A propos thomassonjeanmicl

Je suis retraité. Je suis fasciné par les mystères de la nature. Je réfléchis depuis toujours sur la connaissance et ses limites. J'essaye d'approfondir les grands mythes de l'humanité et la Bible. Je médite souvent sur la spiritualité et ses bienfaits pour moi. Mes hobbies: la peinture, la recherche de minéraux, les randonnées en montagne.

Gödel : Mon article 1: Gödel et ses démons anticipent le problème de Turing?


https://www.science-et-vie.com/technos-et-futur/l-i.a.-se-prend-le-mur-de-godel-51845L’I.A. se prend le mur de GödelC’est un danger invisible mais intrinsèque aux intelligences artificielles : il est impossible de savoir avec certitude si elles feront bien ce qu’on leur a appris. Théorisée grâce aux travaux du logicien Kurt Gödel, cette « indécidabilité » menace, selon Roman Ikonicoff, l’avenir même des IA[…] Le théorème d’incomplétude de Gödel (photo) démontre que la plupart des systèmes formels peuvent formuler des énoncés corrects qui ne sont ni démontrables ni infirma-bles dans le système : des énoncés « indécidables »
Je relis avec attention le livre de Pierre Cassou-Noguès et j’en donne ici « ma lecture », car mon questionnement sur les dangers de l’intelligence artificielle et les crises que l’humanité est en train de vivre, avec en particulier, la crise sanitaire qui s’est déclenchée en 2020 m’amènent à me réinterroger sur la signification des théorèmes de Gôdel et de sa folie dont on a tant parlé. (voir aussi l’article de mon blog « Le cerveau numérique et le danger du transhumanisme » et l’avis de Philippe Guillemant dans NEXUS « La principale finalité de la vaccination n’est pas sanitaire« ).
https://sciencetonnante.wordpress.com/2013/01/14/le-theoreme-de-godel/ https://www.science-et-vie.com/technos-et-futur/l-i.a.-se-prend-le-mur-de-godel-51845https://monblogdereflexions.blogspot.com/2012/12/conscience-quantique-nouvelle-science.html#.W8zOwWgzaWs:    (Entretien de Patrice Van Eersel avec Jean Staune) « La modernité est partie d’un Yalta métaphysique : aux religieux le ciel, aux scientifiques la terre ; entre les deux, un rideau de fer. Mais voilà qu’une fissure, provoquée par les physiciens du début du siècle, s’élargit maintenant à d’autres disciplines – neurologie, sciences de l’évolution… – et menace de tout remettre en cause. Réenchantement ou confusion ? Nouvelles Clés tente un bilan, et interroge Jean Staune – tête chercheuse de talent ».https://monblogdereflexions.blogspot.com/2016/03/le-reenchantement-du-monde.html#.YAXPNuhKiWs: « Paul Valéry, pressentant la catastrophe où menait le nazisme, constatait dès 1939 une « baisse de la valeur esprit ». Aurait-il pu imaginer dans quel état de déchéance généralisée tomberait l’humanité quelques décennies plus tard – là où nous en sommes? » C’est ainsi que commence le livre « Réenchanter le monde »

1) Les Démons de Gödel Logique et folie, présentation par Pierre Cassou-Noguèshttps://www.seuil.com/ouvrage/les-demons-de-godel-pierre-cassou-nogues/9782020923392
« Kurt Gödel (1906-1978) fut sans doute l’un des plus grands logiciens de l’histoire. Son théorème d’incomplétude, publié en 1931, est peut-être la proposition mathématique la plus significative du XXe siècle. Il a bouleversé les fondements des mathématiques et fait l’objet de commentaires philosophiques sans fin et d’exploitations abusives sans nombre. Gödel ne publiera que peu pendant la cinquantaine d’années qui suivront. Mais il laissera des milliers de pages de notes philosophiques inéditesOn connaissait déjà les excentricités de la vie de Gödel, qui, craignant d’être empoisonné, mourra quasiment d’inanition. Ses notes, décryptées et étudiées ici pour la première fois en français, révèlent une pensée encore plus surprenante. Elles montrent que Gödel croyait aux anges comme au diable – parmi bien d’autres étrangetés. Il tente au cours des années de constituer ces idées bizarres en système logiquement cohérent, dont l’analyse éclaire d’un jour nouveau ses découvertes mathématiques. Cette apparente « folie » d’un esprit génial pose de redoutables questions sur la nature même de la pensée logique. L’auteur de cet essai les aborde sans hésiter à y impliquer sa propre subjectivité, sous forme de courtes fictions fantasmées. Un livre aussi inquiétant que stimulant. ».
2) Le logicien fou.Dans la premier chapitre de son livre; Pierre Cassou-Noguès présente Gödel comme le « logicien fou ». Il prend place à une époque où la logique est déjà mathématique en y produisant des résultats d’une portée exceptionnelle qui prennent un sens qui dépasse le seul domaine de la logique mathématique. L’exemple le plus connu est le théorème d’incomplétude. C’est, selon Pierre Cassou-Noguès, un point d’inflexion dans l’histoire intellectuelle. Tel qu’il peur être reformulé avec les machines de Turing, c’est dit-il un moment comparable au cogito cartésien. Depuis Descartes, ce fameux « je pense donc je suis » est, jusqu’à nous, un énoncé par rapport auquel toute philosophie doit prendre position ou se situer dans la perspective qu’elle se donne, tout comme le théorème de Gödel et les machines de Turing. « C’est » dit Cassou-Noguès « une nouvelle image de l’esprit, une nouvelle formulation de la question des limites de la pensée et de son rapport à une transcendance« . Gödel se reconnait avoir établi en logique en logique une proposition philosophique, « peut-être la première proposition rigoureusement prouvée à propos d’un concept philosophique ». En fait, Gödel n’a pratiquement rien publié de ses notes philosophiques, peut-être parce qu’il n’obtient pas  le système rigoureux qu’il espérait. Il est a t-il dit que sa philosophie est contraire à l’esprit du temps. Il est par ailleurs convaincu que les philosophes doivent craindre l’esprit du temps. « Je suis » dit-il « prudent et je ne rends publiques que les parties de ma philosophie qui se prêtent le moins à la controverse ». Mais pour Cassou-Noguès, ce n’est pas seulement parce que la philosophie de Gödel est trop originale dans son milieu et son temps; c’est qu’elle est « folle ». Gödel est fou. le reste des chapitre 1 à 4 de la partie I du livre décrit assez longuement cette folie qui va de la peur des gaz de son réfrigérateur (de 1941 à 1945) à celle d’être empoisonné. Il est de fait qu’à certaines périodes, Gödel lit plus de livres de médecine que de logique ou de philosophie.
3) Hyperrationalité, Monadologie, hyper sensibilité. 3-1) hyper rationalité. On peut dire de Gödel qu’il est fanatiquement rationnel (voir p. 39: I chap.6).  Il y a différentes façons de se faire « fou » avec logique et philosophie. La première, la plus simple, est d’appliquer sans restriction cette rigueur à la vie quotidienne. Il suffit d’user de nos moeurs, nos habitudes, nos nos opinions (qui ne sont pas toujours cohérentes),  sans concession pour se comporter « comme un fou ».  Mais celui-ci semble avoir gardé toute sa raison et sa « folie » ne se manifeste qu’au regard d’une paresse d’esprit d’une inertie qui nous entraîne à suivre des moeurs absurdes. c’est dans cette irrationnalité; explique Cassou-Noguès que Wang voit l’origine de cette bizarrerie de Gödel. « être fanatiquement rationnel n’est plus rationnel ». Par rationalité, Gödel n’est pas allé à l’enterrement de sa mère, ce que son frère lui a reproché. « pourquoi donc aurais-je dû passer une demi-heure sous la pluie devant une tombe ouverte? » Sa mère n’est plus de ce monde, mais selon les convictions du logicien, dans un autre monde où elle est absorbée dans les mathématiques et ne se soucie donc guère  de ce qui se passe à l’enterrement et de ses « restes ». En refusant de risquer de s’enrhumer, est-il ou non raisonnable, est-il ou non fou? Difficile de trancher!  De même, Descartes, dans « le discours de la méthode », se demande dans quelle mesure appliquer la science, ou la raison; aux affaires de la vie, puisqu’il faut n’admettre que des propositions certaines, qui s’appuient sur une certitude qui échappe à tout doute. Mais en attendant, dans la vie, que faire en attendant? Descartes se propose au contraire de « d’obéir aux moeurs et coutumes de son pays ».  […] suivant les opinions les plus modérées et les plus éloignées de l’excès, qui fussent communément reçues ». Gödel, lui, hésite, en qualifiant la maxime cartésienne de « peut-être? ». C’est qu’il reconnait le risque que la logique appliquée à la vie ou, comme le rapporte Hao wang, que « l’hyperrationalité risque de rendre « fou » et peut-être, si Descartes a raison, c’est une véritable folie » (qui s’écrit alors sans guillemets).  Hao wang est l’auteur de  « A Logical Journey: From Gödel to Philosophy »: [Hao Wang (1921-1995) was one of the few confidants of the great mathematician and logician Kurt Gödel. A Logical Journey is a continuation of Wang’s Reflections on Gödel and also elaborates on discussions contained in From Mathematics to Philosophy. A decade in preparation, it contains important and unfamiliar insights into Gödel’s views on a wide range of issues, from Platonism and the nature of logic, to minds and machines, the existence of God, and positivism and phenomenology.

The impact of Gödel’s theorem on twentieth-century thought is on par with that of Einstein’s theory of relativity, Heisenberg’s uncertainty principle, or Keynesian economics. These previously unpublished intimate and informal conversations, however, bring to light and amplify Gödel’s other major contributions to logic and philosophy. They reveal that there is much more in Gödel’s philosophy of mathematics than is commonly believed, and more in his philosophy than his philosophy of mathematics. Wang writes that « it is even possible that his quite informal and loosely structured conversations with me, which I am freely using in this book, will turn out to be the fullest existing expression of the diverse components of his inadequately articulated general philosophy. »]3-2) Monadologie et hypersensibilité de Gödel.L’hypocondrie de Gödel, sa peur des maladies, des gaz… est sans doute en réalité, selon Cassou-Noguès, une peur métaphysique, celle de l’infiniment petit et de la vie autonome de ces petites choses que nous ne connaissons pas. La maladie n’est en fait rien d’autre qu’une rupture dans l’harmonie précaire qui lie nos cellules. Que l’une d’entre elles « décide » (en quelque sorte) de vivre sa vie ou de former une colonie autonome, et elle prend notre vie. Ce sont ces petites choses que Gödel craignait, ou plus exactement, des choses plus petites encore…  On a dit que Gödel a développé, à force d’exercices, une hypersensibilité qui lui permettait de saisir d’infimes modifications dans son environnement. C’est pourquoi il était si attentif aux gaz et à toutes sortes d’odeurs qui échappaient à son entourage. Dorothy Morgenstein (photographe), invitée chez les Gödel, raconte comment Kurt, en entrant dans l’appartement, a immédiatement décelé une souris morte derrière un placard. Gödel a apparemment mis au point un entraînement sensoriel, quelque chose comme une prière ou un exercice religieux et cultivé une sorte d’ultra-sensibilité.Les sens de Gödel étaient doués d’une acuité exceptionnelle? Légende ou vérité? La seconde hypothèse donnerait un fondement sensible et empirique à sa peur d’une vie autonome des petites choses. En tout cas, on la retrouve dans sa métaphysique. Ainsi Gödel dit à Wang: « ma théorie est une monadologie avec une monade centrale (Dieu). Elle est comme la monadologie de Leibniz dans sa structure générale. » « Les monades sont, un peu comme les cellules d’un corps, des individus, qui constituent les choses visibles et chacune possède une vie, une expérience intérieurs, une conscience qu’elle peut développer  Non seulement les êtres vivants, mais les choses elles-mêmes, ce caillou dans l’air que je respire, sont tout entiers constitués de ces monades ». « Pour Leibniz, les monades sont spirituelles en ce sens qu’elles ont conscience, expérience, pulsion du côté actif et contiennent des représentations du côté passif La matière est également composée de telles monades […] mais un électron, un morceau de pierre, a également des expériences ». Pour Leibniz, tous les corps, dont le notre sont pris dans un chaos. Et il faut un principe régulateur. C’est Dieu. Pour lui, « chaque chose a été crée par Dieu dans un but déterminé. Rien n’a été créé sans but. » Dieu n’a donc pas besoin d’intervenir après la création, les monades continuent de former le monde stable que nous connaissons. Gödel y voit il est vrai quelques erreurs, ou du moins une certaine incomplétude dans la création divine, qui laisse sa place au chaos et au diable, mais dans l’ensemble, on peut dire que Dieu a bien fait les choses. La vie des monades est régulées et la peur de l’infiniment petit se résout dans l’infiniment grand.  4) Le monde de l’esprit.La peur qui hante Gödel a sa contrepartie dans le monde de l’esprit. En effet, le monde de l’esprit n’est pas simple, mais il forme un véritable monde intérieur avec une multiplicité tout comme le monde extérieur (le monde visible?). « On suppose toujours que ce qui se passe « dans l’âme « , (c’est à dire la monade », est quelque chose de simple à voir, de la même façon que l’état d’un atome est décrit par son lieu (sa localisation) et son mouvement […] Mais en réalité le degré de complication est le même que celui du monde entier ». Dans le cadre d’une monadologie, le monde entier se reflète dans la monade et donc l’esprit comporte autant de perceptions qu’il y a de petites choses dans le monde, perceptions qui ne se distinguent pas en elles-mêmes. C’est  seulement par leur assemblage qu’elles constituent nos pensées distinctes, comme les monades constituent les choses visibles dans le monde et elles peuvent se développer sans que nous en ayons conscience, mais qui peuvent changer à certains instants le cours de nos pensées. Nous ne maîtrisons pas et ne comprenons pas tous ces facteurs qui ne semblent pas dépendre des impressions extérieures. Ils ne sont pas non plus causés par l’environnement, mais d’où sortent-ils alors? Gödel pense qu’il viennent du regroupement et de la cristallisation de toutes les pensées infimes qui constituent le fond de notre esprit mais que nous ne remarquons pas. Si le cours de nos pensées n’est jamais maîtrisé, alors en quel sens est-ce bien moi qui pense si je ne me reconnais pas dans le cours de mes pensées et si je ne les comprends pas? Peut-on imaginer qu’un ange ou un démon réussisse à infléchir ce mécanisme ou se loger dans ces complexes que forment ces petites perceptions? Gödel, lui, prend au sérieux ces hypothèses fantastiques. Il y a toujours une risque, qui lui, n’a rien de fantastique, Nous vivons avec nos habitudes, une pensée presque mécanique mais dont nous décidons le cours, au moins en partie. Mais ce cours de la pensée n’est que la surface et s’appuis sur un fond de pensées inaperçues que nous ne connaissons pas et dont nous ne pouvons jamais être certains qu’il n’est pas sur le point de se dérégler et d’entrer dans le plus grand chaos. Un chaos de pensées absurdes ou monstrueuses, que nous ne pourrons pas arrêter, multitude de pensées hétérogènes, qui ne signifient plus rien et se succèdent sans suite. Le risque de folie, s’il est ici dans le monde de l’esprit, correspond à celui du chaos dans le monde des chosesIl faut croire en un Dieu qui a réglé ces deux mondes et qui garantit le monde extérieur contre le chaos et le monde intérieur contre la folie. Et encore, ce Dieu n’a réglé l’univers que de façon incomplète. Pour Gödel, il reste des brèches ouvertes en ce qui concerne l’esprit, des interruptions dans le fonctionnement normal de l(esprit humain, qui donnent lieu aux rêves et et ouvrent la porte aux démons
5) Rien n’est laissé au hasard.Dieu a créé chaque chose dans un but déterminé, chaque être, en lui donnant une nature telle qu’il réalise de lui-même ce que Dieu attend de lui. Il n’y a donc pas de hasard dans l’univers de Gödel. Pierre Cassou-Noguès note que dans une lettre, Ernst G. Strauss, un assistant d’Einstein dit que « Gödel utilisait pour observer le monde un axiome intéressant: à savoir que rien de ce qui arrive n’est accidentel ou n’est simplement dû à la stupidité (des hommes) ». Si vous prenez cet axiome au sérieux, toutes les théories étranges auxquelles Gödel croyait deviennent absolument nécessaires. J’ai essayé de plusieurs fois discuter avec lui, mais il n’y avait pas d’issue. De cet axiome, toutes théories suivaient. »  Gödel n’est pas loin, à première vue du grand physicien, dont il reprend le mot célèbre « Dieu ne joue pas aux dés avec le monde, c’est à dire rien dans le monde ne se fait par hasard« . Cependant Gödel donne à cet axiome une signification plus forte que ne le fait Einstein. Non seulement les événements ont des causes physiques et sont causes eux-mêmes de nouveaux événements, mais ils ont un sens littéralement surnaturel. Dieu a injecté dans le monde un maximum de sens, en donnant aux mêmes événements des valeurs multiples.C’est surtout à propos de la politique dont l’analyse était pour lui comme un « hobby », que Gödel s’attache à interpréter ce sens de événements. Ce qu’il y cherche, ce sont en réalité des coïncidences qui alimentent son appétit pour le « mystérieux ». Ainsi remarque t-il, « n’est-il pas remarquable que la mort d’Einstein survienne près de 14 jours après l’anniversaire des 25 ans de l’institut? […] etc ». Ces coïncidences révèlent une sorte d’harmonie, une mise en ordre de notre monde, qui dépasse le règne de la physique et dépend de ce que Gödel appelle de façon énigmatique « la structure du monde » ou des « lois de structure » du monde. Ainsi il tente de lire dans la politique et parfois dans l’histoire de l’humanité: « Il y a deux séquences de 4  étapes: 1)judaïque, 2) babylonienne, 3) perse, 4)grecque; 1′) première Chrétienté (romaine), 2′) Moyen Age, 3′) capitalisme), 4′) communisme. Il y une surprenante analogie entre les deux séquences, dans les dates etc. Les périodes de la seconde séquence sont trois fois plus longues que celles de la première. […] La similitude est beaucoup plus grande qu’on pourrait le croire. Il y a des lois structurelles qui ne peuvent pas être expliquées par les causes. »  Gödel n’explique pas le pourquoi mais peu importe, tout ceci est plus instructif rapporté au monde de Gödel qu’à l’histoire de l’humanité. Il y a un principe de surdétermination  dans ce monde. Gôdel ne nie pas la possibilité d’une explication par des causes, physiques ou autres; mais cette explication doit se compléter par une ou plusieurs interprétations  qui dégagent le sens de événements. Ce principe de surdétermination inscrit ces événements dans plusieurs registres signifiants. Dieu dépose dans les événements du monde de multiples sens, autant que ceux-ci peuvent en supporter. Il est comme le rêveur devant son rêve, qui surdétermine les figures de son rêve en leur donnant ce même maximum de sens.L’axiome de Gödel, que rien dans le monde n’est laissé au hasard, a un statut ambigu. D’un côté, il répond à ses peurs, et avant tout, à celle de l’infiniment petit. En réglant l’univers, Dieu nous assure contre le chaos dans l’extériorité et contre la folie dans notre esprit. Tout dans le monde est signifiant. C’est cette recherche d’une signification cachée, secrète, que Gödel applique à la politique comme à sa propre vie où des mots équivoques d’un collègue trahissent pour Gödel l’empoisonnement qu’il redoute. Cependant ces « théories étranges » dépendent d’un postulat métaphysique d’origine Leibnizienne et qui a une portée scientifique: toute chose a une raison et peut donc s’expliquer. c’est une manifestation de l’optimisme rationaliste de Gödel, il n’y aurait en fait rien qui échappe à la connaissance, rien que l’esprit ne puisse formuler et soit susceptible d’une confirmation ou d’une réfutation. Dans cette hypothèse, les coïncidences qu’il recherche seraient des phénomènes à expliquer et qui pourraient l’être plus simplement par la causalité divine?. 
6) Dans quel monde vivons-nous?Jonh W. Dawson, qui a écrit Logical-Dilemmas parle des notes du journal de Dorothy Morgenstein où son époux, Oscar Morgenstein  note que parler avec Gödel, c’est « immédiatement être plongé dans un autre monde » où il y a « trop de complots ». Dawson conclut son ouvrage en disant que la paranoïa de Gödel l’a enfermé dans un monde illusoire mais logiquement inattaquable. Sa paranoïa est le point culminant de sa recherche d’une vision du monde consistante (cohérente), aussi complète que possible et pourtant d’un point de vue de celui qui l’examine de l’extérieur, absurde. Or, et c’est un thème que Gödel aborde dans ses cahiers, que nos croyances, les postulats qui déterminent notre monde, nous enferment dans une image du monde qui peut être fausse, et pourtant indépassable (Il pense que l’homme peut ne pas venir de lui-même facilement à la connaissance tient vraisemblablement à ce qu’il a développé dans son enfance et en partie de façon inconsciente, un système de croyances fausses et n’arrive pas à les dépasser. Il serait alors intéressant de constituer le modèle d’un tel système de croyances fausses mais stable). Sa conclusion est que « la méthode alors pour le fondement de la connaissance est la psychanalyse. » […] Cela permettrait de mettre en évidence la source de ces croyances fausses mais stables, sans les contredire de front, mais plutôt en en dévoilant le caractère conditionné et par conséquent, accidentel. »  Gödel (doute-t-il de la réalité de son propre système?) prend alors la monadologie de Leibniz comme exemple d’un système stable « irréfutable ». Le monde y est composé d’atomes spirituels; il n’y est donc pas tel que je le perçois (Les atomes dont la science dit qu’ils sont énergie d’abord, ne sont-ils pas monades?.) Si je prends à la lettre le texte de Leibniz, dit Cassou-Noguès, « je n’ai même aucun contact avec les monades qui m’entourent, je me contente de rêver d’un monde d’apparences, illusoire, mais qui partage certaines propriétés de structure avec l’univers des monades ».En fait, rien ne me force à penser que je rêve, mais rien non plus ne m’interdit d’adopter cette hypothèse des monades et en ce sens la monadologie a un aspect irréfutable alors même qu’elle elle est peut-être fausse. Alors, l’alternative serait: ou bien la monadologie en laquelle croit Gödel est fausse et ce dernier vit dans l’illusion, ou bien c’est le monde phénoménal avec ses apparences, qui n’est qu’un rêve, une image fondée sur une réalité qu’elle n’exprime pas de façon adéquate … Et alors il faudra, un jour, nous réveiller. Gödel a pu comparer cette vie « semblable à celle de l’enfant dans le ventre de sa mère (est-ce qu’eux-aussi rêvent d’une réalité? ».  Mais le « réveil » n’est pas simplement ouvrir nos yeux, yeux qui ne sont capables de voir que des formes et des couleurs et jamais des monades. « Se réveiller » ce sera sans doute se retrouver dans un autre monde (après la mort, car la possibilité d’un « réveil dans cette vie », qui serait l’expérience d’une réalité autre, reste une question?). C’est sans doute pourquoi Gödel pose la possibilité d’autres mondes qui doubleraient le notre (comme celui les mondes parallèles) ou qui le contiendraient, (comme l’univers de la monadologie). Est-ce un autre effet de sa paranoïa? En tout cas, cela introduit déjà, des les années 1940, le thème de nombreuses histoires de science-fiction Seulement, pour Gödel, il ne s’agit pas d’ue histoire, mais d’une possibilité philosophique, sérieuse. 
7) Gödel est-il « fou » ou seulement leibnizien?Cassou-Noguès a parlé jusque là de Gödel « fou » où sa « folie » exprime sous une forme sublimée les peurs du logicien, mais pense qu’on présenter une objection; Gödel est peut-être ‘fou » dans la vie (il a certaines difficultés dans des situations quotidiennes et un comportement parfois hors du commun. Mais en philosophie, il n’est pas « fou » (au sens où on dit généralement « c’est un fou »), il est seulement leibnizien. En effet, Gödel reprend les thèses de Leibniz, qu’il adapte à la logique de son époque en les complétant par d’autres thèses, qui semblent avoir une origine dans la philosophie médiévale. Le fait de reprendre ces considérations venant d’autres siècles au 20ème siècle en modifie considérablement la portée et de plus Gödel écrivit aux Etats-Unis il y un environ 40 à 50 ans. Mais que dirait-on actuellement de ce type de conversation du type de celles citées par Pierre Cassou-Noguès en page 52? par exemple: « Mon collègue fouille dans ses tiroirs. Il parcourt les étagères sans le trouver. Si je lui suggère qu’il peut l’avoir prêté et qu’il me réponde « non, il y a un esprit dans cette pièce, c’est une force invisible qui m’empêche de trouver cet article … et si à la fin, il me dit: c’est le diable Je viens de prouver son existence à partir du théorème d’incomplétude de Gödel. Et j’ai peur qu’il m’emporte ». Je continue de lire avec beaucoup d’attention et d’intérêt Cassou-Noguès, lorsqu’il continue ses explications en avouant  » […] j’appartiens à l’esprit du temps tel que Gödel le caractérise. J’ai comme on dit, mon bon sens et ne peux pas croire un instant à l’existence des anges ou à celle des démons ni à aucune autre de ces thèses fantastiques. Pourtant, en tan que j’appartiens à l’expression du temps, je suis convaincu que des thèses philosophiques doivent être « sérieuses » et au moins, pour pouvoir être tenues pour vraies. Or les thèses de Gödel débordent largement le domaine de ce dont j’accepte de me laisser convaincre, le domaine dont j’accepte de discuter […] Ces thèses sont d’emblée absurdes, hors du domaine de ce que je peux, dans l’esprit du temps, envisager. Cela dit, tout en restant dans l’esprit du temps, l’absurdité des thèses de Gödel ne signifie pas, me semble-t-il, qu’elles soient dépourvues d’intérêt, ou disons, que le théorème d’incomplétude, dans un contexte raisonnable, ne puisse impliquer l’existence du diable. […] Personnellement, je partage et comprend ce point de vue et ce genre de questions m’intéresse aussi. Gödel, qui a des peurs dans la vie quotidienne, réussit à les exprimer dans sa philosophie et donc à les faire coïncider avec certaines thèses de la philosophie classique et à les lier avec des résultats logiques, interprétés selon des selon des principes qui semblent acceptables. Mais à quoi tient cette coïncidence que faut-il en penser et conclure? Faut-il penser que Gödel déforme la philosophie classique, la logique et tous les principes de sens commun pour y faire rentrer ses propres peurs? Faut-il reconnaitre que ce complexe commun de philosophie, de logique et de bon sens se prête à cette expression de la « folie » et qu’il contient celle que Gödel ne fait qu’y  révéler? « Et à la limite sommes-nous tous « fous »,  sans vouloir nous en rendre compte et en refoulant cette folie sous le couvert d’un esprit du temps  vaguement matérialiste »? Mais une autre hypothèse serait que que Gödel soit un « fou » particulièrement habile qui dénature la philosophie pour y loger sa « folie ». Mais pouvons-nous  saisir comment et dans quelle mesure il le fait et mieux cerner et définir cette « folie »? C’est pourquoi Cassou-Noguès dit de façon vague que Gödel est fou sans chercher une caractéristique médicale mais seulement la façon dont elle s’exprime en philosophie ou en logique. C’est ce qui l’intéresse et qu’il cherche à définir. Voyons la suite.
8) La métaphysique de Gödel dans « Des fragments ».« En philosophie, Gödel n’a jamais obtenu ce qu’il cherchait: une nouvelle vision du monde, avec ses constituants de base et les règles de leur composition » Dans ce texte publié par Hao wang sinon écrit du moins relu par Gödel, on lit son ambition philosophique, mais en même temps son aveu d’échec. L’ambition est de transformer la philosophie. Celle-ci doit, en premier lieu, devenir une véritable théorie, comme les théories scientifiques, définissant les notions primitives, comme les monades qui déterminent les constituants du monde, les relations qu’elles entretiennent et qui sont fixées dans des axiomes. Il s’agit de transformer ce domaine du discours vague en uns science, une discipline rigoureuse, au domaine défini et aux raisonnements normés, tout comme Newton semble l’avoir réalisé en physique, où les spéculations sur la nature, qui appartenaient aux philosophes, sont devenues une science. En deuxième lieu, la seconde transformation concerne son domaine que Gödel entend déplacer de la matière vers l’esprit. Et ceci contrairement à l’esprit du temps, empêtré dans ses préjugés matérialistes. Il entend « spiritualiser » la matière, puisque les choses ne sont faites que de monades. Cela donne alors la possibilité d’inclure dans le domaine de la philosophie la référence à d’autres esprits, Dieu, les anges et … d’autres mondes.Ce projet qui semble faire de la philosophie une science fantastique est au coeur de l’opposition de Gödelau cercle de Vienne, qui dit que « la philosophie n’a rien à dire sur le monde« . Carnap (membre du cercle de Vienne et le plus célèbre représentant du positivisme logique) rapporte une conversation avec Gödel en 1943 sur la possibilité de développer une « théorie de la métaphysique religieuse », une théorie exacte qui partirait de concepts comme « Dieu », « l’âme », « les idées », et qui serait comparable à la physique théorique qui rattache des entités qui ne pas observées directement, comme des particules insaisissables; à des énoncés observationnels décrivant des expériences. Carnap est sceptique devant ce projet. De telles théories sont mythologiques pourquoi faire intervenir Dieu? La psychanalyse explique comment l’idée de Dieu nous vient du rapport au père dans l’enfance dit en substance Carnap. Mais Gödel répond « je ne crois pas. Dans tous les cas, il faut tenter une telle métaphysique religieuse ». Et c’est ce qu’il se propose les années suivantes. La métaphysique telle que Gödel l’envisage a donc deux sources: al science, dont elle doit prendre la forme, et une religiosité qu’on peut dire fantastique. Mais Gödel n’aboutit pas et cette philosophie rigoureuse ne se trouve pas dans les notes qu’il nous a laissé. On ne trouve que des remarques, notes, passages courts, mais qui ne font pas système. Gödel est bien conscient qu’il ne laisse que ces remarques et il conseille Wang pour la présentation de ses notes. Et peut-être s’en satisfait-il quand il écrit à sa mère:  « Les aphorismes sont à mon goût. J’aime tout ce qui est court […] ».  Terminons cet article sur la « folie » de Gödel en évoquant le fantastique ou le mystérieux. « Il y a d’autres mondes et d’autres êtres rationnels d’une espèce différente et plus élevée [ que l’espèce humaine]. C’est la 4è  sur les 14 thèses que Gödel présente à Wang comme les fondements de sa métaphysique; d’autres mondes, d’autres intelligences. Ce n’est pas à des mondes au sens d’extra-terrestres de la science fiction qu’il faut se référer, mais de mondes parallèles qui ne sont pas situés dans l’espace et le temps de notre monde et auxquels nous n’accéderont que dans une vie future. Ils sont habités par des intelligences supérieures, anges et démons et sans doute ces sortes de fantômes que nous deviendrons dans l’après-mort terrestre. Gödel emploie le terme mystérieux pour parles des êtres bizarres, Dieu, anges, démons, fantômes qui n’existent pas sur le même mode que nous humains. 
Le prochain article, « La réalité des objets immatériels » sera consacré au platonisme de Gödel.https://journals.openedition.org/philosophiascientiae/661 (On Gödel’s “Platonism” par Pierre Cassou-Noguès)

https://blogs.mediapart.fr/marc-tertre/blog/091112/goedel-le-genie-la-folie-la-vie

http://classiques.uqac.ca/classiques/Leibniz/La_Monadologie/La_Monadologie.html à téléchargerhttps://journals.openedition.org/philosophiascientiae/661 (On Gödel’s “Platonism” par Pierre Cassou-Noguès)https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/01445340500112124 Cet article est une discussion des arguments de Gödel pour une conception platoniste des objets mathématiques. Je passe en revue les arguments proposés par Gödel dans différents articles et je les compare à des documents non publiés (tirés de Nachlass de Gödel). Mon argument est que les arguments ultérieurs de Gödel visent simplement à établir que la connaissance mathématique ne peut pas être expliquée par une analyse réflexive de nos actes mentaux. En d’autres termes, il y a à la base des mathématiques des données dont la constitution ne peut être expliquée par une analyse introspective. Cela ne veut pas dire que les mathématiques sont indépendantes de l’esprit humain, mais seulement qu’elles sont indépendantes de nos «actes et décisions conscients», pour reprendre les propres mots de Gödel. Des objets mathématiques peuvent alors avoir été créés par l’esprit humain, mais si c’est le cas, le processus de création ne peut pas être complètement analysé et reproduit. Une telle thèse est plus faible que certaines des déclarations que Gödel a faites sur son réalisme conceptuel. Cependant, il est prouvé que Gödel a sérieusement envisagé cette thèse faible, ou une position dépendant uniquement de cette thèse faible.https://philitt.fr/2015/04/20/fondation-du-cogito-cartesien-subjectivisme-et-entree-en-modernite/: Fondation du cogito cartésien : subjectivisme et entrée en modernitéCassou-NoguèsHao wangRetour sur GÖDEL.http://www.bibmath.net/bios/index.php?action=affiche&quoi=godel: biographie de Gödelhttps://blogs.mediapart.fr/marc-tertre/blog/091112/goedel-le-genie-la-folie-la-vie: Gôdel, le génie, la folie, la vie.https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/01445340500112124 Cet article est une discussion des arguments de Gödel pour une conception platoniste des objets mathématiques. https://www.philomag.com/articles/les-objets-mathematiques-sont-ils-reels: les objets mathématiques sont-ils réels.http://interlivrehypertexte.over-blog.com/article-la-psychose-de-kurt-godel-l-incompletude-et-lacan-122254429.html: La psychose angélique de Kurt Gödel (Lacan et le théorème de l’incomplétude […] Gödel établit son théorème d’incomplétude peu après la mort de son père, en 1929. Ce théorème est son annonce de paternité: s’installe un délire à bas bruit, alors qu’il enseigne. Son directeur de thèse meurt en trois mois, encore un père à qui il ne pourra dire au revoir. Il se sent sombrer. Il fera appel aux Anges pour suppléer au trou de la théorie des ensembles, cette base mathématique du XXè siècle, et « la rendre cohérente » (c’est-à-dire psychotique), rêve de David Hilbert. Lacan : la psychose est un essai de rigueur, qui tend à annuler tous les non-sens de la logique. Gödel est un pionnier de la science du réel, en tant qu’impossible lacanien.https://www.cairn.info/revue-cliniques-mediterraneennes-2010-1-page-77.htm

  • Kurt Gödel et son panthéon démoniaque : vers un autre théorème sinthomatique ?canalu.tv/video/universite_de_bordeaux/les_theoremes_de_godel_fin_d_un_espoir.3954  LES THÉORÈMES DE GÖDEL : FIN D’UN ESPOIR ?EN 1931, KURT GÖDEL (1906 – 1978) DÉMONTRAIT, DANS UN ARTICLE RÉVOLUTIONNAIRE, QU’UN SYSTÈME D’AXIOMES COHÉRENT ET SUFFISAMMENT EXPRESSIF EST SUSCEPTIBLE DE GÉNÉRER DES ÉNONCÉS DONT LA VALIDITÉ NE PEUT ÊTRE DÉMONTRÉE DANS LE CADRE DES RÈGLES MÊMES QUI GOUVERNENT LA FORMULATION DE CES ÉNONCÉS ET LEURS DÉDUCTIONS. APPAREMMENT TRÈS TECHNIQUE, CE THÉORÈME BOULEVERSAIT LA PHILOSOPHIE DES MATHÉMATIQUES, ET EN PARTICULIER LA VIEILLE QUESTION DE LEUR « FONDEMENT ». JEAN-MARC DESHOUILLERS SE PROPOSE ICI DE DÉCRIRE L’AVANT ET L’APRÈS GÖDEL EN RETRAÇANT L’HISTOIRE DES THÉORIES MATHÉMATIQUES DEPUIS ARISTOTE ET EUCLIDE JUSQU’AU RENVERSEMENT RÉVOLUTIONNAIRE DES FONDEMENTS MATHÉMATIQUES INDUIT PAR LE THÉORÈME D’INCOMPLÉTUDE. LA CONFÉRENCE A ÉTÉ DONNÉE À L’UNIVERSITÉ VICTOR SEGALEN BORDEAUX 2

https://sciencetonnante.wordpress.com/2013/01/14/le-theoreme-de-godel/https://fr.wikipedia.org/wiki/Kurt_G%C3%B6delhttp://interlivrehypertexte.over-blog.com/article-la-psychose-de-kurt-godel-l-incompletude-et-lacan-122254429.html: La psychose angélique de Gödel (Lacan et le théorème d’incomplétude)http://villemin.gerard.free.fr/Wwwgvmm/Logique/Incompl.htm

INCOHÉRENCE & INCOMPLÉTUDE Tous les scientifiques croyaient pouvoir mettre le monde en théorèmes, en déduction, en raisonnement sans faille… Comme on pratique en mathématique ordinaire (géométrie, par exemple). Jusqu’à l’arrivée de Gödel! En 1931, il démontre que:
 Il se peut que dans certains cas, on puisse démontrer une chose et son contraire. INCOHÉRENCE Il existe des vérités mathématiques qu’il est impossible de démontrer. INCOMPLÉTUDE

https://journals.openedition.org/noesis/1661: Gödel : des théorèmes d’incomplétude à la théorie des concepts, voir la critique de Carnaphttps://journals.openedition.org/noesis/1661. Gödel : des théorèmes d’incomplétude à la théorie des conceptshttp://david.monniaux.free.fr/dotclear/index.php/post/2015/02/09/Le-th%C3%A9or%C3%A8me-de-G%C3%B6del-pour-les-nuls: Le théorème de Gödel pour les nuls. https://fr.wikipedia.org/wiki/Preuve_ontologique_de_G%C3%B6del: La Preuve ontologique de Gödel est un argument formel de logique modale du mathématicien Kurt Gödel (1906-1978) pour l’existence de Dieu. L’idée de l’argument remonte à Anselme de Cantorbéry (1033-1109) et a été reprise par Gottfried Leibniz (1646-1716https://interstices.info/alan-turing-du-calculable-a-lindecidable//  Alan Turing : du calculable à l’indécidablehttps://www-apr.lip6.fr/~manoury/Autre/g.pdf: Une écriture du théorème d’incomplétude de Kurt Gôdel ¨ P. Manoury 2005 Le paradoxe du menteur comme paragon du théorème De l’aveu même de son inventeur, la preuve du théorème d’incomplétude de Gôel [3] reprend, dans les termes de la logique mathématique, la forme du paradoxe du menteur
https://forums.futura-sciences.com/discussions-scientifiques/863381-li-a-godel.htmlGödel et l’IAhttps://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00332089/document: Gödel: Leibniz and ”Russell’s mathematical logic”https://www.science-et-vie.com/technos-et-futur/l-i.a.-se-prend-le-mur-de-godel-51845L’I.A. se prend le mur de Gödel. C’est un danger invisible mais intrinsèque aux intelligences artificielles : il est impossible de savoir avec certitude si elles feront bien ce qu’on leur a appris. Théorisée grâce aux travaux du logicien Kurt Gödel, cette « indécidabilité » menace, selon Roman l’avenir même des IAhttps://philitt.fr/2015/04/20/fondation-du-cogito-cartesien-subjectivisme-et-entree-en-modernite/Fondation du cogito cartésien : subjectivisme et entrée en modernité

http://www.bibmath.net/dico/index.php?action=affiche&quoi=./t/thmgodel.html Ikonicoff, Théorème d’incomplétude de Gödel L’un des buts de Hilbert, au début du XXè s., était de créer des théories mathématiques formelles, c’est-à-dire avoir :un ensemble de règles qui permettent d’écrire des formules.un ensemble d’axiomes, c’est-à-dire de formules vraies (à comprendre : que l’on pose comme vraies).un ensemble de règles d’inférence, c’est-à-dire de moyens de tranformer une formule en une autre, de sorte que l’on puisse à partir de théorèmes ou d’axiomes en déduire de nouveaux. Tout cela devait être assez précis pour qu’un automate puisse réaliser les déductions mécaniquement. L’idée d’Hilbert était que les mathématiciens ne se laissent plus aveugler par leur intuition. Par exemple, en géométrie, il est tentant de se conforter à l’observation, et le 5ème axiome d’Euclide :  » Par un point, il passe une parallèle à une autre droite et une seule » semble évident. Pourtant, au cours du XIXè s., Lobachevsky notamment a réussi à construire des géométries ne respectant pas cet axiome.Un système formel (au sens précédent) est dit consistant si on ne peut pas démontrer une formule et son contraire. Il est dit complet si pour toute formule du système formel, il existe un processus de transformation qui permet de prouver qu’elle est vraie ou fausse.Théorème : (incomplétude de Gödel)Tout système formel consistant, et susceptible de formaliser en son sein l’arithmétique des entiers, est incomplet.Aucun système formel consistant, et capable de définir l’arithmétique des entiers, ne peut prouver sa propre consistance.La première partie du théorème de Gödél dit qu’en particulier, il existe des énoncés sur les entiers dont on ne sait pas démontrer, à partir des seuls axiomes de la logique construisant les entiers, s’ils sont vrais ou s’ils sont faux. Par exemple, jusqu’à un passé récent, personne n’avait réussi à démontrer la conjecture de Fermat. Celle-ci stipule que pour tout entier n supérieur à 2, il n’existe aucun triplet d’entiers x,y,z tels que  xn+yn = zn. .Alors que pour n=2, il existe des valeurs évidentes de x,y,z, par exemple (3,4,5), les mathématiciens ont eu beau chercher, ils ne trouvaient aucune solution à l’équation pour n>2. Ils ont donc cherché à démontrer qu’il n’y avait aucune solution, certains y ont même passé leur vie, sans résultat. Or, précisément, d’après le théorème de Gödel, il était possible que cette conjecture soit vraie mais indémontrable, autrement dit, que ce soit un axiome à rajouter à l’arithmétique des entiers. Beaucoup de mathématiciens ont alors abandonné leurs travaux … jusqu’à ce que Andrew Wiles, en 1995 parvienne enfin à démontrer la véracité de cette conjecture. L’axiome était en réalité un théorème ! C’est dans la théorie classique des ensembles qu’on peut trouver des exemples concrets de propositions indécidables, par exemple l’axiome du choix ou l’hypothèse du continu.La deuxième partie du théorème donne elle une réponse au 2ème des 23 problèmes qu’Hilbert avait énoncés en 1900 : peut-on prouver la consistance de l’arithmétique en utilisant seulement les axiomes de l’arithmétique?http://www.bibmath.net/dico/index.php?action=affiche&quoi=./h/hilbertpbs.html: Les 23 problèmes de Hibert.https://www.amazon.fr/Logical-Journey-G%C3%B6del-Philosophy/dp/0262529165  livre de Hao WangHao Wang (1921-1995) was one of the few confidants of the great mathematician and logician Kurt Gödel. A Logical Journey is a continuation of Wang’s Reflections on Gödel and also elaborates on discussions contained in From Mathematics to Philosophy. A decade in preparation, it contains important and unfamiliar insights into Gödel’s views on a wide range of issues, from Platonism and the nature of logic, to minds and machines, the existence of God, and positivism and phenomenology.

The impact of Gödel’s theorem on twentieth-century thought is on par with that of Einstein’s theory of relativity, Heisenberg’s uncertainty principle, or Keynesian economics. These previously unpublished intimate and informal conversations, however, bring to light and amplify Gödel’s other major contributions to logic and philosophy. They reveal that there is much more in Gödel’s philosophy of mathematics than is commonly believed, and more in his philosophy than his philosophy of mathematics.Wang writes that « it is even possible that his quite informal and loosely structured conversations with me, which I am freely using in this book, will turn out to be the fullest existing expression of the diverse components of his inadequately articulated general philosophy. »The first two chapters are devoted to Gödel’s life and mental development. In the chapters that follow, Wang illustrates the quest for overarching solutions and grand unifications of knowledge and action in Gödel’s written speculations on God and an afterlife. He gives the background and a chronological summary of the conversations, considers Gödel’s comments on philosophies and philosophers (his support of Husserl’s phenomenology and his digressions on Kant and Wittgenstein), and his attempt to demonstrate the superiority of the mind’s power over brains and machines. Three chapters are tied together by what Wang perceives to be Gödel’s governing ideal of philosophy: an exact theory in which mathematics and Newtonian physics serve as a model for philosophy or metaphysics. Finally, in an epilog Wang sketches his own approach to philosophy in contrast to his interpretation of Gödel’s outlook.
Gôdel et ses démons autres liens: 
https://sciencetonnante.wordpress.com/2013/01/14/le-theoreme-de-godel/Calculabilité les trois Thèses: https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A8se_de_Church: La thèse de Church — du nom du mathématicien Alonzo Church — est une thèse concernant la définition de la notion de calculabilité. Dans une forme dite « physique »1, elle affirme que la notion physique de la calculabilité, définie comme étant tout traitement systématique réalisable par un processus physique ou mécanique, peut être exprimée par un ensemble de règles de calcul, défini de plusieurs façons dont on a pu démontrer mathématiquement qu’elles sont équivalentes. Dans sa forme dite « psychologique », elle affirme que la notion intuitive de calculabilité, qui est liée à ce qu’un être humain considère comme effectivement calculable ou non, peut également être exprimée par ces mêmes ensembles de règles de calcul formelles.http://math.univ-lyon1.fr/~caldero/rapportMartinet-automates.pdfLa thèse de Church propose comme modèle de calcul les machines de Turing. https://journals.openedition.org/philosophiascientiae/769Les deux formes de la thèse de Church-Turing et l’épistémologie du calculhttps://culturemath.ens.fr/content/la-th%C3%A8se-de-church-turingLa Thèse de Church-Turing  Bien que ses développements l’aient conduit au-delà de ces premières intentions, la théorie de la récursion a pour but d’étudier les fonctions (mécaniquement) calculables.
Calculabilité et décidabilité :https://fr.wikipedia.org/wiki/Calculabilit%C3%A9Théorie de la calculabilité ou de la récursion: domaine de la logique mathématique et de l’informatique théorique. La calculabilité cherche d’une part à identifier la classe des fonctions qui peuvent être calculées à l’aide d’un algorithme et d’autre part à appliquer ces concepts à des questions fondamentales des mathématiques. Une bonne appréhension de ce qui est calculable et de ce qui ne l’est pas permet de voir les limites des problèmes que peuvent résoudre les ordinateurs. Mais la notion de calculabilité ne se limite pas aux fonctions. On peut parler également de nombres calculables (réels ou complexes)https://perso.telecom-paristech.fr/bellot/INF340/001.pdf: CALCULABILITE DECIDABILITE THESE DE CHURCH PRINCIPAUX RESULTATS • La notion de calculabilité effective est fondamentale en informatique et en mathématiques modernes. • On dit que « quelque chose » est effectivement calculable s’il existe un procédé quelconque mais automatisable permettant de l’obtenir.https://interstices.info/alan-turing-du-calculable-a-lindecidable/: Alan Turing : du calculable à l’indécidable. Alan Mathison Turing, imagine un concept de machine théorique et établira une correspondance entre les notions de calculable et de programmable sur cette machine imaginaire, ainsi qu’avec celle de décidabilité.https://londmathsoc.onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1112/plms/s2-42.1.230: Turing 1936: Sur des nombres calculables, avec une application au problème d’Entscheidungs (proceedings of the london mathematical society)pages 10 et 11: Les bois sont hantés Georg Kreisel  et Kurt Gödel
Mémoires biographiques des Fellows de la Royal Society
https://rtraba.files.wordpress.com/2015/06/kreisel_kurtgoedel.pdf (KURT GODEL 28 April 1906-14 January 1978 Elected For. Mem. R.S. 1968 BY G. KREISEL, F.R.S.)

https://www.edge.org/conversation/verena_huber_dyson-g%C3%B6del-and-the-nature-of-mathematical-truth-ii  (GÖDEL ET LA NATURE DES MATHÉMATIQUES VÉRITÉ IIUne conversation avec Verena Huber-Dyson [26/07/05] )Le problème de Turingwikipedia.org -Alan Turing
quarante-deux.org -Harry Harrison & Marvin Minsky : le Problème de Turing

wikipedia.org -Test de Turing
lemonde.fr/sciences -Réussite contestée d’un ordinateur au légendaire test de Turing
sites.google.com -TPE sur l’intelligence artificielle
https://interstices.info/alan-turing-du-calculable-a-lindecidable/Calculabilité au sens de Turing Revenons maintenant aux fonctions calculables : Turing montra, en 1937, que la classe des fonctions calculables, au sens de Church, était équivalente à la classe des fonctions programmables sur les machines imaginaires qu’il avait conçues. En son hommage, ces dernières sont connues depuis sous le nom de machines de Turing.La notion de fonction calculable au sens de Turing suggère fortement l’existence d’une procédure de calcul, puisqu’elle assimile ces fonctions à celles qui sont exécutables sur une machine de Turing. Certes, les machines de Turing sont d’une complexion étrange et bien abstraite, qui fait fi des limitations de temps et d’espace, ce qui interdit toute réalisation physique de l’une d’entre elles. Mais à chaque instant, leur fonctionnement fait appel à un nombre fini de règles de calcul parfaitement définies et intelligibles, que nous pourrions nous-même exécuter sans difficulté. Les fonctions calculables au sens de Turing sont donc toutes calculables au sens intuitif.
Des fonctions non calculables
Il existe donc aussi des fonctions qui ne sont pas calculables par un moyen purement automatique. On peut se demander s’il s’agit de fonctions « pathologiques », des monstres qui ne servent à personne, ou bien s’il y a des fonctions utiles qui ne sont pas calculables. Il y en a ; en fait beaucoup de fonctions utiles ne sont pas calculables. On peut en citer deux qui sont utiles et qui sont simples à décrire : vérifier qu’un programme s’arrête quelles que que soient ses entrées ; prouver qu’une formule logique est un théorème.
Certains programmes entrent parfois dans des boucles de calcul dont ils ne peuvent plus sortir. C’est la hantise des étudiants en programmation, et c’est aussi une belle bourde pour un programmeur. Imaginons la fonction qui analyse le texte d’un programme quelconque et détermine si ce programme s’arrête pour toutes les entrées possibles. Elle résout un problème crucial, mais elle n’est pas calculable purement automatiquement pour tous les programmes.
L’autre fonction concerne la logique. Formaliser un problème à l’aide de formules logiques (quel que soit, il existe, implique, et, ou, non…) est censé aider à le résoudre, mais cela conduit invariablement à tenter de démontrer des théorèmes. Il serait vraiment très commode qu’une fonction qui prend une formule en paramètre et détermine si elle est un théorème soit calculable. Cependant, ce n’est pas le cas, et beaucoup d’autres fonctions qui sont très utiles ne sont pas calculables non plus.
Ne pas confondre « non-calculable » et « mal défini » Machine de turing: villemin.gerard.free.fr -machine de turing: logique et intelligence artificielle

https://www.amazon.fr/D%C3%A9mons-G%C3%B6del-Logique-folie/dp/2020923394: les Démons de Gödel. Logique et folie
http://www.guillemant.net La physique de demain
https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=Ck4iY9fFrC8: Faut-il avoir peur de l’intelligence artificielle ? Philippe guillemant par Bob Bellanca, guillemant.net/index.php?cate=conferences




https://academic.oup.com/nar/article/37/4/1011/2410406  L’évolution darwinienne à la lumière de la génomique

https://blogs.mediapart.fr/marc-tertre/blog/091112/goedel-le-genie-la-folie-la-vie

Une approche de la conscience


Une approche de la conscience

L’ÉPANOUISSEMENT DE LA CONSCIENCE HUMAINE – Eckhart Tolle

En préambule à mon article « Une approche de la conscience, voici une introduction au livre dont j’entame la lecture {https://www.amazon.fr/nouve Une nouvelle vision de la conscience par Willis Harman:] « Nous subissons l’une des plus profondes transformations de l’histoire: un changement structurel des croyances de la soci été occidentale. Aucun pouvoir économique, politique ou militaire ne peut se comparer à celui d’un changement sur le plan des idées. En modifiant délibérément leur vision de la réalité, les gens changent le monde », Willis Harman. « L’oeuvre de Willis Harman est un superbe témoignage de l’esprit humain dans le monde postmoderne. Une nouvelle vision de la conscience constitue l’un des meilleurs et des plus provocants exposés sur le rôle fondamental de la conscience dans l’évolution de l’humanité », Ken Wilber, auteur d' »Une brève histoire de tout (voir son approche intégrale) ». On y découvre en page 30: […] « La civilisation moderne ne craint plus la mort: Elle serait ne des premières civilisations au monde à proclamer qu’il n’y a absolument rien après la mort. Et nous serions aussi la première civilisation à enseigner la peur panique de la mort, qui est souvent déguisée sous des discours de « sécurité ».  Un des changements majeurs de la civilisation transmoderne qui se construit sera la redécouverte de l’évidence de la vie après la mort. Ce qui changera beaucoup de choses. […] ». 
Le livre est présenté en introduction par MARC LUYCKX GHISI, auteur de  » LE CHANGEMENT DE PARADIGME : https://www.jocelinmorisson.fr/2014/07/10/marc-luyckx-ghisi/ « 
http://www.thedarwinproject.com/loye/loye.htmlDavid Loye est le fondateur et le développeur initiateur et le facilitateur du projet Darwin et des futurs programmes d’apprentissage à distance et de construction théorique de Great Adventure.
https://www.commentarymagazine.com/articles/lewis-coser/the-open-and-closed-mind-by-milton-rokeach/  Ce livre qui fait réfléchir suit la tradition de classiques modernes comme Escape from Freedom d’ Erich Fromm et The Autoritarian Personality de TW Adorno, et al . En étudiant la psychologie des personnes qui détiennent des systèmes de croyance dogmatiques, Rokeach cherche à développer des critères par lesquels un esprit «fermé» peut être valablement distingué d’un esprit «ouvert».
https://lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_12/a_12_p/a_12_p_con/a_12_p_con.htmlQu’est-ce que la conscience?

Mon article « Une approche de la conscience

«  https://www.youtube.com/watch?v=OJyeu07RFFA&feature=player_embedded  Michel Bitbol – Comment Fonctionne La Conscience ?https://www.youtube.com/embed/OJyeu07RFFA 


Introduction à l’article: Cet article comporte de nombreux liens qui sont le résultat de mes recherches. Voici tout d’abord quelques liens pour se familiariser avec la conscience et la physique quantique.
http://www.actu-philosophia.com/Entretien-avec-Michel-Bitbol-autour-de-La-519Entretien avec Michel Bitbol : autour de « La conscience a-t-elle une origine ? » (partie 1) ( référence à Erwin SchrödingerQu’est ce que la vie ? De la physique à la biologie)
https://noosphere.princeton.edu/: Le projet Global Consciousness Project Corrélations significatives dans les données aléatoires La conscience cohérente crée de l’ordre dans le monde Des interactions subtiles nous relient les uns aux autres et à la Terre voir https://noetic.org/https://www.les-philosophes.fr/intelligence-artificielle.html:Liste de livres
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/dernieres-nouvelles-de-la-physique-218612?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+agoravox%2FgEOF+%28AgoraVox+-+le+journal+citoyen%29Dernières nouvelles de la Physique Quantique, introduction de la conscience dans l’équation par Zevengeur(son site)
agoravox.fr/actualites/societe/article/intelligence-sans-conscience-n-est-218107Intelligence sans conscience n’est que ruine de l’homme
agoravox.fr/actualites/technologies/article/la-mecanique-quantique-mene-au-218819La mécanique quantique mène au sacré et au religieux par Bernard Dugué
agoravox.fr/tribune-libre/article/dernieres-nouvelles-de-la-physique-218612Dernières nouvelles de la Physique Quantique, introduction de la conscience dans l’équation
par Zevengeur
zerhubarbeblog.net/2019/11/07/principes-de-conscience/ Principes de conscience?
7 NOVEMBRE 2019 PAR VINCENT VERSCHOORE
http://www.integralworld.net/visser148.htmlla théorie moderne de l’évolution est catastrophiquement incomplète (the work of Stuart Kauffman)
https://zone-7.net/articles/le-projet-de-conscience-globale?Le Projet de Conscience Globale, né en 1998, est un effort collectif d’ordre international impliquant un nombre toujours grandissant de chercheurs (actuellement au-delà de 75 scientifiques de renom provenant de plus de 41 pays) et ayant pour but d’explorer la possibilité de valider scientifiquement, à l’aide de générateurs de chiffres aléatoires, l’existence d’une conscience collective humaine ainsi que ses « sautes d’humeur
https://www.huffingtonpost.fr/bobby-azarian/neurosciences-la-nouvelle-theorie-de-la-conscience-est-empreinte-de-spiritualite_b_8212678.html?Neurosciences: la nouvelle théorie de la conscience est empreinte de spiritualité SCIENCE – Il semblerait que nous entrions dans une période inédite de l’histoire de l’Homme et de la science: une époque où mesures empiriques et raisonnements déductifs peuvent nous fournir des informations d’ordre spirituel.
https://www.cielterrefc.fr/vers-un-monde-transrationnel/lesprit-au-dela-de-la-matiere-en-parcourant-les-sciences/: L’Esprit – Au-delà de la matière -en parcourant les sciences avec Jean Staune Une nouvelle approche révolutionnaire de la science suivi de le détail de la grande  étude de Jean-Michel Thomasson sur son blog effectuée du 26 juin 2012 au 6 novembre 2013
https://www.epochtimes.fr/memoire-residerait-cerveau-20761.html La mémoire résiderait-elle hors du cerveau ?
https://www.visionsanstete.com/liens-internet:
pierre cassou-nogues.com/: « professeur au département de philosophie à l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, mon travail concerne les relations entre Imaginaire et Raison, et le problème d’une expression philosophique, qui utilise la fiction pour fonder une perspective spéculative et se donner les moyens d’une critique du contemporain ».
https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/cosmologie-hawking-multivers-buzz-fake-news-70583/?utm_content=futura&utm_medium=push&utm_source=wonderpush&utm_campaign=wonderpush: (Il se produit actuellement, et d’abord dans les médias anglo-saxons, un véritable buzz autour du dernier article scientifique de Stephen Hawking, présenté comme révolutionnaire et fournissant un moyen de tester l’existence d’univers parallèles. La communauté scientifique doit s’étrangler et estimer se retrouver parfois quasiment devant une fake news. Bien que brillant et fort intéressant, l’article en question est en effet à des années-lumière de ces affirmations)
Mon article « conscience quantique, nouvelle science, nouvelle spiritalité/ Interwiew de Jean Staune par Patrick Van Eersel (La modernité est partie d’un Yalta métaphysique : aux religieux le ciel, aux scientifiques la terre ; entre les deux, un rideau de fer. Mais voilà qu’une fissure, provoquée par les physiciens du début du siècle, s’élargit maintenant à d’autres disciplines – neurologie, sciences de l’évolution… – et menace de tout remettre en cause. Réenchantement ou confusion ? Nouvelles Clés tente un bilan, et interroge Jean Staune – tête chercheuse de talent.)
https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/comment-donner-une-conscience-a-un-ordinateur-2392/: Comment donner une conscience à un ordinateur ?
https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/comment-le-cerveau-elabore-t-il-la-conscience_103268
https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/comment-donner-une-conscience-a-un-ordinateur-2392/: « Comment donner une conscience à un ordinateur ? Le chercheur le plus connu du monde dans le domaine de la conscience dit que les machines pourraient un jour devenir conscientes d’elles-mêmes. la réponse à ces questions pourrait se trouver dans la trame constitutive de l’univers. La conscience, pense-t-il, est une propriété intrinsèque de la matière, tout comme la masse ou l’énergie. Organisez la matière de la bonne façon, comme dans le cerveau mammifère, et tada ! on peut ressentir ».
https://monblogdereflexions.blogspot.com/2012/12/conscience-quantique-nouvelle-science.html#.W8zOwWgzaWs:    (Entretien de Patrice Van Eersel avec Jean Staune) « La modernité est partie d’un Yalta métaphysique : aux religieux le ciel, aux scientifiques la terre ; entre les deux, un rideau de fer. Mais voilà qu’une fissure, provoquée par les physiciens du début du siècle, s’élargit maintenant à d’autres disciplines – neurologie, sciences de l’évolution… – et menace de tout remettre en cause. Réenchantement ou confusion ? Nouvelles Clés tente un bilan, et interroge Jean Staune – tête chercheuse de talent ».https://monblogdereflexions.blogspot.com/2016/03/le-reenchantement-du-monde.html#.YAXPNuhKiWs: « Paul Valéry, pressentant la catastrophe où menait le nazisme, constatait dès 1939 une « baisse de la valeur esprit ». Aurait-il pu imaginer dans quel état de déchéance généralisée tomberait l’humanité quelques décennies plus tard – là où nous en sommes? » C’est ainsi que commence le livre « Réenchanter le monde »


2) RESUME DE L’HYPERSCIENCE Frank HATEM et Léon Raoul HATE


https://www.youtube.com/embed/0XfZBOaNIvg https://www.youtube.com/watch?v=0XfZBOaNIvg   (Interview de Frank Hatem par David Bouquet le 13 septembre 2017 pour Fréquence Protestante. Frank Hatem y parle du cheminement qui, depuis l’enfance, l’a amené à comprendre l’origine et la nature de la conscience, de l’esprit, de l’énergie universelle, et par suite de « Dieu », en s’appuyant sur les travaux de son père Léon Raoul Hatem sur l’énergie magnétique et l’atome.)http://efleury.fr/le-cerveau-a-pas-desprit/ : »Les neurosciences s’appuient sur l’imagerie cérébrale et les nouvelles techniques de biologie moléculaire permettant de voir le cerveau en action (RMN, PET, débitmétrie cérébrale  et scanner). Un marqueur biologique est injecté dans le corps, puis il est possible de le détecter au niveau du cerveau. Ce marqueur se fixe à certains endroits et pas à d’autres. Si ce marqueur a des propriétés neurochimiques particulières (spécificité pour les récepteurs à la sérotonine par exemple, on en déduit que les zones cérébrales sur lesquelles il se fixe, répondent à ces propriétés (la localisation des récepteurs à la sérotonine devient possible dans le cerveau).
De là, les neurosciences ont le projet de trouver « la clé des processus d’apprentissage, des comportements sociaux, des dysfonctionnements neurologiques et mentaux », selon Gérald Edelman, président du colloque de Paris sur « La biologie de la conscience. Neurosciences, neuropsychiatrie, cognition », en avril 2002. Erhenberg repère un « programme faible », les neurosciences ne veulent pas sortir des limites de la neurologie classique. Et un « programme fort », les neurosciences souhaitent expliquer « l’esprit ». Les neurosciences pourraient en faire la « théorie ». Elles permettraient de nous connaître enfin : « Appréhender le cerveau est indispensable afin de nous comprendre nous-mêmes ». Il serait possible d’établir une neurobiologie de la personnalité. Ce programme a un enjeu pratique, professionnel et thérapeutique. Le mouvement des neurosciences a un grand succès, reconnu par l’attribution du prix Nobel de physiologie et de médecine à Erik R. Kandel en 2000. L’ambition n’est rien de moins que de trouver « la pénicilline de la maladie mentale » !)
http://www.hommes-et-faits.com/Dial/spip.php?article255(Les fondements neurologiques de la conscience, des émotions et de la mémoire selon A. Damasio Les hypothèses qui avaient cours jusqu’au seuil des années 90 laissaient entendre que le cerveau serait un superordinateur doté de milliard de connexions que la science finirait par décrypter. Il n’était pas envisageable, d’une que les émotions entrent dans le ballet en y jouant un rôle important parallèle à la raison, deux que la dualité corps/esprit soit aussi mise à mal….Damasio propose aux chercheurs psychologues, sociologues et neurologues d’adopter un positionnement holiste)
3)  La nature de l’esprit avec Matthieu Ricard 


Mon article « une approche de la conscience:

Matthieu RicardLisons Matthieu Ricard sur le site vipassana.fr/:
« Lorsque l’esprit s’examine lui-même, que peut-il apprendre sur sa propre nature? La première chose qui se remarque, ce sont les courants de pensées qui ne cessent de surgir presque à notre insu. Que nous le voulions ou non, d’innombrables pensées traversent notre esprit, entretenues par nos sensations, nos souvenirs et notre imagination. Mais n’y a-t-il pas aussi une qualité de l’esprit toujours présente, quel que soit le contenu des pensées ?Cette qualité, c’est la conscience première qui sous-tend toute pensée et demeure tandis que, pendant quelques instants, l’esprit reste tranquille, comme immobile, tout en conservant sa faculté de connaître. Cette faculté, cette simple « présence éveillée », on pourrait l’appeler « conscience pure » car elle peut exister en l’absence de constructions mentales.Continuons à laisser l’esprit s’observer lui-même. Cette « conscience pure », ainsi que les pensées qui surgissent en elle, on en fait indiscutablement l’expérience. Elle existe donc. Mais, hormis cela, que peut-on en dire? Si l’on examine les pensées, est-il possible de leur attribuer une caractéristique quelconque? Ont-elles une localisation? Non. Une couleur? Une forme? Non plus. On n’y trouve que cette qualité, « connaître », mais aucune autre caractéristique intrinsèque et réelle. C’est dans ce sens que le bouddhisme dit que l’esprit est «vide d’existence propre».
https://excerpts.numilog.com/books/9782081330085.pdfLe livre, Michel Bitbol, la conscience a t-elle une origine (des neurosciences à la pleine conscience, une nouvelle approche de l’esprit)
http://eveilphilosophie.canalblog.com/archives/2016/06/21/33994293.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=eveilphilosophie (partie III La conscience est-elle produite par le cerveau? entretien de Michel Bitbol (avec Katia Kanban), Il vient du site actuphilosophia)http://www.actu-philosophia.com/Entretien-avec-Michel-Bitbol-autour-de-La/ (Entretien avec Michel Bitbol : autour de « La conscience a-t-elle une origine ? » (partie 3))http://www.implications-philosophiques.org/recensions/recension-la-conscience-a-t-elle-une-origine/: La conscience a t-elle une origine – Recension
http://www.actu-philosophia.com/spip.php?article520 (Entretien avec Michel Bitbol : autour de « La conscience a-t-elle une origine ? » (partie 2)) mardi 11 février 2014, par Katia Kanban
http://www.actu-philosophia.com/spip.php?article519 (Entretien avec Michel Bitbol : autour de « La conscience a-t-elle une origine ? » (partie 1))
http://bouger-la-vie.com/blog/patrimoine-genetique-et-epigenetique/ (bruce lipton: patrimoine génétique et épigénétique, vers le nouvel humain?)
https://www.outerplaces.com/science/item/4518-physicists-claim-that-consciousness-lives-in-quantum-state-after-death (Physicists Claim that Consciousness Lives in Quantum State After Death avec helen demetriouet  esophoria.org/spiritual-gold-rush-2016)
http://truththeory.com/2015/12/05/quantum-theory-proves-that-consciousness-moves-to-another-universe-after-death/(la physique quantique prouve que la conscience migre vers un autre monde après la mort) 
http://www.espritsciencemetaphysiques.com/solide-energie-physique-quantique.html (Rien n’est solide & tout est énergie : des scientifiques expliquent le monde de la physique quantique)
http://www.anunnakicouncil.com/ (annunaki earth concil)
http://www.esophoria.org/category/blog/channelings/ (esophoria mystery school channelling)
http://eveilphilosophie.canalblog.com/archives/2014/01/28/29062170.html (Voici un texte de Matthieu Ricard sur la nature de l’esprit qui est dit ici être « conscience pure « )
http://eveilphilosophie.canalblog.com/archives/2011/01/31/20272094.html (A quoi ressemble la nature de l’esprit ? Voilà très clairement exprimée la vérité de la nature de l’esprit) 
https://www.facebook.com/Physique-quantique-et-spiritualit%C3%A9-1548534395402741/ (Physique-quantique-et-spiritualité)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Dzogchen (Dzogchen « grande plénitude », « grande perfection » ou « grande complétude », est un ensemble d’enseignements et de techniques d’éveil spirituel du bouddhisme tibétain)
http://energyfanatics.com/2014/06/24/consciousness-thought-create-change-reality/  (Do Consciousness and Thought Create and Change Reality?)
4) Conscience et Univers
L’esprit quantique est une hypothèse qui suggère que des phénomènes quantiques, tels l’intrication et la superposition d’états, sont impliqués dans le fonctionnements du cerveau et en particulier, dans l’émergence de la conscience. Cette hypothèse part du principe, controversé, que la physique classique et son déterminisme ne peut totalement expliquer la conscience. Ses fondements théoriques ont été posés dans les années 1960 en sciences mais depuis ses partisans ne sont pas encore parvenus à la démontrer.Cette théorie n’en est qu’à ses débuts, elle a pourtant le soutien de Roger Penrose et de Stuart Hameroff. Karl H. Pribram et Henry Stapp ont, de leurs côtés, proposé une variante.Fotis Kafatos et R NadeauConscious of the Universe
philosophie.pagesperso-orange.fr -ORIGINE DE L’ESPRIT QU’EST-CE QUE LA CONSCIENCE ?

youtube.com -la conscience est-elle une composante de l’Univers (Dominique Laplane

tagtele.com -la conscience de l’Univers
https://www.youtube.com/embed/y9bVd3BspIQ

wikipedia.org -conscience cosmique
wisisco.com -conscience de l’UNivers
scaruffi.com -conscience quantique
https://www.bellesalternatives.fr/deux-illustres-scientifiques-disent-que-la-conscience-ne-peut-pas-mourir-elle-retourne-a-lunivers/?utm_sq=foqn4o8you&utm_source=Facebook&utm_medium=social&utm_campaign=Anonymous+France(Deux illustres scientifiques disent que la conscience ne peut pas mourir : “Elle retourne à l’Univers” dr stuart hameroff (microtubules et conscience quantique), qu’est-ce que la conscience?), (la vie après la mort par michio kaku)
consciencequantique.com -La vie est une offrande par Alain
inexplique-endebat.com -Quantique et conscience: que sait-on vraiment de la réalité
neotrouve.com -Physique Quantique : entre Science et Conscience
cquantique.com -Parce que vous êtes les créateurs de votre réalité!
elishean.unblog.fr -L’important c’est la rose et la conscience
tarotpsychologique.wordpress.com -La spiritualité de Jung
Mon commentaire dans tarotpsychologique Merci de faire ce rappel à propos de Jung. J’apprécie beaucoup les aspects que Jung a mis en évidence (synchronicité, spiritualité, aspects complémentaires de l’être humain, animus et anima…). Je crois qu’il avait traduit ce que nous a appris la physique quantique et que peu de physiciens ont pu mesurer, si ce n’est que la non-localité finit par être acceptée, même si elle n’est pas vraiment comprise.paris.fr -Genèse 4, un récit fondateur de l’imaginaire occidental
teilhard.org -la physique quantique et la pensée de Theilhard de Chardin
tarotpsychologique.wordpress.com -Et si les coïncidences avaient un sens ?
chemindevie.net -viens prendre place au coeur de ma conscience
     Comme un voyage que nous avons entrepris depuis des millénaires, nous voulons tous dans notre existence devenir des êtres conscients. Mais sommes-nous prêt à rencontrer toutes ces réalités et surtout notre propre réalité? Nous souhaitons tous avoir la clarté du cristal pour comprendre comment nous créons chaque événement, chaque rencontre, chaque situation de notre vie. Mais acceptons-nous d’être bousculés au plus profond de notre être pour que la conscience se révèle à nous ?Nous aspirons tous aux changements, à vivre heureux, à réaliser nos rêves et à vivre en santé. Comment y arriver avec certitude ? Comment lever le voile qui nous empêche d’avoir une vision globale de notre vie et de l’ensemble de la création. Est-vous prêt à ce que la Vie vous invite ? Alors, venez prendre place au cœur de la conscience.   
elishean.fr -La Naissance de la Conscience dans L’Effondrement de L’Esprit – Partie 1/3elishean.fr -La Naissance de la Conscience dans L’Effondrement de L’Esprit – Partie 2/3elishean.fr -La Naissance de la Conscience dans L’Effondrement de L’Esprit – Partie 3/3
5) Bernard d’Espagnat.
http://www.asmp.fr/fiches_academiciens/textacad/espagnat/12-05-22_PhysiqueQuantique&Realite.pdf  (Physique quantique et réalité la réalité c’est quoi ? Bernard d’Espagnat)

https://www.youtube.com/watch?v=pdLyBf_rPvU (Notre corps est plein de nous-mêmes, pure Connaissance)https://www.youtube.com/embed/pdLyBf_rPvU?ecver=1
https://www.youtube.com/watch?v=WxQkJI6MPlE (étienne klein:qu’estce que l’objet?)
vidéo:
https://www.youtube.com/watch?v=qucidc9oFXs (la science aux confins de la conscience partie 1)
https://www.amazon.fr/Voyage-aux-confins-conscience-dexploration/dp/2813209694 (Voyage aux confins de la conscience : Dix années d’exploration scientifique des sorties hors du corps : le cas Nicolas Fraisse)
https://www.youtube.com/watch?v=WfjVImPNuag (étienne klein: l’origine de l’univers est t-elle pensable? contestation des bogdanov à la fin)
http://www.foicatholique.com/2016/01/est-ce-que-seule-la-connaissance.html (est-ce que seule la connaissance scientifique est une véritable connaissance?)

6) Sylvie-Dethiollaz -Voyage aux confins de la conscience et Nicolas Fraisse

Voir les liens; 
https://www.btlv.fr/pepite-de-btlv-nicolas-fraisse-sorties-corps.html: Diffusion : 13/02/2019 | La pépite Btlv : Nicolas Fraisse « Les sorties hors du corps »Je cite: « Nicolas Fraisse est infirmier, il possède depuis l’âge de 6/7 ans, la capacité de sortir de son corps. Cette faculté lui permet de visiter de nombreux lieux qu’il connait, ou non… Un ouvrage a été écrit sur son cas, écrit par Sylvie Déthiollaz et Claude Charles Fourrier : « Voyage aux confins de la conscience » paru aux Editions GuyTrédaniel. Celui-ci lui a valu une grande renommée et de nombreuses interventions télévisées comme dans l’émission « Salut les terriens » ou encore « C’est au programme ».
Nicolas Fraisse pratique les soins énergétiques, les visions à distance, la clairaudiance et possède également la possibilité de vivre plusieurs décorporations par jour.
Avec le soutient et l’aide d’une scientifique et d’un psychotérapeute, il a pu étudier et comprendre plus profondément ces phénomènes depuis une dizaine d’années.
Sylvie Déthiollaz est docteure en biologie moléculaire. Après des études à l’Université de Californie à Berkeley, elle fonde le centre Noêsis à Genève pour proposer une structure d’accueil et d’écoute des vécus extraordinaires, et aussi pour mener une recherche scientifique sur ces thèmes. Noêsis est devenu en 2012 l’Institut suisse des sciences noétiques (ISSNOE), au sein duquel elle collabore avec le psychothérapeute Claude Charles Fourrier.
Claude Charles Fourrier est psychothérapeute. À l’âge de vingt-cinq ans, le vécu d’une expérience extrême l’a conduit à la nécessité d’un suivi thérapeutique et analytique. Engagé depuis dans une démarche de développement personnel continue, ponctuée d’autres expériences d’EMC, il en vient naturellement à la relation d’aide. Depuis 2004, il a rejoint le centre Noêsis ».
http://messagesdelanature.ek.la/le-cas-extraordinaire-de-nicolas-fraisse-p1263792Conscience de l’homme Le cas extraordinaire de Nicolas Fraisse
https://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_suisse_des_sciences_no%C3%A9tiques: L’Institut suisse des sciences noétiques est une fondation reconnue d’utilité publique vouée à l’étude scientifique et comparative des états modifiés de conscience non-ordinaires (EMC), au décryptage analytique des expériences de mort imminente — désignées par les acronymes EMI ou NDE pour near-death experience — auxquels s’ajoute le déchiffrement contextuel des perceptions extrasensorielles (PES) et des phénomènes de décorporation (out-of-body experience ou OBE).
http://consciencesansobjet.blogspot.com/2012/06/sylvie-dethiollaz.html: Toute conscience est conscience de quelque chose. Parler de « conscience sans objet » est-ce alors parler pour ne rien dire ?
https://hypno-therapie-humaniste-paris.fr/aux-limites-de-la-conscience-avec-sylvie-dethiollaz/: Aux limites de la conscience avec Sylvie Dethiollaz
https://sciencepost.fr/2017/02/chercheurs-etudient-experiences-de-sortie-corps-humain/: Des chercheurs étudient les expériences de “sortie du corps humain”http://www.guillemant.net La physique de demain
https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=Ck4iY9fFrC8: Faut-il avoir peur de l’intelligence artificielle ? Philippe guillemant par Bob Bellanca, guillemant.net/index.php?cate=conferences

https://books.openedition.org/editionscnrs/419?lang=frChapitre premier. La préhistoire et l’imagination conditionnée
https://www.amazon.fr/R%C3%A9inventer-sacr%C3%A9-nouvelle-science-religion/dp/2844549713/ref=sr_1_1?qid=1568790466&refinements=p_27%3AStuart+Kauffman&s=books&sr=1-1: Réinventer le sacré : Une nouvelle vision de la science, de la raison et de la religion
https://rcf.fr/spiritualite/et-si-nous-entendions-vraiment-l-evangile: L’Évangile n’est ni une morale, ni un catéchisme, ni une sagesse. Il est « bonne nouvelle » car il vient nous dire ce que vivre veut dire. Encore faut-il l’écouter et se laisser déranger. livres; l’évangile inouïl’évangile n’existe pas encore

https://rcf.fr/embed/2170782

https://www.youtube.com/embed/1XqJiBMr9Pkhttp://eveilphilosophie.canalblog.com/archives/2017/01/27/34861088.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=eveilphilosophie (la nature de la conscience)

http://www.georisques.gouv.fr/articles/le-document-dinformation-communal-sur-les-risques-majeurs-dicrim : Le document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM)https://germinallejournal.jimdo.com/%C3%A9volution-1/la-fin-du-n%C3%A9odarwinisme/: LA FIN DU NÉODARWINISME UN OPPORTUNITÉ POUR DÉPASSER DIALECTIQUEMENT LA CONTRADICTION GÉNÉTIQUE DARWINISMEhttps://www.edilivre.com/mag/frontwidget/preview/book/id/864752/: la question de dieu histoire d’une décadence
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https://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/la-mecanique-quantique-mene-au-218819?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+agoravox%2FgEOF+%28AgoraVox+-+le+journal+citoyen%29: La mécanique quantique mène au sacré et au religieux
http://www.lmm.jussieu.fr/~sagaut/epistemologie-v14.pdf Introduction à la pensée scientifique modernehttp://media.automatesintelligents.com/biblionet/2014/oct/univers_est_il_unique.html: L’Univers est-il unique ? Ou non ?Et notre cerveau, quel est-il ? Présentation de 3 ouvrages Aurélien Barrau
Des univers multiples. A l’aube d’une nouvelle cosmologie Carlo RovelliEt si le Temps n’existait pas Roberto Mangabeira Unger et Lee SmolinThe Singular Universe and the Reality of Time

Autres liens:https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=Ck4iY9fFrC8: Faut-il avoir peur de l’intelligence artificielle ? Philippe guillemant par Bob Bellanca, guillemant.net/index.php?cate=conferences
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1510: D’où vient l’intelligence humaine? La dialectique auto-organisée de l’individu et de la collectivité, du corps et du cerveau, des émotions et de la pensée, de l’inconscient et du conscient, de la logique et de l’imaginaire, du lent et du rapide
https://www.cielterrefc.fr/vers-un-monde-transrationnel/lesprit-au-dela-de-la-matiere-en-parcourant-les-sciences/: L’Esprit – Au-delà de la matière -en parcourant les sciences avec Jean Staune Une nouvelle approche révolutionnaire de la science suivi de le détail de la grande  étude de Jean-Michel Thomasson sur son blog effectuée du 26 juin 2012 au 6 novembre 2013

https://www.youtube.com/watch?v=6k7vZ6lMgwY (la télé de lilou macé: L’UNIVERS CONNECTÉ: La Solution de masse holographique et la Source de la Conscience NASSIM HARAMEIN)
http://www.actu-philosophia.com/spip.php?article519 (Entretien avec Michel Bitbol : autour de « La conscience a-t-elle une origine ? » (partie 1)
http://www.actu-philosophia.com/spip.php?article520 (Entretien avec Michel Bitbol : autour de « La conscience a-t-elle une origine ? » (partie 2)mardi 11 février 2014, par Katia Kanban)
http://www.normalesup.org/~sage/Reflexions/Sciences/ESespriMatie.pdf (l’esprit et la matière: [le texte de SCHRÖDINGER démarre p. 189, étant précédé d’un texte de M. BITBOL] Pages 239-243 l’esprit conscient vit en dehors du monde qu’il produit….)
https://arxiv.org/ftp/physics/papers/0304/0304038.pdf (quelques réflexions sur la réflexion du monde de Shrödinger -Connaître le Réel ne peut être uniquement l’œuvre solitaire de la science, mais doit être surtout le travail incessant et infatigable du mental. )
https://www.contrepoints.org/2014/08/12/176882-intelligence-le-pessimisme-culturel-derwin-schrodinger (intelligence: le pessimisme d’erwin shrödinger)
http://www.rfi.fr/emission/20160219-schrodinger-physicien-pensee-philosophie-quantique-esprit-matiere (l’esprit et la matière. voir l’audio: comment comprendre la pensée de shrödinger?)
https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00005190/document (Réseaux causaux probabilistes à grande échelle : un nouveau formalisme pour la modélisation du traitement de l’information cérébrale Vincent Labatut)

http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/conscience-et-physique-quantique-147238 (par bernard dugué: conscience et physique quantique avec hameroff et penrose)
http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1571064513001188 (hameroff et penrose: La conscience dans l’univers : Un examen de la théorie du ‘Orch OR’)

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-cerveau-quantique-175053 (le cerveau quantique)
http://boutique.arte.tv/f10932-pouvoirs_cerveau_deux_parties
http://www.elishean-aufeminin.com/la-memoire-akashique-pr-ervin-laszlo/ (erwin lazlo: le champ et la mémoire akashique)
elishean.fr -La mémoire résiderait-elle hors du cerveau?
elishean.fr -La Naissance de la Conscience dans L’Effondrement de L’Esprit – Partie 1/3
elishean.fr -La Naissance de la Conscience dans L’Effondrement de L’Esprit – Partie 2/3
elishean.fr -La Naissance de la Conscience dans L’Effondrement de L’Esprit – Partie 3/

http://www.lilaluz.net/2017/02/science-conscience-et-etrete-un-voyage-de-la-conscience-par-laurence-baranski.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail (Science, Conscience et Etreté : un voyage de la Conscience par Laurence Baranski Publié le 14 février 2017 par LilaLuz)

http://eveilphilosophie.canalblog.com/archives/2017/02/01/34878573.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=eveilphilosophie (dialogue entre le bouddhisme et les neurosciences matthieu ricard et wolf singer)
http://www.rencontres-perspectives.fr/Ricard_Singer_Andre.htm (Conférence de Matthieu Ricard, Wolf Singer et Christophe André le 11 janvier 2017)
L’universalité des signes:
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1824060737835543&set=gm.1476364182382956&type=3&theater

https://academic.oup.com/nar/article/37/4/1011/2410406  L’évolution darwinienne à la lumière de la génomique  (Des modèles d’évolution simples et non adaptatifs expliquent certains de ces universaux, suggérant qu’une nouvelle synthèse de la biologie évolutive pourrait devenir réalisable dans un avenir pas si lointain)

Bertrand Vergely et son Traité de résistance pour le monde qui vient


Bertrand Vergely et son Traité de résistance pour le monde qui vientPrésentation par Bertrand Vergely à la Procure laprocure.com/traite-resistance-pour-monde-vient-bertrand-vergely/9782368905012.html
youtube.com/watch?list=PL83H9RtLbsKel5quxs7SPZCtuEfBGpux-&v=ayBZvVuMi3A&feature=emb_logohttps://www.youtube.com/embed/ayBZvVuMi3A

Par Bertrand_Vergely 


1) Avant-propos (actualité 2020 – 2021).https://www.nexus.fr/actualite/billet-dhumeur/finalite-vaccination-guillemant/?fbclid=IwAR1f5vwy91X5Z64btTw3gOH9BE_7tUu-Gd7QCdmymZvtwcVUkoi7LJZz50I

« Le principal but de la vaccination n’est pas d’ordre sanitaire », selon Philippe Guillemant, Docteur et ingénieur physicien, spécialiste d’Intelligence Artificielle exerçant au CNRS. « Ce problème-là est peanuts à coté du choix de société qui se trouve devant nous, qu’une politique de gouvernance mondiale semble avoir déjà fait à notre place. Le principal but de la vaccination est de parvenir à une normalisation du port d’identité numérique par chaque citoyen. Aucune loi ne pourrait empêcher l’implémentation des algorithmes correspondants, mais seulement en interdire l’usage. La question de savoir si nous allons effectivement rentrer dans ce nouveau monde, ou pas, va donc dépendre du niveau d’acceptation du vaccin. Mais je le répète une fois de plus, mon avis est qu’on n’entrera pas dans ce nouveau monde. » 

« La principale finalité de la vaccination n'est pas sanitaire », par Philippe Guillemant – Nexus

NEXUS.FR« La principale finalité de la vaccination n’est pas sanitaire », par Philippe Guillemant – Nexus« Le principal but de la vaccination n’est pas d’ordre sanitaire », selon Philippe Guillemant, Docteur et ingénieur physicien, spécialiste d’Intelligence Artificielle exerçant au CNRS. « Ce problème-là est peanuts à coté du choix de société qui se trouve devant nous, qu’une polit…Le traité de résistance pour un monde qui vient est paru en janvier 2017 avant la crise sanitaire qui sévit depuis début 2020. On est donc en plein dans le monde qui vient qu’évoque Bertrand Vergely. Et les remarques et positions de Philippe Guillemant  ont attiré mon attention et méritent qu’on y réfléchisse. Il explique que la question de savoir si nous allons effectivement rentrer dans ce nouveau monde, ou pas, va donc dépendre du niveau d’acceptation du vaccin. Mais je le répète une fois de plus, mon avis est qu’on n’entrera pas dans ce nouveau monde. Il me semble qu’on soit actuellement en plein dans le monde qui vient dont parle Bertrand Vergely (le livre a été écrit en 2017). Philippe Guillemant parle d’un choix de société et d’un monde avec la normalisation du port d’identité numérique par chaque citoyen et d’implémentation des algorithmes correspondants. J’y vois la perspective du transhumanisme et de ses dangers, que j’ai évoqués dans l’article de mon blog : « Le cerveau numérique et le danger du transhumanisme: [https://monblogdereflexions.blogspot.com/2020/06/le-cerveau-numerique.html?fbclid=IwAR01EZCU00Fg2tAbJWxtK8-SRJAmX0N2SJLRx6GCWraErKrGcZZ5chz7HRk#.X_iXBEHPyWv]Serait-ce aussi, enfin la fin de l’ère chrétienne, ère des Poissons, le début de l’ère du verseau, que d’aucuns situent en 2020? Souvenons-nous enfin des paroles attribuées à André Malraux « Le 21è siècle sera spirituel ou ne sera pas! »https://www.femmeactuelle.fr/horoscope2/vos-previsions-astro/2020-marque-le-debut-de-lere-du-verseau-savez-vous-ce-que-ca-veut-dire-2100375
2) Bertrand Vergely (né en 1953 fr.wikipedia.org/wiki/Bertrand_Vergely)
est un essayiste français. Il est normalienagrégé de philosophie, professeur en khâgne et est aussi théologien orthodoxe2.

En 2010, dans son ouvrage Retour à l’émerveillement, il rappelle qu’en grandissant, l’enfant perd sa capacité d’émerveillement dans sa confrontation aux contraintes et à la dureté de l’existence. Devenu adulte, il s’oriente alors vers l’idéalisme, « une manière d’intellectualiser le rationnel, en réduisant la réalité à un concept », ou vers le matérialisme, «contre-pied triste et tragique de l’idéalisme, qui dément toute explication intellectuelle », en négligeant généralement une troisième voie, qui constitue la base de l’attitude philosophique : l’émerveillement5.

En 2011, B. Vergely résume ainsi sa démarche : « J’ai écrit des ouvrages dans trois directions. 1°) La vulgarisation de la philosophie et l’histoire de la philosophie. 2°) Des réflexions sur les expériences-limites de la mort, de la souffrance et du mal. 3°) Des ouvrages sur le bonheur et la foi. »6

En janvier 2013, il se déclare opposé à la loi sur le « mariage pour tous » dans son texte Le mariage gay ou la dictature de la confusion7,8.

En mai 2015, à l’occasion de la sortie de son ouvrage La Tentation de l’homme-Dieu, il livre sa réflexion sur les problématiques de notre société « postmoderne ». Exprimant sa position sur la réforme des collèges, il considère que la République « va tourner le dos à ses propres valeurs9 ».

En 2018, dans son ouvrage Obscures lumières – La révolution interdite, il voit dans les Lumières une religion plus obscurantiste que le christianisme qu’elles ont voulu remplacer. Pour lui, la Révolution française, au lieu de supprimer la soif de pouvoir, l’a déplacée d’une expression cléricale vers une expression laïque ; elle a instauré « une idolâtrie, celle de l’homme total contrôlant la nature et l’homme par la raison humaine. Au xviiie siècle cette idolâtrie débouche sur la Terreur, au xixe siècle sur le nihilisme intellectuel, au xxe siècle sur le totalitarisme »10.

Le 13 avril 2018, Bertrand Vergely participe à un colloque sur les « nouvelles attentes écologiques »11, avec les frères de la Communauté Saint-Jean.
3) Traité de résistance pour un monde qui vient, Descriptif sur le site   https://www.cultura.com/traite-de-resistance-pour-le-monde-qui-vient-tea-9782368905029.html:

« Dans cet essai vif et stimulant, Bertrand Vergely dénonce l’ère post-totalitaire dans laquelle nous vivons, un mélange de socialisme et de libéralisme, qui paralyse les consciences en étouffant la pensée au mépris des fondements de notre humanité.
Bertrand Vergely propose une réflexion stimulante sur notre société qui mêle idéologie bien-pensante et consommation en poursuivant comme but une consommation qui pense bien et une bonne pensée qui consomme. Il s’appuie sur le texte retentissant de Vaclav Havel paru en 1978, Le pouvoir des sans pouvoirs, dans lequel ce dernier pressentait la fin du communisme mais aussi ce qui allait advenir : le post-totalitarisme qui nous gouverne aujourd’hui, ce mélange d’idéologie et de consommation apparu dans les années 80 avant la chute du mur de Berlin.
Dans ce Traité de résistance à l’usage du monde d’aujourd’hui, Bertrand Vergely pose au lecteur trois questions fondamentales : qu’avons-nous fait de l’amour, prenant l’exemple emblématique du mariage pour tous ? Que faisons-nous de la société, c’est-à-dire sur quoi repose notre pacte social aujourd’hui ? Enfin, quelle est notre conception de l’Homme ?
Pour le philosophe, la seule voie envisageable face à ce post-totalitarisme est de vivre pour la vérité, comme les poètes qui disent ce qui vient du plus profond d’eux-mêmes. Il défend avec ardeur un modèle de société dans lequel les gouvernements fondent leurs actions sur le vrai et non le pouvoir et l’argent. »
4) Václav Havel: fhttps://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A1clav_Havel:

[Václav Havel né le 5 octobre 1936 à Prague et mort le 18 décembre 2011 à Hrádeček, est un dramaturgeessayiste et homme d’État tchécoslovaque puis tchèque.

Durant la période communiste, il est une des figures de l’opposition à la République socialiste tchécoslovaque en tant que membre de la Charte 77. En 1989, il est une des figures de proue de la révolution de Velours, qui met un terme au régime communiste. Il est ensuite président de la République fédérale tchèque et slovaque de 1989 à 1992, puis président de la République tchèque de 1993 à 2003. Politicien atypique, généralement estimé comme une « personnalité extraordinaire » dans son pays1, il est souvent appelé le « président-philosophe » et sa vie a été qualifiée d’« œuvre d’art » par l’écrivain Milan Kundera.[…] Après l’invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes soviétiques en 1968, qui marque la fin du processus de libéralisation du Printemps de Prague, Václav Havel n’a pas abandonné ses convictions, dont il trouvait inspiration dans les écrits de Jan Patočka et de Martin Heidegger, comme de nombreux dissidents tchèques de son époque. Il a été président du Cercle des écrivains indépendants, puis membre actif au sein du club des Sans-parti engagés. Son engagement lui coûte une censure de ses pièces : en 1971, ses pièces sont interdites. En 1974, il travaille dans une brasserie. La communauté internationale remarque ce dissident, notamment en raison de sa lettre ouverte adressée au président Gustáv Husák, en 1975, où il dénonce la situation de la société et la responsabilité du régime politique. Il est perçu dès lors comme un représentant de l’opposition intellectuelle tchécoslovaque. En tant que citoyen, il proteste contre l’oppression intense qui marque ce que la gauche au pouvoir nomme la « normalisation ». En 1977, il est l’un des cofondateurs, et l’un des trois porte-paroles de la « Charte 77 », une organisation de défense des droits de l’homme en Tchécoslovaquie. Son action le mène en prison à trois reprises : il y passe au total près de cinq ans, entre 1977 et 1989. Il y écrit, en 1978, un essai, « Le Pouvoir des sans-pouvoir », dans lequel il analyse les mécanismes de la mauvaise raison d’État qui prive selon lui les citoyens ordinaires de toute capacité d’influer sur le cours réel de leur vie : mécanismes qui conduiraient à la résignation des individus et aussi à leur démission morale, stérilisant en fait la dynamique sociale. Derrière cette analyse, il veut démontrer la force de la résistance morale et de la vie. Cet essai obtient un impact non seulement chez les dissidents tchécoslovaques, mais aussi dans les mouvements d’opposition des autres pays socialistes.

Le 9 décembre 1988 il est invité, avec huit autres dissidents, à un petit-déjeuner avec le président français François Mitterrand. Il est arrêté le 9 janvier 1989 pour un rassemblement interdit en mémoire de Jan Palach, et est condamné le 21 février, à neuf mois de prison. Il est finalement libéré le 17 mai après avoir purgé la moitié de sa peine […]5) Le pouvoir des sans-pouvoir: ababord.org/Le-pouvoir-des-sans-pouvoir.

[‘La mort de Václav Havel, annoncée en même temps que celle de Kim Jong-Il qui l’a éclipsée, est probablement emblématique du sort de cet homme de théâtre devenu président. Plutôt que de s’attarder à son bilan présidentiel, assez contestable, il est intéressant de se pencher sur sa « carrière » de dissident et sur son apport à la compréhension du totalitarisme.

Car il me semble que c’est à cet égard que se situe l’essentiel de la contribution de Havel pour comprendre des enjeux qui sont encore partiellement les nôtres. Il sera, avec Patocka, un des initiateurs de la Charte 77, ce qui le mène à quelques reprises en prison sous le régime « communiste ».

Son texte politique le plus connu est certainement «  Le Pouvoir des sans-pouvoir  » dans lequel il explique le projet des dissidents, un projet qu’il situe plus sur le plan éthique que politique. Cette volonté de se situer sur le plan de l’éthique est liée à son analyse de la perversion et de la confiscation du politique par les appareils communistes dans les pays de type soviétique. Mais rien ne nous empêche de l’infléchir dans un sens politique.

Ce texte présente beaucoup de similarité avec le pamphlet de La Boétie, le Discours de la servitude volontaire, qui voyait dans le soutien tacite de la population la principale force des régimes tyranniques. Ainsi, Havel définit les pays post-totalitaires et les conditions de la lutte politique dans ceux-ci. Opposant le mensonge du régime en place et la vie dans la vérité, il montre que le régime se soutient essentiellement par l’idéologie.

La vie dans la vérité, c’est le refus de collaborer avec le pouvoir en place de quelque façon que ce soit. Un tel refus est d’abord le fait d’individus, mais il peut donner lieu également à une action concertée qui rend possible la recomposition de la société civile en dehors de l’État (ça ressemble au modèle contre-hégémonique de Gramsci) sur la base de la responsabilité civique, une notion proche de la thématique de la solidarité de Patocka ou du souci du monde chez Arendt.

Mais l’apport des dissidents d’Europe de l’Est, et singulièrement de ceux regroupés dans la Charte 77, c’est de nous montrer quel rôle politique peut jouer la revendication des droits de la personne. Au-delà de la distinction classique entre droits formels et droits réels, la revendication des droits nous montre que ceux-ci prennent vie dans leur revendication. En effet, la plupart des pays, y compris ceux de l’ex-bloc soviétique, ont souscrit à la Déclaration universelle des droits de l’Homme (sic). En même temps, ces droits, s’ils ne restent que des mots inscrits sur une feuille de papier, n’ont aucune signification. En revendiquant des droits auxquels leurs gouvernements avaient souscrit, ces dissidents faisaient la preuve que l’on peut ébranler un régime en démontrant, d’une part, l’inadéquation entre ses paroles et ses actes (la vie dans la vérité opposée aux mensonges du pouvoir) et, d’autre part, la dimension proprement politique de la mise en œuvre de ces droits dans l’action collective de contestation. Ainsi, les droits sont porteurs d’une dynamique poussant à leur élargissement et à leur mise en œuvre effective.

À Patocka, Havel emprunte deux idées essentielles. D’abord, sa critique du totalitarisme ne débouche pas sur une apologie de la démocratie libérale (subjectivité autonome et autofondatrice), mais sur la reconstruction du lien social de concitoyenneté, entendue au sens de responsabilité partagée pour le monde. Cela l’amène, ensuite, à définir la politique et la démocratie comme fondées sur la « problématicité » de la coexistence humaine. Loin du « y’a qu’à… » et de la simplicité, voire du simplisme, il met en évidence la complexité de la coexistence humaine et donc la nécessité de la démocratie afin de chercher, par la confrontation des points de vue et la délibération, à s’orienter dans le monde en gardant à l’esprit notre faillibilité. À la communion du totalitarisme, il oppose donc la solidarité polémique.

Sa compréhension de la dissidence ne réside donc pas dans le martyre individuel, mais dans une action concertée qui permet de montrer la nature idéologique des régimes post-totalitaires en même temps que l’autoréférentialité du pouvoir et de la loi, ce qui explique le recours à la légalité comme instrument de terreur. Cela permet également de recourir aux engagements internationaux auxquels le pouvoir a souscrit pour le démasquer et pour montrer que la loi ne peut être confisquée par un corps social et doit appartenir à tous. Finalement, cela permet de cultiver l’autonomie (la distinction) et la solidarité.

L’évolution des pays d’Europe de l’Est, dont la République tchèque, dans la période qui a suivi la chute du mur de Berlin a pris une autre voie. Mais la dissidence, en misant sur le lien de concitoyenneté, en valorisant la délibération publique et l’engagement citoyen, a partiellement orienté le sens de nos luttes actuelles. C’est ce Václav Havel qu’il convient de garder présent dans nos luttes. »]

https://www.youtube.com/watch?v=vK7_DXJiR2ohttps://www.leslibraires.ca/livres/traite-de-resistance-pour-le-monde-bertrand-vergely-9782368905012.html  (Traité de résistance pour le monde qui vient Par Bertrand Vergely Éditeur PASSEUR (LE)http://www.blog-laprocure.com/vie-de-la-librairie/evenements/bertrand-vergely-traite-resistance/https://www.leslibraires.ca/livres/traite-de-resistance-pour-le-monde-bertrand-vergely-9782368905012.html  (Traité de résistance pour le monde qui vient Par Bertrand Vergely Éditeur PASSEUR (LE)https://www.babelio.com/livres/Vergely-Retour-a-lemerveillement/229353https://www.laprocure.com/obscures-lumieres-revolution-interdite-bertrand-vergely/9782204124942.html
http://www.guillemant.net La physique de demain
https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=Ck4iY9fFrC8: Faut-il avoir peur de l’intelligence artificielle ? Philippe guillemant par Bob Bellanca, guillemant.net/index.php?cate=conferences


BibliographieCollection Essentiels philosophie10

  • Aristote ou l’art d’être sage
  • Grandes interrogations de la connaissance (Les)
  • Grandes interrogations esthétiques (Les)
  • Grandes interrogations morales (Les)
  • Grandes interrogations philosophiques (Les)
  • Grandes interrogations politiques (Les)
  • Hegel ou la défense de la philosophie
  • Heidegger, ou l’exigence de la pensée
  • Kant, ou l’invention de la Liberté
  • Nietzsche, ou la passion de la vie
  • Petit précis de philosophie grave et légère
  • Petite philosophie du bonheur
  • Philosophes anciens (Les)
  • Philosophes contemporains (Les)
  • Philosophes du Moyen Âge et de la Renaissance (Les)
  • Philosophes modernes (Les)
  • Philosophie (La)
  • Platon

Autres collections

  • Petite philosophie du bonheur, Pause philo
  • Dictionnaire de la philosophie (Le), Les dicos essentiels Milan
  • Petite philosophie grave et légère, Pause philo
  • Petite philosophie pour les jours tristes, Pause philo
  • Pour une École du savoir, Milan, 2000, 224 p. (ISBN 2745900153)

Livres

  • 1995 : Platon, Milan
  • 1997 : Les philosophes modernes, Milan
  • 1998 : Le dico de la Philosophie, Milan
  • 2002 : Les philosophes anciens, Les essentiels Milan
  • 2003 : Aristote ou l’art d’être sage, Milan

Le cerveau numérique et le danger du transhumanisme


Le cerveau numérique et le danger du transhumanisme

Le cerveau numérique et le danger du transhumanisme

1) Google et Ray Kurzveil: va-t-on vers le transhumanisme?

Google, arme de déconstruction massive          (HTTPS://WWW.AGORAVOX.FR/ACTUALITES/SOCIETE/ARTICLE/GOOGLE-ARME-DE-DECONSTRUCTION-212835 : 23 FÉVRIER 2019)(AGORAVOX.FR)
Je cite: »Du point de vue mondialiste, comment gérer un cheptel de 7,5 milliards d’humains groupés en communautés claquemurées dans leur droit et la virilité de leur ethos ?Le transhumanisme apporte une solution en diluant les différences, en automatisant la reproduction et surtout en réduisant l’être humain à une donnée chiffrée.Google est l’agent pathogène de cette mutation.Le projet : créer l’intelligence artificielle qui dirigera le monde au nom d’une utopie cybernétique conforme à l’universalisme moral.De l’École de Francfort aux conférences Macy, les tentatives de dislocation des souverainetés populaires et des permanences anthropologiques sont récurrentes.La gauche libérale américaine est désormais dépositaire de cet intégrisme de l’indétermination : abolition de la citoyenneté, abolition des frontières politiques et intimes, … le monde est liquide, ouvert à la reprogrammation permanente.Le transsexuel et le migrant incarnent la fluidité post-identitaire ; mutants volontaires, improbables zombies dénués d’appartenance, ils sont les bons élèves voulus par Google.La reprogrammation de la nature humaine passera par l’intelligence artificielle et le big data… avec l’appui inconditionnel de l’appareil d’Etat américain »
« [Le 26 février, le projet de DNAVision visant à décoder l’intégrale du programme Génétique a été le thème abordé par Laurent Alexandre, président de DNAVision, dans Good Morning Business, avec Stéphane Soumier, sur BFM Business.] »http://video.lefigaro.fr/figaro/video/dnavision-veut-decoder-l-integrale-du-programme-genetique-laurent-alexandre-dans-gmb/3258830223001/https://video.lefigaro.fr/figaro/video/dnavision-veut-decoder-l-integrale-du-programme-genetique-laurent-alexandre-dans-gmb/3258830223001/

francetvinfo.fr/monde/ameriques/video-google-veut-repousser-les-limites-de-l-espece-humaine_790131.html : VIDEO. Google veut repousser les limites de la vie On le sait, Google règne en maître sur Internet. Ce que l’on sait moins, c’est que la firme high-tech de la Silicon Valley veut aussi repousser les limites de l’homme et faire reculer la date de sa mort. Ainsi a-t-elle recruté Ray Kurzweil, un informaticien spécialiste de l’intelligence artificielle très célèbre outre-Atlantique. Selon ce dernier, grâce à des micro-robots, notre corps sera bientôt capable de se réparer tout seul. « Dans vingt ans, notre cerveau sera directement relié à un cerveau synthétique virtuel et notre pensée deviendra un mélange de pensée biologique et non biologique », déclare-t-il.
Notre corps robotisé, notre conscience reprogrammée pour l’immortalité, ces étonnantes ambitions de Ray Kurzweil alimentent les rumeurs autour de Google. Lentilles de contact pour surveiller le diabète, pilule capable d’anticiper l’apparition d’un cancer… « Google peut-il résoudre la mort ? », titrait récemment le magazine Time.
« Le business de Google, c’est le contrôle des gens »
La santé est en tout cas au cœur des préoccupations de Google. Dans son centre expérimental Google X, la firme travaille avec des géants de l’industrie pharmaceutique. Elle a aussi investi dans un laboratoire spécialisé dans la recherche d’anticorps, un autre spécialisé dans le décryptage des gènes et une filiale dédiée à la lutte contre le vieillissement.
Le business de Google étant basé sur la collecte de données personnelles, quelle est la nature de son intérêt sur le terrain médical ? « Le business de Google, c’est l’information sur les gens, c’est le contrôle des gens, c’est la maîtrise des gens », commente Axel Kahn, ancien membre du Comité consultatif national d’éthique.

-Ray Kurzweil, le salarié de Google qui veut terrasser la mort

https://www.lemonde.fr/festival/article/2015/09/23/ray-kurzweil-le-salarie-de-google-qui-veut-terrasser-la-mort_4767845_4415198.htmlEmployé par Google pour plancher sur l’intelligence artificielle, Ray Kurzweil, icône mondiale du transhumanisme, estime que d’ici quelques décennies l’homme sera immortel. Une vision loin de faire l’unanimité dans les rangs des scientifiques. Une vision loin de faire l’unanimité dans les rangs des scientifiques.Ray Kurzweil estime que l’innovation technologique exponentielle permettra de vaincre la mort et donnera naissance à terme à des machines plus intelligentes que les humains. Une vision loin de faire l’unanimité dans les rangs des scientifiques.
Il  pense ne pas avoir besoin d’épitaphe. Cet inventeur, auteur, et « futuriste » est convaincu que l’homme, grâce aux progrès exponentiels de la technologie, va devenir immortel dans une poignée de décennies.

liens:

dailymotion.com/video/xazeo6_le-cerveau-mystique-1_tech

http://www.dailymotion.com/video/xauvk2_le-cerveau-mystique-2_tech
https://monblogdereflexions.blogspot.com/2012/12/conscience-quantique-nouvelle-science.html#.W8zOwWgzaWs:    (Entretien de Patrice Van Eersel avec Jean Staune) « La modernité est partie d’un Yalta métaphysique : aux religieux le ciel, aux scientifiques la terre ; entre les deux, un rideau de fer. Mais voilà qu’une fissure, provoquée par les physiciens du début du siècle, s’élargit maintenant à d’autres disciplines – neurologie, sciences de l’évolution… – et menace de tout remettre en cause. Réenchantement ou confusion ? Nouvelles Clés tente un bilan, et interroge Jean Staune – tête chercheuse de talent ».https://monblogdereflexions.blogspot.com/2016/03/le-reenchantement-du-monde.html#.YAXPNuhKiWs: « Paul Valéry, pressentant la catastrophe où menait le nazisme, constatait dès 1939 une « baisse de la valeur esprit ». Aurait-il pu imaginer dans quel état de déchéance généralisée tomberait l’humanité quelques décennies plus tard – là où nous en sommes? » C’est ainsi que commence le livre « Réenchanter le monde »

2) Homo Deus, le livre de Yuval Noah Harari : Une brève histoire de l’avenir

[fr.wikipedia.org/wiki/Homo_Deus_:_Une_br%C3%A8ve_histoire_de_l%27avenir?fbclid=IwAR2qNpaVew6qP1LPnh494g_9F84Z3nWNnP5U4UW_q2m_0EsplpT8AcIECe]: Homo Deus, une brève histoire de l’avenir[sciencesetavenir.fr/high-tech/intelligence-artificielle/questions-a-mark-alizart-philosophe-peut-etre-dira-t-on-un-jour-que-dieu-est-algorithme_137697?fbclid=IwAR2GQ-UVCDCeupvjkshQE1V5h3sMZQZaTF6Fncafn76YUq9u6DtV4KizO-s]: Mark Alizart : « Peut-être dira-t-on, un jour, que Dieu est Algorithme »

https://rcf.fr/…/bertrand-vergely-la-fin-programmee-de…

« Pour faire un citoyen il n’y a plus besoin d’un être humain, un robot peu faire office de citoyen : c’est là où je dis qu’il y a disparition de l’homme »

Bertrand Vergely, la fin programmée de l'humain a-t-elle commencé?

RCF.FRBertrand Vergely, la fin programmée de l’humain a-t-elle commencé?
https://www.padreblog.fr/rester-humains-face-aux-algorithmes

Rester humains face aux algorithmes - Padreblog

PADREBLOG.FRRester humains face aux algorithmes – Padreblog
      2-1) Voici un résumé par wikipedia de ce livre qui donne lui aussi des pistes sur l’avenir de l’humanité (voire du transhumanisme) qui se profile en ce début de l’ère du verseau. Présentation du livre:https://fr.wikipedia.org/wiki/Homo_Deus_:_Une_brève_histoire_de_l%27avenirHomo Deus : Une brève histoire de l’avenir est un livre de Yuval Noah Harari publié pour la première fois en hébreu en 2015. Traduit en plusieurs langues, il se lit en anglais dès 2016 et en français aux éditions Albin Michel dès septembre 2017.Introduction : le nouvel ordre du jour humainL’auteur se pose la question de savoir quelles vont être les priorités de l’humanité au cours du 3e millénaire. L’histoire nous apprend le caractère imprévisible à long terme des aspirations humaines. Mais il est probable que les grands projets de l’humanité au xxie siècle soient d’atteindre l’immortalité, de trouver la clé du bonheur et d’ainsi hisser l’homme au rang de dieu. Mettre des mots sur ce possible avenir est indispensable si l’humanité veut influencer un tel scénarioPartie 1 : Homo sapiens conquiert le mondeChapitre 2 : l’Anthropocène. Au cours de l’anthropocène, l’homme, grâce à son intelligence a asservi le monde animal. L’auteur pose la question de savoir si des ordinateurs dépassant les hommes en intelligence et en puissance pourraient traiter les hommes de la même façon que les hommes traitent les animaux.Chapitre 3 : l’étincelle humaine. Les humains ont créé des entités intersubjectives, comme les dieux, les nations, les entreprises; ce sont des fictions qui dominent les hommes et le monde.Partie 2 : Homo sapiens donne sens au mondeChapitre 4 : les conteurs. Les fictions permettent aux hommes de coopérer entre eux, mais au xxie siècle, avec les biotechnologies et l’informatique, les fictions peuvent devenir de plus en plus puissantes. Elle pourront modeler les corps et créer des mondes virtuels, contrôlant davantage l’existence des humains.Chapitre 5 : le couple dépareillé. Les religions sont des fictions qui ont permis d’assurer le pouvoir sur les hommes en transformant des jugements éthiques en énoncés factuels, obscurcissant la connaissance. La science en recherchant la vérité recherche le pouvoir.Chapitre 6. l’alliance moderne. La modernité est la conséquence de l’alliance entre la science et l’humanisme.Chapitre 7 : la Révolution humaniste. L’humanisme est devenu la religion du xxe siècle, elle est scindée en trois grandes branches ː l’humanisme libéral (ou libéralisme), l’humanisme socialiste et l’humanisme évolutionniste.Partie 3. Homo Sapiens perd le contrôleChapitre 8 : la bombe à retardement au laboratoire. Les neurosciences du xxie siècle indiquent que les décisions humaines, le libre-arbitre, sont le résultat de processus électro-chimiques du cerveau. Les chercheurs arrivent à la conclusion qu’il n’y a pas d’individus libres.Chapitre 9 : le grand découplage. Au cours du xxie siècle, la machine va devenir plus performante que l’homme et va se substituer radicalement aux humains. Les seuls métiers qui vont rester sont ceux où le remplacement de l’homme par une machine n’est pas rentable. Se pose alors la question de l’avenir de ces humains devenus inutiles, face à une élite aux pouvoirs améliorés.Chapitre 10 : l’océan de la conscience.Chapitre 11 : la religion des data. La puissance des systèmes de gestion de données et la multiplication des capteurs d’acquisition de données, font que les systèmes informatiques ont des performances meilleures que celle des humains. Des systèmes algorithmes non conscients mais hautement intelligents savent mieux que vous ce qui est bien pour vous. Cette gestion des données pourrait être le système qui mette l’Homme sur la touche.

Homo Deus : Une brève histoire de l'avenir — Wikipédia

FR.WIKIPEDIA.ORGHomo Deus : Une brève histoire de l’avenir — WikipédiaHomo Deus : Une brève histoire de l’avenir est un livre de Yuval Noah Harari publié pour la première fois en hébreu en 2015. Traduit en plusieurs langues, il se lit en anglais dès 2016 et en français aux éditions Albin Michel dès septembre 2017.m
BERNARDGEORGES.FRIntelligence et conscience artificielles – FAIRE AIMER L’AVENIR
2-2) Je viens de terminer le livre de Yuval Noah Harari Homo Deus (Une brève histoire du futur). La première partie de la dernière page de conclusion est une constatation pessimiste pour moi, qui pose le problème évoqué dans le livre de Naccache, « perdons-nous connaissance?« . Cela va dans le sens de la peur qui domine le monde en ce moment. Nous verrons que la deuxième partie de la conclusion laisse un espoir.
1) La science converge sur un dogme universel, suivant lequel les organismes sont des algorithmes et la vie se réduit au traitement des données. 2) l’intelligence se découple de la conscience [https://bernardgeorges.fr/…/difference-entre…/] -Etre intelligent c’est, entre autres, être capable de détecter et de comprendre des émotions. Et aujourd’hui, on sait très bien, de l’extérieur, programmer des robots pour détecter et analyser des émotions de manière beaucoup plus fine que ne le font des êtres humains. -La conscience, c’est la capacité à éprouver des émotions. C’est la capacité à se constituer comme étant différent des autres, à constituer sa propre identité, au travers des interactions que nous développons avec les autres, au travers des émotions que nous développons dans ces interactions, émotions que nous intériorisons sous forme de sentiments, et par-dessus lesquels nous construisons un système de pensées. Etre conscient, c’est à la fois ressentir et penser. Ressentir et penser sont des verbes de la conscience. Ce ne sont pas les verbes de l’intelligence. La conscience, c’est quelque chose de réflexif. La conscience, c’est l’intelligence de soi.3) des algorithmes intelligents pourraient bientôt nous connaître mieux que nous-mêmes.
31décembre 2021 Passage en ce que certains présument être l’an 2 de l’ère du verseau: En commentaires, je citerai quelques passages de « Homo-Deus » qui ont retenu mon attention. En premier lieu, page 36, on lit; « Le développement à vitesse V de domaines comme le génie génétique, la médecine régénérative et les nanotechnologies nourrit de multiples prophéties toujours plus optimistes. Certains experts croient que les humains triompheront de la mort d’ici 2200, certains parlent même de 2100. Kurzveil et de Grey sont encore plus confiants. Ils soutiennent qu’en 2050 (30 ans!), quiconque possède un corps sain et un solide compte en banque aura une chance d’accéder à l’immortalité en trompant la mort de décennie en décennie. Tous les 10 ans, […] nous ferons un séjour dans une clinique pour y subir une transformation qui nous guérira de nos maladies, mais régénèrera aussi nos tissus en décomposition et améliorera nos mains, nos yeux et notre cerveau. Entre deux hospitalisations, les médecins auront inventé pléthore de nouveaux médicaments d’extensions et de gadgets […] En vérité, ils seront a mortels plutôt qu’immortels. … ». (Apparemment, on commence plutôt mal si on se réfère à la crise sanitaire actuelle). Pour commenter ce passage, je vais me référer à Lionel Naccache (voir wikipedia: Lionel Naccache, né le 27 mars 1969 est neurologue, professeur des universités-praticien hospitalier (la Pitié-Salpétrière) et spécialiste des neurosciences cognitives). Son livre « perdons-nous connaissance? » mérite une lecture attentive. Perdons-nous le sens de ce qu’est la connaissance alors que nous nous autoproclamons « société de la connaissance? » Aujourd’hui, la connaissance ne fait plus plus peur à personne, alors que depuis 3 000 ans notre culture occidentale n’a cessé de la décrire vitale et dangereuse (Dieu n’a t-il pas dit « mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras Annik de Souzenelle corrige en disant « tu muteras » au lieu de « tu en mourras ».
2-3) La deuxième partie de la conclusion du livre Est plus nuancée. Les trois processus que nous avons vu précédemment soulèvent trois questions qui doivent rester à l’esprit pour alimenter notre réflexions sur la question du sens. 1) Les organismes ne sont-ils réellement que des algorithme, et la vie se réduit-elle au traitement des données? 2) De l’intelligence ou de la conscience, laquelle est la plus précieuse? 3) Qu’adviendra-t-il de la société, de la politique et de la vie quotidienne quand les algorithmes non conscients mais hautement intelligents nous connaîtront mieux que nous nous connaissons?
Jean-michel Thomassonhttps://www.padreblog.fr/rester-humains-face-aux-algorithmes

Rester humains face aux algorithmes - Padreblog

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Est-ce ce qui se passe en ce début de l’ère du verseau?https://newsroom.em-strasbourg.eu/les-actus-de-la-newsroom/nous-vivons-une-bifurcation-un-changement-d-ere: « Nous vivons une bifurcation, un changement d’ère »J’ère du verseau et les grands bouleversements: De 0 après JC à nos jours, les humains ont vécu à l’ère des Poissons. Il va sans dire que la transition actuelle est tout aussi spéciale, puisqu’elle marque la fin d’une période de près de 26 000 ans. Pour les 2000 prochaines années, nous vivrons à l’ère du Verseau. Le début officiel de l’ère du Verseau fut pour certains le 11 novembre 2011, tandis que d’autres fixent cette date beaucoup plus tard (certains la fixent en 2020). Selon certains philosophes, les grandes périodes de notre histoire seraient déterminées par l’alignement du Soleil Étant donné qu’il s’agit d’un cycle de 2000 ans, de nombreux changements sont à prévoir, quelle que soit la date exacte de son commencement CONSULTATIONVOYANCE.COMLa transition vers l’ère du Verseau sera une période de grands bouleversementsJ’ai aimé son livre « contre le totalitarisme transhumaniste »
HTTPS://WWW.AMAZON.FR/CONTRE-TOTALITARISME…/DP/236405172X

Contre le totalitarisme transhumaniste: Les enseignements philosophiques du sens commun

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liens:monblogdereflexions.blogspot.com/2019/01/article-1-perdons-nous-connaissance.html#.X_ShNdhKiWv
monblogdereflexions.blogspot.com/2012/12/conscience-quantique-nouvelle-science.html?fbclid=IwAR3Eofd4laOBgG1w57ntwm-VRIMC–2nXn-fKaxcdpFq1P0Z4-SS9McpxkI#.X_SJ4h7PyWv
agoravox.tv/actualites/societe/article/comment-passer-de-l-information-a-24993?fbclid=IwAR3WkD5FHZ6ic3UH-3HkHNU-l7sx80rMt0ELacUKksjUjjvp6PUjNEJLkdI
cnetfrance.fr/news/l-internet-du-futur-sera-quantique-et-voici-a-quoi-il-ressemblera-39906889.htm#:~:text=T%C3%A9l%C3%A9portation%20quantique,et%20partag%C3%A9e%20dans%20des%20qubits.L’internet du futur sera quantique

Bonne année 2021 « an 2 de l’ère du verseau? » Redonnons sa place au « sujet » (et moins à l’objet de la connaissance) avec l’espérance que l’être humain unique que nous ne devons cesser d’être s’épanouisse plus. Ce serait aussi le visage au sens que lui donnait Emmanuel Levinas. Pour Lionel Naccache « l’acte de connaître met en scène trois entités: -le sujet X tel qu’il existait et se représentait à lui-même avant de connaître l’objet Y -L’objet Y qui est le support de cet acte de connaissance. -Le sujet X’ qui est le sujet ayant absorbé l’objet Y, c’est à dire le sujet ayant mis à jour ses représentations mentales à la lumière des nouvelles connaissances acquises »(voir l’article de mon blog: https://monblogdereflexions.blogspot.com/…/article-5…Cette année 2021 sera très certainement une année de la peur comme 2020. Comme je l’ai exprimé dans mes publications précédentes, en faisant référence au livre de Lionel Naccache, « perdons-nous connaissance »; C’est à dire perdons-nous le sens de ce qu’est la connaissance alors que nous nous autoproclamons « société de la connaissance? » Aujourd’hui, la connaissance ne fait plus plus peur à personne, alors que depuis 3 000 ans notre culture occidentale n’a cessé de la décrire vitale et dangereuse (Dieu n’a t-il pas dit « mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras Annik de Souzenelle corrige en disant « tu muteras » En fait, nous avons remplacé une peur millénaire par de nouvelles peurs, ceci malgré une science triomphante qui semblait-il devait tout expliquer et résoudre. Jadis, on avait autant peur de la mort que de nos jours. Mais elle faisait partie de la vie .Maintenant, l’ombre du transhumanisme fait rêver d’un monde où le développement à vitesse V de domaines comme le génie génétique, la médecine régénérative et les nanotechnologies nourrit de multiples prophéties toujours plus optimistes. Certains experts croient que les humains triompheront de la mort d’ici 2200, certains parlent même de 2100. Kurzveil et de Grey sont encore plus confiants. Ils soutiennent qu’en 2050 (30 ans!), quiconque possède un corps sain et un solide compte en banque aura une chance d’accéder à l’immortalité en trompant la mort de décennie en décennie. Tous les 10 ans, […] nous ferons un séjour dans une clinique pour y subir une transformation qui nous guérira de nos maladies, mais régénèrera aussi nos tissus en décomposition et améliorera nos mains, nos yeux et notre cerveau. Entre deux hospitalisations, les médecins auront inventé pléthore de nouveaux médicaments d’extensions et de gadgets […] En vérité, ils seront a mortels plutôt qu’immortels. … ». On n’en n’est pas encore là, mais la mort semble ne plus devoir être acceptée alors que nous sommes encore impuissants devant les risques qui menacent l’humanité , que ce soient des virus, les risques dûs aux changements climatiques, les autre maladies. La peur devient de plus en plus prégnante. Ainsi que le note Lionel Naccache, notre « société de la connaissance » autoproclamée, une société de l’information qui se prend à rêver d’être ce qu’elle n’est pas (encore?).actualise les menaces existentielles que la connaissance continue à faire peser sur les fictions-interprétations-croyances que nous sommes. Pour résoudre ce paradoxe, Naccache pense qu’on peut maintenant faire l’hypothèse que nous sommes portés à confondre la connaissance avec l’information, aux dépend du sujet: nous réduisons l’expérience de la connaissance (qui présuppose le sujet et sa transformation) au seul objet informationnel Y qui devient alors la support de cette expérience « subjectivité ». La connaissance est alors réduite aux informations qui en sont l’objet et la transparence devient un objectif revendiqué, puis nécessaire, voir ultime. D’où la confusion entre société de la connaissance et société de l’information. Et cette confusion permet également de comprendre pourquoi nous ne faisons pas usage des « mauvaises solutions » des temps passés que nous avons évoquées dans mon article 2
Intelligence artificielle et conscience autres liens. 
Interview de Philippe Guillemant par Bob Bellanca 15 mars 2019 (on semble encore loin de la conscience)https://www.youtube.com/watch?v=Ck4iY9fFrC8intégralité par la chaine BTLV: https://www.youtube.com/embed/Ck4iY9fFrC8

http://lecerveau.mcgill.ca/flash/a/a_12/a_12_p/a_12_p_con/a_12_p_con.html#varela: qu’est-ce que la conscience? En 1994, à la première conférence sur la conscience de Tucson, en Arizona, le philosophe David Chalmers proposa pour sa part de distinguer les difficultés que pose l’étude de la conscience en deux types de problèmes distincts : les « problèmes faciles » et le « problème difficile » de la conscience. (voir enaction: https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89naction)
https://monblogdereflexions.blogspot.com/2012/12/conscience-quantique-nouvelle-science.html#.W8zOwWgzaWs: « La modernité est partie d’un Yalta métaphysique : aux religieux le ciel, aux scientifiques la terre ; entre les deux, un rideau de fer. Mais voilà qu’une fissure, provoquée par les physiciens du début du siècle, s’élargit maintenant à d’autres disciplines – neurologie, sciences de l’évolution… – et menace de tout remettre en cause. Réenchantement ou confusion ? Nouvelles Clés tente un bilan, et interroge Jean Staune – tête chercheuse de talent ».
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1510: D’où vient l’intelligence humaine? La dialectique auto-organisée de l’individu et de la collectivité, du corps et du cerveau, des émotions et de la pensée, de l’inconscient et du conscient, de la logique et de l’imaginaire, du lent et du rapide
https://www.cielterrefc.fr/vers-un-monde-transrationnel/lesprit-au-dela-de-la-matiere-en-parcourant-les-sciences/: L’Esprit – Au-delà de la matière -en parcourant les sciences avec Jean Staune Une nouvelle approche révolutionnaire de la science suivi de le détail de la grande étude de Jean-Michel Thomasson sur son blog effectuée du 26 juin 2012 au 6 novembre 2013
http://eveilphilosophie.canalblog.com/archives/2016/06/21/33994293.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=eveilphilosophie: un entretien de Michel Bitbol (avec Katia Kanban), auteur d’un ouvrage très important sur la conscience paru en 2014
https://www.amazon.fr/conscience-BORDEL-Entre-humour-sagesse-ebook/dp/B0779CL1PM:: Et la conscience BORDEL: Entre humour et sagesse
https://fr.wikipedia.org/wiki/Intelligence_artificielle. Ce que wikipedia nous en dit
L’intelligence artificielle (IA) est « l’ensemble de théories et de techniques mises en œuvre en vue de réaliser des machines capables de simuler l’intelligence »1. Elle correspond donc à un ensemble de concepts et de technologies plus qu’à une discipline autonome constituée. D’autres, remarquant la définition peu précise de l’IA, notamment la CNIL, la définissent comme « le grand mythe de notre temps »2.Souvent classée dans le groupe des sciences cognitives, elle fait appel à la neurobiologie computationnelle (particulièrement aux réseaux neuronaux), à la logique mathématique (sous-discipline des mathématiques et de la philosophie) et à l’informatique. Elle recherche des méthodes de résolution de problèmes à forte complexité logique ou algorithmique. Par extension elle désigne, dans le langage courant, les dispositifs imitant ou remplaçant l’homme dans certaines mises en œuvre de ses fonctions cognitives3.Ses finalités et son développement suscitent, depuis toujours, de nombreuses interprétations, fantasmes ou inquiétudes s’exprimant tant dans les récits ou films de science-fiction que dans les essais philosophiques.Définition
Le terme « intelligence artificielle », créé par John McCarthy, est souvent abrégé par le sigle « IA » (ou « AI » en anglais, pour Artificial Intelligence). Il est défini par l’un de ses créateurs, Marvin Lee Minsky, comme « la construction de programmes informatiques qui s’adonnent à des tâches qui sont, pour l’instant, accomplies de façon plus satisfaisante par des êtres humains car elles demandent des processus mentaux de haut niveau tels que : l’apprentissage perceptuel, l’organisation de la mémoire et le raisonnement critique »a,4. On y trouve donc le côté « artificiel » atteint par l’usage des ordinateurs ou de processus électroniques élaborés et le côté « intelligence » associé à son but d’imiter le comportement. Cette imitation peut se faire dans le raisonnement, par exemple dans les jeux ou la pratique des mathématiques, dans la compréhension des langues naturelles, dans la perception : visuelle (interprétation des images et des scènes), auditive (compréhension du langage parlé) ou par d’autres capteurs, dans la commande d’un robot dans un milieu inconnu ou hostile.Même si elles respectent globalement la définition de Minsky, il existe un certain nombre de définitions différentes de l’IA qui varient sur deux points fondamentaux5 :

  • les définitions qui lient la définition de l’IA à un aspect humain de l’intelligence, et celles qui la lient à un modèle idéal d’intelligence, non forcément humaine, nommée rationalité ;
  • les définitions qui insistent sur le fait que l’IA a pour but d’avoir toutes les apparences de l’intelligence (humaine ou rationnelle), et celles qui insistent sur le fait que le fonctionnement interne du système d’IA doit ressembler également à celui de l’être humain et être au moins aussi rationnel.

Historique: Histoire de l’intelligence artificielle.
Historiquement, elle trouve son point de départ dans les années 1950 avec les travaux d’Alan Turing, qui se demande si une machine peut « penser ». Le développement croissant des technologies informatiques(puissance de calcul) et des techniques algorithmiques (notamment l’apprentissage profond ou deep learning) ont permis la réalisation de programmes informatiques surpassant l’homme dans certaines de ses capacités cognitives emblématiques : le jeu d’échecs en 1997, le jeu de go en 2016 et le poker en 2017.L’une des origines de l’intelligence artificielle se trouve probablement dans l’article d’Alan Turing « Computing Machinery and Intelligence » (Mind, )6, où Turing explore le problème et propose une expérience maintenant connue sous le nom de test de Turing dans une tentative de définition d’un standard permettant de qualifier une machine de « consciente ». Il développe cette idée dans plusieurs forums, dans la conférence « L’intelligence de la machine, une idée hérétique »7, dans la conférence qu’il donne à la BBC 3e programme le  « Les calculateurs numériques peuvent-ils penser ? »8 ou la discussion avec M.H.A. Newman, Sir Geoffrey Jefferson et R.B. Braithwaite les 14 et  sur le thème « Les ordinateurs peuvent-ils penser ? »9. L’autre origine probable est la publication, en 1949, par Warren Weaver de son mémorandum sur la traduction automatique des langues10 qui suggère qu’une machine puisse faire une tâche qui relève typiquement de l’intelligence humaine.On considère que l’intelligence artificielle, en tant que domaine de recherche, a été créée à la conférence qui s’est tenue sur le campus de Dartmouth College pendant l’été 195611 à laquelle assistaient ceux qui vont marquer la discipline. L’intelligence artificielle se développe ensuite surtout aux États-Unis à l’université Stanford sous l’impulsion de John McCarthy, au MIT sous celle de Marvin Minsky, à l’université Carnegie-Mellonsous celle de Allen Newell et Herbert Simon et à l’université d’Édimbourg sous celle de Donald Michie. En France, l’un des pionniers est Jacques Pitrat.Toutefois le sujet de l’intelligence artificielle est un sujet dont les bornes peuvent varier. Par exemple, la recherche d’un itinéraire était considéré comme un problème d’intelligence artificielle dans les années 1950, alors que depuis que des applications sont dotées d’algorithmes pour résoudre ces questions la recherche d’itinéraires n’est plus considérée comme de l’intelligence artificielle12.https://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/l-intelligence-artificielle-et-la-208258!:: L’intelligence artificielle et la disparition de l’homme par Bernard Duguéhttps://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/intelligence-artificielle-realites-207461?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+agoravox%2FgEOF+%28AgoraVox+-+le+journal+citoyen%29 (Intelligence artificielle : réalités ou fantasmes ?)http://math.ucr.edu/home/baez/information.html (Information en bit John Baez)https://www.dunod.com/sites/default/files/atoms/files/Feuilletage_355.pdf:: Max Tegmark Notre Univers mathématique En quête de la nature ultime du Réelhttps://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/information-realite-fondamentale-163860 (Information, Réalité fondamentale de l’Univers… ? par Vincent Verschoore(son site)
http://www.astrosurf.com/luxorion/astro-outils6.htm: nos outils pour sonder l’univers, l’informatique VI)nominalismeproblème des universauxuniversaux
https://www.persee.fr/doc/phlou_0776-555x_1921_num_23_89_2264: Le nominalisme de Guillaume Occam. La théorie de la relation
http://noosphere.princeton.edu/: Projet de conscience globale: corrélations significatives dans des données aléatoires La conscience cohérente crée l’ordre dans le monde Des interactions subtiles nous lient les uns aux autres et à la Terre Lorsque la conscience humaine devient cohérente, le comportement des systèmes aléatoires peut changer. Les générateurs de nombres aléatoires (RNG) basés sur le tunneling quantique produisent des séquences totalement imprévisibles de zéros et de uns. Mais lorsqu’un grand événement synchronise les sentiments de millions de personnes, notre réseau de GNA devient subtilement structuré.
http://noosphere.princeton.edu/dean/wtc0921.html; Analyse du projet Global Consciousness du 11 septembre 2001 Dean Radin Après une analyse de trois mois de données GCP, je conclus qu’une anomalie statistique associée à la date, à l’heure et au lieu général des attentats terroristes du 11 septembre 2001 a également été mise en évidence. quelques heures avant que les événements largement visibles se déroulent.
http://www.infinitude.asso.fr/Le_Messager/82/Im82_21-25.pdf: eben alexander neurochirgugien: les preuves du parasis (il raconte sa NDE)
https://le-cercle-psy.scienceshumaines.com/l-esprit-au-dela-des-neurones-une-explication-de-la-conscience-et-de-la-liberte_sh_30191L’esprit au-delà des neurones. Une explication de la conscience et de la liberté L’esprit au-delà des neurones. Une explication de la conscience et de la liberté Benjamin Libet
https://le-cercle-psy.scienceshumaines.com/l-esprit-au-dela-des-neurones-une-explication-de-la-conscience-et-de-la-liberte_sh_30191: Benjamin libet: l’électroencéphalogramme montre que le cerveau s’était mis en action 200 millisecondes avant que la personne en ait pris conscience. Autrement dit,  l’action d’appuyer sur le bouton s’est passée en trois temps : 1) Mise en route d’une activité cérébrale ; 2) Intention consciente ; 3) Action. Or, si la mise en route a précédé la conscience, cela signifie que la conscience est en partie illusoire : le cerveau décide avant que la personne en ait conscience !
https://www.youtube.com/watch?v=w-flWm6Rrcs: Lothar Schafer The Infinite Potential of Quantum Physics Interview by Iain McNay
https://fr.wikipedia.org/wiki/Carl_Woese: un microbiologisteaméricain, pour ses travaux de phylogénie moléculaire du vivant et pour la définition, en 1977, du domaine Archaea
http://www.jeanstaune.fr/les-cles-du-futur.htmlDans cette synthèse exceptionnelle, fruit de quinze années de recherches, Jean Staune dessine les contours du monde de demain et livre à chacun d’entre nous les clés pour s’y adapter. Un ouvrage essentiel, résolument optimiste, nourri de dizaines de rencontres avec ceux qui développent les idées et inventent les pratiques d’une nouvelle aventure humaine.
http://wasdarwinwrong.com/kortho13.htm: Darwin s’est-il trompé?
https://www.nss-journal.org/fr/articles/nss/pdf/2009/02/nss9207.pdf: Dossier Évolution et créationnisme La théorie de l’évolution a-t-elle une structure ?  conclusion: La théorie des équilibres ponctués s’avère à même de supplanter très largement la théorie néodarwinienne.L’enthousiasme de Stephen Jay Gould est néanmoins à modérer par la résistance du néodarwinisme, sous l’angle d’autres disciplines biologiques.
http://www.uip.edu/blog/le-defi-du-structuralisme-au-darwinisme4967863: le défi du structuralisme au darwinisme par M A Denton (voir https://en.wikipedia.org/wiki/Quinarian_system)

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2651812/: Darwinian evolution in the light of genomics Eugene V. Koonin*le stade génomique pourrait constituer un changement radical par rapport au néo-darwinisme. du darwinisme classique. voir ses critiques du néodarwinisme
https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Dambricourt-Malass%C3%A9: Anne Dambricourt Malassé est une paléoanthropologue française,
https://academic.oup.com/nar/article/37/4/1011/2410406 Darwinian evolution in the light of genomics Eugene V. Koonin Les études de génomique évolutive montrent que la sélection naturelle n’est que l’une des forces qui déterminent l’évolution du génome et qu’elle n’est pas dominante quantitativement, alors que les processus non adaptatifs sont beaucoup plus marquants qu’on ne le soupçonnait auparavant.http://pedagogix-tagc.univ-mrs.fr/courses/BI5U25_biologie_evolutive/pdf_files/Ariane_Ramaekers/02-Evolution_part1.pdf les théories de l’évolution. 



ou

r
.http://eveilphilosophie.canalblog.com/archives/2016/06/21/33994293.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=eveilphilosophie (entretien de Michel Bitbol autour de « la conscience a telle une origine (avec Katia Kanban), auteur d’un ouvrage très important sur la conscience paru en 2014. L’entretien est difficile (très) mais intéressant (très)Il vient du site actuphilosophia
http://www.implications-philosophiques.org/recensions/recension-la-conscience-a-t-elle-une-origine/ (Michel Bitbol La conscience a-t-elle une origine ? Des neurosciences à la pleine conscience : une nouvelle approche de l’esprit)
http://bouger-la-vie.com/blog/patrimoine-genetique-et-epigenetique/ (bruce lipton: patrimoine génétique et épigénétique, vers le nouvel humain?)
http://www.inexplique-endebat.com/article-recherches-sur-le-cerveau-mystique-65176196.html    (Le Cerveau Mystique, est un documentaire (0h52) qui s’intéresse aux recherches scientifiques concernant l’activité neurologique du cerveau face aux phénomènes psychiques, de méditation, d’influence sur le corps…
http://blogs.scientificamerican.com/cross-check/world-s-smartest-physicist-thinks-science-can-t-crack-consciousness/ (World’s Smartest Physicist Thinks Science Can’t Crack Consciousness String theorist Edward Witten says consciousness “will remain a mystery”)
http://www.echosciences-grenoble.fr/communautes/atout-cerveau/articles/l-etat-du-cerveau-post-numerique (L’Etat du Cerveau Post-Numérique)
http://www.echosciences-grenoble.fr/membres/laurent-vercueil (Laurent Vercueil Je contribue à 1 communauté Docteur en Médecine, Spécialiste en Neurologie Docteur en Neurosciences Responsable de l’unité des Explorations Fonctionnelles du Système Nerveux au CHU de Grenoble Membre de l’équipe 9 de l’unité INSERM 836 à l’institut des Neurosciences de Grenoble)

http://darknessclosesin.ning.com/group/artificial-intelligence-in-the-new-age/forum/topic/show?id=4506165%3ATopic%3A1325923&xg_source=msg (New DARPA Program Aims to Facilitate Training Through Nerve Stimulation)
http://futurism.com/scientists-make-an-algorithm-that-designs-quantum-experiments/ (Scientists Make an Algorithm That Designs Quantum Experiments)
http://www.esthersternberg.com/ Dr Esther Steinberg)
https://www.nlm.nih.gov/changingthefaceofmedicine/physicians/biography_309.html (Changing the face of medecine: Dr Esther Steinberg)
http://u821.lyon.inserm.fr/_annuaire/display.php?id_name=123 (Antoine Lutz chercheur en neuro-sciences)
https://crnl.univ-lyon1.fr/index.php/fr/Accueil/ERC-Brain-Mindfulness-A.-Lutz (Dr. Antoine Lutz, Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon)
http://www.lavie.fr/famille/psy/antoine-lutz-j-ai-conduit-les-premieres-experiences-sur-le-cerveau-meditant-07-02-2013-36151_417.php (Antoine Lutz : « J’ai conduit les premières expériences sur le cerveau méditant »)
http://www.andrewnewberg.com/research/Andrew Newberg: Professor and Director of Research Myrna Brind Center of Integrative Medicine | Thomas Jefferson University and Hospital)
http://www.andrewnewberg.com/ (Dr. Andrew Newberg is a neuroscientist who studies the relationship between brain function and various mental states)
http://www.issr.org.uk/meet-issr-members/member/?member_id=153 (William Grassie received his doctorate in religion from Temple University and his bachelor’s degree in political science from Middlebury College). 
http://www.huffingtonpost.com/william-grassie/ (William Grassie is the author of The New Sciences of Religion: Exploring Spirituality from the Outside In and Bottom U)
http://rhubarbe.net/2016/03/25/a-la-recherche-du-code-neural/ 5A la recherche du code neural)
http://www.futura-sciences.com/videos/d/interview-nee-intelligence-artificielle-2570/ (L’intelligence artificielle naît en 1956 lors d’une conférence faisant suite à un article d’Alan Turing, cryptologue ayant réussi à casser le code de la machine Enigma durant la seconde guerre mondiale. Cet article, intitulé « Computing Machinery and Intelligence », propose de définir l’intelligence d’unordinateur grâce à un simple test — baptisé plus tard test de Turing.

Quelques  autres liens:
https://www.futura-sciences.com/sciences/dossiers/astronomie-infini-mysteres-limites-univers-574/page/9/
https://www.ledifice.net/7045-3.html (avant le big bang)
https://jeanzin.fr/ecorevo/sciences/bogdanov.htm: L’illusion de l’origine -bogdanov-
http://www.arsitra.org/yacs/files/article/38/introduction_conscience.pdf
http://consentino.unblog.fr/
sciencesetavenir.fr/fondamental/trinh-xuan-thuan-le-vide-est-la-matrice-de-tout_23515
https://blogs.mediapart.fr/jean-paul-baquiast/blog/220418/relation-entre-lespace-temps-et-le-monde-quantique
https://fr.wikipedia.org/wiki/Renormalisation
https://www.dailymotion.com/video/xazeo6: Le cerveau mystique

https://www.bellesalternatives.fr/deux-illustres-scientifiques-disent-que-la-conscience-ne-peut-pas-mourir-elle-retourne-a-lunivers/?utm_sq=foqn4o8you&utm_source=Facebook&utm_medium=social&utm_campaign=Anonymous+France(Deux illustres scientifiques disent que la conscience ne peut pas mourir : “Elle retourne à l’Univers” dr stuart hameroff (microtubules et conscience quantique), qu’est-ce que la conscience?), (la vie après la mort par michio kaku)
consciencequantique.com -La vie est une offrande par Alain
inexplique-endebat.com -Quantique et conscience: que sait-on vraiment de la réalité
neotrouve.com -Physique Quantique : entre Science et Conscience
cquantique.com -Parce que vous êtes les créateurs de votre réalité!
elishean.unblog.fr -L’important c’est la rose et la conscience
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Le mystère du satellite Planck. Qu’y avait-il avant le Big Bang? Postface


Le mystère du satellite Planck. Qu’y avait-il avant le Big Bang? Postface

par Luis Gonzalez-Mestres

agoravox.fr/auteur/luis-gonzalez-mestres

arxiv.org : Gonzalez-Mestres

researchgate.net/profile/Grichka_Bogdanoff

uilg.be/blog/wp-content/uploads/2016/06/Tentative-de-synth%C3%A8se-comprendre-le-Big-bang.pdf: Tentative de synthèse, 3 minutes pour comprendre la grande théorie du Big Bang (des frères Grichka et Igor Bogdanov)

monblogdereflexions.blogspot.com/2012/03/mes-liens-pour-les-articles-au.html#.XcreUFdKj4Y: les liens pour les articles rubrique « au commencement du temps »

tel.archives-ouvertes.fr/tel-00001502/document Thèse de Grichka Bogdanov FLUCTUATIONS QUANTIQUES DE LA SIGNATURE DE LA METRIQUE A L’ECHELLE DE PLANCK

tel.archives-ouvertes.fr/tel-00001503v1/document Thèse de Igor Bogdanov ETAT TOPOLOGIQUE DE L’ESPACE-TEMPS A L’ECHELLE ZERo

mondialisation.ca/ce-qua-revele-le-satellite-planck-sur-la-creation-de-lunivers-miracle-ou-hasard/5358636:  Ce qu’a révélé le satellite Planck sur la création de l’univers: Miracle ou hasard?

Par Chems Eddine Chitour

admiroutes.asso.fr/larevue/2014/149/mms.pdf: PRINCIPES D’UNE 2ème MÉCANIQUE QUANTIQUE par Mioara Mugur-Schächter

Mioara Mugur-SchächterMioara Mugur-Schächter facebook

fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Igor_et_Grichka_Bogdanoff/Sources: Discussion:Igor et Grichka Bogdanoff/Sources (

jeanzin.fr/ecorevo/sciences/bogdanov.htm: l’illusion de l’origine

sciences.blogs.liberation.fr/2010/10/15/un-document-accablant-pour-les-bogdanov/

[Liste d’astronomes et astrophysiciens russes   fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d%27astronomes_et_astrophysiciens_russes

Histoire des sciences : personnalités, de 1900 à nos jours: universalis.fr/classification/histoire-des-sciences/histoire-generale-des-sciences/histoire-des-sciences-personnalites-de-1900-a-nos-jours/]

1) Commençons par quelques rappels sur mon article: Le mystère du satellite Planck -Avant le Big Bang


Pages 105 à 129 chapitre 8: l’Univers est-il rond? Ces rappels seront utiles pour la suite notamment dans le chapitre 2-1: Ces dernières interrogations se posent en particulier à propos de la courbure de l’espace  et de son rôle cosmologique avec une incidence directe sur le rôle de l’énergie noire et l’existence même de cette dernière.

     Page 106: le premier a avoir soulevé la question concernant la topologie de la Terre est Bernhard Riemann. Page 107: il présente devant ses pairs son mémoire d’habilitation (extrêmement difficile) que lui a choisi Carl Friedrich GaussPage 108: Il présente l’hypersphère à 3 dimensions qui servira de modèle à Einstein et dont Max Born dira:que « c’est l’une des plus grandes idées sur la nature du monde qui ait jamais été conçue ». Page 109: Une deuxième idée de Riemann est que rien n’empêche la sphère qui représente l’Univers de changer de rayon! Il parle représentation possible de l’espace-temps en expansion (avec 100 ans d’avance). Page 110/111: Que nous dit-on sur la forme de l’Univers? Que l’espace à  dimensions est plat, ce qui prend le contre-pied des idées de Riemann et d’Einstein. Sur le site de Planck, on peut lire: « Le modèle utilisé ici est le modèle de concordance qui suppose un espace plat. Si on recommence l’exercice d’ajustements des paramètres cosmologiques en ajoutant un paramètre de courbure, on constate que notre espace doit être justement plat (ce qui n’a rien à voir avec sa forme mais signifie que sa géométrie est euclidienne). L’hypothèse est précisément vérifiée puisqu’on mesure un paramètre de courbure compris entre -0.01 et +0.01.
« Quant à la géométrie, l’espace est plus plat que jamais. » Mais disent les Bogdanov, la réalité des chiffres, celle des données exploitables conduisent à une interprétation différente du discours officiel. Elle prend le contre-pied de ce que martèlent depuis 2013 les équipes du satellite Planck: l’espace à 3 dimensions, selon les Bogdanov, ne peut pas être rigoureusement, exactement plat. Cela semble aussi déraisonnable que d’affirmer que la Terre est plate.
Pages 112 à 118: La forme de l’Universdensité et densité critique. Que disent WMAP et Planck? Pour que l’espace à 3 dimensions soit exactement plat, comme les commentateurs l’affirment, il faudrait que le paramètre densité soit = 1 (le paramètre de densité est défini comme étant le rapport de la densité d’énergie correspondant à la densité critique d’énergie. Ce paramètre est noté avec la lettre grecque \Omega  et est donc défini par {\displaystyle \Omega \equiv {\frac {\rho }{\rho _{\rm {c}}}}}.). Est ce la cas? Non. Les frères Boddanov citent le résultat de 9 ans d’observations WMAP: https://arxiv.org/abs/1212.5226 (https://arxiv.org/pdf/121 2.5226.pdf). Dans la table 1, on voit que le paramètre densité n’est pas égal à 1 mais à 1.037.

Et qu’en dit le satellite Planck? Voir résultats 22 mars 2013:   https://arxiv.org/abs/1303.5076  (https://arxiv.org/pdf/1303.5076.pdf): l’espace à 3 dimensions n’est pas plat, mais comporte une légère courbure.

Et en France? (page 116). Sur le site du laboratoire « astroparticule et cosmologie » de l’université Paris-7, on peut lire: « Sur les plus grandes échelles (de l’ordre de 60° sur le ciel) les fluctuations de température observées, tant par COBE que par WMAP, sont plus faibles que prévues. Il est possible de ce soit juste un effet de variance cosmique, c’est-à-dire qu’il n’y a pas assez de zones de cette taille dans le ciel pour fournir un échantillon statistiquement significatif. Il pourrait alors simplement s’agir d’un hasard, une fluctuation statistique sans signification particulière. Mais plusieurs équipes y ont vu une indication d’une taille finie de l’univers. La position du premier pic acoustique est compatible avec un univers spatialement plat (courbure Omega_k=0), mais la valeur préférée par l’ajustement est en fait légèrement positive (Omega_k=0.02±0.02), donnant un univers fermé mais de taille nettement plus grande que la partie visible de l’univers (l’intérieur de l’horizon).   https://www.apc.univ-paris7.fr/APC_CS/fr/le-fond-diffus-cosmologique-cmb
D’un espace plat, on est donc irrésistiblement ramené à un espace à courbure >0, c’est à dire un espace fermé… Déjà, le 17 sept 2004, les frères Bogdanov avaient demandé à Georges Ellis, si les résultats de WMAP étaient bien en faveur d’un espace à courbure >0. La réponse par mail a été « Oui c’est correct, quoique beaucoup de gens résistent à cela. » Il a coécrit l’ouvrage intitulé The Large Scale Structure of Space-Time avec Stephen Hawking).
Récapitulons, Pages 118 à 121: La courbure >0  de l’espace à 3 dimensions implique que l’Univers est nécessairement « fermé »; un peu comme la Terre est fermée sur elle-même. Mais quelle est la topologie de cet espace fermé on dit « compact » (compacité)? Revenons à une caractéristique de notre espace. Il ne présente nulle part de déchirures, il est lisse et sans trous (sans failles de l’espace-temps). On dit qu’il est simplement connexe. Matts Roos, dans Introduction à la cosmologie, rappelle, à la page 264, sans états d’âme, pour citer les Bogdanov, que « notre Univers est simplement connexe. » La notion de simple connexité raffine celle de connexité : là où un espace connexe est simplement « d’un seul tenant », un espace simplement connexe est de plus sans « trou » ni « poignée ».
Page 119: Dans l’article de mars 2013 (https://arxiv.org/abs/1303.5076) relatif à la topologie de l’Univers, les quelques deux cent signataires sont d’accord pour dire: « Les modèles d’espace-temps les plus simples sont globalement isotropes et simplement connexes ».   (http://planck.caltech.edu/pub/2013results/Planck_2013_results_26.pdf: « Thus marginalized, the limits on the radius Ri of the largest sphere inscribed in topological domain (at log-likelihood-ratio ∆lnL > −5 relative to a simply-connected flat Planck best-fit model) are: in a flat Universe, Ri > 0.92χrec for the T3 cubic torus; Ri > 0.71χrec for the T2 chimney; Ri > 0.50χrec for the T1 slab; and in a positively curved Universe, Ri > 1.03χrec for the dodecahedral space; Ri > 1.0χrec for the truncated cube; and Ri > 0.89χrec for the octahedral space. The limit for the T3 cubic torus from the matched-circles search is, consistently, Ri > 0.94χrec at 99 % confidence level. »
Page 120: Selon les Bogdanov, il est tout aussi raisonnable de penser que notre Univers n’a pas de bord (cf le modeèle de Hartle Hawking qui propose par ailleurs «L’univers est né sans Dieu»).
Que peut-on tirer de tout cela? Que vraisemblablement notre espace à 3 dimensions est un espace fermé sans bord et simplement connexe (c »est à dire sans trous). Alors, quelle est la seule forme possible?
Page 120: C’est une réponse fascinante, nous disent les Bogdanov, qui représente un des plus hauts sommets des Mathématiques. Elle a été donnée par Poincaré et sera examinée dans les pages suivantes. Il faut ici rappeler que la sphère à 3 dimensions est le modèle adopté par Riemann et Einstein, ce qui incite à penser que le choix de la sphère est « le bon »?
Page 121/122: La conjecture de Poincaré. C’était une conjecture mathématique du domaine de la topologie algébrique portant sur la caractérisation d’une variété particulière, la sphère de dimension trois ; elle fut démontrée en 2003 par le Russe Grigori Perelman. On peut ainsi également l’appeler « théorème de Perelman ».Elle dit: »Un espace à 3 dimensions, fermé, sans bords et simplement connexe est nécessairement une sphère à 3 dimensions.
Pages 122 à 125: La légende de Grigory Parelman. Le mystérieux mathématicien vit reclus en compagnie de sa vieille mère à Saint Pétersbourg, non loin des quartiers dans lesquels Friedmann aimait à se promener en compagnie de son turbulent élève, Georges Gamow. Il se révèle vite un prodige. En 1982, à l’âge de 16 ans, le voilà médaille d’or des Olympiades internationales de mathématiques avec le score de 42/42. Il soutient sa thèse à 24 ans et se lance à corps perdu dans des travaux vertigineux avec alexandre alexandrov, un autre géant des mathématiques. qui a passé sa thèse sous la direction de Vladimir Fock, lui-même élève, avec Gamow, du grand Friedmann. Mais, dès 1995, il commence à battre en retraite face aux honneurs, alors que Princetown et Stanford lui font des offres à prix d’or. Il préfère retourner dans son pays natal, la Russie, refuse tout en bloc, puis c’est le silence. il ne publie plus rien pendant 7 ans.  Jusqu’au jour où, en 2006, il pose sur   arXiv (https://arxiv.org/pdf/math/0610903.pdf) un court article de 39 pages. C’est la conjecture de Poincaré et sa preuve.

Page 126:  Depuis sa victoire spectaculaire, Perelman s’est s’est de nouveau muré dans le silence. En août 006,  il s’est vu offrir la médaille Fields et dans la foulée, le grand prix de d’un million d’euros de la Fondation Clay en 2010. Inébranlable et irascible, le Russe a haussé les épaules et claqué la porte à toutes les récompenses , à toutes les offres, argent et voyages compris. Et bien entendu, pas question d’interviews. L »énigmatique mathématicien proclame qu’il n’a besoin de rien…Il semble aujourd’hui, que tel Rimbaud renonçant à la poésie pour toujours, Perelman ait tourné à jamais le dos aux mathématiques. Quand à la sphère à 3 dimensions, elle nous apparaît désormais, en citant frères Bogdanov, comme « l’objet le plus naturel et le plus pur de tout l’Univers ». 

Page 127: Mais ici, il faut attention! Contrairement à la sphère à 3 dimensions imaginée par Einstein, dans l’approche des Bogdanov, L’hypersphère représentant l’Univers n’est pas fixe. Pourquoi? Parce que, tout comme un ballon, qui est une sphère à deux dimensions, est le bord d’un espace à trois dimensions, notre sphère à trois dimensions est le bord de l’espace-temps, qui lui, a quatre quatre dimensions. Cela signifie que cette autre dimension ne peut être autre chose … que le temps. Et c’est pour cette raison qu’à chaque instant, la sphère tridimensionnelle représentant notre espace de tous les jours change inéluctablement de rayon. Ceci permet de comprendre pourquoi notre Univers est en expansion. 

Page 128: Remarque: un modèle fermé concurrent évoquant cette cette sorte de « sphère à facettes ». est ce qu’on appelle le « dodécaèdre« . « L’Univers est-il fini, illusoire, conforme à l’espace dodécaédrique de Poincaré ? »:   C’est l’hypothèse que soutient l’astrophysicien J.-P. Luminet.[3] (voir dans le chap. III -L’Espace dodécaédrique de Poincaré ‘Une hypothèse sur la forme globale de l’Univers ». Ce modèle (voir aussi irfu.cea.fr) est défendu depuis des années par un petit groupe en France: « Se fondant sur la possibilité que l’espace ait une courbure positive, et en calculant certains modes vibrationnels de l’espace pour simuler le spectre de puissance, certains auteurs de la présente étude [réf. 2] avaient déjà proposé en octobre 2003 que la topologie multi-connexe de l’espace dodécaédrique de Poincaré (PDS, figure 1) était favorisée par les données de WMAP, au détriment de l’espace simplement connexe, plat et infini stipulé par le modèle de concordance. […] Vivons-nous réellement dans un espace dodécaédrique de Poincaré ? Des contraintes expérimentales futures pour ou contre le modèle seront certainement nécessaires, mais les indices en faveur d’un signal topologique PDS dans les données WMAP s’accumulent. Pour faire avancer le débat, les futures données du satellite européen Planck Surveyor (lancement prévu en juillet 2008) sont attendues avec impatience. »

Mais il semble, selon les Bogdanov que ce  modèle soit peu réaliste et se trouve aujourd’hui disqualifié par les observations, celles de Planck en particulier. Il affirme, de façon arbitraire , que notre espace est multiconnexe et il n’a été décelé dans le rayonnement fossile ni la trace des facettes, ni celles des cercles tant espérées par les auteurs de ce modèle. A suivre donc! (le blog de Jean-Pierre Luminet).

Si jusqu’ici, la balance semblait pencher vers un Univers plat, c’est que la courbure de la sphère susceptible de représenter l’espace à trois dimensions est infime. Et, en raison de son expansion, le rayon présumé de notre Univers observable est d’environ 50 milliards d’années-lumière. Nous sommes bel et bien dans un Univers presque plat, mais pas exactement plat. La conclusion est donc sans détour:  « Si nous prenions la route droit devant nous, au terme d’immense cercle, nous finirions par revenir à notre point de départ. » Mais il est impossible de visualiser la forme de cet Univers rond. Au lieu d’être, comme la Terre, une surface à deux dimensions courbée dans la troisième dimension, (Il faut préciser que l’intérieur de la sphère ne fait pas partie de la sphère), notre espace ordinaire (l’Univers) doit être vue comme une surface à trois dimensions courbée dans une quatrième dimension. Autrement dit, nous existons non pas sur, mais dans la surface à trois dimensions de la sphère. D’où l’impossibilité de la voir depuis l’extérieur. Mais la conclusion qui semble solidement établie, c’est que de même que la Terre est ronde, l’Univers tout entier est rond. Comme on l’a vu en page 120, La position du premier pic acoustique est compatible avec un univers spatialement plat (courbure Omega_k=0), mais la valeur préférée par l’ajustement est en fait légèrement positive (Omega_k=0.02±0.02), donnant un univers fermé mais de taille nettement plus grande que la partie visible de l’univers (l’intérieur de l’horizon).


2) Le mystère du satellite Planck: « ma lecture » de la postface par Luis Gonzalez-Mestres.

     2-1 Questionnement?

fig. 1 fr.wikipedia.org/wiki/Boson_de_Higgs

Les deux disciplines connexes que sont la « physique des particules » et la « cosmologie » s’efforcent de scruter à la fois la structure profonde du temps, de l’espace et de la matière et l’origine ultime de notre Univers. 

Mais alors les questions émergent. Les particules dites « élémentaires » sont-elles vraiment élémentaires? Comment l’Univers a-t-il émergé y a-t-il eu « quelque chose » avant le Big Bang? Faut-i modifier la description standard de la naissance de l’Univers? Les lois de la physique telles que nous les connaissons restent-elles valables à l’échelle de Planck ou cèdent-elles la place à des lois plus fondamentales dont nous ne percevons que des images approximatives? Et, quelle que soit la réponse, quelle est l’origine ultime des lois de la physique? … Ou encore, si la particule découverte au CERN en 2012 s’avérait être un boson de HIGGS différent de celui du modèle standard des interactions électro-faibles, à quelle interaction pourrait-il correspondre? De quel champ scalaire serait-elle l’expression?

Et pour interpréter les données de Planck ou d’AMS (spectromètre magnétique Alpha et voir La spectrométrie de masse par accélérateur ( AMS )), faut-il chercher des solutions qu-delà du cadre existant en osant entreprendre une nouvelle démarche théorique et phénoménologique? Ces dernières interrogations se posent en particulier à propos de la courbure de l’espace (dont je viens de rappeler les commentaire que cela m’a inspiré au chapitre 1) et de son rôle cosmologique avec une incidence directe sur le rôle de l’énergie noire et l’existence même de cette dernière.

     2-2 Energie noire, matière sombre et géométrie.

Fig. 2 public.planck.fr contenu-univers
Avant Planck : données de WMAP et des supernovae essentiellement.
Avec Planck 2013 : données de Planck, WMAPACTSPT pour le rayonnement fossile et quatre jeux de données pour les oscillations acoustiques baryoniques

Poursuivons la lecture de cette postface présentée par Luis Gonzalez-Mestres avec les résultats de Planck dont les Bogdanov écrivent: « La collaboration Planck » présente d’emblée l’analyse de ses résultats en termes du modèle ΛCDM (Λ pour la constants cosmologique source de l’énergie noire, et CDM, cold darm matter, pour la matière sombre dite froide (lente par rapport à la lumière). »  C’est le modèle cosmologique du Big Bang paramétré par une constante cosmologique notée par la lettre grecque Λ et associée à la matière noire froide. Il est souvent appelé modèle standard du Big Bang, Un autre enjeu majeur serait d’expliquer la valeur mesurée de la constante mesurant le rapport entre les vitesses relatives des galaxies et leurs distances, la constante H (constante de Hubble). Les Bogdanov, notent qu’il serait plus équitable d’attribuer conjointement la paternité de la loi de Hubble-Le Maître (anciennement loi de Hubble) à Knut Lundmark ( – )Georges LeMaître (ce qui est maintenant le cas), et Edwin Hubble. En effet, « intéressé par la structure de l’univers proche, il assimilera suffisamment de relativité générale pour tenter de tester observationnellement le modèle cosmologique de Willem de Sitter (désormais appelé univers de de Sitter) en confrontant l’équivalent de la loi de Hubble (qui n’avait pas encore été écrite en tant que phénomène lié à l’expansion de l’Univers) aux amas globulaires du voisinage de notre Voie lactée« .) Voir notes du bas de la page 187.

note 1: Knut Lundmark: La détermination de la courbure de l’espace-temps dans le monde de Sitter

note 2; George LeMaîtreUn Univers homogène de masse constante et de rayon croissant rendant compte de la vitesse radiale des nébuleuses extra-galactiques  [http://articles.adsabs.harvard.edu/cgi-bin/nph-iarticle_query?1927ASSB…47…49L&defaultprint=YES&filetype=.pdf]

note 3: Hubble, EdwinUne relation entre la distance et la vitesse radiale parmi les nébuleuses extra-galactiques (pnas.org/content/15/3/168)

Dans l’analyse basée sur le modèle ΛCDM,considéré comme modèle standard par la collaboration Planck, la valeur de H est avec, pour l’essentiel, des apports (qui s’ajoutent) de l’énergie sombre (énergie noire) (69,2%). de la matière sombre (25,9%). La matière ordinaire, du type de celle que nous pouvons percevoir, compterait pour moins de 5%. Ainsi, le terme lié à la courbure de l’espace serait très petit, ce qui amène la collaboration Planck à écrire: « Quant à la géométrie, l’espace est plus plat que jamais. » Mais sait-on ce que c’est que la matière sombre et l’énergie noire? Sabine Hossenfelder a diffusé une vidéo [https://backreaction.blogspot.com/2019/11/what-is-dark-energy.html?fbclid=IwAR0qFFKg8jO9wiOeeUf37BMg2wgQUUjvN3LHaez9Qboobj71VnkoaDI-y7squi  explique le problème: « Qu’est-ce que l’énergie noire? Quelle est la différence entre l’énergie noire et la matière noire? Qu’est-ce que l’énergie noire a à voir avec la constante cosmologique et la constante cosmologique est-elle vraiment la pire prédiction de tous les temps? À la fin de cette vidéo, vous saurez ». J’avoue que même après cette vidéo, je ne sais toujours pas. 

Par contre, on peut noter les recherches sur la détection de la matière sombre galactique avec un extrait du livre XXIV Conférence internationale sur la physique des hautes énergies (pp.1222-1228) où sont mentionnés les Détecteurs Cryogéniques: Statut et Perspective  par Luis Gonzalez-Mestres et D. Perret-Gallix. Ces derniers ont  inventé un détecteur de cette matière sombre, le bolomètre luminescent ou bolomètre scintillant actuellement utilisé par l’expérience cresst au laboratoire souterrain de Gran SassoL’expérience CRESST recherche directement les particules de matière noire par diffusion élastique des noyaux. Les noyaux sont dans l’absorbeur d’un détecteur cryogénique, capable de détecter la faible énergie du noyau en recul qui a été frappée par une particule de matière noire entrante (Voir aussi Développement de bolomètres luminescents et détecteurs de lumière…et Contribution au développement de détecteurs bolométriques (1995-2010) par Pierre de Marcillac). Avec Luis Gonzalez-Mestres, souhaitons « la meilleure réussite aux expériences de détection directe de ces possibles nouvelles particules (« WIMPs? », même si pour le moment la circonspection lui semble devoir être la règle dans la mesure où aucune expérience dans les grands accélérateurs n’a pu à ce jour les mettre à l’évidence. »

Quant à l’énergie noire dans sa version actuelle, elle a été introduite pour tenter d’expliquer diverses observations astrophysiques, notamment l’accélération de l’expansion de l’Univers   (augmentation de la valeur de H avec le temps) détectée au tournant du xxie siècleMais un tel rajout était-il la meilleure option, a fortiori sous la forme d’un objet aussi mal compris que la constante cosmologique? La question a déjà été évoquée avec Sabine Hossenfelder,  mais si comme le confirme le site futura-sciences.com, L’existence de la matière et de l’énergie noires est consolidée, « Nous avons une nouvelle physique qui reste problématique. Malgré tout, les données de Planck sont toujours un peu en tension avec les données des supernovae SN Ia en particulier, quand il s’agit de déterminer la valeur de la constante de Hubble et donc la vitesse d’expansion de l’univers et la nature de l’hypothétique énergie noire« . […] CE QU’IL FAUT RETENIR: Les résultats définitifs des analyses des données de la mission Planck concernant le rayonnement fossile viennent d’être publiés et ils consolident encore plus le modèle standard en cosmologie, c’est-à-dire celui décrit par les fameuses équations déduites des équations de la relativité générale via une métrique de Friedmann-Lemaître-Robertson-Walker (FLRW).
En l’occurrence, c’est celle d’un espace-temps de géométrie homogène, sans anisotropie ni rotation mesurable et sans courbure spatiale à la précision des mesures là aussi.
L’univers contiendrait bien de la matière noire, qui ne semble pas pouvoir être formée de neutrinos stériles et posséderait une vraie constante cosmologique dont la nature reste là aussi inconnue.
Si les données de Planck sont toujours favorables à l’existence d’une phase d’inflation et permettent de faire le tri entre les différentes théories proposées pour la produire (certaines des plus simples restent en lice), il n’y a toujours pas de détection des fameux modes B de la polarisation du rayonnement fossile spécifique à l’inflation et qui en serait une preuve très convaincante.
Malgré tout, les données de Planck sont toujours un peu en tension avec les données des supernovae en particulier quand il s’agit de déterminer la valeur de la constante de Hubble et donc la vitesse d’expansion de l’univers et la nature de l’hypothétique énergie noire.
Les deux déterminations diffèrent d’environ 7 % alors que les incertitudes des deux méthodes sont estimées à 1 ou 2 %. Visiblement quelque chose cloche même s’il ne faut pas s’attendre à une révolution future de notre modèle cosmologique standard que l’on continue à appeler un modèle de concordance étant donné justement l’accord entre les diverses mesures concernant ses caractéristiques.
De la nouvelle physique est donc peut-être cachée quelque part à moins que ce ne soit une erreur pas facile à déceler mais bien réelle dans les mesures comme ce fut le cas avec l’affaire des neutrinos transluminiques. »

Dans futura-sciences.com il est dit aussi que La valeur de la fameuse constante de Hubble, reliée à l’accélération du cosmos observable, n’est pas la même selon qu’on la déduit des observations du rayonnement fossile ou des supernovae. L’introduction d’une nouvelle physique basée sur la théorie des cordes pourrait éliminer ce désaccord en rendant l’énergie noire variable. » et plus loin, « On pouvait toutefois tenter de modifier l’explication apportée à l’accélération récente de l’expansion de l’univers observable. Rappelons que cette accélération peut faire intervenir de l’énergie noire mais ce n’est nullement une nécessité, de sorte que découvrir que l’énergie noire n’existe pas ne remettrait pas en cause l’attribution du prix Nobel de physique aux découvreurs de cette accélération, Adam Riess, Brian Schmidt et Saul Perlmutter » […] Toutefois, une équipe de cosmologistes vient de publier un article disponible en accès libre sur arXiv qui apporte une solution à l’énigme des mesures de Planck et Hubble en remettant en cause ces idées (Il s’agit de L’énergie noire précoce (EDE) qui se comporte tôt ou tard comme une constante cosmologique ( z≳ 3000), puis se dilue comme un rayonnement ou plus rapidement peut résoudre la tension de Hubble. Dans ces modèles, l’horizon sonore au découplage est réduit, ce qui donne une valeur plus grande du paramètre de Hubble 

H0déduit du fond de champ cosmique à micro-ondes (CMB). […] « En pratique, ces champs se comportent comme une vraie constante cosmologique au début de l’histoire du cosmos observable mais cette constante ne l’est plus ensuite et elle évolue dans le temps. […]Comme on l’a dit, c’est bien le cas, mais cela ne suffit pas pour en conclure que nous avons résolu l’énigme, d’autant plus que plusieurs scénarios d’axiverse sont possibles. Les cosmologistes travaillent donc pour obtenir de nouvelles prédictions testables qui feraient la différence entre les modèles et qui permettraient de les départager dans un avenir plus ou moins proche. Les chercheurs pensent en particulier aux flots de nouvelles données que devraient fournir le LSST et le satellite Euclid.[…] CE QU’IL FAUT RETENIR
Personne ne sait vraiment quelle est la cause de l’accélération de l’expansion du cosmos observable qui a débuté il y a quelques milliards d’années. Elle se décrit dans le modèle cosmologique standard par une constante cosmologique qui ne change ni dans le temps ni dans l’espace. On peut l’étudier avec des mesures de la constante de Hubble et l’expliquer en introduisant la notion d’énergie noire.
Hubble et Planck fournissent des valeurs divergentes, ce qui suggère qu’il faut remettre en cause la description de la constante cosmologie mais ça n’est pas simple. Il semble qu’une constante cosmologique variable dans le temps, produite par de nouveaux champs de particules scalaires, venant notamment de la théorie des supercordes, élimine cette divergence tout en conservant les succès du modèle standard en cosmologie. 

Une solution? —> Une nouvelle théorie unifie matière noire et énergie noireUn physicien de l’université d’Oxford a peut-être résolu l’une des plus grandes questions de la physique moderne, au sein d’une nouvelle étude réunissant matière noire et énergie noire en un seul phénomène : un fluide qui possède une masse négative. Cette nouvelle théorie étonnante pourrait également confirmer une prédiction faite par Einstein il y a 100 ans. […] « L’existence de matière négative avait déjà été exclue, car les scientifiques pensaient qu’elle deviendrait moins dense à mesure que l’Univers se dilaterait, allant à l’encontre des observations suggérant que l’énergie noire conserve sa densité avec le temps. Cependant, les recherches de Farnes appliquent un « tenseur de création », qui permet de créer en permanence des masses négatives. »
Nous avons vu précédemment qu’à propos de l’énergie noire, 
Luis Gonzalez-Mestres s’est posé la question: « Mais un tel rajout était-il la meilleure option, a fortiori sous la forme d’un objet aussi mal compris que la constante cosmologique?«  « Et si la solution principale résidait tout simplement dans une meilleure description de l’espace et du temps au niveau le plus fondamental? » – se demande-t-il ensuite. Y compris en ce qui concerne le rôle de la courbure de l’espace dans l’évolution de l’Univers.

Ainsi, sur le site mediapart.fr/scientia/blog on peut lire: « Cosmologie : l’indispensable débat » – « Quel est l’état actuel de la Cosmologie suite aux observations récentes ? Notre article « Un nouveau blog de Cosmologie » sur le blog La Science au XXI Siècle, faisant état de la création du blog Cosmologie de Luis Gonzalez-Mestres, souligne le caractère exceptionnel du « contexte actuel où les données nouvelles, les inconnues et les interrogations apparaissent de nature à bousculer profondément des certitudes installées sur l’Univers primordial ». » 

     2-3) Alors, Vers une nouvelle cosmologie?

Pour lire cette postface par Luis Gonzalez-Mestres concernant les cosmologie et surtout les spineurs que connais mal, j’ai sélectionné, pour m’aider à comprendre, les sites suivants:

 – blogs.mediapart.fr/cosmologie/blog

– sciences.ch/htmlfr/algebre/algebrecalcspinoriel01.php –l’algèbre spinorielle

– Wikipedia: Les spineurs constituent un espace de représentation du groupe SU(2)1. Un spineur d’ordre un de l’espace tridimensionnel est un couple {\displaystyle (\alpha ,\beta )} de nombres complexes transformé en un couple {\displaystyle (\alpha ',\beta ')} par une rotation des coordonnées d’un angle \theta  autour d’un axe de vecteur unitaire {\displaystyle {\textbf {u}}} par la matrice {\displaystyle U({\textbf {u}},\theta /2)}2 :

{\displaystyle U({\textbf {u}},{\frac {\theta }{2}})=\left({\begin{array}{cc}\cos {\frac {\theta }{2}}-iu_{z}\sin {\frac {\theta }{2}}&-(iu_{x}+u_{y})\sin {\frac {\theta }{2}}\\(-iu_{x}+u_{y})\sin {\frac {\theta }{2}}&\cos {\frac {\theta }{2}}+iu_{z}\sin {\frac {\theta }{2}}\end{array}}\right)}
  • où {\displaystyle u_{x}}{\displaystyle u_{y}} et {\displaystyle u_{z}} sont les composantes cartésiennes du vecteur unitaire {\displaystyle {\textbf {u}}}.

Cette matrice définit une rotation dans l’espace des spineurs.

– Mécanique quantique SPIN

– phymatheco.pagesperso-orange.fr/Spineurs 

– Quelques éléments de base sur mes groupes SO(3), SU(2), SL(2,c)


La théorie de l’électron de Dirac et les nombreux travaux qui lui ont fait suite ont conduit au constat que les particules dites de « spin 1/2 (moment angulaire = constante de Planck 2\pi telles que le proton, le neutron, l’électron, le muon, les neutrinos, les quarks…ne perçoivent pas le temps et l’espace de la même façon que nos expériences de laboratoire courantes. 

« Leurs fonction d’onde quantiquesdes spineurs à deux composantes complexes, changent de signe par une rotation de 360°, qui pourtant, est supposées rétablir exactement l’état initial dans notre vue conventionnelle de l’espace« . 

[Pour un vecteur, une rotation de 360 degrés redonne le même vecteur ; par contre, pour un spineur, une rotation à 360 degrés transforme le spineur en son opposé. Il faut une rotation de 720 degrés pour qu’un spineur retrouve ses coordonnées initiales ; cette propriété modélise celle du spin en physique quantique].

[royalsocietypublishing.org/doi/abs/10.1098/rspa.1928.0023 La théorie de l’électron de Dirac: du 1er fev 1928]. Rentrons maintenant dans le monde des spineurs.

          2-3-2) Le monde des spineurs

La physique théorique, et en particulier la mécanique quantique, analyse les propriétés de la matière à travers des symétries et des groupes de symétrie qu’elle relie à des lois d’invariance et de conservation. Dans l’article Les Principes d’invariance et lois de la nature d’après Weyl et Wigner, ces derniers écrivent: « nous entendons montrer que les principes d’invariance interviennent de manière essentielle pour caractériser les lois de la nature en physique » . Le théorème de Noether « exprime l’équivalence qui existe entre les lois de conservation et l’invariance du lagrangien d’un système par certaines transformations (appelées symétries) des coordonnéesDémontré en 1915 et publié en 1918 par la mathématicienne Emmy Noether à Göttingen, ce théorème fut qualifié par Albert Einstein de « monument de la pensée mathématique » dans une lettre envoyée à David Hilbert en vue de soutenir la carrière de la mathématicienne.

Il est abondamment utilisé aujourd’hui par la physique théorique, où tout phénomène est abordé, chaque fois que possible, en matière de symétrie d’espace, de charges électriques, et même de temps. » 

C’est ainsi que l’invariance des lois de la physique par rapport à des translations de l’espace conduit à la conservation de la quantité de mouvement. Il en est de même du moment angulaire, associé aux rotations (qui devient en mécanique quantique —>).. Et, lorsque les spins demi-entiers sont pris en considération, au groupe standard des rotations d’espace, qui, conformément à notre intuition quotidienne, fait tourner les figures et les vecteurs autour d’une droite, appelée axe, et selon un certain angle, se substitue le groupe spécial SU(2) agissant sur les spineurs. Ce dernier « contient deux fois » le groupe des rotations et en constitue une extension. A la transformation d’identité du groupe de rotations de l’espace ordinaire, correspondent deux transformations de SU(2). Dans l’espace ordinaire, l’identité est une rotation de 360°, mais comme on l’a vu au chapitre 1-3-1) avec la théorie de l’électron de Dirac, pour un vecteur, une rotation de 360 degrés (qui est alors l’identité) redonne le même vecteur; par contre, pour un spineur, une rotation à 360 degrés transforme le spineur en son opposé. Il faut une rotation de 720 degrés pour qu’un spineur retrouve ses coordonnées initiales; cette propriété modélise celle du spin en physique quantique.

[Matrice de rotation dans wikipédia pour l’espace ordinaire: « En mathématiques, et plus précisément en algèbre linéaire, une matrice de rotation Q est une matrice orthogonale de déterminant 1, ce qui peut s’exprimer par les équations suivantes : QtQ = I = QQt et det Q = 1, où Qt est la matrice transposée de Q, et I est la matrice identité« ]


Un spineur est formé de deux composantes complexes ξ=( ba)  sur lequel agit le Groupe spécial linéaire complexe SU(2) qui est explicitement :

{\displaystyle {\text{SU}}(2)=\left\{{\begin{pmatrix}\alpha &-{\overline {\beta }}\\\beta &{\overline {\alpha }}\end{pmatrix}}:\ \ \alpha ,\beta \in \mathbb {C} ,|\alpha |^{2}+|\beta |^{2}=1\right\}}.

Il est difféomorphe à la 3-sphère par l’application suivante :

{\displaystyle {\begin{array}{rcl}\varphi :S^{3}\subset \mathbb {R} ^{4}&\to &{\text{SU}}(2)\\(a,b,c,d)&\mapsto &{\begin{pmatrix}a+\mathrm {i} b&-c+\mathrm {i} d\\c+\mathrm {i} d&a-\mathrm {i} b\end{pmatrix}}.\end{array}}}

Le difféomorphisme φ transmet la multiplication de SU(2) à S3 : cela donne la multiplication  des quaternions. SU(2) est donc isomorphe au groupe des quaternions unitaires. Comme les quaternions représentent les rotations dans l’espace à 3 dimensions, Les matrices suivantes forment une base de {\mathfrak {su}}(2)  

:{\displaystyle \mathrm {i} \,\sigma _{x}={\begin{pmatrix}0&\mathrm {i} \\\mathrm {i} &0\end{pmatrix}}}   {\displaystyle \mathrm {i} \,\sigma _{y}={\begin{pmatrix}0&1\\-1&0\end{pmatrix}}}    {\displaystyle \mathrm {i} \,\sigma _{z}={\begin{pmatrix}\mathrm {i} &0\\0&-\mathrm {i} \end{pmatrix}}}

(où i est « l’unité imaginaire »). Les matrices \sigma  (dites « matrices de Pauli ») sont souvent utilisées en mécanique quantique pour représenter le spin des particules.

Agissant sur les deux composantes complexes du spineur ξ=  n), une transformation de SU(2) laisse invariant le carré du module du spineur (la somme des modules au carré de ses deux composantes). Le carré du module d’un nombre complexe (égal au carré de |z|={\sqrt {a^{2}+b^{2}}}.) est à son tour la somme des carrés de deux nombres réels dont il est formé (partie réelle et partie imaginaire). Il s’agit donc de sélectionner les transformations linéaires qui laissent invariante la somme a2+b2+c2+d2. Sont exclues ici toutes les transformations qui consistent à multiplier simultanément tous les spineurs par un même facteur de phase complexe. Ces transformations forment elles-mêmes un groupe séparé. Une transformation de SU(2) peut alors d’écrire sous la forme =exp[i/2(θxσx+θyσy+θzσz)]. Le symbole exp désigne définit la fonction exponentielle définie à partir du nombre e  et on définit l’exponentielle d’une matrice par une simple généralisation de la série de puissances habituelle.

Les axes x , y, z, correspondent à trois directions de notre espace conventionnel. θx, θy, θsont les paramètres angulaires de la rotation. σxσyσsont les trois matrices de Pauli, développées par Wolfgang Pauli, et qui forment, au facteur i près, une base de l’algèbre de Lie du groupe SU(2).

Elles sont définies comme l’ensemble de matrices complexes de dimensions 2 × 2 suivantes: . :

\sigma _{1}=\sigma _{x}={\begin{pmatrix}0&1\\1&0\end{pmatrix}}     \sigma _{2}=\sigma _{y}={\begin{pmatrix}0&-i\\i&0\end{pmatrix}}     \sigma _{3}=\sigma _{z}={\begin{pmatrix}1&0\\0&-1\end{pmatrix}}

(où i est l’unité imaginaire des nombres complexes).

Si on prend θx θy = 0, alors la transformation U devient une rotation R(θz) d’un angle θautour de l’axe z. Pour une rotation de 360° (θz2π), on obtient R(2π)

-100-1]. Un spineur change de signe sous l’effet d’une telle rotation; comme on l’avait vu au début de ce chapitre. Mais qu’en est-il des vecteurs de notre espace quotidien? A partir d’un spineur tel que  ξ=( ba) et de trois matrices σil facile de construire les trois composantes Vx, Vy, Vz d’un vecteur par de simples contractions matricielles. Par exemple, (formule 1):  Vz = ξconjuguéσzξ α |² – | β |² où ξconjugué est le spineur hermitique conjugué de ξ.   ξconjugué α* β* ), α*et βétant les complexes conjugués de   α et β  [soit respectivement (a – ib) et (c – id)].

Nous voyons donc qu’un vecteur doit être invariant par une rotation de 360° qui change pourtant le signe d’un spineur. En effet, même si α et β changent de signe dans la formule 1 qui précède, ce n’est pas le cas de Vz car α |² – | β |² reste inchangé. Les spineurs des particules élémentaires incarnent donc une vue de l’espace « plus fine » que  les vecteurs de notre géométrie quotidienne. Mais si le spineur contient 2 nombres complexes, donc 4 nombres réels, n’est-il pas normal d’associer au temps la quantième composante? se demande Luis Gonzalez-Mestres. Et c’est ce qu’il va faire, comme va le voir dans le chapitre suivant.

          2-3-3) Spineurs et modèle de cosmologie Par Luis Gonzalez-  Mestres   [https://arxiv.org/abs/hep-ph/9610474].

Dans ce schéma cosmologique, le module au carré du spineur ξ, on a: ξ |² =   ξconjuguéξ α |² + | β |², qui est invariant par rapport aux transformations de SU(2) donc par rapport aux rotations de l’espace. C’est le module | ξ | ou de manière plus générale une fonction de ξ | qu’il est alors possible de choisir en tant que variable temporelle. Et si, se demande à nouveau Luis Gonzalez-Mestresle véritable espace-temps cosmologique était basé sur cette structure spinorielle que « voient » les particules élémentaires? A la différence de notre description courante qui utilise 4 nombres réels (le temps et 3 coordonnées d’espace), un spineur d’espace-temps comporterait 2 composantes complexes avec 2 nombres réels associés à  chaque nombre complexe. Depuis 1996, Luis Gonzalez-Mestres a proposé l’usage à l’échelle cosmologique d’un tel espace-temps spinoriel, possible « reliquat » de l’avant-big bang [voir https://arxiv.org/pdf/hep-ph/9610474.pdf:

Implications physiques et cosmologiques d’une classe éventuelle de particules capables de voyager plus vite que la lumière]: « Si l’invariance de Lorentz n’est qu’une propriété approximative d’équations décrivant un secteur de la matière au-dessus d’une échelle de distance critique, la vitesse de la lumière c ne sera pas nécessairement la seule vitesse critique dans le vide. Il peut exister des secteurs supraluminaux de la matière liés à de nouveaux degrés de liberté non encore découverts expérimentalement. Les nouvelles particules ne seraient pas des tachyons: elles pourraient ressentir différents espaces-temps minkowskiens avec des vitesses critiques bien supérieures à c et se comporter cinématiquement comme des particules ordinaires, à l’exception de la différence de vitesse critique. Nous présentons une discussion sur les implications physiques (théoriques et expérimentales) et cosmologiques possibles d’un tel scénario, en supposant que les secteurs supraluminaux se couplent faiblement à la matière ordinaire« ]. Le temps cosmique t, l’âge de l’Univers  est, dans cette approche, le module (dans le sens de généralisation de longueur ou de taille) du spineur, ou une fonction du module, par exemple le carré de ce module. Notre espace à un temps donné correspondrait à l’ensemble des spineurs ayant même module. la seule échelle physique disponible serait celle des temps, qui devient de fait celle des distances effectives. Dans cet espace-temps spinoriel, la loi de Hubble, H(t) = 1/t (v = H_0 d\;) est automatiquement obtenue sans apport d’énergie noire, à la différence du modèle standard, et avant introduction de la matière conventionnelle, d’une échelle de distances, de la gravité, d’une vitesse critique, de la gravitation…C’est un résultat satisfaisant du point de vue observationnel et phénoménologique puisque les analyses récentes de Planck suggèrent une valeur proche de 0,96 pour le rapport H x t. Mais contrairement aux équations de Friedmann conventionnelles, le terme associé à la courbure de l’espace permet de produire à lui seul une valeur de H pratiquement identique à celle qui est observée. La loi H(t) x t = 1 est alors purement géométrique. C’est le reflet d’un équilibre profond entre la géométrie de l’espace-temps et et une matière (ou pré-matière) primordiale qui dominerait alorsla structure interne du vide physique qui est l’état fondamental de la matière (énergie du point zéro) et dont l’apparition aurait précédé le Big Bang. [voir blogs.mediapart.fr: Pré-big bang, vide et cosmologies non-cycliques et Pré-big bang, physique fondamentale et cosmologies non-cycliques].  C’est ce qui a amené Luis Gonzalez-Mestres à émettre la conjecture: « sauf pour d’éventuelles petites corrections, la relation H(t) = 1 constitue la limite asymptotique de l’expansion de l’Univers lorsque le temps cosmique t tend vers l’infini » (voir Planck data, spinorial space-time and asymptotic Universe).

C’est ainsi qu’il est possible d’interpréter l’accélération observée de l’Univers sans recourir à l’énergie noire conventionnelle. La matière ordinaire, une fois crée (dans l’après-Big-Bang?), la matière ordinaire oppose une résistance (par la gravitation) à ce processus préexistant d’expansion de l’espace en ralentissant l’expansion. Mais au fur et à mesure que sa densité diminue, cette réaction de résistance s’affaiblit et la géométrie initiale redevient le facteur dominant et le produit H x t tend à se rapprocher de la valeur géométrique  H x t = 1, ce qui correspond à la valeur observée (environ 0.96). Quant à la relativité, elle reste ici valable pour la matière ordinaire dans la limite de basse énergie et à des échelles pas trop éloignées de l’observateur. C’est le cadre global à l’échelle de l’Univers qui change dans cette nouvelle description de l’espace-temps envisagée par Luis Gonzalez-Mestres . Cet espace-temps spinoriel cosmique permet de définir pour chaque observateur une direction d’espace privilégiée. Cette propriété, associée à la violation de parité peut sans doute conduire à des signature cosmologiques (invalidée depuis?) observables,susceptibles d’être contenues dans les données de Planck.

Mais cette limite asymptotique de H X t = 1 n’interdit pas l’existence de formes d’énergie noire dont le poids diminuerait en même temps que la densité de matière. Ce serait le cas d’approches où la théorie quantique des champs standard ne serait qu’une approximation à basse énergie d’une dynamique plus globale.Les particules dites « élémentaires » sont-elles autre chose que des excitations de ce qui est appelé « (podcastscience.fm:vide » ou   (wikipedia.org/wiki; Vide, mais dont on sait qu’il n’est pas vide. Voir plus de détails avec la conférence pour le Nobel de Yoichiro Nambu, présentée par Giovanni Jona-Lasinio et intitulée Spontaneous symmetry breaking in particle physics: un cas de fertilisation croisée. Voir aussi arxiv.org/pdf/1110.2253.pdf« The beginnings of spontaneous symmetry breakingin particle physics« ). Le vide peut aussi être vu comme un nouveau continent à explorer: « Le vide quantique, étant rempli de quelque chose, pourrait selon cette définition ne pas appartenir à notre univers. Il pourrait par exemple constituer la matière première à partir de laquelle notre univers a été créé il y a 13.5 milliards d’années. Si ce vide est dimensionnellement plus grand que ce que l’on perçoit, avec au moins une dimension d’espace supplémentaire, alors rien ne s’opposerait à l’existence d’autres univers voisins du notre ».


Tout ceci est une raison (de plus) pour dépasser les modèles standards habituels comme le modèle ΛCDM pour lequel Zevengeur explique« ΛCDM », grandeur et décadence du modèle standard de la cosmologie, parce que (je résume), il a subi plusieurs « sauvetages ». On a d’abord assisté à un sauvetage N° 1 suite à un premier un problème concernant l’homogénéité puis un second problème concernant la platitude: Afin de sauver le modèle standard, le physicien Alan Guth a imaginé en 1975 une période très brève d’expansion fulgurante de l’Univers à une vitesse largement supérieure à celle de la lumière: théorie de l’inflation cosmique Vient ensuite un sauvetage N° 2  avec la découverte de la masse manquante due à un Troisième problème: (stabilité des galaxies), un Quatrième problème: courbure de l’espace au voisinage des amas. Un  Sauvetage N° 3 en catastrophe du modèle standard est provoqué par un Cinquième problème: l’accélération de l’expansionPour expliquer cette accélération, les cosmologistes ont inventé un nouveau terme, celui d’Énergie Noire.

La cosmologie basée sur un espace-temps spinoriel n’est sans doute qu’un exemple parmi d’autres d’alternatives possibles aux schémas et modèles de type ΛCDM, pour lesquels il est concevable d’accepter la prise de risques qui peut faire avancer la science. Ici, Luis Gonzalez-Mestres .rappelle que si la question de la structure de l’espace-temps est essentielle, celle de la possible évolution de ces propriétés dans l’Univers primordial l’est également. C’est le sujet qui a été abordé Par les frères Igor et Grichka Bogdanoff dans leurs thèses (Thèse de Grichka Bogdanov,Thèse de Igor Bogdanov) voir chapitre suivant 2-3-4.

Pour terminer ce chapitre voici d’autres alternatives: 

backreaction.blogspot.com/2019/11/what-is-dark-energy.html?fbclid=IwAR0qFFKg8jO9wiOeeUf37BMg2wgQUUjvN3LHaez9Qboobj71VnkoaDI-y7s: Qu’est-ce que l’énergie noire? Quelle est la différence entre l’énergie noire et la matière noire? Qu’est-ce que l’énergie noire a à voir avec la constante cosmologique et la constante cosmologique est-elle vraiment la pire prédiction de tous les temps? À la fin de cette vidéo, vous saurez. Sabine Hossenfelder

.wikipedia.org/wiki/Cosmologie_non_standard: Cosmologies non-standard

astronomia.fr/seminaires/annee1213/nouvelleCosmo.php: Cosmologie alternative.

astrosurf.com/luxorion/cosmos-alternatives.htm: Les cosmologies alternatives.

wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_MOND: La théorie de la dynamique newtonienne modifiée (Modified Newtonian dynamics) ou théorie MOND est une théorie physique, adaptée de la mécanique classique, proposée pour expliquer le problème de la courbe de rotation plate des galaxies spirales. Elle constitue une alternative au concept de matière noire, dont l’existence n’a toujours pas pu être mise en évidence(voir aussbonnetbidaud.free.fr/ce/cosmo2006/pdf/Cosmo2006_CE439p46b_nocover.pdf)

trustmyscience.com/nouvelle-theorie-unifie-matiere-noire-energie-noire/Une nouvelle théorie unifie matière noire et énergie noire.

wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A8le_cosmologique_bi-m%C3%A9trique: modèle cosmologique bi-métrique

Vers une nouvelle physique?

1) consentino.unblog.fr/2016/10/27/attention-lacceleration-de-lexpansion-non-confirmee/:

L’accélération de l’expansion de l’Univers NON confirmée?!… 24 octobre, 2016 mario cosentino

phys.org/news/2016-11-theory-gravity-dark.htmlLa nouvelle théorie de la gravité pourrait expliquer la matière noire.

(cette « RÉVOLUTION » nos conceptions concernant l’ ESPACE, le TEMPS et la GRAVITE risquent de changer de façon RADICALE. Les nouveaux PARADIGMES de la NOUVELLE COSMOLOGIE DE DEMAIN POURRAIENT ÊTRE LES SUIVANTS:

PARADIGME N°1:LA THÉORIE DE L’INFORMATION »

Notre Univers fonctionnerait avec un « ORDRE SOUS-JACENT » qui nous serait invisible.Cet « espace sous-jacent » utiliserait des « bits » ou des « qubits ». Pour aller à l’essentiel nous sommes de plus en plus de scientifiques pour dire que notre Univers fonctionnerait COMME UN GIGANTESQUE ORDINATEUR…

PARADIGME N°2: LA GRAVITATION DE NEWTON MODIFIÉE PAR LA THÉORIE DE L’INFORMATION

PARADIGME N°3: LA MATIÈRE NOIRE)

consentino.unblog.fr/2016/10/27/attention-lacceleration-de-lexpansion-non-confirmee/: Attention, l’accélération de l’expansion de l’Univers NON confirmée

2) genci.fr/sites/default/files/PETAFLOPS_JM_ALIMI.pdf: Astrophysique, raisons d’être du calcul haute performance? (en.wikipedia.org/wiki/Fine-tuned_universemodified gravitySomes aspects of modified gravity modelsModified gravity theories and recent constraints)

3) futura-sciences.com/sciences/actualites/energie-sombre-energie-noire-quasars-revelent-ils-nouvelle-physique-38137/: Énergie noire : les quasars révèlent-ils une nouvelle physique ?

4) hal.archives-ouvertes.fr/hal-00165345/document: Le problème de la constante cosmologique

5) phys.org/news/2016-11-theory-gravity-dark.html: La nouvelle théorie de la gravité pourrait expliquer la matière noire (arxiv.org/abs/1001.0785 ou en.pdf: https://arxiv.org/pdf/1001.0785.pdf): Sur l’origine de la gravité et les lois de Newton par Erik P. Verlinde.

consentino.unblog.fr/« Crise En Cosmologie »: Une Convergence Des « Signes Annonciateurs » Nous Indiquent Que « Quelque Chose » De Spectaculaire Devra Étre Annoncée Très,Très Prochainement 29 novembre, 2019

Une autre vision est celle de Laurent  Nottale, qui pourrait concilier relativité et mécanique quantique?
luth.obspm.fr/~luthier/nottale/arloidechelle.pdf: Relativité d’échelle, non différentiabilité et espace-temps fractal

sboisse.free.fr/science/cosmologie/rel_fractale.php: La théorie de la relativité fractale, ou encore de la relativité d’échelle, a pour but de mettre un terme à l’opposition traditionnelle relativité-mécanique quantique. Cette approche change profondément notre cadre de pensée.

          2-3-4) Et l’inflation? … L’approche des frères Bogdanov. 

Comme on l’a vu à plusieurs reprises et au chapitre précédent avec le sauvetage N° 1, c’est pour s’affranchir du problème des horizons que la cosmologie standard a recours à ce mécanisme ad hoc, phase incroyablement accélérée de l’accélération de l’expansion de l’Univers juste après le Big Bang. Mais il s’avère en réalité que les modèles d’avant-Big Bang peuvent permettre d’échapper à ces difficultés de manière plus naturelle. comme par exemple, si des constituants ultimes de la matière avaient pu avoir une vitesse critique très supérieure à celle de la lumière, comme l’explique Luis Gonzalez-Mestres  danshttps://arxiv.org/abs/astro-ph/9601090 [version.pdf: arxiv.org/pdf/astro-ph/9601090.pdf]  (Implications cosmologiques d’une classe possible de particules capables de voyager plus vite que la lumière): « Nous discutons des possibles implications cosmologiques d’une classe de particules « superluminales » ( qui ne seraient pas des tachyons) dans un scénario dans lequel: a) l’invariance de Lorentz n’est qu’une propriété approximative des équations d’un secteur de la matière; b) il existe plusieurs vitesses critiques de la matière dans le vide. Le scénario Big Bang et l’évolution de l’univers très ancien, ainsi que la structure à grande échelle, peuvent être fortement influencés par les nouvelles particules. Ce serait le cas aussi si l’expansion significative de l’Univers avait pu avoir lieu avant la formation de la matière conventionnelle ».

D’où l’intérêt d’étudier explicitement les modèles possibles de l’avant-Big Bang contenant une dynamique nouvelle, différente de celle qui régit la physique standard des particules. Je partage l’avis de Luis Gonzalez-Mestres qui exprime et souligne, contrairement à « l’opinion dominante », qu’une « approche pionnière dans ce domaine a été construite dans les années 1990 avec les thèses des frères Bogdanov Igor (1) et  Grichka (2), avec un scénario novateur: la transformation d’une métrique (généralisation d’une mesure de distance) de l’espace-temps initialement de type euclidien ‘le temps contribuant à la métrique de la même manière que l’espace) qui devient, à la fin de l’évolution, la métrique standard de la relativité (avec le Big Bang?) ». En relativité restreinte, avec la métrique de Minkowski, [{\displaystyle (\Delta s)^{2}=-c^{2}(\Delta t)^{2}+(\Delta x)^{2}+(\Delta y)^{2}+(\Delta z)^{2}}] , le carré de l’intervalle d’espace-temps, qui généralise la notion de distance s’exprime par les carrés des différentielles des coordonnées d’espace (x, y  z) et de temps (t): ds² = c² dt² – dx² – dy² – dz² (une différence Δ tend vers 0 elle devient la différentielle d). On voit donc que dans la relativité, les coordonnées de temps et d’espace apparaissent avec des signes opposés. On dit qu’il s’agit d’une pseudo-métrique de signature{\displaystyle (-+++)}

Ce type de scénario, qui correspond à une préoccupation de longue date des deux frères, rend possible de concevoir une évolution de l’Univers primordial qui rend superflu le mécanisme habituel de l’inflation. Dès le départ, leur modèle introduit un champ scalaire « moteur de la fluctuation de la métrique ». Ce champ présente-t-il un rapport avec le boson de Higgs? se demande Luis Gonzalez-Mestres. Et il poursuit: Le modèle original illustre une propriété plus générale où la métrique de la relativité générale apparaît comme l’aboutissement cosmologique d’un vaste éventail de situations où le début de l’Univers a pu être régi par une autre métrique de l’espace-temps. Avec une métrique euclidienne (+, +, +, +), soit [ds² = -[(dx4)²+(dx)²+(dy)²+(dz)²] au lieu de  ds² = c²dt²-(dy)²-(dy)²-(dz)²] avec dx4 = ict comme dans une métrique lorentzienne] appliquée à la cinématique des particules, le vide pourrait émettre spontanément des particules. Il deviendrait instable, ce qui tendrait à modifier la cinématique d’origine et avec elle la métrique (euclidienne d’origine) dans la nouveau vide. En effet, si l’énergie et l’impulsion obéissaient à la loi qu’on connait E²=p²vc²=m²vc(²)² (où E est l’énergie, p l’impulsion, vc une vitesse critique et m la masse de la particule), le vide pourrait générer spontanément, sans dépense d’énergie, un nombre infini de particules avec l’impulsion pvc. Ce qui est la cause de son instabilité, nous dit Luis Gonzalez-Mestres qui, déjà en 1996, avait proposé la possibilité de l’existence de particules, les superbradyons qui, de même, ont pu dominer l’Univers primordial, être instables et censées se désintégrer à terme par émission spontanée de particules ordinaires (« l’effet Tcherenkov dans le vide). [« Les superbradyons sont des particules hypothétiques avec masse et énergie réelles et positives, mais dont la vitesse critique dans le vide c’ serait très supérieure à la vitesse de la lumière c[1]. Ils pourraient être les constituants ultimes de la matière. À la différence des tachyons, qui restent dans le cadre de la relativité restreinte, les superbradyons violent l’invariance de Lorentz standard. Ils peuvent obéir à une nouvelle symétrie de l’espace-temps : par exemple, une invariance de Lorentz modifiée avec c’ à la place de cLes particules actuellement considérées « élémentaires » (quarks, leptons, photon…) seraient en réalité des excitations d’un « vide » matériel, état fondamental formé à partir de la matière superbradyonique. La possible existence de cette famille de particules supraluminales a été envisagée pour la première fois par Luis Gonzalez-Mestres, physicien au CNRS, en 1995. » voir aussi Vide Superbradyonique Et Enchevêtrement Quantique]. Et de surcroît, dans l’Univers primordial, après la formation de la matière conventionnelle, la production de particules ordinaires, avec c comme vitesse critique, aurait été très largement favorisée par la cinématique (voir la note 1 page 203: avec une équation du type E²-p²vc²=m²vc(²)² et v beaucoup grand que c, l’impulsion d’un super-bradyon de très haute énergie serait très inférieurs à celle des particules ordinaires de la même énergie. Ces dernières disposeraient alors d’un espace des phases (domaine des valeurs des paramètres) beaucoup plus grand). Il en résulterait une nette hégémonie de la production de ces particules. La structure de l’espace-temps et la cinématique des particules qui caractérisent la relativité restreinte conventionnelle semblent donc constituer la solution naturellement stable pour l’aboutissement de l’évolution initiale de l’Univers dans divers scénarios. C’est aussi valable dans les cosmologies nouvelles susceptibles de se substituer au Modèle standard et à l’inflation cosmique standard dont nous avons évoquées au chapitre 2-3-3. En même temps, de telles cosmologies peuvent avoir laissé des traces dans l’Univers actuel (comme les superbradyons fossiles, les signatures cosmologiques) susceptibles d’être mises en évidence par les voies expérimentale et observationnelle. 

Dans le scénario des frères Bogdanov, l’approche cosmologique comporte dès le départ « une courbure positive de l’espace proche de celle générée par mon espace-temps spinoriel » écrit Luis Gonzalez-Mestres écrit ce dernier. Cette courbure serait donc antérieure au Big Bang conventionnel et pourrait vraisemblablement donner lieu selon lui à des modèles avec une relation entre la constante H et l’âge de l’Univers analogue à celle exposée dans ses travaux. Il pourrait même y avoir de possibles réalisations concrètes de l’insertion de la relativité générale dans ces géométries plus globales préexistantes!

          2-3 5) Dernier chapitre de la postface du livre Le mystère du satellite Planck: Qu’y avait-il avant le Big Bang ? par Luis Gonzalez-Mestres: L’avenir…

Citons à nouveau Luis Gonzalez-Mestres: « Ce moment exceptionnel ne marque pas la fin des interrogations, mais bien au contraire une période de questionnements sans précédent. Un avenir de nouvelles explorations, de création intellectuelle et aussi de controverses plus que jamais utiles, qu’il s’agisse de la cosmologie ou de la physique des particules. »

Des données atypiques de Planck fourniront peut-être l’occasion d’identifier (et étudier) des signatures dans les observations, susceptibles d’être rattachées à des approches alternatives ou d’avant-Big Bang comme celles d’Igor (1) et  Grichka (2)de l’espace-temps spinoriel de Luis Gonzalez-Mestres, des superbradyons [arxiv.org/abs/0905.4146]  ou de toute autre tentative pour sortir des sentiers battus. Un quatrième axe de recherche mérite d’être pris en considération, outre les missions WMAP et Planck et la recherche d’une éventuelle matière sombre galactique. Il s’agit de la détection des rayons cosmiques d’ultra-haute énergie [voir el.archives-ouvertes.fr]. Luis Gonzalez-Mestres en a proposé l’analyse à des fins de vérification des principes fondamentaux de la physique (relativité, mécanique quantique…) dans son article Rayons cosmiques de haute énergie et tests des principes de base de la physique En regardant l’échelle de Planck et au-delà. Pour ce qui concerne de possibles vérifications de la vérité, il rappelle que le New York Times a évoqué sa proposition originale parue dans nytimes.com/2002/12/31/science/interpreting-the-cosmic-rays.html[À la fin des années 1990, le Dr Luis Gonzalez-Mestres du Centre national de la recherche scientifique en France et, indépendamment, les théoriciens de Harvard, les docteurs Sheldon Glashow et Sidney Coleman, ont proposé qu’une petite violation de la relativité autoriserait les rayons cosmiques de haute énergie. pour échapper à la limite d’énergie GZK sur le voyage.  » Le ciel nous envoie-t-il un signal?  » A demandé au printemps dernier le Dr. João Magueijo, théoricien à l’Imperial College London]. J’apprends ici par Luis Gonzalez-Mestresdans la note 2 page 206, que « L’ouvrage de Lee Smolin, « rien ne va plus en physique » attribue à tort au prix Nobel Sheldon Glashow et à Sidney Coleman mon idée originale suggérant qu’une très faible violation de la relativité restreinte avec un repère local privilégié pour produire des effets observables dans le spectre des rayons cosmiques d’ultra-haute énergie (Alors que le travail de Glashow et Coleman est largement postérieur au texte de Luis Gonzalez-Mestre)Pour compléter, voir l’article du 14 avril 1997: arxiv.org/abs/physics/9704017 [arxiv.org/pdf/physics/9704017.pdf].

Ainsi les rayons cosmiques d’ultra-haute énergie peuvent être sensibles à une nouvelle physique générée à l’échelle de Planck, voire au-delà (ou plutôt en deçà?). Dans l’article du New York Times,  dennis-overbye évoque des « doutes sur la relativité », mais « pourrait-on raisonnablement parles d’invalidation de la théorie si un petit écart s’avérait détectable à des énergies 100 milliards de fois supérieures à l’énergie au repos du proton? se demande Luis Gonzalez-MestreLa relativité restreinte resterait valable dans un très vaste domaine expérimental. L’objectif serait alors de déterminer et de comprendre un cadre plus fondamental dans lequel les principes de la physique pourraient trouver leur origine. 


L’approche des frères Bogdanov est une possibilité dans laquelle la relativité et la mécanique quantique sont générées par l’évolution d’Univers plus primordial. Les superbradyons, quant à eux, ne seraient pas censés satisfaire aux lois de la mécanique quantique au-delà de l’échelle de Planck. Le défi de l’avenir, c’est percer l’origine ultime de notre Univers et des lois de la physique que nous connaissons. Qu’y avait-il avant la matière ordinaire? La notion même de Big Bang peut-elle être appliquée à la formation de cette matière, ou est-ce la suite d’un processus déjà en place avant le temps de Planck, mécanisme dont Georges Lemaître estimait déjà en 1931 que « la mécanique quantique empêche de considérer la notion de temps avant qu’un « nombre suffisant de quanta » ne soit formé dans l’Univers? (idée qui a longtemps prévalu). [voir LeMaître: Débat entre science et foi]

Luis Gonzalez-Mestre rappelle dans cette postface que Grichka et Igor Bogdanov avancent une hypothèse intéressante: il s’agirait, pour l’essentiel d’information. Un chose est certaine, c’est que quelque soit le modèle de pré-Big Bang (où il est question d’entropie), le théorème de Shannon relie entropie et information. Et à son tour, la physique statistique fait de l’entropie une fonction de la température. Il en résulte que l’évolution de l’Univers vers une température de plus en plus basse s’est accompagnée de la libération d’une quantité croissante d’information. 

Conclusion. 

En conclusion de cette postface je rappelle les quelques commentaires par lesquels j’ai conclu ma lecture de Le mystère du satellite Planck. Qu’y avait-il avant le Big Bang? (Pages 177 à 184: Conclusion):

Mais reste le grand mystère. D’où vient le Big Bang? Pourquoi s’est-il brusquement au coeur du néant il y a 13,82 milliards d’années? Comment se fait-il qu’il soit si bien réglé au millionième de degré près? Et d’où viennent ces mystérieuses anomalies et cette incompréhensible « tâche froide » dans l’hémisphère sud? En 1990, les Bogdanov avaient écrit dans un dialogue portant sur « Dieu et la science » qu’il est possible d’appréhender l’Univers comme un message exprimé dans un code secret, une sorte de hiéroglyphe cosmique que nous commençons tout juste à vérifier. A plusieurs reprises, G. Smoot a écrit que le rayonnement fossile fait irrésistiblement penser à une sorte de « code » qu’il a appelé « ADN cosmique ». Cependant, le secret de ce code n’existe pas ici. Si on espère en trouver quelques fragments, c’est avant la naissance de l’univers, comme nous l’avons vu, qu’il faudra aller chercher, avant le Big Bang. Lorsque les Bogdanov ont évoqué pour la première fois cette idée en 2004 dans « avant le Big Bang« , ils ont déclenché une véritable tempête.  Mais aujourd’hui, face aux limites du modèle standard, de nouvelles voies se dessinent et invitent à chercher la solution du mystère de l’Univers avant sa naissance matérielle.

Qu’y avait-il avant le Big Bang? Ce qui est certain, c’est qu’à cette époque mystérieuse, que George Gamow appelle « l’ère de Saint Augustin » la matière n’existait pas encore, pas plus que le temps et l’espace. Qu’y avait-il de l’autre côte du Mur de Planck, et y avait-il quelque chose? En fait oui. On ne peut non pas en retrouver la trace, mais le reflet indirect l’image en ombre chinoise, au coeur de la première lumière. C’est ce que les frères Bogdanov appellent « l’information initiale ». Autrement dit les quantités physiques et mesurables qui jaillissent à l’instant du Big Bang. (l’énergie de l’éclair primordial, sa température, etc) leur paraissent provenir d’une quantité numérique qui existaient avant le Big Bang. En somme, avant les choses palpables, (mesurées en kilos ou en degrés) il existait quelque chose d’impalpable, qu’on ne pourra jamais toucher: l’information.On mesure celle-ci à l’aide d’une unité, les bits.

https://blog.syti.net/index.php?article=471

Mais alors, quel est le lien possible entre matière et information? Commençons par faire un détour en 1944 par une des plus importantes conférences de Max Planck, le fondateur de la Mécanique quantique. Celle-ci porte sur la nature de la matière: « j’ai consacré toute ma vie à la science te l’étude de la matière, et je peux dire ceci en conclusion de mes recherches sur les atomes: Il n’y a pas de matière colle telle. Toute la matière est originaire et n’existe que par les vertus d’une force qui cause les particules d’un atome à vibrer et qui soutient tut ce système atomique ensemble. Nous devons supposer derrière cette force l’existence d’un esprit conscient et intelligent. Cet esprit est la matrice de toute matière » (La nature et la matière (discours à Florence, Italie, 1944;tiré des archives de l’histoire de Max Plank, Rep. 11 N°1797).

En profitant de l’élan de Planck, comment passe-t-on de l’information à la matière? Revenons à un principe formulé par le mathématicien américain Rolph Landauer (1927 – 1999), physicien expert de l’information, compagnon de pensée de cet autre immense théoricien qu’était Claude Shannon. C’était un physicien qui a travaillé pour IBM. En 1961, il démontre que lorsque de l’information est perdue dans un circuit irréversible, elle devient de l’entropie et une quantité associée d’énergie est dissipée en chaleur. Ce principe s’applique au calcul réversible, à l’information quantique et au calcul quantique. Une de ses citations célèbres est : « L’information est physique » (C’est un principe physique relatif à la limite théorique basse de consommation d’énergie d’un système physique de calcul. Il affirme que « n’importe quelle manipulation logique irréversible d’information, telle que l’effacement d’un bit ou la fusion de deux voies de calcul, est accompagnée d’une augmentation de l’entropie en degrés de liberté non-informationnels de l’appareil de traitement de l’information ou de son environnement. Il établit que le niveau d’énergie minimal nécessaire pour effacer un bit d’information, connu sous le nom de limite de Landauer :kT ln 2 »). 

Ce lien entre matière (entropie) et information été prouvé avec éclat en 2012 où une équipe de recherche de l’Université d’Augsbourg a apporté la preuve expérimentale que tout dégagement  d’énergie implique implique l’effacement irréversible d’une certaine quantité d’information. Pour certains, ce principe est tellement important que c’est peut-être l’un des plus importants de ce début de XXIè siècle. C’est en tout cas ce qui permet aux Bogdanov d’aller plus loin dans l’exploration de ce qui a pu se passer avant le Big Bang.

Reposons-nous maintenant la question: D’où vient l’énergie colossale qui qui soudain se déverse sur le vide primordial il y a 13,82 milliards d’années? Quelle est la source de cette énergie dont nous voyons la formidable trace dans le rayonnement fossile? Le principe de Landauer permet aux frères Bogdanov de risquer une conjecture, qui est à la base de leurs thèses et hypothèses. Comme nous l’avons vu, de nombreux  chercheurs considèrent aujourd’hui qu’au tout début du Big Bang, à l’instant de Planck, le cosmos doit être considéré comme un système en équilibre thermique. Dans ce cas, si on applique le principe de Lanfaueril est plausible de considérer que cette formidable énergie thermique du début pourrait de l’effacement irréversible, ou plus exactement de la conversion d’une information qui, peut-être a existé avant le Big Bang. En même temps, cela pourrait expliquer pourquoi l’entropie, même si elle est faible, n’est pas nulle au moment du Big Bang, contrairement à ce qui pourrait se passer avant le Big Bang., au voisinage de la singularité initiale.

 

liens:

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universalis.fr/encyclopedie/espace-temps/8-espace-temps-et-formalisme-mathematique/ Avec t=ict au lieu de t, on obtient ds² = – [(dx4)²+(dx)²+(dy)²+(dz)²] au lieu de  ds² = c²dt²-(dy)²-(dy)²-(dz)

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blogs.mediapart.fr Direction d’espace privilégiée et espace-temps spinoriel: Direction d’espace privilégiée et espace-temps spinoriel 29 AOÛT 2013 PAR SCIENTIA
blogs.mediapart.fr ESPACE-TEMPS SPINORIEL ET DIRECTION D’ESPACE PRIVILEGIEE : ANTECEDENTS ET PREDICTIONS  

blogs.mediapart.fr Planck, BICEP2 et l’espace-temps (I)  (arxiv.org/abs/1303.5083: Résultats 2013 de Planck. XXIII. Isotropie et statistiques du CMB)

blogs.mediapart.fr/scientia/blog/240814/cosmologie-lindispensable-debat-i

Planck data, spinorial space-time and asymptotic Universe).

blogs.mediapart.fr: direction d’espace privilégiée.

blogs.mediapart.fr: Biceps2, cosmologie, espace-temps, matière sombre

blogs.mediapart.fr: Pré-big bang, vide et cosmologies non-cycliques voir pos.sissa.it/134/479/pdf

Pré-big bang, physique fondamentale et cosmologies non-cycliques

Direction d’espace privilégiée et espace-temps spinoriel  

ESPACE-TEMPS SPINORIEL ET DIRECTION D’ESPACE PRIVILEGIEE : ANTECEDENTS ET PREDICTIONS  

Planck, BICEP2 et l’espace-temps (I) (espace-temps spinoriel de Luis Gonzalez-Mestres) .   (arxiv.org/abs/1303.5083: Résultats 2013 de Planck. XXIII. Isotropie et statistiques du CMB)

blogs.mediapart.fr/cosmologie/blog/070915/vide-physique-superbradyons-et-intrication-quantique-i


agoravox.fr/actualites/technologies/article/la-science-et-la-philosophie-193195: La science et la philosophie entrent dans l’ère de l’information par Bernard Dugué

Le livre de Bernard Duguéiste-editions.fr/products/linformation-et-la-scene-du-monde L’information et la scène du monde De la philosophie à la science, l’univers des formes et des communications

bdugue.typepad.com: S’il y a une vie après la mort, la physique en donne  une explication

agoravox.fr/actualites/technologies/article/h-e-la-matiere-n-existe-pas-tout-n-130658: H (Ψ) = E Ψ : La matière n’existe pas ; tout n’est que forme et énergie par Bernard Dugué (son site) 2013

agoravox.fr/tribune-libre/article/dernieres-nouvelles-de-la-physique-218612: Dernières nouvelles de la Physique Quantique, introduction de la conscience dans l’équation
par Zevengeur

agoravox.fr/tribune-libre/article/information-realite-fondamentale-163860Information, Réalité fondamentale de l’Univers… ? par Vincent Verschoore

zerhubarbeblog.net/2019/12/01/de-lunivers-spatial-a-lunivers-causal/: De l’Univers spatial à l’Univers causal par  VINCENT VERSCHOORE

zerhubarbeblog.net/2011/08/17/physique-de-lunivers-au-dela-de-lespace-temps/  Physique de l’Univers: au-delà de l’espace-temps?  PAR VINCENT VERSCHOORE

zerhubarbeblog.net/2017/01/15/gravite-entropique-contre-matiere-noire/:Gravité entropique contre matière noire. 15 JANVIER 2017 PAR VINCENT VERSCHOORE

sciencetonnante.wordpress.com/2011/06/06/la-gravite-une-force-emergente-dorigine-entropique/La gravité, une force émergente d’origine entropique ?

blogs.futura-sciences.com/barrau/2017/03/13/la-gravitation-est-elle-emergente/LA GRAVITATION EST-ELLE ÉMERGENTE ? 13 MARS 2017 AURÉLIEN BARRAU […] Mais la forme d’émergence particulière que je veux évoquer dans ce billet est différente. Elle est thermodynamique arxiv.org/abs/gr-qc/9504004 (l’équation d’état d’Einstein) arxiv.org/abs/1611.02269 (Gravité émergente et univers sombre Erik P. Verlinde)


doublecause.net/index.php?page=Conference_Institut.htm: Le point de vue d’un physicien sur la conscience? De la physique de l’information aux deux fonctions de la conscience: enregistrement du présent et configuration du futur par Philippe Guillemant

backreaction.blogspot.com/2019/11/what-is-dark-energy.html?fbclid=IwAR0qFFKg8jO9wiOeeUf37BMg2wgQUUjvN3LHaez9Qboobj71VnkoaDI-y7sQu’est-ce que l’énergie noire? Quelle est la différence entre l’énergie noire et la matière noire? Qu’est-ce que l’énergie noire a à voir avec la constante cosmologique et la constante cosmologique est-elle vraiment la pire prédiction de tous les temps? À la fin de cette vidéo, vous saurez. par 

https://backreaction.blogspot.com/2019/11/how-can-we-test-theory-of-everything.html?fbclid=IwAR0pn067HVsVZaPVsC7nMmawCASvwNFqf-seVM06uWunxUxHd7qnRgIqS1kComment pouvons tester une théorie du tout? par 
lapth.cnrs.fr/pg-nomin/taillet/dossier_matiere_noire/matiere_noire4_mond.php: La matière noire, 
Modification de la Dynamique Newtonienne : MOND

trustmyscience.com: Inflation cosmique et modèles alternatifs : une nouvelle méthode permettrait d’enfin les départager
trustmyscience.com: Une nouvelle théorie unifie matière noire et énergie noire
zevengeur.wordpress.com: Histoire de l’Univers partie , naissance et topologie

zevengeur.wordpress.com: Le mur de la quantique (Le modèle du congrès de Solvay)

zevengeur.wordpress.com: Histoire de l’Univers partie 2 Introduction à la physique fondamentale (pour les nuls)

zevengeur.wordpress.com: Mille milliards de soleils

zevengeur.wordpress.com: Histoire de l’Univers partie 4 Le modèle standard de la physique

zevengeur.wordpress.com: Histoire de l’Univers partie 3 Qed Vous avez dit Qed?

zevengeur.wordpress.com: Le vide quantique un nouveau continent à explorer

zevengeur.wordpress.com: Instant zéro, la plus grand mystère de l’Univers

zevengeur.wordpress.com; Dernières nouvelles de la conscience dans l’équation:    (https://arxiv.org/pdf/quant-ph/9903047.pdf: choix retardé)

consentino.unblog.fr/2016/10/27/attention-lacceleration-de-lexpansion-non-confirmee/:

L’accélération de l’expansion de l’Univers NON confirmée?!… 24 octobre, 2016 mario cosentino

phys.org/news/2016-11-theory-gravity-dark.html: La nouvelle théorie de la gravité pourrait expliquer la matière noire.

(cette « RÉVOLUTION » nos conceptions concernant l’ ESPACE, le TEMPS et la GRAVITE risquent de changer de façon RADICALE. Les nouveaux PARADIGMES de la NOUVELLE COSMOLOGIE DE DEMAIN POURRAIENT ÊTRE LES SUIVANTS:

PARADIGME N°1:LA THÉORIE DE L’INFORMATION »

Notre Univers fonctionnerait avec un « ORDRE SOUS-JACENT » qui nous serait invisible.Cet « espace sous-jacent » utiliserait des « bits » ou des « qubits ». Pour aller à l’essentiel nous sommes de plus en plus de scientifiques pour dire que notre Univers fonctionnerait COMME UN GIGANTESQUE ORDINATEUR…

PARADIGME N°2: LA GRAVITATION DE NEWTON MODIFIÉE PAR LA THÉORIE DE L’INFORMATION

PARADIGME N°3: LA MATIÈRE NOIRE)

genci.fr/sites/default/files/PETAFLOPS_JM_ALIMI.pdf: Astrophysique, raisons d’être du calcul haute performance? (en.wikipedia.org/wiki/Fine-tuned_universemodified gravitySomes aspects of modified gravity modelsModified gravity theories and recent constraints)

futura-sciences.com/sciences/actualites/energie-sombre-energie-noire-quasars-revelent-ils-nouvelle-physique-38137/: Énergie noire : les quasars révèlent-ils une nouvelle physique ?

hal.archives-ouvertes.fr/hal-00165345/document: Le problème de la constante cosmologique

phys.org/news/2016-11-theory-gravity-dark.html: La nouvelle théorie de la gravité pourrait expliquer la matière noire (arxiv.org/abs/1001.0785 ou en.pdf: https://arxiv.org/pdf/1001.0785.pdf): Sur l’origine de la gravité et les lois de Newton par Erik P. Verlinde.

Les modèles cosmologiques  Calcul spinoriel 

youtube.com/watch? v=XJDOcnk8GFYETAT KMS          mathworld.wolfram.com

Igor Novikov et Andreï Dorochkevitch Arno Allan Penzias et à Robert Woodrow WilsonGégory Chaitain    Steve Carlip    Vahe Gurzadyan    Zee  Quantum Field Theory in a Nutshell

Edward Witten  Sidney Coleman Jonh Mather.  Noam Chomsky (son blog noam-chomsky.fr)

Victor J. Stenger et Dieu, l’hypothèse erronée Comment la science prouve que Dieu n’existe pas    Mioara_Mugur-Schächter    Max Planck    Claude Shannon       Dr. João Magueijo         Vaé Zartarian     doublecause.net Vahe: Zartarian.   Le site de Vahe Zartarian: co-creation.net/index.html     Philippe Guillemand

 jean-paul-baquiast.fr : Jean-Paul Baquiast – pour un principe matérialiste fort

Le visage de Dieu article 3)  LeMaître: Débat entre science et foi

La thermodynamique   La théorie de l’information     entropie et information.

 A mathematical theory of communication par Shannon  .    état KuboMartinSchwinger   Temps imaginaire   Mur de Planck

Théoriciens de l’état KMS: Rudolph Haag, Marinus Winninck, Minoru TomitaMasamichi Takesaki

entropologie.fr/2019/07/newton-lagrange-legendre-hamilton-poisson-et-les-autres.html?fbclid=IwAR2xkicbvxcOL1LviBO8R8a9GguzaXqu6apBI-qETkvffHYhTWFmUDv8XYk:  L’homme quantique: Newton, Lagrange, Legendre, Hamilton, Poisson et les autres…

Les modèles cosmologiques   Modèle standard de la cosmologie   modèle ΛCDM   

« ΛCDM », grandeur et décadence du modèle standard de la cosmologie    modèle bi-métrique   Constante cosmologique ou Λ    matière noire (ne pas confondre avec l’énergie noire)

podcastscience.fm/vide     wikipedia.org/wiki/Vide      Vide Superbradyonique Et Enchevêtrement Quantique     Les superbradyons —>(arxiv.org/abs/0905.4146)

Gravitation quantique: https://www.facebook.com/notes/%D8%A7%D9%84%D9%81%D9%8A%D8%B2%D9%8A%D8%A7%D8%A1-%D9%88%D8%A7%D9%84%D8%B1%D9%8A%D8%A7%D8%B6%D9%8A%D8%A7%D8%AA-%D8%A7%D9%8A%D8%AF-%D9%88%D8%A7%D8%AD%D8%AF%D8%A9/gravitation-quantique/136190359793734/?pnref=story

en.wikipedia.org/wiki/List_of_space_telescopes; Liste des télescopes spatiaux 

Autres liens pour « le mystère du satellite planck« : Quelques pages du livre

aphadolie.com/2017/04/13/les-freres-bogdanov-et-le-pr-luis-gonzales-mestres/Les frères Bogdanov et le Pr Luis Gonzales-Mestres

blogs.mediapart.fr/scientia/blog/140412/biographie-de-luis-gonzalez-mestres-cnrs-candidat-au-comite-national-de-la: Biographie de Luis Gonzalez-Mestres (CNRS), candidat au Comité National de la Recherche Scientifique et le blog de Luis Gonzalez-Mestres

blogs.mediapart.fr/cosmologie/blogLe blog cosmologie

blogs.mediapart.fr/scientia/blog/110414/bicep2-cosmologie-espace-temps-matiere-sombre-i: BICEP2, Cosmologie, espace-temps, matière sombre… (I)

blogs.mediapart.fr/cosmologie/blog/100215/planck-bicep2-et-lespace-temps-iiPlanck, BICEP2 et l’espace-temps (II)

public.planck.fr/resultats/207-geometrie-de-l-espace-et-contenu-de-notre-universMission Planck -Géométrie de l’espace et contenu de notre Univers

cortecs.org/cours/cours-le-brouet-science-a-religion-degre-0-de-lepistemologie-cas-hawking-bogdanov-etc/ Science & religion – Cas Hawking, Bogdanoff, etc. 12/10 2010  Richard Monvoisin

fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A8le_de_Hartle-Hawking: Lmodèle de Hartle-Hawking, nommé d’après James Hartle et Stephen Hawking (aussi appelé modèle d’Univers sans bord), est une proposition concernant l’état de l’univers avant l’ère de Planck. C’est une fonction d’onde de l’Univers calculée à partir de l’intégrale de chemin de Feynman

fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A8tre_magn%C3%A9tique_Alpha: spectromètre magnétique alpha : caractériser les particules et antiparticules des rayons cosmiques.

trustmyscience.com/stephen-hawking-pourquoi-son-dernier-article-n-est-pas-revolutionnaire/ L’univers sans bord : le modèle de Hartle-Hawking

https://www.mondialisation.ca/ce-qua-revele-le-satellite-planck-sur-la-creation-de-lunivers-miracle-ou-hasard/5358636: Ce qu’a révélé le satellite Planck sur la création de l’univers: Miracle ou hasard? «Ce que je vois dans la nature est un grand dessein que ne nous pouvons comprendre que de manière imparfaite, et que doit remplir une personne qui réfléchit avec un sentiment d’humilité…Albert Einstein

L’inflation en débat?

zerhubarbeblog.net/2019/12/01/de-lunivers-spatial-a-lunivers-causal/: De l’Univers spatial à l’Univers causal 

zerhubarbeblog.net/2017/01/15/gravite-entropique-contre-matiere-noire/: Gravité entropique contre matière noire. 15 JANVIER 2017 PAR VINCENT VERSCHOORE


monblogdereflexions.blogspot.com/2011/05/dossier-la-mysterieuse-energie-noire.html#.Xe_gLehKj4Y: Dossier la mystérieuse énergie noire

pourlascience.fr/sd/cosmologie/linflation-cosmique-en-debat-6462.php: cette théorie qui est au cœur de la cosmologie moderne souffre de sérieuses difficultés.

https://www.pourlascience.fr/sd/cosmologie/linflation-va-t-elle-faire-pschitt-9861.phpL’inflation va-t-elle faire pschitt ? Les dernières mesures de Planck ainsi que des problèmes théoriques mettent à mal l’idée d’inflation, pourtant défendue par nombre de cosmologistes. Le temps des nouvelles idées est venu !

hal.archives-ouvertes.fr/hal-00165345/documentLe problème de la constante cosmologique

consentino.unblog.fr/2016/10/27/attention-lacceleration-de-lexpansion-non-confirmee/Attention, l’accélération de l’expansion de l’Univers NON confirmée

phys.org/news/2016-11-theory-gravity-dark.html: La nouvelle théorie de la gravité pourrait expliquer la matière noire

https://trustmyscience.com/nouvelle-theorie-unifie-matiere-noire-energie-noire/Une nouvelle théorie unifie matière noire et énergie noire

https://www.pourlascience.fr/sd/cosmologie/le-cinquieme-element-cosmique-4276.php: Le cinquième élément cosmique Un champ d’énergie invisible, la quintessence, domine depuis peu l’évolution de l’Univers, et en accélère l’expansion.

https://www.cairn.info/revue-de-metaphysique-et-de-morale-2004-3-page-413.htm: Les nouveaux défis de la cosmologie moderne par Gabriele Veneziano

https://www.livescience.com/axion-found-in-weyl-semimetal.html?utm_source=Selligent&utm_medium=email&utm_campaign=10419&utm_content=20191122_LS_Essentials_Newsletter+-+adhoc+&utm_term=2973335&m_i=8UY8R8%2BoW8m0z_rskHf45%2BA12z4AAaPc4W6cImZs3TLsozPRxLt4836jcFi4RNsLGqBjRhKIsdMMwH2pBF8aBZs_dezwfaLe8mLes physiciens ont enfin vu les traces d’une particule recherchée depuis longtemps, l’ axion , une particule insaisissable qui interagit rarement avec la matière normale. Il a été prédit pour la première fois il y a plus de 40 ans mais n’a jamais été vu jusqu’à maintenant. Les scientifiques ont suggéré que la matière noire pourrait être composée d’axions

http://www.planetastronomy.com/special/2006-special/bnf-veneziano-6mai2006.htmCONFÉRENCE «D’OÙ VENONS NOUS ? OÙ ALLONS NOUS? Les grands défis cosmologiques du 21ème siècle» Par Gabriele VENEZIANO Professeur au collège  Organisée par le laboratoire APC Quai François Mauriac Paris 13ème. le samedi 6 Mai 2006

https://arcea-cesta.ovh/index.php/voyages-visites-spectacles/albums-photos-du-site/8-assemblee-annuelle-2003/detail/54-assemblee-annuelle-2003?tmpl=component: À l’assaut du mur de PLANCK Vers l’origine de l’Univers par Pierre Laharrague

https://www.scienceetfoi.com/ces-theories-scientifiques-qui-predisent-des-infinites-d-univers-condamnent-elle-l-existence-de-dieu/: Ces théories scientifiques qui prédisent des infinités d’univers condamnent-elles l’existence de DIeu ?

https://arcea-cesta.ovh/index.php/voyages-balades-visites-spectacles/albums-photos-du-site/8-assemblee-annuelle-2003/detail/60-assemblee-annuelle-2003?tmpl=component: De zéro à l’infini

Une brève histoire de l’Univers par Pierre Laharrague

http://irfu.cea.fr/dap/Phocea/Vie_des_labos/Ast/ast.php?t=actu&id_ast=3475: Les défauts du fond diffus de l’univers sont-ils réels ? […] En utilisant cette méthode plus performante, les astrophysiciens ont constaté que le défaut de la « tache froide » disparaissait en grande partie et redevenait compatible avec les fluctuations statistiques générales du signal.. 

futura-sciences.com/sciences/dossiers/astronomie-infini-mysteres-limites-univers-574/page/9/: Singularités et temps zéro : comment décrire l’univers ?

http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/logphil/oeuvres/russell/philo1.htm: Bertrand Russell  Problèmes de philosophie (1912) 3. Nature de la matière

https://www.ipht.fr/Docspht//articles/t07/223/public/cours2007.pdf : COURS cosmologie et fluctuations primordiales

https://forums.futura-sciences.com/discussions-scientifiques/13508-fluctuations-signature-de-metrique-kms-mq-origine-de-l-espace-temps-bogdanov-2.html : Fluctuations signature de la metrique,KMS,MQ et origine de l`espace-temps (Bogdanov)

https://www.ledifice.net/7045-3.html Avant le Big Bang. 22 Octobre 2002 l’étrange  » Affaire Bogdanoff « .Arkadiusz Jadczyk International Institute of Mathematical Physics  (la site Site : http://www.alchymie.net n’existe plus)

http://le-cera.com/lorigine-lavenir-monde-apprend-science/L’origine et l’avenir du monde… Que nous apprend la Science ? Compte rendu de la 60ème rencontre du CERA du vendredi 25 septembre 2013. Présentation des frères BOGDANOV par Patrick RABILLER

http://www.scilogs.fr/complexites/mort-de-la-loi-de-moore/: La loi de Moore est-elle morte ? Existe-il une loi de Moore « universelle » ?

unamur.be/sciences/philosoc/revueqs/textes-en-ligne/rqs_181_4_etats_stationnaires Quand fallait-il abandonner la théorie de l’état stationnaire ?

www.nasonline.org/publications/biographical-memoirs/memoir-pdfs/coleman-sidney.pdf:  S i d n e y c o l e m a n 1 9 3 7 – 2 0 0 7 A Biographical Memoir by h o w a r d g e o r g i

https://tel.archives-ouvertes.fr/file/index/docid/813574/filename/These_D_Girard.pdf : Cosmologie observationnelle avec le satellite Planck : extraction du signal astrophysique des données brutes de l’instrument HFI et étude de l’effet du rayonnement cosmique. Damien Girard

https://www-n.oca.eu/elena/Porque04/Cappi-Porquerolles-Screen.pdfhistoire de l’univers 

http://www.integralworld.net/reynolds20.html EVOLUTION INTÉGRALE: UNE PHILOSOPHIE NÉO-PÉRENNE BRAD REYNOLDS

https://www.philomag.com/lactu/dialogues/le-temps-existe-t-il-et-si-oui-combien-28384 Les physiciens Lee Smolin et Carlo Rovelli ont longtemps travaillé ensemble avant de diverger sur le problème de la nature du “temps”. Pour le premier, le “temps” existe vraiment. Pour le second, nous avons plutôt affaire à plusieurs couches de temps. Un désaccord qui ranime l’un des plus vieux débats de la métaphysique mais aussi nos émotions devant le futur et la mort.

tel.archives-ouvertes.fr/file/index/docid/162559/filename/THESE.pdf: Le squelette de l’Unuvers, un outil d’analyse des grandes structures Thierry Sousbie

lemonde.fr/sciences/article/2019/11/27/des-scientifiques-ont-detecte-dans-notre-galaxie-un-trou-noir-qu-ils-ne-savent-pas-expliquer_6020779_1650684.html : Des scientifiques ont détecté dans notre galaxie un trou noir qu’ils ne savent pas expliquer LB-1 a une masse 68 fois supérieure à celle du Soleil, une bizarrerie qui pourrait signifier qu’il n’a pas été créé par une supernova.

Symboles et représentations:

math93.com/index.php/histoire-des-maths/les-symboles-menu

https://fr.wikipedia.org/wiki/Table_de_symboles_math%C3%A9matiques

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https://www.lexilogos.com/grec_alphabet.htm

a2  d2  {\ displaystyle \ omega = {\ begin {bmatrix} \ phi \\\ chi \ end {bmatrix}} \,} ( p n)  ( p n)    alphabet grec: α  β θ  σ ξ  Δ     π π     θxσx+θyσy+θzσz    θxσx+θyσy+θzσz

A=   [-100-1]  [2035]     -100-1](  -100-1] 


brian greene la réalité cachée

https://www.quora.com/Is-there-any-evid siècles avant eux ence-of-a-multiverse-1 : y a t-il des preuves d’un multivers page 32 et 520: Einstein, Eddington et l’éclipse de 1919:   https://www.nature.com/articles/d41586-019-01172-z  [https://arxiv.org/abs/0709.0685 https://arxiv.org/ftp/arxiv/papers/0709/0709.0685.pdf]


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Jaume Garriga , Alexander Vilenkin : Beaucoup de mondes en un  arxiv.org/abs/gr-qc/0102010  (arxiv.org/pdf/gr-qc/0102010.pdf) et https://arxiv.org/abs/0809.4257 (https://arxiv.org/pdf/0809.4257.pdf)



Le mystère du satellite Planck. Qu’y avait-il avant le big bang?


Le mystère du satellite Planck. Qu’y avait-il avant le big bang?

.mondialisation.ca/ce-qua-revele-le-satellite-planck-sur-la-creation-de-lunivers-miracle-ou-hasard/5358636: Ce qu’a révélé le satellite Planck sur la création de l’univers: Miracle ou hasard? Par Chems Eddine Chitour
amazon.fr/myst%C3%A8re-satellite-Planck-avait-avant/dp/2212557329:

Le mystère du satellite Planck:

 Qu’y avait-il avant le Big Bang ?

pseudo-sciences.org/Les-freres-Bogdanov-science-ou-fableLes frères Bogdanov : science ou fable ?

uilg.be/blog/wp-content/uploads/2016/06/Tentative-de-synth%C3%A8se-comprendre-le-Big-bang.pdf: Tentative de synthèse, 3 minutes pour comprendre la grande théorie du Big Bang (des frères Grichka et Igor Bogdanov)

monblogdereflexions.blogspot.com/2012/06/au-commencement-du-temps-4-9-partie-2.html#.XcrcdldKj4Y: Au commencement du temps mon article 4-9 = ma « lecture » du livre des Bogdanov (et les liens vers tous mes articles)

monblogdereflexions.blogspot.com/2012/03/mes-liens-pour-les-articles-au.html#.XcreUFdKj4Y: les liens pour les articles rubrique « au commencement du temps »

tel.archives-ouvertes.fr/tel-00001502/document Thèse de Grichka Bogdanov FLUCTUATIONS QUANTIQUES DE LA SIGNATURE DE LA METRIQUE A L’ECHELLE DE PLANCK

tel.archives-ouvertes.fr/tel-00001503v1/document Thèse de Igor Bogdanov ETAT TOPOLOGIQUE DE L’ESPACE-TEMPS A L’ECHELLE ZERO

mondialisation.ca/ce-qua-revele-le-satellite-planck-sur-la-creation-de-lunivers-miracle-ou-hasard/5358636:  Ce qu’a révélé le satellite Planck sur la création de l’univers: Miracle ou hasard?
Par Chems Eddine Chitour

admiroutes.asso.fr/larevue/2014/149/mms.pdf: PRINCIPES D’UNE 2ème MÉCANIQUE QUANTIQUE par Mioara Mugur-Schächter

Mioara Mugur-SchächterMioara Mugur-Schächter facebook

fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Igor_et_Grichka_Bogdanoff/Sources

https://jeanzin.fr/ecorevo/sciences/bogdanov.htm: l’illusion de l’origine

http://sciences.blogs.liberation.fr/2010/10/15/un-document-accablant-pour-les-bogdanov/

fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Igor_et_Grichka_Bogdanoff/Sources: Discussion:Igor et Grichka Bogdanoff/Sources (

Autres liens pour « le mystère du satellite planck« : Quelques pages du livre

aphadolie.com/2017/04/13/les-freres-bogdanov-et-le-pr-luis-gonzales-mestres/Les frères Bogdanov et le Pr Luis Gonzales-Mestres

blogs.mediapart.fr/scientia/blog/140412/biographie-de-luis-gonzalez-mestres-cnrs-candidat-au-comite-national-de-la: Biographie de Luis Gonzalez-Mestres (CNRS), candidat au Comité National de la Recherche Scientifique et le blog de Luis Gonzalez-Mestres

blogs.mediapart.fr/cosmologie/blogLe blog cosmologie

blogs.mediapart.fr/scientia/blog/110414/bicep2-cosmologie-espace-temps-matiere-sombre-i: BICEP2, Cosmologie, espace-temps, matière sombre… (I)

blogs.mediapart.fr/cosmologie/blog/100215/planck-bicep2-et-lespace-temps-iiPlanck, BICEP2 et l’espace-temps (II)

public.planck.fr/resultats/207-geometrie-de-l-espace-et-contenu-de-notre-universMission Planck -Géométrie de l’espace et contenu de notre Univers

cortecs.org/cours/cours-le-brouet-science-a-religion-degre-0-de-lepistemologie-cas-hawking-bogdanov-etc/ Science & religion – Cas Hawking, Bogdanoff, etc. 12/10 2010  Richard Monvoisin

fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A8le_de_Hartle-Hawking: Lmodèle de Hartle-Hawking, nommé d’après James Hartle et Stephen Hawking (aussi appelé modèle d’Univers sans bord), est une proposition concernant l’état de l’univers avant l’ère de Planck. C’est une fonction d’onde de l’Univers calculée à partir de l’intégrale de chemin de Feynman

fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A8tre_magn%C3%A9tique_Alpha: spectromètre magnétique alpha : caractériser les particules et antiparticules des rayons cosmiques.

trustmyscience.com/stephen-hawking-pourquoi-son-dernier-article-n-est-pas-revolutionnaire/ L’univers sans bord : le modèle de Hartle-Hawking

Cet article est consacré à quelques note et commentaires sur ma lecture du livre:


Pages 15 à 28: Introduction page 25: le mystère du satellite planck: Le 21 mars 2013, au siège de l’ESA, George Efstathiou,  l’un des membres les plus influents de la mission Planck, (fr.euronews.com/2013/03/21/le-satellite-europeen-planck-perce-certains-mysteres-du-big-bang) a déclaré: « il  est possible que l’univers ait connu une phase avant le big bang« .

Page 26: Marc Kamionkowski (en.wikipedia.org/wiki/Marc_Kamionkowski): Il n’est plus complètement fou de se demander ce qui s’est passé avant le big bang   https://media.caltech.edu/press_releases/13218

Page 26: Sean Caroll (https://www.amazon.com/Eternity-Here-Quest-Ultimate-Theory/dp/0452296544): Les scientifiques pensent de plus en plus sérieusement que le big bang n’est pas vraiment le commencement, mais juste une phase que traverse l’univers (2010).

Page 26: Penrose en 2010 que s’est-il passé avant le big bang? puis en https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/cosmologie-preuve-avant-big-bang-roger-penrose-rayonnement-fossile-26213/ Roger Penrose pense avoir trouvé une preuve de2018:  son modèle de « cosmologie cyclique conforme ». Des « points Hawking » seraient visibles dans le rayonnement fossile, témoignant de l’évaporation de trous noirs supermassifs survenue avant le Big Bang, dans un monde qui aurait précédé le nôtre. [https://arxiv.org/abs/1808.01740 Preuve apparente de points de Hawking dans le ciel CMB]

Page 27: 25 mars 2013: sciencepresse.qc.caet les anomalies pourrait-il s’agir du résidu de quelque chose survenu « avant » le big bang? (auparavant impensable, voir condamnable)https://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2013/03/25

Pages 29 à 42: chapitre 1 Le Big Bang a-t-il laissé une trave dans le ciel?

Page 29: . Les 4 mousquetaires, élèves de Alexander Friedmann:  Georges GamowLev LandauMatveï BronsteinDmitri Ivanenko

Page 38: Article de Gamow 1946 Phys. Rev., 70 572 –Expanding Universe and the Orifin of Elements puis, voir https://cosmology.education/nucleosynthese-primordiale-1/#! :

  • 1946 : Gamow propose un mécanisme de formation des noyaux atomiques aux premiers stades d’un Univers en expansion
  • 1948 : Ralph Alpher et Robert Herman suggèrent un rayonnement fossile émis au découplage de la lumière et de la matière dans le cadre du modèle du Big Bang (7 degrés au lieu des 2.7 degrés constatés aujourd’hui). 
  • 1953 : Alpher, Herman et Follin décrivent précisément l’état d’un Univers en Big Bang à partir de l’instant ou sa densité est telle qu’il peut être décrit par la physique connue
    Georges Gamow dans astrosurf.comla création de l’univers

Pages 43 à 53 chapitre 2 -sur la piste de la première lumière

Piotr Kapista est parvenu au péril de sa vie à défendre ses collègues L.D. Landau et V.A. Fock, leur épargnant une mort certaine dans les prisons staliniennes. Il est lauréat de la moitié du prix Nobel de physique de 1978 (l’autre moitié a été remise à Arno Allan Penzias et à Robert Woodrow Wilson.

Doroshkevich précisait que ce rayonnement devrait être mesurable expérimentalement[3] [4]Cela a été fait avec le satellite prognoz 9 en 1983. Le signal de ce rayonnement avait été découvert expérimentalement par TA Shmaonov en 1957, mais son travail avait été oublié, même en Union soviétique, à l’époque du travail de Doroshkevich et de Novikov. Leur propre travail, également, est resté inconnu dans l’ouest jusqu’à ce que le signal soit redécouvert par Arno Penzias et Robert Wilson en 1965[4] [5]  (Voir plus loin avec les pages 55 à 59). On peut lire dans l’article de Doroshkevich et  Novikov: « Selon la théorie de Gamow, il devrait être possible aujourd’hui d’observer une radiation de planck en équilibre à une température de 1 à 10 degrés K (c’est à dire un spectre de corps noir). Mais comment la détecter? Ils donnent la réponse: « dans le new Jersey vers Crawford Hill; il y a là le super-détecteur des laboratoires Bell« . Mais on était en URSS et Zeldovitch qui aurait peut-être pu leur obtenir une autorisation pensait que c’était trop tard et que d’autres auraient détecté cette fameuse radiation alors personne ne semblait avoir lu l’article à l’ouest, même Robert Dicke, à Princetown, et personne n’a réalisé non plus à l’ouest que l’antenne des laboratoires Bell pouvait faire l’affaire ou ont mis le bruit que certains avaient remarqué sur le compte d’un quelconque parasite. C’était un an avant que Arno Allan Penzias et Robert Woodrow Wilson découvrent le rayonnement de fond cosmique à micro-ondes (CMB), cette équipe soviétique avait donc prédit son existence et son mesurabilité.

[Iakov Zeldovitch découvrit avec Igor Novikov et Andreï Dorochkevitch les premiers indices qu’un trou noir n’a pas de cheveux. Il proposa avec Igor Novikov les méthodes astronomiques de recherche des trous noirs dans notre Galaxie, qui semblent finalement avoir réussi. Il proposa indépendamment de Salpeter que des trous noirs supermassifs fournissent leur énergie aux quasars et aux radiogalaxies. Il eut l’idée que les lois de la mécanique quantique pourraient permettre aux trous noirs en rotation de rayonner et de ralentir, et prouva avec Alexeï Starobinski qu’il en est ainsi. Mais il s’opposa à la preuve de Stephen Hawking que même des trous noirs qui ne tournent pas peuvent rayonner et s’évaporer].


Pages 55 à 59 chapitre 3 Le bruit du big bang. Arno Penzias et Robert Wilson (1965) et la La découverte du rayonnement de fond cosmologique (qui vient d’avoir 50 ans).

Rappelons ici ce qu dit Brian Greene dans la « vérité cachée » en pages 73 à 75. Au début des années 1960, deux physiciens de Princetown, qui n’avaient jamais entendu parler des travaux de Gamow et de ses collègues soviétiques, Robert Dicke et Jim Peebles, suivirent un raisonnement semblable et comprirent que l’héritage du big bang devrait se voir dans dans un fond de rayonnement ubiquitaire imprégnant tout l’espace. Pendant que Dicke et Peebles faisaient leurs calculs, à moins de 50 km de Princetown, Penzias et Wilson étaient aux prises avec leur antenne. Coïncidence?>>> Dicke, ce physicien de génie imagine et réalise des dispositifs expérimentaux et entreprend des observations pour soumettre les théories fondamentales, en particulier la relativité générale, aux tests les plus raffinés. Avant d’évoquer ces travaux, rappelons qu’il construisit en 1964, avec ses étudiants P. James E. Peebles et David T. Wilkinson, une antenne radio sensible aux micro-ondes pour tester l’hypothèse de George Gamow selon laquelle un rayonnement universel intense dans ce domaine de fréquence serait la « signature » de la phase dense et chaude consécutive au big bang. Arno A. Penzias et Robert W. Wilson feront fortuitement cette observation un an plus tard. Tout commença par une conférence donnée par Peebles en février 1965 à l’université Jonhs Hopkins, à laquelle assista le radio-astronome Kenneth Turner, qui parla des résultats de Peebles à son collègue Bernard Burke, lequel se trouvait être en lien avec Penzias. Ayant eu vent des recherches menées à Princetown, l’équi pe des laboratoires Belle comprit que leur antenne avait une bonne raison de siffler: elle avait capté lr rayonnement micro-onde du fond de rayonnement cosmologique. La suite est connue, les deux équipes convinrent de publier en même temps leurs articles dans le prestigieux Astronomical Journal. Mais aucun des deux articles ne mentionnait les travaux antérieurs de Gamow, Alpher et Herman. Par contre, pour leur découverte, Penzias et Wilson reçurent le prix Nobel en 1978.

Gamow, Alpher et Herman, absolument consternés, ont dû se démener , les années suivantes, pour faire reconnaître leur travail. Ce n’est que très progressivement et après de nombreux débats, que la communauté des physiciens finit par rendre hommage à leur contribution dans cette découverte fondamentale.


Pages 61 à 67: chapitre 4 Le satellite rouge.

Page 62: Andrei Doroshkevich et Igor Novikov ont écrit: « les mesures (de préférence à partir d’un satellite artificiel) vont nous aider à à savoir si la théorie de Gamow est correcte ou pas ». Zeldovitch se dit, bien sûr ils ont raison. A ce moment russes et américains sont encore au coude à coude dans la conquête spatiale. 

Page 63: Deux astrophysiciens américains franchissent une nouvelle étape en 1967Rainer K Sachs et  Arthur Wolfe, qui prédisent que « d’un point à un autre du rayonnement fossile, on devrait détecter des différences de température d’environ 0.1 degré » (voir aussi l’article et l’effet Sachs Wolfe).

Page 63:  Doroshkevich, A. G. (ou arxiv.org/), Zel’dovich, Y. B., & Syunyaev, R. A.

Fluctuations du rayonnement de fond micro-ondes dans les théories adiabatiques et entropiques de la formation de galaxies. Pour eux, (1977), les fluctuations du rayonnement pourraient être à l’origine de la formation des galaxies.

Page 64: Mais il faut vérifier si tout cela est vrai. Le 1er juillet 1983 les russes lancent le satellite prognoz 9 qui contient un capteur Relikt 1 (relique): voir A A KlypinM V Sazhin  (document)D P skulachevI A Strukov. Il fournit la première image du rayonnement fossile 30 ans avant Planck. Le soviétiques donnent une limite supérieure à ces incontestables anisotropies du fond diffus cosmologique. (Nouvelles limites sur l’anisotropie de fond des micro-ondes aux petites échelles angulaires)

page 65: 3 mois avant la conférence de Smoot et les résultats de COBE, en janvier 1992, A Klypin et d’autre inconnus soviétiques qui le resteront à jamais, publient leurs nouvelles analyses. Dans un nouvel article publié le 1 septembre 1992, (l’article en .pdfKlypinskulachev et Strukov  vont jusqu’à préciser que ces variations de température d’un point à un autre sont de l’ordre d’un dix millième de degré. Résultat remarquable pour l’époque!

Ainsi les astrophysiciens russes avaient étudié le rayonnement fossiles avec les satellites de type prognoz et la sonde Relikt 1. La sonde Relikt 2, qui devait lui succéder a été abandonnée faute de moyens et … suite de la chute du communisme soviétique.

Page 67: La NASA a repris la main avec le lancement de COBE en 1989 dont George Fitzgerald Smoot dira « c’est comme voir le visage de Dieu« . Puis c’est au tour de WMAP et de Planck,(public.planck.fr) 1 000 fois plus précis que COBE.

Page 69 à 77 chapitre 5: Qu’est-ce que la première lumière?

Page 70: Regardons de plus près l’image du ciel d’autrefois que Planck a ramené de son long voyage.

Première surprise. Il n’y a que quelques millionièmes de degrés de différence entre le chaux et le froid. Quelque chose de mystérieux semble inscrit dans cette lueur à l’aube cosmique. Georges Smoot n’a pas hésité dans la revue science du 15 août 1997 à comparer à ‘l’écriture manuscrite de Dieu ».

On retrouve cette référence dans le site mondedemain.org/brochures/le-dieu-reel-preuves-et-promesses/content: dans la revue Science [chapitre PREUVE 1, LA CRÉATION NÉCESSITE UN CRÉATEUR], L’astrophysicien américain George Smoot a parlé de la radiation du bruit de fond comme étant « l’écriture manuscrite de Dieu » (Science, 15 août 1997, page 890 (science et dieu…)

Que pouvons-nous déchiffrer et qu’allons-nous en faire? Smoot répond: « remonter en arrière jusqu’à la création, regarder l’apparition de l’espace et du temps, de l’univers et de tout ce qu’il y a dedans, mais aussi voir l’empreinte de celui qui a fait tout ça ».

Page 71: Cela résonne en écho à la phrase prononcée par Einstein 3/4 de siècle plus tôt, citée par George Sylvester Viereck dans Glimpses of the Great: « Nous sommes dans la position d’un petit enfant entrant dans une immense bibliothèque […] L’enfant que quelqu’un a écrit ces livres. Mais il ne sait pas qui ni comment. Et il ne comprend pas la langue dans laquelle ils sont écrits« . Finalement il conclut: « Telle est je crois, l’attitude de l’esprit humain, même le plus grand et le plus cultivé, face à Dieu« . Page 71/72: Pourtant, le 21 mars 2013 Max Texmark a confié à Dennis Overbye (new-york times): « L’Univers essaie de nous dire quelque chose »:   https://www.nytimes.com/2013/03/22/science/space/planck-satellite-shows-image-of-infant-universe.html?_r=0  (Universe as an Infant: Fatter Than Expected and Kind of Lumpy:

L’univers du nourrisson: plus gros que prévu et genre de boss L ‘)

Pages 79 à 93: chapitre 6 Quand l’univers a t-il commencé?

Pages 80 à 82. C’est avec Ludwig Boltzmann que la question s’est véritablement posée avec l’irréversibilité du temps  et sa flèche (apparence et illusion?) et l’entropie. L’entropie va en augmentant à mesure que le temps passe. Pourquoi n’en n’irait-il pas de même pour l’Univers entier? Si l’Univers perd de l’énergie, c’est que son entropie augmente. Et dans ce cas; cela veut dire que si l’on remonte très loin dans le passé, l’énergie a nécessairement été plus élevée, et l’entropie plus faible… Mais alors, ne peut-on supposer que l’Univers a eu un commencement? Un début à très haute énergie? En fait, Boltzmann vient de frôler le big bang. Mais il est trop tôt, même Einstein s’est embourbé dans l’éternité en croyant l’Univers immuable.

Friedmann pages 84 à 88. Alexandre Friedmann (1888 1925) est l’un des trois « pères » de l’expansion de l’univers, avec Georges Lemaître et George Gamow, un de ses élèves (voir la métrique de Friedmann-Lemaître-Robertson-Walker). Les équations de Friedmann, décrivent la dynamique de l’expansion de l’Univers dans le cas où celui-ci serait homogène et isotrope.  Pas besoin de la constante cosmologique puisque contrairement à Einstein, il affirme que l’Univers n’est pas statique. Il est mort accidentellement en sept 1925 après un vol en ballon stratosphérique à des fins d’observations météorologiques et médicales, durant lequel est battu le record d’altitude (7 400 mètres). Deux mois plus tard, il décède subitement des suites d’une fièvre typhoïde. Georges Gamow a pensé, d’après les Bogdanov qu’il aurait pu être victime d’un attentat par les bolcheviques, outrés qu’il ait pu soutenir que le cosmos et la matière n’étaient pas éternels.

Pages 88 à 91: Mais George Gamow, son élève, prend la relève.avec Ralph Alpher et Hans Bethe. Il montre que les éléments légers (H, He) n’ont pu être fabriqués qu’à la naissance de l’Univers, quand la température était très élevée, Voir article αβγ. Puis dans la foulée, il publie l’article the evolution of the universe où il estime l’âge de l’Univers à plusieurs milliards d’années. Voir aussi: 1948: découverte du bog bang chaud et Ralph A Alpher, George Antonovich Gamow, and the Prediction of the Cosmic Microwave Background Radiation.

pages 95 à 104: chapitre 7 quel âge a l’Univers?

Page 96: Dès 1912, soit 15 ans avant Hubble, Vesto Slipher  fut le premier à observer le décalage des raies spectrales des galaxies, découvrant ainsi le décalage vers le rouge des galaxies Qu’on attribue souvent de manière erronée à Edwin HubbleIl fut à l’origine du recrutement de Clyde Tombaugh et supervisa les recherches qui conduisirent à la découverte de Pluton Ces mesures et leur signification furent comprises avant 1917 par James Edward Keeler (Lick & Allegheny), Vesto Melvin Slipher (Lowell) et le professeur William Wallace Campbell (Lick) dans d’autres observatoires. C’est seulement en 1929 que Edwin Hubble et Humason formulèrent la loi empirique reliant le décalage vers le rouge et la distance des galaxies, actuellement appelée simplement la loi de Hubble,

Page 102: L’univers avant le big bang? les pionniers de l’Univers-informationCharles Henri BennettSeth LlyodSephen Wolfram [Mathematica], Dadid deutschPeter Shor (voir calculateur quantique) sont les successeurs de Leibniz, qui a avancé, 3 siècles avant eux, l’hypothèse hardie que « le fond de la réalité ne serait pas composé de particules matérielles , mais de cette chose tout autre, immatérielle, qu’est l’information. [voir philippe guillemant,  Un univers d’informations et agoravox.fr, information réalité fondamentale?  L’information quantique et le secret de l’Univers]


Pages 105 à 129 chapitre 8: l’Univers est-il rond?

https://www.dailymotion.com/video/x2ldies : De Poincaré à Perelman : une épopée mathématique du XXe siècle, par Gérard Besson, Institut Fourier, Grenoble

http://eljjdx.canalblog.com/archives/2018/12/16/36987997.html (la conjecture de Poincaré, solution, commentaire)

futura-sciences.com/Planck devant une image du CMB.


Page 106:
 le premier a avoir soulevé la question concernant la topologie de la Terre est Bernhard Riemann. Page 107: il présente devant ses pairs son mémoire d’habilitation (extrêmement difficile) que lui a choisi Carl Friedrich GaussPage 108: Il présente l’hypersphère à 3 dimensions qui servira de modèle à Einstein et dont Max Born dira:que « c’est l’une des plus grandes idées sur la nature du monde qui ait jamais été conçue ». Page 109: Une deuxième idée de Riemann est que rien n’empêche la sphère qui représente l’Univers de changer de rayon! Il parle représentation possible de l’espace-temps en expansion (avec 100 ans d’avance). Page 110/111: Que nous dit-on sur la forme de l’Univers? Que l’espace à  dimensions est plat, ce qui prend le contre-pied des idées de Riemann et d’Einstein. Sur le site de Planck, on peut lire: « Le modèle utilisé ici est le modèle de concordance qui suppose un espace plat. Si on recommence l’exercice d’ajustements des paramètres cosmologiques en ajoutant un paramètre de courbure, on constate que notre espace doit être justement plat (ce qui n’a rien à voir avec sa forme mais signifie que sa géométrie est euclidienne). L’hypothèse est précisément vérifiée puisqu’on mesure un paramètre de courbure compris entre -0.01 et +0.01.

« Quant à la géométrie, l’espace est plus plat que jamais. » Mais disent les Bogdanov, la réalité des chiffres, celle des données exploitables conduisent à une interprétation différente du discours officiel. Elle prend le contre-pied de ce que martèlent depuis 2013 les équipes du satellite Planck: l’espace à 3 dimensions, selon les Bogdanov, ne peut pas être rigoureusement, exactement plat. Cela semble aussi déraisonnable que d’affirmer que la Terre est plate.

Pages 112 à 118: La forme de l’Universdensité et densité critique. Que disent WMAP et Planck? Pour que l’espace à 3 dimensions soit exactement plat, comme les commentateurs l’affirment, il faudrait que le paramètre densité soit = 1 (le paramètre de densité est défini comme étant le rapport de la densité d’énergie correspondant à la densité critique d’énergie. Ce paramètre est noté avec la lettre grecque \Omega  et est donc défini par {\displaystyle \Omega \equiv {\frac {\rho }{\rho _{\rm {c}}}}}.). Est ce la cas? Non. Les frères Boddanov citent le résultat de 9 ans d’observations WMAP: https://arxiv.org/abs/1212.5226 (https://arxiv.org/pdf/121 2.5226.pdf). Dans la table 1, on voit que le paramètre densité n’est pas égal à 1 mais à 1.037.

Et qu’en dit le satellite Planck? Voir résultats 22 mars 2013:   https://arxiv.org/abs/1303.5076  (https://arxiv.org/pdf/1303.5076.pdf): l’espace à 3 dimensions n’est pas plat, mais comporte une légère courbure.

Et en France? (page 116). Sur le site du laboratoire « astroparticule et cosmologie » de l’université Paris-7, on peut lire: « Sur les plus grandes échelles (de l’ordre de 60° sur le ciel) les fluctuations de température observées, tant par COBE que par WMAP, sont plus faibles que prévues. Il est possible de ce soit juste un effet de variance cosmique, c’est-à-dire qu’il n’y a pas assez de zones de cette taille dans le ciel pour fournir un échantillon statistiquement significatif. Il pourrait alors simplement s’agir d’un hasard, une fluctuation statistique sans signification particulière. Mais plusieurs équipes y ont vu une indication d’une taille finie de l’univers. La position du premier pic acoustique est compatible avec un univers spatialement plat (courbure Omega_k=0), mais la valeur préférée par l’ajustement est en fait légèrement positive (Omega_k=0.02±0.02), donnant un univers fermé mais de taille nettement plus grande que la partie visible de l’univers (l’intérieur de l’horizon).   https://www.apc.univ-paris7.fr/APC_CS/fr/le-fond-diffus-cosmologique-cmb

D’un espace plat, on est donc irrésistiblement ramené à un espace à courbure >0, c’est à dire un espace fermé… Déjà, le 17 sept 2004, les frères Bogdanov avaient demandé à Georges Ellis, si les résultats de WMAP étaient bien en faveur d’un espace à courbure >0. La réponse par mail a été « Oui c’est correct, quoique beaucoup de gens résistent à cela. » Il a coécrit l’ouvrage intitulé The Large Scale Structure of Space-Time avec Stephen Hawking).

Récapitulons, Pages 118 à 121: La courbure >0  de l’espace à 3 dimensions implique que l’Univers est nécessairement « fermé »; un peu comme la Terre est fermée sur elle-même. Mais quelle est la topologie de cet espace fermé on dit « compact » (compacité)? Revenons à une caractéristique de notre espace. Il ne présente nulle part de déchirures, il est lisse et sans trous (sans failles de l’espace-temps). On dit qu’il est simplement connexe. Matts Roos, dans Introduction à la cosmologie, rappelle, à la page 264, sans états d’âme, pour citer les Bogdanov, que « notre Univers est simplement connexe. » La notion de simple connexité raffine celle de connexité : là où un espace connexe est simplement « d’un seul tenant », un espace simplement connexe est de plus sans « trou » ni « poignée ».

Page 119: Dans l’article de mars 2013 (https://arxiv.org/abs/1303.5076) relatif à la topologie de l’Univers, les quelques deux cent signataires sont d’accord pour dire: « Les modèles d’espace-temps les plus simples sont globalement isotropes et simplement connexes ».   (http://planck.caltech.edu/pub/2013results/Planck_2013_results_26.pdf: « Thus marginalized, the limits on the radius Ri of the largest sphere inscribed in topological domain (at log-likelihood-ratio ∆lnL > −5 relative to a simply-connected flat Planck best-fit model) are: in a flat Universe, Ri > 0.92χrec for the T3 cubic torus; Ri > 0.71χrec for the T2 chimney; Ri > 0.50χrec for the T1 slab; and in a positively curved Universe, Ri > 1.03χrec for the dodecahedral space; Ri > 1.0χrec for the truncated cube; and Ri > 0.89χrec for the octahedral space. The limit for the T3 cubic torus from the matched-circles search is, consistently, Ri > 0.94χrec at 99 % confidence level. »

Page 120: Selon les Bogdanov, il est tout aussi raisonnable de penser que notre Univers n’a pas de bord (cf le modeèle de Hartle Hawking qui propose par ailleurs «L’univers est né sans Dieu»).

Que peut-on tirer de tout cela? Que vraisemblablement notre espace à 3 dimensions est un espace fermé sans bord et simplement connexe (c »est à dire sans trous). Alors, quelle est la seule forme possible?

Page 120: C’est une réponse fascinante, nous disent les Bogdanov, qui représente un des plus hauts sommets des Mathématiques. Elle a été donnée par Poincaré et sera examinée dans les pages suivantes. Il faut ici rappeler que la sphère à 3 dimensions est le modèle adopté par Riemann et Einstein, ce qui incite à penser que le choix de la sphère est « le bon »?

Page 121/122: La conjecture de Poincaré. C’était une conjecture mathématique du domaine de la topologie algébrique portant sur la caractérisation d’une variété particulière, la sphère de dimension trois ; elle fut démontrée en 2003 par le Russe Grigori Perelman. On peut ainsi également l’appeler « théorème de Perelman ».Elle dit: »Un espace à 3 dimensions, fermé, sans bords et simplement connexe est nécessairement une sphère à 3 dimensions.

Pages 122 à 125: La légende de Grigory Parelman. Le mystérieux mathématicien vit reclus en compagnie de sa vieille mère à Saint Pétersbourg, non loin des quartiers dans lesquels Friedmann aimait à se promener en compagnie de son turbulent élève, Georges Gamow. Il se révèle vite un prodige. En 1982, à l’âge de 16 ans, le voilà médaille d’or des Olympiades internationales de mathématiques avec le score de 42/42. Il soutient sa thèse à 24 ans et se lance à corps perdu dans des travaux vertigineux avec alexandre alexandrov, un autre géant des mathématiques. qui a passé sa thèse sous la direction de Vladimir Fock, lui-même élève, avec Gamow, du grand Friedmann. Mais, dès 1995, il commence à battre en retraite face aux honneurs, alors que Princetown et Stanford lui font des offres à prix d’or. Il préfère retourner dans son pays natal, la Russie, refuse tout en bloc, puis c’est le silence. il ne publie plus rien pendant 7 ans.  Jusqu’au jour où, en 2006, il pose sur   arXiv (https://arxiv.org/pdf/math/0610903.pdf) un court article de 39 pages. C’est la conjecture de Poincaré et sa preuve.

Page 126:  Depuis sa victoire spectaculaire, Perelman s’est s’est de nouveau muré dans le silence. En août 006,  il s’est vu offrir la médaille Fields et dans la foulée, le grand prix de d’un million d’euros de la Fondation Clay en 2010. Inébranlable et irascible, le Russe a haussé les épaules et claqué la porte à toutes les récompenses , à toutes les offres, argent et voyages compris. Et bien entendu, pas question d’interviews. L »énigmatique mathématicien proclame qu’il n’a besoin de rien…Il semble aujourd’hui, que tel Rimbaud renonçant à la poésie pour toujours, Perelman ait tourné à jamais le dos aux mathématiques. Quand à la sphère à 3 dimensions, elle nous apparaît désormais, en citant frères Bogdanov, comme « l’objet le plus naturel et le plus pur de tout l’Univers ».

Page 127: Mais ici, il faut attention! Contrairement à la sphère à 3 dimensions imaginée par Einstein, dans l’approche des Bogdanov, L’hypersphère représentant l’Univers n’est pas fixe. Pourquoi? Parce que, tout comme un ballon, qui est une sphère à deux dimensions, est le bord d’un espace à trois dimensions, notre sphère à trois dimensions est le bord de l’espace-temps, qui lui, a quatre quatre dimensions. Cela signifie que cette autre dimension ne peut être autre chose … que le temps. Et c’est pour cette raison qu’à chaque instant, la sphère tridimensionnelle représentant notre espace de tous les jours change inéluctablement de rayon. Ceci permet de comprendre pourquoi notre Univers est en expansion.

Page 128: Remarque: un modèle fermé concurrent évoquant cette cette sorte de « sphère à facettes ». est ce qu’on appelle le « dodécaèdre« . « L’Univers est-il fini, illusoire, conforme à l’espace dodécaédrique de Poincaré ? »:   C’est l’hypothèse que soutient l’astrophysicien J.-P. Luminet.[3] (voir dans le chap. III -L’Espace dodécaédrique de Poincaré ‘Une hypothèse sur la forme globale de l’Univers ». Ce modèle (voir aussi irfu.cea.fr) est défendu depuis des années par un petit groupe en France: « Se fondant sur la possibilité que l’espace ait une courbure positive, et en calculant certains modes vibrationnels de l’espace pour simuler le spectre de puissance, certains auteurs de la présente étude [réf. 2] avaient déjà proposé en octobre 2003 que la topologie multi-connexe de l’espace dodécaédrique de Poincaré (PDS, figure 1) était favorisée par les données de WMAP, au détriment de l’espace simplement connexe, plat et infini stipulé par le modèle de concordance. […] Vivons-nous réellement dans un espace dodécaédrique de Poincaré ? Des contraintes expérimentales futures pour ou contre le modèle seront certainement nécessaires, mais les indices en faveur d’un signal topologique PDS dans les données WMAP s’accumulent. Pour faire avancer le débat, les futures données du satellite européen Planck Surveyor (lancement prévu en juillet 2008) sont attendues avec impatience. »

Mais il semble, selon les Bogdanov que ce  modèle soit peu réaliste et se trouve aujourd’hui disqualifié par les observations, celles de Planck en particulier. Il affirme, de façon arbitraire , que notre espace est multiconnexe et il n’a été décelé dans le rayonnement fossile ni la trace des facettes, ni celles des cercles tant espérées par les auteurs de ce modèle. A suivre donc! (le blog de Jean-Pierre Luminet).

Si jusqu’ici, la balance semblait pencher vers un Univers plat, c’est que la courbure de la sphère susceptible de représenter l’espace à trois dimensions est infime. Et, en raison de son expansion, le rayon présumé de notre Univers observable est d’environ 50 milliards d’années-lumière. Nous sommes bel et bien dans un Univers presque plat, mais pas exactement plat. La conclusion est donc sans détour:  « Si nous prenions la route droit devant nous, au terme d’immense cercle, nous finirions par revenir à notre point de départ. » Mais il est impossible de visualiser la forme de cet Univers rond. Au lieu d’être, comme la Terre, une surface à deux dimensions courbée dans la troisième dimension, (Il faut préciser que l’intérieur de la sphère ne fait pas partie de la sphère), notre espace ordinaire (l’Univers) doit être vue comme une surface à trois dimensions courbée dans une quatrième dimension. Autrement dit, nous existons non pas sur, mais dans la surface à trois dimensions de la sphère. D’où l’impossibilité de la voir depuis l’extérieur. Mais la conclusion qui semble solidement établie, c’est que de même que la Terre est ronde, l’Univers tout entier est rond. Comme on l’a vu en page 120, La position du premier pic acoustique est compatible avec un univers spatialement plat (courbure Omega_k=0), mais la valeur préférée par l’ajustement est en fait légèrement positive (Omega_k=0.02±0.02), donnant un univers fermé mais de taille nettement plus grande que la partie visible de l’univers (l’intérieur de l’horizon).

Pages 131 à 146: chapitre 9: l’Univers est-il né par hasard?

Page 132George Smoot a dit dans « Wrinkles in Time« : « Le big bang, l’événement le plus cataclysmique que nous puissions imaginer, à y regarder de plus près, apparaît finement orchestré« .

[Résumé: Le 23 avril 1992, une équipe scientifique dirigée par l’astrophysicien George Smoot a annoncé qu’elle avait trouvé les « graines » primordiales à partir desquelles l’univers s’est développé. Ils ont analysé les données recueillies par le satellite Cosmic Background Explorer de la NASA et ont découvert les plus anciens objets connus de l’univers, appelés « rides » dans le temps – découvrant ainsi une pièce manquante attendue depuis longtemps dans le Big Bang.modèle. Dans ce livre, Smoot raconte l’histoire remarquable de sa quête du Saint Graal des cosmologues. Sa quête des germes de structure dans l’univers a duré environ vingt ans. Le livre retrace le parcours du combattant de la découverte. Dans le livre, Smoot décrit l’aventure et, tout au long de son parcours, il met le lecteur au courant de la cosmologie, en présentant brièvement certaines notions et découvertes importantes en physique et en cosmologie . La recherche dans le livre a finalement permis à Smoot de remporter le prix Nobel de physique 2006 , et le livre a été réimprimé en 2007 en raison du nouvel intérêt suscité par le prix. Sur la couverture de la réimpression, le physicien théoricien Stephen Hawking appelle les observations de Smoot dans le livre « la découverte scientifique du siècle, sinon de tous les temps« ].

La notion d’ajustement fin (fine tuning en anglais) désigne la situation où un certain nombre de paramètres doivent avoir une valeur très précise pour pouvoir rendre compte de tel ou tel phénomène observé.https://fr.wikipedia.org/wiki/Ajustement_fin_de_l%27univers

http://www.astronomes.com/le-big-bang/constante-fondamentaleLe réglage des constantes fondamentales

Qu’est-ce que l’ajustement fin de l’univers et en quoi pointe-t-il vers Dieu ?https://www.scienceetfoi.com/ressources/ajustement-fin-univers-dieu/]

Voir dans l’article de mon blog: monblogdereflexions.blogspot.com/2015/10/the-reference-frame-l-equation-bogdanov.html#.XcrikFdKj4Y au chapitre 1-3) Les constantes universelles, le hasard, la création? Dans le site .s4cministry.org, Le physicien théoricien Alexander Polyakov écrit (voir  I.1.2 Quelques considérations des scientifiques sur l’origine de l’Univers et la personne de Dieu): « Nous savons que la nature est décrite par la meilleure des mathématique possibles, parce que Dieu l’a crée. C’est peut-être pour cela que le coeur d’une rose ou un magnifique coucher de soleil donnent parfois la sensation furtive qu’un ordre, une intelligence insaisissable et bienveillante est bel et bien là…mais l’instant d’après, cette certitude s’évanouit ». A. Einstein a confié à P. Dirac, lui aussi troublé par l’ajustement des constantes universelles, que les valeurs de celles-ci n’étaient pas distribuées au hasard et sans doute poussé par cette conviction il a dit: « je veux savoir comment Dieu a créé le monde. Je ne suis pas intéressé par tel ou tel phénomène, je veux connaître la pensée de Dieu, le reste n’est que détail ».

« Est- ce un hasard? », c’est le dernier mot choisi par S. Hawking pour clore sa « brève histoire du temps« . Il se demande entre autre pourquoi l’univers existe. Sa réponse a de quoi surprendre: « Si nous trouvons la réponse à cette question, ce sera le triomphe ultime de la raison humaine. A ce moment nous connaîtrons la « pensée de Dieu ». Cela pourrait bien devenir l’horizon de la recherche scientifique au 21ème siècle, comme l’affirme F. Dyson à J. Peeble à Prince town: « Le défi est bien de lire la pensée de Dieu afin de savoir pourquoi l’univers existe, pourquoi il est tel qu’il est, pourquoi y a t-il quelque chose plutôt que rien, pourquoi le monde a-t-il été créé »?

M. Planck a aussi déclaré: « Toute la matière trouve son origine et existe seulement en vertu d’une force…nous devons supposer derrière cette force l’existence d’un esprit conscient et intelligent! » et si on suit S. Hawking, peut-être même la présence d’un être « responsable des lois de la physique avant le big bang ». R. Penrose précise: « C’est une création à partir de rien. L’apparition à partir de rien de notre univers ». D’où l’enthousiasme de G. Smoot face à l’éclair primordial: « c’est vraiment remonter en arrière jusqu’à la création, regarder l’apparition de l’espace et du temps, de l’univers et de tout ce qu’il y a dedans, mais aussi de voir l’empreinte de celui qui a fait tout ça ». La science de l’information commence à nous dire que le monde de l’énergie et de matière repose sur un autre monde invisible mais déterminant, celui de l’information; un peu comme le monde du vivant obéit au code génétique. Est ce que désigne G. Smoot lorsqu’il lance à propos de l’univers: « Son évolution est inscrite dans ses débuts, une sorte d’ADN cosmique si on veut ».

De plus, comme on peut le voir dans wikistrike.com, de plus en plus de scientifiques croient en Dieu ou sont à la recherche de Dieu souvent pour démontrer son inexistence comme Victor J. Stenger dans Dieu, l’hypothèse erronée Comment la science prouve que Dieu n’existe pas (athéisme)

Dans mon article 12, au chapitre 2 (La renaissance du temps, mes précédents articles), j’ai rappelé un contenu de  mon article 9 qui débuté avec une synthèse effectuée par le DrGoulu du chapitre 16 (vie et mort de l’univers) du livre de Lee Smolin: « La vision intemporelle de la physique basée sur le paradigme de Newton a montré son impuissance face aux questions les plus basiques de l’univers : pourquoi est-il intéressant (…) au point que des créatures comme nous puissions y être et nous en émerveiller ? Mais si nous adoptons la réalité du temps, nous rendons possible une physique asymétrique par rapport au temps dans laquelle l’univers peut naturellement faire évoluer de la complexité et de la structure. Et ainsi nous évitons le paradoxe d’un univers improbable ».

Après avoir étudié au chapitre 3-2 (de cet article 9) la physique moderne et la thermodynamique, il s’est posée (au chapitres 3-3) la question: « notre univers est-il en équilibre« ? La réponse étant négative nous avons examiné au chapitre 3-4 la question de la flèche du temps et le problème qu’elle pose (son illusion?). Puis nous avons effectué au chapitre 3-5) un retour à la question qui a été à l’origine de la réflexion de Lee Smolin: le temps est-il fondamental? Est-il asymétrique? En effet, si nous avons besoin de conditions initiales asymétriques pour expliquer notre univers alors que les lois de la nature sont temporellement symétriques, cela n’affaiblit-il pas l’argument en faveur d’un temps irréel, qui n’existe pas, comme le présente la cosmologie moderne (Carlo Rovelli dit: « il faut oublier le temps« )? Au chapitre 5 nous avons réexaminé une réflexion qui est présente dans notre questionnement depuis le début du livre de Lee Smolin (et donc dans mes articles): Pouvons-nous dire de notre univers qu’il est improbable (en raison de l’ajustement fin qui réfère à l’étonnante précision des constantes physiques de la nature et de l’état premier de l’Univers)? En effet, pour expliquer l’état présent de l’univers, même la meilleure théorie scientifique suppose que les constantes physiques de la nature et l’état premier de l’Univers aient des valeurs extrêmement précises. Pour Lee Smolin, la seule façon d’échapper à l’erreur cosmologique et au paradoxe d’un univers improbable est de baser l’explication de la complexité et du fait que l’univers a un richesse intéressante sur une physique qui soit temporellement asymétrique, qui rend de fait l’univers inévitable plutôt qu’improbable et d’adopter la réalité du temps.

Pages 133 à 136: La densité critique et son réglage presque « infiniment » précis. Gamow et Weinberg, dans « les 3 premières mn de l’Univers » ont calculé la densité moyenne 3 mn juste après la big bang et ont trouvé qu’elle correspondait à peu près à celle de l’eau 1 g/cm3. Ceci veut dire que que le rapport entre la densité moyenne et densité critique atteignait la valeur ultra-précise de 1.00000000000001, chiffra fantastiquement proche de 1.  Et plus on se rapproche du big bang, plus ce nombre Oméga se rapproche de 1 et à l’instant du big bang, il prend la valeur inconcevable de 1 suivi de 61 zéros. Le rapport entre densité moyenne et densité critique ne diffère alors de 1 qu’ la 62ème décimale. Ce qui fait que (d’après les frères Bogdanov), Smoot s’est exclamé: « Une valeur aussi proche de 1 ne peut pas être le fait du hasard et les gens raisonnables pensent que « quelque chose » oblige oméga à être égal à 1. Ce quelque chose pourrait être la constante cosmologique (qu’Einstein avait introduite « par erreur?). Ce serait lui qui « règle » la densité de l’Univers juste à la « bonne » valeur? Elle s’écrit 1, suivi de 119 zéros. Si elle avait été un tout petit plus grande, l’expansion aurait été trop rapide pour que les étoiles et les galaxies puissent se former. Et si elle avait été un tout petit peu plus petite, l’Univers, incapable de se dilater correctement, serait resté un tas de matière informe.

Nature et valeur de la constante cosmologique: luth.obspm.fr/~luthier/nottale/arAvLambda.pdf

Page 137 à 141: La première lumière est incroyablement ordonnée, la température est partout la même à quelques millionièmes de degré près. Cela signifie qu’elle est presque en état d’équilibre thermique. Mais les minuscules contrastes renferment un fantastique secret, comme on le verra plus loin. selon les frères Bogdanov. Mais d’abord, comment s’y prend-on pour découvrir que le comportement de cette première lumière n’est pas livré au hasard? En évaluant la complexité de Kolmogorov du Fond diffus cosmologique (la taille du plus petit algorithme (dans un certain langage de programmation fixé) qui engendre cet « objet »). Cet outil a été utilisé par Vahe Gurzadyan de l’université d’Erevan sur la première lumière:   arxiv.org/abs/astro-ph/9902133 ou en.pdf: arxiv.org/pdf/astro-ph/9902133.pdf  (Complexité de Kolmogorov, cartes de fond à hyperfréquences cosmiques et courbure de l’univers). Cette lumière, nous expliquent les frères Bogdanov a une faible complexité. Pourquoi? Ils expliquent que le physicien Sean Caroll, auteur de « De l’éternité à ici La quête de la théorie ultime du temps« , nous donne un début de réponse de bon sens: « La complexité de L’Univers primordial est basse, car il est très simple à décrire« .Sean Caroll est l’auteur de « Espace-temps et géométrie Une introduction à la relativité générale » et de conférences « Matière noire, énergie noire Le côté obscur de l’univers

Cette simplicité observée a une conséquence importante, qui a été mise en évidence par certains mathématiciens, en particulier par Gégory Chaitain [Chaitin fit d’importantes contributions à la théorie algorithmique de l’information. En particulier, il travailla à un nouveau théorème d’incomplétude similaire, par le raisonnement qui le sous-tend, au théorème d’incomplétude de Gödel. Il a défini la constante de Chaitin (aussi nommée Oméga de Chaitin), un nombre réel qui exprime la probabilité qu’un programme aléatoire s’arrête. Ce nombre possède des propriétés remarquables, à commencer par celle d’être défini sans ambiguïté, mais d’être non calculable.]En effet, lorsqu’un système comportant un grand nombre d’éléments a une faible complexité de Kolmogorov, cela signifie que les éléments caractérisant ce système ne sont pas distribués au hasard. Pour le Fond diffus cosmologiquecela veut dire que les minuscules écarts de température observés (de l’ordre de quelques millionièmes de degrés) et qui traduisent d’infimes variations de densité dans la matière naissante, ces écarts, qui ne sont pas distribués au hasard, semblent obéir à une sorte de « loi ». C’est (disent les Bogdanov), la conclusion à laquelle sont ramenés aujourd’hui (plus ou moins malgré eux), les scientifiques. Un exemple de ce point de vue dominant est fourni par Steve Carlip, professeur à l’université de Californie, connu pour ses contributions de l’Univers au moment du big bang. Il a été fasciné par les images de la première lumière obtenues par WMAP. Or, à ses yeux, il n’y a aucun doute possible: les « taches » représentant les régions chaudes et froides ne sont pas distribuées au hasard et leur modèle est prévisible et bien compris. voir newsgroups.derkeiler.com/Archive/Talk/talk.origins/2010-07/msg03973.html: […] 5. Nous comprenons assez bien le CMB. Quand on le regarde, on voit de petites variations dans son spectre,ce qui, comme je l’ai expliqué ci-dessus, provient de petites variations de densité. Ces variations ne sont pas aléatoires et leur schéma est prévisible et bien compris […] Lorsque nous regardons le CMB, c’est exactement ce que nous voyons. En particulier,nous observons un ensemble de corrélations bien défini entre les « points chauds » (provenant des « creux ») et les « points froids » (provenant des « crêtes »). La théorie ne prédit pas seulement quelques chiffres, mais une courbe assez élaborée, et les observations tombent pile sur cette courbe; voir la figure 1 du document WMAP http://arxiv.org/abs/1001.4635). Ce sont les fascinantes courbes prédites par la théorie du spectre du corps noir qui apparaissent dans l’état hors du commun et si ordonné de l’Univers dans son passé lointain que l’astrophysicien Richard Issaacman, l’un des responsables de l’analyse des données de COBE a  reconnues au coeur de cette première lumière et dont les Bogdanov rappellent l’émotion dans « Le visage de Dieu »: « J’ai senti que j’étais en train de regarder Dieu en face » a t-il confié quelque temps plus tard.

20minutes.fr/sciences

Pages 141 à 146: Anthony Zee et l’existence d’un code? Face à ce rayonnement cosmologique si bien ajusté, au millionième près, la tentation est grande d’y chercher l’existence d’un « code » permettant d’en déchiffrer le sens. Certains scientifiques (et non des moindres), vont même jusqu’à risquer l’idée qu’il y a un « message » dissimulé. Les frères Bogdanov parlent d’un « pas plutôt risqué, qu’il nous paraît dangereux de franchir. » C’est ce que n’a pas hésité à faire Anthony Zee, qui a été l’élève de deux « monuments de la science » au niveau mondial: l »académicien Sidney Coleman, de Harvard (voir ses notes sur arxiv.org/abs/1110.5013 ou en .pdf arxiv.org/pdf/1110.5013.pdf), et le lauréat de la médaille Fields, de Princeton, Edward WittenZee est l’auteur du magistral ouvrage Quantum Field Theory in a Nutshell. L’attention des frères Bogdanov a été attirée par son intérêt pour le temps imaginaire. Dans son livre Quantum Field Theory, il écrit: « Certains physiciens, moi y compris, sentent qu’il pourrait y avoir là quelque chose de profond, quelque chose que nous n’avons pas vraiment compris ». Zee et son collègue Stephen Hsu n’y vont pas par quatre chemins dans un article explosif  posté e  2005 sur arxiv.org/abs/physics/0510102  [soit en .pdf :  arxiv.org/pdf/physics/0510102.pdf ](message dans le ciel ), et publié l’année suivante dans les pages du prestigieux journal à comité de lecture Modern Physics Letters A: « Supposons qu’un être ou des êtres supérieurs aient créé l’Univers. Nous n’aborderons pas la question de savoir si oui ou non c’est probable, mais avançons simplement cette proposition.Supposons en outre qu’ils aient vraiment voulu nous informer que l’Univers a été créé intentionnellement. La question que nous posons est la suivante: comment pourraient-ils nous envoyer un message? Zee et Hsu répondent sans hésiter: Nous sommes convaincus que le support pour ce message est unique: ce ne pouvait être que le fond diffus cosmologique. Celui-ci constitue en effet un panneau d’affichage géant dans le ciel, visible par toutes les civilisations technologiquement avancées. Comme les différentes régions du ciel sont causalement déconnectées, seul l’Etre « présent au moment de la création » pouvait placer un message là-bas. »  Les frères Bogdanov n’incitent pas à prendre cet article pour le moins provoquant au pied de la lettre, en raison de son caractère excessif. même s’il a été cité plus de dix fois, dont trois citations dans des revues scientifiques à comité de lecture. En guise de bouclier, Zee et Hsu prennent la peine de souligner à l’encre rouge dans leur résumé de présentation: « Notre travail ne supporte pas le mouvement de l’Intelligent Design de quelque manière que ce soit. » Mais ce travail a le mérite de montrer que la science peut être une façon élégante, argumentée, de pousser la réflexion, toute la réflexion, vers ses frontières métaphysiques et il nous invite à réfléchir à ce que peut nous apporter le rayonnement fossile, une véritable mine d’informations, d’une richesse immense, quasi-inépuisable. C’est ce que qu’écrivent en toutes lettres les chercheurs du LABORATOIRE ASTROPARTICULE & COSMOLOGIE de l’université Paris-7: « L‘importance du CMB – Le rayonnement cosmologique (CMB) a une importance majeure pour la cosmologie pour plusieurs raisons:

  • il est la plus ancienne image de l’univers dont nous disposons;
  • il a un spectre de corps noir parfait;
  • il est remarquablement isotrope (son intensité est la même dans toutes les directions à 10-5 près);
  • et les faibles écarts à l’isotropie sont très riches en informations.

[apc.univ-paris7.fr/APC_CS/fr/le-fond-diffus-cosmologique-cmb].

Mais même si le rayonnement fossile ne dissimule aucun message, il pourrait peut-être, comme certains membres de la mission Planck le pensent, porter la trace d’un état de l’Univers antérieur au big bang. Cet état, antérieur à la naissance de la matière pourrait être une pure information au sens que la théorie de l’Information donne à ce mot. Mais comment accéder à un tel état, si éloigné de ce que nous pouvons concevoir? et si inaccessible à l’expérimentation!


Pages 147 à 162: chapitre 10 l’ordre originel.
Page 147 à 151: Décembre 1965,  Le Texas Symposium et la rencontre Robert Wilson – Gamow. Les Bogdanov racontent que Gamow « ne perd pas son temps en civilités. Comme à son habitude, qu’il s’agisse d’une bonne ou d’une mauvaise nouvelle, il va droit au but. Il est contrarié. Après tout, explique t-il en faisant de grands gestes, c’est lui, Gamow, qui, le premier, a prédit l’existence du rayonnement fossile! Alors, pourquoi ne jamais le dire? Abasourdi, Wilson fronce les sourcils. Il n’en croit pas ses oreilles. C’est la première fois qu’il entend dire qu’en dehors de ceux de Princetown, Peebles et Dicke, quelqu’un d’autre a pu prévoir l’existence de la fameuse radiation. Il faut à tout prix arrondir les angles. […] Soudain, […] Gamow commence à se détendre. Donnant une petite tape sur l’épaule de Wilson, il lui fait comprendre, d’un air entendu, qu’après tout, il est au-dessus de tout ça. Que ce qui compte c’est faire avancer la science! On  est en 1965 et il, (Gamow,) ne saura jamais qu’en 1978, Wilson allait recevoir le prix Nobel pour « sa » découverte. Il ne saura pas non plus que, 45 ans plus tard, en avril 2010, le même Wilson a confié aux frères Bogdanov avec un fond de nostalgie dans la voix, (voir la page150 et la postface du visage de Dieu): « Il m’est difficile de dire ce que le comité Nobel aurait dû faire. Mais je crois que certains de mes collègues auraient dû partager le prix avec nous, en particulier Gamow, Alpher et Herman, qui dans les années 1940 avaient prédit le rayonnement de fond issu du Big Bang, ou encore Peebles et Dicke, qui étaient partie prenante de cette découverte. » Mais voilà que déjà le diable d’homme (Gamow) s’empare de son manteau, salue Wilson et tourne les talons. Les deux savants ne se reverront plus jamais. 

Mais, au-delà de ces anecdotes, il faut se souvenir de ce que Gamow n’a pas dit ce soir là à Wilson, (ou que Wilson n’a lui-même jamais répété), est plus important que cette bouffée de mauvaise humeur. Il ne lui aurait pas dit qu’en 1948 il a publié un article dans lequel il a prédit qu’au moment du Big Bang, ou peut-être juste avant, l’Univers a dû être dans un état extraordinaire qui ne s’est plus jamais reproduit depuis avec une telle perfection. Il a alors « vu » avec ses élèves Alpher et Herman, mais sans jamais l’écrire clairement, que dans une époque lointaine, l’ Univers se comportait comme un « corps noir« , c’est à dire qu’il se trouvait dans un état d’équilibre thermique entre tous ses composants élémentaires. Une prédiction lourde de conséquences, encore plus que Gamow ne pouvait l’imaginer. 

« […] En analysant les modèles de Big Bang que ceux-ci avaient proposés on commença à se rendre compte, dans les années 50 et surtout au début des années 60, de plusieurs prédictions s’écartant du scénario de l’Univers stationnaire. Une de celles-ci est spécifiquement liée à la notion d’équilibre thermique et de rayonnement de corps noir et c’est donc vers elle que nous allons nous tourner. Le premier à en prendre pleinement conscience et à faire des prédictions correctes à son sujet fut Ralph Alpher, injustement oublié par la communauté scientifique » […] L’ancien thésard de Gamow n’a malheureusement pas eu la reconnaissance qu’il méritait bien qu’il ait été le premier à prédire avec Gamow les abondances de l’hydrogène et de l’hélium dans l’Univers, et surtout, l’existence du rayonnement fossile découvert par Penzias et Wilson par accident en 1965. 

Pages 152 à 155: Nous avons vu que le spectre de corps noir du rayonnement fossile, conjecturé par Gamow-Alpher-Herman en 1948 (voir unamur.be/sciences -chapitre « le rayonnement diffus »), a été explicitement prédit par Novikov et Dorochkevitch (voir les pages 43 à 53: « Selon la théorie de Gamow, il devrait être possible aujourd’hui d’observer une radiation de planck en équilibre à une température de 1 à 10 degrés K (c’est à dire un spectre de corps noir)), a bien été découvert en 1989 par Jonh Mather.  Il a obtenu le prix Nobel de physique de 2006 conjointement avec George Fitzgerald Smoot « pour leur découverte de la nature de corps noir et de l’anisotropie du fond diffus cosmologiqueAutrement dit, l’Univers en l’an 380 000 après le Big Bang était dans un état d’équilibre « presque » parfait. « Presque » veut dire que pour trouver un équilibre plus grand, il va falloir remonter encore plus loin dans le passé. Or, d’après le modèle cosmologique standard, plus on remonte loin dans le passé de l’Univers, plus cet équilibre thermodynamique augmente. cependant, il existe une limite à notre voyage en arrière. C’est la frontière représentée par la longueur de Planck (La longueur de Planck est définie par : {\displaystyle \ell _{P}={\sqrt {\frac {\hbar G}{c^{3}}}}}{\displaystyle \ell _{P}=1{,}616\ 255(18)\times 10^{-35}}1 m). C’est la plus petite longueur qui ait encore un sens. Que se passe-t-il à cette fameuse échelle de Planck? Il nous faut nous tourner vers les experts, à commencer par l’illustre Sephen Hawking qui a réfléchi et travaillé sur les différents aspects de la thermodynamique dans le cosmos par exemple sur la Thermodynamique des trous noirs. Et pour lui, pas le moindre doute: « L’Univers a nécessairement été en équilibre thermique à l’échelle de Planck. » (Voir dans Cosmologie astrophysique: Actes de la semaine d’étude sur la cosmologie et la physique fondamentale. [SÉRIE]: Pontificiae Academiae Scientiarvm Scripta Varia N ° 48). Il est à noter que l’avis de Hawking n’est pas isolé. Voici ce qu’en pense Peter Coles, un des astrophysiciens les plus prudents, mais qui représente bien, d’après les Bogdanov,  l’opinion dominante de ses collègues: « Cette radiation fossile trouve son origine à une époque de l’histoire thermique de l’Univers où l’équilibre thermique était réalisé« , à voir dans The Routledge Critical Dictionary of the New CosmologyUn autre avis est celui de Lizhi Fang, dissident, astrophysicien chinois, membre du bureau et coprésident de Human Rights in China et ancien vice-recteur de l’université de sciences et technologie de Chine. En 1992, il devint enfin professeur de physique et d’astronomie à l’université d’Arizona à Tucson. Sans hésiter, il écrit, en compagnie de Rémo Ruffini, président du  Centre international d’astrophysique relativiste (ICRA) qui a été professeur de physique théorique à l’université de Rome et qui a cosigné avec Jonh Wheeler un article où pour la première fois apparaît le mot ‘trou noir »: « L’Univers a commencé approximativement en équilibre thermique à l’échelle de Planck » (Série avancée en astrophysique et cosmologie: volume 3 Cosmologie quantique). Et on retrouve la même conclusion chez l’astrophysicien Mario Livio l’un des responsables scientifiques au Space Telescope Science Institute, qui utilise le télescope spatial Hubble« L’Univers a commencé dans un état d’équilibre thermique au moment du Big Bang » (voir ses livres). Et les Bogdanov d’insister: « Est-il possible d’être encore dans le doute? Pour ne avoir le coeur net, ils ont posé la question à George Smoot (24/02/2010), qui est particulièrement bien placé puisqu’il a reçu le prix Nobel pour ses découvertes sur le rayonnement fossile). Pour lui, le débat est tranché, comme il leur a confié par email (note 1 page 155) le 25 fév 2010: « Il est très probable que l’Univers a été en équilibre à l’échelle de Planck, bien qu’il ait passé par de nombreuses transformations avant d’atteindre l’équilibre que nous observons aujourd’hui. A partir du rayonnement fossile, il est possible de « voir » que l’Univers était en équilibre au moins une heure après le Big Bang. De plis, la nucléosynthèse liée au Big Bang fournit une preuve solide que cet équilibre existait plus tôt encore, dès la première seconde. »

Pages 156 à 159: Mais pourquoi est-ce si important et que peut-on en tirer? En fait, c’est quelque chose de capital, qui sera examiné au chapitre 11 « Avant le Big Bang? » et qui pourrait apporter un début de réponse au défi posé par les troublantes anomalies mises en évidence par le satellite Planck au coeur de la première lumière. Lorsqu’un système, quel qu’il soit, est en équilibre thermique, alors il se trouve dans une condition très spéciale, que les physiciens appellent « état KMS » (CONDITION KMS)« Dans la mécanique quantique et la théorie quantique des champs, la propriété d’un système en équilibre thermique peut être décrite par un objet mathématique appelé état KuboMartinSchwinger ou plus simplement état KMS : un état satisfaisant la condition KMS ». Kubo établit les premières bases en 1957, Martin et Schwinger utilisèrent cet état pour définir des fonctions de Green thermodynamiques en 1959″

[Voir aussi KMS, etc par L. Birke , J. Froehlich: arxiv.org/abs/math-ph/0204023 ou en.pdf:   https://arxiv.org/pdf/math-ph/0204023.pdf]. Cette magnifique théorie (voir aussi idpoisson.fr/renault/talks/Orleans_08.pdf et mathworld.wolfram.com/KMSCondition) a émergé vers la fin des années 1950.

fig.1  Temps imaginaire:axes temps imaginaire(V) e temps réel(H)

La théorie a immédiatement fait fureur parmi les mathématiciens mais pas vraiment parmi les physiciens qui, pour la plupart rebutés par les mathématiques très inhabituelles de la théorie, ont eu du mal à en voir la portée et même les sens. Les trois lettres K M S sont les initiales des trois savants à l’origine de de la théorie, vers la fin des années 1950. Kubo, Lauréat 1977 du prix Boltzmann,   Martin(autre mathématicien célèbre pour  son impressionnante capacité de calcul) et de Schwinger (prix Nobel de physique 1965 avec Richard Feynman et Sin Itiro_Tomonaga. Les Bogdanov citent Schwinger car il était un ami proche de leur directeur de thèseMoshé Flato. C’est ce qui les a amenés à prendre le chemin de la condition KMS  ou   mathworld.wolfram.com/KMSCondition) pour étudier l’Univers primordial. Et à quoi ressemble ce chemin? Dans l’infiniment petit, la condition KMS relie l’équilibre thermique d’un système quelconque à son évolution. C’est comme le funambule sur une corde, qui ne conserve son équilibre qu’au prix de mouvements incessants de son balancier. Ce lien entre équilibre et évolution nous met sur la piste d’une nouvelle et spectaculaire propriété. Lorsqu’un système quantique entre en état KMS, son temps propre (le temps réel qui jusque là était le sien), cesse d’exister sous sa forme réelle. comme l’ont montré les grands théoriciens de l’état KMS (Rudolph Haag « An Evolutionary Picture for Quantum Physics« , Marinus Winninck, Minoru TomitaMasamichi Takesaki (mathématicien japonais qui a travaillé sur la théorie des algèbres d’opérateurs – livres), le temps jusqu’alors réel, se transforme, disent les frères Bogdanov, en un temps d’une autre nature, que les physiciens appellent temps complexe. Dans un article de pourlascience.fr, s’affranchir du temps, au chapitre « Le temps, un effet de notre ignorance? » on peut lire: « […] On peut en quelque sorte inverser les choses et partir de l’« état statistique » d’un système (la donnée des probabilités de chacun des microétats), quel que soit cet état, et en déduire un « flot » associé, que l’on peut interpréter comme une évolution temporelle et qui définit ainsi un temps. Sur le plan mathématique, ces idées se sont beaucoup appuyées sur des travaux des mathématiciens japonais Minoru Tomita et Masamichi Takesaki, réalisés vers 1970 et concernant les algèbres de von Neumann, des structures abstraites d’opérateurs utilisées notamment dans l’étude du formalisme mathématique de la physique quantique. En particulier, la théorie de Takesaki et Tomita  permet de calculer une « évolution temporelle » à partir de tout état statistique. Et une analyse mathématique du « temps de Tomita » ainsi défini montre qu’il a effectivement les propriétés que nous associons habituellement au temps ».

Comme on le voit sur la fig. 1, le temps complexe serait un temps hypothétique qui a deux directions au lieu d’une seule: une direction de temps réel, comme dans notre monde, et une direction de Temps imaginaire (qui a priori n’a aucune chance d’exister dans notre réalité de tous les jours). Tout comme les nombres complexes, pour lesquels il n’existe pas d’ordre), un temps complexe pourrait être comparé à un temps sans ordre et sans aucune structure, où une mn pourrait durer une heure et, pire, où l’on sauterait brutalement d’un instant à un autre. Ce temps étrange, ce temps complexe qui ne nous est guère familier et dont nous pouvons avoir aucune image intuitive, est, selon les frères Bogdanov, le temps des systèmes quantiques en état KMS.

blogs.futura-sciences.com/luminet/tag/brisure-de-symetrie/

Pages 160 à 162: La conjecture des frères Bogdanov: L’espace-temps au seuil du Big Bang est un système quantique. En outre, il est en équilibre thermique et par conséquent, il est nécessairement en état KMS. Et selon les Bogdanov, le temps de notre Univers en état KMS à l’échelle de Planck doit être considéré comme complexe. Autrement dit, à la dimension réelle du temps s’ajoute désormais une dimension imaginaire pure. Il est possible que cet état unique ait dominé le pré-espace-temps avent le Big Bang et… que l’état KMS ait laissé une trace Dans l’Univers observable.

Où chercher cette trace? Au sein de la radiation fossile. Paru en 1994, le livre de George Smoot les « rides du temps » retrace la grande aventure du satellite COBE. Les rides qui résultent du temps réel en temps imaginaire pourraient-elles être repérables et visibles au sein de la première lumière? alors, les infimes fluctuations de températures primordiale pourraient être le reflet visible de l’équilibre thermique de l’espace-temps en état KMS, imaginent les frères Bogdanov. Cela conduit vers une conclusion risquée: les anisotropies, ces infimes variations de température visibles sur tous les clichés du satellite Planck, ont peut-être pour origine, dans le passé lointain qui remonte au temps de Planck, juste avant le Big Bang, les fluctuations du temps primordial. Auquel cas, la carte de la polarisation du CMB pourrait nous renvoyer à une deuxième carte, bien plus ancienne; la carte KMS. Son empreinte est peut-être (?) encore visible, en surimpression, dans l’image contrastée de la toute première lumière. Et le Big Bang pourrait être vu (?) comme la brisure de symétrie de l’Univers primordial, ce qui aurait mis fin à l’état KMS qui avait dominé l’Univers naissant jusqu’alors.Reste que cet état de symétrie hors norme (état qui, comme l’a soupçonné Gamow en 1946, a disparu juste après le Big Bang), n’a pu être pleinement réalisé qu’à une époque antérieure au début de l’expansion. Le satellite Planck peut-il aller plus loin et fournir des indices, des signes, de l’existence de « quelque chose » avant « l’explosion originelle » du temps, de l’espace, de la matière? Avant le Big Bang?

Pages 163 à : chapitre 11 Avant le Big Bang?

Page 163 à 165: Le 21 mars, les scientifiques ont conclu la présentation des résultats de public.planck.fr/resultats par un aveu quelque peu troublant: L’Univers à grande échelle n’est pas vraiment celui qu’on attendait: « La structure et l’évolution de l’univers peuvent s’expliquer dans le cadre d’un scénario appelé modèle de concordance. Celui-ci fonctionne remarquablement bien pour expliquer l’histoire des galaxies et amas de galaxies. Mais notre univers aux plus grandes échelles n’est en fait que marginalement compatible avec ce modèleMais si on extrapole ce modèle aux structures plus grandes, alors des anomalies, petites mais significatives, apparaissent. » Ainsi, Selon les Bogdanov, les scientifiques, pris au dépourvu, pourraient bien être entraînés jusqu’au bord d’une nouvelle physique. Est-ce à cette possibilité que fait allusion Jan Tauber, l’un des théoriciens responsables de la mission Planck à l’ESA, pourtant d’habitude très mesuré dans ses propos publics? [theguardian.com/science/picture/2013/mar/21/planck-most-detailed-map-universe-cosmic-microwave]: « Planck est en train de dessiner une nouvelle image de l’Univers, laquelle nous pousse vers les limites de compréhension des théories cosmologiques actuelles« . Et sur sa lancée, il n’hésite pas à franchir une nouvelle étape; encore plus provocatrice: « L’Univers semble plus simple, mais en même temps plus étrange que ce que nous avions pensé jusqu’ici ».Les anomalies au sein de la première lumière nous disent quelque chose de fondamental. Mais nous ne savons pas ce que c’est » [https://www.theregister.co.uk/2013/03/21/esa_planck_cold_spot/:  La sonde spatiale espionne MYSTERY ‘Cold Spot’ dans le tissu même du cosmosAnomalie de lueur de soupe cosmique « plus étrange qu’on ne le pensait »].

Mais il  n’est pas le seul. George Efstathiou, directeur de l’ Institut Kavli de Cosmologie à l’ Université de Cambridge, un des ténors de la mission Planck a déclaré: « Notre but ultime pourrait être de construire un nouveau modèle qui puisse prédire les anomalies et les relier les unes aux autres. Mais nous n’en sommes pas là et pour l’instant, nous ne savons pas si c’est possible ni de quelle nouvelle physique nous avons besoin. » [http://messagetoeagle.com/imageoldestlightuniverse.php#UWorw7-JW_YPremière image de la plus ancienne lumière de notre univers – Rayonnement de la relique du Big Bang! 21 mars 2013]

Et tout ceci est clairement résumé dans l’article de la mission Planck consacré aux résultats liés à l »anisotropie du rayonnement fossile: « Il se peut que les anomalies statistiques décrites dans cet article soient le signe d’un phénomène physique plus profond qui n’a pas encore été révélé. » [arxiv.org/pdf/1303.5083v1.pdf].

Pages 166 168 : Que sont donc ces anomalies qui « donnent des sueurs froides » (dixit les frères Bogdanov) aux astrophysiciens?

La première anomalie, plus spectaculaire remet en cause les principes fondamentaux de la cosmologie (et ébranle peut-être la théorie de l’inflation). Il s’agit d’une mystérieuse asymétrie entre deux hémisphères opposés du rayonnement fossile. En simplifiant, on constate que d’après l’image fournie par le satellite, l’hémisphère Nord de l’Univers naissant est légèrement plus froid que l’hémisphère Sud. La différence est certes légère, mais significative. Or, un tel contraste va à l’encontre du principe qui stipule que l’Univers est homogène et isotrope (Il est le même quelque soit la direction d’observation). Cette asymétrie bien encombrante fait clairement apparaître l’existence d’une direction privilégiée dans l’Univers.Et si cet axe est bien matérialisé dans notre cosmos, alors la sacro-saint principe selon lequel tous les lieux se valent vole en éclats. Et ceci contrarie fortement les prédictions de l’inflation, dont le principe consiste justement à « lisser » entre elles toutes les parties de l’Univers (L’inflation en débat? ). Ainsi, citent les Bogdanov, au risque de froisser ses collègues, Efstathiou a pris soin de préciser dès le 22 mars 2013: « Il se peut que nous nous soyons trompés et que l’inflation n’ait jamais eu lieu. » |Cf reuters.com/video/2013/03/21/space-telescope-reveals-most-detailed-ma?videoId=241778012]. « Toujours est-il qu’il est impossible d’expliquer ce phénomène en l’état actuel sans « tout casser » comme l’avouent d’une seule voix les responsables de Planck » nous disent les Bogdanov.

La deuxième anomalie avait déjà été observée par le satellite au début des années 2000; mais elle est aujourd’hui bien confirmée. Il s’agit d’une étrange « tâche froide » située au bas de l’hémisphère Sud, une région de grandes dimensions où la température est beaucoup plus basse qu’ailleurs. Et là encore, il n’y a aucune explication à ce phénomène.

Selon les principaux responsables de la mission Planck, cette situation pourrait débouches dur une « mise en pièces » de ce que nous savons en cosmologie; En risquant de prendre à contre-pied la communauté, les Bogdanov ne le pensent pas. Au contraire, leur idée que les anomalies pourraient peut-être trouver un début d’explication dans le cadre des théories existantes.

.pourlascience.fr/sd/cosmologie/linflation-cosmique-en-debat-6462.php

Pages 169 et 170 : Alors, quelle pourrait être la solution de nature à colmater la brèche? Avançons pas à pas avec les Bogdanov en faisant un premier pas avec Georde Efstathiou.  Ce dernier n’a pas hésité, fin mars 2013, juste après la publication des résultats, à dire et répéter quelque chose à la frontière de ce qui est acceptable par la communauté scientifique: « Il est parfaitement possible que l’Univers ait connu une phase avant le Big Bang, qui ait vraiment existé, et que l’on puisse suivre l’histoire de l’Univers jusqu’à cette période précédent le Big Bang. » Et comme pour enfoncer le clou, il ajoute: « C’est une physique exotique. Il semble qu’il y ait comme une mémoire gravée aux plus grandes échelles de phases antérieures de l’Univers. »

 [Voir euronews.com/2013/03/21/planck-maps-the-dawn-of-time: ”George Efstathiou, professeur d’astrophysique à l’Université de Cambridge, est un membre clé de l’équipe scientifique Planck. […] Il y a donc une possibilité réelle que notre image soit incomplète. Il se peut que nous ayons été dupes, que l’inflation ne se soit pas produite. Il est parfaitement possible qu’il y ait eu une phase de l’univers avant le Big Bang, où vous pouvez suivre son histoire jusqu’à une période antérieure au Big Bang. ”]

Déjà, en 1993, 13 ans avant d’obtenir la Nobel, G. Smoot avait pris le risque de poser la question prophétique dans son livre: « qu’y avait-il avant le commencement du temps? » Plus récemment, en 2013, Aurélien Barrau, qui travaille au Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie de Grenoble, également professeur à l’université Grenoble-Alpes, affirme sans la moindre hésitation dans Big Bang et au-delà – Balade en cosmologie; « Les questions qui m’attirent aujourd’hui tout particulièrement sont celles de « l’avant-Big Bang » et des Univers multiples qui deviennent enfin signifiantes en entrent de plain-pied dans le champ des sciences dures« .

Pages 170 à 175: Il se peut que Georde Efstathiouait raison et que la solution au problème des anomalies doive être cherchée avant le Big Bang, dans le pré-Big Bang.

fig . 2  Nombre complexe

Revenons maintenant vers les Bogdanov. C’est sur une étude détaillée et systématique d’éventuels processus qui ont pu survenir dans cette phase que portent les deux thèses d’Igor Bogdanov et de Grichka Bogdanov. Il faut rappeler qu’en 1991, date de leurs thèses, ce domaine de l’avant Big Bang n’était pas censé relever de la science, ce qui est sans doute une des raisons (mais pas la seule) du débat violent, voire parfois irrationnel qu’a suscité le soutenance, puis la publication de ces thèses ainsi que de leurs articles dans des revues à comité de lecture (https://iopscience.iop.org/article/10.1088/0264-9381/18/21/301 ). Dès la divulgation des résultats de COBE en 1992, il est apparu aux deux frères et ils l’ont écrit, que les stries observées dans le rayonnement fossile pouvaient raisonnablement trouver leur source dans un état de l’Univers ayant pu exister avant le Big Bang. Ce n’était qu’une hypothèse, mais les résultats de Planck, joints aux commentaires des responsables de la mission les incitent à y revenir, sans abandonner la prudence. Ils ont supposé que l’Univers pouvait se trouver dans un état KMS. Or les conséquences directes de l’état KMS ne s’arrêtent pas aux fluctuations de température. Pourquoi? Parce que cet état impose de fortes contraintes aux systèmes auquel il lui arrive de s’appliquer. Des contraintes invariables et très caractéristiques, qu’on retrouve nécessairement dans tous les systèmes concernés, sans exception. La plus spectaculaire provient de l’existence de ce qu’on appelle « la bande KMS ». C’est un domaine où les données mesurées font intervenir des nombres complexes (voir fig. 2).Cette bande possède donc deux pôles représentés par deux axes: un pôle réel (Re) et un pôle imaginaire pur (Im). Dans le cadre de l’hypothèse du pré-Univers, la bande en question pourrait s’étaler de l’échelle 0 (que les physiciens mathématiciens appellent la singularité initiale), jusqu’à l’échelle de Planck (le début du Big Bang). Au voisinage de l’échelle 0, le temps peut être considéré comme tendant vers le pôle imaginaire pur. Mais au contraire, au voisinage de l’échelle de Planck, ce sont les valeurs qui dominent.

Quelle est l’étape suivante? Elle consiste le pôle réel de la bande KMS aux températures les plus élevées et relier au contraire le pôle imaginaire aux températures les plus basses. A partir de là, il est possible, selon les Bogdanov que le mystère se dissipe, car l’image qu’on connait fonds diffus pourrait porter, tout simplement, l’empreinte de la bande KMS, laquelle est totalement asymétrique. Et la conséquence essentielle de cette bande KMS est d’en induire l’existence d’une direction privilégiée dans l’Univers.

De ce point de vue, le point froid visible dans le rayonnement fossile pourrait être interprété comme un voisinage de la singularité initiale. En effet, celle-ci doit présenter une entropie (une mesure du désordre) nulle. La limite d’entropie nulle est atteinte lorsque la température est atteinte lorsque la la température associée est elle-même nulle. Or, les mesures effectuées autour du point froid indiquent que sa température est nettement inférieure à tous les autres points du rayonnement fossile.

Les futurs résultats de Planck confirmeront-ils cette conjecture? C’est la prédictions que risquent les frères Bogdanov.

Pages 177 à 184: Conclusion

Mais reste le grand mystère. D’où vient le Big Bang? Pourquoi s’est-il brusquement au coeur du néant il y a 13,82 milliards d’années? Comment se fait-il qu’il soit si bien réglé au millionième de degré près? Et d’où viennent ces mystérieuses anomalies et cette incompréhensible « tâche froide » dans l’hémisphère sud? En 1990, les Bogdanov avaient écrit dans un dialogue portant sur « Dieu et la science » qu’il est possible d’appréhender l’Univers comme un message exprimé dans un code secret, une sorte de hiéroglyphe cosmique que nous commençons tout juste à vérifier. A plusieurs reprises, G. Smoot a écrit que le rayonnement fossile fait irrésistiblement penser à une sorte de « code » qu’il a appelé « ADN cosmique ». Cependant, le secret de ce code n’existe pas ici. si on espère en trouver quelques fragments, c’est avant la naissance de l’univers, comme nous l’avons vu, qu’il faudra aller chercher, avant le Big Bang. Lorsque les Bogdanov ont évoqué pour la première fois cette idée en 2004 dans « avant le Big Bang« , ils ont déclenché une véritable tempête.  Mais aujourd’hui, face aux limites du modèle standard, de nouvelles voies se dessinent et invitent à chercher la solution du mystère de l’Univers avant sa naissance matérielle.

Qu’y avait-il avant le Big Bang? Ce qui est certain, c’est qu’à cette époque mystérieuse, que George Gamow appelle « l’ère de Saint Augustin » la matière n’existait pas encore, pas plus que le temps et l’espace. Qu’y avait-il de l’autre côte du Mur de Planck, et y avait-il quelque chose? En fait oui. On ne peut non pas en retrouver la trace, mais le reflet indirect l’image en ombre chinoise, au coeur de la première lumière. C’est ce que les frères Bogdanov appellent « l’information initiale ». Autrement dit les quantités physiques et mesurables qui jaillissent à l’instant du Big Bang. (l’énergie de l’éclair primordial, sa température, etc) leur paraissent provenir d’une quantité numérique qui existaient avant le Big Bang. En somme, avant les choses palpables, (mesurées en kilos ou en degrés) il existait quelque chose d’impalpable, qu’on ne pourra jamais toucher: l’information.On mesure celle-ci à l’aide d’une unité, les bits.

Mais alors, quel est le lien possible entre matière et information? Commençons par faire un détour en 1944 par une des plus importantes conférences de Max Planck, le fondateur de la Mécanique quantique. Celle-ci porte sur la nature de la matière: « j’ai consacré toute ma vie à la science te l’étude de la matière, et je peux dire ceci en conclusion de mes recherches sur les atomes: Il n’y a pas de matière colle telle. Toute la matière est originaire et n’existe que par les vertus d’une force qui cause les particules d’un atome à vibrer et qui soutient tut ce système atomique ensemble. Nous devons supposer derrière cette force l’existence d’un esprit conscient et intelligent. Cet esprit est la matrice de toute matière » ‘La nature et la matière (discours à Florence, Italie, 1944;tiré des archives de l’histoire de Max Plank, Rep. 11 N°1797).

Extrait de la Bhagavad Gita, texte sacré hindou écrit il y a 2500 ans: »

Tout ce monde vivant est sous-tendu par moi

dans mon état non-manisfesté.

A la fin d’un éon,

tous les êtres vont à cette mienne nature,

puis, au commencement d’un éon,

je les émets à nouveau.

Maîtrisant ma propre nature cosmique,

j’émets encore et encore tout cet ensemble des êtres, malgré eux et par le pouvoir de ma nature.

C’est par moi, son surveillant,

que la nature enfante l’univers.

Et voilà la raison pour laquelle l’univers existe. »

« Considère que tous les êtres ont cette double nature comme matrice.

Je suis l’origine mais aussi la dissolution de l’univers entier »

« Chaque fois qu’il naît un être, animé ou inanimé,

sache que c’est par l’union du champ et du connaisseur du champ. »

« Les êtres qui ont une forme, ô fils de Kuntî,

en quelque matrice qu’ils se produisent,

le grand Brahman est leur matrice commune. »

En profitant de l’élan de Planck, comment passe-t-on de l’information à la matière? Revenons à un principe formulé par le mathématicien américain Rolph Landauer (1927 – 1999), physicien expert de l’information, compagnon de pensée de cet autre immense théoricien qu’était Claude Shannon. C’était un physicien qui a travaillé pour IBM. En 1961, il démontre que lorsque de l’information est perdue dans un circuit irréversible, elle devient de l’entropie et une quantité associée d’énergie est dissipée en chaleur. Ce principe s’applique au calcul réversible, à l’information quantique et au calcul quantique. Une de ses citations célèbres est : « L’information est physique » (C’est un principe physique relatif à la limite théorique basse de consommation d’énergie d’un système physique de calcul. Il affirme que « n’importe quelle manipulation logique irréversible d’information, telle que l’effacement d’un bit ou la fusion de deux voies de calcul, est accompagnée d’une augmentation de l’entropie en degrés de liberté non-informationnels de l’appareil de traitement de l’information ou de son environnement. Il établit que le niveau d’énergie minimal nécessaire pour effacer un bit d’information, connu sous le nom de limite de Landauer :kT ln 2 »). 

Ce lien entre matière (entropie) et information été prouvé avec éclat en 2012 où une équipe de recherche de l’Université d’Augsbourg a apporté la preuve expérimentale que tout dégagement  d’énergie implique implique l’effacement irréversible d’une certaine quantité d’information. Pour certains, ce principe est tellement important que c’est peut-être l’un des plus importants de ce début de XXIè siècle. C’est en tout cas ce qui permet aux Bogdanov d’aller plus loin dans l’exploration de ce qui a pu se passer avant le Big Bang.

Reposons-nous maintenant la question: D’où vient l’énergie colossale qui qui soudain se déverse sur le vide primordial il y a 13,82 milliards d’années? Quelle est la source de cette énergie dont nous voyons la formidable trace dans le rayonnement fossile? Le principe de Landauer permet aux frères Bogdanov de risquer une conjecture, qui est à la base de leurs thèses et hypothèses. Comme nous l’avons vu, de nombreux  chercheurs considèrent aujourd’hui qu’au tout début du Big Bang, à l’instant de Planck, le cosmos doit être considéré comme un système en équilibre thermique. Dans ce cas, si on applique le principe de Lanfaueril est plausible de considérer que cette formidable énergie thermique du début pourrait de l’effacement irréversible, ou plus exactement de la conversion d’une information qui, peut-être a existé avant le Big Bang. En même temps, cela pourrait expliquer pourquoi l’entropie, même si elle est faible, n’est pas nulle au moment du Big Bang, contrairement à ce qui pourrait se passer avant le Big Bang., au voisinage de la singularité initiale.

L’Origine de la matière? Une origine « Numérique » dont le rayonnement fossile porte peut-être la trace infime?

.astropolis.fr/articles/histoire-de-univers/l%27instant-zero-ou-singularite-initiale/l%27instant-zero-ou-singulariteinitiale.html

Le Big Bang : Instant zéro ou « singularité initiale »

Dans la mécanique quantique et la théorie quantique des champs, la propriété d’un système en équilibre thermique peut être décrite par un objet mathématique appelé état Kubo-Martin-Schwinger ou plus simplement état KMS : un état satisfaisant la condition KMS.

Kubo établit les premières bases en 1957, Martin et Schwinger utilisèrent cet état pour définir des fonctions de Green thermodynamiques en 1959.

Le cas le plus simple à étudier est un espace de Hilbert de dimension finie, ce qui évite la complexité liée notamment à la transition de phase ou à la brisure spontanée de symétrie. La matrice densité est donnée par :

{\displaystyle \rho _{\beta ,\mu }={\frac {e^{-\beta \left(H-\mu N\right)}}{\mathrm {Tr} \left[e^{-\beta \left(H-\mu N\right)}\right]}}={\frac {e^{-\beta \left(H-\mu N\right)}}{Z(\beta ,\mu )}}}

où H est l’opérateur hamiltonien et N est l’opérateur du nombre de particules (particle number operator en anglais).

Dans la représentation de Heisenberg, la matrice densité ne change pas avec le temps, mais les opérateurs dépendent du temps. En particulier, faire une translation de l’opérateur A par τ dans le futur donne l’opérateur {\displaystyle \alpha _{\tau }(A)\ {\stackrel {\mathrm {def} }{=}}\ e^{iH\tau }Ae^{-iH\tau }}.

scienceetfoi.com/ces-theories-scientifiques-qui-predisent-des-infinites-d-univers-condamnent-elle-l-existence-de-dieu/

liens: 

Direction d’espace privilégiée et espace-temps spinoriel  

ESPACE-TEMPS SPINORIEL ET DIRECTION D’ESPACE PRIVILEGIEE : ANTECEDENTS ET PREDICTIONS  

Planck, BICEP2 et l’espace-temps (I)    Les modèles cosmologiques

youtube.com/watch? v=XJDOcnk8GFYETAT KMS          mathworld.wolfram.com

Igor Novikov et Andreï Dorochkevitch Arno Allan Penzias et à Robert Woodrow WilsonGégory Chaitain    Steve Carlip    Vahe Gurzadyan    Zee  Quantum Field Theory in a Nutshell

Edward Witten  Sidney Coleman Jonh Mather.  Noam Chomsky (son blog noam-chomsky.fr)

Victor J. Stenger et Dieu, l’hypothèse erronée Comment la science prouve que Dieu n’existe pas    Mioara_Mugur-Schächter  Max Planck  Claude Shannon

 jean-paul-baquiast.fr : Jean-Paul Baquiast – pour un principe matérialiste fort

Le visage de Dieu article 3)   

La thermodynamique    état KuboMartinSchwinger  Temps imaginaire   Mur de Planck

Théoriciens de l’état KMSRudolph Haag, Marinus Winninck, Minoru TomitaMasamichi Takesaki


L’inflation en débat?

pourlascience.fr/sd/cosmologie/linflation-cosmique-en-debat-6462.php: cette théorie qui est au cœur de la cosmologie moderne souffre de sérieuses difficultés.

https://www.pourlascience.fr/sd/cosmologie/linflation-va-t-elle-faire-pschitt-9861.php: L’inflation va-t-elle faire pschitt ?Les dernières mesures de Planck ainsi que des problèmes théoriques mettent à mal l’idée d’inflation, pourtant défendue par nombre de cosmologistes. Le temps des nouvelles idées est venu !

https://www.pourlascience.fr/sd/cosmologie/le-cinquieme-element-cosmique-4276.php: Le cinquième élément cosmique Un champ d’énergie invisible, la quintessence, domine depuis peu l’évolution de l’Univers, et en accélère l’expansion.

https://www.cairn.info/revue-de-metaphysique-et-de-morale-2004-3-page-413.htm: Les nouveaux défis de la cosmologie moderne par Gabriele Veneziano

http://www.planetastronomy.com/special/2006-special/bnf-veneziano-6mai2006.htm: CONFÉRENCE «D’OÙ VENONS NOUS ? OÙ ALLONS NOUS?

Les grands défis cosmologiques du 21ème siècle» Par Gabriele VENEZIANO Professeur au collège  Organisée par le laboratoire APC Quai François Mauriac Paris 13ème. le samedi 6 Mai 2006

https://arcea-cesta.ovh/index.php/voyages-visites-spectacles/albums-photos-du-site/8-assemblee-annuelle-2003/detail/54-assemblee-annuelle-2003?tmpl=component: À l’assaut du mur de PLANCK Vers l’origine de l’Univers par Pierre Laharrague

https://www.scienceetfoi.com/ces-theories-scientifiques-qui-predisent-des-infinites-d-univers-condamnent-elle-l-existence-de-dieu/: Ces théories scientifiques qui prédisent des infinités d’univers condamnent-elles l’existence de DIeu ?

https://arcea-cesta.ovh/index.php/voyages-balades-visites-spectacles/albums-photos-du-site/8-assemblee-annuelle-2003/detail/60-assemblee-annuelle-2003?tmpl=component: De zéro à l’infini

Une brève histoire de l’Univers par Pierre Laharrague

http://irfu.cea.fr/dap/Phocea/Vie_des_labos/Ast/ast.php?t=actu&id_ast=3475: Les défauts du fond diffus de l’univers sont-ils réels ? […] En utilisant cette méthode plus performante, les astrophysiciens ont constaté que le défaut de la « tache froide » disparaissait en grande partie et redevenait compatible avec les fluctuations statistiques générales du signal.. 

futura-sciences.com/sciences/dossiers/astronomie-infini-mysteres-limites-univers-574/page/9/: Singularités et temps zéro : comment décrire l’univers ?

http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/logphil/oeuvres/russell/philo1.htm: Bertrand Russell  Problèmes de philosophie (1912) 3. Nature de la matière

https://www.ipht.fr/Docspht//articles/t07/223/public/cours2007.pdf : COURS cosmologie et fluctuations primordiales

https://forums.futura-sciences.com/discussions-scientifiques/13508-fluctuations-signature-de-metrique-kms-mq-origine-de-l-espace-temps-bogdanov-2.html : Fluctuations signature de la metrique,KMS,MQ et origine de l`espace-temps (Bogdanov)

https://www.ledifice.net/7045-3.html Avant le Big Bang. 22 Octobre 2002 l’étrange  » Affaire Bogdanoff « .Arkadiusz Jadczyk International Institute of Mathematical Physics  (la site Site : http://www.alchymie.net n’existe plus)

http://le-cera.com/lorigine-lavenir-monde-apprend-science/L’origine et l’avenir du monde… Que nous apprend la Science ? Compte rendu de la 60ème rencontre du CERA du vendredi 25 septembre 2013. Présentation des frères BOGDANOV par Patrick RABILLER

http://www.scilogs.fr/complexites/mort-de-la-loi-de-moore/: La loi de Moore est-elle morte ? Existe-il une loi de Moore « universelle » ?

unamur.be/sciences/philosoc/revueqs/textes-en-ligne/rqs_181_4_etats_stationnaires Quand fallait-il abandonner la théorie de l’état stationnaire ?

www.nasonline.org/publications/biographical-memoirs/memoir-pdfs/coleman-sidney.pdf:  S i d n e y c o l e m a n 1 9 3 7 – 2 0 0 7 A Biographical Memoir by h o w a r d g e o r g i

https://tel.archives-ouvertes.fr/file/index/docid/813574/filename/These_D_Girard.pdf : Cosmologie observationnelle avec le satellite Planck : extraction du signal astrophysique des données brutes de l’instrument HFI et étude de l’effet du rayonnement cosmique. Damien Girard

https://www-n.oca.eu/elena/Porque04/Cappi-Porquerolles-Screen.pdfhistoire de l’univers 

http://www.integralworld.net/reynolds20.html EVOLUTION INTÉGRALE: UNE PHILOSOPHIE NÉO-PÉRENNE BRAD REYNOLDS

https://www.philomag.com/lactu/dialogues/le-temps-existe-t-il-et-si-oui-combien-28384 Les physiciens Lee Smolin et Carlo Rovelli ont longtemps travaillé ensemble avant de diverger sur le problème de la nature du “temps”. Pour le premier, le “temps” existe vraiment. Pour le second, nous avons plutôt affaire à plusieurs couches de temps. Un désaccord qui ranime l’un des plus vieux débats de la métaphysique mais aussi nos émotions devant le futur et la mort.


brian greene la réalité cachée

https://www.quora.com/Is-there-any-evid siècles avant eux ence-of-a-multiverse-1 : y a t-il des preuves d’un multivers page 32 et 520: Einstein, Eddington et l’éclipse de 1919:   https://www.nature.com/articles/d41586-019-01172-z  [https://arxiv.org/abs/0709.0685 https://arxiv.org/ftp/arxiv/papers/0709/0709.0685.pdf]


https://arxiv.org/pdf/1811.03058.pdf : Albert Einstein and the fifth dimension. A new interpretation of the papers published in 1927 Giulio Peruzzi∗ Alessio Rocci† July 17, 2019

Jaume Garriga , Alexander Vilenkin : Beaucoup de mondes en un  arxiv.org/abs/gr-qc/0102010  (arxiv.org/pdf/gr-qc/0102010.pdf) et https://arxiv.org/abs/0809.4257 (https://arxiv.org/pdf/0809.4257.pdf)

La renaissance du temps : épilogue


La renaissance du temps : épilogue

Autres liens: http://www.philipmaulion.com/article-bienvenu-au-moment-present-de-lee-smolin-117515126.htmlBienvenue au ‘Moment Présent’ de Lee Smolin.
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3850: 
Lee Smolin et la physique contemporaine

http://www.philipmaulion.com/2017/05/emergence-pourquoi-les-physiciens-recourent-ils-a-cette-notion.htm:l Emergence : pourquoi les physiciens recourent-ils à cette notion ?

http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2013/136/smolin.htm(Time Reborn: From the Crisis in Physics to the Future of the Universe)

http://medias.dunod.com/document/9782100706679/Feuilletage.pdf (la renaissance du temps Dunod: quelques pages à feuilleter)

https://monblogdereflexions.blogspot.com/2018/12/la-gravitation-quantique- La gravitation quantique à boucles avec Carlo Rovelli: Pour s’initier avec quelques sites

1) Introduction.

Je complète ici les articles de ma lecture « ma lecture » du livre de Lee Smolin avec un rappel de ma conclusion dans l’article 12 au chapitre 4): Une conclusion de ma lecture du livre

     4-1) Ces deux idées, le principe d’universalité de la méta-loi et Idée du mariage de la loi et de la configuration, prises avec le principe de précédence et la sélection naturelle cosmologique  donnent 4 manières d’aborder le dilemme des méta-lois. Ce ne sont que des premiers pas, mais Lee Smolin pense qu’il n’est pas exagéré de dire que la direction que prendra la cosmologie au XXIè siècle sera déterminée par la manière dont on résout le dilemme des méta-lois. L’avenir nous le dira…

     4-2) Les mathématiques et la science. Le livre s’est ouvert sur des questions concernant le rôle que les mathématiques jouent dans la science. Qu’en penser après la lecture du livre?  Que penser des mathématiques et pourquoi y a t-il quelque chose plutôt que rien? Faut-il les penser de façon platonicienne, comme de nombreux mathématiciens? 

     a) Alors que les conclusions en mathématiques viennent de l’implication logique; dans la nature, les événements sont générés par des processus causaux opérant dans le temps. Les implications logiques ne sont pas les processus causaux, même si elles peuvent modéliser certains de leurs aspects. Ainsi, la logique et les mathématiques ne peuvent saisir la totalité de la nature, la logique n’est pas le miroir de la causalité. Il y a des aspects de l’univers qui ne seront jamais représentables en mathématiques. Et en particulier, l’un d’eux, c’est que dans le monde réel, il y a toujours un instant particulier. Cette leçon, que permet de saisir la réalité du temps, est que la nature ne peut être capturée par un système logique ou mathématique quel qu’il soit. 

Cela rappelle étrangement les théorèmes de Gödel que j’ai évoqués dans mon article à propos de Motl: « The referent frame, l’équation bogdanov« , au chapitre 5-2: « […] Le principe d’incertitude implique que lorsqu’on observe une particule élémentaire, par exemple, on peut observer soit sa position, soit sa quantité de mouvement (vitesse = masse x vitesse), mais pas les deux en même temps. Une des conséquences, c’est qu’il n’est pas possible de parler de trajectoire pour une particule quantique. Ce que proposent les frères Bogdanov, c’est de remplacer cette incertitude par un autre concept, qui vient d’ailleurs des mathématiques, notamment du mathématicien Kurt Gödel, (compagnon d’Einstein dans les années 1930 à Princetown). Ce que dit le théorème de Gödel:

« Nous avons vu que la notion de « démontrabilité » est toujours relative à un système d’axiomes. Cela veut dire qu’une certaine affirmation mathématique peut très bien être démontrable avec un système, mais pas avec un autre ! Ce dont ont voulu s’assurer Hilbert et sa bande au début du XXème siècle, c’est qu’il était possible de construire un système d’axiomes parfait, tel que toutes les propositions mathématiques vraies y soient démontrables. Un tel système serait dit « complet ». Et c’est précisément cet espoir que Gödel a ruiné : il a démontré que dès que l’on veut faire au minimum de l’arithmétique des nombres entiers, quel que soit le système d’axiomes qu’on utilise, il existera toujours des énoncés vrais mais indémontrables. On dit que ces énoncés sont indécidables. Cela signifie qu’il n’existe pas de système d’axiomes complet, et c’est pour cela que l’on appelle ce théorème, le théorème d’incomplétude. Pour reprendre l’analogie avec l’échafaudage, on peut y mettre autant de piliers qu’on veut, il existera toujours des fenêtres de l’immeuble qu’on ne pourra pas atteindre ! » Cela signifie qu’il n’existe pas de système d’axiomes complet, et c’est pour cela que l’on appelle ce théorème, le théorème d’incomplétude.« 

     *Les Bogdanov, en utilisant ces résultats ont pu dire: « Gödel a démontré que dans tout système, il y a toujours de l’inconnaissable, il y a toujours de l’incomplétude, c’est à dire que la cause qui a permis à ce système soit d’exister, soit d’évoluer, cette cause, ou ces causes,  peuvent être renvoyées à l’extérieur même de ce système. Et quand on applique cette idée d’incomplétude à l’Univers et au comportement des particules élémentaires. on en est conduit à cette conclusion, c’est qu’il existe dans l’Univers un principe d’incomplétude: nous ne connaissons pas les « déterminants fondamentaux » qui guident le comportement des particules élémentaires. Cela ne veut pas dire que le système est incertain et gouverné par le hasard, cela veut simplement dire que nous ne connaissons pas une certain nombres de « déterminants », de facteurs essentiels qui guident le comportement du système et qui sont à l’extérieur de ce système et pire, qui sont à l’extérieur de l’espace-temps. En fait, il existe des données qui guident le comportement des choses, des événements visibles dans l’espace-temps et cependant ces déterminants sont à l’extérieur de l’espace-temps. Ils surgissent dans l’espace-temps sous la forme de ces phénomènes, phénomènes qui ont évidemment la qualité d’être entourés d’un certain flou. Mais ce flou, c’est ce qu’on appelle flou quantique, il ne relève que d’une connaissance « de notre point de vue »  incomplète de ce système, parce que précisément, le système n’est pas connaissable, dans la mesure où ces déterminants sont à l’extérieur de l’espace-temps. « 

     *Stuart Kauffman exprime une autre vision dans le site de Frank Wisserintegralworld.net/visser148.html au chapitre « UN MONDE AU-DELÀ DE LA PHYSIQUE » dans lequel il écrit:  » […] Je dis que Dieu est le caractère sacré de la nature. Et vous pouvez aller au-delà de cela. Vous pouvez dire que Dieu est la nature. C’est le dieu de Spinoza. C’est le Dieu en qui Einstein croyait. Mais leur vision de l’univers était déterministe. La nouvelle vision est que l’évolution de l’univers est partiellement sans loi et sans cesse créative. Nous sommes les enfants de cette créativité […] Kauffman, qui met l’accent sur la créativité de l’univers, a écrit un livre sur la religion dans lequel il propose de « réinventer le sacré » [une nouvelle vue de la science, de la raison et la religion (2010)], l’humanité dans un univers créatif (2016) et le livre plus récent « A world beyond physics« : [l’émergence et l’évolution de la vie(2019)]. Mais il essaie de naturaliser la religion, de trouver une « divinité naturelle », sans y introduire un esprit. Une de ses phrases célèbres est:  « Je pense que la créativité dans la nature est si magnifique et si écrasante que c’est assez Dieu pour moi (it’s God enough for me)et je le pense (vrai?) pour beaucoup d’entre nous, si nous y réfléchissons.» Kauffman met l’accent sur la créativité de l’univers. « Qui aurait pu s’attendre à ce qu’il y ait jamais des éléphants dans cet univers? », demande-t-il. « Aucune loi de la physique ne prédirait jamais que cela se produise ».

     *Avec Lee Smolin qui affirme que la nature ne peut être capturée par un système logique ou mathématique quel qu’il soit nous avons ici trois visions de la nature qui pourraient un jour montrer des aspects compatibles d’une même réalité (-L’univers est, simplement, il survient, le temps est réel (Smolin), -La créativité du réel est la complexité (Kauffman), -Avant le big bang, est l’information (les frères Bogdanov)). Pour Lee Smolin, l’univers est unique, il ne survient qu’une fois, comme le fait chaque événement… unique, que la nature héberge. Pourquoi il est, pourquoi il existe quelque chose plutôt que rien n’est peut-être pas une question ayant une réponse. La physique quantique semble répondre: Parce que Rien est instable, voir [2],. Et sauf, précise Smolin, peut-être que, exister, c’est être en relation avec d’autres choses qui existent, et l’univers est simplement l’ensemble de toutes ces relations. L’univers lui-même n’a aucune relation avec quoi que ce soit situé en dehors. Se demander alors pourquoi il existe, plutôt que le néant, sort du champ du principe de raison suffisante.

      b) Alors comment exprimer la science si la nature ne peut être capturée par un système logique ou mathématique quel qu’il soit? 

Les mathématiques sont un langage de la science, c’est une méthode puissante et importante, mais le lien entre les résultats des calculs mathématiques et les résultats expérimentaux doit être exprimé en langage ordinaire puisque les expériences se déroulent hors des mathématiques, dans le monde réel. Finalement, conclut Lee Smolin, même si les mathématiques sont un formidable outil; ce n’est pas leur langage qui a le dernier mot, le langage qui a le dernier mot en science  est LE LANGAGE.         

     4-3) Pour conclure, quel peut être le nouveau chemin vers une nouvelle théorie à laquelle aspire Lee Smolin? 

Nous sommes face à un défi qui ne doit pas être sous-estimé pense Smolin. La science cosmologique est dans une crise. Nous pouvons faire le pari que continuer sur la base des méthodologies qui ont si bien servi la science jusqu’à maintenant ne nous mènera nulle part. C’est ce que nous avons pu voir à partir des  paradoxes qui s’ensuivent [Nous avons vu dans mon article 1 (l’erreur et le dilemme cosmologique), donnant ma lecture de la renaissance du temps chapitre 8, que la seule manière d’échapper à aux problèmes, dilemmes et paradoxes liés à ce paradigme, est d’adopter une méthodologie qui va au-delà du paradigme newtonien]. Il semble donc qu’il faille avancer dans l’inconnu, face à un choix de programmes radicaux. Nous ne pourrons décider lequel est correct que lorsque nous verrons des directions conduisant à des prédictions testables pour de nouvelles observations et quand ces observations seront faites. Par ailleurs, toute nouvelle théorie devra offrir des explications solides pour des faits connus, mais pour l’instant mystérieux.

Lee Smolin pense que l’histoire décrira ces idées comme des échecs, échecs dus à une approche inadaptée d’un problème fondamental en science. L’échec vient d’avoir pris une méthode adaptée à l’étude de petites parties de l’univers pour l’appliquer à l’ensemble de ce qui existe. Cet échec ne peut être corrigé juste en inventant un scénario du même type. […] il est encourageant de savoir, dit Lee Smolin, que des observations actuelles et dans un futur proche pourraient nous amener à les rejeter comme étant fausses. Cela suggère que les scénarios dans lesquels l’univers est une étape dans une succession d’univers sont testables et de ce fait scientifiques. La suggestion la plus radicale dans cette direction de pensée est basée sur la réalité du moment présent et du principe que tout ce qui est réel l’est dans le moment présent. Cela implique que la physique ne peut plus être comprise comme la quête d’un double mathématique, identique de l’univers. Ceci est un fantasme métaphysique qui a inspiré des générations de théoriciens mais qui bloque maintenant le chemin vers le progrès selon Smolin. Les mathématiques servent la science, mais elles ne pourront plus en être la Reine. Il n’est plus possible de voir des lois absolues, intemporelles, dicter l’évolution de de la configuration du monde, qui est ancrée dans le temps. Dans notre monde, qui vit une ère cosmologique relativement froide et calme, si on suppose que tout ce qui est réel est réel à un instant, alors la distinction entre les lois et les états doit être de nature relative. Mais dans d’autres ères, plus violentes, la distinction doit se dissoudre en un description nouvelle du monde, totalement dynamique, qui soit rationnelle et réponde au principe de raison suffisante

Ce Nouveau chemin réussira t-il?  Le temps le diraAinsi se termine « ma lecture » de ce dernier chapitre du livre de Lee Smolin. Il est suivi d’un épilogue que le Dr Doulu commente ainsi: « Le livre s’achève par un long épilogue intitulé “Penser dans le temps” illustrant le fait que tous nos actes, notre pensée, notre civilisation sont fondamentalement basés sur l’écoulement irréversible du temps. Le réchauffement climatique et quelques effets économiques sont analysés sous cet angle, mais j’ai survolé ce chapitre, le trouvant un peu hors-sujet« L’épilogue sera l’objet du chapitre 2.

Nous venons de voir, dans le site philipmaulion.com (Bienvenue au ‘Moment Présent’ de Lee Smolin), l’affirmation d’Einstein : « Ce qui du point de vue physique est réel… est constitué de coïncidences spatio-temporelles. Et rien d’autre. » […] qui confirme sa conception philosophique réaliste. mais aussi, à mes yeux, elle présente l’inconvénient majeur d’effacer la différence des points de vue des observateurs qui seraient dans des référentiels distincts et donc l’observateur n’a plus lieu d’être […] et plus loin: « je considère qu’il ne peut y avoir de discours scientifique sur la nature sans présence du ‘sujet pensant’ et cette présence est inexpugnable, non seulement du discours mais encore des lois énoncées car ‘l’être humain n’est pas nu de toute contribution lorsqu’il décrypte et met en évidence une loi de la Nature.’


Peut-être le chemin que pressent Lee Smolin mènera t-il à redécouvrir le sujet? C’est ce qui a fait l’objet de ma réflexion lors de ma lecture du livre de Lionel NaccachePerdons-nous connaissance? Dans mon article 5, au chapitre 4) « L’information et la connaissance confondues »sont évoquées (en 4-1) La connaissance et son malaise contemporain: 

[…] « l‘acte de connaître met en scène trois entités: -le sujet X tel qu’il existait et se représentait à lui-même avant de connaître l’objet Y -L’objet Y qui est le support de cet acte de connaissance. -Le sujet X’ qui est le sujet ayant absorbé l’objet Y, c’est à dire le sujet ayant mis à jour ses représentations mentales à la lumière des nouvelles connaissances acquises ». [….] En confondant connaissance et information, nous avons inventé une « mauvaise solution » contemporaine. […] Aujourd’hui, il nous faut réparer le déséquilibre, et aux côtés de la quête de l’information, il nous faut reprendre là où nous l’avions abandonnée la quête du sujet, c’est à dire la prise en compte des mécanismes de transformation de notre subjectivité qui sont à l’oeuvre dans la connaissance.
Ce sera sans doute une révolution plus délicate à conduire que la précédente, car il n’y a pas vraiment d’adversaire identifié comme l’était l’ancien régime, ni de recette connue, mais seulement une prise de conscience de ce qu’est l’essence véritable de la connaissance et ne pourra pas se limiter à la mise en pratique des paroles des Anciens dont nous avons relu les écrits et les récits. On devra la reconstruire sur l’ossature inédite de la société de l’information. En 4-4) apparaît un Troisième facteur: Le progrès scientifique efface le sujet. […] Dans un premier temps, celui de son annonce, la découverte met à l’épreuve nos certitudes et ébranle nos intuitions et nos convictions. Elle peut avoir d’importantes répercussions sur nos interprétations du monde et sur nos fictions conscientes. Ce temps est un temps humaniste, temps de réflexion qui aide le sujet que nous sommes à se transformer et à évoluer.
Le second temps, celui qui succède à l’assimilation de la découverte par les sociétés humaines, est bien plus long que le précédent. Les générations passent, la découverte a été parfaitement assimilée. […] C’est ce deuxième temps du progrès scientifique, celui qui suit le bouleversement du système de croyances, qui participe au processus d’effacement du sujet dans la relation ternaire que nous avons vu à plusieurs reprises […] Ainsi, oublier ce qui est à la source du sujet lorsqu’il élabore des significations paraît une grossière erreur à Husserl.. […] 4-5) Quatrième facteur: L’erreur de Pythagore. […] (Elle) s’enracine dans un idéalisme mathématique dont on trouve la plus ancienne forme chez Pythagore. la vérité mathématique préexisterait à nos propres cogitations donc a priori à système de fictions-interprétations-croyances. Cette vérité mathématique serait immuable et parfaite et l’unique relation que nous puissions nouer avec elle serait celle de ses déchiffreurs afin de la rendre intelligible à nos esprits. Elle ne relèverait pas de la création, mais de la découverte par la formulation de la démonstration […] Cela concourt à désincarner encore davantage la connaissance et effacer le sujet. Connaître devient une histoire d’accès et de transfert d’information pour la techno-science contemporaine. […] Ainsi, même au cœur des mathématiques pures est tapi le sujet! Et rien n’impose de l’exclure, entendu comme système de fictions-interprétations-croyances de notre aventure techno-scientifique contemporaine. Encore faut-il, souligne L. Naccache, nous efforcer d’échapper à l’illusion à laquelle pythagore a succombé le premier. Mais, à mon avis, que sait-on de le pensée profonde de Pythagore? Je suis persuadé que si on peut le dire de ses successeurs jusqu’à tous ceux qui comme l’explique L. Naccache, occultent le sujet, j’imagine que Pythagore avait une notion du sujet autrement profonde, surtout si comme l’a expliqué Albert Slosman (hommage) dans « la grande hypothèse » il a aussi été grand prêtre en Egypte à Dendérah.

–>>article de mon blog: La grande hypothèse11 partie a) Ce que j’ai vu et compris

https://monblogdereflexions.blogspot.com/2011/04/la-grande-hypothese11-ce-que-jai-vu-et.html#.XQKwXLwzb4b

2) La « Renaissance du temps » Epilogue: penser dans le temps.

     2-1) le feu et l’imagination, s’épanouir à l’orée de l’incertitude.

Tous les progrès de la civilisation humaine, écrit Lee Smolin, depuis l’invention du premier outil jusqu’à nos nouvelles technologies quantiques, résultent de l’application disciplinée de notre imagination. Celle-ci permet de vivre à la frontière du danger et de l’opportunité. Notre capacité à imaginer des situations qui ne découlent pas des données dont nous disposons nous permet d’anticiper les dangers avant qu’ils soient imminents et donc de pouvoir planifier leur rencontre. On sait que nos ancêtres faisaient un feu pour tenir le tigre à distance, mais il est difficile d’imaginer comment les premières personnes ont fait cela pour la première fois il y a quelques centaines de milliers d’années. Cela a peut-être pu leur paraître insensé d’utiliser une menace mortelle comme le feu pour en éloigner une autre, le tigre. Quoi qu’il en soit, ces lointains ancêtres, sans doute avec l’idée que le feu pouvait être contrôlé et grâce à l’imagination et au courage, ont pu éloigner la tigre et peu à peu domestiquer la nature et … Dans l’époque moderne, nous vivons avec du feu caché partout dans nos maisons, dans nos murs, dans tous nos appareils et dans l’environnement qu’on s’est créé. Nous n’y pensons même plus (sauf si, peut-être dans la voiture au cours d’un voyage nous nous demandons si nous avons bien fermé le gaz). Nous avons certainement oublié que si nous n’étions pas les descendants de ceux qui, il y a des centaines de milliers d’années ont imaginé des moyens de domestiquer le feu, nous serions toujours de vulnérables proies. Lee Smolin le dit: « le grand défi de la vie humaine, c’est s’épanouir à l’orée de l’incertitude; nous prospérons à la lisière de la chance et du danger et vivons avec la connaissance que nous ne pouvons pas tout contrôler ni empêcher les ennuis survenir de temps à autre« . Donc, il y a quelques 12000 ans et sans doute encore plus tôt si on en croît la grande hypothèse d‘Albert Slosman, « nous » ( = nos ancêtres) avons adapté nos environnements à nos besoins et sommes devenus des fermiers sédentaires plutôt que chasseurs-cueilleurs même si certains le sont restés. Depuis lors, notre empreinte s’est tellement tellement agrandie que nous détruisons tout ce qui reste de ces civilisations et que nous imposons aux systèmes naturels de la Terre de grands dommages et une menace qui risque d’entraîner leur suppression et leur extinction. Notre imagination, qui a piloté notre adaptation et qui est notre jeu peut seule nous apporter les idées nouvelles qui nous feront traverser sains et saufs les surprises à venir dont nous sommes pourtant à l’origine. Cette imagination a conduit à l’aspect tragique de la vie humaine, qui est que nous pouvons imaginer l’inévitabilité de notre mort.. En désirant survivre le plus longtemps possible, nous repoussons l’inévitable et parce que nous sommes humains, nous allons trop loin, beaucoup trop loin (?). Une conséquence est l’essor des civilisations, de la science, des arts et de toutes ces merveilleuses technologies que nous prenons pour argent comptant (en allant jusqu’à leur confier notre vie?). Une autre est la croissance des déchets que notre dépassement produit parce que la meilleure protection contre en déclin exponentiel est une croissance exponentielle. Ainsi, notre espèce, qui s’était adaptée à une niche écologique étroite et rare, voire unique, a conquis la planète Terre entière et met en danger nos plus cousins et la plupart des espèces qui sont maintenant en danger d’extinction. Ce qui nous a séparés des autres espèces les plus voisines, les primates, est les plus souvent attribué à « la culture » (En philosophie, le mot culture désigne ce qui est différent de la nature).Mais ne s’agit-il pas là d’un autre mot pour qualifier notre incessante quête de meilleures façons de vivre et de notre capacité à imaginer des situations qui ne découlent pas que des données dont nous disposons, qui nous permet d’anticiper les dangers avant qu’ils soient imminents et donc de pouvoir planifier leur rencontre? Même si certains souhaitent vivre en prélevant le minimum à leur environnement et sociétés; dans un équilibre avec leur monde, dans l’ensemble, ce n’est pas la voie des êtres humains. Notre voie qui a donné naissance à la culture et à la connaissance, c’est d’aspirer à toujours plus et différent que ce que nous avons, imaginer ce qui n’est pas, chercher au-delà des limites, tester les contraintes;, explorer, se précipiter et… chuter dans les frontières de notre monde connu. 

[Faisons ici une parenthèse pour rappeler le livre de Lionel Naccache « Perdons-nous connaissance? dont j’ai donné « ma lecture » dans 5 articles. La culture humaine est liée à la connaissance, mais nous avons certainement beaucoup de surprises à découvrir! N’est-il pas écrit à propos de l’arbre de la connaissance du bien et du mal: « l‘arbre de la connaissance du bien et du mal se situait dans le jardin d’Éden, où Adam et Ève furent mis par Dieu. Dieu défendit à Adam de manger des fruits de ce seul arbre, et l’avertit que s’il mangeait ces fruits défendus, il serait passible de mort« . 

 Annick de Souzenelle elle, a une lecture lecture symbolique (nouvelle lecturede la Bible hébraïque que le site  pncds72.free.fr/ analyse comme Une supercherie « gnostique? Il me semble que ce soit plus complexe. La façon de parles du fruit de l’arbre de la connaissance de Annick de Souzenelle telle que nous l’avons vu dans mon article 1 concernant « ma lecture » de Lionel Naccache (chapitre 1, avant-propos)  me paraît édifiante. L’Arbre de la Connaissancele fruit défendu: « Yahvé (le tétragramme) Dieu planta un jardin en Eden, à l’orient et il y mit l’homme qu’il avait modelé. Yahvé Dieu fit pousser du sol toute espèce d’arbres séduisants à voir et à manger, et l’arbre de la vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. […] Yahvé Dieu prit l’homme et l’établit dans le jardin d’Eden pour le cultiver et le garder. Et Yahvé Dieu fit à l’homme ce commandement : “Tu peux manger de tous les arbres du jardin. Mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal tu ne toucheras pas, car le jour où tu en mangeras, tu deviendras passible de mort. » (Genèse, II, 8,9 et 15,17). Prenons la traduction qu’en fait  Annick de Souzenelle « Et plante YHVH-’Elohim un jardin en ‘Éden venant de l’Orient, Il place là l’’Adam que ’Il a formé. Fait germer YHVH-’Elohim, à partir de la Adamah tout arbre précieux pour la vue (ouvrir l’intelligence) et bon à manger (accompli et donc assimilable) et l’arbre de vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance de l’accompli et du pas-encore-accompli (de la lumière et de son contraire, les ténèbres). Et un fleuve jaillit d’’Éden pour arroser le jardin ; et, de là, il se partage et devient quatre principes. Nom, le UN : Pîshon qui entoure (investit) toute la terre de Hawîlah. Là (se trouve) l’or, et l’or de cette terre est lumière accomplie. Là (se trouvent) l’ambre et la pierre d’onyx. Et NOM le fleuve le deuxième Guîhon, lui il investit toute la terre de Koush. Et le NOM du fleuve le troisième Hidequel =Tigre ; lui, il est le marchant, orient d’’Ashour, et le fleuve le quatrième, lui est Pherat. YHVH-’Elohim saisit le « Adam et le conduit dans le jardin de délices pour la travailler et la garder. Et commande YHVH-’Elohim sur l’’Adam en disant : de chaque arbre du jardin, manger absolument, tu mangeras. Mais de l’Arbre de la connaissance de l’accompli et du non-encore accompli tu ne mangeras pas de lui-de nous car dans le jour où tu mangeras de lui-de nous muter absolument tu muteras. » 

L’avenir nous dira ce qu’il aurait fallu retenir des écrits de Lionel Naccache et des interprétations de Annick de Souzenelle pour remédier à ce que Lee Smolin voit comme le franchissement des frontières pour vivre hors équilibre avec notre environnement qui est certainement le résultat de la connaissance et de la culture mais qui, pour certains serait une pathologie du capitalisme et de la société technologique moderne. Lee Smolin estime que dès l’âge de pierre en Amérique du Nord, nous avons colonisé le continent, balayant la plupart des grands mammifères au passage. Les guerres tribales auraient tué une population de casseurs-cueilleurs bien plus grande que tous les européens massacrés durant les deux guerres mondiales du XXè siècle. Cela me paraît effrayant, mais avec le résultat actuel de la croissance exponentielle de la connaissance et de la culture humaine, il semble que nous soyons au sommet de notre domination des écosystèmes et des ressources de la planète, et nous savons maintenant que la situation actuelle est insoutenable. Selon Lee Smolin, c’était à prévoir avec une telle croissance exponentielle. 


     2-2) Penser dans le temps: la solution?

Si nous nous obstinons à penser hors du temps, dans une réalité intemporelle comme le suggère Carlo Rovelli (et si le temps n’existait pas?), nous ne surmonterons pas les difficultés sans précédents que soulève le changement climatique de ce XXIè siècle. Pour sa part, Annik de Souzennelle pense que « L’écologie extérieure est inséparable de l’écologie intérieure » ce qui est une autre piste de réflexion et de prise de conscience. Pour elle, le coeur de la problèmatique est « une perte totale du monde céleste, du monde divin. L’Homme est comme un arbre. Il prend ses racines dans la terre, et ses racines dans l’air, la lumière. Il a des racines terrestres et des racines célestes ». Le problème est si urgent que deux pistes ne sont pas à négliger. Revenons donc à Lee Smolin, qui continue en insistant sut le fait indéniable que nous ne pouvons pas nous reposer sur le menu standard des solutions politiques, parce que ces problèmes se définissent par l’échec de nos systèmes politiques actuel (donc du libéralisme économique?). Il n’y a, nous assure t-il, qu’en pensant dans le temps que nous aurons une chance de survivre aux siècles à venir. Souvenons-nous qu’il y eut quelqu’un qui pour la première fois eu le courage de braver le feu et ainsi de mettre ses enfants à l’abri du danger représenté par le tigre, en affronter ce danger et en domestiquant le feu. Lee Smolin ne peut s’empêcher de s’écrier: Qui aura le courage de réaliser que la santé de nos enfants pourrait dépendre de notre apprentissage de la domestication du climat? En 2014 (sortie du livre), le danger était certes imminent, mais c’est plus  récemment que l’alerte générale a été lancée. (voir Aurélien BarrauLe plus grand défi de l’histoire de l’humanité et la fin du monde ou Greta Thunberg et la croisade des enfants). 

Malgré l’incertitude dans laquelle nous plongeons, imaginons avec Lee Smolin que nous sommes en 2080 que les problèmes de changement climatiques ont été affrontés et améliorés. Mes petits-enfants seront des vieillards ou dans la fleur de l’âge selon les avancées médicales. Mais comment leur pensée aura t-elle évolué avec l’évitement de la catastrophe annoncée? Qu’auront-ils appris en chemin pour avoir rendu ce succès possible? Pour Lee Smolin, La maîtrise de la crise est difficile à prédire car ce sera plus que la résolution d’ingénierie globale. Même parmi ceux qui réalisent la gravité de la situation, Il y a deux points de vue opposés, faux l’un comme l’autre. Il y a ceux qui voient le monde en termes économiques, pour qui la nature est une ressource qui doit être exploitée et transcendée et pour qui le changement climatique est juste un problème agricole sur une plus grande échelle, devant-être géré par une analyse coût-bénéfice. Pour certains militants écologiques, la nature est monumentale et vierge, et ne peut être que diminuée par les empiétements de la civilisation, le changement climatique étant juste une autre question de conservation. Mais les deux sont à côté, car ils supposent que la nature et la technologie sont des catégories qui s’excluent mutuellement, donc qui entrent en conflit et qui imposent alors un choix entre l’un ou l’autre. Une solution nécessitera sans doute non un choix entre la nature et la technologie, mais une réorientation entre les deux. Peut-être devrions-nous accorder plus d’importance aux réflexions que nous avons évoquées au chapitre 2-1   avec Lionel Naccache (« Perdons-nous connaissance?et Annick de Souzenelle et sa lecture lecture symbolique (nouvelle lecturede la Bible hébraïque. Quelques pistes y sont certainement décelables.

Un consensus scientifique écrasant nous dit que c’est nous, les hommes (et notre connaissance), qui sommes en train de déstabiliser le climat. Les quatre milliards d’années d’évolution de la nature basée sur la vie végétale et animale risque de disparaître sous la forme actuelle et une formidable mutation est sans doute imminente (avec l’apparition de la vie artificielle?), mais il est vrai que l’histoire du climat sur Terre révèle des fluctuations soudaines dans le passé entre des états très différents alors que l’homme n’était pas encore le déclencheur. Le changement climatique anthropique ou réchauffement climatique est le fait des émissions de gaz à effet de serre engendrées par les activités humaines, modifiant la composition de l’atmosphère de la planète(1). À cette évolution viennent s’ajouter les variations naturelles du climat. Mais, que nous soyons déclencheurs ou non, les conséquences seront désastreuses pour nous et parce que nous sommes capables a priori, de modérer ou d’éviter des changements majeurs, il faut le faire. Arriverons-nous à résoudre cette urgence? Si oui, alors, une fois que nous aurons compris comment les systèmes naturels réagissent aux technologies et que nous commencerons à les utiliser de sorte qu’elles opèrent en harmonie avec le climat et Lee Smolin pense que nous aurons transcendé le schisme entre le naturel et l’artificiel à une échelle planétaire. Economie et climat seront des aspects d’un seul et même système et pour survivre à la crise climatique, nous devrons concevoir puis établir un nouveau type de système, symbiose entre les processus naturels qui déterminent le climat et notre civilisation technologique (?). Nous sommes, suite à ce que nous croyons être la connaissance, déformée par l’information, habitués maintenant à nous voir comme ne faisant pas partie de la nature et souvent à voir notre technologie comme une violence faite au monde naturel. Mais, que le fantasme soit de conquérir la nature ou celui que la nature nous survive, nous sommes maintenant à la limite de l’utilité de de l’idée selon laquelle nous sommes séparés de la nature. Si nous voulons que notre espèce survive, il faut maintenant nous voir d’une autre façon, dit Smolin

: tout ce que nous faisons est et fabriquons est aussi naturel que les cycles de l’ogygène te du carbone dont nos sommes issus. 

Pour commencer, nous devons comprendre les racines de la distinction entre l’artificiel et le naturel. Elles ont beaucoup à voir avec le temps. Nous devons laisser derrière nous l’idée fausse que ce qui est lié au temps est illusoire et que ce qui est intemporel est réel.

     2-3) Vers une nouvelle philosophie? 
Il faut rechercher les premières expressions de la philosophie encore vivace dans les premières interprétations chrétiennes de la cosmologie d‘Aristote et de Ptolémée  (voir le livre chapitre 1): « La sphère terrestre est l’unique résidence de la vie, mais aussi de la mort et de la dégradation, cernée par des sphères parfaites d’une construction cristalline immuable tournant éternellement autour de la Terre, emportant Lune, Soleil et planètes. Les étoiles sont fixées à la sphère la plus extérieure, et encore au-delà, vivent Dieu et Ses anges ». D’où la notion encore prégnante que le bien et la vérité doivent se trouver au-dessus de nous alors que le mal et la fausseté se trouvent ne-dessous. Pour apprendre à vivre avec notre planète Lee Smolin nous conseille de nous débarrasser des vestiges de cette ancienne aspiration et à nous élever au-dessus d’elle. 

C’est cette même hiérarchie qui s’applique au binôme naturel/artificiel. En effet, certains placent l’artificiel au-dessus du monde naturel du vivant parce que l’artificiel, étant le fruit d’esprits plutôt que de l’évolution aveugle et sans âme si on en croit le néo-darwinisme, il est plus proche de de la perfection et donc de l’intemporalité. Par contre, d’autres voient dans le naturel la pureté que n’ont pas les constructions et objets artificiels.  Mais comment pourrions-nous nous libérer de cette structure conceptuelle? Ce serait, dit Smolin, en  éliminant l’idée que tous est, ou pourrait être, hors du temps. Nous devrions voir tout ce qui compose la nature, en nous y incluant nous-mêmes avec nos technologies, comme lié au temps et faisant partie d’un système plus vaste en perpétuelle évolution. Un monde sans temps est un monde avec un faisceau rigide de possibilités qui ne peuvent pas être transcendées! N’est-ce pas ce que nous constatons actuellement avec un monde hyper-médiatisé où la confusion entre le réel et le virtuel et le désir d’informations permanentes et immédiates devient de plus en plus prégnant? La vision de Lee Smolin pour dépasser la distinction entre le naturel et l’artificiel et pour nous situer au coeur du temps est-elle suffisante? Il propose une nouvelle philosophie, anticipant la fusion du naturel et de l’artificiel en réalisant une conciliation des sciences naturelles et sciences sociales, où l’agent humain prend sa juste place dans la nature. Il ne s’agit pas pour lui de relativisme, où n’importe quelle chose que nous voudrions vraie peut l’être, même si savoir ce qui est vrai est d’une importance cruciale pour survivre au défi du changement climatique. Nous devrions aussi rejeter la notion moderne selon laquelle la beauté et la vérité sont déterminées par des critères formels ainsi que « la rébellion post-moderne » consistant à affirmer que la réalité et l’éthique ne sont que des constructions sociales. Ce qu’il faut, c’est une relationnisme, qui a été présenté dans mon article 12 au chapitre 3-1) (Un point sur l’avancement des réflexions et résumé des chapitres précédents): « La conception relationaliste considère que l’espace et le temps sont l’expression de la coordination de ce qui existe dans l’univers. Cette conception a été essentiellement développée par Leibniz. Citons le : « Je ne dis pas du tout que la matière et l’espace sont la même chose, j’affirme seulement que sans matière il n’y a pas d’espace et que l’espace en lui même ne constitue pas une réalité absolue ». Ce n’est pas pour autant que le relationalisme constitue une doctrine idéaliste opposée au matérialisme. Car le relationalisme reconnaît l’objectivité de l’espace et du temps et son universalité, car rien ne peut exister en dehors de l’espace et du temps. Le relationalisme inspire certaines présentations de l’électromagnétisme ou de la mécanique quantique. Ainsi la mécanique quantique relationnelle est une interprétation relationelle de la mécanique quantique qui rejette les notions d’état absolu du système, de valeur absolue des observables ou d’événement absolu. La théorie ne décrit que la façon dont les systèmes influent les uns sur les autres au cours des interactions physiques. L’état et les quantités physiques se réfèrent toujours à l’interaction ou à la relation entre deux systèmes. Ainsi la théorie ne décrit pas le mode d’existence des systèmes physiques mais seulement l’interaction entre eux. L’état d’un système isolé n’a pas de sens et la description de tout système est réduite au réseau de relations qu’il entretient avec les systèmes environnants ». Pour Lee Smolin, le futur est restreint, mais non déterminé par le présent, ce qui rend possible la nouveauté et l’invention. Il faut remplacer le faux espoir de transcendance (de Dieu?via une perfection absolue et intemporelle par la vision de d’un cosmos au futur ouvert habité par une activité humaine toujours en essor. Ce grand scientifique espère ainsi que cette nouvelle philosophie pourra sauver la cosmologie d’une errance non scientifique en reconnaissant que le rôle du temps est central à l’échelle cosmologique. Et une civilisation dont les scientifiques et les philosophes enseignent que le temps est une illusion et que le futur est figé (ou déjà là ailleurs?) aura du mal à à convoquer la force imaginative qui saura inventer la communion entre les organisations politiques, la technologie et les processus naturels, une communion essentielle si nous voulons survivre au-delà de ce siècle. 

philipmaulion.com: Bienvenue au ‘Moment Présent’ de Lee Smolin: « Je ne prétends pas comme L. Smolin que le temps est réel, donné, dans le sens qu’il serait dans la nature, au contraire, je considère que c’est le sujet pensant qui est la source (temporalisation du temps) et le  vecteur du temps ».

Pour conclure ce chapitre, on peut rappeler ce que nous avons vu au chapitre 1: Peut-être le chemin que pressent Lee Smolin mènera t-il à redécouvrir le sujet? C’est ce qui a fait l’objet de ma réflexion lors de ma lecture du livre de Lionel NaccachePerdons-nous connaissance? Dans mon article 5, au chapitre 4) « L’information et la connaissance confondues »sont évoquées (en 4-1) La connaissance et son malaise contemporain: […] « l‘acte de connaître met en scène trois entités: -le sujet X tel qu’il existait et se représentait à lui-même avant de connaître l’objet Y -L’objet Y qui est le support de cet acte de connaissance. -Le sujet X’ qui est le sujet ayant absorbé l’objet Y, c’est à dire le sujet ayant mis à jour ses représentations mentales à la lumière des nouvelles connaissances acquises ». [….] En confondant connaissance et information, nous avons inventé une « mauvaise solution » contemporaine. […] Aujourd’hui, il nous faut réparer le déséquilibre, et aux côtés de la quête de l’information, il nous faut reprendre là où nous l’avions abandonnée la quête du sujet, c’est à dire la prise en compte des mécanismes de transformation de notre subjectivité qui sont à l’oeuvre dans la connaissance.

Et n’oublions pas Annick de Souzenelle dont nous avons évoqué l’interprétation de la Bible Hébraïque au chapitre 2-1: « Mais de l’Arbre de la connaissance de l’accompli et du non-encore accompli tu ne mangeras pas de lui car dans le jour où tu mangeras de lui, muter absolument tu muteras« . Ne sommes-nous pas en pleine mutation?


liens: 

https://www-n.oca.eu/elena/Porque04/Cappi-Porquerolles-Screen.pdf: Histoire de l’Univers par Alberto Cappi

http://sboisse.free.fr/science/cosmologie/histoire_univers.php: petite histoire de l’univers

http://sboisse.free.fr/science/cosmologie/standard.php: Le modèle standard et ses problèmes

https://www.jp-petit.org/science/smolin/SmolinLivre.pdf: sur le livre de lee smolin

https://www.facebook.com/mariereine.arnaud/posts/2676951555690050?notif_id=1571586002871671&notif_t=notify_meAnnick de Souzenelle Quel est selon vous le cœur de la problématique écologique ? Une perte totale du monde céleste, du monde divin

https://reporterre.net/L-ecologie-exterieure-est-inseparable-de-l-ecologie-interieure  « L’écologie extérieure est inséparable de l’écologie intérieure » 26 juillet 2019 / Entretien avec Annick de Souzenelle

http://www.astrosurf.com/luxorion/temps-nexistepas2.htm Et si le temps n’existait pas?(voir rovelli)

https://books.openedition.org/editionscnrs/419?lang=frChapitre premier. La préhistoire et l’imagination conditionnée

https://www.rts.ch/decouverte/monde-et-societe/histoire/4639483-comment-l-homme-de-la-prehistoire-a-decouvert-le-feu-.htmlLa découverte et la maîtrise du feu est peut-être la découverte la plus extraordinaire de l’histoire de l’homme.

https://www.ina.fr/video/I11087637: En 1981 Grishka BOGDANOFF interviewe Albert SLOSMAN à propos des prophéties de NOSTRADAMUS et leurs interprétations récentes, notamment celles de la famille FONTBRUNE. L’interview est ponctuée de banc titres des couvertures des ouvrages suivants : « Les prophéties de maître Michel Nostradamus » du docteur de FONTBRUNE, « Nostradamus historien et prophète » de Jean Charles de FONTBRUNE, « Nostradamus trahi » d’Elisabeth BELLECOUR. 

La prédiction de la malédiction par Nostradamus a été faite en 1938. Slosman précise que contrairement à ce qu’a dit Fontbrune, il n’y aura pas de cataclysme, notamment ceux prévus jusqu’aux années 1980. On arrive certes à la fin d’une ère vers l’an 2000 (en 2016 pour Slosman), c’est à dire à un choix de société, ou l’âge d’or, ou l’apocalypse.

http://pncds72.free.fr/ Pastorale Nouvelles Croyanceset Dérives Sectaires 7

https://trustmyscience.com/comment-photon-percoit-l-univers/: comment un photon perçoit-il l »univers?

https://arxiv.org/ftp/arxiv/papers/1310/1310.5533.pdf: une critique historique de la renormalisation

La renaissance du temps article 12 (chapitre 19 et conclusion Le futur du temps)


La renaissance du temps article 12 chapitre 19 et conclusion (Le futur du temps)

J’écris mon blog pour partager ma soif de connaissances, mes réflexions et mes passions et mes lectures. Dans ces articles, je voudrais partager « ma lecture » du livre de Carlo Rovelli « par-delà le visible ». Ecrire ce que je retiens de mes lectures me permet de réfléchir à la compréhension que j’en ai. je mets entre guillemets les passages qui me semblent importants ou qui me frappent. Et par dessus tout je fais des recherches sur internet pour compléter ma lecture avec le maximum de liens que souhaite responsables, qui permettent aux lecteurs d’approfondir la connaissance du sujet.   

 https://fr.artquid.com/artwork/432029/ruban-du-temps-infini-inter-galactique.html
The singular universe and the reality of time

Autres liens: http://www.philipmaulion.com/article-bienvenu-au-moment-present-de-lee-smolin-117515126.html: Bienvenue au ‘Moment Présent’ de Lee Smolin.

http://www.philipmaulion.com/2017/05/emergence-pourquoi-les-physiciens-recourent-ils-a-cette-notion.htm:l Emergence : pourquoi les physiciens recourent-ils à cette notion ?

  1. Il n’y a qu’un seul Univers. Il n’y en a pas d’autre ni quoi que ce soit qui lui soit isomorphe.
  2. Tout ce qui est réel est réel à un instant donné, qui est une succession d’instants. Tout ce qui est vrai est vrai à l’instant présent.
  3. Tout ce qui est réel à un instant est un processus de modification menant à l’instant suivant ou au futur. Tout ce qui est réel est donc le résultat d’un processus à l’intérieur duquel il est la cause, ou il implique, les instants futurs.
  4. Les mathématiques sont déduites de l’expérience comme une généralisation de régularités observées où le temps et les particularités sont supprimées.

« La gravitation quantique à boucles décrit l’espace comme un réseau dynamique de relations »2.

Grosso modo, l’espace-temps ne serait pas continu et uniforme, mais granulaire et discontinu. Il existerait un espace et un temps indivisibles. Cette théorie simple à se représenter et élégante a fait ses preuves sur plusieurs points de vue, comme l’explication des aires et des volumes en géométrie, mais laisse à désirer encore sur la dynamique

Dans son livre The Life of the Cosmos, Smolin propose d’appliquer la sélection naturelle à la cosmologie, de sorte que l’univers que nous connaissons serait le résultat de l’évolution par mutation d’univers plus anciens. C’est la théorie des univers féconds.

Smolin avance qu’un univers pourrait en engendrer un autre lors de la formation d’un trou noir. Les constantes fondamentales de la physique, comme la célérité de la lumière dans le vide, seraient différentes d’un univers à l’autre.


boucles.html#.XBQYhVxKj4YLa gravitation quantique à boucles:

Pour commencer à connaître avec quelques sites internet regroupés sur une même page pour une lecture plus aisée et des liens supplémentaires.

(Time Reborn: From the Crisis in Physics to the Future of the Universe)

http://medias.dunod.com/document/9782100706679/Feuilletage.pdf (la renaissance du temps Dunod: quelques pages à feuilleter)

https://monblogdereflexions.blogspot.com/2018/12/la-gravitation-quantique- La gravitation quantique à boucles avec Carlo Rovelli: Pour s’initier avec quelques sites

http://www.paris8philo.com/article-33714241.htmlà propos de rien ne va plus en physique: « billet de Jean Zin, pour une physique pluraliste, qui nous paraît essentiel pour comprendre les enjeux des théories physiques actuelles qui souvent tendent vers l’impossible, hors toute avancée, toute brèche se fait par dissymétrie, sans souci du qu’en-dira-t-on il suffit de voir l’attitude de Grigori Perelman, si non-chalante vis-à-vis de la communauté scientifique, ou devrait-on dire l’etablishment. Jean Zin reste un grand guetteur de ce qui se passe en science, nous vous recommandons ses articles. »

articles que j’ai écrit sur l’information au cours de ma lecture du livre des frères Bogdanov « au commencement du temps« :
Avec les frères Bogdanov: Au commencement du temps 4-9 partie 2) L’Univers information deuxième partie
Avec les frères Bogdanov: Au commencement du temps 4-9 partie 1) L’Univers information première partie
monblogdereflexions.blogspot.com: équation du tout et… information
avec les frères Boddanov: Au commencement 4-8) au fond d’un trou noir

1) Préambule: 

Ceci est la suite des articles de mon blog à propos des univers multiples d’Aurélien Barrau pour les quels je retiens ici les commentaires utiles:
-Mon article 1: D’après Aurélien Barrau, Univers multiples Chap 1): les propositions nouvelles face aux problèmes:et paradoxes de la physique « peuvent constituer une « pulsion inchoactive » qui poussera vers une découverte sans précédent ou bien vers un réenchantement de ce que l’on savait déjà sans en avoir pris la « dé-mesure » et finalement vers une nouvelle sacralisation du « monde ».
-Mon article 2: D’après Aurélien Barrau, Univers multiples. La gravitation quantique chap. 9 L) Voir la Conclusion: […] aujourd’hui, la physique est en crise, le monde est en crise. Avec Lee Smolin et son « rien ne va plus en physique« , Carlo rovelli Parle de la schizophrénie bipolaire des physiciens (voir une révolution inachevée). La vision anthropique de Trin Xhuan Thuan et la vision biblique du monde, qui s’origine dans les mythes de l’Un et de l’ordre, émergeant du Chaos initial, semblent exclus de la vision de bien des physiciens et cosmologues qui découvrent, comme l’a fait Jean Pierre Luminet, que l’Univers ne peut avoir été infiniment dense et donc que le big bang ne peut avoir été tel qu’on se l’imaginait depuis de nombreuses décennies. La possibilité d’un avant big bang a été mise en évidence avec un (ou des?) univers précédent qui se serait condensé jusqu’à une taille extrêmement petite mais non nulle et qui aurait « rebondi » en un big bounce pour donner notre Univers actuel en expansion après le phénomène d’inflation cosmique. Un des derniers rebondissements de ces recherches, avec Lee Smolin, pourrait bien aboutir avec sa « renaissance du temps » à une solution de la contradiction entre la physique quantique et la théorie de la relativité. A priori, ce serait une théorie unifiée des interactions fondamentales.


2) La renaissance du temps, mes précédents articles – résumé. 

Nous avons vu dans -à propos d’Aurélien Barrau chap.9 (mon article 2)- que de nombreuses théories nouvelles ou hypothèses proposent l’unification de la physique ou tout au moins des explications aux dilemmes et paradoxes que la cosmologie moderne a mis en évidence. 

Puis, dans mes articles sur « la renaissance du temps » (voir l’article 1 chapitre 8), nous avons vu que Lee Smolin prévient: Le paradigme newtonien ne peut même pas apporter un embryon de réponse à ces questions et dilemmes: Pourquoi ces lois? Pourquoi ces conditions initiales de l’univers? Quel mécanisme les a t-il sélectionnées parmi une multitude infinie de possibilités? etc. Il appelle « erreur cosmologique » (voir mon article 1 chapitre 2), le fait d’appliquer à l’Univers entier dans sa globalité des lois établies et vérifiées sur des sous-systèmes. Dans le paradigme newtonien, ce que nous appelons une loi doit s’appliquer dans tous les cas. Mais l’application d’une loi à n’importe quel morceau d’univers implique une approximation, parce que nous devons négliger toutes les interactions entre ce morceau et le reste de l’univers. Donc les applications vérifiables d’une loi sont toutes des approximations. Lee Smolin fait remarquer en particulier que les lois se vérifient sur beaucoup de sous-systèmes. Mais si on veut appliquer une loi de la nature sans approximation, c’est à l’univers entier qu’il faudrait l’appliquer, alors que nous n’avons qu’un seul Univers sous la main. Et un seul cas n’apporte pas suffisamment d’indices pour justifier l’affirmation qu’une loi particulière de la nature s’applique. C’est ce que Lee Smolin appelle le dilemme cosmologique (faire de la physique dans une boite: on considère un petit sous-système isolé du reste de l’univers dans lequel on néglige certains effets pour ne s’intéresser qu’à certaines variables qui définissent un espace de configuration, atemporel. ). Et pourquoi cette loi et pas une autre? De plus, beaucoup de théories cosmologiques (théorie des cordeséquation d’Einstein …) admettent en réalité une infinité de solutions, parmi lesquelles une seule correspond à notre univers. Doit-on se résoudre à admettre l’existence d’une infinité d’Univers inaccessibles pour pouvoir justifier le notre par un principe anthropique?
Nous pensions, dit Lee Smolin, savoir comment répondre à ces questions. Une théorie unique mathématiquement cohérente pourrait incorporer les 4 lois fondamentales de la nature. Mais cet espoir a été anéanti. On se trouve face à ce qu’il appelle « le défi cosmologique ». On vient de voir qu’il faudrait étendre la science à une théorie de l’Univers entier. Le défi est qu’il ne peut pas exister de composante statique qui puisse servir de cadre de référence, car tout dans l’Univers change et il n’existe aucun extérieur., rien qui puisse être qualifié de fond par rapport auquel les mouvements du reste de l’Univers (que nous négligeons). Or, toutes les théories physiques divisent le monde en deux parties, une partie « dynamique », qui change, et une statique, qui contient un « fond » de choses immuables, comme les constantes fondamentales. Le « défi cosmologique » consiste à formuler une théorie de l’univers « indépendante du fond », purement dynamique afin de ne rien supposer d’extérieur à l’Univers: « Lorsqu’on fait de la « physique dans une boite », le « fond » comprend notamment les conditions initiales, et la méthode expérimentale permet de contrôler les conditions initiales afin de s’assurer que les lois sont indépendantes de ces conditions. En cosmologie, cette distinction entre « lois » et «conditions initiales » aggrave le problème qu’elle résout « dans une boite » : si nos observations du fond diffus cosmologique ne correspondent pas bien à la théorie de l’inflation cosmologique, faut-il corriger la loi ou les conditions initiales? Smolin critique aussi les théories effectives qui décrivent bien ce qui se passe à une certaine échelle de grandeur, mais en négligeant l’influence de ce qui est beaucoup plus grand ou plus petit. » Pour Smolin, la théorie issue du défi cosmologique doit tenir compte de tout, sans rien négliger. »
J’ai poursuivi « ma lecture » avec l’article 2 (le défi cosmologique chapitre 9), l’article 3 (Nouveaux principes de cosmologie chapitre 10)l’article 4 (les lois évolutives chapitre 11)l’article 5 (la mécanique quantique et le libération de l’atome chapitre 12)l’article 6 (le combat de la relativité et du quantum chapitre 13)Puis j’ai fait une pause pour approfondir l’interprétation non dominante de la mécanique quantique de Bohm dans La physique quantique version variables cachées et le dialogue Bohm et Krishnamurti.
-L’article 7 (La renaissance du temps par la relativité chapitre 14) conclut par: « La notion globale de temps que nous venons de voir implique qu’en chaque événement il existe un observateur privilégié dont l’horloge mesure la passage du temps. Mais il n’y a aucun moyen de le choisir par une mesure qu’on pourrait faire dans une petite région, ce qui confirme le principe de relativité à des échelles plus petites que celle l’univers. Ce choix d’un temps global particulier est déterminé par la façon dont est distribuée la matière dans l’univers. La dynamique des formes constitue donc « un pont » entre le principe de relativité et le temps global qu’exigent les théories telles que celle à laquelle aspire Lee Smolin avec des lois évolutives ou celles qui expliquent les phénomènes individuels au moyen de variables cachées. Il y a une grandeur par contre qui n’a pas le droit de changer lorsqu’on agrandit ou qu’on rapetisse les échelles, c’est le volume de l’univers à chaque instant, même s’in évolue au cours du temps. Ceci donne donc un sens à la taille totale de l’univers et à son expansion et nous fournit une horloge physique universelle. LE TEMPS VIENT D’ÊTRE REDECOUVERT ».
-Dans l’article 8 (l’émergence de l’espace chapitre 15), nous avons abandonné provisoirement le temps pour examiner l’espace. Le Dr Goulu nous le présente ainsi: « Ce long chapitre est le plat de résistance du livre. C’est là que ça passe où ça casse, et j’ai mis plus de deux semaines à le digérer avec peine. Il commence très fort: L’aspect le plus mystérieux du monde est juste sous nos yeux. Rien n’est plus banal que l’espace, et pourtant lorsque nous l’examinons de près, rien n’est plus mystérieux. Je crois que le temps est réel et essentiel à une description fondamentale de la nature. Mais je crois probable que l’espace va s’avérer n’être qu’une illusion. […] Selon Smolin, l’existence d’un temps réel est indispensable pour réconcilier les deux pans de la physique, mais l’espace ne l’est pas. Parmi les théories ayant exploré l’idée que l’espace émerge d’une structure de graphe plus fondamentale, la première est la “triangulation dynamique causale” […].
-L’article 9 a débuté avec une synthèse (chapitre 3) effectuée par le DrGoulu du chapitre 16 (vie et mort de l’univers) du livre de Lee Smolin: « La vision intemporelle de la physique basée sur le paradigme de Newton a montré son impuissance face aux questions les plus basiques de l’univers : pourquoi est-il intéressant (…) au point que des créatures comme nous puissions y être et nous en émerveiller ? Mais si nous adoptons la réalité du temps, nous rendons possible une physique asymétrique par rapport au temps dans laquelle l’univers peut naturellement faire évoluer de la complexité et de la structure. Et ainsi nous évitons le paradoxe d’un univers improbable ».
Après avoir étudié au chapitre 3-2 (de cet article) La physique moderne et la thermodynamique, s’est posée (au chapitres 3-3) la question: « notre univers est-il en équilibre« ? La réponse étant négative nous avons examiné au chapitre 3-4 la question de la flèche du temps et le problème qu’elle pose (son illusion?). Puis nous avons effectué au chapitre 3-5) un retour à la question qui a été à l’origine de la réflexion de Lee Smolin: le temps est-il fondamental? Est-il asymétrique? En effet, si nous avons besoin de conditions initiales asymétriques pour expliquer notre univers alors que les lois de la nature sont temporellement symétriques, cela n’affaiblit-il pas l’argument en faveur d’un temps irréel, qui n’existe pas, comme le présente la cosmologie moderne (Carlo Rovelli dit: « il faut oublier le temps« )? Au chapitre 5 nous avons réexaminé une réflexion qui est présente dans notre questionnement depuis le début du livre de Lee Smolin (et donc dans mes articles): Pouvons-nous dire de notre univers qu’il est improbable (en raison de l’ajustement fin qui réfère à l’étonnante précision des constantes physiques de la nature et de l’état premier de l’Univers)? En effet, pour expliquer l’état présent de l’univers, même la meilleure théorie scientifique suppose que les constantes physiques de la nature et l’état premier de l’Univers aient des valeurs extrêmement précises. Pour Lee Smolin, la seule façon d’échapper à l’erreur cosmologique et au paradoxe d’un univers improbable est de baser l’explication de la complexité et du fait que l’univers a un richesse intéressante sur une physique qui soit temporellement asymétrique, qui rend de fait l’univers inévitable plutôt qu’improbable et d’adopter la réalité du temps.
-Dans l’article 10 « La renaissance du temps par la chaleur et la lumière » (chapitre 17) » Lee Smolin conclut ce chapitre par: Cela ne contredit pas la deuxième loi de la thermodynamique, mais seulement son interprétation naïve.
*La loi disant que l’entropie devrait normalement augmenter traduit juste le fait que plus il y a de façons de que quelque chose se produise, plus cette chose sera probable. Les systèmes thermodynamiques normaux finissent dans l’état unique et ennuyeux de l’équilibre uniforme; les systèmes gravitationnels finissent dans un état parmi de nombreux états possibles hautement hétérogènes.
*Ainsi, le fait que notre univers soit intéressant a une explication triple.
-Le principe d’auto-organisation pilotée agit sur une myriade de sous-systèmes et d’échelles, du moléculaire au galactique évoluant vers des états de complexité toujours croissante.
-Les moteurs qui pilotent ce processus sont les étoiles, qui existent en raison d’une combinaison d’un réglage fin des lois fondamentales et de la nature anti-thermodynamique de la gravitation (comme on l’a vu dans cet article).
-Mais ces forces peuvent produire un univers rempli d’étoiles et galaxies seulement si les conditions initiales de l’univers sont fortement asymétriques par rapport au temps.
*Tout ceci peut être mis en contexte et dans une certaine mesure compris à l’intérieur du paradigme newtonien. Même si nous continuons à penser dans ce paradigme, l’organisation du monde semble reposer sur de colossales improbabilités (la particularité extrême du choix des conditions initiales). La triste conclusion est que la seule sorte d’univers qui paraisse naturel de la perspective intemporel du paradigme newtonien est un univers mort en équilibre qui n’est évidemment pas celui dans lequel nous vivons. Mais depuis la perspective de la réalité du temps, il est parfaitement naturel que l’univers et ses lois fondamentales soient asymétriques dans le temps, avec une flèche du temps importante qui englobe l’accroissement de l’entropie pour les systèmes isolés ainsi que la croissance continuelle de structure et de complexité ».

-Dans l’article 11 (chapitre 18 du livre) nous avons vu au chapitre 3-1 que la vision du modèle boltzmannien infini spatialement semble aberrante selon Lee Smolin, car seul un univers spatialement fermé et fini obéit au principe de fermeture explicative (aucune chaîne d’explication ne doit déboucher hors de l’univers) et au principe de raison suffisante… Au chapitre 3-2) S’est posée la question: mais qu’en est-il du futur? Quid alors de l’infinité du temps? Pour Lee Smolin, l’idée d’une succession d’Univers est indispensable pour permettre l’ajustement des lois par évolution, comme il l’a écrit au chapitre 10 de son livre (voir mon article 3 au chapitre 2-4). Nous y avons vu que toute théorie qui aura l’ambition de répondre à la question « pourquoi ces lois« ?, et pour laquelle elles doivent être expliquées, ces lois devront évoluer. Lee Smolin s’appuie sur la philosophie de Charles Sanders Peirce qui affirme que « la seule manière possible de rendre compte des lois de la nature et de l’uniformité en général est de supposer qu’elles sont le fruit de l’évolution ». Donc le fruit de leur rapport au temps et qu’aura à dire la nouvelle théorie sur la nature du temps? », on peut résumer par la formulation de Roberto Mangabeira Unger (voir l’univers singulier et la réalité du temps, écrit avec Lee Smolin): ou bien le temps est réel, ou bien il ne l’est pas! S’il ne l’est pas, alors les lois sont intemporelles, mais le choix de ces lois est inexplicable. nous voyons que la cosmologie devient plus scientifique et nos idées plus vulnérables au test, si nous travaillons dans un cadre où le temps est réel et fondamental, et où l’histoire de l’univers est un élément nécessaire à notre compréhension de son état actuel (principe se causalité). Ceux qu’encombrent des présupposés métaphysiques comme quoi le but de la science est de découvrir des vérités représentées par des objets mathématiques intemporels (platonisme), pourraient croire que qu’éliminer le temps, rendant ainsi l’univers semblable à un objet mathématique, est la voie vers une cosmologie scientifique. Mais il s’avère que c’est tout l’opposé. Comme l’a compris Charles Sanders Pierce il y a plus d’un siècle, les lois doivent évoluer pour être explicables« .


3) « Ma lecture » du chapitre 19 du livre Le futur du temps.

     3-1) Un point sur l’avancement des réflexions et résumé des chapitres précédents.. Avec Lee Smolin, nous sommes donc remontés depuis l’intemporalité, qu’on trouve par exemple dans la relativité générale avec l’univers-bloc, pour remettre le temps à sa juste place au coeur de notre conception du monde. Pour la science moderne, les arguments en faveur de la non-réalité du temps sont forts, mais ils dépendent de l’extension du paradigme newtonien à une théorie de l’univers considéré comme un tout. Nous avons vu dans mon article 1 (l’erreur et le dilemme cosmologique), donnant ma lecture de la renaissance du temps chapitre 8, que la seule manière d’échapper à aux problèmes, dilemmes et paradoxes liés à ce paradigme, est d’adopter une méthodologie qui va au-delà du paradigme newtonien, c’est à dire chercher un nouveau paradigme applicable à la physique à l’échelle de l’univers. Sinon prévient Lee Smolin, on se place face au risque que la physique finisse dans l’irrationalité et le mysticisme. Mais tous arguments de la première partie qui poussent à éradiquer le temps hors de la physique sont basés sur le paradigme newtonien et sur l’hypothèse qu’il peut être étendu à l’univers dans son entier. Mais si c’est faux, ces arguments pour éliminer le temps s’écroulent, et quand nous abandonnons le paradigme newtonien, il devient possible de croire que le temps est réel et on peut envisager la construction d’une « vraie(?) » théorie cosmologique dont on espère qu’elle fera mieux que les théories actuelles. Dans mon article 2 (le défi cosmologique) nous avons vu que l’application d’une loi à n’importe quel morceau de l’univers implique une approximation parce que c’est faire de la physique dans une boite, et il faut alors négliger toutes les interactions entre ce morceau et le reste de l’univers. Donc, les applications vérifiables d’une loi de la nature sont toutes des approximations et si on veut appliquer une loi sans approximation, c’est à l’univers entier qu’il faudrait l’appliquer. Mais il n’existe qu’un univers, ce qui signifie qu’appliquer une loi particulière à un cas unique et cela ne peut apporter suffisamment d’indices pour affirmer qu’une loi particulière s’y applique. Lee Smolin suggère d’appeler ceci le dilemme cosmologique. Rien dans la chair des théories existantes ne peut nourrir une théorie vraiment fondamentale affirme t-il avec force.Ce partage du monde en ses composantes dynamiques et un fond qui « le cerne » est comme on vient de la voir la caractéristique géniale du paradigme newtonien. C’est elle qui a contribué au succès fulgurants des modèles scientifiques relativiste et quantique. Mais c’est paradoxalement ce qui rend ce paradigme inapplicable dans sa globalité. En effet, il ne peut pas exister de composante statique car tout dans l’univers change et il n’existe aucun extérieur, rien par rapport à quoi les mouvements du reste puissent être mesurés si l’univers est ce qui contient TOUT. Surmonter cet obstacle est ce que Lee Smolin appelle le défi cosmologique. Mais comment surmonter cet obstacle et relever le défi? Nous devons formuler une théorie nouvelle, que nous pourrons appliquer de façon consistante (sans incohérence) à TOUT l’univers. Dans une telle théorie, chaque « acteur » dynamique doit être défini en terme d’autres acteurs (et non en fonction de paramètres extérieurs tels que le temps t).

Le chapitre 9 s’achève par: « il n’est pas interdit de cultiver l’ambition d’inventer une théorie fondamentale qui décrira enfin la nature sans approximation. Mais la logique comme l’histoire nous disent que ceci sera impossible tant que nous resterons dans le paradigme newtonien (le partage du monde en ses composantes dynamiques et un fond qui « le cerne » est la caractéristique géniale du paradigme newtonien)Aussi admirables que soient la physique newtonienne, le relativité générale, la mécanique quantique et le modèle standard, ils ne pourront nous servir de canevas pour une théorie fondamentale en cosmologie. Le seul chemin possible vers une telle théorie nous force à relever le défi cosmologique et à façonner une théorie hors du monde du paradigme newtonien, pouvant être appliquée à l’univers entier sans aucune approximationLee Smolin confirme ainsi que pour progresser en cosmologie et aussi en physique fondamentale,nous avons besoin de concevoir d’une nouvelle manière une loi de la nature, valable à l’échelle cosmologique (celle de l’univers dans son entier), qui évite les erreurs, dilemmes, et paradoxes et qui réponde aux questions que le cadre « newtonien » ne permet pas d’aborder. De plus, ce doit être une théorie scientifique, donc faire des révisions falsifiables par des expériences, inédites, mais faisables.

Dans l’article 3 (chap. 10, nouveaux principes de cosmologie), Lee Smolin a commencé cette quête d’un tel cadre en mettant en avant les principes de base qui guident sa recherche. Un des principaux parmi ceux-ci, le principe de raison suffisante nous invite à chercher une raison rationnelle pour tout choix fait par l’univers, d’être d’une façon plutôt que d’une autre. Dans sa formulation originelle, par Leibniz, il affirme que « jamais rien n’arrive sans qu’il y ait une cause ou du moins une raison déterminante, c’est-à-dire qui puisse servir à rendre raison a priori pourquoi cela est existant plutôt que non existant et pourquoi cela est ainsi plutôt que de toute autre façon ». Ce principe postule qu’il devrait y avoir une réponse à toute question raisonnable qu’on pourrait se poser en réfléchissant pourquoi l’univers a certaines particularités. Pour une nouvelle théorie scientifique un test est de voir si elle augmente le nombre de questions auxquelles on sait répondre. Et si elle permet de trouver des raisons à des aspects de l’univers que les précédentes théories ne permettaient pas d’expliquer on peut dire que c’est un progrès. Ceci implique d’autres principes: les principes d’identité des indiscernablesde fermeture explicative (les explications que la théorie donnera doivent dépendre exclusivement de choses qui existent ou se produisent dans l’univers et aucune chaîne d’explication ne doit déboucher hors de l’univers), absence d’actions sans réciproque (rien dans l’univers ne peut agir sur d’autres choses sans en être affecté. Toutes les forces et les influences devraient être mutuelles (action = réaction). Comme nous l »avons vu dans l’article 3 au chapitre 2-2, ceci constitue en fait l’essence de la philosophie du « relationalisme« . Chaque entité dans l’univers évolue dynamiquement, en étant en interaction avec tout le reste de l’univers.

Puis, Lee Smolin a mis en avant que le seule façon de satisfaire ces principes et de découvrir une théorie cosmologique qu’on puisse manipuler et utiliser est de faire l’hypothèse que les lois la nature évoluent au cours du temps. C’est ce qu’il a décrit au chapitre 14 de son livre dont j’ai donné « ma lecture » dans l’article 7 avec un développement prometteur qui est « la dynamique des formes » ou des configurations (chapitre 2-3). Elle évoque une notion globale privilégiée du temps au sein de la relativité générale. Elle est ni plus ni moins qu’une alternative permettant de décrire l’étendue spatio-temporelle et gravifique en concurrençant la cosmologie relativiste d’Einstein. Le principe central est que toute réalité est connectée aux formes des objets et tout changement et tout changement réel n’est que changement de ces formes. La taille intrinsèque d’un objet est une illusion et ne veut rien dire fondamentalement. Cette théorie alternative a une longue histoire. Elle tire son origine d’une formulation alternative de la relativité, le formalisme ADM (par Richard ArnowittStanley Deser et Charles W. Misner), puis d’une interprétation du principe de Mach (ni espace ni temps absolu; tout est relation). C’est Julian Barbour, un grand défenseur de la philosophie relationnelle, qui créa le changement de perspective avec son livre de 1999 « la fin du temps » L’équivalence relativité générale/dynamique des formes est un exemple de ce que les physiciens appellent une dualité. Il s’agit de deux descriptions d’un même phénomène, dont chacune est complète et cependant incompatible avec l’autre. C’est une découverte de la physique contemporaine. Elle fut découverte (sous différentes formulations) en 1995 par Juan Malcadena dans le contexte de la théorie des cordes avec la correspondance ADS/CFT

C’est cette notion de temps réel, dans laquelle les lois de la nature évoluent, accompagnés des principes que nous venons d’énumérer (en caractères gras), qui nous fournit, dit  Lee Smolin, une base pour une nouvelle théorie cosmologique, dont les développements sont décrits dans les chapitres 11 (mon article 4) à 18 (mon article 11)  du livre. Ces développements ne sont pas encore des faits et ne constituent pas encore une théorie cohérente, mais « ce sont plutôt une vision de la façon dont on pourrait concevoir à la fois l’univers et les missions de la cosmologie ». Tout ceci est spéculatif, mais il en résulte des prédictions testables qui pourront un jour être confirmées par l’expérience, ce qui conduit à une cosmologie plus scientifique. La notion de temps réel et global est utile pour résoudre d’autres problèmes non résolus en physique comme cela a été vu aux chapitres 12 (mon article 5: La mécanique quantique et la libération de l’atome) et au chapitre 13 (mon article 6 Le combat de la relativité et du quantum). Lee Smolin y présente entre autres deux approches vers une théorie plus profonde des phénomènes quantiques nécessitant que le temps soit fondamental. Ces approches semblent différer suffisamment de la mécanique quantique pour pouvoir en être distinguées expérimentalement.

Un autre aspect où opère le temps réel: Au niveau macroscopique, Le temps apparaît à ce niveau non quantique où, de même que la thermodynamique émerge via des concepts (température, pression, densité, entropie), il apparaît fortement directionnel avec plusieurs flèches distinguant le passé du futur. Ce fait de l’asymétrie temporelle de l’univers est déroutant dans les théories où il est non essentiel (où il n’existe pas), celles du paradigme newtonien notamment. Cela explique que les caractéristiques de notre univers soient attribuées à un choix improbable des conditions initiales alors que la difficulté pourrait être évitée en supposant que le temps est réel et que la théorie fondamentale est aussi asymétrique par rapport au temps, que l’univers semble l’être. Toutefois, l’idée d’un temps global où notre expérience du temps qui passe est partagée dans tout l’univers entre directement en conflit avec la relativité de la simultanéité de la relativité restreinte et générale. Mais il faut l’affronter, car la relativité de la simultanéité et l’idée que la réalité est une notion partagée conduisent à la vision de l’univers-bloc dans laquelle l’aspect le plus fondamental de notre expérience, le passage du temps, n’est pas réel. Mais l’hypothèse qu’il existe un temps global privilégié doit être confirmé par l’expérience. C’est la raison pour laquelle Lee Smolin a adopté des hypothèses pouvant mener à de nouvelles prédictions pour laquelle elles pourront être vérifiées. 

     3-2) Le dilemme des méta-lois. 

     -L’idée que les lois évoluent portent ainsi l’espoir de rendre la physique fondamentale plus prédictive. Mais cette idée porte aussi en elle un dernier dilemme. Si les lois physiques sont évolutives, alors qu’est-ce qui gouverne leur évolution ? Existe t-il une loi qui gouverne la façon dont les lois évoluent, une loi qui agit sur des lois plutôt que directement sur des particules élémentaires? Ce sera une méta-loi puisqu’elle agit sur les lois. Cela pourrait être difficile d’observer cette méta-loi car elle pourrait n’agir que pendant des épisodes violents comme le big bang. Mais ne devrait-elle pas y avoir une telle loi si on veut une explication complète pour notre univers, réalisant pleinement le principe de raison suffisanteMais cela ne règle pas la question « pourquoi ces conditions initiales? En effet, si une méta-loi peut agir sur les lois passées pour façonner les lois dans le futur, une partie de l’explication de ce que sont les lois aujourd’hui repose sur ce que furent ces lois antérieures et alors pourquoi cette méta-loi? On pourra invoquer une méta-méta-loi et enclencher ainsi une régression à l’infini. C’est un face du dilemme, l’autre face étant qu’il n’y a aucune méta-loi. Dans ce cas, il y aurait un élément de hasard dans l’évolution des lois, ce qui fait que tout n’est peut-être pas explicable et alors dit Lee Smolin, « le principe de raison suffisante est vérolé aux fondations mêmes de la science ». C’est ce que Roberto Mangabeira Unger et Lee Smolin appellent le dilemme des méta-lois. 


     -Pourtant, pour Smolin ce n’est pas une impasse, mais au contraire une grande chance scientifique, une provocation à devoir inventer une nouvelle sorte de théorie (celle qu’il cherche?) qui la résoudra. En attendant, ce dilemme.est temporairement  contourné par la sélection naturelle cosmologique décrite dans le chapitre 11 lorsqu’on fait l’hypothèse d’une méta-loi limitée et statistique. Une meilleure compréhension de tout ceci pourrait certes être apportée par une théorie quantique de la gravitation (comme le gravitation quantique à boucles) ou la théorie des cordes (contexte dans lequel cette idée a été originellement conçue), mais comme ne l’a pas encore, la S. N. C. est déjà à la fois explicative et falsifiable. Voir mon article 4 chapitre 3 où il est question de la Puissance de la sélection naturelle cosmologique VS le principe anthropique: Lee Smolin affirme que, à la différence du principe anthropique, la sélection naturelle cosmologique offre une véritable explication [que Jean Paul Baquiast évoque aussi avec le darwinisme quantique dans nouvelles théories sur l’évolution], à la raison pour laquelle les paramètres du modèle standard paraissent accordés pour un univers qui est rempli d’étoiles à longue durée de vie et ont, au cours du temps, enrichi l’univers en carbone, oxygène et autres éléments nécessaires à mise en place de la complexité, ce qui a permis l’apparition de la vie. Les paramètres dont les valeurs sont ainsi, en un sens expliqués [alors que dans le modèle standard ces paramètres sont des données « sorties du chapeau » et inexpliquées], incluent les masses du proton, du neutron, de l’électron, du neutrino électronique et les intensités des 4 interactions fondamentales. Il y a même un bonus. L’explication concerne la maximisation de la production de trous noirs et une conséquence est la fabrication d’un univers hospitalier pour la vie. Remarque: Vilenkin, « père », avec Paul Steinhardt, de la théorie intemporelle de l’inflation éternelle, théorie en opposition avec l’inflation chaotique de Linde, (théorie dans laquelle les lois évoluent) a fait la remarque suivante dans On cosmic natural selection, à propos de la sélection naturelle cosmologique): « The rate of black hole formation can be increased by increasing the value of the cosmological constant. This falsifies Smolin’s conjecture that the values of all constants of nature are adjusted to maximize black hole production ». Cela rend la sélection naturelle cosmologique scientifique car falsifiable, mais on est encore loin d’une théorie cosmologique le l’univers. De plus, cette théorie fait plusieurs prévisions véritables, qui sont aussi falsifiables par des observations couramment réalisables. Par exemple, les étoiles à neutrons ne peuvent pas être plus massives qu’une certaine limite. En effet, la fin des étoiles massives abouti aux étoiles à neutrons qui sont le résidu compact issu de l’effondrement gravitationnel du cœur de l’étoile quand celle-ci a épuisé son combustible nucléaire. Cet effondrement s’accompagne d’une explosion des couches externes de l’étoile, qui sont complètement disloquées et rendues au milieu interstellaire, phénomène appelé supernova. Au-delà d’une limite de masse, l’étoile s’effondrera en un trou noir. Cette limite (environ 1,5 à 3 masses solaires) s’appelle limite de Oppenheimer-Volkoff (Elle doit son nom aux deux physiciens qui ont complété les travaux précédemment entrepris par le physicien Richard C. Tolman à ce sujet, c’est à dire J. Robert Oppenheimer et George M. Volkoff). Elle correspond à la masse maximale théorique que peut avoir une étoile à neutrons. Au-delà de cette valeur, l’objet s’effondre alors en trou noir. Cette limite ne doit pas être confondue avec la limite de Chandrasekhar, qui est la masse maximale que la pression de dégénérescence électronique d’un objet peut supporter sans qu’il y ait d’effondrement gravitationnel en étoile à neutrons. Ainsi lors de l’explosion d’une étoile en supernovae, la région centrale de l’étoile qui a explosé s’effondrera soit en étoile à neutrons, soit en trou noir: voir limites gravitationnelles.


     -Une autre approche d’une méta-loi est le principe de précédence (voir https://arxiv.org/pdf/1205.3707.pdf). Ce principe est discuté dans le chapitre 12 du livre (voir mon article 5) au chapitre 3-2) Pour une explication plus technique: voir Lee Smolin Précédence et la liberté dans la physique quantique   (https://arxiv.org/pdf/1205.3707v1.pdf« Une nouvelle interprétation de la mécanique quantique est proposée selon laquelle la priorité, la liberté et le jeu de la nouveauté jouent le rôle central. Ceci est basé sur une modification des postulats de la théorie quantique donnés par Lluís MasanesMarkus P. Müller. Nous soutenons que la mécanique quantique se caractérise uniquement comme la théorie probabiliste dans laquelle les systèmes individuels ont une liberté maximale dans leurs réponses à expérimenter, compte tenu des axiomes raisonnables pour le comportement des probabilités dans une théorie physique. Ainsi, dans la mesure où les systèmes quantiques sont libres, dans le sens de Conway et Kochen, il y a un sens dans lequel ils sont au maximum libres. Nous proposons également que les lois de l’ évolution quantique résultent d’un principe de priorité, selon laquelle le résultat d’une mesure sur un système quantique est choisi au hasard parmi l’ensemble des résultats des exemples précédents de la même mesure sur le même système quantique. Cela implique que les lois dynamiques pour les systèmes quantiques peuvent évoluer en tant que l’univers évolue, parce que de nouveaux précédents sont générés par la formation de nouveaux états intriqués.« ) Ces deux chercheurs, dans « Une dérivation de la théorie quantique à partir des exigences physiques » affirment: « la théorie quantique est généralement formulée en termes de postulats mathématiques abstraits, impliquant des espaces de Hilbert, vecteurs d’état, et les opérateurs unitaires. Dans ce travail, nous montrons que le formalisme complet de la théorie quantique peut plutôt être dérivé de cinq exigences physiques simples fondées sur des hypothèses élémentaires: la préparation, les transformations et les mesures. Ceci est plus similaire à la formulation habituelle de la relativité restreinte, où deux exigences physiques simples – les principes de la relativité et de l’invariance de la vitesse de lumière – sont utilisées pour calculer la structure mathématique de l’espace-temps de Minkowski.  Dans cet article 5 on peut noter le chapitre 4) Que peut apporter la précédence pour comprendre la physique quantique avec cette nouvelle formulation et éclairer l’énigme de ses mystères? […]Un tel principe ne contredit pas le déterminisme et explique tous les exemples dans lequel le déterminisme par des lois fonctionne. Mais il n’interdit pas que de nouvelles mesures produisent de nouveaux résultats non prédictibles à partir de la connaissance du passé. C’est ce que Smolin appelle freedom and novelty: il pourrait y avoir au moins un petit degré de liberté dans l’évolution de nouveaux états, sans contredire l’application des lois aux circonstances qui se sont produites de façon répétitive dans le passé. Ce principe de précédence ou règle du précédent est une règle de droit s’appliquant particulièrement dans les  pays de common law. Cette règle veut que les tribunaux rendent des décisions conformes aux décisions antérieures lorsqu’ils sont confrontés à des cas similaires. L’idée de Smolin sur la précédence suggère que quelque chose de similaire pourrait bien opérer dans la nature. Il a même eu la surprise de découvrir que Charles Sanders Peirce a parlé des lois de la nature comme d’habitudes prises au cours du temps  (cité dans drgoulu.com): « Toutes choses ont une tendance à prendre des habitudes. Pour les atomes et leurs constituants, les molécules et les groupes de molécules, et en bref chaque objet réel concevable, il y a une plus grande probabilité d’agir comme lors d’une occasion antérieure semblable qu’autrement. Cette tendance elle-même constitue une régularité, et ne cesse de s’intensifier. En regardant dans le passé nous regardons où il s’agissait d’une tendance de moins en moins décidée. « A Guess at the Riddle » dans The Essential Peirce, Selected Philosophical Writings« .  Poursuivons avec le chapitre 4-2) La liberté quantique. 

* Illustration de ce que peut apporter la précédence en mécanique quantique. Considérons un processus quantique dans lequel un système est préparé puis mesuré et ceci de nombreuses fois. La règle de Born donne les probabilités pour chacune des mesures faites dans le passé. Le résultat pour toute occurrence future de ce processus est alors choisi aléatoirement dans la collection de résultats des cas passés. Mais s’il n’y a pas de précédent, par exemple dans le cas où le système a été préparé avec une valeur d’une propriété vraiment nouvelle, alors le résultat de la mesure sera libre (dans le sens où il ne peut être déterminé par rien dans le passé). 

* On ouvre donc une porte vers la liberté quantique. Huw Price, dans des articles et des conférences où il revisite le modèle de rétrocausalité d’Olivier Costa de Beauregard (l’Einstein de la télépathie), afin de montrer que notre passé pouvant être localement aussi incertain que notre futur (au sens quantique), montre que notre libre arbitre peut agir sur notre futur, puisque les causes réelles de nos décisions peuvent reposer sur un passé resté incertain (au sens quantique). Philippe Guillemant va même jusqu’à parler de l’intention des systèmes quantique. Cela ouvre peut-être une autre porte de la physique de demain. Sera t-elle en accord avec celle que Lee Smolin appelle de ses voeux? Cette autre approche d’une méta-loi, le principe de précédence, partiellement statistique, contourne elle aussi le dilemme des méta-lois. Même son renvoi à plus tard peut donc s’avérer fructueux, ouvrant un espace pour des hypothèses pouvant être étudiées expérimentalement et qui suggèrent de nouvelles questions et de nouvelles approches. Mais pour trouver une solution au dilemme des méta-lois, il faut que la dynamique par laquelle les lois évoluent soit suffisamment différente des lois qui nous sont familières afin les questions pourquoi cette méta-loi? ou pourquoi ces conditions initiales? ne surgissent plus.

     3-3) Lee Smolin propose une approche qui résout le dilemme des méta-lois d’une façon surprenante.

Supposons que n’importe quelle paire de propositions pour une méta-loi soient équivalentes, elles auraient des effets identiques sur la façon dont les lois évoluent. En page 324 du livre il est précisé que cette idée est réalisée dans un modèle dans  https://arxiv.org/abs/0803.2926 (Un modèle simple de matrice cubique est présenté, qui présente des troncatures qui, a t-on soutenu, mènent au niveau classique à une variété de théories des champs de jauge et de la gravité. Celles-ci incluent la théorie de Chern-Simons    (voir http://massuyea.perso.math.cnrs.fr/notes/Chern-Simons.pdfdans d = 3 et la théorie de BF et la relativité générale dans d = 4. La relativité générale couplée à la théorie de Yang-mills pour tout SU (N) peut également découler de corrections quantiques.

Sur la base de ces résultats, nous supposons qu’il existe de grandes classes d’universalité de théories de jauge de coupure et de gravité, liées par des transformations qui mélangent les symétries locale et spatio-temporelle. Si notre univers est décrit par l’une de ces théories, alors la question du choix des lois de la physique est en grande partie intégrée au problème du choix des conditions initiales en cosmologie). Selon Lee Smolin, il pourrait y avoir un principe d’universalité de la méta-loi, comme il existe un principe d’universalité en informatique; l’universalité dans cette sphère signifiant que toute fonction pouvant être calculée par un ordinateur peut être calculée par n’importe quel autre ordinateur, quel que soit le système d’exploitation qu’il fait tourner. C’est une idée analogue pour les méta-lois, affirmant que cela n’a pas de sens de savoir quelle méta-loi opère, puisque toutes les prédictions expérimentales seront les mêmes dans tous les cas.
 3-4) Idée du mariage de la loi et de la configuration.C’est encore une autre approche d’une science de de la cosmologie qui s’émanciperait du  paradigme newtonien. Il n’y aurait plus deux choses à connaître, la loi et la configuration ou l’état, mais seulement une, qui les unifie dans une méta-configuration contenant de l’information sur les deux. Tout ce qui est réel est réel dans l’instant présent. La loi agit, donc sa spécification fait partie du moment présent et les spécifications de la loi et celles de la configuration ne peuvent trop différentes. Alors, on peut les unifier dans une méta-configuration. C’est de cette façon que Galilée a unifié les domaines terrestres et célestes. Alors dit Lee Smolin, « il est peut-être temps d’unifier leur ombre, qui est la distinction entre la loi intemporelle et la configuration liée au temps ». Cette méta-configuration serait pilotée par une règle simple explicable par un principe d’universalité. Le choix de la configuration initiale spécifierait aussi bien la loi initiale que les conditions initiales. Il y aurait des aspects qui évolueraient rapidement, qui compteraient comme la configuration, évoluant via ce qu’on pourrait appeler les lois, celles-ci étant spécifiées via des aspects qui bougeraient beaucoup plus lentement. Mais sur de longues échelles de temps, la distinction entre les lois et et les configurations ne pourrait plus être faite. Lee Smolin explique ici qu’il a développé un modèle simple de cette idée, qui n’est pas jusqu’ici très réaliste, voir https://arxiv.org/abs/1201.2632: « 
Nous abordons la question de savoir pourquoi des lois particulières ont été sélectionnées pour l’univers en proposant un mécanisme permettant à ces lois d’évoluer. Normalement, dans les théories physiques, les lois intemporelles agissent sur des états évoluant dans le temps. Nous proposons qu’il s’agisse d’une approximation, bonne sur des échelles de temps plus courtes que les échelles cosmologiques, au-delà desquelles les lois et les états sont fusionnés en une seule entité qui évolue dans le temps » (en .pdf: https://arxiv.org/pdf/1201.2632.pdf).

4) Une conclusion de ma lecture du livre
     4-1) Ces deux idées, le principe d’universalité de la méta-loi et Idée du mariage de la loi et de la configuration, prises avec le le principe de précédence et la sélection naturelle cosmologique  donnent 4 manières d’aborder le dilemme des méta-lois. Ce ne sont que des premiers pas, mais Lee Smolin pense qu’il n’est pas exagéré de dire que la direction que prendra la cosmologie au XXIè siècle sera déterminée par la manière dont on résout le dilemme des méta-lois. 

     4-2) Les mathématiques et la science. Le livre s’est ouvert sur des questions concernant le rôle que les mathématiques jouent dans la science. Un retour sur sur ce sujet est nécessaire, car la réalité du temps a d’importantes implications sur quant à leur rôle dans la physique. On sait qu’à l’intérieur du paradigme newtonien,un espace des configurations intemporel et les lois peuvent aussi être représentées par des objets mathématiques ainsi que leurs solutions, qui sont des histoires du système. Les mathématiques ne correspondent pas à des processus physiques réels, mais à ce que Lee Smolin nomme leurs enregistrements, une fois qu’ils sont achevés et qui sont aussi, par définition intemporels. Le monde lui, reste un enchevêtrement de processus évoluant au cours du temps pour lequel seuls de petits fragments sont représentables par des objets mathématiques intemporels. Comme nous l’avons vu dans l’article 2: « chapitre 3 Le paradigme newtonien vu comme reflet mathématique de la nature est t-il un fantasme métaphysique? […] Mais, si on ne peut pas séparer le rôle des lois et et conditions initiales, le paradigme newtonien ne perd t-il pas son pouvoir explicatif des causes des phénomènes physiques. La mécanique newtonienne ou la physique quantique étaient pourtant de bonnes candidates pour être des théories fondamentales, miroirs parfaits du monde naturel où tout ce qui est vrai de la nature trouverait un écho dans un fait mathématique qui serait vrai pour la théorie. Le paradigme de newton, basé sur des lois « intemporelles » agissant sur un espace de configuration intemporel est dans ce cadre, essentiel à cet effet miroir […] 3-2): « La physique expérimentale est l’étude des subdivisions de la nature. -Le sous-système modélisé par une théorie approchée comme s’il existait seul dans l’univers, en négligeant tout ce qui lui est extérieur, s’appelle un système isolé« . Alors, comme le paradigme newtonien n’est pas applicable à une échelle incluant l’univers dans sa totalité, Lee Smolin conclut qu’il n’est pas sûr qu’il y ait d’objet mathématique correspondant à l’histoire exacte de l’univers entier. Il peut ne pas y avoir non plus, pour l’univers pris comme un tout d’espace de configurations intemporel ni de lois intemporelles représentées par des objets mathématiques universels. 

     -Alors, que penser des mathématiques et pourquoi y a t-i quelque chose plutôt que rien? Faut-il les penser de façon platonicienne, comme de nombreux mathématiciens? (Les entités mathématiques ont une existence objective indépendante, et ne sont pas des artefacts de l’esprit humain. Ce ne sont pas de vulgaires abstractions tirées du monde sensible (connu par les sens), ni de pures conventions, ni de simples instruments, mais des êtres jouissant d’une vie propre, comme les Idées de Platon ou même comme les êtres physiques). Lee Smolin explique sa vision en évoquant des anecdotes deux mathématiciens renommés. John Archibald_Wheeler avait coutume d’écrire ses équations sur un tableau noir, de reculer, puis de dire, « Maintenant je vais frapper dans mains et un univers va naître« ,ce qui ne se produisait évidemment pas. Il a dit aussi, « Aucun phénomène n’est un phénomène réel jusqu’à ce qui soit observé« . Stephen Hawking, lui, a demandé, dans « une brève histoire du temps« , « quelle est cette chose qui insuffle la vie à ces équations et fabrique l’univers qu’elles auront à décrire? » De ces anecdotes doit-on conclure comme Smolin qu’il est absurde que les mathématiques précèdent la nature, ce qui va à l’encontre, me semble-t-il de la vision platonicienne? En réalité, elles viennent, dit Lee smolin,,après la nature et elles n’ont pas le pouvoir de générer. Alors que les conclusions en mathématiques viennent de l’implication logique, dans la nature, les événements sont générés par des processus causaux opérant dans le temps. Les implications logiques ne sont pas les processus causaux, même si elles peuvent modéliser certains de leurs aspects. Ainsi, la logique et les mathématiques ne peuvent saisir la totalité de la nature, la logique n’est pas le miroir de la causalité. Il y a des aspects de l’univers qui ne seront jamais représentables en mathématiques. Et en particulier, l’un d’eux, c’est que dans le monde réel, il y a toujours un instant particulier. Cette leçon, que permet de saisir la réalité du temps, est que la nature ne peut être capturée par un système logique ou mathématique quel qu’il soit. 

Cela rappelle étrangement les théorèmes de Gödel que j’ai évoqués dans mon article à propos de Motl: « The referent frame, l’équation bogdanov« , au chapitre 5-2: « […] Le principe d’incertitude implique que lorsqu’on observe une particule élémentaire, par exemple, on peut observer soit sa position, soit sa quantité de mouvement (vitesse = masse x vitesse), mais pas les deux en même temps. Une des conséquences, c’est qu’il n’est pas possible de parler de trajectoire pour une particule quantique. Ce que proposent les frères Bogdanov, c’est de remplacer cette incertitude par un autre concept, qui vient d’ailleurs des mathématiques, notamment du mathématicien Kurt Gödel, (compagnon d’Einstein dans les années 1930 à Princetown). Ce que dit le théorème de Gödel:

« Nous avons vu que la notion de « démontrabilité » est toujours relative à un système d’axiomes. Cela veut dire qu’une certaine affirmation mathématique peut très bien être démontrable avec un système, mais pas avec un autre ! Ce dont ont voulu s’assurer Hilbert et sa bande au début du XXème siècle, c’est qu’il était possible de construire un système d’axiomes parfait, tel que toutes les propositions mathématiques vraies y soient démontrables. Un tel système serait dit « complet ». Et c’est précisément cet espoir que Gödel a ruiné : il a démontré que dès que l’on veut faire au minimum de l’arithmétique des nombres entiers, quel que soit le système d’axiomes qu’on utilise, il existera toujours des énoncés vrais mais indémontrables. On dit que ces énoncés sont indécidables. Cela signifie qu’il n’existe pas de système d’axiomes complet, et c’est pour cela que l’on appelle ce théorème, le théorème d’incomplétude. Pour reprendre l’analogie avec l’échafaudage, on peut y mettre autant de piliers qu’on veut, il existera toujours des fenêtres de l’immeuble qu’on ne pourra pas atteindre ! » Cela signifie qu’il n’existe pas de système d’axiomes complet, et c’est pour cela que l’on appelle ce théorème, le théorème d’incomplétude.« 

Les Bogdanov, en utilisant ces résultats peuvent dire: « Gödel a démontré que dans tout système, il y a toujours de l’inconnaissable, il y a toujours de l’incomplétude, c’est à dire que la cause qui a permis à ce système soit d’exister, soit d’évoluer, cette cause, ou ces causes,  peuvent être renvoyées à l’extérieur même de ce système. Et quand on applique cette idée d’incomplétude à l’Univers et au comportement des particules élémentaires. on en est conduit à cette conclusion, c’est qu’il existe dans l’Univers un principe d’incomplétude: nous ne connaissons pas les « déterminants fondamentaux » qui guident le comportement des particules élémentaires. Cela ne veut pas dire que le système est incertain et gouverné par le hasard, cela veut simplement dire que nous ne connaissons pas une certain nombres de « déterminants », de facteurs essentiels qui guident le comportement du système et qui sont à l’extérieur de ce système et pire, qui sont à l’extérieur de l’espace-temps. En fait, il existe des données qui guident le comportement des choses, des événements visibles dans l’espace-temps et cependant ces déterminants sont à l’extérieur de l’espace-temps. Ils surgissent dans l’espace-temps sous la forme de ces phénomènes, phénomènes qui ont évidemment la qualité d’être entourés d’un certain flou. Mais ce flou, c’est ce qu’on appelle flou quantique, il ne relève que d’une connaissance « de notre point de vue »  incomplète de ce système, parce que précisément, le système n’est pas connaissable, dans la mesure où ces déterminants sont à l’extérieur de l’espace-temps. « 

C’est aussi le message de Frank Wisser dans le site integralworld.net/visser148.html au chapitre UN MONDE AU-DELÀ DE LA PHYSIQUE dans lequel Stuart Kauffman écrit: « […] Je dis que Dieu est le caractère sacré de la nature. Et vous pouvez aller au-delà de cela. Vous pouvez dire que Dieu est la nature. C’est le dieu de Spinoza. C’est le Dieu en qui Einstein croyait. Mais leur vision de l’univers était déterministe. La nouvelle vision est que l’évolution de l’univers est partiellement sans loi et sans cesse créative. Nous sommes les enfants de cette créativité […]Kauffman, qui met l’accent sur la créativité de l’univers, a écrit un livre sur la religion dans lequel il propose de « réinventer le sacré« : une nouvelle vue de la science, de la raison et la religion (2010), l‘ humanité dans un univers créatif (2016) et le récent « A world beyond physics« : l’émergence et l’évolution de la vie(2019). Mais il essaie de naturaliser la religion, de trouver une « divinité naturelle », sans y introduire un esprit. Une de ses phrases célèbres est: « Je pense que la créativité dans la nature est si magnifique et si écrasante que c’est assez Dieu pour moi (it’s God enough for me), et je pense pour beaucoup d’ entre nous, si nous y réfléchissons.» Kauffman met l’accent sur la créativité de l’univers. Qui aurait pu s’attendre à ce qu’il y ait jamais des éléphants dans cet univers, demande-t-il. Aucune loi de la physique ne prédirait jamais que cela se produise.

Avec Lee Smolin qui affirme que la nature ne peut être capturée par un système logique ou mathématique quel qu’il soit nous avons ici trois visions de la nature qui pourraient un jour se montrer des aspects compatibles d’une même réalité (-L’univers est, simplement, il survient, le temps est réel, -La créativité du réel est la complexité, -Avant le big bang, est l’information). Mais pour Lee Smolin, l’univers est unique, il ne survient qu’une fois, comme le fait chaque événement… unique, que la nature héberge. Pourquoi il est, pourquoi il existe quelque chose plutôt que rien n’est peut-être pas une question ayant une réponse. La physique quantique semble répondre: Parce que Rien est instable, voir [2],. Et sauf que, précise Smolin, peut-être que, exister, c’est être en relation avec d’autres choses qui existent, et l’univers est simplement l’ensemble de toutes ces relations. L’univers lui-même n’a aucune relation avec quoi que ce soit situé en dehors. Se demander alors pourquoi il existe, plutôt que le néant, sort du champ du principe de raison suffisante.
 -Alors comment exprimer la science si la 
nature ne peut être capturée par un système logique ou mathématique quel qu’il soit? Sous quelle forme les découvertes de la cosmologie doivent-elles être exprimées si ce n’est pas comme à l’heure actuelle dans une unique loi intemporelle agissant sur un espace de configurations intemporel? C’est, selon Lee Smolin une question dont dépend le futur de la cosmologie. Les exemples que nous avons vu, comme la sélection naturelle cosmologique (article 4) ou lprincipe de précédence (article 6) démontrent qu’il est possible de concevoir des théories scientifiques testables qui vont au-delà du paradigme newtonien. De plus, on sait que, dans l’histoire des sciences, il y a de nombreuses hypothèses qui n’ont pas besoin d’être exprimées mathématiquement. Et dans certains cas, les mathématiques ne sont pas nécessaires pour trouver leurs conséquences. C’est le cas de la sélection naturelle: même si certains de ses aspects ont été saisis das des modèles mathématiques simples, aucun d’entre eux ne saisit toute la diversité de mécanismes par lesquels la sélection naturelle agit dans la nature. En effet, de nouveaux mécanismes d’évolution peuvent émerger à tout instant, tandis que de nouvelles espèces apparaissent. Les hypothèses, pour être scientifiques, doivent suggérer des observations grâce auxquelles elles pourront être vérifiées et confirmées ou bien infirmées. Parfois cela requiert l’expression mathématique … parfois non! Les mathématiques sont un langage de la science, c’est une méthode puissante et importante, mais le lien entre les résultats des calculs mathématiques et les résultats expérimentaux doit être exprimé en langage ordinaire puisque les expériences se déroulent hors des mathématiques, dans le monde réel. Finalement, conclut Lee Smolin, même si les mathématiques sont un formidable outil; ce n’est pas leur langage qui a le dernier mot, le langage qui a le dernier mot en science  est LE LANGAGE.    


     4-3) Pour conclure, quel peut être le nouveau chemin vers une nouvelle théorie à laquelle aspire Lee Smolin

[https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3850: lee smolin et la physique contemporaine

https://www.dunod.com/sciences-techniques/rien-ne-va-plus-en-physique-echec-theorie-cordes: Rien ne va plus en physique ! L’échec de la théorie des cordes]

Nous sommes face à un défi qui ne doit pas être sous-estimé pense Smolin. La science cosmologique est dans une crise (>La renaissance du temps : pour en finir avec la crise de la physique?  par Bernard Dugué)Nous pouvons faire le pari que continuer sur la base des méthodologies qui ont si bien servi la science jusqu’à maintenant ne nous mènera nulle part. C’est ce que nous avons pu voir à partir des  paradoxes qui s’ensuivent [Nous avons vu dans mon article 1 (l’erreur et le dilemme cosmologique), donnant ma lecture de la renaissance du temps chapitre 8, que la seule manière d’échapper à aux problèmes, dilemmes et paradoxes liés à ce paradigme, est d’adopter une méthodologie qui va au-delà du paradigme newtonien]. Il semble donc qu’il faille avancer dans l’inconnu, face à un choix de programmes radicaux. Nous ne pourrons décider lequel est correct que lorsque nous verrons des directions conduisant à des prédictions testables pour de nouvelles observations et quand ces observations seront faites. Par ailleurs, toute nouvelle théorie devra offrir des explications solides pour des faits connus, mais pour l’instant mystérieux.

Pour comparer les choix possibles, le tableau suivant résume les paires d’affirmations contraires que Lee Smolin a citées dans son livre et qui soulignent ce qu’implique de prendre le temps comme une illusion ou au contraire comme une réalité:

Le temps est une illusion. La vérité et la réalité sont intemporelles Le temps est l’aspect le plus réel de notre perception du monde. Tout de ce qui est vrai et réel est tel à un moment de temps qui est une succession d’instants
L’espace et la géométrie sont réels L’espace est émergent, et une approximation.
Les lois de la nature sont intemporelles et inexplicables, en dehors d’une sélection par le principe anthropique. Les lois de la nature évoluent dans le temps et peuvent être expliquées par leur histoire.
Le futur est déterminé par les lois de la physique agissant sur les conditions initiales de l’univers. Le futur n’est pas totalement prédictible et de ce fait partiellement ouvert.
L’histoire de l’univers est, dans tous ses aspects, identique à un certain objet mathématique. De nombreuses régularités dans la nature peuvent être modélisées par des théories mathématiques. Mais toute propriété de la nature n’a pas son reflet dans les mathématiques.
L’univers est spatialement infini. Les prédictions probabilistes sont un problème, parce qu’elles aboutissent à prendre le quotient de deux grandeurs infinies. L’univers est spatialement fini. Les propriétés sont des fréquences relatives ordinaires.
La singularité initiale est le début du temps(dans le cas où l’on définit le temps) et est explicable. Le big bang est en réalité un rebond qui doit être expliqué par l’histoire de l’univers précédent.
Notre univers observable est l’un d’une collection infinie d’univers existants simultanément mais non observables. Notre univers est une étape dans une succession d’ères de l’univers. Les fossiles, ou les reliques, d’ères antérieures, pourraient être observées dans les données cosmologiques.
L’équilibre est l’état naturel et le destin inévitable de l’univers. Seuls de petits sous-systèmes de notre univers parviennent à l’équilibre uniforme ; Les systèmes gravitationnellement liés évoluent vers des configurations structurées hétérogènes.
La complexité et l’ordre observés sont un accident aléatoire dû à de rares fluctuations statistiques. L’univers s’auto-organise naturellement vers des niveaux de complexité croissants, pilotés par la gravitation.
La mécanique quantique est la théorie finale et l’interprétation correcte est qu’il y a une infinité d’histoires alternatives se produisant réellement La mécanique quantique est une approximation d’une théorie cosmologique inconnue

Ce qu’on peut constater, c’est que le programme de recherche basé sur l’univers intemporel qui adopte la mécanique quantique et le multivers comme théorie finale est là depuis plus de deux décennies (cf Aurélien Barrau) et il n’a pas produit uns seule prédiction réfutable pour une expérience qui pourrait être à notre portée, si ce n’est les spéculations sur un nouveau type de phénomène, les collisions d’univers-bulle, dont les restes pourraient être observés si nous avons de la chance. En fait, ces spéculations ne sont pas des prédictions réfutables, car un échec à vérifier les prédictions peut être expliqué sans qu’il en coûte à la spéculation. Et les difficultés fondamentales de ce programme n’ont pas non plus été résolues. Ces difficultés sont liées à plusieurs raisons:

*L’univers dans lequel nous vivons est l’un parmi un nombre infini d’infini d’univers, tous non observables à l’exception de cet univers.

*Quelle est la définition des probabilités quand il y a un nombre infini de copies de chaque événement?

*Ni la théorie ni l’observation ne peuvent contraindre l’invention de scénarios sur des choses qui pourraient être vraies mais hors de portée de nos observations.


Lee Smolin pense que l’histoire décrira ces idées comme des échecs, échecs dus à une approche inadaptée d’un problème fondamental en science. L’échec vient d’avoir pris une méthode adaptée à l’étude de petites parties de l’univers pour l’appliquer à l’ensemble de ce qui existe. Cet échec ne peut être corrigé juste en inventant un scénario du même type. Ce n’est pas par une méthode qui prend les lois et les conditions initiales comme données d’entrée qu’on pourra répondre aux questions cosmologiques telles que pourquoi ces lois? ou pourquoi ces conditions initiales? La tâche set titanesque et il est trop tôt pour dire si une tentatives d’échafauder des hypothèses sur l’évolution des lois et faisant intervenir une histoire possible de l’univers avant le big bang est vraie, mais il est encourageant de savoir, dit Lee Smolin, que des observations actuelles et dans un futur proche pourraient nous amener à les rejeter comme étant fausses. Cela suggère que les scénarios dans lesquels l’univers est une étape dans une succession d’univers sont testables et de ce fait scientifiques. La suggestion la plus radicale dans cette direction de pensée est basée sur la réalité du moment présent et du principe que tout ce qui est réel l’est dans le moment présent. Cela implique que la physique ne peut plus être comprise comme la quête d’un double mathématique, identique de l’univers. Ceci est un fantasme métaphysique qui a inspiré des générations de théoriciens mais qui bloque maintenant le chemin vers le progrès selon Smolin. Les mathématiques servent la science, mais elles ne pourront plus en être la Reine. Il n’est plus possible de voir des lois absolues, intemporelles, dicter l’évolution de de la configuration du monde, qui est ancrée dans le temps. Dans notre monde, qui vit une ère cosmologique relativement froide et calme, si on suppose que tout ce qui est réel est réel à un instant, alors la distinction entre les lois et les états doit être de nature relative. Mais dans d’autres ères, plus violentes, la distinction doit se dissoudre en un description nouvelle du monde, totalement dynamique, qui soit rationnelle et réponde au principe de raison suffisante.

Liens pour ce paragraphe:

[http://www.philipmaulion.com/article-bienvenu-au-momensent-de-lee-smolin-117515126.html : Bienvenue au ‘Moment Présent’ de Lee Smolin. « Il es temps que la physique reconnaisse que le temps est réel […]  ‘l’univers comme un tout’, de la relativité générale, dans lequel le moment présent n’a pas de sens – tout ce qui existe c’est, tout d’un coup, la totalité de l’histoire de l’univers, sans temporalité. Quand les lois de la physique sont décrites mathématiquement, les processus causaux qui illustrent l’activité du temps sont représentés par des implications logiques intemporelles. Mais l’univers réel a des propriétés qui ne sont pas représentables par un quelconque objet mathématique. Une de celles-ci est qu’il y a toujours un moment présent. Les objets mathématiques, étant intemporels, n’ont pas de moments présent, n’ont pas de futurs ni de passés […] l’affirmation d’Einstein : « Ce qui du point de vue physique est réel… est constitué de coïncidences spatio-temporelles. Et rien d’autre. » […] qui confirme sa conception philosophique réaliste mais aussi, à mes yeux, elle présente l’inconvénient majeur d’effacer la différence des points de vue des observateurs qui seraient dans des référentiels distincts et donc l’observateur n’a plus lieu d’être […] Or, il ne peut y avoir de discours scientifique sur la nature sans présence du ‘sujet pensant’ et cette présence est inexpugnable, non seulement du discours mais encore des lois énoncées car ‘l’être humain n’est pas nu de toute contribution lorsqu’il décrypte et met en évidence une loi de la Nature.’

http://www.philipmaulion.com/pages/A-propos-du-temps-et-de-la-relativite-generale-8818844.htmlA propos du temps et de la Relativité Générale L. Smolin a visé juste lorsqu’il a précisé les raisons profondes qui conduisent à éradiquer le flux du temps en physique : « Cela est certainement surprenant de l’affirmer mais l’idée que le temps soit considéré comme réel requière de faire une entorse radicale au paradigme standard de la physique. 

http://boningal.dardel.info/Electronisme/Complements/Entrees/2014/10/18_Le_temps,_Lee_Smolin_et_le_temps,_lillusion_du_temps,_la_fleche_du_temps.html: (Lee Smolin et le temps « […] Les lois de la physique nous disent que le temps est une illusion. Une refonte radicale est nécessaire […]  Aucune caractéristique simple de notre Univers n’a besoin de plus d’explications que la marche du temps en avant, pourtant la physique et la cosmologie n’ont pas réussi, jusqu’ici, à expliquer ce fait de base de nature. Il est temps de faire une reprise radicale. Nous avons besoin d’un nouveau point de départ pour expliquer le directionalité du temps.[…] « ]

https://usbeketrica.com/article/l-ecoulement-du-temps-est-une-illusionL’écoulement du temps est une illusion »

Ce Nouveau chemin réussira t-il?  Le temps le diraAinsi se termine « ma lecture » de ce dernier chapitre du livre de Lee Smolin. Il est suivi d’un épilogue que le Dr Doulu commente ainsi: « Le livre s’achève par un long épilogue intitulé “Penser dans le temps” illustrant le fait que tous nos actes, notre pensée, notre civilisation sont fondamentalement basés sur l’écoulement irréversible du temps. Le réchauffement climatique et quelques effets économiques sont analysés sous cet angle, mais j’ai survolé ce chapitre, le trouvant un peu hors-sujet« .

Nous venons de voir, dans le site philipmaulion.com (Bienvenue au ‘Moment Présent’ de Lee Smolin), l’affirmation d’Einstein : « Ce qui du point de vue physique est réel… est constitué de coïncidences spatio-temporelles. Et rien d’autre. » […] qui confirme sa conception philosophique réaliste. mais aussi, à mes yeux, elle présente l’inconvénient majeur d’effacer la différence des points de vue des observateurs qui seraient dans des référentiels distincts et donc l’observateur n’a plus lieu d’être […] et plus loin: « je considère qu’il ne peut y avoir de discours scientifique sur la nature sans présence du ‘sujet pensant’ et cette présence est inexpugnable, non seulement du discours mais encore des lois énoncées car ‘l’être humain n’est pas nu de toute contribution lorsqu’il décrypte et met en évidence une loi de la Nature.’


Peut-être le chemin que pressent Lee Smolin mènera t-il à redécouvrir le sujet? C’est ce qui a fait l’objet de ma réflexion lors de ma lecture du livre de Lionel NaccachePerdons-nous connaissance? Dans mon article 5, au chapitre 4) « L’information et la connaissance confondues »sont évoquées (en 4-1) La connaissance et son malaise contemporain: 

[…] « l‘acte de connaître met en scène trois entités: -le sujet X tel qu’il existait et se représentait à lui-même avant de connaître l’objet Y -L’objet Y qui est le support de cet acte de connaissance. -Le sujet X’ qui est le sujet ayant absorbé l’objet Y, c’est à dire le sujet ayant mis à jour ses représentations mentales à la lumière des nouvelles connaissances acquises ». [….] En confondant connaissance et information, nous avons inventé une « mauvaise solution » contemporaine. […] Aujourd’hui, il nous faut réparer le déséquilibre, et aux côtés de la quête de l’information, il nous faut reprendre là où nous l’avions abandonnée la quête du sujet, c’est à dire la prise en compte des mécanismes de transformation de notre subjectivité qui sont à l’oeuvre dans la connaissance.
Ce sera sans doute une révolution plus délicate à conduire que la précédente, car il n’y a pas vraiment d’adversaire identifié comme l’était l’ancien régime, ni de recette connue, mais seulement une prise de conscience de ce qu’est l’essence véritable de la connaissance et ne pourra pas se limiter à la mise en pratique des paroles des Anciens dont nous avons relu les écrits et les récits. On devra la reconstruire sur l’ossature inédite de la société de l’information. En 4-4) apparaît un Troisième facteur: Le progrès scientifique efface le sujet. […] Dans un premier temps, celui de son annonce, la découverte met à l’épreuve nos certitudes et ébranle nos intuitions et nos convictions. Elle peut avoir d’importantes répercussions sur nos interprétations du monde et sur nos fictions conscientes. Ce temps est un temps humaniste, temps de réflexion qui aide le sujet que nous sommes à se transformer et à évoluer.
Le second temps, celui qui succède à l’assimilation de la découverte par les sociétés humaines, est bien plus long que le précédent. Les générations passent, la découverte a été parfaitement assimilée. […] C’est ce deuxième temps du progrès scientifique, celui qui suit le bouleversement du système de croyances, qui participe au processus d’effacement du sujet dans la relation ternaire que nous avons vu à plusieurs reprises […] Ainsi, oublier ce qui est à la source du sujet lorsqu’il élabore des significations paraît une grossière erreur à Husserl.. […] 4-5) Quatrième facteur: L’erreur de Pythagore. […] (Elle) s’enracine dans un idéalisme mathématique dont on trouve la plus ancienne forme chez Pythagore. la vérité mathématique préexisterait à nos propres cogitations donc a priori à système de fictions-interprétations-croyances. Cette vérité mathématique serait immuable et parfaite et l’unique relation que nous puissions nouer avec elle serait celle de ses déchiffreurs afin de la rendre intelligible à nos esprits. Elle ne relèverait pas de la création, mais de la découverte par la formulation de la démonstration […] Cela concourt à désincarner encore davantage la connaissance et effacer le sujet. Connaître devient une histoire d’accès et de transfert d’information pour la techno-science contemporaine. […] Ainsi, même au cœur des mathématiques pures est tapi le sujet! Et rien n’impose de l’exclure, entendu comme système de fictions-interprétations-croyances de notre aventure techno-scientifique contemporaine. Encore faut-il, souligne L. Naccache, nous efforcer d’échapper à l’illusion à laquelle pythagore a succombé le premier. Mais, à mon avis, que sait-on de le pensée profonde de Pythagore? Je suis persuadé que si on peut le dire de ses successeurs jusqu’à tous ceux qui comme l’explique L. Naccache, occultent le sujet, j’imagine que Pythagore avait une notion du sujet autrement profonde, surtout si comme l’a expliqué Albert Slosman (hommage) dans « la grande hypothèse » il a aussi été grand prêtre en Egypte à Dendérah.

–>>article de mon blog: La grande hypothèse11 partie a) Ce que j’ai vu et comprishttps://monblogdereflexions.blogspot.com/2011/04/la-grande-hypothese11-ce-que-jai-vu-et.html#.XQKwXLwzb4b

Mes autres articles sur « ma lecture » du livre Perdons-nous connaissance? 

article 1Avant – propos et première partie (chapitres 1 et 2)

article 2première partie (chapitres 3 et 4)

article 3deuxième partie (chapitres 1 et 2)

article 4: troisième partie (chapitres 1 et 2)

article 5: chapitres 3 à 5- Neurorésistances, Darwino-résistances, L’information et la connaissance confondues


Concepts et liens
https://www.persee.fr/doc/comm_0588-8018_1985_num_41_1_1607
Le matérialisme d’Einstein et l’aether de Dirac. La crise de la causalité…

livre La renaissance du temps  La science cosmologique est dans une crise (commentaire de Bernard Dugué)

les théorèmes de Gödel    Théorème d’incomplétude de Gödel (01/2013)   les théorèmes d’incomplétude de Gödel (12/2016)

erreur cosmologique         équilibre thermique  principe de l’identité des indiscernables       2è principe de la thermodynamique      Introduction à la pensée scientifique moderne      les principes philosophiques de la science moderne      le paradigme newtonien    univers bloc      le paradoxe des hallucinants cerveaux de Boltzmann

mort thermique de l’univers notre univers est-il irréversible?  La direction du tempsl‘irréversibilité du temps problème de la mesure en cosmologie La singularité initiale l’origine de l’univers
système auto-organisé  système isolé   système dynamique   système thermodynamique (portion de l’univers que l’on isole par la pensée du reste de l’univers que l’on baptise alors milieu extérieur)
la première seconde  l’ajustement fin de l’univers   l’univers: du big bang au réglage fin     les bogdanov et le réglage fin de l’univers    l’histoire de l’univers     cours de cosmologie par F.-Xavier Désert OBSERVATOIRE DE GRENOBLE
les sept merveilles de la mécanique quantique
particules indiscernables: Les particules indiscernables ou particules identiques sont des particules qui ne peuvent être différenciées l’une de l’autre, même en principe. Ce concept prend tout son sens en mécanique quantique, où les particules n’ont pas de trajectoire bien définie qui permettrait de les distinguer l’une de l’autre. Les particules indiscernables peuvent être soit des particules élémentaires telles que l’électron ou le photon, ou des particules composites – neutronproton – ayant le même état interne.
statistique de bose-einstein: la d
istribution statistique de bosons indiscernables (tous similaires) sur les états d’énergie d’un système à l’équilibre thermodynamique. La distribution en question résulte d’une particularité des bosons : les particules de spin entier ne sont pas assujetties au principe d’exclusion de Pauli, à savoir que plusieurs bosons peuvent occuper simultanément un même état quantique.

Théories d’une vitesse de lumière variable.   Scénario de Roger Penrose dans Cycles of Time Une nouvelle vision extraordinaire de l’univers. (cosmologie cyclique conforme de Penroseproposées par Jean-Pierre Petit en 1988 puis John Moffat en 1992 et popularisées par le duo Andreas Albrecht et João Magueijo en 1998 pour expliquer le problème de l’horizon en cosmologie et proposer ainsi une alternative à l’inflation cosmiqueLaurent Sacco écrit dans Futura-sciences.com;: »Une nouvelle théorie, impliquant une vitesse de la lumière très élevée au moment du Big Bang, vient d’être proposée et elle conduit à une prédiction stricte testable

Autres concepts:

Le chapitre 10 liste les « nouveaux principes de cosmologie » que devrait satisfaire une nouvelle théorie cosmologique :

  1. Elle devrait contenir ce que nous savons déjà sur la nature. Le modèle standardla relativité générale et la mécanique quantique doivent « émerger en tant qu’approximations » de cette nouvelle théorie.
  2. Elle devrait être scientifique, c’est à dire produire des prédictions testables pour des expériences réalistes (J’ai adoré ça !)
  3. Elle devrait répondre à la question « Pourquoi ces lois ? »
  4. Elle devrait résoudre le problème des conditions initiales
  5. Elle ne devrait contenir ni symétries ni lois de conservation. Là je sens certains lecteurs bondir !
    L’argument de Smolin est basé sur le théorème de Noether qu’il considère extrêmement important, et sur l’idée que les symétries ne sont valables que « dans une boîte », et parfois imparfaites. Donc il ne dit pas que les symétries ou les lois de conservation sont fausses, mais plutôt qu’elles devraient résulter de la théorie (selon le point 1) au lieu d’en être le fondement comme dans les théories basées sur la supersymétrie par exemple.
  6. Elle devrait être fermée causalement et au plan explicatif : rien hors de l’Univers ne devrait être requis pour expliquer quoi que ce soit à l’intérieur de l’Univers
  7. Elle devrait satisfaire le principe de raison suffisante, le principe d’absence d’actions sans réciproque, ainsi que le principe d’identité des indiscernables. Ces principes « philosophiques » m’ont semblé les plus contestables, et je n’ai pas vraiment compris pourquoi Smolin les introduit si ce n’est pour favoriser sa propre théorie…
  8. Ses variables physiques ne devraient décrire que des relations évolutives entre des entités dynamiques. Elle devrait être purement dynamique, indépendante du fond, ce qui implique que les lois de la nature évoluent, impliquant que le temps est réel.

La nouvelle théorie à laquelle aspire Lee Smolin devrait satisfaire le principe de raison suffisante,  de la quadruple raison du principe de raison suffisante (par  Arthur Schopenhauer), au Principe d’absence d’actions sans réciproque,au principe de relativité du mouvement et au principe d’identité des indiscernables*Ses variables physiques devraient décrire des relations évolutives entre entités dynamiques. On ne devrait y trouver aucune référence à une structure de fond fixe avec des lois figées de la nature (la nouvelle théorie doit être « indépendantes du fond)  voir philosophie du « relationalisme« , Une conséquence du relationalisme est l’identité des indiscernables ( l’identité des indiscernables), voir la mécanique quantique comme théorie essentiellement relationnelle

Les lois de la nature évoluent et impliquent que le temps est réel. l’univers doit être fermé sur les plans explicatif et causal  principe de causalité   « principe de complétude »         

Au chapitre 8, Lee Smolin revient sur ce qu’il appelle l’”erreur cosmologique” (voir mon article 1: appliquer à l’Univers entier des lois établies et vérifiées sur des sous-systèmes.)      mort thermique de l’univers  notre univers est-il irréversible?   La direction du temps     l‘irréversibilité du temps  problème de la mesure en cosmologie     La singularité initiale   l’origine de l’univers l’Univers-bloc  la physique de Newron et le paradigme newtonien     le principe de précédence (article 6)   la sélection naturelle cosmologique   Le théorème du libre-arbitre  ou doublecause.net; le théorème du libre-arbitre (ou théorème du libre-arbitre)            Une véritable interprétation de la mécanique quantique par Lee Smolin     le big bang    Big bang, un début sans commencement ne suffit plus      Big bang ou pas big bang?         CMB     constante cosmologique et énergie noire         forme et destin de l’univers    l’expansion de l’univers et a(t)     constante cosmologique et énergie noire     le rayonnement cosmologique Ondes gravitationnelles ? Inflation ? Ou les deux ? et bicep 

les cerveaux de Boltzmann   sur les cerveaux de Boltzmann     que sont les cerveaux de Boltzmann?      la conscience et la physique de linformation P. de Guillemant

Modèles cosmologiques– 

Liste de modèles cosmologiques et présentation rapide

pré-big bang      

https://www.amazon.fr/Endless-Universe-Beyond-Big-Bang/dp/0385509642)

Autres liens:

https://monblogdereflexions.blogspot.com/2017/03/la-physique-quantique-version-variables.html#.XX-q3Cgzb4Z: La physique quantique version variables cachées et le dialogue Bohm et Krishnamurti

https://monblogdereflexions.blogspot.com/2018/12/carlo-rovelli-par-dela-le-visible-mon.html#.XX-q3ygzb4a: Carlo Rovelli par-delà le visible Mon article 7 Le mystère suivi de: Pour terminer: le mystère et l’information avec ma lecture du livre des frères Bogdanov « au commencement du temps »

https://physicsworld.com/a/the-unique-universe/ : L’univers unique. De nombreuses théories cosmologiques considèrent non seulement notre univers comme l’un des nombreux, mais prétendent également que le temps n’existe pas. Lee Smolin se bat contre le multivers intemporel

http://www.cpt.univ-mrs.fr/~rovelli/NSCours1.pdf: rovelli, la naissance de la science

https://books.openedition.org/iheid/3947?lang=fr: Science et développement esquisse d’une approche socio-épistémologique Jacques Grinevald (https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Grinevald)

https://blogs.mediapart.fr/jean-paul-baquiast/blog/280619/lunivers-selon-lee-smolin: l’univers selon Smolin et la monadologie leibnizienne

https://www.persee.fr/doc/phlou_0035-3841_2008_num_106_2_7779Lee Smolin, les lois issues de l »évolution

http://philoscience.over-blog.com/article-32779571.htmlLee Smolin contre le multivers

https://blogs.mediapart.fr/jean-paul-baquiast/blog/081214/sciences-lunivers-est-il-unique-ou-nonIl n’y a plus lieu de parler de multivers. Il n’y a plus qu’un univers, celui dont nous observons l’existence, s’étendant à celui que nous ne pouvons pas observer directement mais dont nous pouvons légitimement supposer la présence. Mais cet univers évolue tout au long du temps. Les lois fondamentales de la physiques évoluent elles-aussi, parallèlement à l’univers dont elles déterminent les propriétés. Si l’univers est unique et si l’on admet le concept non de Big bang (provenant de rien) mais de début de notre univers, éventuellement suivi d’inflation, il faut admettre qu’une version antérieure de cet univers existait dans un temps précédent, dotée éventuellement de lois fondamentales différentes. On admettra également que notre univers se poursuivra dans un temps futur donné (et non pas dans un temps infini) par une nouvelle version, obéissant à son tour aux lois du moment, lesquelles auront évolué parallèlement. Comment se font les passages d’une version à l’autre, contractions suivies de réexpansions ou autrement ? La cosmologie ne permet pas de répondre à cette question, mais au moins des hypothèse en ce sens pourraient être simulées en laboratoire. La question des Singularités disparaît aussi.

https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4372: Pourquoi le vide quantique est la base de toute formation et de toute compréhension de la matière ?

https://fr.wikibooks.org/wiki/Cosmologie/Thermodynamique_de_l%27expansion: Cosmologie/Thermodynamique de l’expansion, découplage des photons…

https://arxiv.org/pdf/hep-th/9203041.pdf: Variété (diversité) extrême comme fondement d’une cosmologie quantique par Julian Barbour et Lee Smolin

https://arxiv.org/pdf/1712.04799.pdf:  Lee Smolin la dynamique de la différence inspirée de la Monadologie de leibniz.

https://philosciences.com/philosophie-generale/la-philosophie-et-sa-critique/17-edgar-morin-complexite: Edgar Morin et la complexité

https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Chemical_Basis_of_MorphogenesisThe Chemical Basis of Morphogenesis (Les Fondements chimiques de la morphogénèse) est un article écrit par Alan Turing en 1952 qui propose un modèle quant au processus naturel d’apparition de non-uniformité au sein d’un milieu de distribution spatiale uniforme et homogène à l’état initial1. Sa théorie, que l’on peut voir comme une théorie de la morphogénèse par réaction-diffusion, a servi de modèle de base en biologiethéorique2 et est considérée par certains comme un tout premier pas dans la théorie du chaos3

http://www.dna.caltech.edu/courses/cs191/paperscs191/turing.pdf: The Chemical Basis of Morphogenesis A. M. Turing

http://philoscience.over-blog.com/article-7053208.html: Le problème de la mesure en cosmologie concerne la manière de calculer des fractions d’ univers de types différents dans un multivers . Il survient généralement dans le contexte de l’ inflation éternelle . Le problème se pose parce que différentes méthodes de calcul de ces fractions donnent des résultats différents, et il n’est pas clair quelle approche est correcte (le cas échéant). Les mesures peuvent être évaluées en fonction de leur capacité à prévoir les constantes physiques observées et à éviter des implications contre-intuitives, telles que le paradoxe de la jeunesse ou le cerveau de Boltzmann . Alors que les dizaines de mesures ont été proposées, peu de physiciens considèrent que le problème est résolu. 

Le livre « rien ne va plus en physique (l’échec de la théorie des cordes)« : La partie I du livre explique pourquoi depuis la naissance de la science moderne, avec l’effet Copernic et Galilée, le paradigme newtonien sous-tend toutes les théories y compris les théories quantiques et la relativité (le « paradigme newtonien » et ce qu’il a impliqué, dont l’hypothèse des multivers, est utile pour décrire l’évolution d’un système dans un laboratoire, mais il perd tout sens appliqué à l’univers entier. Il n’explique pas pourquoi telles ou telles lois sont choisies parmi l’infinité de lois possibles.Selon celui-ci, un système, quel qu’il soit, pourrait être décrit par un ensemble d’états initiaux qui lui sont attribués, puis par les lois présidant à son évolution en fonction du temps. Mais si ces données sont utilisées initialement pour décrire le système, il n’est pas possible de considérer qu’elles pourraient aussi être le résultat de son évolution. Il faut rechercher d’autres lois, l’illusion de la flèche du temps https://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/la-fleche-du-temps-expliquee-du-163219 : La flèche du temps expliquée. Du « Temps quantique » au temps macroscopique

https://trustmyscience.com/inversion-fleche-du-temps-avec-ordinateur-quantique/: Des physiciens ont réussi à “inverser” la flèche du temps grâce à un ordinateur quantique

liens:: 

http://users.polytech.unice.fr/~leroux/transmission/courstransmission.htmlNotions de communication numériqueJoël Le Roux

http://boningal.dardel.info/Electronisme/Complements/Entrees/2014/10/18_Le_temps,_Lee_Smolin_et_le_temps,_lillusion_du_temps,_la_fleche_du_temps.htmlLe temps, Lee Smolin et le temps, l’illusion du temps, la flèche du temps

https://journals.openedition.org/dossiersgrihl/3664l’athéisme de Richard Dawkins Note critique à propos de l’ouvrage de Richard Dawkins, Pour en finir avec Dieu,

https://www.levif.be/actualite/magazine/pourquoi-ils-veulent-en-finir-avec-dieu/article-normal-895261.html?cookie_check=1560788775: Richard Dawkins entend démontrer que  » Dieu est très peu probable, inutile et nuisible « . Au passage, le biologiste britannique et chef de file des Nouveaux athées tort le cou aux créationnistes. Voici 20 raisons qui plaident pour l’athéisme. A vous de juger.

https://studylibfr.com/doc/3188620/gravitation-quantique: La gravitation quantique, le manuscrit de carlo rovelli

http://www-cosmosafap.fr/gravitation%20quantique.htmGravitation quantique à boucles VS théorie des cordes !

http://chaours.rv.pagesperso-orange.fr/physique/Quant/qgrav.htmLa démarche suivie par les tenants de la gravitation quantique à boucles est complètement différente de celle des cordistes. Elle part de l’hypothèse que la géométrie de l’espace-temps s’identifie au champ gravitationnel. La géométrie peut donc être assimilée à un champ. Or, la physique quantique est une théorie des champs. Que se passe-t-il si on cherche à quantifier le champ représentatif de la géométrie de l’espace-temps ? variables d’ashtekar 
https://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/2-la-gravite-quantique-elaboree-178582:

2 La gravité quantique élaborée comme une physique de l’information 

https://arxiv.org/pdf/gr-qc/ INTRODUCTION TO LOOP QUANTUM GRAVITY AND SPIN FOAMS par ALEJANDRO PEREZ ∗ 

http://www.ens-lyon.fr/DSM/SDMsite/M2/stages_M2/Dupuis.pdf: Mousses de spin en gravit´e quantique https://arxiv.org/pdf/1705.01597.pdf: Testing different approaches to quantum gravity with cosmology: An overview Aurélien Barrau – Among the available quantum gravity proposals, string theory, loop quantum gravity, noncommutative geometry, group field theory, causal sets, asymptotic safety, causal dynamical triangulation (voir VIII. CAUSAL DYNAMICAL TRIANGULATION), emergent gravity are among the best motivated models. 

https://actualite.housseniawriting.com/science/physique/physique-quantique/2015/11/18/la-source-quantique-de-lespace-temps/10611/: De nombreux physiciens pensent que l’intrication est l’essence de l’étrangeté quantique et certains d’entre eux suggèrent désormais que l’intrication pourrait être aussi la source de la géométrie de l’espace-temps.

http://www.philipmaulion.com/2017/05/emergence-pourquoi-les-physiciens-recourent-ils-a-cette-notion.html: Emergence : pourquoi les physiciens recourent-ils à cette notion ?

http://michel.bitbol.pagesperso-orange.fr/Quantique_Connaissance.pdf: LA STRUCTURE QUANTIQUE DE LA CONNAISSANCE INDIVIDUELLE ET SOCIALE par Michel Bitbol, 

http://fabien.besnard.pagesperso-orange.fr/articles/temps.pdf: CE QU’EN DISENT LES PHYSICIENS Le temps est devenu un casse-tête pour les physiciens. Il leur pose des problèmes à la fois formels, conceptuels et philosophiques dans des disciplines aussi diversifiées que la mécanique quantique, la thermodynamique et la théorie de la relativité.

http://fabien.besnard.pagesperso-orange.fr/articles/temps.pdf: Temps des philosophes, temps des physiciens, temps des mathématiciens Fabien Besnard 9 juin 2010 Résumé La question de la compatibilité du présentisme et du possibilisme avec la Relativité a fait couler beaucoup d’encre depuis l’argument initialement proposé par Rietdijk et Putnam….

http://ungraindesable.blogspot.com/2013/06/presentisme-et-theorie-de-la-relativite.html: I) Présentisme et théorie de la relatisité

http://ungraindesable.blogspot.com/2013/08/presentisme-et-mecanique-quantique.html: II) Présentisme et mécanique quantique https://laviedesidees.fr/Un-monde-sans-temps-ni-espace.html  Un monde sans temps ni espace À propos de deux ouvrages de Carlo Rovelli.

http://www.doublecause.net/index.php?page=Carlo_Rovelli.htm: Carlo Rovelli, Et si le temps n’existait pas ? Un peu de science subversive

http://interlivrehypertexte.over-blog.com/2018/04/le-temps-est-une-emotion-carlo-rovelli-l-ordre-du-temps.htm: le mystère du temps est lié à la nature de notre conscience, le temps est une émotion. Notre cerveau enregistre des changements qui se produisent dans le corps et dans sa perspective, et des sentiments (feelings, voire rasa) émergent de cette mise en mouvement cérébrale. Sentiments qui, à leur tour, propulsent toute une culture (A. Damasio, L’ordre étrange des choses,

https://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Causalit%C3%A9_(physique): wikipedia, causalité et physique. Voir théories indépendantes du fond.

https://blogs.mediapart.fr/michel-pinault/blog/010318/crise-de-la-culture-scientifique-crise-de-la-scienceCrise de la culture scientifique, crise de « la science »

https://blogs.mediapart.fr/michel-pinault/blog/010318/crise-de-la-culture-scientifique-crise-de-la-scienceCrise de la culture scientifique, crise de « la science »

https://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/2-la-gravite-quantique-elaboree-178582 : La gravité quantique élaborée comme une physique de l’information

https://laviedesidees.fr/Un-monde-sans-temps-ni-espace.html: Un monde sans temps ni espace À propos de deux ouvrages de Carlo Rovelli.

https://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/2-la-gravite-quantique-elaboree-178582 : La gravité quantique élaborée comme une physique de l’information

http://michel.bitbol.pagesperso-orange.fr/Relations_Mauss.pdf: La mécanique quantique comme théorie essentiellement relationnelle1 Michel Bitbol 

https://arxiv.org/pdf/quant-ph/9609002.pdfRelational Quantum Mechanics Carlo Rovelli

http://opportunisme-cognitif.blogspot.com/2010/06/epistemologie-relationnelle-de-la.html: Épistémologie relationnelle de la physique quantique Kant, nouveau sage tibétain de la physique quantique ? par Hicham-Stéphane Afeissa

https://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/la-bataille-decisive-entre-172128: La «bataille décisive» entre physique quantique et relativité générale a déjà commencé

par Bernard Dugué (son site)

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00220690/document: RÉFLEXIONS SUR LA PHILOSOPHIE DE BOHR, HEISENBERG ET SCHRÖDINGER A. Shimony

https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Principes_de_la_connaissance_humaine/IntroductionGeorge Berkeley Les Principes de la connaissance humaine Traduction par Charles Renouvier

http://www.blog-chaman-esoterisme.com/2018/09/l-incroyable-hypothese-de-rupert-sheldrak-la-resonance-morphique-une-theorie-holistique-de-la-realite.html: l’hypothèse holistique de Rupert Sheldrake, la raisonnance morphique

http://www.neotrouve.com/?p=348: Physique Quantique : entre Science et Conscience
http://guillemant.net/index.phpcate=articles&part=physique_information&page=Un_univers_dinformations.htm: P
hilippe Guillemant – L’idée selon laquelle notre univers serait un espace-temps composé d’informations a été considérablement popularisée par un film de science fiction : Matrix. La réalité pourrait rejoindre la fiction puisqu’il s’agit là d’une idée qui reçoit de plus en plus d’appuis scientifiques.

http://internetactu.blog.lemonde.fr/2014/09/03/vers-une-physique-de-linformation/Vers une physique de l’information

http://www.pileface.com/sollers/pdf/Le%20temps.pdf: Le temps, ça n’existe pas : le physicien Carlo Rovelli nous explique pourquoi. « Seule la thermodynamique connaît la direction du temps »

https://www.rocq.inria.fr/secret/Nicolas.Sendrier/thinfo.pdf; École polytechnique Informatique Introduction à la théorie de l’information Nicolas Sendrier 

https://books.openedition.org/cdf/527?lang=fr: Physique quantique

Leçon inaugurale prononcée le jeudi 13 décembre 2001 par Serge Haroche

https://www.miniwebtool.com/log-base-2-calculator/: calcul des logarithmes à base 2

https://www.jp-petit.org/science/smolin/SmolinLivre.pdf: Sur le livre de Lee Smolin rien ne va plus en physique parMichel Mizony juillet 2007

http://www.philipmaulion.com/2019/09/trangressions-a-suivre.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail:  Transgressions : à suivre ! En physique théorique, il y a deux tra