Sri aurobindo –La voie intégrale rassemble Bhakti, Kriya et Jnana 

http://www.sriaurobindoashram.org/ (Le cycle humain)

http://www.lesconfins.com/ShriAurobindo005..pdf (SHRI AUROBINDO PROPHETE DE L’EVOLUTION)


Mère:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mirra_Alfassa (Mirra Alfassa (Blanche Rachel Mirra Alfassa)1, née le 21 février 1878 à Paris 9e1 et morte le 17 novembre 1973 à Pondichéry (Inde)1, aussi surnommée Douce Mère ou la Mère, a pour identité Mirra Richard. Elle est connue pour son parcours spirituel avec Sri Aurobindo et ses écrits et pour être à l’origine de la cité d’Auroville en Inde)

http://archive.auroville.org/vision/ma_french.htm (Mère est née en février 1878 à Paris sous le nom de Mirra Alfassa, de mère égyptienne et de père turc)

http://www.sriaurobindoashram.org/ashram/mother/writings_fr.php (Oeuvres de la Mère)

http://www.pavillondefrance.com/index.php/presentation/auroville-cite-experimentale/sri-aurobindo-et-la-mere (Rsi Aurobindo et la Mère)

http://www.ina.fr/audio/PHD99236211 (La grande aventure du yoga des cellules entretien avec J.M. BARON sur la quête expérimentale confiée à MERE par Sri AUROBINDO)


Satprem:

http://revolution-lente.coerrance.org/satprem-restera-seulement-ce-qui-est-vrai.php?  (Marin et breton, bien que né à Paris en 1923. Résistant, il est arrêté par la Gestapo à l’âge de vingt ans et passe un an et demi en camp de concentration) voir les vidéos

http://archive.auroville.org/vision/Satprem_french.htm (Satprem (né Bernard Enginger) décéda le 9 avril 2007 à l’âge de 84 ans)

http://www.ire-miraditi.org/ire/sat-suj.html (SATPREM ET SUJATA)

http://www.amazon.fr/Sri-Aurobindo-ou-lAventure-conscience/dp/2283019729 (Satprem: l’aventure de la conscience)

http://www.franceculture.fr/oeuvre-sri-aurobindo-ou-l-aventure-de-la-conscience-de-satprem.html (Sri Aurobindo ou L’aventure de la conscience)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Satprem (Satprem)

http://journal-integral.blogspot.fr/2013/05/la-crise-evolutive-vue-par-satprem.html (La Crise Evolutive vue par Satprem On est en train de mourir à l’humanité pour naître à autre chose.Satprem)

http://www.aurobindo.ru/persons/00129_e.htm (Satprem -Bernard enginger: voir ses livres)

http://ohoettilto.free.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=102:apres-la-mort-de-satprem-un-texte-ecrit-par-kireet-joshi-27-p-en-c-14&catid=93:mort-de-s-et-s&Itemid=164 (UN MOIS APRÈS LA MORT DE SATPREM, UN TEXTE ÉCRIT PAR KIREET JOSHI)

http://www.arcturius.org/chroniques/la-force-universelle-est-une-conscience-universelle/ (La Force universelle est une Conscience universelle)

Autres Maîtres hindoux: 

http://supervielle.univers.free.fr/maitres_hindous.htm (Maîtres hindoux)

http://www.lesdeuxoceans.fr/detail.asp?titre=24 (Saint Jean de la Croix et la mystique hindoue)


Gabriel Yared: (page 233 234)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Yared (Gabriel Yared (né le 7 octobre 1949 à Beyrouth au Liban) est un compositeur et un arrangeur français d’origine libanaise. Il écrit de la musique de films)

http://www.gabrielyared.com/# (site web)

http://www.amazon.fr/s/?ie=UTF8&keywords=dialogue+avec+ange&tag=googhydr0a8-21&index=aps&hvadid=42113600659&hvpos=1t1&hvexid=&hvnetw=g&hvrand=17129343458954629182&hvpone=&hvptwo=&hvqmt=b&hvdev=c&ref=pd_sl_5oyjfumv87_b (dialogue avec l’ange)

http://aumanoirsurnaturel.forumactif.com/t3732-dialogues-avec-l-ange (Dialogues avec l’ange…«Attention, ce n’est plus moi qui parle !» Par ces mots commence, dans un petit village de Hongrie, une étonnante aventure spirituelle)

http://www.lexpress.fr/culture/livre/connaissez-vous-les-dialogues-avec-l-ange_822056.html (Connaissez-vous les Dialogues avec l’ange? Françoise Hardy, chanteuse«Je suis la fidèle messagère de ce livre» «J’ai découvert les Dialogues grâce à un ami, le compositeur Gabriel Yared, qui, connaissant mon intérêt pour la spiritualité, m’a offert son exemplaire dans les années 1970)

Joan Grant et Denys Kelsey:

https://fr.scribd.com/doc/126875406/Nos-Vies-Anterieures-Joan-Grant (Nos Vies Anterieures – Joan Grant)http://www.erudit.org/revue/ltp/1991/v47/n3/400633ar.pdf  (Nos Vies Anterieures – Joan Grant)

Joan Grant et Denys Kelsey « nos vies antérieures« .

https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9incarnation (Réincarnation)

http://www.psychologies.com/Culture/Spiritualites/Pratiques-spirituelles/Articles-et-Dossiers/Reincarnation-la-croyance-qui-re-monte (Réincarnation, la croyance qui (re)monte)

http://www.syti.net/Reincarnation.html (La transmigration des âmes Le demi-cercle inférieur représente le voyage de l’âme dans le monde matériel, ou « monde manifesté ». C’est ce qu’on appelle « la vie »)

http://www.fr.chabad.org/library/article_cdo/aid/2163008/jewish/Pourquoi-et-quand-la-rincarnation-se-produit-elle.htm  (Pourquoi et quand la réincarnation se produit-elle?ourquoi et quand la réincarnation se produit-elle?)

Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov: http://www.spiraledelumiere.com/pages/maitre-omraam-mikhael-aivanhov/  (Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov)

http://www.spiraledelumiere.com/pages/l-atlantide/(L’Atlantide)

http://consciencecosmique.e-monsite.com/ (Conscience cosmique éveil de l’âme)

Marcelle de Jouvenel:

Marcelle de Jouvenel, née Marcelle Prat, épouse de Bertrand de Jouvenel, née le 12 avril 1896 à Neuilly-sur-Seine et morte le 20 mai 1971 à Neuilly-sur-Seine, est la mère de Roland, mort le 2 mai 1946 à l’âge de 14 ans, d’une maladie inconnue. Pour échapper au désespoir, sur les conseils d’une amie, elle se lance dans l’écriture automatique, ou plus exactement la psychographie, qui est un phénomène paranormal. Les messages ont été réunis en plusieurs petits volumes d’une très grande densité spirituelle, parfois sévères mais toujours bienveillants, s’efforçant de conduire sa mère (c’est-à-dire elle-même) mais aussi toute personne ayant perdu un être cher dans le progrès de la connaissance de Dieu.

Ces ouvrages ont remis à l’honneur les idées sur la survie après la mort que l’avènement de la psychanalyse après la guerre de 14-18 avait fait oublier.

Citations relatives à la transcommunication

« Les communications sollicitées ont toujours le caractère d’une provocation ; seul porte le sceau divin ce qui est donné. »

  • « Des conversations médiumniques sont des contacts avec des esprits, encore voisins de la Terre. Là est le phénomène d’interpénétration d’un plan dans un autre, mais cette zone est incommensurablement éloignée du Royaume. Ces incursions d’un plan dans un autre deviendront par la suite aussi familières que l’aviation est devenue courante. Pourtant, ce n’est pas parce que les hommes se sont construits des ailes qu’ils sont devenus des anges, ni parce qu’ils atteignent de hautes altitudes qu’ils se rapprochent de Dieu. Vous arriverez à communiquer avec l’invisible, mais cet invisible est aussi loin de la Divinité que vous l’êtes vous-même d’une étoile. »
  • « Ces réservoirs d’esprits voisins de votre univers ont atteint un degré supérieur au vôtre, mais ne sont encore qu’à la première des marches qui conduisent au septième ciel. Un jour viendra où, scientifiquement, ce monde sera en relation avec votre monde. Les études dirigées vers ce plan ne peuvent en rien être une profanation envers le Divin, car les rayons célestes ne pénètrent guère plus en ces régions que dans la vôtre… »
  • « Un jour viendra où vous capterez les vibrations de ce plan, comme vous avez capté l’électricité, et elles vous seront perceptibles. » (3 novembre 1949)

Citations relatives à la non-séparabilité des êtres humains

Les messages affirment que le monde n’est que vibrations et que les pensées et les sentiments agissent sur tout l’univers. La puissance de la pensée, sa capacité à se propager d’âme en âme d’où découlent les vagues d’opinion et l’efficacité de la prière sont des thèmes qui reviennent dans les messages attribués à Roland de Jouvenel.

  • « Vous n’êtes qu’une partie infime du cosmos et tout le cosmos circule en vous parce que les vibrations de l’univers sont UNE. La plus petite et la plus éloignée des étoiles influe sur votre organisme, la transmission se fait avec le TOUT […]. […] » (10 novembre 1962)
  • « Au-delà de votre plan se tient l’indivisible ; et parce que vous communiquez avec cet indivisible, il n’y a pas un de vos frissons, pas une de vos larmes qui ne se répercute dans cette mousseline d’éther, qui absorbe vos ondes, une à une pour les faire tomber sur votre terre en gouttelettes serrées. Tout le mal, tout le bien qui émanent de vous viennent se jeter dans ce réservoir immense ; et c’est pourquoi vous portez sur vos épaules le poids entier de votre époque. […] Vous émettez, vous captez ainsi, sans le savoir, des cerveaux se trouvent reliés à des bancs d’idées similaires : et un ensemble de réactions semblables se produisent simultanément, d’où les vagues d’opinions. » (19 juillet 1949)

Ces idées rejoignent celles exprimées par le physicien Emmanuel Ransford : « Tout est relié, comme si l’univers était un gigantesque hologramme, où le tout est aussi dans la partie» Elles sont proches également de celles d’Olivier Costa de Beauregard pour qui l’interaction entre tous les éléments de l’Univers ne décroît pas avec la distance spatiale ou temporelle.

http://jeanprieur.over-blog.com/article-93263.html (Au lendemains de la seconde guerre mondiale, Marcelle de Jouvenel dut affronter l’épreuve des épreuves : le décès de son fils unique, Roland, âgé de 14 ans. Désespérée, elle tente de mettre fin à ses jours en se jetant par la fenêtre , mais sent une main invisible la retenir par l’épaule. Plusieurs phénomènes inexpliqués se succèdent. Bien que réticente aux conseils d’une amie, elle finit par accepter d’expérimenter l’ écriture automatique)

http://jeanprieur.over-blog.com/article-93265.html (Le blog officiel de Jean Prieur Marcelle de Jouvenel Les œuvres de Marcelle de Jouvenel « Au diapason du Ciel » inaugure l’histoire de deux âmes)

http://www.spiritualite-chretienne.com/anges/ange-gardien/temoins2.html (Les saints Anges gardiens

Témoignages)

https://books.google.fr/books?id=84sKAHoPqpYC&pg=PA49&lpg=PA49&dq=marcelle+de+jouvenelle+au+diapason+du+ciel&source=bl&ots=nAgMWF2iGB&sig=AFGzF6TrfhU5ptt6twh9Te7Zo1A&hl=fr&sa=X&ved=0CD0Q6AEwBGoVChMI7sLgutacxwIVxLwUCh3f2gAj#v=onepage&q=marcelle%20de%20jouvenelle%20au%20diapason%20du%20ciel&f=false (au diapason du ciel)

http://www.amazon.fr/Comme-secret-comme-une-flamme/dp/7630000111 (Comme un secret, comme une flamme)

https://books.google.fr/books?id=JuyDRZDVxyYC&pg=PR13&lpg=PR13&dq=au+seuil+du+royaume&source=bl&ots=O7jiKEy2d6&sig=DWoaKoM7O-S1tBH3c9fQleOiIhc&hl=fr&sa=X&ved=0CEAQ6AEwBWoVChMInfXJtticxwIVC7YUCh288Arf#v=onepage&q=au%20seuil%20du%20royaume&f=false (Au seuil du royaume)

Omnia et Pastor:

Pastor:

Entretien avec Françoise Hardy:

N.C. : Quel est ce guide spirituel qui compte tant pour vous ?

F.H. : … c’est un journaliste suisse qui me l’a fait découvrir en m’envoyant une cassette où l’on entend une très jeune femme à l’accent méditerranéen répondre de façon incroyablement lumineuse et accessible à une question de fond venue du public.

Les paroles de Pastor sont toujours concrètes et pleines de bon sens … De façon générale, ce qui m’a plu dans l’enseignement, c’est qu’il responsabilise sans exiger l’impossible, sur la base d’une logique claire. Certaines réflexions m’ont beaucoup aidée. Par exemple il dit qu’il ne faut pas croire que tout problème a une solution. Face à un problème, il faut savoir le regarder objectivement et le lâcher si on ne peut le résoudre. S’accrocher ne ferait que créer un problème supplémentaire.

Pastor affirmait que c’est à la tempérance qu’on reconnaît un être d’amour. À la fin de son dernier message, il dit :

« L’affectif ne mène pas bien loin, il est une impuissance. Si tu regrettes que je parte, c’est parce que tu ne veux pas être seul et je ne suis pas content de ce constat, car j’espérais quitter un homme libre, ce qui ne remet en cause ni l’amour, ni sa profondeur. L’amour est une nourriture véritable et si tu as su la prendre, tu dois te retrouver suffisamment plein pour que n’importe quelle séparation ait lieu. Toute séparation est douloureuse, mais le bonheur à sentir la richesse de l’échange ainsi que de l’héritage que cet échange laissé, est plus important.

http://www.psychologies.com/Culture/Spiritualites/People-leur-declic-spirituel/Articles-et-Dossiers/Francoise-Hardy-Une-medium-m-a-ouvert-la-voie (Un jour, un journaliste suisse m’a passé un enregistrement intitulé “Omnia Pastor”. Omnia est le pseudonyme d’une médium qui a transmis la pensée de Pastor, surnom d’un guide spirituel non incarné… J’ai immédiatement adhéré à ses réponses lumineuses. » Ce qui intéresse Françoise Hardy dans la pensée d’Omnia Pastor, c’est notamment la manière qu’elle a de démonter les arguments selon lesquels la présence du mal rend impossible l’existence d’un Dieu)

http://omniaetpastor.blogspot.fr/ (Omnia et Pastor)

Quelques messages de Pastor:

http://lumiere-et-conscience.eklablog.com/extraits-conferences-omnia-pastor-c21419523 (Relation médiumnité et capacité à soigner ? Omnia Pastor  il faut parler tout simplement de psychisme, c’est plus clair.)

http://www.conscienceuniverselle.fr/ (Bienvenue sur le site des révélations de Pastor)

http://www.conscienceuniverselle.fr/1-comment-vivre-nos-vices-et-etre-spirituel (COMMENT VIVRE NOS VICES ET ÊTRE SPIRITUEL ?)

http://www.conscienceuniverselle.fr/etre-un-homme-recette-pour-la-vie (Etre un homme Le diable et l’enfer Recette pour la vie)

http://www.conscienceuniverselle.fr/savoir-qui-on-est-le-piege-des-images (– Savoir qui l’on est.

– Le piège des images)

http://www.conscienceuniverselle.fr/le-saut-dans-le-vide-pourquoi-la-dissolution-des-images (Le saut dans le videLe pourquoi de la dissolution des images)

http://www.conscienceuniverselle.fr/lastrologie (L’astrologie. Pourquoi n’y a-t-il pas plus d’âmes sages au pouvoir? L’évolution spirituelle dans une incarnation. Les drogués. Comment aider les personnes qui vont quitter la terre)

http://pointdereference.free.fr/m/www.erenouvelle.com/NEWSPAST.HTM (Le Guide Cosmique Pastor présente son Enseignement d’Amour, de Sagesse et de Vérité aux peuples de la Terre)


http://www.dailymotion.com/video/x2ijy9n (Omnia Pastor – Extrait conférence 25 11 90 – La volonté et le désir)

http://www.dailymotion.com/video/x2ls6lt_omnia-pastor-s-ouvrir-au-divin-extrait-conference-27-09-86_creation (Omnia Pastor – S’ouvrir au Divin – Extrait conférence – 27 09 86)

http://www.dailymotion.com/video/x20693g_affaire-pastor-la-conference-de-presse-du-procureur-brice-robin_webcam (Affaire Pastor: la conférence de presse du procureur Brice Robin)

René Guénon:

 

Le féminin sacré


Le féminin sacré

https://musheart.wordpress.com/2014/04/22/reflexions-sur-le-feminin-sacre-et-la-sexualite-2/

http://www.revedefemmes.net/admin/revues/revedefemmes-24.pdf (la revue rêves de femmes automne 2011, voir chap. la porte vers les mystères de l’intérieur)

Aujourd’hui Journée Internationale de la Femme je rends hommage au féminin et au féminin sacré. Rappelons nous carl Jung et sa vision de l’anima et de l’animus où on se rend compte que chaque être humain n’est pas exclusivement soit masculin, soit féminin. J’en ai eu la révélation lors de mon AVC et de l’opération quasi-simultanée que j’ai subie contre le cancer du colon. Je me suis réveillé avec un goût prononcé pour la peinture et l’art alors que j’étais plutôt scientifique et rationnel et avec une attirance Pour la spiritualité. Je découvrais l’aspect féminin de mon être, plus intuitionniste et spontané. Le cardiologue m’a expliqué que mon cerveau s’il n’était pas détruit avait eu un arrêt et s’était reconstruit avec de nouvelles connexions. 

L’asymétrie cérébrale, qui désigne l’inégale implication des deux hémisphères du cerveau dans les différentes fonctions mentales a suggéré les notions de « cerveau gauche » et de « cerveau droit. Mobiliser plus la partie droite suggère une personnalité artistique, créative, ouverte d’esprit et émotive liée à l’aspect féminin de la personne. Utiliser davantage votre partie gauche, suggère un profil plus consciencieux, analytique et logique, plus masculin. 

C’est ce qui me fait dire que ma personnalité qui était dominée par l’aspect masculin, calculatoire s’est équilibré vers une harmonie entre féminin et masculin. 

Je suis ainsi devenu sensible et j’écoute la partie féminine de mon être qui s’est libérée et qui guide maintenant ma spiritualité et m’a fait découvrir le féminin sacré. C’est pourquoi en cette Journée Internationale de la Femme je mets à l’honneur l’article de Elizabeth Rouzier que je suis et dont j’aime les articles et recommande les conférences:

 

RECONNAISSEZ, CELEBREZ ET HONOREZ VOTRE FEMININ !

http://www.revelessencedesoi.com/2015/03/conference-reconnaissez-celebrez-et-honorez-votre-feminin.html (conférence reconnaissez celebrez et honorez votre féminin)


A l’occasion de la Journée Internationale de la Femme, j’ai souhaité contribuer à ma façon et vous inviter à participer à ma première conférence en ligne. En effet, c’est une première pour moi même si j’ai déjà animé des conférences en présentiel.

Depuis longtemps, à vous, chères femmes, qui me suivez dans mes partages sur revelessencedesoi et revelessencedefemme, je vous promets un échange en ligne. C’est avec une grande joie que je vous invite enfin à y participer et ceci, belle synchronicité, va se réaliser lors d’une journée qui nous est réservée. Je souhaiterai que cette journée dure 365 jours et chaque jour suivant dans la vie de chaque femme.

En effet, la question qui se pose et que je vais ouvrir lors de cette conférence :

Notre lignée de femmes guerrières que nous pouvons remercier nous ont permis aujourd’hui de disposer et donc si possible faire valoir, de droits, comme celui à l’avortement, la contraception, le vote, le travail, le divorce, l’égalité etc … et la lutte continue … mais nous « m’aime » comment utilisons nous ces droits dans notre vie ? Comment contribuons nous à nous accorder l’amour, le respect de nos valeurs, notre corps, contribuer à l’avancement de la société en réalisant notre mission de vie, à nous occuper de nos besoins …

Quelles réelles avancées ont eu ces droits dans votre vie ?

J’ai découvert dans ma vie que la véritable liberté ou les véritables droits sont ceux que l’on s’accorde intérieurement et que l’on souhaite incarner …. Par exemple, tant que je ne me suis pas aimée, j’ai été mal aimée, tant que je ne me suis pas réalisée, mon travail n’avait pas de sens, tant que je ne me suis pas respectée, je ne l’étais pas, tant que je me suis fait violence intérieure en me reniant et me sacrifiant, en résistant à l’invitation du coeur, j’ai été confrontée à la violence, tant que je n’ai pas incarné mes valeurs, j’ai connu la dévalorisation, tant que j’ai laissé mon mental me juger, les jugements des autres m’atteignaient, tant que je ne me suis pas guérie intérieurement, j’ai été blessée par les évènements ou les personnes dont les rencontres n’étaient pas hasard mais rappels, tant que je ne me suis pas connectée avec ma puissance féminine, je n’ai pas maitrisé les qualités propres au féminin (chez les hommes comme les femmes), telles l’intuition, le ressenti, l’écoute de son inconscient et de sa voix intérieure, l’intelligence émotionnelle, l’accueil de la vie, le don de métamorphose, la créativité, l’intelligence du coeur et la connexion avec notre centre énergétique chaudron, l’utérus et tant d’autres capacités infinies qui sont actuellement ignorées ou considérées comme défauts telles la profondeur, la sensibilité… Notre sexe est il faible comme il est appelé couramment ou simplement sa faiblesse apparente cache t’elle une force ignorée car non valorisée par la société encore trop masculine même pour les hommes coupés de leur féminin ?

Alors quelle est la véritable libération de la femme ? Justement si d’une part, nous avons gagné certains droits sociaux, il nous appartient dans l’intime de nous libérer de nos schémas, notre propre féminin blessé et de nous accorder le meilleur. La société ne fera pas ceci pour nous, quelles que soient les avancées dans nos droits ….

Dans certains pays, les femmes n’en sont pas encore là et doivent encore lutter mais peut être est il temps pour nous dans des pays où la liberté est accessible de déposer nos armes de guerrières, nos armures, pour en arborer d’autres, moins phalliques et plus féminines telle la force intérieure et retrouver les valeurs du Féminin. C’est le chemin que j’ai choisi et que je souhaite partager … Je n’aurai pas le temps de tout vous dire dans cette conférence mais l’intention y est, elle se fera dans le présent et le partage.

J’ai passé la première partie de ma vie à expérimenter et faire des erreurs (et je continue à en faire pour grandir), je souhaite consacrer la deuxième partie de ma vie, après la femme rage, la femme mage, à incarner la femme sage et initier les femmes à ce merveilleux chemin d’évolution en soi, d’amour et de respect de soi, de découverte … à travers des programmes, mes consultations et des outils …

Après un premier temps simplement dans le présent et ce qui me viendra d’important à vous partager, un autre temps pour les échanges et la réponse à vos questions, la conférence se clôturera par une hypnoméditation intuitive et énergétique, un accompagnement vers votre intime afin de célébrer votre propre puissance féminine ou simplement l’inviter à se révéler …. Par ma qualité d’hypnothérapeute, je vous guide vers vos profondeurs inconscientes, par l’intuition la méditation ne sera donc pas préparée mais soufflée par ma voix intérieure et donc unique, l’énergie du féminin nous accompagnera et circulera dans la salle en toute sororité.

J’ai hâte de partager ce moment avec vous, chères femmes, c’est une promesse que je tiens enfin.

Inscrivez vous, vous serez ainsi prévenues par mail avec le lien d’accès à la salle et le mot de passe et pour celles qui ne peuvent pas assister, inscrivez vous quand même, cela vous permettra de recevoir l’enregistrement et de me connecter avec vous lors de la méditation.

A toute à l’heure de l’autre côté et vive la journée de la Femme, de chaque Femme, de notre Femme à célébrer car elle incarne doublement le Féminin dans sa polarité énergétique et intérieure propre à chaque être humain de tous sexes ainsi que dans sa forme extérieure que seules les femmes incarnent vraiment. Soyons honorées par ce chemin et honorons nous !!
Bien à vous,
Elisabeth Rouzier
Hypnothérapeute, psychoénergéticienne, coach intuitive et Femme !


Autres liens: http://lauramarietv.com/pourquoi-chaque-femme-doit-seveiller-au-feminin-sacre/

http://epanews.fr/group/le-feminin-sacre/forum/topics/le-f-minin-sacr-et-la-qu-te-de-l-unit-perdue-par-jean-bernard?page=1&commentId=2485226%3AComment%3A1054860&x=1#2485226Comment1054860 (Le Féminin Sacré et la Quête de l’Unité Perdue par Jean-Bernard Cabanes)

http://lemiroirdevenus.free.fr/public/Document/Le_feminin_sacre.pdf

http://www.soriah-mandalame.com/article-feminin-sacre-123702059.html

http://epanews.fr/profiles/blog/show?id=2485226%3ABlogPost%3A2253761&%3Bxgs=1&xg_source=msg_mes_network#.VP1GcHyG-So (Guerre des sexes : Les hommes s’excusent enfin ! Bon, pas tous mais certains)