Notre existence a t-elle un sens? 14-1) L’homme non-neuronal, première partie.


 

Notre existence a t-elle un sens? 14-1) L’homme non-neuronal, première partie.

 

Cette série d’articles dans la catégorie « notre existence a t-elle un sens »? est  l’expression de  ce que j’ai écrit dans la présentation de mon blog: « Les merveilles de la nature me fascinent. Mes réflexions: le sens de l’Univers et de l’existence. En moi, il y a deux mondes: le monde extérieur du « faire »et le monde de l’intérieur, non conscient, mais tout autant réel. Ma devise: l’essentiel, c’est l’amour, amour du sacré. Mes modèlesJésus (l’amour),Pythagore (la mathématique), Einstein (la physique) ».

Je voudrais faire partager la lecture du livre de Jean Staunenotre existence a-t-elle en sens,  avec mes réflexions et les liens qu’elle m’a permis découvrir à travers internet. Ma quête est de retrouver (avec Jean Staune), le réenchantement du monde au cours des articles.


Mes articles déjà parus dans cette rubrique:

 

Exergue: « Seul l’esprit, s’il souffle sur la glaise, peut créer l’homme.«  Antoine de Saint Exupéry, dernière phrase de Terre des hommes.

 

Dans les deux articles précédents; Notre existence a-t-elle un sens? 13-1) Dur, dur le problème (la conscience 1ère partie, et Notre existence a t-elle un sens? 13-2) Dur, dur le problème (la conscience 2ème partie), nous avons vu les positions de scientifiques et de philosophes sur le problème de la conscience. Pour certains, le cerveau produit la conscience alors que d’autres pensent que ce n’est pas le cas. Nous sommes passés de positions les plus réductionnistes et matérialistes à des positions plus nuancées où le cerveau est bien plus qu’un « paquet de neurones ». Quelles sont les positions les plus crédibles? C’est ce que nous allons examiner maintenant dans cet article « l’homme non neuronal » par des analyses qui portent non sur la vision, l’audition ou des maladies, mais sur la nature de la conscience et des questions telles que le libre arbitre ou la création de sens.

 

1) Les moines tibétains sont-ils des morts-vivants?

oserchanger.com -EEG ou l’activité électrique du cerveau en temps réel

 

antoinedesaintexupery.com -terre des hommes 1939

 

C’est une expérience réalisée  Par jean-François Lambert sous la direction de Paul Laget à l’hôpital Trousseau qui pose la question: Les moines tibétains sont-ils des morts-vivants?

Normalement, si on reçoit un flash dans les yeux, une réaction automatique se produira dans notre aire visuelle et un observateur pourra, s’il regarde l’activité de notre cerveau, en déduire qu’on vient d’être soumis à un tel signal visuel. Sur le tracé d’un électro-encéphalogramme (EEG), ce signal produit un pic inversé qu’on appelle « potentiel évoqué« . Dans l’expérience de jean-François Lambert, le sujet sur lequel a été obtenu le tracé n’est pas vraiment comme tout le monde. Il s’agit d’un moine tibétain qui a passé sa vie à méditer. Lorsqu’on lui demande de méditer, on s’aperçoit que dans le tracé, au lieu d’un pic bien net, on distingue bien un petit quelque chose mais qui n’est pas significatif, car noyé dans le bruit de fond de l’EEG (bien entendu, on vérifie que le moine n’a pas fermé les yeux). En regardant ce tracé, on pourrait en déduire que la personne en question n’est pas consciente et qu’elle ne réagit pas aux simulations qui l’entourent. Alors que, selon son témoignage, le moine était parfaitement conscient à ce moment-là. 

Peut-être expérimentait-il un état de « pure conscience » comme celui décrit par les patients de Dominique Laplane dans l’article Notre existence a-t-elle un sens 13-2) Dur, dur le problème au chapitre c): La solution de Dominique Laplane? Cela signifie selon Jean Staune que nous avons la première preuve qu’il n’y a pas une identité complète entre les processus neuronaux et les états mentaux ainsi que l’affirme libet (consulter « Esprit es-tu là?« ). D’après les tracés, le moine ne réagissait plus aux stimulis extérieurs, donc l’observation de son état neuronal ne permet pas de déduire son état mental, ce qui est un démenti de la théorie de l’identité entre ces deux états. Ceci est vrai chez les moines tibétains, mais il faudrait démontrer que cela est vrai chez tous les hommes, ce que nous allons voir dans le chapitre suivant.

liens: technikart.com -esprit es-tu là (avec J F Lambert)

staune.fr -Ce que la science apprend aux managers expérience J F Lambert sur moines tibétains)?

lemediateur.net -Le séminaire « Science et Sens »

lodel.irevues.inist.fr -Les POTENTIELS ÉVOQUÉS VISUELS corticaux (PEV)

webvision.med.utah.edu -visually-evoked-potential

florence.ghibellini.free.fr -le rêve lucide et les Dream-Cultures

lecerveau.mcgill.ca -Expérience mystique et méditation : les corrélats neurobiologiques

ung-neuroscience.com -Benjamin Libet et la conscience

 

uip.edu -Esprit es-tu là? (libet et l’« d’antédatage » de la perception)

staune.fr -St Exupéry et la question des fondements: Que faut-il dire aux hommes en cette fin de XXème siècle?

rms.medhyg.ch -Neurosciences et rapport pensée-cerveau

 

2) Nous pouvons tous remonter le temps (avec Benjamin Libet)!

lecerveau.mcgill.ca -le cortex moteur

Toutes les perceptions et les sensations provenant de notre main par exemple se projettent dans la zone correspondant à la main dans le cerveau. Quand j’ai mal à la main, en fait, j’ai mal à la représentation de ma main dans mon cerveau, car c’est là que s’élabore la sensation de douleur et pas dans la main. Dans certaines opérations du cerveau, on peut réveiller le patient alors que son cerveau à l’air libre, et le stimuler directement grâce un léger choc électrique pour lui demander quelle sensation il éprouve (sans que cela représente une torture pour le patient). Il est parfois nécessaire d’avoir le témoignage en direct du patient, par exemple lors d’opérations visant à retirer des tumeurs, pour aider à l’identification de certaines zones. C’est ainsi que lors de certaines de ces opérations, l’équipe dirigée par Benjamin Libet, de l’université d’état de Californie à San Francisco, a obtenu l’autorisation de certains patients de réaliser, en plus des manipulations nécessaires à l’opération une expérience au moment où le sujet est réveillé et son cerveau exposé à l’air libre (la boite crânienne étant ouverte), ce qu a permis d’obtenir les résultats suivants (voir Mind time): 

Stimulons le bout du doigt avec une petite décharge électrique. Un potentiel évoqué se propage jusqu’à la zone du cerveau correspondant à la main et le sujet ressent une piqûre à la main environ 25 ms après. Maintenant, si on stimule la zone correspondant à la main dans le cerveau, le sujet va sentir une piqûre à la main et non au cerveau (ainsi, des personnes ayant perdu un bras peuvent avoir mal à leur « membre fantôme »). Mais pour que le sujet sente la piqûre, il faut envoyer un train de chocs pendant 500 ms (et non un choc unique). C’est seulement après ce délai que le sujet sent la piqûre et comme on stimule directement le cerveau, il n’y a pas de potentiel évoqué qui arrive au cerveau depuis le doigt (ce qui est essentiel).

Combinons alors les deux démarches. A l’instant t=0, on stimule le bout des doigts et à t= 200 ms, on commence la série de stimulations au cerveau, toujours dans la zone correspondant au doigt. Le sujet sent une seule piqûre à t= 700 ms, correspondant à la stimulation faite au cerveau, sans ressentir celle qui a été faite au bout du doigt. Comment sait-on que c’est la deuxième piqûre qui a été ressentie et non la première? Dans les deux cas, le sujet ne sent qu’une piqûre au doigt, même quand le stimulation est faite au cerveau. Mais il est possible de calibrer les stimulations et d’habituer le sujet avant l’expérience décisive: la simulation du bout du doigt sera alors forte et celle du cerveau sera faible. Le sujet évoquera une seule et unique sensation faible de piqûre sur le doigt. On sait ainsi que c’est la stimulation du cerveau qui a été ressentie (sous le forme d’une piqûre au doigt) puisque cette sensation arrive 500 ms après le début de la stimulation du cerveau et non 25 ms après la stimulation du doigt.    

On stimule maintenant le doigt et on attend 500 ms pour commencer les stimulations du cerveau. Toujours rien! La stimulation du bout du doigt n’est pas ressentie, alors que la stimulation du cerveau engendre, comme d’habitude, une sensation de piqûre au doigt après 500 ms, soit une seconde après le début du processus. 

Dernière étape, on attend plus de 500 ms après avoir stimulé le doigt pour commencer la stimulation du cerveau. Ici tout redevient « normal ». Le stimulation du bout du doigt est ressentie tout de suite, après 25 ms, le temps que l’influx nerveux arrive au cerveau et la deuxième piqûre est ressentie 500 ms après le début de le série de chocs au cerveau, comme dans l’expérience initiale.                       

Ces résultats semblent montrer que dans tous les cas, il nous faut 500 ms pour être conscient de quelque chose, puisque, si pendant cette période de temps on intervient sur la zone correspondante du cerveau, nous ne sommes pas conscients de cette sensation. Mais il se trouve qu’en temps normal, nous sommes conscients de la même sensation au début du processus, après 25 ms et non à la fin. Et un démarche qui a lieu 200, 300 voire 500 ms après la stimulation peut nous empêcher d’être conscients d’un piqûre dont nous serions conscients normalement au bout de 25 ms. C’est proprement stupéfiant! Comment une telle chose est-elle possible? Selon Libet, le temps d’élaboration consciente est bien de 500 ms (en fait 475 ms car il faut 25 ms pour que le signal arrive au cerveau), mais une fois l’élaboration faite, la conscience antidate cette sensation en retournant en arrière dans le temps de 475 ms. On peut imager ceci en effectuant une comparaison avec le cachet de la poste qui atteste que nous avons bien posté notre déclaration d’impôt à temps, même si le contrôleur l’ouvre plus tard. Ici, le potentiel évoqué qui arrive au cerveau 25 ms après la stimulation « normale » au doigt sert de cachet de la poste. Le cerveau suit son processus pour élaborer la sensation consciente puis repart en arrière ans le temps pour faire coïncider la sensation subjective d’être piqué avec l’arrivée du potentiel évoqué. C’est uniquement grâce ce mécanisme que que la sensation d’être piqué se produit dans la vie courante au moment même de la piqûre et on pas pas 500 ms après. Et dit Benjamin Libet dans Mind time, quand on stimule directement le cerveau, il n’y a pas de potentiel évoqué, donc pas de retour en arrière possible.
Pour Libet, cette projection dans le temps ne devrait pas nous choquer, car elle est similaire à celle qui se produit lorsqu’on regarde un objet. Ce que nous voyons réellement , ce sont des signaux représentant les couleurs et les formes dans notre cerveau. Depuis l’enfance, nous avons appris à effectuer une projection dans l’espace. Nous savons que les signaux impliquent qu’il y un objet présent se trouvant à l’extérieur de nous (Libet suppose que les bébés mettent 1 à 2 mois à « calibrer  » le système et qu’au début, tout est assez flou pour eux, mais qu’à force de toucher les objets, ils arrivent à « projeter » de façon correcte. Donc pourquoi être choqué par le fait que nous puissions également nous projeter dans le temps?
Le retentissement de ces propos a été tel que Daniel Dennett y a vu la possibilité d’un jour « sombre » pour le matérialisme. Pour attaquer ces résultats, il a demandé à Patricia Churchland (tout aussi athée militante que lui), d’attaquer ces résultats. Celle-ci a monté une expérience dans laquelle un sujet, une fois qu’il a été piqué au doigt, appuie sur un bouton avec l’autre main, ce que les sujets ont été capables de faire en en 350 ms en moyenne. Avec Dennett, elle en déduit l’interprétation suivante de l’expérience de LIbet : a) le sujet qui a été stimulé en est conscient tout de suite (après les 25 ms nécessaires à l’arrivée du potentiel évoqué dans le cerveau). b) Si le sujet avait pu signaler qu’il avait senti la piqûre pendant le délai de 500 ms, il l’aurait fait. c) La seconde piqûre efface de la conscience le souvenir de la première en « réécrivant  » l’histoire. Cette interprétation, même s’il n’existe pas de preuve directe en sa faveur, n’est-elle pas infiniment plus crédible que celle du saut dans le temps de la conscience demandent Dennet et Churchland?

Mais ce n’est pas si simple. Par exemple, il y a une différence entre détecter et être conscient d’avoir détecté. Dans une expérience de Libet, après avoir projeté un point lumineux sur un écran pendant un temps trop court pour que le sujet puisse en être conscient, il a été demandé « Dites-nous si le point était à gauche ou à droite. » La réponse était « mais comment voulez-vous que je le sache? je n’ai rien vu. » « Ce n’est pas grave, répondez au hasard » en appuyant sur l’un des deux boutons « gauche » ou droite » leur dit-on alors. Dans 90% des cas le sujet répond juste, ce qui prouve qu’il a parfaitement détecté le signal… sans en être conscient. Cette expérience a aussi été réalisée sur des gens ayant une lésion dans une partie des aires visuelles du cerveau. Même si leurs yeux fonctionnent bien, ils ne peuvent pas voir consciemment ce qui apparaît dans la partie correspondante de leur champ visuel. Or l’expérience montre qu’ils ont parfaitement détecté ce qui a été projeté dans cet endroit de leur champ visuel. Là aussi ils donnent des réponses exactes tout en étant persuadés de répondre au hasard. 

La détection d’un phénomène n’est donc pas une preuve du fait que nous en soyons conscient. Cela montre que la conscience est un phénomène très subtil qui qui se produit dans des conditions très précises. Un robot par exemple, pourra détecter des choses aussi bien que nous sans pour autant en être conscient. Dans l’expérience de Patricia Churchland, les sujets ont conscience d’avoir été piqués et d’avoir appuyé sur le bouton. Mais si une piqûre avait effectuée dans leur cerveau, on pourrait très bien penser qu’ils l’auraient détecté sans en avoir été conscients de l’avoir fait. Dennett et Churchland en conviennent mais affirment qu’on n’en n’a pas la preuve. Nous pouvons prétendre disent-ils que dans l’expérience de Libet, les sujets ont été , durant quelques ms, conscients d’avoir été piqués. Cela permettrait d’éviter les « voyages dans le temps de la conscience. » 

Mais Libet a réalisé une autre expérience, où il va réaliser une stimulation sur le trajet qui relie le doigt au cerveau, le lemniscus médian. Comme pour la stimulation au doigt, le sujet sent la piqûre tout de suite en 25 ms. Mais comme dans le cas de la stimulation au cerveau, il faut envoyer des chocs électriques pendant 500 ms pour que le sujet soit conscient de la piqûre… au début du processus. Si on s’arrête d’envoyer des chocs électriques sur le nerf au bout de 400 ms, le sujet ne sent rien, mais si on envoie les chocs pendant 500 ms, le sujet sent bien une piqûre au doigt au bout de 25 ms. Comment imaginer que le fait d’arrêter la stimulation puisse effacer quelque chose, surtout que l’expérience montre que ce quelque chose n’existe pas encore puisqu’il faut aller jusqu’au bout des 500 ms de stimulation pour que la sensation consciente apparaisse au début du processus? Ici, il ne peut pas y avoir d’effacement puisqu’il n’y a rien a effacer et qu’en plus, aucune action susceptible de provoquer un effacement n’a au lieu. Libet a donc raison: la conscience joue à « sauter dans le temps. » Pourtant Dennet s’accroche toujours l’hypothèse de l’effacement. 

Maintenant, voyons ce que dit Libet à propos des implications de son expérience? Il dit d’abord qu’elle pose de « sérieuses difficultés » à la thèse selon laquelle il y aurait identité entre les états mentaux et les états neuronaux, car l’état neuronal ne peut pas permettre de connaître l’état mental puisque le temps vécu par le sujet et le temps neuronal ne sont pas les mêmes). Les phénomènes mentaux ont des caractéristiques assez différentes des phénomènes observables dans le cerveau. La projection subjective (dans le passé) est une fonction purement mentale qui n’a pas de base neuronale correspondante dans le cerveau. Une connaissance complète des événements neuronaux ne permet pas, en soi, de décrire ou de prédire l’expérience consciente. Il écrit même dans Nature: « l’expérience subjective et de la conscience et les processus neuronaux sont phénoménologiquement indépendants. » 

Mais Libet n’est pas un dualiste pour autant. Sa position est celle d’un émergentiste fort comme Sperry,  auquel il se rattache (voir  l’article 13-1 chapitre 5 c). Pour lui, « la conscience ne peut exister sans les processus du cerveau qui lui donnent naissance. » Mais c’est un émergentiste, « superfort ». Dans la théorie de Libet, la conscience est un champ qui ne correspond à « aucun des champs physiques connus, comme l’électromagnétisme, la gravitation, etc. Il n’est pas descriptible en termes d’aucun événement physique observable ou d’aucune théorie physique constituée. »  « Ce champ serait détectable seulement en terme d’expérience subjective, accessible seulement à l’individu qui a cette expérience. » Comment prouver l’existence de ce champ? On pourrait (est-ce réalisable?), pense-t-il isoler la zone en question en détruisant toutes ses connexions neuronales sans détruire l’alimentation sanguine de cette partie du cerveau. Si, lorsqu’on stimule cette partie encore vivante, mais séparée du reste du cerveau, cela provoque une expérience consciente du sujet, on aura prouvé que la conscience est un champ qui, pour se propager, n’utilise pas les neurones. Le saut dans le temps évoqué par Libet ne se produit pas dans le monde physique, mais dans le monde subjectif, celui du champ de conscience. Ainsi, tous les êtres humains seraient comme les téléspectateurs recevant la télévision par câble: il y a quelques années, lors de la coupe du monde de football, certains téléspectateurs se sont plaints que les signaux des nouveaux opérateurs fournissant la télévision par les câbles téléphoniques, avaient une demi-seconde de retard sur la télé normale à l’époque, transmise par voie hertzienne; ainsi, quand leurs voisins hurlaient déjà à cause du but, eux ne l’avaient pas encore vu, ce qui devait très frustrant! Comme il n’y a plus personne pour voir les choses en direct comme les téléspectateurs ayant une télévision classique hertzienne, nous aucun moyen de nous en rendre compte. 

Mais est-ce si sûr que le saut dans le temps ne se produit pas dans le monde physique? Cela paraît difficile à concevoir. Même si on peut détecter une menace sans en être conscient, de nombreux problèmes surgiraient dans notre vie si vraiment nous étions en retard sur les événements réels et que le saut dans le temps se produisait dans un monde subjectif et non pas dans le monde physique. A chaque fois que nous devrions accomplir rapidement un acte reposant sur une décision consciente, un problème devrait surgir, nous donnerions l’impression d’être en permanence en retard sur la réalité. La seule conclusion logique (de Jean Staune, que je partage), s’il est bien confirmé qu’il faut bien 500 ms à la conscience pour être consciente de quelque chose, est qu’un retour en arrière dans le temps permet de synchroniser nos sensations avec les événements, que ce saut dans le temps est réel, que la conscience peut l’accomplir facilement parce qu’elle n’est pas (totalement) immergée dans le monde physique et que, donc, elle n’est pas une production du cerveau  et que donc, le cerveau est davantage un poste de radio qu’un lecteur de disque en faisant référence à notre image de l’article 13-2.

 

A suivre… Dans la deuxième partie de cet article 14 (l’homme non-neuronal partie 2), nous examinerons la question du libre-arbitre. 


liens: jung-neuroscience.com -prise de conscience suite à un stimulus sensoriel

francoisloth.wordpress.com -L’ultime dualisme de Benjamin Libet

automatesintelligents.com -Retour sur les bases neurologiques du libre arbitre par Jean-Paul Baquiast

mind-consciousness -Commentary on Benjamin Libet’s Mind Time.

quantumconsciousness.org le -neuralism » de Churchland (opposition au platonisme de penrose)

philosophyfaculty.ucsd.edu -on the alleged bacwards referal experiences and its relevance to the mind-body problem

energie-sante.net -Les cristaux de la glande pinéale nous connectent à l’au-delà

 

 

3 réflexions au sujet de « Notre existence a t-elle un sens? 14-1) L’homme non-neuronal, première partie. »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s