Au commencement du temps 4-1) Comment tout cela est-il possible?


Après avoir remonté le temps à l’envers vers le passé depuis 2009 nous sommes arrivés à l’instant zéro à la fin de l’article précédent.

Dans tous les articles de la rubrique « au commencement du temps », je souhaite approfondir ma réflexion sur « le visage de Dieu » écrit par les frère Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: « Au commencement du temps« .

Dans les articles précédents, j’ai fait un retour en arrière dans le passé jusqu’à l’instant zéro. ces articles m’ont permis de faire un saut dans l’histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d’affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l’Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager.

En exergue:
« Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s’effondrent. Le singularité garde tout son mystère. Les physiciens n’ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu’elle est.Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l’Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n’exprime l’être que par l’être et pas par du devenir. Si on dit qu’à l’Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n’explique pas l’Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu’il n’y a pas d’Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses:
a) Il n’est pas prouvé que l’Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l’absence de toute chose à au moins une chose.
b) Il n’est pas prouvé que l’Univers n’a pas d’Origine.


C’est donc, comme la question de Dieu (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l’indécidable au sens de Gödel.
Dans un tel contexte, l’approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? « En prenant toutefois cette approche pour ce qu’elle est et rien d’autre: une hypothèse dont l’essence mathématique correspond à la nature mathématique de « l’objet » que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l’espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l’épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j’appelle le « soi », mon « intérieur » invisible par opposition au visible…Et je trouve ça plutôt jubilatoire… »

Mes articles déjà parus dans cette rubrique:

 1) Fin de notre voyage vers l’instant zéro (Au commencement du temps 3-11) l’instant zéro).


L’article précédent se terminait ainsi:

« Mais il y a encore un propriété du zéro, peut-être la plus extraordinaire: ce nombre est à la fois réel et imaginaire pur, autrement dit il peut être vu comme un nombre complexe. En effet, il peut s’écrire 0 + 0i. Quelle est la conséquence de ce fait mathématique simple? A l’Origine, le zéro n’est pas un être stable, il a un contenu dynamique lié au faut qu’il fluctue, qu’il oscille entre sa forme réelle et sa forme imaginaire pure. C’est peut-être là l’origine profonde, la plus fondamentale de ce qui a été appelé la fluctuation quantique de la métrique originelle, la fluctuation du temps entre sa forme réelle et sa forme imaginaire pure. Le secret du commencement du temps – l’infini -à partir de zéro.

C’est donc avec cette image-miroir  énigmatique, le reflet de l’infini au fond du zéro, que s’achève notre fabuleux voyage, la remontée du temps vers l’Origine. Dans de prochains articles, je vais continuer ma lecture des frères Bogdanov en essayant de les suivre quand ils veulent montrer que ce point singulier n’est pas une illusion, que les torrents de siècles sont existent vraiment et que le face cachée du temps -sa face imaginaire – est aussi vraie que l’autre, sa face visible ».

Le voyage est terminé, mais la fascination reste


. Je reste encore en compagnie des frères Bogdanov pour donner dans cet article et le prochains, « ma lecture » de leurs réflexions , analyses, commentaires et les impacts de cette vision de la plongée vers l’instant zéro (qu’ils viennent de présenter dans cette première partie de leur livre: « au commencement du temps« ).

Après cet étourdissant voyage, disent-ils, le lecteur doit avoir certainement de nombreuses questions et interrogations: ces choses ont pu apparaître irréelles ou complètement folles, la science, la physique théorique et les mathématiques sont-elles vraiment aussi éloignées de la réalité de tous les jours que ce qu’on pu lire par endroits, est-ce que ces hypothèses ahurissantes, cette prétendue fluctuation du temps, ces invraisemblables « instantons », cette idée finalement insensée d’un temps imaginaire au temps zéro, est-ce que tout cela a une chance d’être vrai?

l’univers vu de l’intérieur

Pour ma part, je pense que l’hypothèse est osée et qu’il faut bien réfléchir aux difficultés que présente  Etienne Klein et que j’ai résumées en exergue au début de cet article. Mais la science s’approche de plus en plus de cet instant zéro , qu’il existe ou non, qu’il y ait des univers multiples ou non,des univers en rebond , ou autre chose? On peut répondre par la prudence ou le doute comme Etienne Klein ou d’autres grands penseurs tels Joël de Rosnay (interwiewé dans « le monde s’est-il créé tout seul?«  . Mais ne tombe-ton pas alors dans le paradoxe de Russel et finalement des théorèmes d’incomplétude de Gödel? Nous sommes dans le monde, à l’intérieur de l’Univers (?), voire dans le tout. La question de l’Être suprêmeDieu revient inévitablement qu’on le veuille ou non. Elle est corrélative à la question du sens (voir le livre de Jean Staunenotre existence a-t-elle un sens?)

C’est pour partager ce questionnement que j’ai créé mes blogs et je continue le chemin du questionnement, même s’il n’y a pas de réponse par la science. C’est pour moi une petite flamme qui m’anime depuis toujours et qui m’émerveille depuis que j’ai reçu en cadeau ce livre dans mon petit village d’enfance à l’âge de 9 ou (dix ?) ans: les merveilles de la nature, tout en se précisant de plus en plus. Qu’y a-t-il au bout? Peu importe…


C’est pour cela peut-être que l’hypothèse des frères Bogdanov me fascine. Est-elle plus absurde que toutes les théories évoquées dans ces articles et dans les liens que j’ai notés? En physique des particules, les théories de la super-symétrie, à l’heure actuelle invérifiables, ne vont-elles pas dans le même sens (particules hypothétiques, tout comme l’instanton, nouvelles théories purement mathématiques…)? Alors je continue ma lecture…



2) Le graal de la physique?

Le domaine de la connaissance qui touche à cet instant zéro est presque totalement inconnu. Les ténèbres les plus épaisses, les incertitudes les plus grandes y règnent sans partage. Au fond, un ne sait rien en dire, ce qui explique la prudence d’Etienne KleinStephen Hawking peut lancer ce rappel à la réalité: « demander ce qui s’est passé avant le Big Bang revient à chercher un point qui se trouverait à un km au nord du pôle Nord! ». Un des blus brillants physiciens de notre époque, Alan Guth, qui a mis au point la célèbre théorie de l’inflation cosmique, répète lui aussi, sur un ton vaguement résigné: « L’instant de la création reste dans les ténèbres ». Ces ténèbres, insensibles à la lumière venue du dehors, commencent là où s’arrête brutalement notre réalité physique: sur le mur de Planck, là où nos puissantes théories (la relativité, la mécanique quantique), s’effondrent l’une après l’autre. .

Mais, mesurant l’abîme à franchir, Isabelle Stenger, philosophe des sciences et professeur à l’Université libre de Bruxelles fait remarquer qu’il s’agit peut-être là du « graal de la physique(?) ». Auteur avec Ilya Prigogine de plusieurs ouvrages consacrés, entre autres, à la grande question du temps, elle ira, disent les frères Bogdanov, jusqu’à écrire dans un article publié en 2004 dans les annales de l’institut de philosophie de l’université de Bruxelles: « Les frères Bogdanov étaient bel et bien convaincus après tant d’autres qu’ils voyaient se dessiner le graal physico-mathématique dont la quête définit la gravitation quantique. »

C’est cette conviction (ou cette illusion?) de frôler quelque chose de brûlant n comme un secret ultime, qui me pousse moi aussi à aller de l’avant au-delà du mur de Planck. Il est vrai que la dimension très mathématique de cette quête jalonnée d’équations et de calculs explique sans doute aussi l’attitude de la majorité des physiciens, pour qui, en l’absence de repères matériels, il est vain, absurde même de s’interroger sur ce qui a pu se passer avant le Big Bang?


3) Vers l’équation B

Nous l’avons vu au cours de ce voyage, à l’approche du Big Bang, la difficulté principale est de concilier les deux théories scientifiques les mieux vérifiées à l’heure actuelle: la gravitation vers l’infiniment grand et la physique quantique vers l’infiniment petit. Cependant, nous avons vu qu’elles entrent en contradiction vers l’instant zéro. La gravitation quantique est une des tentatives d’unification de la physique pour comprendre et décrire l’espace-temps au moment même du Big Bang. Cependant, les problèmes soulevés sont tels que, en dépit de dizaines d’années d’efforts acharnés, l’unification tant convoitée n’existe toujours pas. 


C’est ici qu’entre en en scène le jeune théoricien d’origine tchèque Lubos Motl. Qui est Lubos Motl? « Il se présente lui-même comme un « physicien conservateur », ce qu’il est sans aucun doute. Ses commentaires fortement critiques, parfois tranchants, à l’égard des hypothèses ne respectant pas suffisamment le règles de la physique ou des mathématiques le prouvent » (Au milieu d’un concert de louanges très lourdement médiatisé concernant le modèle d’unification de Antony Gareth Lisi, présenté un peu trop vite comme « révolutionnaire », il a été un des seuls à faire entendre une voix contraire avec ces mots énergique, « une énorme farce ». cette théorie prétend unifier,  avec  un groupe de Lie, le groupe de Lorentz de l’espace-temps avec les groupes de Lie des champs de Yang-Mills. Comme le rappelle avec force Lubos Motl, il existe un puissant théorème remontant à la fin des années 1960 et qui interdit justement de faire ce genre de chose : le théorème de Coleman-Mandula). Surdoué, il s’est imposé en remportant avec une facilité déconcertante de nombreux concours mathématiques. Dès 1997, ses premiers articles en font un des pionniers de « la théorie matricielle des cordes« . Puis il s’inscrit en thèse à l’université Rutgers, dans le new Jersey. Son directeur de thèse n’est autre que Tom Banks, déjà évoqué avec l’instanton, dont Léonard Susskind, l’un des géants de la théorie des cordes (et auteur de « le paysage cosmique. notre univers en cacherait-il des millions d’autres?) a dit de lui en 2006: « Tom est l’un des penseurs les plus profonds de la physique, d’une étonnante ouverture d’esprit ». Une qualité qui lui ouvre les portes de Harvard où il deviendra chercheur à temps plein et professeur assistant en 2004. Bientôt, sa maîtrise de la physique théorique s’impose aux quatre coins de la planète, grâce son blog, The reference frame, l’un des rendez-vous en ligne les plus célèbres dans le monde. Il y démontre une puissance de travail peu commune, une rapidité foudroyante qui donnent le vertige aussi bien à ses supporters qu’à ses adversaires regroupés au sein d’une théorie adverse, la « gravitation quantique à boucles » dont les acteurs sont lee SmolinCarlo RovelliAbhay Ashtekar… Pourquoi à boucles? Parce que l’espace et le temps n’y sont pas continue, comme dans le continuum de la relativité, mais sont constitués de sortes « d’atomes », des boucles.

Lee Smolin, de l’institut PerimeterJohn Baez, de l’UniversitéColumbia ou Peter Woit sont ceux qui ont attaqué le plus férocement l’approche de l’avant Big Bang des frères Bogdanov. Y voyaient-ils une menace? Il est vrai que la gravitation quantique à boucles résiste mal aux critique des tenants de la théorie des cordes, l’un des plus engagés dans le combat étant Motl lui-même.  Dans cette confrontation, a noter  un échange entre lee Smolin et Lubos Motl concernant cette controverse, en 2005: Dear Lubos, Thanks for giving me a chance to reply to your criticismsEn 2007, Motl a fini par asséner une conclusion qui a laissés muets ses adversaires: « toute l’approche de la gravité quantique à boucles nous ramène (ou du moins eux, les adeptes de cette théorie), à l’époque des toutes premières religions primitives ». 

En 2005, Lubos Motl avait publié un article dans une des ramifications du site de Harvard: « The Bogdanov papers« . Il y prenait à contre-pied les contradicteurs des deux frères, avec des arguments construits et très précis et y apportait des réponses claires à certaines questions soulevées par leurs travaux. Puis, en octobre 2005, un deuxième article vint prolonger le premier dont voici un extrait (traduit plus ou moins bien):

Permettez-moi enfin vous présenter mon résumé de la communication.

  • Ils veulent résoudre la singularité initiale de l’Univers – une question très difficile
  • Ils ouvrent une bonne question de savoir si la signature de l’espace-temps est autorisé à fluctuer
  • Ils concluent qu’il peut
  • Près de l’origine des temps, ils savent qu’ils sont dans le régime de Planck
  • Ils proposent une nouvelle relation entre ce régime de Planck et le « zéro de la balance« régime
  • Le régime échelle de zéro est décrite par une théorie topologique des champs
  • Ils ont même de définir ce que les observables droit devrait être – et à mon avis, c’est une des lignes de perforation qui montre qu’ils sont soit très intelligent ou quelqu’un les a aidés: les observables sont remplacés par des cycles d’homologie sur l’espace des modules des instantons gravitationnels ; êtes-vous sûr que ce ne sera pas l’explication ingénieuse final du temps d’origine dans le langage géométrique que nous comprendrons en 2030? Je ne sais pas – il se pourrait bien être une extension des idées de mousse quantique de la théorie des cordes topologiques
  • Ils montrent un grand nombre de formules – beaucoup d’entre eux étant apparemment correcte des formules de base copié d’ailleurs – la participation des groupes quantiques, lagrangiens deN = 2 , la théorie de supergravité Donaldson, états KMS, la théorie topologique des champs, les différents index comme invariants etc
  • Ils remercient les bonnes personnes, y compris C. et S. Kounnas Majid (co-père de groupes quantiques). L’un des accusés de réception qui aurait pu déterminer le sort du papier a été remercié à Edward Witten pour « certains déterminantsconversations « et il apparaît dans la dernière phrase, sinon le papier ne peut pas être classé comme un document théorie des cordes

Lubos Motl a ainsi surpris la communauté de physiciens avec cette affirmation pour le moins imprévue: « les frères Bogdanov proposent quelque chose qui, d’un point de vue spéculatif, a le potentiel pour représenter une alternative à la gravité quantique ».

Trois ans plus tard, en 2008, Motl publie un ouvrage entier sur la question de l’origine (l’équation Bogdanov, très critiqué par Fabien Besnard dans « la recherche« ). Il y recense les approches existantes, avec, en tête la théorie des cordes et conclut « En dépit des récriminations furieuses de leurs adversaires, et malgré les doutes de beaucoup d’autres, Igor et Grichka ont bel et bien proposé une façon nouvelle de faire face à l’immense question de l’origine ». Mais cette nouvelle façon a reçu un accueil plutôt houleux.


avec Lubos Motl au salon du livre

4) « L’étrange affaire Bogdanov ».

Comment cela a-t-il commencé? 22 octobre 2002, vers 19 heures. Une « explosion numérique » secoue internet. En quelques heures, l’onde de choc atteint le premier  newsgroups de physique théorique, le célèbre « Science Physics Research Newsgroup« . C’était le point de départ de ce que Lubos Motl a appelé « l’étrange affaire Bogdanov« . L’un des participants actifs de ce groupe, le physicien mathématicien Arkadiusz Jadczyk, de l’institut mathématique de Toulouse a décrit ce qu’il a observé: « Tout a commencé par une mystérieuse lettre adressée par un physicien allemand à un certain Ted Newman, célèbre scientifique américain de l’université de pittsburgh, l’un des fondateurs des trous noirs (le célèbre trou noir de Kerr-Newman) ». Ces lignes vont mettre le feu aux poudres, et le message du physicien explose en un Big Bang à couper le souffle. Encore en 2008, les répliques du séisme engendré par la publication de ces idées continuent de se faire sentir. Par exemple, ce professeur d’informatique américain, Peter Woit, déjà cité, consacre une chapitre entier à « l’affaire Bogdanov » dans son dernier livre (« même pas fausse! la physique renvoyéee dans ses …cordes« ), prenant pour cible l’édifice construit par les deux frères dans la guerre sans merci qui l’oppose aux tenants de la théorie des cordes (Motl en tête). Les Bogdanov, estimant que Peter Woit « fait partie de la grande majorité de physiciens quelque peu dépassés par les instruments mathématiques que nous avons utilisés »  indiquent qu’il avait déjà tenté de se justifier dans une lettre qu’il leur avait adressée le 27 février 2003: « il est certainement possible que vous ayez obtenu des résultats nouveaux et utiles dans les groupes quantiques, mais comprendre rapidement la signification de ce que vous avez écrit et comment cela se raccorde à ce qui est déjà connu requiert une expertise que seule poignée de gens possède dans le monde ». Cette position s’explique certainement par une prudence légitime face aux impostures scientifiques telle celle révélée par  Sokal et Brikmont par l’affaire Sokal et l’ouvrage impostures intellectuelles  

Trois ans plus tard, continuent les Bogdanov, tout en déclenchant ses tirs contre la théorie des cordes, il était revenu à la charge en avouant son incompréhension totale face au langage mathématique adopté: « Je décidai de regarder d’un peu plus près les deux thèses. Celle de Grichka était un travail quasi impénétrable, dévolu, pour la plus grande part, à l’algèbre quantique, dont je ne suis pas particulièrement expert » (P. Woitdans Même pas fausse…)

Que signifie la puissance de ce flot réactionnel déclenché un peu partout dans le monde?

Ne pourrait-elle pas signifier qu’il y a peut-être « quelque chose » au fond de ces idées? En 2004,  une rumeur s’est répandue comme une traînée de poudre: si ces articles étaient incompréhensibles, c’était que les frères Bogdanov avaient monté de toutes pièces une « mystification« . Ils écrivent: … »Pour Isabelle Stenger, cette attitude collective (assez rare en science), était le signe de toute chose »: « Ainsi, pourquoi ne pas se demander si la rumeur de mystification n’a pas pris pour cible les frères Bogdanov précisément à cause du caractère innovateur de leurs idées, des idées que « certains » désireraient voir enterrées pour toujours« ? 

Toujours est-il que cette physique unifiée, fondée sur ces fameuses « idées nouvelles« , souvent soutenues dès les années trente par Einstein et Infeld dans  » l’évolution des idées en physique« , n’existe pas encore. Peut-être est-elle en train d’émerger lentement par exemple chez certains membres de l’école russe de physique théorique comme Vladimir Dzhunushaliev et Ratbay Myrzakulov (Focus on Quantum Gravity Research ou research.kek.jp _hamada )? Leurs conclusions sont-elles comme l’affirment les Bogdanov identiques à la leur: le temps fluctue à l’échelle de Planck?

liens: monblogdereflexions: l’affaire Bogdanov un de mes premiers articles

5) Mais qu’en dit l’expérimentation, critère incontournable de vérification?

http://www.dailymotion.com/embed/video/xoyno1_le-satellite-planck-etudie-les-origines-de-l-univers_tech

Le satellite Planck étudie les origines de… par Maxisciences


Compte tenu de l’existence du redoutable mur de Planck, on pourrait penser (et s’en tenir là) comme la majorité des scientifiques, qu’il sera à jamais impossible de voir quoi que ce soit avant le Big Bang. Au sens strict, c’est vrai, il est impossible d’accéder « en direct » à des phénomènes qui se situeraient avant cette frontière. Cependant, n’est-il pas possible que certains éléments de ce « là-bas » nous soient accessibles par des voies indirectes? 

Après COBE lancé le 18 novembre 1989, le satellite d’observation du fonds cosmologique WMAP, bien qu’observant un bain de radiations situé 380 000 ans après le Big Bang, est déjà « descendu » par des voies indirectes à une échelle incroyablement plus petite: 10-18 secondes après le BigBang! C’est encore loin de l’instant de Planck situé lui, à10-43 secondes après le Big Bang. Planck Surveyor lancé le 14 mai 2009 sous l’égide de l’Agence spatiale européenne et de l’Institut d’astrophysique spatiale est bien plus précis et peut déceler d’infimes variations de température, avec la précision d’un cent millième de degré au-dessus de la température du rayonnement cosmologique fossile ( 2,7° au-dessus du zéro absolu). Le responsable scientifique du projet HFI est Jean-Loup Puget, cosmologiste à l’Institut d’astrophysique spatiale (Université Paris-XI, à Orsay)la-mission spatiale planck: un regard sur la lumière la plus ancienne de l’Univers

  • En juillet 2010, le satellite Planck envoie sa première image intégrale du ciel avec une vue particulière et inédite de la Voie Lactée12. Ce portrait céleste est riche de 35 millions de pixels13,14.
  • Le 11 janvier 2011, une conférence de presse internationale est organisée à Paris par l’Agence spatiale européenne pour présenter une première série de résultats, le satellite ayant collecté depuis 2009 un nombre incroyable de données sur les objets les plus froids de l’Univers : grains tournants (en) à rotation ultra-rapide, découverte de « gaz sombre ». Le satellite est à l’honneur toute cette semaine à la Cité des sciences et de l’industrie15.

L’exploitation de la moisson d’informations recueillie par ce prodigieux satellite, permettra-telle de confirmer l’hypothèse que le temps a peut-être eu un commencement imaginaire (au sens mathématique) et d’abord permettra-telle de se rapprocher du Big Bang plus que les précédentes missions? A suivre!


6) Quels sont les faits nouveaux qui à l’avenir pourraient confirmer cette hypothèse?

     a) D’abord, il y a l’équilibre thermodynamique de l’Univers au moment du Big Bang. La plupart des scientifiques, dans le modèle standard, pensent qu’il existait au moment du Big Bang, mais ils en restent là. Contient-il l’une des clés recherchées? En effet, cet équilibre primordial entraîne des effets qui touchent directement le commencement du temps, des conséquences inaperçues qui seront examinées dans les chapitres qui vont suivre. 

     

     b) Ensuite, il y a la courbure de l’espace. En mars 2006, le dépouillement complet des données de WMAP a fait apparaître que notre espace physique à 3 dimensions semble plat, mais pourrait être doté d’une courbure très légèrement (marginalement disent les experts) positive:  Presque plat

Dans l’article de 2003, Jean-Pierre Luminet et ses collègues faisaient remarquer que le spectre de la courbe de puissance du rayonnement de fond diffus concernant les fluctuations de température était anormalement faible au niveau des contributions dites quadrupolaires et octupolaires, c’est-à-dire pour les grandes échelles spatiales de fluctuations de température. Bien qu’il faille tenir compte des incertitudes des mesures, ce manque de contributions aux grandes échelles dans le rayonnement fossile s’expliquait plus naturellement par un Univers de taille finie que de taille infinie. Si les observations de WMap étaient compatibles avec un Univers plat, elles étaient aussi légèrement favorables à un Univers fini de courbure positive.

Planck Surveyor confirmera-t-il ces résultats et donnera-il des informations plus précises sur la courbure de l’Univers? Si on adopte la solution la plus simple, la forme de l’Univers serait alors celle d’une sphère. Cette question débouche sur une réponse nouvelle concernant la question du temps et son origine que nous allons voir plus loin.

     c) La troisième observation relève de l’existence d’une énergie noire, la grande inconnue.

C’est l’un des grands mystères de l’Univers: une force inconnue, liée à ce qu’on appelle énergie noire (ou ou encore) due à une hypothétique particule l’axion?, force que personne ne comprend et qui propulse l’univers de plus en plus vite vers l’infini. « Franchement nous n’y comprenons rien ! » s’exclame l’astrophysicien Craig Hogan, de l’université de Washington (Il a aussdéclaré«Si les résultats sur le GEO600 sont vrais, alors nous sommes tous vivants dans un hologramme géant cosmique.» ce qui n’est sans doute pas sans rapport avec l’hypothèse des Bogdanov sur le temps imaginaire). Étroitement liée à la notion d’énergie du vide quantique, selon futura-sciences.com, l’expansion accélérée impliquerait que plus de 70 % du contenu de l’univers est sous forme d’une énergie inconnue. Le reste serait constitué de 25% de matière sombre, de 4% d’hydrogène et d’hélium sous forme de gaz, de 0,5% d’étoiles, de 0,2% de neutrinos et de seulement 0,03% d’éléments lourds (de planètes…). Cette énergie noire, dont les deux frères disent avoir annoncé l’existence en 1999, lors des soutenance de leurs thèses, pourrait donc constituer un indice en faveur des idées nouvelles dont il est question ici sur le commencement du temps.

Les photons corrélés, la lumière qui informe

     d) La non localité.

Autre donnée essentielle: les expériences d’Alain Aspect, de l’Institut d’optique d’Orsay. Elles portent sur le lien très troublant qui subsiste entre deux photons apparemment séparés par une longue distance, c’est le célèbre paradoxe EPR, une expérience de pensée, élaborée par Albert EinsteinBoris Podolsky et Nathan Rosen, dont le but premier était de réfuter l’interprétation de Copenhague de la physique quantique.

Au cours de l’été 1981, les frères Bogdanov ont assisté et filmé ces expériences fascinantes pour leur émission « temps X » (mais je n’ai pas retrouvé de film). Pour l’époque, le phénomène était stupéfiant: alors que les deux photons étaient manifestement séparés par une distance de 12 m, en réalité  ils continuaient d’être liés par une sorte de « communication instantanée ». Comment expliquer un tel phénomène, un des grands mystères de la mécanique quantique? A l’origine des expériences d’Aspect il faut évoquer le physicien théoricien Bernard d’Espagnat. Dans les années 1950, Il a travaillé avec les grands fondateurs de la théorie quantique, le prix Nobel Enrico Fermi ou encore le légendaire Niels Bohrprix Nobel en 1922 (l’année après Einstein). L’expérience qu’il a imaginée dans les années 1970 avec Jonh Bell, du CERN, et qu’Alain Aspect a mené à bien, est aujourd’hui complétée par celles du physicien autrichien Anton Zellinger et de plusieurs autres expérimentateurs et portent cette fois sur le « transfert instantané d’information d’une particule à l’autre (« téléportation« ) et l’information quantique.

Aujourd’hui, ces phénomènes n’ont certes plus cette image de « magie » sont mieux expliquées par ce qu’on appelle la « non-localité » (le principe de séparabilité stipule que des objets distants ne peuvent avoir une influence directe l’un sur l’autre; un objet ne peut être influencé que par son environnement immédiat. Ce principe, issu de la relativité restreinte, a été précisé en ces termes par Albert Einstein).

L’intrication quantique est un phénomène observé en mécanique quantique dans lequel l’état quantique de deux objets doit être décrit globalement, sans pouvoir séparer un objet de l’autre, bien qu’ils puissent être spatialement séparés. Lorsque deux systèmes – ou plus – sont placés dans un état intriqué, il y a des corrélations entre les propriétés physiques observées des deux systèmes qui ne seraient pas présentes si l’on pouvait attribuer des propriétés individuelles à chacun des deux objets S1 et S2.En conséquence, même s’ils sont séparés par de grandes distances spatiales, les deux systèmes ne sont pas indépendants et il faut considérer {S1+S2} comme un système unique.

Si deux particules qui ont interagi sont « inséparables » alors « quid » de l’Univers à l’instant zéro? Y a-t-il un rapport avec le commencement du temps? La réponse viendra dans un prochain article, mais le lien avec le temps imaginaire est important. 

Prochain article: « le passé peut-il exister? »  

La toute première réponse,  nous allons la chercher « sur le terrain ». Nous revenons de la nuit des temps après ce voyage fantastique. Posons nous la question presque naïve: est-ce que tout ce que nous avons découvert « là-bas » dans les brumes du passé, pourrait encore exister aujourd’hui sur un autre plan? ces évènements dont nous avons été témoins, tout cela s’est-il dissipé dans le néant? Ou bien est-ce encore présent « quelque part » dans un ailleurs que nous ne pouvons pas atteindre, mais qui, toutefois existerait bel et bien? 

Mes liens pour les articles au commencement du temps 

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