L’affaire Bogdanov


L’affaire Bogdanov


1) L’affaire.

La publication du « visage de Dieu » par les frères Bogdanov a conduit à une polémique qui focalise le débat sur les deux frères.


Vidéos Les bogdanov contre attaquent.

Les révélations des frères Bogdanov (2e partie) – Ma-Tvideo France3

Vidéo TVMag.com ! Entretien avec Igor et Grichka Bogdanov. Les frères jumeaux les plus atypiques du PAF s’expliquent après les attaques dont ils ont été les cibles dans un rapport d’évaluation portant sur leurs travaux universitaires. Thèses qu’ils ont pourtant soutenues et obtenues en 1999 et 2002 dans les domaines des mathématiques et de la physique.

La publication du « visage de Dieu » par les frères Bogdanov a conduit à une polémique qui focalise le débat sur les deux frères. On y oublie ce que pourrait signifier profondément « le visage de Dieu » pour une confrontation »science-non science », comme dans l’affaire Sokal. On focalise sur deux personnes un débat entre ceux qui pensent  que seules les « normes » de la vérité scientifiques sont acceptables pour expliquer les choses, et ceux qui pensent que la vérité n’est pas que scientifique. Le probème n’est pas aussi simple. Certes la communauté scientifique a acquis au cours d’une longue lutte contre l’ignorance qui aliène les hommes un réussite certaine dans ses résultats et a amené tous les progrès technologiques qu’on constate. Elle a donc des raisons de se méfier de la superstition, des méthodes douteuses qui conduisent souvent à croire qu’on a tout compris, et alors on tombe facilement dans le dogme ou la secte. Mais certains scientifiques constatent aujourd’hui que le certitudes sientifiques et les miracles de la technologie aboutissent  à  souvent à des excès qui pourront peut-être apocalyptiques dans l’avenir? Ils se posent des questions sur les limites de la connaissance.

Revenir au cas «  »Bogdanov », on oublie alors que la cosmologie et la physique quantique ne peuvent pas expliquer la singularité initiale du big-bang et son pourquoi? Même la théorie de cordes pose problème si on se réfère à des scientiques tels que Lee Smolin pour qui « rien ne va plus en plus en physique » (voir le livre aux éditions Dunod). On est en droit de se demander si l’approche des Bogdanov ne peut pas conduire à une découverte majeure. L’univers observable est dans l’espace et le temps « réel ». Il est un fait qu’on y est immergé. On pense alors que le réel ne peut être que ce qui est observable, pensable par une démarche « scientifique » qui a fait ses preuves.

Mais S. Hawking n’a-il pas parlé de temps imaginaire. Pourquoi les Bogdanov délireraient-ils en mettant la question de l’origine dans l’information et en proposant l’image de CD dont le démarrage serait la création de l’espace-temps et l’actualisation de l’information. Les mystères sont à peine entre ouverts.

Réponse des Bogdanov dans le monde du 11/12/2010

Le Monde évoque certains des mystères et polémiques qui, de manière récurrente, entourent nos travaux. Est-ce parce que nous avons piloté pendant dix ans le vaisseau de « Temps X » sur TF1 ? Ou parce nous nous sommes attaqués à l’instant zéro, un problème réputé insoluble par tous les physiciens ? Ou encore, en raison du succès de notre dernier livre Le Visage de Dieu ? Toujours est-il que notre théorie concernant ce qui aurait pu se passer dans le lointain passé de l’Univers, avant même le Big Bang, ne cesse de susciter des controverses.

A tel point qu’en 2003 un rapport « interne » (clandestin) du CNRS nous a même été consacré par deux rapporteurs anonymes dans le seul but de démonter nos travaux, de prouver que notre approche sur les origines de l’Univers n’aurait aucun sens.

C’est bien la première fois, depuis sa création en 1945, que le CNRS se risque à évaluer des thèses de doctorat validées par l’université. Nous n’avons jamais été consultés sur ce fameux « rapport », ni même été informés de son existence. Alors pourquoi une telle procédure qui, par bien des aspects, évoque une sorte de « tribunal d’exception » ?

Ficelé par deux chercheurs dans des conditions obscures, ce rapport non daté, non signé, n’était pas destiné, nous dit aujourd’hui le CNRS dans un communiqué, « à être rendu public » : tel un virus dormant, on aurait ainsi pris soin de l’isoler, dans une chambre froide en attendant le meilleur moment pour le tirer de son éprouvette. Un laps de temps qui en dit long sur la crédibilité que l’on doit aujourd’hui accorder à un tel document constellé d’inexactitudes, d’affirmations fausses et d’erreurs en tout genre.

Car si nos idées étaient si « absurdes », pourquoi le mathématicien Shahn Majid aurait-il écrit dans son rapport de thèse : « Les idées de Bogdanov concernant les fluctuations de signature sont, à mon avis, parmi les plus originales et les plus intéressantes que j’ai rencontrées. »

Dans le même sens, l’université de Bourgogne a émis le 29 octobre un communiqué sans ambiguïté : « L’université de Bourgogne confirme que les travaux de thèses de doctorat de M. Grichka Bogdanov (1999) et de M. Igor Bogdanov (2002) ont été soumis à un processus d’évaluation conforme à la procédure en vigueur dans les universités françaises. Le contenu scientifique des deux thèses a été évalué et validé par un jury de scientifiques dont la décision souveraine ne peut être remise en cause. »

Face à une telle déclaration, comment expliquer alors la véhémence de certains scientifiques contre nos travaux ? Peut-être trouvera-t-on un début de réponse dans un article publié en 2004 par Isabelle Stengers, ancienne collaboratrice du Prix Nobel Iliya Prigogine et professeur de philosophie des sciences à l’Université libre de Bruxelles : « Et si l’idée originale des Bogdanov, même si elle est vulnérable, mal développée, était sinon l’idée, du moins une idée faisant partie du chemin vers l’idée ? Pour certains, ce serait trop horrible, pour d’autres il faut reconnaître que l’idée peut jaillir dans n’importe quel cerveau (avec un minimum de compétences) et qu’il faut lui laisser sa chance. »

Dont acte. Si nos deux thèses ont bel et bien été validées, c’est en raison des idées nouvelles qu’elles contiennent et auxquelles il convient, justement, de laisser leur chance. Seul l’avenir nous dira si ces idées-là sont susceptibles d’apporter un jour quelque chose d’utile à la cosmologie primordiale et à la connaissance de ce qui s’est passé à cet instant si mystérieux qui marque l’origine de notre Univers.

Article paru dans l’édition du 11.12.10

2) Quelques étapes de l’affaire Bogdanov.

*Pour la revue « livres hebdo » (publication du 23/10/2010), Les « Bogdanov » restent une valeur sûre en librairie. Le « visage de Dieu » est pour la 21ème semaine consécutive, la meilleure vente en librairie. Après que l’hebdomadaire « Marianne » eut révélé un rapport du CNRS ridiculisant leur thèse de doctorat, les deux jumeaux ont riposté et publié une une lettre de leur Directeur de thèse, Daniel Steinheimer qui affirme: « …toute la procédure est conforme à la réglementation ».

*L’avocat du diable par Philippe Vandel

Chaque mois, dans La Parisienne, Philippe Vandel prend la défense des personnalités les plus attaquées. Car au fond, personne n’est totalement mauvais. Et surtout pas les frères Bogdanov…

Quand La Parisienne m’a désigné avocat commis d’office pour défendre les frères Bogdanov, j’ai immédiatement espéré un tarif double.

«T’as rien compris, m’a recadré le rédac’chef, pour eux, c’est demi-tarif…»

Car voilà qu’ils sont accusés par la communauté scientifique d’être des savants à 50%; au mieux des dilettantes, au pire des imposteurs. Leur dernier livre, Le Visage de Dieu (Grasset) s’est vendu à 200 000 exemplaires, un exploit pour un ouvrage qui raconte les origines de l’univers. Ce qui a le don de rendre furieusement envieux des chercheurs mal payés, habituellement lus par 4 à 500 personnes (certains ont 500 lecteurs, d’autres 4).

Mais il y a plus grave aux yeux de la corporation. Igor (en 1999) puis Grichka (2002) ont obtenu une thèse à l’université de Bourgogne. Ils ont publié, dans la foulée, dans de prestigieuses revues scientifiques. Des textes tellement abscons que certains ont cru à un canular !

L’« affaire Bogdanov » a fait alors la une du New York Times. Les jumeaux ont bien tenté d’éteindre l’incendie. Mais il s’est rallumé il y a deux semaines. L’hebdomadaire Marianne a publié les extraits d’un rapport secret du CNRS qui discrédite leurs travaux. Morceaux choisis : « Ces thèses n’ont pas de valeur scientifique », « Rarement aura-t-on vu un travail creux habillé avec une telle sophistication. » Daniel Sternheimer, leur directeur de thèse, les défend : « Ce ne sont pas de mauvais bougres, mais ils ne connaissent rien à la recherche. » Avec des amis comme ça, on se passe très bien d’ennemis !

Autre Scud de la commission du CNRS : « Le jury a constaté l’insuffisance des connaissances en physique de l’auteur. La commission trouve insolite le fait que le jury ait pu juger ce manuscrit digne d’un doctorat en mathématiques. » Faudrait savoir les gars ! Il est compétent ou pas, ce jury? Et au fait : pourquoi ce rapport est-il secret ? Le CNRS a-t-il des choses à cacher ?

La science moderne avance à découvert. Elle n’est ni une secte ni une religion. Les travaux des Bogdanov sont publics, leurs livres en vente libre. Leurs grincheux adversaires leur reprochent d’occuper l’espace médiatique? Normal: le camp d’en face a déserté. Essayez donc de contacter un scientifique pour une émission de télé. Une fois sur deux, il décline, condescendant: «C’est gentil, mais moi j’ai pas la télé». Argument stupide: comme s’il fallait posséder des poules pour se taper une omelette!

Écoutons la condamnation ultime: les Bogdanov se trompent sur tout. Et alors? On ne compte plus la liste des erreurs scientifiques commises par les plus brillants esprits. Le physicien Arago voulait faire interdire la construction du chemin de fer car il avait calculé que les voyageurs allaient mourir au-delà de 60 km/h! Et Marie Curie, découvreuse de la radioactivité ? Scientifiquement persuadée des bienfaits des radiations, elle a bu tous les soirs un verre d’eau radioactive. Elle est morte d’une leucémie…

Igor et Grichka ont démarré à la télé en 1979 sur TF1 dans «Temps X». Titre prémonitoire. Bien malin qui pourrait dire quelle est la génération des Bogdanov. Pour l’état civil, ils sont nés en 1949. Leur crinière Maniatis Réjécolor remonte à 1984. Quant à leur silhouette, je la situerais aux alentours de 2084. Le journaliste scientifique Pierre Vandeginste a des références: «Ils passent à la télé pour leurs bobines, comme “Lolo” Ferrari pour ses nichons.» Pour «Lolo», c’était du 110 bonnet F. Mais eux, qu’ont-ils fait à leurs bobines?

Après avoir cité le cardinal de Retz, « On ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment », nos mutants du menton avancent le plus sérieusement du monde: «Nous avons dans notre génome des combinaisons qui permettent de vieillir plus lentement. » Imparable, non ? Voilà une diversification toute trouvée : de la crème anti-âge « aux extraits de Bogdanov ». Arnaque ? Pas plus que les poudres de perlimpinpin des multinationales du cosmétique. Pour vous dire à quel point carbure le génome Bogdanov : 122 ans à deux, mais ils n’ont toujours pas de carte Vitale, encore moins de carte Vermeil (à laquelle ils ont pourtant droit) ! Une belle économie pour la Sécu. Dernière question et non des moindres : à quoi les reconnaîton? Grichka nous instruit : « Un jour, on a rencontré Coluche chez Jacques Attali. Il nous a demandé : ‘‘Mais au fait, lequel de vous deux est ‘les frères Bogdanov’ ’’ ? »

Le 6/11/2010, dans le JDD: « le rapport sur les Bogdanov n’a pas à être publié. »

La Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) a estimé lors de sa séance du 4 novembre que le rapport de 2003 sur les travaux scientifiques des frères Bogdanov, dont le journal Marianne a récemment publié des extraits, n’avait pas à être rendu public. Ce rapport réalisé par le Comité national de la recherche scientifique (CoNRS) (conseil scientifique et d’évaluation qui dépend du CNRS) à la demande demande de l’Université de Bourgogne et du CNRS remettait en cause les recherches d’Igor et Grichka. Et concluait selon l’hebdomadaire que les « thèses [des frères Bogdanov, ndlr] n’ont pas de valeur scientifique. » Depuis ces derniers organisent leur défense diffusant notamment une lettre de leur directeur de thèse, Daniel Sternheimer.

Et voient d’un bon œil l’avis de la Commission. Celle-ci estime que « ne sont communicables qu’à l’intéressé les documents administratifs portant une appréciation ou un jugement de valeur sur une personne physique nommément désignée ou facilement identifiable. » Elle en déduit donc que cela « fait obstacle à sa communication à des tiers. »

Dans un communiqué, les deux frères s’en félicitent: « Le document anonyme de 2003 cité par un article de Marianne du 16 octobre et à l’origine d’un scandale médiatique sans précédent dans le paysage scientifique hexagonal, n’a finalement aucun fondement – tant scientifique que légal – comme le soutiennent Igor et Grichka depuis bientôt trois semaines. Le succès de leur dernier livre Le Visage de Dieu où ils montrent que l ‘Univers n’est pas né par hasard (n’en déplaise à certains chercheurs) pourrait être à l’origine de cette étrange polémique« .

*Dans maxisciences le 15/11/2010:le CNRS dément avoir remis en cause le doctorat des frèresBogdanov.

*Le Post du 01/11/2010 parDupont: « L’université de Bourgogne confirme que les thèses des Bogdanov sont validées (communiqué de presse du 29/10/1010).

*Le 29/10/2010: Un communiqué de presse de l’université de Bourgogne du 29/10/2010: Il confirme que les thèses de doctorat de MM Grichka  Bodanov (1999) et Igor Bogdanov (2002) on tété soumises à un processus de validation conforme à le procédure en vigueur dans les universités françaises… et la décision souveraine du jury ne peut être remise en cause: voir le texte dans le lien ci-dessous/

http://www.u-bourgogne.fr/-Medias-Journalistes-.html

 *Réaction (résumée par moi) dans « LePost »du 01/11/2010 de E. Renahy (« non vérifié par la Direction »): Je résume: « …avant le big bang, pas Dieu, mais les Bogdanov…l’hebdomadaire Marianne a publié une analyse réalisée par une quarantaine de chercheurs du CNRS montrant les approximations de leur thèse…Pourquoi en vouloir aux deux frères?…Parceque eux ils ont réussi à avoir des pistes sur Dieu! vexant non?…Ils trouvent quoi: Dieu! c’est pas beau çela?… Les deux frères vont bientôt approcher la Vérité: avant le big bang, il n’y avait que des savants…Déjà ils se posaient la meme question que nous. Avant il y avait quoi?… »

Ainsi on crée une polémique et en même temps la réponse. Réponse par la dérision en suggérant le ridicule des acteurs. Je me demande si ce monsieur à lu le livre et s’est posé des questions ou si c’est le mimétisme ambiant que décrit si bien René Girard qui s’exprime ici. Je me demande aussi s’il se pose des questions sur l’univers et sa connaissance? Je vois seulement une forme de rejet dans l’absolu qui à la limite rejoint le sectarisme.

*Dans arrêt sur images on trouve le commentaire suivant: « Comme pour BHL, comme pour les Bogdanov, Allègre étéit un bon client, celui qu’on appelle pour composer un plateau… » On voit là les effets de la médiatisation à outrence; je pense ils ont les résultats négatifs de vouloir « paraître » , lora que leur pensée mériterait d’être examinée sans tous ces préjugés pour en extraire le vrai qu’elles contiennent toutes.

* Dans   http://incarnation.blogspirit.com/archives/2008/09/29/bogdanov.htmlBogdanov Brothers

*Dans le blog « un petit tour », berneri  écrit un article en novembre 2010 les Bogdanov et les médias. J’y fait un commentaire (voir l’article et mon commentaire, faire clic sur berneri).  La réponse  fait référence à l’article suvant:  http://www2.iap.fr/users/riazuelo/fpc/bog/lvdd/lvdd.php « Notes de lecture sur l’ouvrage « Le visage de Dieu, d’Igor et Grichka Bogdanov » qui sont données en fin de ce message.

*Vu dans you tube -« la science« -, Le vissage de dieu: « Les frères Bogdanov sont des imposteurs et des affabulateurs. Le fait qu’il existe des lois n’implique pas une « causalité suprême »,pas plus que le big bang n’implique une création; il s’agit d’affabulations métaphysiques près du mur de Planck, à la plus grande satisfaction des « fous de dieu ». Diegel a déjà tout dit, via son concept d’absurdité aux limites, que l’absurdité est la forme exacte de l’univers, dont il est absurde de dire qu’il a pu être créé. L’absurdité est une loi physique. Pas de début, pas de fin, il n’y a théoriquement rien à voir. Le big bang, notre univers, aucune conscience résidente jamais n’en saura la cause et le contexte…Einstein n’a pas inventé le calisme, mais il a validé la théorie socialiste. Les frères Bogdanov, les « bondieusards » de la science, lus et approuvés par Karl zéro la « cabochard » et Laurent Baffie le bouffon, la vulgarisation scientifique à ce niveau, c’est une insulte à l’intelligence publique.

*On trouve aussi dans LePost: Dupont apprend à tourner les pages avec Grichka Bogdanov ce qui montre à quel niveau est arrivé la polémique.

Ce cher Dupontd nous dit (ici : http://www.lepost.fr/article/2010/11/01/2289589_proftournesol-se-trompe.html) que Grichka Bogdanov n’a jamais écrit « SO(2,2,) n’admet pas de représentation projective » dans sa thèse.

Or c’est bien écrit sur la page 4 du chapitre 1 (page 18 du document accessible en ligne : http://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/04/49/03/PDF/tel-00001502.pdf). Malheureusement pour lui Dupontd est resté scoooootché à la page 3.

Avant de lire des livres sur les groupes quantiques, il faut peut-être apprendre à tourner les pages !? Langue tirée

Nous somme à la page 18 du fichier de la thèse de Grichka Bogdanov (page 4 du chapitre 1), une page après celle où il faisait une autre erreur.

Là on lit que l’espace des lacets de SO(3) (et aussi de SO(4) et de SO(3,1)) peut se rétracter sur un point. C’est faux puisque SO(3) est non simplement connexe.

Ma réaction à ces lectures: en quoi sont-ils imposteurs? Je crois que des scientifiques parlent souvent des limites de la connaissance (voir Hervé Zwirn.et son livre « les limites de la connaissance »..). Stephen Hawking parle lui aussi de temps imaginaire. Les Bogdanov évoquent certes un réél autre que celui qu’on imagine couramment. Les mathématiques dont ils se réfèrent ne sont peut-être pas la clé de ce qu’ils imaginent. Mais peut-être permettent ils « d’entr’ouvrir une porte » qui s’avèrera fructueuse? Et si le réel était de l’information? et si le big bang était le démarrage d’une histoire, celle de notre espace-temps, comme si c’était un CD?
Je crois que la science est au début d’une  nouvelle grande aventure. Où en est la théorie des cordre (Lee Smolin, grand physicien Américain a bien écrit un livre: « rien ne va plus en physique » ….)

J’avais démonté il y a quelques temps sur mon blog les mensonges de Grichka Bogdanov. Il récidive sur France Inter en affirmant : 
« Nous, Igor et moi, avons tout de même signé de notre seul nom […] près de 10 articles dans les meilleures revues […] en 8 mois
. »

Même si il rectifie ses propos en parle ensuite de 8 articles, les affirmations portées par le sieur Bogdanov ne sont pas exactes :

* Ils n’ont à ce jour pas publié 10 ou même 8 articles, mais 6 :

1. Bogdanoff, G.; Bogdanoff I.; Thermal equilibrium and KMS condition at the Planck scale. Chinese Ann. Math. Ser. B 24 (2003), no. 2, 267–274.

2. Bogdanoff, G.; Bogdanoff, I.; KMS space-time at the Planck scale. Nuovo Cimento Soc. Ital. Fis. B (12) 117 (2002), no. 4, 417–424.

3. Bogdanoff, Igor; The KMS state of spacetime at the Planck scale. Chinese J. Phys. 40 (2002), no. 2, 149–158.

4. Bogdanoff, Grichka; Bogdanoff, Igor; Spacetime metric and the KMS condition at the Planck scale. Ann. Physics 296 (2002), no. 1, 90–97.

5. Bogdanov, Grichka; Bogdanov, Igor; Topological field theory of the initial singularity of spacetime. Classical Quantum Gravity 18 (2001), no. 21, 4341–4372.

6. Bogdanov, Igor Topological origin of inertia. Czechoslovak J. Phys. 51 (2001), no. 11, 1153–1176.

* Certains articles sont presque identiques.

* Seules 2 des 6 revues dans lesquelles ils sont publiés peuvent être qualifiées de « bonne » ou « très bonne ». Les 4 autres sont des revues de 3ème zone.

* On ne peut pas considérer qu’ils ont été réalisés en 8 mois dans la mesure où ils sont le fruit d’un travail de thèse de plusieurs années (les Bogdanov insistent assez là-dessus pour qu’on s’en souvienne).

* Grichka Bogdanov insiste sur le fait qu’ils signent seuls leurs articles, rebondissant sur les propos de son frère. Celui-ci avait précédemment diffamé la communauté des chercheurs « qui passent leur temps en effet à protester, à faire semblant de chercher, à publier avec les copains, parce que c’est facile de publier un article quand il y a 15 signataires […] C’est le genre de pratique qui dans la recherche malheureusement est beaucoup trop courant ». En mathématiques et en physique théorique, disciplines dont se prévalent les frères Bogdanov, le lecteur peut vérifier que le nombre moyen d’auteurs par article est environ 2… et dépasse rarement 4.

Parlant de sa thèse, Grichka Bogdanov prétend aussi qu’ « il y a des propositions mathématiques nouvelles, il y a notamment un théorème, hé bien ça donne lieu à une publication ». Sauf que cette prépublication n’a jamais été publiée (alors que Grichka Bogdanov prétendait déjà en 2004 qu’elle avait été acceptée dans une revue à comité de lecture) et que la pertinence du résultat qui y a donné lieu n’est pas acquise.

*http://www.mystere-tv.com/notre-univers-dans-un-milliard-d-annee-v887.html : écrit: « les Bogdanov ne devraient-ils pas revoir les bases du rayonnement?  » Je dois vraiment réfléchir sur ce questionnement, j’avoue ne pas bien comprendre le rapport avec « le visage de Dieu ».

http://www2.iap.fr/users/riazuelo/fpc/bog/lvdd/lvdd.php

4) VIDEOS                                                                                                                                                            * Grichka répond chez Laurent Ruquier

http://www.dailymotion.com/embed/video/xfd007?additionalInfos=0

Grichka Bogdanov répond à la polémique…

envoyé par telestar_video. – Les derniers test hi-tech en vidéo.

*Les Bogdanov vs pleyel & zemmour.

Les Bogdanoff Vs Plenel & Zemmour [ITW] Onpc 231010 Ruquier

envoyé par peanutsie. – Regardez plus de vidéos de science.

*Les Bogdanov chez Karl Zero.

Invités : Igor er Grichka Bogdanoff

envoyé par BFMTV. – L’actualité du moment en vidéo.

*Dans « la tete au carhaix » on peut voir Didier Porte contre les Bogdanov:

http://www.dailymotion.com/video/xffyz1_didier-porte-contre-les-bogdanov-et-pierre-sled-si_news

envoyé par asi. – L’actualité du moment en vidéo.

Comlément: Le visage de Dieu-vidéos

Liste des vidéos

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Notes de lecture sur « le visage de Dieu »

Notes de lecture sur l’ouvrage « Le

Visage de Dieu »,

d’Igor et Grichka Bogdanov

(version très préliminaire, 28 septembre 2010)

Introduction générale

Le titre de ce livre est tiré d’une expression prononcée par l’astrophysicien américain George Fitzgerald Smoot en 1992 lors de l’annonce des résultats de l’instrument DMR du satellite COBE. Cet instrument avait pour objectif de déceler les infimes variations de température du fond diffus cosmologique. Le fond diffus cosmologique peut être vu comme l’écho lumineux du Big Bang, qui a depuis était dilué et refroidi par l’expansion de l’univers. C’est ainsi un rayonnement très froid qui témoigne aujourd’hui de l’époque incroyablement dense et chaude  qu’a connue l’Univers par le passé.

Ce fond diffus est le rayonnement le plus lointain nous parvenant aujourd’hui, et il est aussi l’image la plus ancienne de l’univers. La carte dressée par l’instrument DMR nous offre ainsi une photo d’un « bébé univers », tel qu’il était 380 000 ans après le Big Bang. En supposant que le Big Bang représente, sinon la création, au moins l’époque d’où est issu l’Univers tel que nous le connaissons, si l’on rapporte par une simple règle de trois cette époque comparée à l’âge actuel de l’Univers, environ 13,7 milliards d’années, c’est un peu comme si l’on comparait la photo d’un embryon d’un jour à celle d’un vieillard de 100 ans : c’est effectivement la genèse de notre Univers que l’on voit par l’intermédiaire du fond diffus cosmologique.

L’expression initiale de George Smoot, en anglais, ne faisait pas référence au mot « Dieu », puisque les mots prononcés étaient The fingerprint from the Maker, ce que l’on peut traduire fidèlement comme « L’empreinte [digitale] du Créateur », sans que ce Créateur soit explicitement relié au Dieu chrétien ou même à celui d’une religion monothéiste. Il n’en demeure pas moins que l’expression possède une très forte connotation religieuse, ce qui a valu des critiques légitimes à son auteur. Sans doute aurait-il été plus heureux de parler de « L’empreinte de la Création » comme l’a suggéré Robert Wilson, le découvreur du fond diffus cosmologique en 1964, mais on ne refait pas l’histoire. Il n’en demeure pas moins que malgré cette ambuiguïté involontaire, Smoot s’est toujours défendu d’avoir à dessein voulu immiscer la religion dans ses travaux.

Le contenu du livre

Le livre peut se scinder en deux parties distinctes.

La première partie, du chapitre 2 au chapitre 14 relate de façon partiale et romancée l’histoire de la cosmologie moderne, née en 1915 avec la relativité générale d’Einstein. Y sont abordés certaines des étapes importantes de la construction des modèles cosmologiques modernes, et quelques-unes des étapes cruciales sur le plan observationnel, à savoir la découverte de l’expansion de l’univers puis du fond diffus cosmologique. Cette partie, si elle avait été rédigée par un spécialiste, aurait pu former la base d’un ouvrage de vulgarisation intéressant, quoique peu novateur : une grande partie sinon la totalité de ce qui y est dit a déjà été raconté par Jean-Pierre Luminet dans son livre infiniment plus sérieux, « L’invention du Big Bang » (Seuil, coll. Points Sciences, 2004). C’est dans le cadre de cette partie qu’on été rédigés les commentaires de John Mather, James Peebles et Robert Wilson, qui sont trois des acteurs majeurs de cette grande aventure scientifique.

Malheureusement, le livre ne s’arrête pas là, et la suite, à partir du chapitre 15 poursuit un but nettement moins scientifique, à savoir présenter les opinions personnelles de ses auteurs, et leurs prétentions à jouer un rôle majeur dans l’histoire de la cosmologie, le tout sous couvert de l’apparente caution scientifique des chercheurs prestigieux ayant contribué à la première partie. Le plus ennuyeux est que ces opinions personnelles relèvent assez clairement du créationnisme, ou plutôt de sa version policée, l’Intelligent Design. Ce glissement de sens et d’objectif est manifeste et d’une grande malhonnêteté intellectuelle, puisque se mélangent des choses vraies et relativement indiscutables avec les élucubrations pseudo-scientifiques des auteurs qui au passage font à nouveau étalage de leur ignorance crasse dans à peu près tous les domaines de la physique, comme à chaque fois qu’ils écrivent des choses en rapport avec la science (voir une énumération détaillée des erreurs présentes dans leur précédent ouvrage, « Au commencement du temps »). Cette seconde partie a au moins le mérite d’éclairer les ambiguïtés de la première : une partie non négligeable de celles-ci résulte de la volonté des auteurs de s’inscrire dans la lignée des grands noms qui ont bâti la cosmologie moderne, et la façon orientée dont est écrite la première partie trouve son sens dans cette démarche prétentieuse et grotesque.

Publicité mensongère et faux titres académiques

Dès la lecture de la quatrième de couverture, l’intention d’induire le lecteur en erreur est manifeste. Le court texte qui y est écrit relève clairement de l’argument d’autorité, l’emphase étant dès le début mis sur la justification du titre par le statut de Prix Nobel de George Smoot. De même, une certaine emphase est mise sur les récompenses scientifiques méritées des trois des personnes qui ont écrit un bref passage dans ce livre, deux d’entre elles étant des Prix Nobel (Robert Wilson et John Mather), la troisième récipiendaire d’un prix prestigieux (Jim Peebles, prix Crafoord d’astronomie). À la lecture de tant de titres prestigieux, il est difficile d’imaginer que ces gens-là n’apportent pas une caution scientifique à l’intégralité du livre, mais il n’en est rien : contactées, toute ces personnes ont dit avoir collaboré avec les auteurs en pensant que le livre ne portait que sur la première partie, l’histoire de la cosmologie. Aucune n’a dit avoir eu vent de l’existence d’une seconde partie. Aucun n’a approuvé un tel mélange des genre : I did accept the invitation to write for the book but without of course having seen any of the rest of it. I also did not expect the title that was chosen and my heart fell as I saw it, dit l’un d’eux. I do not see any merit in intelligent design, you will find no support for it in my essay, and I hope that will be recognized by readers of this book, dira un autre, en ajoutant plus tard I will be sorry if my contribution is interpreted as offering support to intelligent design. Le troisième résumera en disant It sounds like I have been duped. Quant à George Smoot, il a protesté vigoureusement contre l’utilisation de son nom et de sa phrase célèbre par les frères Bogdanov dès le mois de juillet, dans une brève interview parue dans le Nouvel Observateur du 15 juillet, où il dénonce une citation « tronquée », « mal interprétée » et plus généralement « l’utilisation de la crédibilité scientifique pour promouvoir des idées scientifiques et religieuses ».

Encore sur la quatrième de couverture (première édition), on nous apprend que le livre est « nourri des révélations fournies par le nouveau satellite Planck », ce qui est évidemment faux, ne serait-ce que parce que les données recueillies par le satellite Planck ne sont pas encore publiques. Mais là encore, il est très difficile d’imaginer que cette phrase n’aie pas été mise à dessein pour accentuer l’impression de légitimité scientifique dont jouiraient les auteurs. Cette ambiguïté a été relayée par l’éditeur lui-même (Grasset), qui dans la présentation qu’il a envoyée de l’ouvrage à sa sortie n’a pas hésité à écrire, de façon encore plus explicite, « Igor et Grishka Bogdanov (sic) ont accès aux observations stransmises (sic) par PLANCK. Dans ce livre, ils seront donc parmi les premiers à commenter les résultats de cette expérience. Et ces résultats, semble-t-il, confirment ce que les Bogdanov avaient « déduit » (grâce à la Théorie des Cordes) dans leur ouvrage« Avant le Big Bang » ». Pour mettre les points sur les i, Igor et Grichka Bogdanov ne sont pas membres du consortium scientifique qui traîte les données de Planck. Ils ne l’ont jamais été, ni jamais été pressentis pour cela, et ne le seront jamais. Ils ont, comme tout un chacun, uniquement accès aux communiqués de presse publics, dans lequels les éléments diffusés ne sont pas scientifiquement exploitables. Les données du satellite Planck, et notamment les implications cosmologiques qui en découleront seront rendues publique courant 2012. D’autres données seront rendues publiques en 2011, mais elle ne concerneront l’aspect cosmologique qui est le seul qui importe ici.

Toujours sur la quatrième de couverture est fait tout à la fin mention que les auteurs détiendraient « la chaire de cosmologie à l’Université Megatrend des sciences appliquées de Belgrade ». L’université en question existe effectivement, mais l’enseignement qui y est prodigué relève essentiellement des sciences économiques. Il n’est pas clair qu’on y fasse de la recherche, et difficile d’imaginer qu’il y en ait dans des thématiques aussi éloignées que celles qui sont enseignées. Dans une page du site de cette université, aujourd’hui disparue (copie désormais disparue du cache de Google mais reproduite ici), les frères Bogdanov étaient cités comme « professeurs étrangers » titulaires d’un poste de professeur à l’université de Bourgogne, où ils ont fait leur thèse, mais à laquelle ils n’ont jamais été affiliés de quelque manière que ce soit par la suite. Il y a clairement ici usurpation de titre destiné à se donner une légitimité scientifique en réalité inexistante. Précisons ici que cette usurpation de titre fait partie d’une longue liste de mensonges diffusés par les frères Bogdanov eux-mêmes depuis un quart de siècle, où à chaque fois des titres universitaires ou académiques inexistants ont été mis en avant comme autant de caution scientifique. Précisons enfin qu’il existe une structure appelée « Megatrend General Cosmology Laboratory » (en anglais dans le texte), qui est en réalité… une association loi 1901 créée fin 2006 par une certaine Charlotte Riedberger, psychanalyste autoproclamée et amie de Grichka Bogdanov, elle-même fondatrice d’une structure tout aussi fantaisiste pompeusement dénommé Académie de Psychanalyse, mais n’étant elle non plus rien d’autre qu’une association loi 1901 créée en 2005. Comme déjà dit plus haut, ce genre de procédé n’est pas inhabituel chez les frères Bogdanov. Déjà en 1991, lors de la sortie d’un ouvrage déjà polémique, « Dieu et la Science », ils se paraient d’un titre de docteurs qu’ils n’avaient pas à l’époque, et de même en 2004 lors de la sortie de « Avant le Big Bang », ils se présentaient comme membres d’un « prestigieux Institut International de Physique Mathématique »… qui n’était autre qu’une autre association loi 1901 créée quelques jours avant la sortie de ce livre. La volonté de désinformation est indiscutablement récurrente et coutumière chez les intéressés.

Une citation cruciale totalement travestie

Si l’on met de côté le but officiel du livre, à savoir relater l’histoire de la cosmologie, le but inavoué est plutôt de promouvoir l’idée que la science est sur le point de prouver que l’Univers tel que nous le connaissons peut difficilement se passer de l’hypothèse d’un Créateur. À la rescousse de cette hypothèse connue sous le nom de « Principe anthropique fort » les auteurs invoquent page 187 une citation attribuée à Einstein, qui en 1936  aurait répondu par écrit à un enfant lui demandant s’il croyait en Dieu : « Tous ceux qui sont sérieusement impliqués dans l’histoire de la science finiront un jour par comprendre qu’un esprit se manifeste dans les lois de l’Univers, un esprit immensément supérieur à l’Homme. » Aucune référence n’est donnée à cette citation, abondamment reprise sur la Toile depuis. Contactés à ce sujet, plusieurs spécialistes de l’histoire de la relativité ont émis d’énormes doutes sur son authenticité. En réalité, cette citation existe, mais elle fait partie d’un texte bien plus long dont le sens est à l’opposé complet de la seule phrase extraite ici. Le contexte de cette phrase est une lettre écrite par Einstein à un enfant new-yorkais d’une dizaine d’années lui demandant s’il priait, et si oui pour quoi il priait. La réponse intégrale d’Einstein est la suivante (cité par Helen Dukas et Banesh Hoffmann, dans Albert Einstein, The Human Side, Princeton University Press, 1979, traduction française « Einstein – Correspondance », InterEditions, Paris, 1980):

« J’ai essayé de répondre à ta question aussi simplement que possible. Voici ce que j’en pense : la recherche scientifique se fonde sur l’idée que les lois de la nature déterminent tout ce qui existe ; il en va de même pour les actions de l’homme. Pour cette raison, un chercheur scientifique sera difficilement enclin à croire que les événements pourraient être influencés par une prière, à savoir par un souhait adressé à un être surnaturel.

Cependant, il nous faut admettre que notre connaissance de ces lois n’est qu’imparfaite et fragmentaire. En fait, croire qu’il existe des lois fondamentales régissant toute chose dans la nature repose aussi sur une sorte de croyance. Ajoutons toutefois que cette croyance a été confirmée jusqu’à présent par le succès de la recherche scientifique.

Par ailleurs, toute personne sérieusement engagée sur la voie de la recherche n’échappe pas à la certitude qu’un esprit se manifeste au travers les lois de l’Univers — un esprit immensément supérieur à celui de l’homme, et devant lequel, nous, modestes acteurs, devons nous sentir humbles. De cette manière, la voie de la recherche scientifique mène à un sentiment religieux d’un caractère particulier ; il est, bien sûr, tout à fait différent de la religiosité d’une personne plus naïve. »

La partie soulignée est la source probable de la citation présente dans « Le Visage de Dieu », qui en diffère substanciellement (notamment par l’emploi du futur au lieu du présent). C’est une phrase tronquée dont les parties manquantes montrent clairement qu’il y a un contexte très particulier à cette mention d’un « esprit immensément supérieur à l’homme », qui est tout sauf le Dieu d’une religion monothéiste. De très nombreuses autres citations attribuées à Einstein montrent clairement qu’il rejetait à titre personnel toute divinité du type de celle des religions de son époque. Le voir dans « Le Visage de Dieu » invoqué comme caution scientifique prestigieuse à l’idée de l’existence d’un Être supérieure relève de l’escroquerie intellectuelle, à moins que ce ne soit un parti-pris issu d’une ignorance flagrante doublée d’un manque total de sérieux dans les vérifications nécessaires au travail de citation. On ne peut que regretter que les frères Bogdanov n’aient pas lu la traduction française de cet ouvrage de correspondances d’Einstein. Si cela avait été le cas, peut-être auraient-ils pu méditer (sait-on jamais !) sur la conception qu’Einstein avait de la vulgarisation : « La plupart des ouvrages scientifiques prétendument écrits pour les profanes, cherchent plus à impressionner le lecteur (« Sensationnel ! », « comme nous avons progressé ! ») qu’à lui expliquer clairement et lucidement les buts élémentaires et les méthodes. Après avoir essayé de lire quelques livres de ce type, le profane intelligent se décourage totalement ; il conclut qu’il est trop faible d’esprit, et qu’il ferait mieux d’abandonner. De plus, la description cherche à étonner, et cela aussi rebute un profane sensé. En un mot, les lecteurs ne sont pas les fautifs, mais bien les auteurs et les éditeurs. Ma proposition est la suivante : On ne devrait éditer aucun livre de « vulgarisation » sans s’être assuré au préalable qu’il peut être compris et apprécié par un profane intelligent et judicieux. »

Un argumentaire pseudo-scientifique : le principe anthropique fort

L’ouvrage poursuit le but plus ou moins avoué de défendre l’idée que l’existence de l’humanité se saurait être le fruit du seul hasard, un thème déjà abordé par les auteurs (et fort justement critiqué à l’époque) dans « Dieu et la Science ». Par suite, s’il n’y a pas de hasard, il y a une finalité, que chacun est libre de relier ou non à Dieu. Cette irruption de la religion est, bien sûr, la vraie motivation du choix du titre du livre, George Smoot étant présenté comme implicitement favorable à ce douteux mélange des genres.

L’argumentaire développé par les auteurs (de façon très rudimentaire et souvent inexacte, d’ailleurs) porte le nom de « principe anthropique fort ». Le principe anthropique est un ensemble d’idée par forcément très formalisées qui vise à déterminer quelle conclusions physiques et astrophysiques on peut tirer de l’existence de l’humanité, ou plus généralement d’une forme de vie capable de s’interroger sur l’univers. Ce genre d’idée a été explicitement proposé par le physicien Brandon Carter au début des années 1970, reprenant une série d’interrogations formulées entre autres par Paul Dirac dans les années 1930.

Les différentes formulations du principe anthropique

La formulation la moins hasardeuse du principe anthropique est la formulation que l’on peut qualifier de « triviale », et qui consiste à tirer des conclusions immédiates de la seule existence de la vie (ou éventuellement de la Terre). En un sens, il ne s’agit de rien d’autre que considérer l’existence de la vie comme une donnée, au même titre que les données recueillies par des instruments de mesure éventuellement plus sophistiqués.

Un exemple d’argument anthropique de ce type porte sur l’âge de l’univers : attendu que la vie est basée sur des molécules carbonées et que le carbone (comme l’oxygène et l’azone) nécessite d’être synthétisé dans les étoiles, il est nécessaire que l’âge de l’univers soit supérieur à celui de plusieurs génération stellaires pour que la vie ait eu le temps de s’y développer. Il est donc très improbable que l’âge de l’univers se compte en dizaines de millions d’années. Cet argumentaire a quasiment tel quel été utilisé à la fin du XIXe siècle lors d’une célèbre controverse entre des biologistes et le physicien Lord Kelvin. En ce temps où l’énergie nucléaire était inconnue, Kelvin avait proposé en 1862, à la suite d’autres scientifiques comme Helmholtz ou Mayer, que la chaleur produite par le Soleil soit provoquée par la lente contraction de la matière qui le compose. Cette contraction provoquait selon lui un échauffement qui la ralentissait en retour. D’après les calculs (justes) de Lord Kelvin se basant sur l’état de l’art de la science de son époque (la thermodynamique), le Soleil était âgé de quelques dizaines de millions d’années tout au plus. Ce résultat était en quelque sorte une amélioration des première estimations de l’âge du Soleil dans l’hypothèse où sa chaleur était produite par de simples réactions chimiques, auquel cas il ne pouvait guère être âgé de plus de quelques milliers d’années. Mais à la même époque, Charles Darwin, le père de la théorie de l’évolution, avait pris conscience que sa théorie nécessitait de très longues échelles de temps pour être viable. Il avait donc tenté d’estimer l’âge de la Terre par d’autres méthodes, notamment par l’âge de certaines formations géologiques comme le Weald, la région située au sud de la Tamise et à l’est de l’île de Wight. Il considérait qu’il fallait au moins 300 millions d’années pour que l’érosion ait arasé ce pli rocheux (dont on sait aujourd’hui qu’il s’est formé il y a moins de 150 millions d’années). À supposer que les méthodes de datation de Darwin aient été justes (elles étaient fausses d’un facteur 2 ou 3, sans importance ici), il était clair que la théorie de Lord Kelvin était erronée, et inversement, s’il n’y avait d’autres sources d’énergie au Soleil que sa contraction gravitationnelle, les estimations géologiques de Darwin étaient fausses. Il fallut cependant plusieurs décennies pour trancher en faveur de Darwin : il fallut attendre 1903 et la preuve par Pierre Curie que les substances radioactives libéraient constamment de la chaleur pour que l’énergie nucléaire soit proposée comme étant la source d’énergie du Soleil sur des durées compatibles avec les estimations géologiques et issues de la théorie de l’évolution. Incidemment, cette proposition fut, entre autres, le fait de l’astronome George Darwin, fils de Charles Darwin. Rétrospectivement, on peut donc dire que des arguments de type anthropiques (portant en fait sur l’âge de la Terre mais motivée par la théorie de l’évolution) avaient permis d’invalider un scénario cosmologique (la source d’énergie du Soleil due à sa seule contraction). L’histoire se répéta dans la première moitié du vingtième siècle, où des estimations erronnées de l’âge de l’univers se trouvaient clairement en contradiction avec d’autres estimations, plus robustes de l’âge de la Terre.

En général, ce genre de considérations s’insère dans ce que l’on appelle le « principe anthropique faible », qui développe l’idée que les lois de la physique telle que nous les connaissons permettent certainement l’apparition de la vie, sans quoi nous n’existerions pas et ne serions pas là pour en parler.

Le présupposé de cette réflexion est qu’il semble exister une forme d’arbitraire dans les lois de la physique. Par exemple, en physique des particules, les masses des différentes particules élémentaires ne sont pas prédites, mais déterminées à partir de données expérimentales. Le rapport de la masse du proton à l’électron est d’environ 1835, mais rien n’interdit d’imaginer qu’il prenne d’autres valeurs. Par contre, rien ne garantit que la vie puisse se développer si ce rapport est différent de 1835. En pratique, les réflexions de ce type ne vont pas jusqu’à aller dans des considérations compliquées de biologie, mais se focalisent sur la synthèse des éléments chimiques dans les étoiles. En fait, cette restriction là suffit à montrer que bien des valeurs numériques (par exemple les rapport de masses entre le proton et l’électron, par exemple, ou le rapport d’intensité entre les forces électrique et gravitationnelles) ont peu de marge de variation possible autour de leur valeur observée. Dit autrement, il ne faut pas beaucoup changer les lois de la physique pour rendre l’apparition de la vie impossible. À l’inverse, il est possible de prédire les valeurs possibles, voire la valeur précise de certaines grandeurs physiques si on identifie cette grandeur comme influençant de façon déterminante l’apparition de la vie (ou la synthèse des éléments chimiques dans les étoiles). L’exemple le plus célèbre de ce raisonnement est dû à Fred Hoyle dans les années 1950. Fred Hoyle avait compris que pour fabriquer du carbone dans les étoiles, il faillait faire entrer en collision simultanément trois noyaux d’hélium-4. Ces collisions entre trois particules sont rares, aussi est-il nécessaire que ces collisions soient très efficaces, autrement dit que du carbone se forme presque toujours quand les trois noyaux d’hélium entrent en collision. Le problème ici vient de ce que la masse d’un noyau de carbone est inférieure à la masse des trois noyaux d’hélium. Pour que la réaction puisse se produire avec un taux acceptable, il est nécessaire qu’il existe un état excité du noyau de carbone dont la masse soit très proche de la masse des trois noyaux d’hélium. Suivant ce raisonnement, Fred Hoyle a prédit en 1953 qu’un tel état excité du carbone devait exister, ce qui fut vérifié par la suite.

De façon assez similaire, la version faible du principe anthropique permet d’expliquer un certain nombre de coïncidences numériques, dont la plus célèbre porte le nom d’hypothèse des grands nombres de Dirac. Paul Dirac avait en effet remarqué dans le courant des années 1930 que certains grands nombres reliés par des relations approximatives simples coexistaient en physique des particules et en cosmologie. Par exemple, le rapport d’intensité des forces électriques et gravitationnelles entre un proton et un électron est de l’ordre de 1040 (légèrement moins, mais peu importe ici). D’autre part, l’âge actuel de l’univers (environ 13 milliards d’années, soit dans les 4×1017 secondes) exprimé en temps de Planck (5×10-44 seconde) est de l’ordre de 1061, soit à peu de chose près, le précédent rapport à la puissance 1,5. Dirac avait été intrigué par ce type de coïncidences (il y en a d’autres), au point de se convaincre qu’elles n’étaient pas dues au hasard et avaient probablement une signification plus profonde. Le point important est que dans les grandeurs physiques utilisées dans le calcul de ces deux rapports, on a exclusivement à faire à des constantes fondamentales (masses et charges de l’électron et du proton, vitesse de la lumière, etc), à l’exception de l’âge de l’univers. Attendu que l’âge de l’univers n’est certainement pas constan au cours du temps, Dirac avait émis l’hypothèse que l’une des constantes était en fait variable au cours du temps, de sorte que la coïncidence numérique qu’il avait trouvée était valable à toute époque. On sait aujourd’hui que Dirac avait tort, quoique partiellement : le fait que les deux rapports soient approximativement liés l’un à l’autre par une relation simple n’est pas le fruit du hasard, mais le fait que, dans l’histoire de l’univers, la vie ne peut se d’evelopper que pendant que les galaxies forment de nouvelles étoiles et après que les premières générations d’étoiles aient produit du carbone. Or cette période ne correspond qu’à un intervalle relativement court (en unités logarithmiques) de l’histoire de l’univers. Pa ailleurs, les calculs d’évolution stellaire indiquent que l’âge d’une étoile typique comme le Soleil peut s’exprimer en première approximation comme le rapport des forces électriques et gravitationnelles entre un proton et un électron à la puissance 1,5. Ainsi donc, la coïncidence trouvée par Dirac a-t-elle une explication simple : les deux rapports qu’il a mis en exergue sont liés par la relation simple qu’il a trouvée uniquement pendant l’intervalle pendant lequel un être doué de raison peut s’interroger sur leur valeur.

Les arguments anthropiques peuvent être généralisés à bien des paramètres qui interviennent dans la description de l’univers, tant au niveau microscopique qu’au niveau cosmologique. Un exemple connu de recours au principe anthropique est celui de l’énergie noire. L’énergie noire est le nom donné à la force inconnue qui provoque une accélération de l’expansion de l’univers. Une explication naturelle de cette accélération est qu’il existe une forme de matière ou d’énergie possédant une pression négative. Cette pression est à l’origine d’un effet gravitationnel répulsif (ce qui n’a rien d’évident, mais peu importe ici). Or il existe un candidat très naturel d’énergie à pression négative : c’est purement et simplement le vide, au sens de la physique des particules, que l’on peut définir comme l’état d’énergie minimale, ou d’absecede matière. Les calculs indiquent en effet qu’absence de particule ne signifie pas absence d’énergie, et que cette énergie du vide est probablement non nulle et sûrement de pression négative. Le problème qui intervient ici est qu’il est difficile de prédire précisément la valeur de l’énergie du vide, mais que des arguments généraux attribue à cette énergie du vide une densité équivalente de… 1094 grammes par centimètre cube (une densité d’énergie peut toujours être convertie en densité ou masse volumique via la formule E = m c2). Or les observations indiquent que cette énergie du vide correspond à une densité équivalente de 10-29 gramme par centimètre cube, soit 123 ordres de grandeur de moins ! Il n’existe pas d’explication satisfaisante à un écart aussi énorme entre l’ordre de grandeur apparemment naturel d’une grandeur physique et sa valeur observée, mais le principe anthropique peut en apporter un éclairage : les grandes structures dans l’univers ne peuvent se former que quand l’expansion de l’univers décélère. Sans ces grandes structures, point d’étoiles et point de vie. Par ailleurs, plus l’énergie du vide est importante, plus l’accélération de l’expansion se produit tôt dans son histoire. Au final, il apparaît qu’à un facteur dix près au maximum, l’énergie du vide possède malgré sa petitesse apparente la plus haute valeur possible néanmoins compatible avec l’apparition de la vie. À défaut d’expliquer la valeur de la constante cosmologique, le principe anthropique permet d’expliquer pourquoi nous n’en observons pas des valeurs plus grandes.

Jusqu’ici, tous les raisonnements à l’œuvre sont de nature scientifique, même s’ils laissent de nombreuses questions sans réponse. À défaut de prétendre expliquer pouruqoi l’univers est tel qu’il est, le principe anthropique faible permet au moins de formaliser ce à quoi il ne peut pas ressembler, ce qui est déjà remarquable.

Il n’en demeure pas moins que l’on peut trouver troublant que les lois de la physique avec leur lot apparent d’arbitraire permettent malgré tout l’apparition de la vie. Ce genre de réflexion est souvent appelé principe anthropique fort, et dans les grandes lignes promeut l’idée que le hasard apparent de l’apparition de la vie est trop grand pour être acceptable, ce dont on est éventuellement tenté de déduire que la vie serait une finalité de l’univers. Et qui dit finalité dit Créateur, Grand Architecte, voire Dieu, de quelque religion que ce soit. Bien sûr, il n’existe aucun raisonnement scientifique rigoureux prouvant la validité de ce « raisonnement » qui sous-tend le principe anthropique fort, pas plus qu’il n’existe de moyens envisagés de le tester. Il s’agit donc bien plus d’une posture philosophique ou religieuse que d’un discours scientifique, quand bien même il peut avoir été source de réflexion chez des scientifiques.

En réduisant les problématiques liées au principe anthropique (semble-t-il jamais nommé dans le livre) à sa seule version forte, non vérifiable, et généralement considérée comme non scientifique, les auteurs du livre « Le Visage de Dieu » prennent le parti jamais clairement explicité d’un préjugé philosophico-religieux, qu’ils font passer pour une vérité avérée à laquelle adhère sans réserve le monde scientifique. Ce faisant, ils n’offrent aucune mise en perspective, aucune explication sur les aspects scientifiques sérieux liés au principe anthropique dans sa version faible, et finalement aucune piste de réflexion sérieuse pour leurs lecteurs, le tout étant assaisonné jusqu’à l’écœurement d’absurdités physiques en tout genre. Par exemple, le début du chapitre dédié au principe anthropique (« Pourquoi l’univers est-il si bien réglé ? », page 163 de la première édition) énonce une absurdité indigne d’un élève de terminale. Reprenant une phrase attribuée à Jean Guitton, les auteurs s’interrogent « Par quelle étrange coïncidence, la taille d’un homme est-elle égale au rayon de la Terre multiplié par celui d’un atome ? » Cette phrase ne veut rien dire, puisqu’on y compare une longueur… au produit de deux longueurs (donc une surface), ce qui n’a aucun sens, puisque le résultat de la comparaison dépend de l’unité de longueur choisie… Que Jean Guitton, manifestement doté d’une très faible culture scientifique, se soit ou non effectivement adonné à une médiocre numérologie n’a pas d’importance. Ce qui est révélateur ici est que cette phrase ait été reprise sans recul ni critique par les frères Bogdanov, ce qui en dit long sur leur incapacité à avoir le moindre jugement critique quant à n’importe quelle assertion en rapport avec la science.

Bogdanov : Documents de la contre-attaque

Bogdanov : Documents de la contre-attaque

Photo : © Thomas LAVELLE pour TV Magazine

Le 17/12/2010 à 10:15 par Emmanuel Galiero

Pour compléter les explications des frères Bogdanov, voici une série de documents (lettres, rapports et extraits de livres) évoquant leurs travaux universitaires, lesquels ont été récemment la cible d’attaques contestant leur valeur. TVMag.com ouvre l’une des portes de l’affaire Bogdanov. Suivez le guide…

Grichka et Igor Bogdanov ont soutenu chacun une thèse, respectivement en mathématiques (1999) et physique théorique (2002) devant deux jurys de 5 et 7 experts. Avant de s’interroger sur la valeur de leurs travaux, on est d’abord surpris de constater la qualité scientifique des spécialistes qui avaient accepté de se pencher sur ces thèses. En 2003, ces thèses avaient fait l’objet d’une évaluation secrète qui vient d’être divulguée publiquement dans la presse. Une évaluation anonyme très critique, voire violente, qui aurait été elle-même initiée au sein du comité national de la recherche scientifique.

A la lecture de ces différents éléments, un certain nombre de questions peuvent être posées :

– Pourquoi l’évaluation des thèses Bogdanov est-elle anonyme ?

– Pourquoi des jurys de spécialistes de ce niveau aurait-il accepté de se pencher sur les travaux des frères Bogdanov si ceux-ci étaient totalement dénués d’intérêt ?

– Si « l’affaire Bogdanov » devait être un jour portée devant les tribunaux, les frères Igor et Grichka y apporteraient probablement la plupart des pièces présentés et introduites ici par TVMag.com.

1- Le rapport de Shahn Majid

Shahn Majid, professeur à Cambridge University, est un expert mathématicien, spécialiste et cocréateur de la théorie des groupes quantiques. Son rapport concerne la thèse de Grichka. Pages 1 à 4, 10 à 11, sur le lien suivant.

2- Le rapport du professeur Gourévitch

Le professeur Gourevitch, mathématicien, spécialiste des groupes quantiques, enseigne à l’université de Valenciennes. Pages 5 et 6 sur le lien suivant.

3- Le rapport de Costas Kounnas

Costas Kounnas, physicien théoricien, professeur et chercheur à l’école nationale supérieure est aussi un spécialiste de la théorie des cordes. Pages 7 à 9, 13 à 14, sur le lien suivant.

4- Le rapport de Damiano Anselmi

Damiano Anselmi, chercheur au CERN, est un spécialiste de la théorie topologique des champs. Il s’agit ici du rapport sur la première version de la thèse d’Igor, théorie topologique de l’inertie devenue théorie topologique de l’espace temps à l’échelle zéro. Pages 15 à 16 sur le lien suivant.

5- Le rapport d’Antoniadis

I. Antoniadis est professeur, chercheur, spécialiste de la théorie des cordes. Rapport sur la première version de la thèse d’Igor. Pages 17 à 18 sur le lien suivant.

6- Le rapport de Jac Verbaarschot

Jac Verbaarschot est professeur à l’université Stony Brook de New York. Il est physicien, théoricien, spécialiste des instantons. Prérapport sur la première version de la thèse d’Igor. Pages 19 à 21 sur le lien suivant.

7- Le rapport de Jack Morava

Jack Morava, professeur de mathématiques à la John Hopkins University de Baltimore aux Etats-Unis, est un spécialiste de la théorie des champs. Pages 22 à 25 sur le lien suivant.

8- Le rapport de Roman Jackiw

Roman Jackiw est professeur au Massachussets Institut of Technology. Physicien et théoricien, il a dirigé la prestigieuse revue Annals of Physics. Pages 26 à 29 sur le lien suivant.

9- La revue Classical and Quantum Gravity

Les frères Bogdanov ont publié un article en 2001 dans la revue spécialisée Classical and Quantum Gravity. Contrairement à ce que certaines manipulations ont voulu faire croire, cet article a bien été publié et les responsables de la revue ont parfaitement assumé cette publication. Ces courriels le prouvent. Lire notre document, cliquez ici.

10- Le communiqué de l’université de Bourgogne

Les frères Bogdanov ont soutenu leurs thèses au sein de l’Université de Bourgogne. Après la polémique allumée en octobre dernier au sujet de la qualité de leurs travaux, l’établissement a diffusé un communiqué pour rappeler les conditions réglementaires et législatives dans lesquelles ces thèses ont été soutenues. Lire notre document, cliquez ici.

11- La mise au point du directeur de thèse Daniel Sternheimer

Daniel Sternheimer, directeur des thèses des frères Bogdanov, avait rédigé une mise au point sur le sujet dès 2003. Dans une édition récente de l’émission Arrêt sur images sur France 5, le 30 août 2010, il renouvelait son appréciation de ce qui est devenue l’affaire Bogdanov. Lire notre document, cliquez ici.

12- Le livre d’Isabelle Stengers

Philosophe belge, Isabelle Stengers a notamment travaillé avec Ilya Prigogine, prix Nobel de chimie (1977). Dans les extraits du livre présenté ici et consacré à la mystification, l’auteur s’interroge plusieurs fois sur les attaques dont les frères Bogdanov sont la cible dans certains milieux scientifiques. Pour résumer, elle estime que cette communauté scientifique résiste à ce qui pourrait être le caractère innovant de leur hypothèse à propos de ce qui aurait pu se passer avant le fascinant Big Bang. Pour lire l’extrait de son ouvrage, cliquez ici.

« Bogdanov : Documents de la contre-attaque »

vendredi 17 décembre 2010 10h31. par TV Mag TV Mag

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Agrandir la photo Grichka et Igor Bogdanov ont soutenu chacun une thèse, respectivement en mathématiques (1999) et physique théorique (2002) devant deux jurys de 5 et 7 experts. Avant de s’interroger sur la valeur de leurs travaux, on est d’abord surpris de constater la qualité scientifique des spécialistes qui avaient accepté de se pencher sur ces thèses. En 2003, ces thèses avaient fait l’objet d’une évaluation secrète qui vient d’être divulguée publiquement dans la presse. Une évaluation anonyme très critique, voire violente, qui aurait été elle-même initiée au sein du comité national de la recherche scientifique.

A la lecture de ces différents éléments, un certain nombre de questions peuvent être posées :

– Pourquoi l’évaluation des thèses Bogdanov est-elle anonyme ?

– Pourquoi des jurys de spécialistes de ce niveau aurait-il accepté de se pencher sur les travaux des frères Bogdanov si ceux-ci étaient totalement dénués d’intérêt ?

– Si « l’affaire Bogdanov » devait être un jour portée devant les tribunaux, les frères Igor et Grichka y apporteraient probablement la plupart des pièces présentés et introduites ici par TVMag.com.

>>> A lire aussi, l’interview et les vidéos d’Igor et de Grichka Bogdanov, cliquez ici .

1- Le rapport de Shahn Majid

Shahn Majid, professeur à Cambridge University, est un expert mathématicien, spécialiste et cocréateur de la théorie des groupes quantiques. Son rapport concerne la thèse de Grichka. Pages 1 à 4, 10 à 11, sur le lien suivant .

2- Le rapport du professeur Gourévitch

Le professeur Gourevitch, mathématicien, spécialiste des groupes quantiques, enseigne à l’université de Valenciennes. Pages 5 et 6 sur le lien suivant .

3- Le rapport de Costas Kounnas

Costas Kounnas, physicien théoricien, professeur et chercheur à l’école nationale supérieure est aussi un spécialiste de la théorie des cordes. Pages 7 à 9, 13 à 14, sur le lien suivant .

4- Le rapport de Damiano Anselmi

Damiano Anselmi, chercheur au CERN, est un spécialiste de la théorie topologique des champs. Il s’agit ici du rapport sur la première version de la thèse d’Igor, théorie topologique de l’inertie devenue théorie topologique de l’espace temps à l’échelle zéro. Pages 15 à 16 sur le lien suivant .

5- Le rapport d’Antoniadis

I. Antoniadis est professeur, chercheur, spécialiste de la théorie des cordes. Rapport sur la première version de la thèse d’Igor. Pages 17 à 18 sur le lien suivant .

6- Le rapport de Jac Verbaarschot

Jac Verbaarschot est professeur à l’université Stony Brook de New York. Il est p

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Vidéos concernant G. Smoot

AtSerious Play 2008, astrophysicist George… http://www.ted.com At Serious Play 2008, astrophysicist George Smoot shows stunning new images from deep-space surveys, and prods us to ponder how the cosmos — with its giant webs of dark matter and mysterious gaping voids — got built this way.

http://www.youtube.com/view_play_list?p=D4CF2363A92AEEEA

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