La divine origine: Dieu n’a pas créé l’homme article 1)


La divine origine: Dieu n’a pas créé l’homme

article 1)

Présentation du livre et de « ma lecture » de ce livre

Mis en exergue Par Mary Balmary« Nous vivons endormis dans un monde en sommeil. Mais qu’un Tu murmure à notre oreille, et c’est la saccade qui lance les personnes.: le moi s’éveille par la grâce du toi. L’efficacité spirituelle de deux consciences simultanées, réunies dans la conscience de leur rencontre, échappe soudain à la causalité visqueuse et continue deschoses. La rencontre nous crée: nous n’étions rien – ou rien que des choses – avant d’être réunis. » Gaston Bachelard, préface à JE et TU de Martin Buber.

1) Introduction.

La désacralisation du monde et la fin de la croyance religieuse sont de plus en plus en plus évidents et réels. La science, cette entreprise pour comprendre le monde qui nous entoure veut expliquer l’inconnu et éliminer les peurs,  vaincre l’irrationnel par la pensée raisonnée et discursive du logos«Le commencement de toutes les sciences, c’est l’étonnement de ce que les choses sont ce qu’elles sont…. Ce fut l’étonnement qui poussa, comme aujourd’hui, les premiers penseurs aux spéculations philosophiques. Au début, ce furent les difficultés les plus apparentes qui les frappèrent, puis, s’avançant ainsi peu à peu, ils cherchèrent à résoudre des problèmes plus importants, tels les phénomènes de la Lune, ceux du Soleil et des Étoiles, enfin la genèse de l’univers. Apercevoir une difficulté et s’étonner, c’est reconnaître sa propre ignorance (et c’est pourquoi aimer les mythes est, en quelque manière se montrer philosophe, car le mythe est composé de merveilleux). Ainsi donc, si ce fut pour échapper à l’ignorance que les premiers philosophes se livrèrent à la philosophie, il est clair qu’ils poursuivaient la science en vue de connaître et non pour une fin utilitaire Les philosophes antiques, eux recherchaient d’abord la Sagesse, mais celle-ci s’est transformée en efficacité technologique pour dominer le monde, recherche de la performance et de pouvoir. C’est maintenant comme une nouvelle religion, qui est face à la religion du serpent. Mais par religion du serpent, Marie Balmary dénomme ce que sont devenues les excès des religions, qui sont de fausses religions et dans lesquelles l’homme obéit aux fausses promesses du serpent Satan, comme nous le verrons, en particulier à propos de Darwin et de sa femme Emma pages 98 à 108 de « la Divine Origine). Depuis mon enfance, je suis émerveillé par les merveilles de la nature et j’ai gardé en moi ces images du village de mon enfance qui me suivent encore.  J’ai acquis une culture scientifique, mais, mais je ne considère pas la science comme un dogme et une vérité en soi. Dans mon blog, je cherche les limites de la connaissance par mes lectures et mes recherches sur internet. Il y a quelques années, j‘ai attentivement lu la Bible et les Evangiles. Je considère la Bible comme un des textes fondateurs (certes tardif et de trop nombreuses fois remanié) de la culture qui m’a donnée naissance. L’épisode biblique de Babel n’est t-il pas « un élément essentiel de notre culture – sa postérité picturale et littéraire est immense – et par là même, de notre vision du monde? » Et tout comme l’épouse de Darwin, Emma, je les conserve sur mon coeur, mais tout en conservant simultanément soigneusement les acquis  positifs et féconds de la science. 

Depuis que j’ai pris connaissance des ouvrages d’Albert Slosman, dans les années 1990, je considère avec sérieux « la Grande hypothèse« , livre que dont j’ai donné « ma lecture », en particulier dans un dernier article La grande hypothèse 11 partie b) Pour notre temps où Slosman conclut:« Quelle est donc la lueur qui sauvera le monde, et qui seule est susceptible en cette fin d’ère des Poissons de faire retrouver à l’humanité sa conscience; la FOI. Et ce n’est pas le christianisme générique, mais l’entendement d’un Dieu Créateur, ayant engendré des Fils, des Messies, des Prophètes et l’Humanité que nous formons tous aujourd’hui, quelque soit la couleur de la peau. C’est ce qu’ont assuré tous les philosophes et patriarches depuis des millénaires. C’est ce qu’a dû se dire Galilée qui est mort quatre ans après être devenu aveugle! Car on oublie que du jour où il a maladroitement renié ce qui était la simple vérité, à savoir que  c’était la Terre qui tournait autour du Soleil et non le contraire, il a perdu la foi et l’étincelle de clarté qui s’accrochait à sa parcelle Divine! Il fallut attendre mars 1980 pour voir le Vatican rouvrir le dossier en réhabilitation de Galilée. »


Voici ce qu’écrit le site petitguideduvoilequiseleve.blogspot.fr sur Slosman:

« Même si peu le connaissent, Albert Slosman est un grand égyptologue (peut-être le plus complet, le plus érudit), auteur de nombreux livres peu ou pas réedités mais recherchés et très chers d’occasion. Pourtant il n’a pas encore de pages Wikipedia. Etonnant, mais c’est parfois plutôt un bon signe.Un bon signe que son érudition, la clarté de ses démonstrations et descriptions, ses thèses dérangent parce qu’elle s’approche très prés de la vérité.
Albert fut résistant pendant la 2ème guerre mondiale, torturé par la Gestapo, et plus tard victime d’un accident qui le laissant 3 ans dans le coma ! J’ai lu quelque part qu’il aurait travaillé pour la NASA, programme pioneer pour Jupiter et Saturne.
Sa ligne directrice d’auteur et de chercheur, au départ, a été d’établire une histoire mondiale du monothéisme.
Puis au fil de ses recherches, un de ses sujets de prédilection est devenu Atlantis qui pour lui n’est absolument pas un mythe mais fait partit intégrante de notre histoire, et l’explique bien mieux que les béances de ce qui est la version officielle actuelle.
Les livres de Slosman ressemble vraiment à des livres d’histoire tant les détails abondent, et la cohérence, les évidences impressionnent.
Il est clair que l’hypothèse d’une grande civilisation atlantéenne précédent notre époque actuelle de 12000 ans est séduisante. Du mythe à la réalité.
Selon Slosman, la destruction d’Atlantis aurait laissé des survivants qui ont fondé entre autres l’Egypte, qui n’aurait fait que lentement décliner ensuite.
D’après lui (et bien d’autres d’ailleurs), Atlantis était par bien des côtés bien plus avancée que notre civilisation actuelle.
Certains de ses livres peuvent être qualifiés de chef-d’oeuvre, de trésors dérangeants. En effet, s’il était un auteur de science fiction, il serait de la trempe des plus célèbres. Seulement, il se pose en historien, voire même un peu comme une personne racontant des souvenirs, ce qui le place dans une toute autre catégorie et explique le fait qu’il soit resté confidentiel !
L’abscence de page wikipedia, de biographie officielle, de sites web est tout à fait incroyable.
Achetez un de ces livres (disponible en occasion sur Amazon, mais souvent très cher) et faites vous votre propre opinion.
Même si vous n’adhérez pas à ses thèses, on ne peut que constater la qualité de son écriture, et les faits incroyables qu’ils relatent, notamment sur le zodiac de Dendera (sur lequel Napoléon s’était précépité), les mathématiques et la géométrie de Pythagore, etc… »
Albert fut résistant pendant la 2ème guerre mondiale, torturé par la Gestapo, et plus tard victime d’un accident qui le laissant 3 ans dans le coma ! J’ai lu quelque part qu’il aurait travaillé pour la NASA, programme pioneer pour Jupiter et Saturne. Sa ligne directrice d’auteur et de chercheur, au départ, a été d’établir une histoire mondiale du monothéisme.Puis au fil de ses recherches, un de ses sujets de prédilection est devenu Atlantis qui pour lui n’est absolument pas un mythe mais fait partit intégrante de notre histoire, et l’explique bien mieux que les béances de ce qui est la version officielle actuelle.Les livres de Slosman ressemblent vraiment à des livres d’histoire tant les détails abondent, et la cohérence, les évidences impressionnent. Il est clair que l’hypothèse d’une grande civilisation atlantéenne précédent notre époque actuelle de 12000 ans est séduisante. Du mythe à la réalité.Selon Slosman, la destruction d’Atlantis aurait laissé des survivants qui ont fondé entre autres l’egypte, qui n’aurait fait que lentement décliner ensuite.D’après lui (et bien d’autres d’ailleurs), Atlantis était par bien des côtés bien plus avancée que notre civilisation actuelle.Certains de ses livres peuvent être qualifiés de chef-d’oeuvre, de trésors dérangeants. En effet, s’il était un auteur de science fiction, il serait de la trempe des plus célèbres. Seulement, il se pose en historien, voire même un peu comme une personne racontant des souvenirs, ce qui le place dans une toute autre catégorie et explique le fait qu’il soit resté confidentiel ! L’absence de page wikipedia, de biographie officielle, de sites web est tout à fait incroyable. Achetez un de ces livres (disponible en occasion sur Amazon, mais souvent très cher) et faites vous votre propre opinion.Même si vous n’adhérez pas à ses thèses, on ne peut que constater la qualité de son écriture, et les faits incroyables qu’ils relatent, notamment sur le zodiac de Dendhéra (sur lequel Napoléon s’était précipité), les mathématiques et la géométrie de Pythagore, etc… »

Aussi, quand je l’ai découvert, j’ai lu avec intérêt « La divine Origine » de Marie Balmary. Mais c’est récemment que je la redécouvre alors que notre monde tombe de plus plus dans une violence aveugle, d’un côté avec un rejet de toute religion, d’un autre avec un aveuglement religieux où il est difficile faire le part des choses. C’est, avec Marie de Balmary, une lecture nouvelle des Textes sacrés que je vais faire, comme je l’avais fait avec Annick De Souzenelle dans mon blog avec ma lecture d’alors de son livre « le baiser de Dieu » où j’en donnais « ma lecture », par exemple dans le mal, le souffrance et la mort. En effet, n’avons-nous pas perdu et ne faudrait-il pas rechercher la signification profonde de tous ces textes, qu’ils soient d’origine judéo-chrétienne, babylonienne, hindoue, chinoise, ou d’autre civilisations comme celle de l’IIe de Pâques…? Peut-être dérivent t-ils tous d’une même civilisation antique aujourd’hui disparue  et en constituent la seule trace encore visible mais devenue incompréhensible par nos moyens d’investigation?

2) Maintenant faisons connaissance avant Marie de Balmary.

2-1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Balmary – Marie Balmary biographie -:

« Elle étudie avec des groupes de lecteurs la Bible et la mythologie grecque en allant fréquemment interroger la théorie psychanalytique dans ses fondements.
Elle est clinicienne et chercheuse. Sa thèse consacrée à l’histoire familiale de Freud est refusée avant soutenance et elle la publie sous l’intitulé L’Homme aux statues. Freud et la faute cachée du père. Dans cet ouvrage, elle revisite la théorie psychanalytique à travers le mythe d’Œdipe, mythe dont elle va proposer une nouvelle lecture à partir de la reprise de l’histoire du père d’Œdipe, l’étude étymologique des mots et son rapport avec l’histoire de la famille Freud.
Par la suite, Marie Balmary se concentre sur la Bible. Elle est proche de l’exégète et jésuite Paul Beauchamp, précisément sur le mythe des origines que constitue à ses yeux le livre biblique de la Genèse. Elle mobilise des techniques psychanalytiques pour comprendre et interpréter ces textes bibliques fondateurs. Ainsi, elle porte une très grande attention à la lettre du texte, dans la langue originale, l’hébreu ou le grec biblique, en considérant toute étrangeté apparente du texte, y compris des erreurs grammaticales, comme porteuses de sens.
Son analyse très proche des textes l’amène à une réinterprétation profonde. Ainsi :
Dans Le sacrifice interdit, elle relève que c’est Abraham qui attribue à Dieu un ordre (celui de sacrifier son fils Isaac) que celui-ci n’a pas donné ;
dans La divine origine, elle remarque que l’interdit du jardin d’Éden porte sur le fait de confondre le masculin et le féminin, de mal connaître l’autre, en voulant l’assimiler au lieu d’accepter la finitude de l’humain.
Ouvrages L’Homme aux statues. Freud et la faute cachée du père, Paris, Grasset, 1979.
Le Sacrifice interdit. Freud et la Bible, Paris, Grasset, 1986.
La Divine Origine. Dieu n’a pas créé l’homme, Paris, Grasset, 1993.
Abel ou la Traversée de l’Éden, Paris, Grasset, 1999.
Je serai qui je serai, Alice, 2001.
Le Moine et la Psychanalyste, Paris, Albin Michel, 2005.
« Fragilité, condition de la parole » in Balmary et al., La fragilité, faiblesse ou richesse ?, Paris, Albin Michel, 2009.
Freud jusqu’à Dieu, Arles, Actes Sud, 2010.
Nous irons tous au Paradis, le Jugement dernier en question, avec Daniel Marguerat, Paris, Albin Michel, 2012.
Documents sonores: « Freud et la bible », Les racines du Ciel, Frédérice Lenoir, France-Culture, 21.06.2010.
« Le jugement dernier », avec Marie Balmary et Daniel Marguerat, Les racines du Ciel, Frédérice Lenoir, France-Culture, 30.12.2012
. »

2-2) Présentation et sommaire de « la Divine Origine » par http://www.livredepoche.com/

« On ne peut pas écouter l’autre, en tant que psychanalyste, sans se demander d’où vient à l’homme l’aptitude à dire « je », à parler sa vie, sa mort, en première personne. Car l’efficacité de la cure analytique repose sur l’accès du patient à « je » sujet, ce à quoi aucun animal n’est parvenu. Or la science, après Darwin et avec Freud, croit l’homme « issu de la série animale ». Où donc le sujet trouvera-t-il sa généalogie ? Pas dans la nature. Où donc, dans la culture, puisque la religion de l’habitude croit lire au début de la Bible la création de l’homme comme objet vivant par un Dieu tout-puissant ? Ce livre est un nouveau voyage dans nos récits d’origine, en quête de l’apparition du sujet : le premier « je » de Dieu – du diable – et de l’humain ; comment cet humain est bien créé, mais non l’homme et la femme qui n’apparaissent que par leur rencontre ; l’importance de la loi symbolique pour « je » et « tu » dans leur éveil… Marie Balmary revisite ainsi les grandes figures bibliques et évangéliques, leur posant à chacune la question du sujet et de l’autre. Jusqu’à ce qu’apparaisse une nouvelle cohérence de ces textes avec l’expérience clinique. Au lieu heureux où l’homme ne se vit désormais plus comme chose, bête ou esclave, mais comme sujet fils, engendré d’esprit. Au-delà de la création et de la mort.« 


2-3) Le « Sujet-Je » à propos de « La Divine Origine » « Dieu n’a pas créé l’homme »

« La proposition fondamentale de Marie Balmary, psychanalyste, dans son essai : « La Divine Origine »  est d’interroger les textes bibliques sur ce qu’ils véhiculent quant au sujet humain. L’investigation des mythes fondateurs de notre culture judéo-chrétienne est une démarche pleine de promesses. A ces textes originaux, Marie Balmary pose la question « de la genèse de l’homme qui dit « Je », car « à l’opposé de l’animal créé selon son espèce », il n’y a pas d’espèce humaine » (p.325). C’est l’instance du sujet qui assure notre séparation du monde animal. En conséquence, « l’origine psychique de l’humain ne peut être racontée que mythiquement. » (p.67)
L’assertion du sous-titre : « Dieu n’a pas créé l’homme » s’appuie sur la traduction du verset 27, au chapitre 1 du livre de la Genèse. « Elohim crée le glébeux à sa replique….Mâle et femelle, il les créa. »
Et au chapitre 2, verset 7 : « Elohim façonne l’humain (Adam), poussière du sol, (Adaman). Il insufle en ses narines haleine de vie; et c’est l’humain, un être vivant. »
Ainsi l’auteur différencie :
– l’humain de l’homme
– le couple « mâle et femelle » de celui « homme – femme ».
Il est donc établi que le créateur ne travaille qu’A MOITIE.
Le sujet homme n’est pas créable. « Le sujet-Je est incréé ». A la science , elle dénie le pouvoir de saisir la genèse du sujet (p.149).
Les deux récits de la Genèse « portent un double message : la création de l’homme et son incréation ». Cette problématique posée, l’auteur argumente ainsi : « Comment l’incréé peut-il s’y prendre pour faire des êtres incréés semblables à lui ? Les créer le moins possible et leur permettent d’advenir » (116)
Ceci peut également se comprendre à propos des mots : « image » et « ressemblance ».
Gen. 1, 26 : « Nous ferons Adam en notre image 
comme notre ressemblance »      Gen. 1, 27 : « Elohim crée Adam en son image en l’image d’Elohim »Le verset 27 n’est pas répétition du v. 26.
« Ce Dieu – là ne fait les choses qu’à moitié…L’humain est bien créé en l’image mais non comme la ressemblance d’Elohim »(113). Ce qu’avait pressenti des Pères de l’Eglise, Basile de Césarée (cité), dit explicitement « Nous possédons (l’image) par la création, nous acquérons (la ressemblance) par la volonté. »
A la différence – importante – de Marie Balmary qui craint « la récupération chrétienne « des Pères de l’Eglise (115). Basile précise que les potentialités pour devenir sujet de JE sont déposées en l’humain par Dieu, que l’homme n’y parviendrait pas sans une présence créatrice de Dieu. « Si Dieu ne nous avait pas gratifiés de la puissance de devenir à la ressemblance, ce n’est pas par notre pouvoir propre que nous aurions acquis la ressemblance de Dieu » (115).
Cette crainte (peut – être méthodologique) de la récupération chrétienne, chez Maie Balmary ne peut – elle évoquer le jeu de mots de Lacan sur l’expression symbolique « Le nom du Père » ? Il la traduisait par : « les non – dupes errent ». (Si les non – trompés errent, que deviennent les trompés, les dupés ?). Puisqu’il s’agit, ici, du dieu de l’inconscient, élaboré par nos structures psychiques, ne faudrait – il pas envisager un autre rapport positif et structurant au Père dévoilé en Jésus – Christ ?
« 

3) La Divine Origine: présentation de « ma lecture »  

Marie Balmary indique en introduction, que pour la préparation de ce livre, le but et les moyens ont été intimement conjoints, d’une façon inhabituelle pour une recherche qui se développe dans un champ dit « scientifique ». En effet, en général, la transmission de la connaissance des Ecritures, qui est transmise par des savants, nous fait connaître le résultat de leurs travaux sans avoir à nous dire avec qui ils ont parlé. Outre les croyants, la lecture des textes anciens et sacrés est entreprise ordinairement par des savants ou des pasteurs et des prosélytes qui veulent enseigner à d’autres leurs contenus. 

Alors, l’angle de l’étude de Marie Balmary est différent. Elle est centrée sur un questionnement anthropologique et sur l’avènement de la première personne. D’autre part, on sait qu’un texte lu par un sujet libre de penser ce qu’il pense n’est pas identique au même texte lu en suivant un maître qui peut modifier notre façon de penser par son statut, sa fonction et son savoir. Car ce qui est lu n’est pas simplement ce qui est écrit, mais en même temps ce que vivent ensemble ceux qui le lisent. La relation se projette dans l’écrit, d’autant plus fortement lorsqu’il est s’agit des textes bibliques. En effet, ceux-ci racontent et révèlent les relations entre les hommes. Marie Balmary, lectrice de la Bible, a donc rencontré d’autres désireux comme elle de lire librement, ce qui ne veut pas dire sans loi, mais sans contraintes. Pour Marie Balmarie, « la loi de ce « lire ensemble », n’est pas différente du premier interdit du Livre qui, probablement contient tous les interdits suivants: ne pas manger l’autre ». Dans ce « lire ensemble », a été conservé conservé ce que l’expérience psychanalytique a ouvert à beaucoup: une écoute sans jugement des paroles de chacun, une attention à l’inconscient, celui du texte et des participants. Cette lecture a permis à chacun de devenir si présent aux autres et les autres présents à chacun, alors qu’ils ne faisaient que lire et commenter, apparemment loin d’une cure, sans confidence 

C’est de cette lecture que je me suis imprégné pour me donner une compréhension renouvelée des textes bibliques et de la Genèse, textes actuellement tant décriés, si mal interprétés et je pense incompris. Actuellement, ce qui peut rappeler la religion ou Dieu est le plus souvent rejeté par une science devenue pure technologie ou un laïcisme trop souvent dogmatique. Pourtant ces textes sont signifiants et ont une valeur archétypale au sens Jungien. Retrouver les valeurs profondes qui sont à l’origine de notre culture est important pour moi, car je sens que la redécouverte du sens originel permettrait de faire entrer les valeurs évangéliques dans nos coeurs et de sortir du piège que le serpent qu’évoque Marie Balmary nous a tendus et auquel nous avons obéi, la religion du serpent. Lorsque Darwin dit à sa femme en 1961  (page 106): 

« Dieu vous bénisse » Marie Balmary y voit deux religions. « Celle que l’un refuse (Charles) et celle que l’autre choisit (Emma). Le religion selon Charles: un dieu despotique, revanchard, totalitaire (la foi ou la damnation éternelle). N’est-il pas exactement le dieu du serpent? Darwin a trop fréquenté la Bible, ce ne peut pas être un hasard s’il parle du dieu qui fait peur aux hommes comme le serpent au singe. Ce tyran, Charles, solidaire des hommes qu’il aime le plus, le refuse; et son honneur. Troublante coïncidence tout de même qu’il place face à face le dieu/serpent et l’homme/singe. 

La religion d’Emma est tout à fait autre. Elle n’en dit pas beaucoup ici, mais on peut percevoir quelque chose à la manière dont elle s’en sert, car c’est sur sa religion qu’elle s’appuie pour critiquer de la plus sévère façon celle qu’expose son mari. Elle pourrait donc être d’accord avec lui: elle aussi refuse le dieu despote qui damne l’incroyant. Mais à la différence de son homme, elle conteste à cette représentation le nom de Dieu et à cette religion le nom de « Christianisme », bien que « les mots y soient ».  Où a-t-elle les pieds pour être aussi assurée de sa critique? Je ne sais. Mais contrairement à Eve, elle sait que la religion du dieu vu par le serpent est un faux. » 

Je me sens proche d’Emma dans ma vision que je pense avoir des Evangiles. Dans l’article 2, je vais évoquer plus longuement comment je ressens maintenant la lecture commune que Marie Balmary a faite avec ses amis de notre Divine Origine ce qu’en est « ma lecture » avec :

L’homme humilié par la science et le sujet souverain.


Penseurs et scientifiques:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Gaston_Bachelard
 (Gaston, Louis, Pierre Bachelard, né à Bar-sur-Aube le 27 juin 1884 et mort à Paris le 16 octobre 1962, est un philosophe français des sciences et de la poésie. Il est l’inventeur du concept de l’obstacle épistémologiqueÉpistémologue reconnu

https://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_Buber (Martin Buber (hébreu : מרטין בובר), né le 8 février 1878 à Vienne et mort le 13 juin 1965 à Jérusalem, est un philosophe, conteur et pédagogue israélien et autrichien)

http://www.pagesorthodoxes.net/pages-choisies/arjakovsky-desouzenelle.htm (Annick de Souzenelle, théologienne orthodoxe)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sigmund_Freud (Sigmund Freud, né Sigismund Schlomo Freud le 6 mai 1856 à Freiberg, Moravie et mort le 23 septembre1939 à Londres (Royaume-Uni), est un médecin neurologue autrichien, fondateur de la psychanalyse. Médecin viennois, Freud rencontre plusieurs personnalités importantes pour le développement de la psychanalyse, dont il est le principal théoricien. Son amitié avec Wilhelm Fliess, sa collaboration avec Josef Breuer, l’influence de Jean-Martin Charcot(médecin français) et des théories sur l’hypnose de l’École de la Salpêtrière (Paris) vont le conduire à repenser les processus et instances psychiques, et en premier lieu les concepts d’inconscient, de rêve et de névrose puis à proposer une technique de thérapie, la cure psychanalytique.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lacan (Jacques Lacan, né le 13 avril 1901 à Paris 3e et mort le 9 septembre 1981 à Paris 6e, est un psychiatre et psychanalystefrançais. Tout en se réclamant d’un freudisme véritable — « le retour à Freud » —, son opposition à certains courants du freudisme (notamment l’Ego-psychology), l’aspect novateur de ses thèmes et sa conception de la cure psychanalytique conduisent à des scissions avec la SPPet les instances internationales. Tout en poursuivant ses recherches, Jacques Lacan donne des séminaires de 1953 à 1979, soit quasiment jusqu’à sa mort : successivement à l’hôpital Sainte-Anne, à l’École normale supérieure, puis à la Sorbonne. Jacques Lacan a repris et interprété l’ensemble des concepts freudiens, mettant à jour une cohérence dégagée de la biologie et orientée vers le langage, en y ajoutant sa propre conceptualisation et certaines recherches intellectuelles de son époque (tels lestructuralisme et la linguistique). Jacques Lacan est l’un des grands interprètes de Freud, et donne naissance à un courant psychanalytique : le lacanisme.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Carl_Gustav_Jung (Carl Gustav Jung (prononcé [ˈkarl ˈɡʊstaf ˈjʊŋ] écouter) est un médecin psychiatre suisse né le 26 juillet 1875 à Kesswil,canton de Thurgovie, et mort le 6 juin 1961 à Küsnacht, canton de Zurich, en Suisse alémanique.Fondateur de la psychologie analytique et penseur influent, il est l’auteur de nombreux ouvrages. Son œuvre est liée à lapsychanalyse de Sigmund Freud dont il a été l’un des premiers défenseurs et dont il se sépara par la suite en raison de divergences théoriques et personnelles. Dans ses ouvrages, il mêle réflexions métapsychologiques et pratiques à propos de la cure analytique. Jung a consacré sa vie à la pratique clinique ainsi qu’à l’élaboration de théories psychologiques, mais a aussi exploré d’autres domaines des humanités : depuis l’étude comparative des religions, la philosophie et la sociologie jusqu’à la critique de l’art et de la littérature. Carl Gustav Jung a été un pionnier de la psychologie des profondeurs : il a souligné le lien existant entre la structure de la psyché(c’est-à-dire l’« âme », dans le vocabulaire jungien) et ses productions et manifestations culturelles. Il a introduit dans sa méthode des notions de sciences humaines puisées dans des champs de connaissance aussi divers que l’anthropologie, l’alchimie, l’étude des rêves, la mythologie et la religion, ce qui lui a permis d’appréhender la « réalité de l’âme ». Si Jung n’a pas été le premier à étudier les rêves, ses contributions dans ce domaine ont été déterminantes. On lui doit également, entre autres, les concepts d’« inconscient collectif », d’« archétypes », d’« individuation », de « types psychologiques », de « complexe », d’« imagination active » et de « synchronicité ».

Liens:

http://rustyjames.canalblog.com/archives/2016/04/16/33672034.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=rustyjames (Les promesses mensongères du new-âge et le serpent antique)
http://www.ifac.univ-nantes.fr/IMG/pdf/Munir_Mahmoud-Saleh_Je_et_Tu_-_Les_mots-principes_version_corrigee.pdf
  (Martin Buber, Je et Tu, Partie I Les mots-principes)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Je_et_Tu (Je et Tu est une œuvre de Martin Buber publiée pour la première fois en 1923. Aussi bien philosophique que théologique (car le ‘Tu’ éternel et absolu est Dieu) ce petit livre insiste sur l’Altérité – le sens de l’autre comme ‘personne’ (Pas de ‘je’ sans ‘tu’) – comme dimension absolument essentielle à toute vie humaine)

http://www.cosmovisions.com/raison.htm (la raison)

http://www.matierevolution.org/spip.php?article4717 (L’étonnement, premier pas de la démarche scientifique)

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio-essais/L-etonnement-philosophi

que (L’étonnement philosophique)

http://crdp.ac-paris.fr/parcours/fondateurs/index.php/category/babel (L’épisode biblique de Babel est un élément essentiel de notre culture – sa postérité picturale et littéraire est immense – et par là même, de notre vision du monde)

http://rl-phaleg.fr/images/Livres/GAILLARD_Les-Mythes-du-Christianisme (Les mythes du christianisme)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mythe_de_fondation (Le mythe de fondation, appelé aussi mythe fondateur, est un récit étiologique expliquant l’origine d’un rite ou d’une cité. Depuis l’apparition des premières cités, entre le IVe et le IIIe millénaire avant Jésus-Christ, des mythes racontent la fondation de certaines d’entre elles. L’épopée de Gilgamesh àBabylone, le mythe de Romulus et Rémus à Rome, le mythe d’Érechthée à Athènes et le Kalevala en Finlande sont des mythes de fondation : d’une manière générale, chaque peuple a besoin de dire ses origines1. Ce mythe étiologique fait partie des mythes des origines qui sont des récits légendaires des débuts d’un peuple, d’une cité, de l’humanité, de la terre, de la vie et de l’univers(cosmogonie). Il se distingue aussi du mythe de la création qui fait référence à l’idée d’un commencement du monde)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Texte_sacr%C3%A9 (La définition de texte sacré est très large, elle indique simplement qu’un écrit est en relation avec le divin, avec une divinité. Il peut s’agir de textes magiques (magie), mythologiques (mythe), exégétiques, divinatoires, rituels, de prières, de prescriptions… Un ensemble de textes qui forment une unité est un corpus)

https://www.youtube.com/watch?v=bV6TdJ-hmh8 (annick de souzenelle: l’initiation)

http://www.questionsuivante.fr/?p=1207 (connaît -on le texte originale de la Bible?)

http://www.unige.ch/theologie/macchi/enseignement/presentations/evolution-textegrd.pdf Comprendre comment le texte de la Bible hébraïque a évolué. La critique textuelle. Le texte original de la Bible n’existe pas !)

http://reseauinternational.net/le-judaisme-provient-de-textes-sumero-babyloniens-copies-et-falsifies/ (Le Judaïsme provient de textes sumero-babyloniens copiés et falsifiés)

http://secretebase.free.fr/civilisations/sumeriens/textes/textes.htm (Les documents écrits les plus anciens (-3000) ont été retrouvés dans les ruines d’Uruk L’Epopée de Gilgamesh, rédigé à la période paléo-babylonienne, à partir de la compilation de plusieurs récits sumériens mettant en scène son héros, est l’oeuvre majeure de la civilisation mésopotamienne. Ce texte a connu un succès phénoménal dans tout l’Orient Ancien, et a été traduit en plusieurs langues (Babylonien, Assyrien Hittite, Hurrite). Il s’agit d’une oeuvre glorifiant le héros Gilgamesh, mais aussi d’une réflexion sur la vie, sur l’illusion de la vie éternelle, et une oeuvre pronant le bon sens (un carpe diem version babylonienne en quelque sorte)

http://classiques.uqac.ca/classiques/courtillier_gaston/anciennes_civilisations_inde/courtillier_civilisations_inde.pdf (Les anciennes civilisations de l’inde, le véda, djaînisme et bouddhisme etc)

http://classiques.uqac.ca/classiques/wilhem_richard/C25_hist_civilisation_chinoise/rw_civ.pdf (Histoire de la civilisation chinoise)

http://www.protestantismeetimages.com/Interpretation-du-texte-de-Genese.html (Interprétation du texte de Genèse 2 et 3 par Marie Balmary)

https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9ch%C3%A9_originel (Le péché originel est une doctrine de la théologie chrétienne qui décrit l’état dégradé de l’humanité depuis laChute, c’est-à-dire la désobéissance d’Adam et Ève, premiers êtres humains créés par Dieu qui, selon le Livre de la Genèse, mangent le fruit défendu de l’arbre de la connaissance du bien et du mal)

http://aes-france.org/?Homme-et-femme-au-commencement (Homme et femme au commencement : revenir à la lettre biblique – Marie Balmary)

http://www.freud-lacan.com/index.php/fr/dictionnaire/4577-le-signifiant (signifiant freudien: « Notre définition du signifiant (il n’y en a pas d’autre) est : un signifiant, c’est ce qui représente le sujet pour un autre signifiant. » Cette définition est extraite de « Subversion du sujet et dialectique du désir » (Écrits, p. 819). Elle implique la nécessité, pour poser le signifiant, de partir d’une chaîne signifiante, non d’un signifiant isolé. Elle implique aussi l’impossibilité d’appréhender ce qu’il en est du signifiant sans le rapporter à un sujet, toujours supposé à cette chaîne)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Arch%C3%A9type_(psychologie_analytique) (L’archétype (prononcé [aʁketip]) est un concept appartenant à la psychologie analytique élaborée par le psychiatre suisse Carl Gustav Jung (18751961) qui le définit par la tendance humaine à utiliser une même « forme dereprésentation donnée a priori » renfermant un thème universel structurant la psyché, commun à toutes les cultures mais figuré sous des formes symboliques diverses. L’archétype est pour la psychologie jungienne un processus psychique fondateur des cultures humaines car il exprime les modèles élémentaires de comportements et de représentations issus de l’expérience humaine à toutes les époques de l’histoire, en lien avec un autre concept jungien, celui d’inconscient collectif. Les archétypes apparaissent dans les mythes, mais aussi dans les rêves)



Une réflexion au sujet de « La divine origine: Dieu n’a pas créé l’homme article 1) »

  1. Inconscient collectif c’est le mouvement que l’on constate aujourd’hui à l’approche de l’élection présidentielle tous ces pharisiens et prestidigitateurs de tout bords ils expriment des modèles de sociétés de la représentation politique de certains élus se prenant pour le centre du monde. L’ E N A ou la bible du peuple ceux ne sont que des avatars de leurs propres rêves .

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s