Le mystère du satellite Planck. Qu’y avait-il avant le big bang?


Le mystère du satellite Planck. Qu’y avait-il avant le big bang?

.mondialisation.ca/ce-qua-revele-le-satellite-planck-sur-la-creation-de-lunivers-miracle-ou-hasard/5358636: Ce qu’a révélé le satellite Planck sur la création de l’univers: Miracle ou hasard? Par Chems Eddine Chitour
amazon.fr/myst%C3%A8re-satellite-Planck-avait-avant/dp/2212557329:

Le mystère du satellite Planck:

 Qu’y avait-il avant le Big Bang ?

pseudo-sciences.org/Les-freres-Bogdanov-science-ou-fableLes frères Bogdanov : science ou fable ?

uilg.be/blog/wp-content/uploads/2016/06/Tentative-de-synth%C3%A8se-comprendre-le-Big-bang.pdf: Tentative de synthèse, 3 minutes pour comprendre la grande théorie du Big Bang (des frères Grichka et Igor Bogdanov)

monblogdereflexions.blogspot.com/2012/06/au-commencement-du-temps-4-9-partie-2.html#.XcrcdldKj4Y: Au commencement du temps mon article 4-9 = ma « lecture » du livre des Bogdanov (et les liens vers tous mes articles)

monblogdereflexions.blogspot.com/2012/03/mes-liens-pour-les-articles-au.html#.XcreUFdKj4Y: les liens pour les articles rubrique « au commencement du temps »

tel.archives-ouvertes.fr/tel-00001502/document Thèse de Grichka Bogdanov FLUCTUATIONS QUANTIQUES DE LA SIGNATURE DE LA METRIQUE A L’ECHELLE DE PLANCK

tel.archives-ouvertes.fr/tel-00001503v1/document Thèse de Igor Bogdanov ETAT TOPOLOGIQUE DE L’ESPACE-TEMPS A L’ECHELLE ZERO

mondialisation.ca/ce-qua-revele-le-satellite-planck-sur-la-creation-de-lunivers-miracle-ou-hasard/5358636:  Ce qu’a révélé le satellite Planck sur la création de l’univers: Miracle ou hasard?
Par Chems Eddine Chitour

admiroutes.asso.fr/larevue/2014/149/mms.pdf: PRINCIPES D’UNE 2ème MÉCANIQUE QUANTIQUE par Mioara Mugur-Schächter

Mioara Mugur-SchächterMioara Mugur-Schächter facebook

fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Igor_et_Grichka_Bogdanoff/Sources

https://jeanzin.fr/ecorevo/sciences/bogdanov.htm: l’illusion de l’origine

http://sciences.blogs.liberation.fr/2010/10/15/un-document-accablant-pour-les-bogdanov/

fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Igor_et_Grichka_Bogdanoff/Sources: Discussion:Igor et Grichka Bogdanoff/Sources (

Autres liens pour « le mystère du satellite planck« : Quelques pages du livre

aphadolie.com/2017/04/13/les-freres-bogdanov-et-le-pr-luis-gonzales-mestres/Les frères Bogdanov et le Pr Luis Gonzales-Mestres

blogs.mediapart.fr/scientia/blog/140412/biographie-de-luis-gonzalez-mestres-cnrs-candidat-au-comite-national-de-la: Biographie de Luis Gonzalez-Mestres (CNRS), candidat au Comité National de la Recherche Scientifique et le blog de Luis Gonzalez-Mestres

blogs.mediapart.fr/cosmologie/blogLe blog cosmologie

blogs.mediapart.fr/scientia/blog/110414/bicep2-cosmologie-espace-temps-matiere-sombre-i: BICEP2, Cosmologie, espace-temps, matière sombre… (I)

blogs.mediapart.fr/cosmologie/blog/100215/planck-bicep2-et-lespace-temps-iiPlanck, BICEP2 et l’espace-temps (II)

public.planck.fr/resultats/207-geometrie-de-l-espace-et-contenu-de-notre-universMission Planck -Géométrie de l’espace et contenu de notre Univers

cortecs.org/cours/cours-le-brouet-science-a-religion-degre-0-de-lepistemologie-cas-hawking-bogdanov-etc/ Science & religion – Cas Hawking, Bogdanoff, etc. 12/10 2010  Richard Monvoisin

fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A8le_de_Hartle-Hawking: Lmodèle de Hartle-Hawking, nommé d’après James Hartle et Stephen Hawking (aussi appelé modèle d’Univers sans bord), est une proposition concernant l’état de l’univers avant l’ère de Planck. C’est une fonction d’onde de l’Univers calculée à partir de l’intégrale de chemin de Feynman

fr.wikipedia.org/wiki/Spectrom%C3%A8tre_magn%C3%A9tique_Alpha: spectromètre magnétique alpha : caractériser les particules et antiparticules des rayons cosmiques.

trustmyscience.com/stephen-hawking-pourquoi-son-dernier-article-n-est-pas-revolutionnaire/ L’univers sans bord : le modèle de Hartle-Hawking

Cet article est consacré à quelques note et commentaires sur ma lecture du livre:


Pages 15 à 28: Introduction page 25: le mystère du satellite planck: Le 21 mars 2013, au siège de l’ESA, George Efstathiou,  l’un des membres les plus influents de la mission Planck, (fr.euronews.com/2013/03/21/le-satellite-europeen-planck-perce-certains-mysteres-du-big-bang) a déclaré: « il  est possible que l’univers ait connu une phase avant le big bang« .

Page 26: Marc Kamionkowski (en.wikipedia.org/wiki/Marc_Kamionkowski): Il n’est plus complètement fou de se demander ce qui s’est passé avant le big bang   https://media.caltech.edu/press_releases/13218

Page 26: Sean Caroll (https://www.amazon.com/Eternity-Here-Quest-Ultimate-Theory/dp/0452296544): Les scientifiques pensent de plus en plus sérieusement que le big bang n’est pas vraiment le commencement, mais juste une phase que traverse l’univers (2010).

Page 26: Penrose en 2010 que s’est-il passé avant le big bang? puis en https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/cosmologie-preuve-avant-big-bang-roger-penrose-rayonnement-fossile-26213/ Roger Penrose pense avoir trouvé une preuve de2018:  son modèle de « cosmologie cyclique conforme ». Des « points Hawking » seraient visibles dans le rayonnement fossile, témoignant de l’évaporation de trous noirs supermassifs survenue avant le Big Bang, dans un monde qui aurait précédé le nôtre. [https://arxiv.org/abs/1808.01740 Preuve apparente de points de Hawking dans le ciel CMB]

Page 27: 25 mars 2013: sciencepresse.qc.caet les anomalies pourrait-il s’agir du résidu de quelque chose survenu « avant » le big bang? (auparavant impensable, voir condamnable)https://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2013/03/25

Pages 29 à 42: chapitre 1 Le Big Bang a-t-il laissé une trave dans le ciel?

Page 29: . Les 4 mousquetaires, élèves de Alexander Friedmann:  Georges GamowLev LandauMatveï BronsteinDmitri Ivanenko

Page 38: Article de Gamow 1946 Phys. Rev., 70 572 –Expanding Universe and the Orifin of Elements puis, voir https://cosmology.education/nucleosynthese-primordiale-1/#! :

  • 1946 : Gamow propose un mécanisme de formation des noyaux atomiques aux premiers stades d’un Univers en expansion
  • 1948 : Ralph Alpher et Robert Herman suggèrent un rayonnement fossile émis au découplage de la lumière et de la matière dans le cadre du modèle du Big Bang (7 degrés au lieu des 2.7 degrés constatés aujourd’hui). 
  • 1953 : Alpher, Herman et Follin décrivent précisément l’état d’un Univers en Big Bang à partir de l’instant ou sa densité est telle qu’il peut être décrit par la physique connue
    Georges Gamow dans astrosurf.comla création de l’univers

Pages 43 à 53 chapitre 2 -sur la piste de la première lumière

Piotr Kapista est parvenu au péril de sa vie à défendre ses collègues L.D. Landau et V.A. Fock, leur épargnant une mort certaine dans les prisons staliniennes. Il est lauréat de la moitié du prix Nobel de physique de 1978 (l’autre moitié a été remise à Arno Allan Penzias et à Robert Woodrow Wilson.

Doroshkevich précisait que ce rayonnement devrait être mesurable expérimentalement[3] [4]Cela a été fait avec le satellite prognoz 9 en 1983. Le signal de ce rayonnement avait été découvert expérimentalement par TA Shmaonov en 1957, mais son travail avait été oublié, même en Union soviétique, à l’époque du travail de Doroshkevich et de Novikov. Leur propre travail, également, est resté inconnu dans l’ouest jusqu’à ce que le signal soit redécouvert par Arno Penzias et Robert Wilson en 1965[4] [5]  (Voir plus loin avec les pages 55 à 59). On peut lire dans l’article de Doroshkevich et  Novikov: « Selon la théorie de Gamow, il devrait être possible aujourd’hui d’observer une radiation de planck en équilibre à une température de 1 à 10 degrés K (c’est à dire un spectre de corps noir). Mais comment la détecter? Ils donnent la réponse: « dans le new Jersey vers Crawford Hill; il y a là le super-détecteur des laboratoires Bell« . Mais on était en URSS et Zeldovitch qui aurait peut-être pu leur obtenir une autorisation pensait que c’était trop tard et que d’autres auraient détecté cette fameuse radiation alors personne ne semblait avoir lu l’article à l’ouest, même Robert Dicke, à Princetown, et personne n’a réalisé non plus à l’ouest que l’antenne des laboratoires Bell pouvait faire l’affaire ou ont mis le bruit que certains avaient remarqué sur le compte d’un quelconque parasite. C’était un an avant que Arno Allan Penzias et Robert Woodrow Wilson découvrent le rayonnement de fond cosmique à micro-ondes (CMB), cette équipe soviétique avait donc prédit son existence et son mesurabilité.

[Iakov Zeldovitch découvrit avec Igor Novikov et Andreï Dorochkevitch les premiers indices qu’un trou noir n’a pas de cheveux. Il proposa avec Igor Novikov les méthodes astronomiques de recherche des trous noirs dans notre Galaxie, qui semblent finalement avoir réussi. Il proposa indépendamment de Salpeter que des trous noirs supermassifs fournissent leur énergie aux quasars et aux radiogalaxies. Il eut l’idée que les lois de la mécanique quantique pourraient permettre aux trous noirs en rotation de rayonner et de ralentir, et prouva avec Alexeï Starobinski qu’il en est ainsi. Mais il s’opposa à la preuve de Stephen Hawking que même des trous noirs qui ne tournent pas peuvent rayonner et s’évaporer].


Pages 55 à 59 chapitre 3 Le bruit du big bang. Arno Penzias et Robert Wilson (1965) et la La découverte du rayonnement de fond cosmologique (qui vient d’avoir 50 ans).

Rappelons ici ce qu dit Brian Greene dans la « vérité cachée » en pages 73 à 75. Au début des années 1960, deux physiciens de Princetown, qui n’avaient jamais entendu parler des travaux de Gamow et de ses collègues soviétiques, Robert Dicke et Jim Peebles, suivirent un raisonnement semblable et comprirent que l’héritage du big bang devrait se voir dans dans un fond de rayonnement ubiquitaire imprégnant tout l’espace. Pendant que Dicke et Peebles faisaient leurs calculs, à moins de 50 km de Princetown, Penzias et Wilson étaient aux prises avec leur antenne. Coïncidence?>>> Dicke, ce physicien de génie imagine et réalise des dispositifs expérimentaux et entreprend des observations pour soumettre les théories fondamentales, en particulier la relativité générale, aux tests les plus raffinés. Avant d’évoquer ces travaux, rappelons qu’il construisit en 1964, avec ses étudiants P. James E. Peebles et David T. Wilkinson, une antenne radio sensible aux micro-ondes pour tester l’hypothèse de George Gamow selon laquelle un rayonnement universel intense dans ce domaine de fréquence serait la « signature » de la phase dense et chaude consécutive au big bang. Arno A. Penzias et Robert W. Wilson feront fortuitement cette observation un an plus tard. Tout commença par une conférence donnée par Peebles en février 1965 à l’université Jonhs Hopkins, à laquelle assista le radio-astronome Kenneth Turner, qui parla des résultats de Peebles à son collègue Bernard Burke, lequel se trouvait être en lien avec Penzias. Ayant eu vent des recherches menées à Princetown, l’équi pe des laboratoires Belle comprit que leur antenne avait une bonne raison de siffler: elle avait capté lr rayonnement micro-onde du fond de rayonnement cosmologique. La suite est connue, les deux équipes convinrent de publier en même temps leurs articles dans le prestigieux Astronomical Journal. Mais aucun des deux articles ne mentionnait les travaux antérieurs de Gamow, Alpher et Herman. Par contre, pour leur découverte, Penzias et Wilson reçurent le prix Nobel en 1978.

Gamow, Alpher et Herman, absolument consternés, ont dû se démener , les années suivantes, pour faire reconnaître leur travail. Ce n’est que très progressivement et après de nombreux débats, que la communauté des physiciens finit par rendre hommage à leur contribution dans cette découverte fondamentale.


Pages 61 à 67: chapitre 4 Le satellite rouge.

Page 62: Andrei Doroshkevich et Igor Novikov ont écrit: « les mesures (de préférence à partir d’un satellite artificiel) vont nous aider à à savoir si la théorie de Gamow est correcte ou pas ». Zeldovitch se dit, bien sûr ils ont raison. A ce moment russes et américains sont encore au coude à coude dans la conquête spatiale. 

Page 63: Deux astrophysiciens américains franchissent une nouvelle étape en 1967Rainer K Sachs et  Arthur Wolfe, qui prédisent que « d’un point à un autre du rayonnement fossile, on devrait détecter des différences de température d’environ 0.1 degré » (voir aussi l’article et l’effet Sachs Wolfe).

Page 63:  Doroshkevich, A. G. (ou arxiv.org/), Zel’dovich, Y. B., & Syunyaev, R. A.

Fluctuations du rayonnement de fond micro-ondes dans les théories adiabatiques et entropiques de la formation de galaxies. Pour eux, (1977), les fluctuations du rayonnement pourraient être à l’origine de la formation des galaxies.

Page 64: Mais il faut vérifier si tout cela est vrai. Le 1er juillet 1983 les russes lancent le satellite prognoz 9 qui contient un capteur Relikt 1 (relique): voir A A KlypinM V Sazhin  (document)D P skulachevI A Strukov. Il fournit la première image du rayonnement fossile 30 ans avant Planck. Le soviétiques donnent une limite supérieure à ces incontestables anisotropies du fond diffus cosmologique. (Nouvelles limites sur l’anisotropie de fond des micro-ondes aux petites échelles angulaires)

page 65: 3 mois avant la conférence de Smoot et les résultats de COBE, en janvier 1992, A Klypin et d’autre inconnus soviétiques qui le resteront à jamais, publient leurs nouvelles analyses. Dans un nouvel article publié le 1 septembre 1992, (l’article en .pdfKlypinskulachev et Strukov  vont jusqu’à préciser que ces variations de température d’un point à un autre sont de l’ordre d’un dix millième de degré. Résultat remarquable pour l’époque!

Ainsi les astrophysiciens russes avaient étudié le rayonnement fossiles avec les satellites de type prognoz et la sonde Relikt 1. La sonde Relikt 2, qui devait lui succéder a été abandonnée faute de moyens et … suite de la chute du communisme soviétique.

Page 67: La NASA a repris la main avec le lancement de COBE en 1989 dont George Fitzgerald Smoot dira « c’est comme voir le visage de Dieu« . Puis c’est au tour de WMAP et de Planck,(public.planck.fr) 1 000 fois plus précis que COBE.

Page 69 à 77 chapitre 5: Qu’est-ce que la première lumière?

Page 70: Regardons de plus près l’image du ciel d’autrefois que Planck a ramené de son long voyage.

Première surprise. Il n’y a que quelques millionièmes de degrés de différence entre le chaux et le froid. Quelque chose de mystérieux semble inscrit dans cette lueur à l’aube cosmique. Georges Smoot n’a pas hésité dans la revue science du 15 août 1997 à comparer à ‘l’écriture manuscrite de Dieu ».

On retrouve cette référence dans le site mondedemain.org/brochures/le-dieu-reel-preuves-et-promesses/content: dans la revue Science [chapitre PREUVE 1, LA CRÉATION NÉCESSITE UN CRÉATEUR], L’astrophysicien américain George Smoot a parlé de la radiation du bruit de fond comme étant « l’écriture manuscrite de Dieu » (Science, 15 août 1997, page 890 (science et dieu…)

Que pouvons-nous déchiffrer et qu’allons-nous en faire? Smoot répond: « remonter en arrière jusqu’à la création, regarder l’apparition de l’espace et du temps, de l’univers et de tout ce qu’il y a dedans, mais aussi voir l’empreinte de celui qui a fait tout ça ».

Page 71: Cela résonne en écho à la phrase prononcée par Einstein 3/4 de siècle plus tôt, citée par George Sylvester Viereck dans Glimpses of the Great: « Nous sommes dans la position d’un petit enfant entrant dans une immense bibliothèque […] L’enfant que quelqu’un a écrit ces livres. Mais il ne sait pas qui ni comment. Et il ne comprend pas la langue dans laquelle ils sont écrits« . Finalement il conclut: « Telle est je crois, l’attitude de l’esprit humain, même le plus grand et le plus cultivé, face à Dieu« . Page 71/72: Pourtant, le 21 mars 2013 Max Texmark a confié à Dennis Overbye (new-york times): « L’Univers essaie de nous dire quelque chose »:   https://www.nytimes.com/2013/03/22/science/space/planck-satellite-shows-image-of-infant-universe.html?_r=0  (Universe as an Infant: Fatter Than Expected and Kind of Lumpy:

L’univers du nourrisson: plus gros que prévu et genre de boss L ‘)

Pages 79 à 93: chapitre 6 Quand l’univers a t-il commencé?

Pages 80 à 82. C’est avec Ludwig Boltzmann que la question s’est véritablement posée avec l’irréversibilité du temps  et sa flèche (apparence et illusion?) et l’entropie. L’entropie va en augmentant à mesure que le temps passe. Pourquoi n’en n’irait-il pas de même pour l’Univers entier? Si l’Univers perd de l’énergie, c’est que son entropie augmente. Et dans ce cas; cela veut dire que si l’on remonte très loin dans le passé, l’énergie a nécessairement été plus élevée, et l’entropie plus faible… Mais alors, ne peut-on supposer que l’Univers a eu un commencement? Un début à très haute énergie? En fait, Boltzmann vient de frôler le big bang. Mais il est trop tôt, même Einstein s’est embourbé dans l’éternité en croyant l’Univers immuable.

Friedmann pages 84 à 88. Alexandre Friedmann (1888 1925) est l’un des trois « pères » de l’expansion de l’univers, avec Georges Lemaître et George Gamow, un de ses élèves (voir la métrique de Friedmann-Lemaître-Robertson-Walker). Les équations de Friedmann, décrivent la dynamique de l’expansion de l’Univers dans le cas où celui-ci serait homogène et isotrope.  Pas besoin de la constante cosmologique puisque contrairement à Einstein, il affirme que l’Univers n’est pas statique. Il est mort accidentellement en sept 1925 après un vol en ballon stratosphérique à des fins d’observations météorologiques et médicales, durant lequel est battu le record d’altitude (7 400 mètres). Deux mois plus tard, il décède subitement des suites d’une fièvre typhoïde. Georges Gamow a pensé, d’après les Bogdanov qu’il aurait pu être victime d’un attentat par les bolcheviques, outrés qu’il ait pu soutenir que le cosmos et la matière n’étaient pas éternels.

Pages 88 à 91: Mais George Gamow, son élève, prend la relève.avec Ralph Alpher et Hans Bethe. Il montre que les éléments légers (H, He) n’ont pu être fabriqués qu’à la naissance de l’Univers, quand la température était très élevée, Voir article αβγ. Puis dans la foulée, il publie l’article the evolution of the universe où il estime l’âge de l’Univers à plusieurs milliards d’années. Voir aussi: 1948: découverte du bog bang chaud et Ralph A Alpher, George Antonovich Gamow, and the Prediction of the Cosmic Microwave Background Radiation.

pages 95 à 104: chapitre 7 quel âge a l’Univers?

Page 96: Dès 1912, soit 15 ans avant Hubble, Vesto Slipher  fut le premier à observer le décalage des raies spectrales des galaxies, découvrant ainsi le décalage vers le rouge des galaxies Qu’on attribue souvent de manière erronée à Edwin HubbleIl fut à l’origine du recrutement de Clyde Tombaugh et supervisa les recherches qui conduisirent à la découverte de Pluton Ces mesures et leur signification furent comprises avant 1917 par James Edward Keeler (Lick & Allegheny), Vesto Melvin Slipher (Lowell) et le professeur William Wallace Campbell (Lick) dans d’autres observatoires. C’est seulement en 1929 que Edwin Hubble et Humason formulèrent la loi empirique reliant le décalage vers le rouge et la distance des galaxies, actuellement appelée simplement la loi de Hubble,

Page 102: L’univers avant le big bang? les pionniers de l’Univers-informationCharles Henri BennettSeth LlyodSephen Wolfram [Mathematica], Dadid deutschPeter Shor (voir calculateur quantique) sont les successeurs de Leibniz, qui a avancé, 3 siècles avant eux, l’hypothèse hardie que « le fond de la réalité ne serait pas composé de particules matérielles , mais de cette chose tout autre, immatérielle, qu’est l’information. [voir philippe guillemant,  Un univers d’informations et agoravox.fr, information réalité fondamentale?  L’information quantique et le secret de l’Univers]


Pages 105 à 129 chapitre 8: l’Univers est-il rond?

https://www.dailymotion.com/video/x2ldies : De Poincaré à Perelman : une épopée mathématique du XXe siècle, par Gérard Besson, Institut Fourier, Grenoble

http://eljjdx.canalblog.com/archives/2018/12/16/36987997.html (la conjecture de Poincaré, solution, commentaire)

futura-sciences.com/Planck devant une image du CMB.


Page 106:
 le premier a avoir soulevé la question concernant la topologie de la Terre est Bernhard Riemann. Page 107: il présente devant ses pairs son mémoire d’habilitation (extrêmement difficile) que lui a choisi Carl Friedrich GaussPage 108: Il présente l’hypersphère à 3 dimensions qui servira de modèle à Einstein et dont Max Born dira:que « c’est l’une des plus grandes idées sur la nature du monde qui ait jamais été conçue ». Page 109: Une deuxième idée de Riemann est que rien n’empêche la sphère qui représente l’Univers de changer de rayon! Il parle représentation possible de l’espace-temps en expansion (avec 100 ans d’avance). Page 110/111: Que nous dit-on sur la forme de l’Univers? Que l’espace à  dimensions est plat, ce qui prend le contre-pied des idées de Riemann et d’Einstein. Sur le site de Planck, on peut lire: « Le modèle utilisé ici est le modèle de concordance qui suppose un espace plat. Si on recommence l’exercice d’ajustements des paramètres cosmologiques en ajoutant un paramètre de courbure, on constate que notre espace doit être justement plat (ce qui n’a rien à voir avec sa forme mais signifie que sa géométrie est euclidienne). L’hypothèse est précisément vérifiée puisqu’on mesure un paramètre de courbure compris entre -0.01 et +0.01.

« Quant à la géométrie, l’espace est plus plat que jamais. » Mais disent les Bogdanov, la réalité des chiffres, celle des données exploitables conduisent à une interprétation différente du discours officiel. Elle prend le contre-pied de ce que martèlent depuis 2013 les équipes du satellite Planck: l’espace à 3 dimensions, selon les Bogdanov, ne peut pas être rigoureusement, exactement plat. Cela semble aussi déraisonnable que d’affirmer que la Terre est plate.

Pages 112 à 118: La forme de l’Universdensité et densité critique. Que disent WMAP et Planck? Pour que l’espace à 3 dimensions soit exactement plat, comme les commentateurs l’affirment, il faudrait que le paramètre densité soit = 1 (le paramètre de densité est défini comme étant le rapport de la densité d’énergie correspondant à la densité critique d’énergie. Ce paramètre est noté avec la lettre grecque \Omega  et est donc défini par {\displaystyle \Omega \equiv {\frac {\rho }{\rho _{\rm {c}}}}}.). Est ce la cas? Non. Les frères Boddanov citent le résultat de 9 ans d’observations WMAP: https://arxiv.org/abs/1212.5226 (https://arxiv.org/pdf/121 2.5226.pdf). Dans la table 1, on voit que le paramètre densité n’est pas égal à 1 mais à 1.037.

Et qu’en dit le satellite Planck? Voir résultats 22 mars 2013:   https://arxiv.org/abs/1303.5076  (https://arxiv.org/pdf/1303.5076.pdf): l’espace à 3 dimensions n’est pas plat, mais comporte une légère courbure.

Et en France? (page 116). Sur le site du laboratoire « astroparticule et cosmologie » de l’université Paris-7, on peut lire: « Sur les plus grandes échelles (de l’ordre de 60° sur le ciel) les fluctuations de température observées, tant par COBE que par WMAP, sont plus faibles que prévues. Il est possible de ce soit juste un effet de variance cosmique, c’est-à-dire qu’il n’y a pas assez de zones de cette taille dans le ciel pour fournir un échantillon statistiquement significatif. Il pourrait alors simplement s’agir d’un hasard, une fluctuation statistique sans signification particulière. Mais plusieurs équipes y ont vu une indication d’une taille finie de l’univers. La position du premier pic acoustique est compatible avec un univers spatialement plat (courbure Omega_k=0), mais la valeur préférée par l’ajustement est en fait légèrement positive (Omega_k=0.02±0.02), donnant un univers fermé mais de taille nettement plus grande que la partie visible de l’univers (l’intérieur de l’horizon).   https://www.apc.univ-paris7.fr/APC_CS/fr/le-fond-diffus-cosmologique-cmb

D’un espace plat, on est donc irrésistiblement ramené à un espace à courbure >0, c’est à dire un espace fermé… Déjà, le 17 sept 2004, les frères Bogdanov avaient demandé à Georges Ellis, si les résultats de WMAP étaient bien en faveur d’un espace à courbure >0. La réponse par mail a été « Oui c’est correct, quoique beaucoup de gens résistent à cela. » Il a coécrit l’ouvrage intitulé The Large Scale Structure of Space-Time avec Stephen Hawking).

Récapitulons, Pages 118 à 121: La courbure >0  de l’espace à 3 dimensions implique que l’Univers est nécessairement « fermé »; un peu comme la Terre est fermée sur elle-même. Mais quelle est la topologie de cet espace fermé on dit « compact » (compacité)? Revenons à une caractéristique de notre espace. Il ne présente nulle part de déchirures, il est lisse et sans trous (sans failles de l’espace-temps). On dit qu’il est simplement connexe. Matts Roos, dans Introduction à la cosmologie, rappelle, à la page 264, sans états d’âme, pour citer les Bogdanov, que « notre Univers est simplement connexe. » La notion de simple connexité raffine celle de connexité : là où un espace connexe est simplement « d’un seul tenant », un espace simplement connexe est de plus sans « trou » ni « poignée ».

Page 119: Dans l’article de mars 2013 (https://arxiv.org/abs/1303.5076) relatif à la topologie de l’Univers, les quelques deux cent signataires sont d’accord pour dire: « Les modèles d’espace-temps les plus simples sont globalement isotropes et simplement connexes ».   (http://planck.caltech.edu/pub/2013results/Planck_2013_results_26.pdf: « Thus marginalized, the limits on the radius Ri of the largest sphere inscribed in topological domain (at log-likelihood-ratio ∆lnL > −5 relative to a simply-connected flat Planck best-fit model) are: in a flat Universe, Ri > 0.92χrec for the T3 cubic torus; Ri > 0.71χrec for the T2 chimney; Ri > 0.50χrec for the T1 slab; and in a positively curved Universe, Ri > 1.03χrec for the dodecahedral space; Ri > 1.0χrec for the truncated cube; and Ri > 0.89χrec for the octahedral space. The limit for the T3 cubic torus from the matched-circles search is, consistently, Ri > 0.94χrec at 99 % confidence level. »

Page 120: Selon les Bogdanov, il est tout aussi raisonnable de penser que notre Univers n’a pas de bord (cf le modeèle de Hartle Hawking qui propose par ailleurs «L’univers est né sans Dieu»).

Que peut-on tirer de tout cela? Que vraisemblablement notre espace à 3 dimensions est un espace fermé sans bord et simplement connexe (c »est à dire sans trous). Alors, quelle est la seule forme possible?

Page 120: C’est une réponse fascinante, nous disent les Bogdanov, qui représente un des plus hauts sommets des Mathématiques. Elle a été donnée par Poincaré et sera examinée dans les pages suivantes. Il faut ici rappeler que la sphère à 3 dimensions est le modèle adopté par Riemann et Einstein, ce qui incite à penser que le choix de la sphère est « le bon »?

Page 121/122: La conjecture de Poincaré. C’était une conjecture mathématique du domaine de la topologie algébrique portant sur la caractérisation d’une variété particulière, la sphère de dimension trois ; elle fut démontrée en 2003 par le Russe Grigori Perelman. On peut ainsi également l’appeler « théorème de Perelman ».Elle dit: »Un espace à 3 dimensions, fermé, sans bords et simplement connexe est nécessairement une sphère à 3 dimensions.

Pages 122 à 125: La légende de Grigory Parelman. Le mystérieux mathématicien vit reclus en compagnie de sa vieille mère à Saint Pétersbourg, non loin des quartiers dans lesquels Friedmann aimait à se promener en compagnie de son turbulent élève, Georges Gamow. Il se révèle vite un prodige. En 1982, à l’âge de 16 ans, le voilà médaille d’or des Olympiades internationales de mathématiques avec le score de 42/42. Il soutient sa thèse à 24 ans et se lance à corps perdu dans des travaux vertigineux avec alexandre alexandrov, un autre géant des mathématiques. qui a passé sa thèse sous la direction de Vladimir Fock, lui-même élève, avec Gamow, du grand Friedmann. Mais, dès 1995, il commence à battre en retraite face aux honneurs, alors que Princetown et Stanford lui font des offres à prix d’or. Il préfère retourner dans son pays natal, la Russie, refuse tout en bloc, puis c’est le silence. il ne publie plus rien pendant 7 ans.  Jusqu’au jour où, en 2006, il pose sur   arXiv (https://arxiv.org/pdf/math/0610903.pdf) un court article de 39 pages. C’est la conjecture de Poincaré et sa preuve.

Page 126:  Depuis sa victoire spectaculaire, Perelman s’est s’est de nouveau muré dans le silence. En août 006,  il s’est vu offrir la médaille Fields et dans la foulée, le grand prix de d’un million d’euros de la Fondation Clay en 2010. Inébranlable et irascible, le Russe a haussé les épaules et claqué la porte à toutes les récompenses , à toutes les offres, argent et voyages compris. Et bien entendu, pas question d’interviews. L »énigmatique mathématicien proclame qu’il n’a besoin de rien…Il semble aujourd’hui, que tel Rimbaud renonçant à la poésie pour toujours, Perelman ait tourné à jamais le dos aux mathématiques. Quand à la sphère à 3 dimensions, elle nous apparaît désormais, en citant frères Bogdanov, comme « l’objet le plus naturel et le plus pur de tout l’Univers ».

Page 127: Mais ici, il faut attention! Contrairement à la sphère à 3 dimensions imaginée par Einstein, dans l’approche des Bogdanov, L’hypersphère représentant l’Univers n’est pas fixe. Pourquoi? Parce que, tout comme un ballon, qui est une sphère à deux dimensions, est le bord d’un espace à trois dimensions, notre sphère à trois dimensions est le bord de l’espace-temps, qui lui, a quatre quatre dimensions. Cela signifie que cette autre dimension ne peut être autre chose … que le temps. Et c’est pour cette raison qu’à chaque instant, la sphère tridimensionnelle représentant notre espace de tous les jours change inéluctablement de rayon. Ceci permet de comprendre pourquoi notre Univers est en expansion.

Page 128: Remarque: un modèle fermé concurrent évoquant cette cette sorte de « sphère à facettes ». est ce qu’on appelle le « dodécaèdre« . « L’Univers est-il fini, illusoire, conforme à l’espace dodécaédrique de Poincaré ? »:   C’est l’hypothèse que soutient l’astrophysicien J.-P. Luminet.[3] (voir dans le chap. III -L’Espace dodécaédrique de Poincaré ‘Une hypothèse sur la forme globale de l’Univers ». Ce modèle (voir aussi irfu.cea.fr) est défendu depuis des années par un petit groupe en France: « Se fondant sur la possibilité que l’espace ait une courbure positive, et en calculant certains modes vibrationnels de l’espace pour simuler le spectre de puissance, certains auteurs de la présente étude [réf. 2] avaient déjà proposé en octobre 2003 que la topologie multi-connexe de l’espace dodécaédrique de Poincaré (PDS, figure 1) était favorisée par les données de WMAP, au détriment de l’espace simplement connexe, plat et infini stipulé par le modèle de concordance. […] Vivons-nous réellement dans un espace dodécaédrique de Poincaré ? Des contraintes expérimentales futures pour ou contre le modèle seront certainement nécessaires, mais les indices en faveur d’un signal topologique PDS dans les données WMAP s’accumulent. Pour faire avancer le débat, les futures données du satellite européen Planck Surveyor (lancement prévu en juillet 2008) sont attendues avec impatience. »

Mais il semble, selon les Bogdanov que ce  modèle soit peu réaliste et se trouve aujourd’hui disqualifié par les observations, celles de Planck en particulier. Il affirme, de façon arbitraire , que notre espace est multiconnexe et il n’a été décelé dans le rayonnement fossile ni la trace des facettes, ni celles des cercles tant espérées par les auteurs de ce modèle. A suivre donc! (le blog de Jean-Pierre Luminet).

Si jusqu’ici, la balance semblait pencher vers un Univers plat, c’est que la courbure de la sphère susceptible de représenter l’espace à trois dimensions est infime. Et, en raison de son expansion, le rayon présumé de notre Univers observable est d’environ 50 milliards d’années-lumière. Nous sommes bel et bien dans un Univers presque plat, mais pas exactement plat. La conclusion est donc sans détour:  « Si nous prenions la route droit devant nous, au terme d’immense cercle, nous finirions par revenir à notre point de départ. » Mais il est impossible de visualiser la forme de cet Univers rond. Au lieu d’être, comme la Terre, une surface à deux dimensions courbée dans la troisième dimension, (Il faut préciser que l’intérieur de la sphère ne fait pas partie de la sphère), notre espace ordinaire (l’Univers) doit être vue comme une surface à trois dimensions courbée dans une quatrième dimension. Autrement dit, nous existons non pas sur, mais dans la surface à trois dimensions de la sphère. D’où l’impossibilité de la voir depuis l’extérieur. Mais la conclusion qui semble solidement établie, c’est que de même que la Terre est ronde, l’Univers tout entier est rond. Comme on l’a vu en page 120, La position du premier pic acoustique est compatible avec un univers spatialement plat (courbure Omega_k=0), mais la valeur préférée par l’ajustement est en fait légèrement positive (Omega_k=0.02±0.02), donnant un univers fermé mais de taille nettement plus grande que la partie visible de l’univers (l’intérieur de l’horizon).

Pages 131 à 146: chapitre 9: l’Univers est-il né par hasard?

Page 132George Smoot a dit dans « Wrinkles in Time« : « Le big bang, l’événement le plus cataclysmique que nous puissions imaginer, à y regarder de plus près, apparaît finement orchestré« .

[Résumé: Le 23 avril 1992, une équipe scientifique dirigée par l’astrophysicien George Smoot a annoncé qu’elle avait trouvé les « graines » primordiales à partir desquelles l’univers s’est développé. Ils ont analysé les données recueillies par le satellite Cosmic Background Explorer de la NASA et ont découvert les plus anciens objets connus de l’univers, appelés « rides » dans le temps – découvrant ainsi une pièce manquante attendue depuis longtemps dans le Big Bang.modèle. Dans ce livre, Smoot raconte l’histoire remarquable de sa quête du Saint Graal des cosmologues. Sa quête des germes de structure dans l’univers a duré environ vingt ans. Le livre retrace le parcours du combattant de la découverte. Dans le livre, Smoot décrit l’aventure et, tout au long de son parcours, il met le lecteur au courant de la cosmologie, en présentant brièvement certaines notions et découvertes importantes en physique et en cosmologie . La recherche dans le livre a finalement permis à Smoot de remporter le prix Nobel de physique 2006 , et le livre a été réimprimé en 2007 en raison du nouvel intérêt suscité par le prix. Sur la couverture de la réimpression, le physicien théoricien Stephen Hawking appelle les observations de Smoot dans le livre « la découverte scientifique du siècle, sinon de tous les temps« ].

La notion d’ajustement fin (fine tuning en anglais) désigne la situation où un certain nombre de paramètres doivent avoir une valeur très précise pour pouvoir rendre compte de tel ou tel phénomène observé.https://fr.wikipedia.org/wiki/Ajustement_fin_de_l%27univers

http://www.astronomes.com/le-big-bang/constante-fondamentaleLe réglage des constantes fondamentales

Qu’est-ce que l’ajustement fin de l’univers et en quoi pointe-t-il vers Dieu ?https://www.scienceetfoi.com/ressources/ajustement-fin-univers-dieu/]

Voir dans l’article de mon blog: monblogdereflexions.blogspot.com/2015/10/the-reference-frame-l-equation-bogdanov.html#.XcrikFdKj4Y au chapitre 1-3) Les constantes universelles, le hasard, la création? Dans le site .s4cministry.org, Le physicien théoricien Alexander Polyakov écrit (voir  I.1.2 Quelques considérations des scientifiques sur l’origine de l’Univers et la personne de Dieu): « Nous savons que la nature est décrite par la meilleure des mathématique possibles, parce que Dieu l’a crée. C’est peut-être pour cela que le coeur d’une rose ou un magnifique coucher de soleil donnent parfois la sensation furtive qu’un ordre, une intelligence insaisissable et bienveillante est bel et bien là…mais l’instant d’après, cette certitude s’évanouit ». A. Einstein a confié à P. Dirac, lui aussi troublé par l’ajustement des constantes universelles, que les valeurs de celles-ci n’étaient pas distribuées au hasard et sans doute poussé par cette conviction il a dit: « je veux savoir comment Dieu a créé le monde. Je ne suis pas intéressé par tel ou tel phénomène, je veux connaître la pensée de Dieu, le reste n’est que détail ».

« Est- ce un hasard? », c’est le dernier mot choisi par S. Hawking pour clore sa « brève histoire du temps« . Il se demande entre autre pourquoi l’univers existe. Sa réponse a de quoi surprendre: « Si nous trouvons la réponse à cette question, ce sera le triomphe ultime de la raison humaine. A ce moment nous connaîtrons la « pensée de Dieu ». Cela pourrait bien devenir l’horizon de la recherche scientifique au 21ème siècle, comme l’affirme F. Dyson à J. Peeble à Prince town: « Le défi est bien de lire la pensée de Dieu afin de savoir pourquoi l’univers existe, pourquoi il est tel qu’il est, pourquoi y a t-il quelque chose plutôt que rien, pourquoi le monde a-t-il été créé »?

M. Planck a aussi déclaré: « Toute la matière trouve son origine et existe seulement en vertu d’une force…nous devons supposer derrière cette force l’existence d’un esprit conscient et intelligent! » et si on suit S. Hawking, peut-être même la présence d’un être « responsable des lois de la physique avant le big bang ». R. Penrose précise: « C’est une création à partir de rien. L’apparition à partir de rien de notre univers ». D’où l’enthousiasme de G. Smoot face à l’éclair primordial: « c’est vraiment remonter en arrière jusqu’à la création, regarder l’apparition de l’espace et du temps, de l’univers et de tout ce qu’il y a dedans, mais aussi de voir l’empreinte de celui qui a fait tout ça ». La science de l’information commence à nous dire que le monde de l’énergie et de matière repose sur un autre monde invisible mais déterminant, celui de l’information; un peu comme le monde du vivant obéit au code génétique. Est ce que désigne G. Smoot lorsqu’il lance à propos de l’univers: « Son évolution est inscrite dans ses débuts, une sorte d’ADN cosmique si on veut ».

De plus, comme on peut le voir dans wikistrike.com, de plus en plus de scientifiques croient en Dieu ou sont à la recherche de Dieu souvent pour démontrer son inexistence comme Victor J. Stenger dans Dieu, l’hypothèse erronée Comment la science prouve que Dieu n’existe pas (athéisme)

Dans mon article 12, au chapitre 2 (La renaissance du temps, mes précédents articles), j’ai rappelé un contenu de  mon article 9 qui débuté avec une synthèse effectuée par le DrGoulu du chapitre 16 (vie et mort de l’univers) du livre de Lee Smolin: « La vision intemporelle de la physique basée sur le paradigme de Newton a montré son impuissance face aux questions les plus basiques de l’univers : pourquoi est-il intéressant (…) au point que des créatures comme nous puissions y être et nous en émerveiller ? Mais si nous adoptons la réalité du temps, nous rendons possible une physique asymétrique par rapport au temps dans laquelle l’univers peut naturellement faire évoluer de la complexité et de la structure. Et ainsi nous évitons le paradoxe d’un univers improbable ».

Après avoir étudié au chapitre 3-2 (de cet article 9) la physique moderne et la thermodynamique, il s’est posée (au chapitres 3-3) la question: « notre univers est-il en équilibre« ? La réponse étant négative nous avons examiné au chapitre 3-4 la question de la flèche du temps et le problème qu’elle pose (son illusion?). Puis nous avons effectué au chapitre 3-5) un retour à la question qui a été à l’origine de la réflexion de Lee Smolin: le temps est-il fondamental? Est-il asymétrique? En effet, si nous avons besoin de conditions initiales asymétriques pour expliquer notre univers alors que les lois de la nature sont temporellement symétriques, cela n’affaiblit-il pas l’argument en faveur d’un temps irréel, qui n’existe pas, comme le présente la cosmologie moderne (Carlo Rovelli dit: « il faut oublier le temps« )? Au chapitre 5 nous avons réexaminé une réflexion qui est présente dans notre questionnement depuis le début du livre de Lee Smolin (et donc dans mes articles): Pouvons-nous dire de notre univers qu’il est improbable (en raison de l’ajustement fin qui réfère à l’étonnante précision des constantes physiques de la nature et de l’état premier de l’Univers)? En effet, pour expliquer l’état présent de l’univers, même la meilleure théorie scientifique suppose que les constantes physiques de la nature et l’état premier de l’Univers aient des valeurs extrêmement précises. Pour Lee Smolin, la seule façon d’échapper à l’erreur cosmologique et au paradoxe d’un univers improbable est de baser l’explication de la complexité et du fait que l’univers a un richesse intéressante sur une physique qui soit temporellement asymétrique, qui rend de fait l’univers inévitable plutôt qu’improbable et d’adopter la réalité du temps.

Pages 133 à 136: La densité critique et son réglage presque « infiniment » précis. Gamow et Weinberg, dans « les 3 premières mn de l’Univers » ont calculé la densité moyenne 3 mn juste après la big bang et ont trouvé qu’elle correspondait à peu près à celle de l’eau 1 g/cm3. Ceci veut dire que que le rapport entre la densité moyenne et densité critique atteignait la valeur ultra-précise de 1.00000000000001, chiffra fantastiquement proche de 1.  Et plus on se rapproche du big bang, plus ce nombre Oméga se rapproche de 1 et à l’instant du big bang, il prend la valeur inconcevable de 1 suivi de 61 zéros. Le rapport entre densité moyenne et densité critique ne diffère alors de 1 qu’ la 62ème décimale. Ce qui fait que (d’après les frères Bogdanov), Smoot s’est exclamé: « Une valeur aussi proche de 1 ne peut pas être le fait du hasard et les gens raisonnables pensent que « quelque chose » oblige oméga à être égal à 1. Ce quelque chose pourrait être la constante cosmologique (qu’Einstein avait introduite « par erreur?). Ce serait lui qui « règle » la densité de l’Univers juste à la « bonne » valeur? Elle s’écrit 1, suivi de 119 zéros. Si elle avait été un tout petit plus grande, l’expansion aurait été trop rapide pour que les étoiles et les galaxies puissent se former. Et si elle avait été un tout petit peu plus petite, l’Univers, incapable de se dilater correctement, serait resté un tas de matière informe.

Nature et valeur de la constante cosmologique: luth.obspm.fr/~luthier/nottale/arAvLambda.pdf

Page 137 à 141: La première lumière est incroyablement ordonnée, la température est partout la même à quelques millionièmes de degré près. Cela signifie qu’elle est presque en état d’équilibre thermique. Mais les minuscules contrastes renferment un fantastique secret, comme on le verra plus loin. selon les frères Bogdanov. Mais d’abord, comment s’y prend-on pour découvrir que le comportement de cette première lumière n’est pas livré au hasard? En évaluant la complexité de Kolmogorov du Fond diffus cosmologique (la taille du plus petit algorithme (dans un certain langage de programmation fixé) qui engendre cet « objet »). Cet outil a été utilisé par Vahe Gurzadyan de l’université d’Erevan sur la première lumière:   arxiv.org/abs/astro-ph/9902133 ou en.pdf: arxiv.org/pdf/astro-ph/9902133.pdf  (Complexité de Kolmogorov, cartes de fond à hyperfréquences cosmiques et courbure de l’univers). Cette lumière, nous expliquent les frères Bogdanov a une faible complexité. Pourquoi? Ils expliquent que le physicien Sean Caroll, auteur de « De l’éternité à ici La quête de la théorie ultime du temps« , nous donne un début de réponse de bon sens: « La complexité de L’Univers primordial est basse, car il est très simple à décrire« .Sean Caroll est l’auteur de « Espace-temps et géométrie Une introduction à la relativité générale » et de conférences « Matière noire, énergie noire Le côté obscur de l’univers

Cette simplicité observée a une conséquence importante, qui a été mise en évidence par certains mathématiciens, en particulier par Gégory Chaitain [Chaitin fit d’importantes contributions à la théorie algorithmique de l’information. En particulier, il travailla à un nouveau théorème d’incomplétude similaire, par le raisonnement qui le sous-tend, au théorème d’incomplétude de Gödel. Il a défini la constante de Chaitin (aussi nommée Oméga de Chaitin), un nombre réel qui exprime la probabilité qu’un programme aléatoire s’arrête. Ce nombre possède des propriétés remarquables, à commencer par celle d’être défini sans ambiguïté, mais d’être non calculable.]En effet, lorsqu’un système comportant un grand nombre d’éléments a une faible complexité de Kolmogorov, cela signifie que les éléments caractérisant ce système ne sont pas distribués au hasard. Pour le Fond diffus cosmologiquecela veut dire que les minuscules écarts de température observés (de l’ordre de quelques millionièmes de degrés) et qui traduisent d’infimes variations de densité dans la matière naissante, ces écarts, qui ne sont pas distribués au hasard, semblent obéir à une sorte de « loi ». C’est (disent les Bogdanov), la conclusion à laquelle sont ramenés aujourd’hui (plus ou moins malgré eux), les scientifiques. Un exemple de ce point de vue dominant est fourni par Steve Carlip, professeur à l’université de Californie, connu pour ses contributions de l’Univers au moment du big bang. Il a été fasciné par les images de la première lumière obtenues par WMAP. Or, à ses yeux, il n’y a aucun doute possible: les « taches » représentant les régions chaudes et froides ne sont pas distribuées au hasard et leur modèle est prévisible et bien compris. voir newsgroups.derkeiler.com/Archive/Talk/talk.origins/2010-07/msg03973.html: […] 5. Nous comprenons assez bien le CMB. Quand on le regarde, on voit de petites variations dans son spectre,ce qui, comme je l’ai expliqué ci-dessus, provient de petites variations de densité. Ces variations ne sont pas aléatoires et leur schéma est prévisible et bien compris […] Lorsque nous regardons le CMB, c’est exactement ce que nous voyons. En particulier,nous observons un ensemble de corrélations bien défini entre les « points chauds » (provenant des « creux ») et les « points froids » (provenant des « crêtes »). La théorie ne prédit pas seulement quelques chiffres, mais une courbe assez élaborée, et les observations tombent pile sur cette courbe; voir la figure 1 du document WMAP http://arxiv.org/abs/1001.4635). Ce sont les fascinantes courbes prédites par la théorie du spectre du corps noir qui apparaissent dans l’état hors du commun et si ordonné de l’Univers dans son passé lointain que l’astrophysicien Richard Issaacman, l’un des responsables de l’analyse des données de COBE a  reconnues au coeur de cette première lumière et dont les Bogdanov rappellent l’émotion dans « Le visage de Dieu »: « J’ai senti que j’étais en train de regarder Dieu en face » a t-il confié quelque temps plus tard.

20minutes.fr/sciences

Pages 141 à 146: Anthony Zee et l’existence d’un code? Face à ce rayonnement cosmologique si bien ajusté, au millionième près, la tentation est grande d’y chercher l’existence d’un « code » permettant d’en déchiffrer le sens. Certains scientifiques (et non des moindres), vont même jusqu’à risquer l’idée qu’il y a un « message » dissimulé. Les frères Bogdanov parlent d’un « pas plutôt risqué, qu’il nous paraît dangereux de franchir. » C’est ce que n’a pas hésité à faire Anthony Zee, qui a été l’élève de deux « monuments de la science » au niveau mondial: l »académicien Sidney Coleman, de Harvard (voir ses notes sur arxiv.org/abs/1110.5013 ou en .pdf arxiv.org/pdf/1110.5013.pdf), et le lauréat de la médaille Fields, de Princeton, Edward WittenZee est l’auteur du magistral ouvrage Quantum Field Theory in a Nutshell. L’attention des frères Bogdanov a été attirée par son intérêt pour le temps imaginaire. Dans son livre Quantum Field Theory, il écrit: « Certains physiciens, moi y compris, sentent qu’il pourrait y avoir là quelque chose de profond, quelque chose que nous n’avons pas vraiment compris ». Zee et son collègue Stephen Hsu n’y vont pas par quatre chemins dans un article explosif  posté e  2005 sur arxiv.org/abs/physics/0510102  [soit en .pdf :  arxiv.org/pdf/physics/0510102.pdf ](message dans le ciel ), et publié l’année suivante dans les pages du prestigieux journal à comité de lecture Modern Physics Letters A: « Supposons qu’un être ou des êtres supérieurs aient créé l’Univers. Nous n’aborderons pas la question de savoir si oui ou non c’est probable, mais avançons simplement cette proposition.Supposons en outre qu’ils aient vraiment voulu nous informer que l’Univers a été créé intentionnellement. La question que nous posons est la suivante: comment pourraient-ils nous envoyer un message? Zee et Hsu répondent sans hésiter: Nous sommes convaincus que le support pour ce message est unique: ce ne pouvait être que le fond diffus cosmologique. Celui-ci constitue en effet un panneau d’affichage géant dans le ciel, visible par toutes les civilisations technologiquement avancées. Comme les différentes régions du ciel sont causalement déconnectées, seul l’Etre « présent au moment de la création » pouvait placer un message là-bas. »  Les frères Bogdanov n’incitent pas à prendre cet article pour le moins provoquant au pied de la lettre, en raison de son caractère excessif. même s’il a été cité plus de dix fois, dont trois citations dans des revues scientifiques à comité de lecture. En guise de bouclier, Zee et Hsu prennent la peine de souligner à l’encre rouge dans leur résumé de présentation: « Notre travail ne supporte pas le mouvement de l’Intelligent Design de quelque manière que ce soit. » Mais ce travail a le mérite de montrer que la science peut être une façon élégante, argumentée, de pousser la réflexion, toute la réflexion, vers ses frontières métaphysiques et il nous invite à réfléchir à ce que peut nous apporter le rayonnement fossile, une véritable mine d’informations, d’une richesse immense, quasi-inépuisable. C’est ce que qu’écrivent en toutes lettres les chercheurs du LABORATOIRE ASTROPARTICULE & COSMOLOGIE de l’université Paris-7: « L‘importance du CMB – Le rayonnement cosmologique (CMB) a une importance majeure pour la cosmologie pour plusieurs raisons:

  • il est la plus ancienne image de l’univers dont nous disposons;
  • il a un spectre de corps noir parfait;
  • il est remarquablement isotrope (son intensité est la même dans toutes les directions à 10-5 près);
  • et les faibles écarts à l’isotropie sont très riches en informations.

[apc.univ-paris7.fr/APC_CS/fr/le-fond-diffus-cosmologique-cmb].

Mais même si le rayonnement fossile ne dissimule aucun message, il pourrait peut-être, comme certains membres de la mission Planck le pensent, porter la trace d’un état de l’Univers antérieur au big bang. Cet état, antérieur à la naissance de la matière pourrait être une pure information au sens que la théorie de l’Information donne à ce mot. Mais comment accéder à un tel état, si éloigné de ce que nous pouvons concevoir? et si inaccessible à l’expérimentation!


Pages 147 à 162: chapitre 10 l’ordre originel.
Page 147 à 151: Décembre 1965,  Le Texas Symposium et la rencontre Robert Wilson – Gamow. Les Bogdanov racontent que Gamow « ne perd pas son temps en civilités. Comme à son habitude, qu’il s’agisse d’une bonne ou d’une mauvaise nouvelle, il va droit au but. Il est contrarié. Après tout, explique t-il en faisant de grands gestes, c’est lui, Gamow, qui, le premier, a prédit l’existence du rayonnement fossile! Alors, pourquoi ne jamais le dire? Abasourdi, Wilson fronce les sourcils. Il n’en croit pas ses oreilles. C’est la première fois qu’il entend dire qu’en dehors de ceux de Princetown, Peebles et Dicke, quelqu’un d’autre a pu prévoir l’existence de la fameuse radiation. Il faut à tout prix arrondir les angles. […] Soudain, […] Gamow commence à se détendre. Donnant une petite tape sur l’épaule de Wilson, il lui fait comprendre, d’un air entendu, qu’après tout, il est au-dessus de tout ça. Que ce qui compte c’est faire avancer la science! On  est en 1965 et il, (Gamow,) ne saura jamais qu’en 1978, Wilson allait recevoir le prix Nobel pour « sa » découverte. Il ne saura pas non plus que, 45 ans plus tard, en avril 2010, le même Wilson a confié aux frères Bogdanov avec un fond de nostalgie dans la voix, (voir la page150 et la postface du visage de Dieu): « Il m’est difficile de dire ce que le comité Nobel aurait dû faire. Mais je crois que certains de mes collègues auraient dû partager le prix avec nous, en particulier Gamow, Alpher et Herman, qui dans les années 1940 avaient prédit le rayonnement de fond issu du Big Bang, ou encore Peebles et Dicke, qui étaient partie prenante de cette découverte. » Mais voilà que déjà le diable d’homme (Gamow) s’empare de son manteau, salue Wilson et tourne les talons. Les deux savants ne se reverront plus jamais. 

Mais, au-delà de ces anecdotes, il faut se souvenir de ce que Gamow n’a pas dit ce soir là à Wilson, (ou que Wilson n’a lui-même jamais répété), est plus important que cette bouffée de mauvaise humeur. Il ne lui aurait pas dit qu’en 1948 il a publié un article dans lequel il a prédit qu’au moment du Big Bang, ou peut-être juste avant, l’Univers a dû être dans un état extraordinaire qui ne s’est plus jamais reproduit depuis avec une telle perfection. Il a alors « vu » avec ses élèves Alpher et Herman, mais sans jamais l’écrire clairement, que dans une époque lointaine, l’ Univers se comportait comme un « corps noir« , c’est à dire qu’il se trouvait dans un état d’équilibre thermique entre tous ses composants élémentaires. Une prédiction lourde de conséquences, encore plus que Gamow ne pouvait l’imaginer. 

« […] En analysant les modèles de Big Bang que ceux-ci avaient proposés on commença à se rendre compte, dans les années 50 et surtout au début des années 60, de plusieurs prédictions s’écartant du scénario de l’Univers stationnaire. Une de celles-ci est spécifiquement liée à la notion d’équilibre thermique et de rayonnement de corps noir et c’est donc vers elle que nous allons nous tourner. Le premier à en prendre pleinement conscience et à faire des prédictions correctes à son sujet fut Ralph Alpher, injustement oublié par la communauté scientifique » […] L’ancien thésard de Gamow n’a malheureusement pas eu la reconnaissance qu’il méritait bien qu’il ait été le premier à prédire avec Gamow les abondances de l’hydrogène et de l’hélium dans l’Univers, et surtout, l’existence du rayonnement fossile découvert par Penzias et Wilson par accident en 1965. 

Pages 152 à 155: Nous avons vu que le spectre de corps noir du rayonnement fossile, conjecturé par Gamow-Alpher-Herman en 1948 (voir unamur.be/sciences -chapitre « le rayonnement diffus »), a été explicitement prédit par Novikov et Dorochkevitch (voir les pages 43 à 53: « Selon la théorie de Gamow, il devrait être possible aujourd’hui d’observer une radiation de planck en équilibre à une température de 1 à 10 degrés K (c’est à dire un spectre de corps noir)), a bien été découvert en 1989 par Jonh Mather.  Il a obtenu le prix Nobel de physique de 2006 conjointement avec George Fitzgerald Smoot « pour leur découverte de la nature de corps noir et de l’anisotropie du fond diffus cosmologiqueAutrement dit, l’Univers en l’an 380 000 après le Big Bang était dans un état d’équilibre « presque » parfait. « Presque » veut dire que pour trouver un équilibre plus grand, il va falloir remonter encore plus loin dans le passé. Or, d’après le modèle cosmologique standard, plus on remonte loin dans le passé de l’Univers, plus cet équilibre thermodynamique augmente. cependant, il existe une limite à notre voyage en arrière. C’est la frontière représentée par la longueur de Planck (La longueur de Planck est définie par : {\displaystyle \ell _{P}={\sqrt {\frac {\hbar G}{c^{3}}}}}{\displaystyle \ell _{P}=1{,}616\ 255(18)\times 10^{-35}}1 m). C’est la plus petite longueur qui ait encore un sens. Que se passe-t-il à cette fameuse échelle de Planck? Il nous faut nous tourner vers les experts, à commencer par l’illustre Sephen Hawking qui a réfléchi et travaillé sur les différents aspects de la thermodynamique dans le cosmos par exemple sur la Thermodynamique des trous noirs. Et pour lui, pas le moindre doute: « L’Univers a nécessairement été en équilibre thermique à l’échelle de Planck. » (Voir dans Cosmologie astrophysique: Actes de la semaine d’étude sur la cosmologie et la physique fondamentale. [SÉRIE]: Pontificiae Academiae Scientiarvm Scripta Varia N ° 48). Il est à noter que l’avis de Hawking n’est pas isolé. Voici ce qu’en pense Peter Coles, un des astrophysiciens les plus prudents, mais qui représente bien, d’après les Bogdanov,  l’opinion dominante de ses collègues: « Cette radiation fossile trouve son origine à une époque de l’histoire thermique de l’Univers où l’équilibre thermique était réalisé« , à voir dans The Routledge Critical Dictionary of the New CosmologyUn autre avis est celui de Lizhi Fang, dissident, astrophysicien chinois, membre du bureau et coprésident de Human Rights in China et ancien vice-recteur de l’université de sciences et technologie de Chine. En 1992, il devint enfin professeur de physique et d’astronomie à l’université d’Arizona à Tucson. Sans hésiter, il écrit, en compagnie de Rémo Ruffini, président du  Centre international d’astrophysique relativiste (ICRA) qui a été professeur de physique théorique à l’université de Rome et qui a cosigné avec Jonh Wheeler un article où pour la première fois apparaît le mot ‘trou noir »: « L’Univers a commencé approximativement en équilibre thermique à l’échelle de Planck » (Série avancée en astrophysique et cosmologie: volume 3 Cosmologie quantique). Et on retrouve la même conclusion chez l’astrophysicien Mario Livio l’un des responsables scientifiques au Space Telescope Science Institute, qui utilise le télescope spatial Hubble« L’Univers a commencé dans un état d’équilibre thermique au moment du Big Bang » (voir ses livres). Et les Bogdanov d’insister: « Est-il possible d’être encore dans le doute? Pour ne avoir le coeur net, ils ont posé la question à George Smoot (24/02/2010), qui est particulièrement bien placé puisqu’il a reçu le prix Nobel pour ses découvertes sur le rayonnement fossile). Pour lui, le débat est tranché, comme il leur a confié par email (note 1 page 155) le 25 fév 2010: « Il est très probable que l’Univers a été en équilibre à l’échelle de Planck, bien qu’il ait passé par de nombreuses transformations avant d’atteindre l’équilibre que nous observons aujourd’hui. A partir du rayonnement fossile, il est possible de « voir » que l’Univers était en équilibre au moins une heure après le Big Bang. De plis, la nucléosynthèse liée au Big Bang fournit une preuve solide que cet équilibre existait plus tôt encore, dès la première seconde. »

Pages 156 à 159: Mais pourquoi est-ce si important et que peut-on en tirer? En fait, c’est quelque chose de capital, qui sera examiné au chapitre 11 « Avant le Big Bang? » et qui pourrait apporter un début de réponse au défi posé par les troublantes anomalies mises en évidence par le satellite Planck au coeur de la première lumière. Lorsqu’un système, quel qu’il soit, est en équilibre thermique, alors il se trouve dans une condition très spéciale, que les physiciens appellent « état KMS » (CONDITION KMS)« Dans la mécanique quantique et la théorie quantique des champs, la propriété d’un système en équilibre thermique peut être décrite par un objet mathématique appelé état KuboMartinSchwinger ou plus simplement état KMS : un état satisfaisant la condition KMS ». Kubo établit les premières bases en 1957, Martin et Schwinger utilisèrent cet état pour définir des fonctions de Green thermodynamiques en 1959″

[Voir aussi KMS, etc par L. Birke , J. Froehlich: arxiv.org/abs/math-ph/0204023 ou en.pdf:   https://arxiv.org/pdf/math-ph/0204023.pdf]. Cette magnifique théorie (voir aussi idpoisson.fr/renault/talks/Orleans_08.pdf et mathworld.wolfram.com/KMSCondition) a émergé vers la fin des années 1950.

fig.1  Temps imaginaire:axes temps imaginaire(V) e temps réel(H)

La théorie a immédiatement fait fureur parmi les mathématiciens mais pas vraiment parmi les physiciens qui, pour la plupart rebutés par les mathématiques très inhabituelles de la théorie, ont eu du mal à en voir la portée et même les sens. Les trois lettres K M S sont les initiales des trois savants à l’origine de de la théorie, vers la fin des années 1950. Kubo, Lauréat 1977 du prix Boltzmann,   Martin(autre mathématicien célèbre pour  son impressionnante capacité de calcul) et de Schwinger (prix Nobel de physique 1965 avec Richard Feynman et Sin Itiro_Tomonaga. Les Bogdanov citent Schwinger car il était un ami proche de leur directeur de thèseMoshé Flato. C’est ce qui les a amenés à prendre le chemin de la condition KMS  ou   mathworld.wolfram.com/KMSCondition) pour étudier l’Univers primordial. Et à quoi ressemble ce chemin? Dans l’infiniment petit, la condition KMS relie l’équilibre thermique d’un système quelconque à son évolution. C’est comme le funambule sur une corde, qui ne conserve son équilibre qu’au prix de mouvements incessants de son balancier. Ce lien entre équilibre et évolution nous met sur la piste d’une nouvelle et spectaculaire propriété. Lorsqu’un système quantique entre en état KMS, son temps propre (le temps réel qui jusque là était le sien), cesse d’exister sous sa forme réelle. comme l’ont montré les grands théoriciens de l’état KMS (Rudolph Haag « An Evolutionary Picture for Quantum Physics« , Marinus Winninck, Minoru TomitaMasamichi Takesaki (mathématicien japonais qui a travaillé sur la théorie des algèbres d’opérateurs – livres), le temps jusqu’alors réel, se transforme, disent les frères Bogdanov, en un temps d’une autre nature, que les physiciens appellent temps complexe. Dans un article de pourlascience.fr, s’affranchir du temps, au chapitre « Le temps, un effet de notre ignorance? » on peut lire: « […] On peut en quelque sorte inverser les choses et partir de l’« état statistique » d’un système (la donnée des probabilités de chacun des microétats), quel que soit cet état, et en déduire un « flot » associé, que l’on peut interpréter comme une évolution temporelle et qui définit ainsi un temps. Sur le plan mathématique, ces idées se sont beaucoup appuyées sur des travaux des mathématiciens japonais Minoru Tomita et Masamichi Takesaki, réalisés vers 1970 et concernant les algèbres de von Neumann, des structures abstraites d’opérateurs utilisées notamment dans l’étude du formalisme mathématique de la physique quantique. En particulier, la théorie de Takesaki et Tomita  permet de calculer une « évolution temporelle » à partir de tout état statistique. Et une analyse mathématique du « temps de Tomita » ainsi défini montre qu’il a effectivement les propriétés que nous associons habituellement au temps ».

Comme on le voit sur la fig. 1, le temps complexe serait un temps hypothétique qui a deux directions au lieu d’une seule: une direction de temps réel, comme dans notre monde, et une direction de Temps imaginaire (qui a priori n’a aucune chance d’exister dans notre réalité de tous les jours). Tout comme les nombres complexes, pour lesquels il n’existe pas d’ordre), un temps complexe pourrait être comparé à un temps sans ordre et sans aucune structure, où une mn pourrait durer une heure et, pire, où l’on sauterait brutalement d’un instant à un autre. Ce temps étrange, ce temps complexe qui ne nous est guère familier et dont nous pouvons avoir aucune image intuitive, est, selon les frères Bogdanov, le temps des systèmes quantiques en état KMS.

blogs.futura-sciences.com/luminet/tag/brisure-de-symetrie/

Pages 160 à 162: La conjecture des frères Bogdanov: L’espace-temps au seuil du Big Bang est un système quantique. En outre, il est en équilibre thermique et par conséquent, il est nécessairement en état KMS. Et selon les Bogdanov, le temps de notre Univers en état KMS à l’échelle de Planck doit être considéré comme complexe. Autrement dit, à la dimension réelle du temps s’ajoute désormais une dimension imaginaire pure. Il est possible que cet état unique ait dominé le pré-espace-temps avent le Big Bang et… que l’état KMS ait laissé une trace Dans l’Univers observable.

Où chercher cette trace? Au sein de la radiation fossile. Paru en 1994, le livre de George Smoot les « rides du temps » retrace la grande aventure du satellite COBE. Les rides qui résultent du temps réel en temps imaginaire pourraient-elles être repérables et visibles au sein de la première lumière? alors, les infimes fluctuations de températures primordiale pourraient être le reflet visible de l’équilibre thermique de l’espace-temps en état KMS, imaginent les frères Bogdanov. Cela conduit vers une conclusion risquée: les anisotropies, ces infimes variations de température visibles sur tous les clichés du satellite Planck, ont peut-être pour origine, dans le passé lointain qui remonte au temps de Planck, juste avant le Big Bang, les fluctuations du temps primordial. Auquel cas, la carte de la polarisation du CMB pourrait nous renvoyer à une deuxième carte, bien plus ancienne; la carte KMS. Son empreinte est peut-être (?) encore visible, en surimpression, dans l’image contrastée de la toute première lumière. Et le Big Bang pourrait être vu (?) comme la brisure de symétrie de l’Univers primordial, ce qui aurait mis fin à l’état KMS qui avait dominé l’Univers naissant jusqu’alors.Reste que cet état de symétrie hors norme (état qui, comme l’a soupçonné Gamow en 1946, a disparu juste après le Big Bang), n’a pu être pleinement réalisé qu’à une époque antérieure au début de l’expansion. Le satellite Planck peut-il aller plus loin et fournir des indices, des signes, de l’existence de « quelque chose » avant « l’explosion originelle » du temps, de l’espace, de la matière? Avant le Big Bang?

Pages 163 à : chapitre 11 Avant le Big Bang?

Page 163 à 165: Le 21 mars, les scientifiques ont conclu la présentation des résultats de public.planck.fr/resultats par un aveu quelque peu troublant: L’Univers à grande échelle n’est pas vraiment celui qu’on attendait: « La structure et l’évolution de l’univers peuvent s’expliquer dans le cadre d’un scénario appelé modèle de concordance. Celui-ci fonctionne remarquablement bien pour expliquer l’histoire des galaxies et amas de galaxies. Mais notre univers aux plus grandes échelles n’est en fait que marginalement compatible avec ce modèleMais si on extrapole ce modèle aux structures plus grandes, alors des anomalies, petites mais significatives, apparaissent. » Ainsi, Selon les Bogdanov, les scientifiques, pris au dépourvu, pourraient bien être entraînés jusqu’au bord d’une nouvelle physique. Est-ce à cette possibilité que fait allusion Jan Tauber, l’un des théoriciens responsables de la mission Planck à l’ESA, pourtant d’habitude très mesuré dans ses propos publics? [theguardian.com/science/picture/2013/mar/21/planck-most-detailed-map-universe-cosmic-microwave]: « Planck est en train de dessiner une nouvelle image de l’Univers, laquelle nous pousse vers les limites de compréhension des théories cosmologiques actuelles« . Et sur sa lancée, il n’hésite pas à franchir une nouvelle étape; encore plus provocatrice: « L’Univers semble plus simple, mais en même temps plus étrange que ce que nous avions pensé jusqu’ici ».Les anomalies au sein de la première lumière nous disent quelque chose de fondamental. Mais nous ne savons pas ce que c’est » [https://www.theregister.co.uk/2013/03/21/esa_planck_cold_spot/:  La sonde spatiale espionne MYSTERY ‘Cold Spot’ dans le tissu même du cosmosAnomalie de lueur de soupe cosmique « plus étrange qu’on ne le pensait »].

Mais il  n’est pas le seul. George Efstathiou, directeur de l’ Institut Kavli de Cosmologie à l’ Université de Cambridge, un des ténors de la mission Planck a déclaré: « Notre but ultime pourrait être de construire un nouveau modèle qui puisse prédire les anomalies et les relier les unes aux autres. Mais nous n’en sommes pas là et pour l’instant, nous ne savons pas si c’est possible ni de quelle nouvelle physique nous avons besoin. » [http://messagetoeagle.com/imageoldestlightuniverse.php#UWorw7-JW_YPremière image de la plus ancienne lumière de notre univers – Rayonnement de la relique du Big Bang! 21 mars 2013]

Et tout ceci est clairement résumé dans l’article de la mission Planck consacré aux résultats liés à l »anisotropie du rayonnement fossile: « Il se peut que les anomalies statistiques décrites dans cet article soient le signe d’un phénomène physique plus profond qui n’a pas encore été révélé. » [arxiv.org/pdf/1303.5083v1.pdf].

Pages 166 168 : Que sont donc ces anomalies qui « donnent des sueurs froides » (dixit les frères Bogdanov) aux astrophysiciens?

La première anomalie, plus spectaculaire remet en cause les principes fondamentaux de la cosmologie (et ébranle peut-être la théorie de l’inflation). Il s’agit d’une mystérieuse asymétrie entre deux hémisphères opposés du rayonnement fossile. En simplifiant, on constate que d’après l’image fournie par le satellite, l’hémisphère Nord de l’Univers naissant est légèrement plus froid que l’hémisphère Sud. La différence est certes légère, mais significative. Or, un tel contraste va à l’encontre du principe qui stipule que l’Univers est homogène et isotrope (Il est le même quelque soit la direction d’observation). Cette asymétrie bien encombrante fait clairement apparaître l’existence d’une direction privilégiée dans l’Univers.Et si cet axe est bien matérialisé dans notre cosmos, alors la sacro-saint principe selon lequel tous les lieux se valent vole en éclats. Et ceci contrarie fortement les prédictions de l’inflation, dont le principe consiste justement à « lisser » entre elles toutes les parties de l’Univers (L’inflation en débat? ). Ainsi, citent les Bogdanov, au risque de froisser ses collègues, Efstathiou a pris soin de préciser dès le 22 mars 2013: « Il se peut que nous nous soyons trompés et que l’inflation n’ait jamais eu lieu. » |Cf reuters.com/video/2013/03/21/space-telescope-reveals-most-detailed-ma?videoId=241778012]. « Toujours est-il qu’il est impossible d’expliquer ce phénomène en l’état actuel sans « tout casser » comme l’avouent d’une seule voix les responsables de Planck » nous disent les Bogdanov.

La deuxième anomalie avait déjà été observée par le satellite au début des années 2000; mais elle est aujourd’hui bien confirmée. Il s’agit d’une étrange « tâche froide » située au bas de l’hémisphère Sud, une région de grandes dimensions où la température est beaucoup plus basse qu’ailleurs. Et là encore, il n’y a aucune explication à ce phénomène.

Selon les principaux responsables de la mission Planck, cette situation pourrait débouches dur une « mise en pièces » de ce que nous savons en cosmologie; En risquant de prendre à contre-pied la communauté, les Bogdanov ne le pensent pas. Au contraire, leur idée que les anomalies pourraient peut-être trouver un début d’explication dans le cadre des théories existantes.

.pourlascience.fr/sd/cosmologie/linflation-cosmique-en-debat-6462.php

Pages 169 et 170 : Alors, quelle pourrait être la solution de nature à colmater la brèche? Avançons pas à pas avec les Bogdanov en faisant un premier pas avec Georde Efstathiou.  Ce dernier n’a pas hésité, fin mars 2013, juste après la publication des résultats, à dire et répéter quelque chose à la frontière de ce qui est acceptable par la communauté scientifique: « Il est parfaitement possible que l’Univers ait connu une phase avant le Big Bang, qui ait vraiment existé, et que l’on puisse suivre l’histoire de l’Univers jusqu’à cette période précédent le Big Bang. » Et comme pour enfoncer le clou, il ajoute: « C’est une physique exotique. Il semble qu’il y ait comme une mémoire gravée aux plus grandes échelles de phases antérieures de l’Univers. »

 [Voir euronews.com/2013/03/21/planck-maps-the-dawn-of-time: ”George Efstathiou, professeur d’astrophysique à l’Université de Cambridge, est un membre clé de l’équipe scientifique Planck. […] Il y a donc une possibilité réelle que notre image soit incomplète. Il se peut que nous ayons été dupes, que l’inflation ne se soit pas produite. Il est parfaitement possible qu’il y ait eu une phase de l’univers avant le Big Bang, où vous pouvez suivre son histoire jusqu’à une période antérieure au Big Bang. ”]

Déjà, en 1993, 13 ans avant d’obtenir la Nobel, G. Smoot avait pris le risque de poser la question prophétique dans son livre: « qu’y avait-il avant le commencement du temps? » Plus récemment, en 2013, Aurélien Barrau, qui travaille au Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie de Grenoble, également professeur à l’université Grenoble-Alpes, affirme sans la moindre hésitation dans Big Bang et au-delà – Balade en cosmologie; « Les questions qui m’attirent aujourd’hui tout particulièrement sont celles de « l’avant-Big Bang » et des Univers multiples qui deviennent enfin signifiantes en entrent de plain-pied dans le champ des sciences dures« .

Pages 170 à 175: Il se peut que Georde Efstathiouait raison et que la solution au problème des anomalies doive être cherchée avant le Big Bang, dans le pré-Big Bang.

fig . 2  Nombre complexe

Revenons maintenant vers les Bogdanov. C’est sur une étude détaillée et systématique d’éventuels processus qui ont pu survenir dans cette phase que portent les deux thèses d’Igor Bogdanov et de Grichka Bogdanov. Il faut rappeler qu’en 1991, date de leurs thèses, ce domaine de l’avant Big Bang n’était pas censé relever de la science, ce qui est sans doute une des raisons (mais pas la seule) du débat violent, voire parfois irrationnel qu’a suscité le soutenance, puis la publication de ces thèses ainsi que de leurs articles dans des revues à comité de lecture (https://iopscience.iop.org/article/10.1088/0264-9381/18/21/301 ). Dès la divulgation des résultats de COBE en 1992, il est apparu aux deux frères et ils l’ont écrit, que les stries observées dans le rayonnement fossile pouvaient raisonnablement trouver leur source dans un état de l’Univers ayant pu exister avant le Big Bang. Ce n’était qu’une hypothèse, mais les résultats de Planck, joints aux commentaires des responsables de la mission les incitent à y revenir, sans abandonner la prudence. Ils ont supposé que l’Univers pouvait se trouver dans un état KMS. Or les conséquences directes de l’état KMS ne s’arrêtent pas aux fluctuations de température. Pourquoi? Parce que cet état impose de fortes contraintes aux systèmes auquel il lui arrive de s’appliquer. Des contraintes invariables et très caractéristiques, qu’on retrouve nécessairement dans tous les systèmes concernés, sans exception. La plus spectaculaire provient de l’existence de ce qu’on appelle « la bande KMS ». C’est un domaine où les données mesurées font intervenir des nombres complexes (voir fig. 2).Cette bande possède donc deux pôles représentés par deux axes: un pôle réel (Re) et un pôle imaginaire pur (Im). Dans le cadre de l’hypothèse du pré-Univers, la bande en question pourrait s’étaler de l’échelle 0 (que les physiciens mathématiciens appellent la singularité initiale), jusqu’à l’échelle de Planck (le début du Big Bang). Au voisinage de l’échelle 0, le temps peut être considéré comme tendant vers le pôle imaginaire pur. Mais au contraire, au voisinage de l’échelle de Planck, ce sont les valeurs qui dominent.

Quelle est l’étape suivante? Elle consiste le pôle réel de la bande KMS aux températures les plus élevées et relier au contraire le pôle imaginaire aux températures les plus basses. A partir de là, il est possible, selon les Bogdanov que le mystère se dissipe, car l’image qu’on connait fonds diffus pourrait porter, tout simplement, l’empreinte de la bande KMS, laquelle est totalement asymétrique. Et la conséquence essentielle de cette bande KMS est d’en induire l’existence d’une direction privilégiée dans l’Univers.

De ce point de vue, le point froid visible dans le rayonnement fossile pourrait être interprété comme un voisinage de la singularité initiale. En effet, celle-ci doit présenter une entropie (une mesure du désordre) nulle. La limite d’entropie nulle est atteinte lorsque la température est atteinte lorsque la la température associée est elle-même nulle. Or, les mesures effectuées autour du point froid indiquent que sa température est nettement inférieure à tous les autres points du rayonnement fossile.

Les futurs résultats de Planck confirmeront-ils cette conjecture? C’est la prédictions que risquent les frères Bogdanov.

Pages 177 à 184: Conclusion

Mais reste le grand mystère. D’où vient le Big Bang? Pourquoi s’est-il brusquement au coeur du néant il y a 13,82 milliards d’années? Comment se fait-il qu’il soit si bien réglé au millionième de degré près? Et d’où viennent ces mystérieuses anomalies et cette incompréhensible « tâche froide » dans l’hémisphère sud? En 1990, les Bogdanov avaient écrit dans un dialogue portant sur « Dieu et la science » qu’il est possible d’appréhender l’Univers comme un message exprimé dans un code secret, une sorte de hiéroglyphe cosmique que nous commençons tout juste à vérifier. A plusieurs reprises, G. Smoot a écrit que le rayonnement fossile fait irrésistiblement penser à une sorte de « code » qu’il a appelé « ADN cosmique ». Cependant, le secret de ce code n’existe pas ici. si on espère en trouver quelques fragments, c’est avant la naissance de l’univers, comme nous l’avons vu, qu’il faudra aller chercher, avant le Big Bang. Lorsque les Bogdanov ont évoqué pour la première fois cette idée en 2004 dans « avant le Big Bang« , ils ont déclenché une véritable tempête.  Mais aujourd’hui, face aux limites du modèle standard, de nouvelles voies se dessinent et invitent à chercher la solution du mystère de l’Univers avant sa naissance matérielle.

Qu’y avait-il avant le Big Bang? Ce qui est certain, c’est qu’à cette époque mystérieuse, que George Gamow appelle « l’ère de Saint Augustin » la matière n’existait pas encore, pas plus que le temps et l’espace. Qu’y avait-il de l’autre côte du Mur de Planck, et y avait-il quelque chose? En fait oui. On ne peut non pas en retrouver la trace, mais le reflet indirect l’image en ombre chinoise, au coeur de la première lumière. C’est ce que les frères Bogdanov appellent « l’information initiale ». Autrement dit les quantités physiques et mesurables qui jaillissent à l’instant du Big Bang. (l’énergie de l’éclair primordial, sa température, etc) leur paraissent provenir d’une quantité numérique qui existaient avant le Big Bang. En somme, avant les choses palpables, (mesurées en kilos ou en degrés) il existait quelque chose d’impalpable, qu’on ne pourra jamais toucher: l’information.On mesure celle-ci à l’aide d’une unité, les bits.

Mais alors, quel est le lien possible entre matière et information? Commençons par faire un détour en 1944 par une des plus importantes conférences de Max Planck, le fondateur de la Mécanique quantique. Celle-ci porte sur la nature de la matière: « j’ai consacré toute ma vie à la science te l’étude de la matière, et je peux dire ceci en conclusion de mes recherches sur les atomes: Il n’y a pas de matière colle telle. Toute la matière est originaire et n’existe que par les vertus d’une force qui cause les particules d’un atome à vibrer et qui soutient tut ce système atomique ensemble. Nous devons supposer derrière cette force l’existence d’un esprit conscient et intelligent. Cet esprit est la matrice de toute matière » ‘La nature et la matière (discours à Florence, Italie, 1944;tiré des archives de l’histoire de Max Plank, Rep. 11 N°1797).

Extrait de la Bhagavad Gita, texte sacré hindou écrit il y a 2500 ans: »

Tout ce monde vivant est sous-tendu par moi

dans mon état non-manisfesté.

A la fin d’un éon,

tous les êtres vont à cette mienne nature,

puis, au commencement d’un éon,

je les émets à nouveau.

Maîtrisant ma propre nature cosmique,

j’émets encore et encore tout cet ensemble des êtres, malgré eux et par le pouvoir de ma nature.

C’est par moi, son surveillant,

que la nature enfante l’univers.

Et voilà la raison pour laquelle l’univers existe. »

« Considère que tous les êtres ont cette double nature comme matrice.

Je suis l’origine mais aussi la dissolution de l’univers entier »

« Chaque fois qu’il naît un être, animé ou inanimé,

sache que c’est par l’union du champ et du connaisseur du champ. »

« Les êtres qui ont une forme, ô fils de Kuntî,

en quelque matrice qu’ils se produisent,

le grand Brahman est leur matrice commune. »

En profitant de l’élan de Planck, comment passe-t-on de l’information à la matière? Revenons à un principe formulé par le mathématicien américain Rolph Landauer (1927 – 1999), physicien expert de l’information, compagnon de pensée de cet autre immense théoricien qu’était Claude Shannon. C’était un physicien qui a travaillé pour IBM. En 1961, il démontre que lorsque de l’information est perdue dans un circuit irréversible, elle devient de l’entropie et une quantité associée d’énergie est dissipée en chaleur. Ce principe s’applique au calcul réversible, à l’information quantique et au calcul quantique. Une de ses citations célèbres est : « L’information est physique » (C’est un principe physique relatif à la limite théorique basse de consommation d’énergie d’un système physique de calcul. Il affirme que « n’importe quelle manipulation logique irréversible d’information, telle que l’effacement d’un bit ou la fusion de deux voies de calcul, est accompagnée d’une augmentation de l’entropie en degrés de liberté non-informationnels de l’appareil de traitement de l’information ou de son environnement. Il établit que le niveau d’énergie minimal nécessaire pour effacer un bit d’information, connu sous le nom de limite de Landauer :kT ln 2 »). 

Ce lien entre matière (entropie) et information été prouvé avec éclat en 2012 où une équipe de recherche de l’Université d’Augsbourg a apporté la preuve expérimentale que tout dégagement  d’énergie implique implique l’effacement irréversible d’une certaine quantité d’information. Pour certains, ce principe est tellement important que c’est peut-être l’un des plus importants de ce début de XXIè siècle. C’est en tout cas ce qui permet aux Bogdanov d’aller plus loin dans l’exploration de ce qui a pu se passer avant le Big Bang.

Reposons-nous maintenant la question: D’où vient l’énergie colossale qui qui soudain se déverse sur le vide primordial il y a 13,82 milliards d’années? Quelle est la source de cette énergie dont nous voyons la formidable trace dans le rayonnement fossile? Le principe de Landauer permet aux frères Bogdanov de risquer une conjecture, qui est à la base de leurs thèses et hypothèses. Comme nous l’avons vu, de nombreux  chercheurs considèrent aujourd’hui qu’au tout début du Big Bang, à l’instant de Planck, le cosmos doit être considéré comme un système en équilibre thermique. Dans ce cas, si on applique le principe de Lanfaueril est plausible de considérer que cette formidable énergie thermique du début pourrait de l’effacement irréversible, ou plus exactement de la conversion d’une information qui, peut-être a existé avant le Big Bang. En même temps, cela pourrait expliquer pourquoi l’entropie, même si elle est faible, n’est pas nulle au moment du Big Bang, contrairement à ce qui pourrait se passer avant le Big Bang., au voisinage de la singularité initiale.

L’Origine de la matière? Une origine « Numérique » dont le rayonnement fossile porte peut-être la trace infime?

.astropolis.fr/articles/histoire-de-univers/l%27instant-zero-ou-singularite-initiale/l%27instant-zero-ou-singulariteinitiale.html

Le Big Bang : Instant zéro ou « singularité initiale »

Dans la mécanique quantique et la théorie quantique des champs, la propriété d’un système en équilibre thermique peut être décrite par un objet mathématique appelé état Kubo-Martin-Schwinger ou plus simplement état KMS : un état satisfaisant la condition KMS.

Kubo établit les premières bases en 1957, Martin et Schwinger utilisèrent cet état pour définir des fonctions de Green thermodynamiques en 1959.

Le cas le plus simple à étudier est un espace de Hilbert de dimension finie, ce qui évite la complexité liée notamment à la transition de phase ou à la brisure spontanée de symétrie. La matrice densité est donnée par :

{\displaystyle \rho _{\beta ,\mu }={\frac {e^{-\beta \left(H-\mu N\right)}}{\mathrm {Tr} \left[e^{-\beta \left(H-\mu N\right)}\right]}}={\frac {e^{-\beta \left(H-\mu N\right)}}{Z(\beta ,\mu )}}}

où H est l’opérateur hamiltonien et N est l’opérateur du nombre de particules (particle number operator en anglais).

Dans la représentation de Heisenberg, la matrice densité ne change pas avec le temps, mais les opérateurs dépendent du temps. En particulier, faire une translation de l’opérateur A par τ dans le futur donne l’opérateur {\displaystyle \alpha _{\tau }(A)\ {\stackrel {\mathrm {def} }{=}}\ e^{iH\tau }Ae^{-iH\tau }}.

scienceetfoi.com/ces-theories-scientifiques-qui-predisent-des-infinites-d-univers-condamnent-elle-l-existence-de-dieu/

liens: 

Direction d’espace privilégiée et espace-temps spinoriel  

ESPACE-TEMPS SPINORIEL ET DIRECTION D’ESPACE PRIVILEGIEE : ANTECEDENTS ET PREDICTIONS  

Planck, BICEP2 et l’espace-temps (I)    Les modèles cosmologiques

youtube.com/watch? v=XJDOcnk8GFYETAT KMS          mathworld.wolfram.com

Igor Novikov et Andreï Dorochkevitch Arno Allan Penzias et à Robert Woodrow WilsonGégory Chaitain    Steve Carlip    Vahe Gurzadyan    Zee  Quantum Field Theory in a Nutshell

Edward Witten  Sidney Coleman Jonh Mather.  Noam Chomsky (son blog noam-chomsky.fr)

Victor J. Stenger et Dieu, l’hypothèse erronée Comment la science prouve que Dieu n’existe pas    Mioara_Mugur-Schächter  Max Planck  Claude Shannon

 jean-paul-baquiast.fr : Jean-Paul Baquiast – pour un principe matérialiste fort

Le visage de Dieu article 3)   

La thermodynamique    état KuboMartinSchwinger  Temps imaginaire   Mur de Planck

Théoriciens de l’état KMSRudolph Haag, Marinus Winninck, Minoru TomitaMasamichi Takesaki


L’inflation en débat?

pourlascience.fr/sd/cosmologie/linflation-cosmique-en-debat-6462.php: cette théorie qui est au cœur de la cosmologie moderne souffre de sérieuses difficultés.

https://www.pourlascience.fr/sd/cosmologie/linflation-va-t-elle-faire-pschitt-9861.php: L’inflation va-t-elle faire pschitt ?Les dernières mesures de Planck ainsi que des problèmes théoriques mettent à mal l’idée d’inflation, pourtant défendue par nombre de cosmologistes. Le temps des nouvelles idées est venu !

https://www.pourlascience.fr/sd/cosmologie/le-cinquieme-element-cosmique-4276.php: Le cinquième élément cosmique Un champ d’énergie invisible, la quintessence, domine depuis peu l’évolution de l’Univers, et en accélère l’expansion.

https://www.cairn.info/revue-de-metaphysique-et-de-morale-2004-3-page-413.htm: Les nouveaux défis de la cosmologie moderne par Gabriele Veneziano

http://www.planetastronomy.com/special/2006-special/bnf-veneziano-6mai2006.htm: CONFÉRENCE «D’OÙ VENONS NOUS ? OÙ ALLONS NOUS?

Les grands défis cosmologiques du 21ème siècle» Par Gabriele VENEZIANO Professeur au collège  Organisée par le laboratoire APC Quai François Mauriac Paris 13ème. le samedi 6 Mai 2006

https://arcea-cesta.ovh/index.php/voyages-visites-spectacles/albums-photos-du-site/8-assemblee-annuelle-2003/detail/54-assemblee-annuelle-2003?tmpl=component: À l’assaut du mur de PLANCK Vers l’origine de l’Univers par Pierre Laharrague

https://www.scienceetfoi.com/ces-theories-scientifiques-qui-predisent-des-infinites-d-univers-condamnent-elle-l-existence-de-dieu/: Ces théories scientifiques qui prédisent des infinités d’univers condamnent-elles l’existence de DIeu ?

https://arcea-cesta.ovh/index.php/voyages-balades-visites-spectacles/albums-photos-du-site/8-assemblee-annuelle-2003/detail/60-assemblee-annuelle-2003?tmpl=component: De zéro à l’infini

Une brève histoire de l’Univers par Pierre Laharrague

http://irfu.cea.fr/dap/Phocea/Vie_des_labos/Ast/ast.php?t=actu&id_ast=3475: Les défauts du fond diffus de l’univers sont-ils réels ? […] En utilisant cette méthode plus performante, les astrophysiciens ont constaté que le défaut de la « tache froide » disparaissait en grande partie et redevenait compatible avec les fluctuations statistiques générales du signal.. 

futura-sciences.com/sciences/dossiers/astronomie-infini-mysteres-limites-univers-574/page/9/: Singularités et temps zéro : comment décrire l’univers ?

http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/logphil/oeuvres/russell/philo1.htm: Bertrand Russell  Problèmes de philosophie (1912) 3. Nature de la matière

https://www.ipht.fr/Docspht//articles/t07/223/public/cours2007.pdf : COURS cosmologie et fluctuations primordiales

https://forums.futura-sciences.com/discussions-scientifiques/13508-fluctuations-signature-de-metrique-kms-mq-origine-de-l-espace-temps-bogdanov-2.html : Fluctuations signature de la metrique,KMS,MQ et origine de l`espace-temps (Bogdanov)

https://www.ledifice.net/7045-3.html Avant le Big Bang. 22 Octobre 2002 l’étrange  » Affaire Bogdanoff « .Arkadiusz Jadczyk International Institute of Mathematical Physics  (la site Site : http://www.alchymie.net n’existe plus)

http://le-cera.com/lorigine-lavenir-monde-apprend-science/L’origine et l’avenir du monde… Que nous apprend la Science ? Compte rendu de la 60ème rencontre du CERA du vendredi 25 septembre 2013. Présentation des frères BOGDANOV par Patrick RABILLER

http://www.scilogs.fr/complexites/mort-de-la-loi-de-moore/: La loi de Moore est-elle morte ? Existe-il une loi de Moore « universelle » ?

unamur.be/sciences/philosoc/revueqs/textes-en-ligne/rqs_181_4_etats_stationnaires Quand fallait-il abandonner la théorie de l’état stationnaire ?

www.nasonline.org/publications/biographical-memoirs/memoir-pdfs/coleman-sidney.pdf:  S i d n e y c o l e m a n 1 9 3 7 – 2 0 0 7 A Biographical Memoir by h o w a r d g e o r g i

https://tel.archives-ouvertes.fr/file/index/docid/813574/filename/These_D_Girard.pdf : Cosmologie observationnelle avec le satellite Planck : extraction du signal astrophysique des données brutes de l’instrument HFI et étude de l’effet du rayonnement cosmique. Damien Girard

https://www-n.oca.eu/elena/Porque04/Cappi-Porquerolles-Screen.pdfhistoire de l’univers 

http://www.integralworld.net/reynolds20.html EVOLUTION INTÉGRALE: UNE PHILOSOPHIE NÉO-PÉRENNE BRAD REYNOLDS

https://www.philomag.com/lactu/dialogues/le-temps-existe-t-il-et-si-oui-combien-28384 Les physiciens Lee Smolin et Carlo Rovelli ont longtemps travaillé ensemble avant de diverger sur le problème de la nature du “temps”. Pour le premier, le “temps” existe vraiment. Pour le second, nous avons plutôt affaire à plusieurs couches de temps. Un désaccord qui ranime l’un des plus vieux débats de la métaphysique mais aussi nos émotions devant le futur et la mort.


brian greene la réalité cachée

https://www.quora.com/Is-there-any-evid siècles avant eux ence-of-a-multiverse-1 : y a t-il des preuves d’un multivers page 32 et 520: Einstein, Eddington et l’éclipse de 1919:   https://www.nature.com/articles/d41586-019-01172-z  [https://arxiv.org/abs/0709.0685 https://arxiv.org/ftp/arxiv/papers/0709/0709.0685.pdf]


https://arxiv.org/pdf/1811.03058.pdf : Albert Einstein and the fifth dimension. A new interpretation of the papers published in 1927 Giulio Peruzzi∗ Alessio Rocci† July 17, 2019

Jaume Garriga , Alexander Vilenkin : Beaucoup de mondes en un  arxiv.org/abs/gr-qc/0102010  (arxiv.org/pdf/gr-qc/0102010.pdf) et https://arxiv.org/abs/0809.4257 (https://arxiv.org/pdf/0809.4257.pdf)

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