La divine Origine article 2


La divine origine article 2)

Les trois blessures de l’homme… mais l’être parlant s’est levé!

« Et c’est au moment où l’être parlé allait mourir que l’être parlant s’est levé« .

abebooks.fr -La Divine Origine: Dieu n’a pas créé l’homme

Mis en exergue Par Mary Balmary« Nous vivons endormis dans un monde en sommeil. Mais qu’un Tu murmure à notre oreille, et c’est la saccade qui lance les personnes.: le moi s’éveille par la grâce du toi. L’efficacité spirituelle de deux consciences simultanées, réunies dans la conscience de leur rencontre, échappe soudain à la causalité visqueuse et continue deschoses. La rencontre nous crée: nous n’étions rien – ou rien que des choses – avant d’être réunis. » Gaston Bachelard, préface à JE et TU de Martin Buber.



1) Préambule:

Je l’ai précisé dans mon article 1), c’est de cette lecture commune entre marie Balmary et ses amis que je me suis imprégné pour me donner une compréhension renouvelée des textes bibliques et de la Genèse, textes actuellement tant décriés, si mal interprétés et je pense incompris. En effet, actuellement, ce qui peut rappeler la religion ou Dieu est le plus souvent décrié ou rejeté par une science devenue pure technologie ou un laïcisme trop souvent dogmatique. Pourtant ces textes sont signifiants et ont une valeur archétypale au sens Jungien. Retrouver les valeurs profondes qui sont à l’origine de notre culture est important pour moi, car je sens que la redécouverte du sens originel permettrait de faire entrer les valeurs évangéliques dans nos coeurs et de sortir du piège que le serpent qu’évoque Marie Balmary nous a tendus et auquel nous avons obéi, la religion du serpent. Lorsque Darwin dit à sa femme en 1961  (page 106): 

« Dieu vous bénisse » , Marie Balmary y voit deux religions. « Celle que l’un refuse (Charles) et celle que l’autre choisit (Emma). Le religion selon Charles: un dieu despotique, revanchard, totalitaire (la foi ou la damnation éternelle). N’est-il pas exactement le dieu du serpent? Darwin a trop fréquenté la Bible, ce ne peut pas être un hasard s’il parle du dieu qui fait peur aux hommes comme le serpent au singe. Ce tyran, Charles, solidaire des hommes qu’il aime le plus, le refuse; et son honneur. Troublante coïncidence tout de même qu’il place face à face le dieu/serpent et l’homme/singe. »

« La religion d’Emma est tout à fait autre. Elle n’en dit pas beaucoup ici, mais on peut percevoir quelque chose à la manière dont elle s’en sert, car c’est sur sa religion qu’elle s’appuie pour critiquer de la plus sévère façon celle qu’expose son mari. Elle pourrait donc être d’accord avec lui: elle aussi refuse le dieu despote qui damne l’incroyant. Mais à la différence de son homme, elle conteste à cette représentation le nom de Dieu et à cette religion le nom de « Christianisme », bien que « les mots y soient ».  Où a-t-elle les pieds pour être aussi assurée de sa critique? Je ne sais. Mais contrairement à Eve, elle sait que la religion du dieu vu par le serpent est un faux. » 

Ainsi que je l’ai dit dans l’article 1), je me sens proche d’Emma dans ma vision des Evangiles. 

Aujourd’hui, dans l’article 2, je vais évoquer plus longuement « ma lecture » de « la Divine Origine » en commençant par le premier chapitre: L’homme humilié par la science et le sujet souverain.


2) Les trois humiliations de l’homme par la science, Freud parle.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Copernic
https://lejournal.cnrs.fr/articles/charles-darwin-de-lorigine-dune-theorie
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sigmund_Freud

 Marie Balmary écrit:« Peut-être n’y a-t-il pas d’idée plus répandue que celle-ci: l’homme a été créé par le dieu qui a fait le ciel et la terre. Parmi ceux qui n’adhèrent pas à cette proposition, n’y a t-il pas d’idée plus répandue que cette autre? L‘homme est le produit de la matière et du hasard: il ne doit sa vie à personne et ne la rend à personne lorsqu’elle s’achève.« 


Une de ces deux propositions, l’une religieuse, l’autre scientifique rend-t-elle compte véritablement de ce que nous révèle l’expérience de la parole humaine. La réponse est non si par « expérience de la parole » on parle de l’accès à la première personne, ce « Je » proprement humain de l’homme qui peut parler en tant que « Je » et demeure in-raconté et inexpliqué par les deux formules citées ici. L’animal manifeste une forme de langage et semble adresser des messages, mais il semble bien qu’aucune bête ne parle en « son propre nom » à une autre qui puisse lui répondre aussi en son « propre nom ». Freud a appelé le « ça » l’ensemble des pulsions animales et nous a transmis cette découverte sous la forme d’une formule devenue célèbre: « Là où ça était Je doit advenir. » C’est ce qui distingue radicalement l’homme de l’animal et le présente aussi comme « à faire » et non fait.  Cela pourrait nous conduire à une tout autre vision de l’homme et reposer nouvellement la question de son origine. Or curieusement, ce grand découvreur de la parole qui guérit s’est compté parmi les porteurs de mauvaises nouvelles, au nombre de trois, les trois humiliations de l’homme par la science

Les trois blessures narcissiques de l’humanité:

Selon Freud, le développement des sciences a infligé trois blessures narcissiques successives à l’humanité : « Le narcissisme universel, l’amour-propre de l’humanité, a subi jusqu’à présent trois graves démentis de la part de la recherche scientifique. » Freud parle aussi dans ce texte de « destruction de l’illusion narcissique » 1. Ces trois blessures narcissiques concernent des découvertes qui s’opposent à l’anthropocentrisme : avec Copernic, la terre n’est pas le coeur du monde, avec Darwin, l’homme n’est pas le fils de l’homme, avec Freud, enfin, l’homme n’est pas maître en son propre esprit en particulier de ses pulsions..


« 1) L’effet Copernic:  « Dans le cours des siècles, la science a infligé à l’égoïsme naïf de l’humanité deux graves démentis. La première fois, ce fut lorsqu’elle a montré que la terre, loin d’être le centre de l’univers, ne forme qu’une parcelle insignifiante du système cosmique dont nous pouvons à peine nous représenter la grandeur. Cette première démonstration se rattache pour nous au nom de Copernic, bien que la science alexandrine’ ait déjà annoncé quelque chose de semblable.
2) L’effet Darwin: Le second démenti fut infligé à l’humanité par la recherche biologique, lorsqu’elle a réduit à rien les prétentions de l’homme à une place privilégiée dans l’ordre de la création, en établissant sa descendance du règne animal et en montrant l’indestructibilité de sa nature animale. Cette dernière révolution s’est accomplie de nos jours, à la suite des travaux de Ch. Darwin, de Wallace’ et de leurs prédécesseurs, travaux qui ont provoqué la résistance la plus acharnée des contemporains.
3)  L’effet Freud: Un troisième démenti sera infligé à la mégalomanie humaine par la recherche psychologique de nos jours qui se propose montrer au moi qu’il n’est seulement pas maître dans sa propre maison, qu’il en est réduit à se contenter de renseignements rares et fragmentaires sur ce qui se passe, en dehors de sa conscience, dans sa vie psychique.
4) Les psychanalystes ne sont ni les premiers ni les seuls qui aient lancé cet appel à la modestie et au recueillement, mais c’est à eux que semble échoir la mission d’étendre cette manière de voir avec le plus d’ardeur et de produire à son appui des matériaux empruntés à l’expérience et accessibles à tous. D’où la levée générale de boucliers contre notre science, l’oubli de toutes les règles de politesse académique, le déchaînement d’une opposition qui secoue toutes les entraves d’une logique impartiale ». »


Copernic et « l’humiliation cosmologique« . Freud écrit à propos de la première blessure: «  Je voudrais exposer que le narcissisme universel, l’amour-propre de l’humanité, a subi jusqu’à ce jour trois grandes vexations de la part de la recherche scientifique.

a) L’homme croyait au début de ses recherches, que son lieu de résidence, la Terre, se trouvait immobile au centre de l’Univers, tandis que le Soleil, la Lune et les planètes se mouvaient autour de la Terre suivant des trajectoires circulaires (…) La destruction de cette illusion narcissique se rattache pour nous au nom et à l’oeuvre de Nicolas Copernic au XVIème siècle (…) Lorsque la grande découverte de Copernic fut reconnue de manière universelle, l’amour-propre humain avait subi la première vexation, la vexation cosmologique  » ( Une difficulté de la psychanalyse, 1916, trad. Bertrand Féron).

Mais la marquise, elle, n’est pas d’accord. Peut-être avait-elle l’intuition prémonitoire que l’homme se préparait à vendre son âme au diable? Elle dit :  » J’aime la lune de nous être restée lorsque toutes les autres planètes nous abandonnent. Avouez que si votre Allemand eût pu nous la faire perdre, il l’aurait fait bien volontiers ; car je vois dans tout son procédé qu’il était bien mal intentionné pour la terre. Je lui sais bon gré, lui répliquai-je, d’avoir rabattu la vanité des hommes qui s’étaient mis à la plus belle place de l’univers, et j’ai du plaisir à voir présentement la terre dans la foule des planètes. Bon, répondit-elle, croyez-vous que la vanité des hommes s’étende jusqu’à l’astronomie ? Croyez-vous m’avoir humiliée, pour m’avoir appris que la terre tourne autour du soleil ? Je vous jure que je ne m’en estime pas moins. Mon Dieu, Madame, repris-je, je sais bien qu’on sera moins jaloux du rang qu’on tient dans l’univers, que de celui qu’on croit devoir tenir dans une chambre, et que la préséance de deux planètes ne sera jamais une si grande affaire que celle de deux ambassadeurs. Cependant la même inclination qui fait qu’on veut avoir la place la place la plus honorable dans une cérémonie, fait qu’un philosophe dans un système se met au centre du monde, s’il peut. Il est bien aise que tout soit pour lui : il suppose peut-être, sans s’en apercevoir, ce principe qui le flatte, et son coeur ne laisse pas de s’intéresser à une affaire de pure spéculation. Franchement, répliqua-t-elle, c’est là une calomnie que vous avez inventée contre le genre humain. On n’aurait donc jamais dû recevoir le système de Copernic lui-même, puisqu’il est si humiliant. » (Fontenelle, Entretiens sur la pluralité des mondes habités, Premier soir, 1686).


Darwin et la deuxième humiliation de l’homme. « Il y a plus de cent cinquante ans, le célèbre naturaliste révolutionnait l’histoire de la vie en mettant sur pied les théories de l’évolution et de la sélection naturelle
La théorie de l’évolution des espèces, échafaudée par le savant à la barbe blanche et sans cesse enrichie, complétée, complexifiée par des générations de chercheurs au prix d’un nombre incalculable de travaux sur le terrain et en laboratoire, paraît indétrônable. Ce que dit Darwin au milieu du XIXe siècle ? Que les organismes vivants sont en perpétuelle évolution, grâce notamment au phénomène de sélection naturelle qui fait qu’au sein d’une même espèce les individus les plus adaptés à leur milieu se reproduisent davantage que les autres. Et que toutes les espèces (l’homme n’est pas exclu de ce schéma) descendent d’un ou de plusieurs ancêtres communs. Un bouleversement dans la vision traditionnelle chrétienne qui prévaut alors, et pour laquelle les créatures en tout genre qui peuplent la planète sont des créatio
ns divines, immuables et indépendantes les unes des autres. »

Mais cette deuxième humiliation dont parle Freud, à savoir l’ascendance animale de l’homme, est-elle particulièrement humiliante? En fait, la théorie de l’évolution de Darwin serait plutôt flatteuse pour l’Homme: elle prouve en effet que l’Homme, étant l’évolution la plus récente, est « à la pointe du progrès » de l’Univers; nous sommes (pour l’instant) son concept le plus nouveau. Etre à la pointe du progrès, c’est, contrairement à ce que prétend Freud, une place très privilégiée dans l’ordre de la création.

Mais le ton de Freud est très moralisateur: « L’homme s’éleva au cours de son évolution culturelle au rôle de seigneur sur ses semblables de race animale. Mais non content de cette prédominance, il se mit à creuser un abîme entre eux et lui-même. Il leur refusa la raison et s’octroya une âme immortelle, se targua d’une descendance divine qui lui permettait de déchirer tout lien de solidarité avec le monde animal […] Cette présomption, ce qui est curieux reste encore étrangère au petit enfant comme à l’homme primitif […qui], au stade du totémisme, ne trouvait nullement choquant de faire descendre son clan d’un ancêtre animal. Le mythe, qui contient le résidu de cette antique façon de penser, fait prendre aux dieux des corps d’animaux, et l’art des temps primitifs donne aux dieux des têtes d’animaux. L’enfant ne ressent aucune différence entre son propre être et celui de l’animal; c’est sans étonnement qu’il dans les contes des animaux pensants, parlants.; il déplace un affect de peur  inspiré par son père sur le chien ou le cheval, sans avoir en cela l’intention de ravaler son père. C’est seulement après avoir grandi qu’il se sera suffisamment éloigné de l’animal pour pouvoir injurier l’homme en lui donnant des noms de bêtes. »

Marie Balmary pense très justement que ce n’est pas que l’homme primitif ou l’enfant sont d’accord avec Freud, mais plutôt que, à l’inverse c’est le signe que selon eux tout ce qui est animé est humain et donc que c’est l’animalité comme telle qui n’est pas encore perçue. L’enfant commence par croire que toute vie est semblable à la sienne. Et Freud conclut: « L’homme n’est rien d’autre, n’est rien de mieux que l’animal, il est lui-même issu de la série animale […]C’es là cependant la seconde humiliation du narcissisme humain: ‘humiliation biologique. »

C’est une conclusion un peu hâtive que nous examinerons plus en profondeur. Tout comme pour un J. P. Changeux, un F. Crick ou une certaine neurophysiologie affirmant que « nous ne sommes rien d’autre qu’un paquet de neurones ! » Freud n’est t-il pas ici d’un réductionnisme démesuré?


Freud et la troisième blessure narcissique de l’homme.


« Un troisième démenti sera infligé à la mégalomanie humaine par la recherche psychologique de nos jours qui se propose de montrer au moi qu’il n’est seulement pas maître dans sa propre maison, qu’il en est réduit à se contenter de renseignements rares et fragmentaires sur ce qui se passe, en dehors de sa conscience, dans sa vie psychique. Les psychanalystes ne sont ni les premiers ni les seuls qui aient lancé cet appel à la modestie et au recueillement, mais c’est à eux que semble échoir la mission d’étendre cette manière de voir avec le plus d’ardeur et de produire à son appui des matériaux empruntés à l’expérience et accessibles à tous. D’où la levée générale de boucliers contre notre science, l’oubli de toutes les règles de politesse acadé- mique, le déchaînement d’une opposition qui secoue toutes les entraves d’une logique impartiale. Ajoutez à tout cela que nos théories menacent de troubler la paix du monde d’une autre manière encore, ainsi que vous le verrez plus loin . »

Le commentaire fait sur ce site la.chasse.aux.mots.over-blog.com montre bien que la ,Marquise dans sa réponse à l’humiliation cosmologique pressentait déjà ce quelque chose que la science ne peut dévoiler dans sa prétention explicative orientée de plus en plus vers le « pourquoi? ».  « FREUD se demande pourquoi la psychanalyse suscite tant de résistance , il répond en disant que la psychanalyse , comme tout science en général détruit les prétentions de l’homme et que la psychanalyse en particulier donne un coup fatal à ce qu’il nomme la mégalomanie des hommes . La thèse de FREUD est d’ailleurs extrêmement équivoque puisque c’est la puissance théorique de la science, œuvre ô combien humaine , qui devrait engendrer une modestie mais de quoi parle –t-il au juste ? L’anthropocentrisme de l’homme naïvement exprimé dans le géocentrisme et le créationnisme ne sont-ils que de l’égoïsme infantile susceptible d’engendrer guerre et terreur ou l’expression maladroite que l’homme a une valeur infinie qui s’exprime dans l’humanisme ? La tâche de la science est-elle de détruire la naïveté des hommes ou l’humanisme même qui fait de l’homme le centre de toutes les valeurs ?
Peut-on parler d’ « une mission » incitant au « recueillement » , de la science sans tomber à son tour dans une vision quasiment religieuse de la science que l’on appelle communément le scientisme ? Le scientisme consiste en effet à dire que tous les problèmes philosophiques et moraux seront un jour résolus par la science . N’est –ce pas précisément ce qu’affirme FREUD ici ? Or les questions sur notre destinées , notre place dans l’univers sont –elles à ce point résolues ? D’ailleurs, la science n’aurait-elle pas plutôt aujourd’hui le sens d’une plus grande modestie quant à ses capacités ? la science d’aujourd’hui beaucoup plus puissante qu’au temps de FREUD ne peut répondre aux questions métaphysiques de l’Homme parce qu’elle n’a plus cette prétention , elle se contente de répondre à la question « comment » et non plus au « pourquoi » le monde, l’homme .
A la limite même, sa puissance va de pair avec son impuissance à ce niveau et force est de constater que le désenchantement du monde a provoqué quelques crises.

On peut d’ailleurs comprendre ainsi la réfutation que POPPER adresse à FREUD concernant la scientificité de la psychanalyse : une science véritable doit pouvoir accepter la mise à l’épreuve et ne pas se prendre pour un absolu. » 
Mais reste que pour Freud les deux clartés que la psychanalyse nous apporte: « que la vie instinctive ne saurait être complètement domptée en nous et que les processus psychiques sont eux-mêmes inconscients […] équivalent à affirmer que le moi n’est pas maître dans sa propre maison. Elles constituent à elles deux la troisième humiliation de l’amour-propre humain, je l’appellerai la psychologique. »


Liens pour ce chapitre: 

http://www.persee.fr/doc/rhs_0151-4105_1981_num_34_1_1741  (La cosmologie de Copernic et les origines de la physique mathématique)

http://www.persee.fr/doc/phlou_0035-3841_1998_num_96_1_7069 (La révolution copernicienne et la place de l’homme dans l’Univers. Étude programmatique)

https://lejournal.cnrs.fr/articles/charles-darwin-de-lorigine-dune-theorie (charles darwin: l’origine d »une théorie)

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/568663-pourquoi-la-theorie-de-l-evolution-de-darwin-est-elle-autant-detestee.html (Pourquoi la théorie de l’évolution de Darwin est-elle autant détestée ? LE PLUS. Les comportements des femmes sont-ils différents de ceux des hommes pour des raisons génétiques ? Le décryptage de la vie humaine par Darwin est bien une révolution, selon Peggy Sastre, auteur de « No Sex » et « Ex utero ». Ceux qui la critiquent peuvent aussi mal comprendre ou sous-estimer son importance.)

http://www.charlesdarwin.fr/filiation.pdf (LA FILIATION DE L’HOMME et la sélection liée au sexe précédé de patrick tort: L’anthropologie inattendue de Charles Darwin)

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/568663-pourquoi-la-theorie-de-l-evolution-de-darwin-est-elle-autant-detestee.html (peggy sastre: pourquoi la théorie de darwin est t-elle si souvent détestée? LE PLUS. Les comportements des femmes sont-ils différents de ceux des hommes pour des raisons génétiques ? Le décryptage de la vie humaine par Darwin est bien une révolution, selon Peggy Sastre, auteur de « No Sex » et « Ex utero ». Ceux qui la critiquent peuvent aussi mal comprendre ou sous-estimer son importance)

http://atheisme.free.fr/Biographies/Freud.htm (bibliographie et citations de Freud)


3) Mais à trois humiliations, trois opposants: le mythe, l’enfant, l’inconscient.

Il est évident que chacune de ces « vérités scientifiques » a eu son effet sur l’âme humaine, certes difficilement mesurables. 

L’effet Copernic ne concernait encore que le « lieu de l’homme », le monde et sa place dans l’Univers. L’effet Darwin lui, touche à la généalogie de l’homme et à son origine. Maintenant, la troisième blessure narcissique, l’effet Freud touche à à l’âme de cet être qui se dit supérieur.

Mais.. 

     3-1) Le mythe raconte en fait une autre histoire. 
Il est effectif que les scientifiques nous infligent ces humiliations et se les infligent aussi à eux-mêmes. L’homme, qui cherche le plaisir et la gloire, doit baisser la tête et accepter ce qu’il ne peut ignorer: sa vie animale et le néant qui l’attend (« humiliations » écrit Freud! »). Doit-on accepter cette humiliation, alors que l’humiliation n’apporte qu’amertume, révolte ou désespoir? Infligée souvent pour des raisons soi-disant éducatives, n’est-elle pas une catégorie morale et non scientifique? Mais aurait-elle son utilité et à quoi serait-elle préférable pour qu’un homme comme Freud ait pu lui consacrer sa vie? 

En fait, la vérité scientifique qui nous inflige l’humiliation vient en lieu et place de la vérité mythique (ou religieuse), c’est à dire des récits fondateurs. Ceux-ci sont très variés mais racontent tous une histoire: la nôtre, vue selon les angles de vision (déjà de la relativité) des peuples qui nous les ont retransmis (par exemple: Les mythes de création du monde: vue par les Sumériens, vue par l’Ancien Testament, la Cosmogonie en Grèce antique, les Inuit et le commencement du monde, les origines selon le rig véda, l’image du monde selon les yoruba, le commencement dans les civilisations nordiques, le Brésil et comment le soleil et la lune apparurent sur terre, le mythe du dreaming selon les arborigènes d’Australie, la création du monde par le yin et le yang). 

L’explication de notre origine, telle qu’elle était transmise par les mythes et les religions était-elle si mauvaise qu’il faille à  tout prix la faire disparaître? Bien antérieurs à l’explication scientifique, ils lient l’origine du monde aux dieux ou à Un Dieu. Dans la culture qui m’a bercé, c’est le récit qui raconte la création en deux épisodes dans les trois premiers chapitres du livre de la Genèse. Notre pensée moderne, souvent plus scientiste que scientifique, nous le fait souvent garder à l’esprit sous une forme qui peut se résumer ainsi: « Dieu a fait tous les éléments du monde, puis, à partir de la terre, il a créé l’homme – homme et femme – et il l’a mis dans le paradis terrestre. » Le dire ainsi, n’est pas effectivement une humiliation pire que l’humiliation scientifique? Dire que l’homme a été créé, c’est dire que la vie arrive sans lui et donc qu’il n’est rien de lui-même. Il est alors un objet vivant créé par Un tout-puissant auquel il doit tout. La vie n’a peut-être plus de sens avec la science en devenant le produit du hasard et de la longue évolution darwinienne, mais l’homme, est libre et n’est plus obligé de servir Dieu de de l’adorer. Même s’il est sans destin, il est sans autre dette que celle que se reconnaissait Freud dans ‘l’interprétation des rêves: « Tu dois une mort à la Nature » là où Shakespeare avait écrit « Tu dois à Dieu une mort« .  

Notre époque a choisi de rejeter le mythe où l’homme serait objet de Dieu face à l’unique sujet: Dieu. Mais l’homme est devenu objet du monde, objet parmi les objets et partageant leur destin. Est-ce moins humiliant que le mythe? La relecture du mythe s’impose, c’est ce que nous allons poursuivre.


     3-2)  L’enfant proteste, lui aussi.

Bien souvent, l’enfant commence commence par contester l’explication scientifique de l’origine de la vie lorsqu’on réduit son origine d’enfant à l’acte de ses parents, à l’acte sexuel, celui qui était plus moins caché dans le passé. Cela ne lui suffit pas, non, il ne peut pas être venu que comme ça, il a dû arriver autrement chez ses parents. Les psychanalystes ont noté, dit Marie Balmary, la persistance de mythes des origines chez les enfants, même chez ceux qui ont été élevés avec la « vérité scientifique ». C’est vu comme un difficile renoncement aux illusions, un signe d’immaturité exactement comme pour les adultes qu’on avait traités d’attardés lorsqu’ils refusaient de renoncer aux récits bibliques comme vérité sur l’homme. 

L’enfant demande: « où j’étais avant d’être dans ton ventre? » On croit avoir tout expliqué avec la réponse biologique. Mais au fond de lui, l’enfant se satisfait t-il  de cette réponse ou d’un laconique « Tu n’étais pas« . De même quand on explique à l’enfant ce qui se passe quand on meurt, se satisfait-il de l’explication religieuse lorsqu’il dit: « Et quand mon corps ira en terre et mon âme au ciel, moi où est-ce que je serai?. »

A ces questionnements existentiels, la science apporte des réponses qui semblent  inconciliables avec celles des religions et du mythe. La guerre entre la religion et le darwinisme semble aujourd’hui un peu apaisée, mais la science apporte t-elle vraiment la réponse et l’apaisement aux questionnement des origines, alors que les théories ultimes n’apportent encore pas d’explication et que la relativité est en conflit avec la physique quantique à l’approche de l’infiniment petit. On contourne le problème en évoquant une infinité de mondes multiples pour nier et refuser toute Création et acte Créateur. Mais les théories comme celles des supercordes sont premièrement indémontrables et invérifiables encore et deuxièmement n’ont pas l’aval de tous les scientifiques. Je pense ici à Trinh Xuan Thuan qui fait le pari d’un principe créateur.

Tout cela pose donc de rudes questions. La science apporte certes des réponses qui permettent d’orienter notre action et de nous situer dans ce monde, mais reste qu’elle n’épuise pas l’essentiel du questionnement. On peut donc réexaminer la question: quel était donc le statut de ce récit de la création qui inaugurait la Bible en ses premières pages? Mythe, texte symbolique, mais de quoi? C’est un récit structural non historique. Pour ma part, je continuerai la lecture de Marie Balmary, tout en remarquant que des scientifiques retrouvent des accents bibliques avec « l’explosion originaire » du big bang des penseurs comme Teilhard de Chardin partent dans le rapprochement Matière-Parole où la Matière est lue comme déjà Esprit et montant vers le Verbe (réenchantement du monde? Si l’évolution va vers l’esprit,.. …celui-ci s’achève t-il dans le Personnel ?).

3-3 Celui que la Nature n’avait pas prévu: l’homme qui parle.

Quand la deuxième humiliation apparut, c’est la nature qui était observée par la science triomphante, avec l’évolution des plantes et des animaux. La troisième humiliation vit venir les médecins, les psychologues et les psychanalystes et Freud qui observèrent l’être parlant. Comme les animaux, il dépend de son organisme et de son environnement. Mais, au-dessus, il y a cette organisation sociale qu’il fabrique à partir de la nature, mais comme un autre monde, celui de la culture. Les scientifiques, agnostiques pour la plupart, ne considèrent pas que celle-ci constitue une véritable mutation du monde. Ils considèrent que la culture vient de ce que l’homme parle, ce phénomène demeurant encore sans explication sur son origine et sa signification, alors que les oeuvres de la parole n’apparaissent finalement qu’un long détour du vivant vers sa mort. malgré les tentatives actuelles d’intégrer nature  et culture dans un hypothétique être cyborg à venir comme le décrit si bien Geneviève Azam dans « osons rester humains ou… les impasses de la toute-puissance ». 

Que l’homme ait été créé par un dieu tout-puissant ou qu’il soit sorti par hasard et sans nécessité de la matière, qui voyons-nous venir quand nous le rencontrons ou quand il se présente? La psychanalyse voit ceux qui à un moment de leur vie souffrent sans qu’on comprenne pourquoi, d’une maladie impossible à enclore dans le nom d’une maladie du corps. C’est, dit-on, l’âme qui a mal, l’âme qui fait mal. Comment l’analyste aide t-il à guérir ce mal? C’est en aidant la personne et en amenant les conditions pour qu’elle puisse parler, elle-même, souverainement  et en première personne, exprimer ce qu’elle a vécu sans qu’elle ait pu parler auparavant et alors sa souffrance pourra cesser. Il faut donc ici l’apparition d’une deuxième personne, d’un « Tu » devant lequel « Je » puisse advenir. C’est dans ce cas l’anticipation de la mort, dans la souffrance et la peur, qui ouvre un espace inconnu, un temps rien qu’à la personne souffrante, libéré de toute obligation de paraître ou de faire. Il est peut-être mort depuis, et ne parle plus maintenant, mais, pour cet être qui l’a vécu, l’extraordinaire dans ce banal vécu, c’est que pour la première fois, c’était lui qui parlait quand il parlait lors de la cure qu’il avait souhaité. Il en éprouvait certainement un intense sentiment de victoire et de joie. Je résume et simplifie à l’extrême, l’être que ma lecture de Marie Balmary imagine lorsqu’elle le reçoit en cure alors qu’il est proche de la mort. « quel est donc cet être-là qui s’éveille et parvient au lieu de sa victoire? Victoire de qui, sur quoi? pourquoi si heureux alors qu’il est à peu de sa mort? Pourquoi, lui qui se dit athée, a-t-il choisi de dire cela à une psychanalyste dont il connait l’intérêt pour les Ecritures? » Quelles qu’en soit les raisons ou les réponses de la psychanalyste, c’est en fait certainement qu’il se sentait alors véritablement lui, lui qui n’était pas encore advenu dans sa chair et dans son sang, mais qui ne voulait pas mourir avant d’avoir dit. Mais ce n’était pas pour laisser de soi un témoignage ou un testament avant de disparaître. Une demande de nourriture ne représentait rien d’immortel à léguer. De la même manière qu’une fusée à trois étages, l’homme, d’abord parlé, puis parlant, commence sa vie au troisième étage, c’est à dire à la troisième personne, parlé par son entourage avant qu’il ne parle. Il commence d’ailleurs à parler sous cette forme grammaticale. Puis il devient « Tu » pour les autres. Certes, il dira « Je »à son tour, mais cette relation se situe encore au deux étages inférieurs de la fusée, étages qui retomberont sur le sol. « Tu » n’est encore qu’un objet, certes un objet parlant, mais encore un « cela » qui parle, si bien évoqué dans le  « Je et Tu » de Martin Buber.

Mais l’homme qui s’est exprimé devant l’analyste avant de mourir a obtenu une victoire qui  est de l’ordre d’un changement d’instance, d’un changement d’étage en passant des deux étages inférieurs de la fusée à un nouvel étage, le premier, qui échappe à la destruction qui attend le reste de la fusée en s’écrasant au sol. Pour la première fois, il a parlé, non comme celui qui se trouve dans une relation d’objet parlant à objet parlant, mais souverainement, comme être libre qui demande ce qu’il désire. Comme celui qui conduit lui-même sa vie et non comme celui qui réside dans la vie que d’autres ont construite pour lui. Et Marie Balmary écrit: « Et c’est au moment où l’être parlé allait mourir que l’être parlant s’est levé« .


C’est sur cette belle phrase que ce termine cet article en préambule au prochain article « La première personne en vérité ».

http://www.accordphilo.com/article-6289840.htmlL’homme serait-il, par hasard, une nécessité ?

liens pour cet article:
https://www.unige.ch/lettres/framo/enseignements/methodes/automythe/amintegr.html (
Méthodes et problèmes L’autobiographie mythique Dominique Kunz Westerhoff)

http://ody2000.free.fr/Creation/Creation.htm (Mythes sur la création du monde à travers le monde)

http://contescreation.free.fr/ (18 contes de la création du monde mythes universels: Dix-huit « récits de la création du monde » extraits des traditions sacrées de diverses civilisations. Pour obtenir le texte complet d’un conte, cliquez sur le titre. Vous obtiendrez une version html. En haut de la première page cliquez une seconde fois sur « téléchargez au format Word », vous obtiendrez une version Word… Pour comprendre l’intention de cette recherche, voir l’introduction ci-dessous.

https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9cit_originel (cit originel: explications, scientifiques ou mythologiques (mythe des origines), des débuts de l’humanité, de la terre, de la vie et de l’univers (cosmogonie). Ces explications ou croyances peuvent dériver d’investigations scientifiques, de spéculations métaphysiques ou de croyances religieuses. Comme pour tout type decroyances, les opinions concernant la validité des différents récits originels dépendent du point de vue et peuvent grandement varier)


http://www.bibliomedia.ch/fr/offres/offres_bibliotheques/documents/expo_mythes.pdf (Les mythes de création du monde: par les sumériens, vue par l’ancien testament, la cosmogonie en grèce antique, les inuit et le commencement du monde, les origines selon le rig véda, l’image du monde selon les yoruba, le commencement dans les civilisations nordiques, le brésil et comment le soleil et la lune apparurent sur terre, le mythe du dreaming selon les arborigènes, la création du monde par le yin et le yang)

http://www.grece-antique.com/page-grece-ancienne-cosmogonie  (Cosmogonie en grèce antique)
http://www.netwa-bamako.org/siteenfrancais/module4/eauetcosmologie.html (
EAU ET
COSMOLOGIES, CROYANCES, RITUELS, PRATIQUES FESTIVES, LITTÉRATURE ORALE en afrique de l’ouest)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Rig-V%C3%A9da (Le Rig-Veda ou Ṛgveda (devanāgarī : ऋग्वेद, en IAST Ṛgveda)1 est une collection d’hymnes (sūkta) sacrés ou encore d’hymnes de louanges2de l’Inde antique composés en sanskrit védique. Il fait partie des quatre grands textes canoniques (Śruti) de l’hindouisme qui sont connus sous le nom de Veda. C’est l’un des plus anciens textes existant en langue indo-européenne. Sa composition remonte entre 1500 et 900 av. J.-C. selon les indologues3, les philologues et les linguistes)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mythologie_m%C3%A9sopotamienne (La mythologie mésopotamienne désigne l’ensemble des mythes connus essentiellement par la littérature mésopotamienne, qui servent en général à répondre à des questions expliquant les mystères du monde qui entouraient les scribes de la Mésopotamie antique. Elle comporte les plus anciens mythes connus qui nous soient parvenus avec ceux de l’Égypte antique. Ceux-ci mettent en scène les grandes divinités du monde mésopotamien : Enlil, Enki/Ea, Inanna/Ishtar, Ninurta, Marduk, etc. Plusieurs mythes mettent en scène des récits de création du monde et de l’homme, assignant à ces derniers une place dans l’univers au service des dieux. D’autres concernent des récits de combats de divinités représentées alors comme les protectrices de l’ordre cosmique, d’autres encore concernent les amours de divinités, beaucoup ont un arrière-plan agraire. Ces mythes ont connu une histoire longue et complexe, pendant plus de deux millénaires, marquée notamment par la prépondérance culturelle des Sumériens au IIIe millénaireav. J.‑C., supplantés par la suite par les locuteurs de langue akkadienne (Babyloniens avant tout))

http://home.nordnet.fr/caparisot/html/sumerreligion.html (La religion sumérienne)

http://philippe.annaba.free.fr/Lesdieux-usurpateurs.html (Les dieux usurpateurs de la mythologie sumérienne – Une histoire oubliée à dessein)

La bible:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bible (la bible -wikipédia)

https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9sum%C3%A9_de_la_Gen%C3%A8se (résumé du Livre de la Genèse, le premier livre de la Torah (Pentateuque), et donc de la Bible. Ce livre est fondamental pour le judaïsme et le christianisme. Adam et Eve sont, selon la Genèse, les premiers êtres humains sur la Terre. Ils vécurent dans le jardin d’Éden. Ils furent chassés par Dieu de ce merveilleux jardin car ils mangèrent du fruit défendu de l’arbre de la connaissance du bien et du mal)

http://www.vivrelabible.asso.fr/introductions/7clefs.html (7 clés pour lire la Bible)

http://www.fondsricoeur.fr/uploads/medias/articles_pr/bible-et-imagination.pdf (REVUE D’HISTOIRE ET DE PHILOSOPHIE RELIGIEUSES, 1982, n°4 LA BIBLE ET L’IMAGINATION)

https://assr.revues.org/13833 (Les récits abrahamiques dans les traditions judaïque et islamique  -analyse structurale du mythe d’abraham)

http://www.nrt.be/docs/articles/1975/97-4/1158-Ex%C3%A9g%C3%A8se+et+analyse+structurale.+Quelques+r%C3%A9flexions+de+th%C3%A9ologien.pdf (Exégèse et analyse structurale QUELQUES REFLEXIONS DE THEOLOGIEN)

http://www.persee.fr/doc/comm_0588-8018_1966_num_8_1_1113 (Introduction à l’analyse structurale des récits  [article] Roland Barthes)

Penseurs et scientifiques:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Copernic (Nicolas Copernic:
est un chanoine, médecin etastronome polonais. Il est célèbre pour avoir développé et défendu la théorie de l’héliocentrisme selon laquelle le Soleil se trouve au centre de l’Univers et la Terre tourne autour de lui contre la croyance répandue que cette dernière était centrale et immobile. Les conséquences de cette théorie dans le changement profond des points de vue scientifique, philosophique et religieux qu’elle impose sont baptisées révolution copernicienne)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Le_Bouyer_de_Fontenelle (Bernard Le Bouyer (ou Le Bovier) de Fontenelle, né à Rouen le 11 février 1657 et mort, presque centenaire, à Paris le9 janvier 1757, est un écrivain et scientifique français)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Darwin (Charles Robert Darwin (né le 12 février 1809 à Shrewsbury dans le Shropshire – mort le 19 avril 1882 à Downe dans le Kent) est un naturaliste anglais dont les travaux sur l’évolution des espèces vivantes ont révolutionné la biologie avec son ouvrage De l’origine des espèces paru en 1859)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Peggy_Sastre (Peggy Sastre: Docteur en philosophie4, spécialiste de Nietzsche et de Darwin, ses travaux s’orientent principalement autour d’une lecture biologique et évolutionnaire des questions sexuelle)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sigmund_Freud (Sigmund Freud: est un médecin neurologue autrichien, fondateur de la psychanalyse)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Teilhard_de_Chardin (Pierre Teilhard de Chardin ([tɛ.jaʁ.də.ʃaʁ.dɛ̃])1, né le 1er mai 1881 à Orcines (France) et mort le 10 avril 1955 à New York(États-Unis), est un prêtre jésuite français, chercheur, paléontologue, théologien et philosophe)

https://leportique.revues.org/859 (la matière et l’esprit des ioniens et héraclite à teilhard de chardin)

Autres Liens:

http://rustyjames.canalblog.com/archives/2016/04/16/33672034.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=rustyjames (Les promesses mensongères du new-âge et le serpent antique)
http://www.ifac.univ-nantes.fr/IMG/pdf/Munir_Mahmoud-Saleh_Je_et_Tu_-_Les_mots-principes_version_corrigee.pdf
  (Martin Buber, Je et Tu, Partie I Les mots-principes)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Je_et_Tu (Je et Tu est une œuvre de Martin Buber publiée pour la première fois en 1923. Aussi bien philosophique que théologique (car le ‘Tu’ éternel et absolu est Dieu) ce petit livre insiste sur l’Altérité – le sens de l’autre comme ‘personne’ (Pas de ‘je’ sans ‘tu’) – comme dimension absolument essentielle à toute vie humaine)

http://www.cosmovisions.com/raison.htm (la raison)

http://www.matierevolution.org/spip.php?article4717 (L’étonnement, premier pas de la démarche scientifique)

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio-essais/L-etonnement-philosophi

que (L’étonnement philosophique)

http://crdp.ac-paris.fr/parcours/fondateurs/index.php/category/babel (L’épisode biblique de Babel est un élément essentiel de notre culture – sa postérité picturale et littéraire est immense – et par là même, de notre vision du monde)

http://rl-phaleg.fr/images/Livres/GAILLARD_Les-Mythes-du-Christianisme (Les mythes du christianisme)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mythe_de_fondation (Le mythe de fondation, appelé aussi mythe fondateur, est un récit étiologique expliquant l’origine d’un rite ou d’une cité. Depuis l’apparition des premières cités, entre le IVe et le IIIe millénaire avant Jésus-Christ, des mythes racontent la fondation de certaines d’entre elles. L’épopée de Gilgamesh àBabylone, le mythe de Romulus et Rémus à Rome, le mythe d’Érechthée à Athènes et le Kalevala en Finlande sont des mythes de fondation : d’une manière générale, chaque peuple a besoin de dire ses origines1. Ce mythe étiologique fait partie des mythes des origines qui sont des récits légendaires des débuts d’un peuple, d’une cité, de l’humanité, de la terre, de la vie et de l’univers(cosmogonie). Il se distingue aussi du mythe de la création qui fait référence à l’idée d’un commencement du monde)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Texte_sacr%C3%A9 (La définition de texte sacré est très large, elle indique simplement qu’un écrit est en relation avec le divin, avec une divinité. Il peut s’agir de textes magiques (magie), mythologiques (mythe), exégétiques, divinatoires, rituels, de prières, de prescriptions… Un ensemble de textes qui forment une unité est un corpus)

https://www.youtube.com/watch?v=bV6TdJ-hmh8 (annick de souzenelle: l’initiation)

http://www.questionsuivante.fr/?p=1207 (connaît -on le texte originale de la Bible?)

http://www.unige.ch/theologie/macchi/enseignement/presentations/evolution-textegrd.pdf Comprendre comment le texte de la Bible hébraïque a évolué. La critique textuelle. Le texte original de la Bible n’existe pas !)

http://reseauinternational.net/le-judaisme-provient-de-textes-sumero-babyloniens-copies-et-falsifies/ (Le Judaïsme provient de textes sumero-babyloniens copiés et falsifiés)

http://secretebase.free.fr/civilisations/sumeriens/textes/textes.htm (Les documents écrits les plus anciens (-3000) ont été retrouvés dans les ruines d’Uruk L’Epopée de Gilgamesh, rédigé à la période paléo-babylonienne, à partir de la compilation de plusieurs récits sumériens mettant en scène son héros, est l’oeuvre majeure de la civilisation mésopotamienne. Ce texte a connu un succès phénoménal dans tout l’Orient Ancien, et a été traduit en plusieurs langues (Babylonien, Assyrien Hittite, Hurrite). Il s’agit d’une oeuvre glorifiant le héros Gilgamesh, mais aussi d’une réflexion sur la vie, sur l’illusion de la vie éternelle, et une oeuvre pronant le bon sens (un carpe diem version babylonienne en quelque sorte)

http://classiques.uqac.ca/classiques/courtillier_gaston/anciennes_civilisations_inde/courtillier_civilisations_inde.pdf (Les anciennes civilisations de l’inde, le véda, djaînisme et bouddhisme etc)

http://classiques.uqac.ca/classiques/wilhem_richard/C25_hist_civilisation_chinoise/rw_civ.pdf (Histoire de la civilisation chinoise)

http://philo-bac.eu/cours/genese.html  (Introduction : origine du monde et de l’homme selon la Bible 1. L’origine de l’univers 2. Les différentes étapes de la création 3. Les différents modes de création 4. Qui est Eve ? 5. Les deux sortes de lumières 6. Les devoirs de l’Homme 7. La faute : « le péché originel » 8. La punition : l’exil, le malheur 9. L ‘énigme du serpent : le mal 10. Le conflit avec la science Document : La légende des siècles – Victor Hugo

http://www.protestantismeetimages.com/Interpretation-du-texte-de-Genese.html (Interprétation du texte de Genèse 2 et 3 par Marie Balmary)

https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9ch%C3%A9_originel (Le péché originel est une doctrine de la théologie chrétienne qui décrit l’état dégradé de l’humanité depuis la Chute, c’est-à-dire la désobéissance d’Adam et Ève, premiers êtres humains créés par Dieu qui, selon le Livre de la Genèse, mangent le fruit défendu de l’arbre de la connaissance du bien et du mal)

http://aes-france.org/?Homme-et-femme-au-commencement (Homme et femme au commencement : revenir à la lettre biblique – Marie Balmary)

http://www.freud-lacan.com/index.php/fr/dictionnaire/4577-le-signifiant (signifiant freudien: « Notre définition du signifiant (il n’y en a pas d’autre) est : un signifiant, c’est ce qui représente le sujet pour un autre signifiant. » Cette définition est extraite de « Subversion du sujet et dialectique du désir » (Écrits, p. 819). Elle implique la nécessité, pour poser le signifiant, de partir d’une chaîne signifiante, non d’un signifiant isolé. Elle implique aussi l’impossibilité d’appréhender ce qu’il en est du signifiant sans le rapporter à un sujet, toujours supposé à cette chaîne)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Arch%C3%A9type_(psychologie_analytique) (L’archétype (prononcé [aʁketip]) est un concept appartenant à la psychologie analytique élaborée par le psychiatre suisse Carl Gustav Jung (1875 – 1961) qui le définit par la tendance humaine à utiliser une même « forme dereprésentation donnée a priori » renfermant un thème universel structurant la psyché, commun à toutes les cultures mais figuré sous des formes symboliques diverses. L’archétype est pour la psychologie jungienne un processus psychique fondateur des cultures humaines car il exprime les modèles élémentaires de comportements et de représentations issus de l’expérience humaine à toutes les époques de l’histoire, en lien avec un autre concept jungien, celui d’inconscient collectif. Les archétypes apparaissent dans les mythes, mais aussi dans les rêves)

http://www.persee.fr/doc/rhs_0151-4105_1981_num_34_1_1741  (La cosmologie de Copernic et les origines de la physique mathématique)

http://www.persee.fr/doc/phlou_0035-3841_1998_num_96_1_7069 (La révolution copernicienne et la place de l’homme dans l’Univers. Étude programmatique)

https://lejournal.cnrs.fr/articles/charles-darwin-de-lorigine-dune-theorie (charles darwin: l’origine d »une théorie)

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/568663-pourquoi-la-theorie-de-l-evolution-de-darwin-est-elle-autant-detestee.html (Pourquoi la théorie de l’évolution de Darwin est-elle autant détestée ? LE PLUS. Les comportements des femmes sont-ils différents de ceux des hommes pour des raisons génétiques ? Le décryptage de la vie humaine par Darwin est bien une révolution, selon Peggy Sastre, auteur de « No Sex » et « Ex utero ». Ceux qui la critiquent peuvent aussi mal comprendre ou sous-estimer son importance.)

http://www.charlesdarwin.fr/filiation.pdf (LA FILIATION DE L’HOMME et la sélection liée au sexe précédé de patrick tort: L’anthropologie inattendue de Charles Darwin)

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/568663-pourquoi-la-theorie-de-l-evolution-de-darwin-est-elle-autant-detestee.html (peggy sastre: pourquoi la théorie de darwin est t-elle si souvent détestée? LE PLUS. Les comportements des femmes sont-ils différents de ceux des hommes pour des raisons génétiques ? Le décryptage de la vie humaine par Darwin est bien une révolution, selon Peggy Sastre, auteur de « No Sex » et « Ex utero ». Ceux qui la critiquent peuvent aussi mal comprendre ou sous-estimer son importance)

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