Boris Cyrulnik : Pour être heureux, il faut avoir souffert


J’ai rarement vu un article si passionnant et qui pose de vraies questions. J’y retrouve bien les notions de complémentarité, réalité paradoxale.. Cyrulnik utilise à fond les données des neurosciences en essayant de ne pas tomber dans un scientisme à la J.P. Changeux. Il dit aussi une chose que je ressens aussi: Le point fort de l’humanité, par lequel nous sommes clairement menacés de disparaître, c’est notre intelligence technologique, désormais si puissante qu’elle modifie la biosphère…La conscience humaine était fondamentalement basée sur à l’harmonie et l’équilibre et sur l’amour qu’avaient développée les cultures basées sur la spiritualité et qui risquent de disparaître avec une culture purement binaire et technologique. Mais heureusement les révélations sont possibles…

tarot psychologique

Le bonheur et le malheur ne s’opposent pas, mais se complètent comme le jour et la nuit. L’inverse de leur indissociable couplage est la mort affective, l’indifférence. Attachement et amour ne peuvent se développer que si nous avons connu la souffrance et le retour à la sécurité. La neurologie cognitive n’a qu’une vingtaine d’années, et déjà ses découvertes se comptent par milliers, dont Boris Cyrulnik vulgarise génialement les paradoxes.

Dans la trajectoire de Boris Cyrulnik, il y eut d’abord les livres d’éthologie sur l’affectivité animale. Puis toute la série humaine sur la résilience, qui explique comme un enfant maltraité peut s’en sortir, grâce au regard de l’autre. Paru fin 2006, De chair et d’âme constitue le premier livre d’une nouvelle série sur l’inséparable unité de ce qui constitue l’humain.

Ce qui est frappant, c’est la précision ultrafine de ce que l’imagerie médicale est désormais capable de nous apprendre sur ce…

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3 réflexions au sujet de « Boris Cyrulnik : Pour être heureux, il faut avoir souffert »

  1. Merci pour ce partage, je me doutais que vous aimerez cet article qui est tout à fait dans la lignée de vos publications. Et vous arrivez à démontrer si bien à quel point la science moderne sort de l’impasse, en revenant aux valeurs fondamentales des anciennes civilisations

    • Oui, j’admire Cyrulnik, mais je reste un peu sur ma faim. Je ne retrouve pas vraiment totalement le sens du sacré et du divin qui pour moi est le fondement de la conscience pure qui nous anime (je ne parle pas de l’ego). Mais c’est un sujet difficile et je n’arrive pas à le formaliser..

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