La bibliothécaire et le curation.


J’ai aimé sur le blog:

zeboute.wordpress.com

 La bibliothécaire et le curation.

(mon commentaire sur ce blog): 

Je crois que les méthodes sont complémentaires, mais la relation humaine reste essentielle. Il faut conserver l’émerveillement, l’étonnement (philosophique), l’amour (de la lecture, de la vie, de l’existence…)


Contenu de l’article du blog « la zeboute.com »

Recherche numérique et humaine, Google et la bibliothécaire

Vous cherchez quelque chose ?

Un roman, sur la condition humaine, oui, du XXeme siècle. Je vous propose Albert Camus, in the text.

Une question, une réponse.

That’s it !

Et par Google, 10 000 réponses.

Faites votre choix, illustration à  l’entrée de la bibliothèque Gungahlin Public Library de Canberra, en Australie.

Et d’une création happening de Neil Gaiman :

« Google peut vous répondre avec 100 000 résultats, un libraire, ou bibliothécaire peut vous donner une seule réponse, et la bonne. »

Parce que la bibliothécaire, ou le libraire comprend son interlocuteur, beaucoup mieux que les millions de données de Google. L’algorithme est froid, la relation est chaude …

On lira donc les nouveaux usages sur internet, certes, loin de la bibliothécaire, mais dans le même registre : la curation, ou la bonne proposition du bon lien numérique ou humain, au bon endroit : Histoire de la curation (voir ci-après)

Définition et histoire de la curation, ou la transmission de la connaissance

La curation est l’aggrégation de textes, de sujets, de curiosités et de les mettre en avant. Dans les bibliothèques, encyclopédies, les musées, les journaux, et maintenant, sur le web !

Ce concept, repris récemment dans le monde numérique et de l’internet, fait référence au conservateur de musée, qui met en avant certaines pièces maitresses, dans une exposition. Sur le net, on met en avant certains articles. Voilà la curation. Trier, présenter, partager, sur un sujet, une passion. La curation, ce n’est pas nouveau. Restons dans le sens , et dans la modernité !

Nous verrons ici que l’aggrégation, le classsement de sources d’information, autour d’un sujet ont traversé nos modes de réflexion. Jusqu’à aujourd’hui, et demain. Une médiologie du classement, du tri.

Le dictionnaire et l’encyclopédie.

La diffusion de l’imprimerie, par Gutenberg, au XVeme siècle a permis de multiplier en abondance les écrits. Petit à petit, les écrits ont pu se propager, se diffuser. Devant l’abondance, relative, de ces écrits, sont nés les objets de référence que sont les dictionnaires, les encyclopédie . Point d’ancrage, point de référence des informations importantes, que chacun peut à loisir consulter. Le dictionnaire aggrège l’ensemble des définitions du langage. L’encyclopédie, plus large, regroupe des thématiques et les explique.

D’un aspect médiologique, la recherche et la proposition d’information réside dans la dichotomie, du dictionnaire. On feuillète les pages jusqu’à trouver le mot qui nous intéresse.

La bibliothécaire.

L’encyclopédie du siècle des lumières avait l’ambition de donner la connaissance au plus grand nombre. L’école républicaine, sous Jules Ferry, procèdait du même objectif.

Devant la profusion de connaissance, et d’objets livresques, est née la bibliothécaire. Dans les rayons des bibliothèques, scolaires ou publiques, l’objectif de la bibliothécaire est de mettre en avant les livres. Par un classement traditionnel [ par ordre alphabétique des noms d’auteurs, par thèmes, par nom d’auteur ].

La difficulté pour ce métier, est de conjuguer les recherches : classer par thème, par nom d’auteur, par titre de l’ouvrage ?

Comment susciter le désir de lire, de trouver son livre ?

En ce sens, l’informatisation des médiathèques a permis de croiser les recherches. Peu importe comment sont stockés les ouvrages, physiquement dans les rayons, la recherche par mots clefs sur l’ordinateur permet de trouver son ouvrage. Le « google Search » ou « google Suggest » avant l’heure.

La vraie « valeur ajoutée » de la bibliothécaire est de mette en avant certains ouvrages. Selon les gouts, l’actualité.

En ce sens, la bibliothécaire est la « curator » moderne du web, bien plus que le conservateur du musée dont on fait référence pour parler des curators sur le web.

Les journaux.

Un journal est un document qui recense par ordre chronologique ou thématique un certain nombre d’événements pour une période donnée (généralement une journée, d’où il tire son nom) [ source Wikipedia ].

Le journal aggrège par définition des informations. La valeur de ces journaux est d’y apporter une analyse, en fonction des convictions des journalistes. En France, Le Monde, Le Figaro, Liberation consolide des informations, et les met en avant, selon les opinions « orientées » politiquement. La valeur de ces journaux, comme la bibliothécaire précédemment évoquée est de mettre en avant certaines informations, certains articles.

On relèvera ici également l’exemple du « Reader Digest », qui n’est pas un journal proprement dit, mais un magazine [ le plus lu aux Etats Unis, et dans une moindre mesure en Europe, et dans plus de 100 pays ]. Créé en 1922, il est une compilation d’articles sur des thématiques diverses. En ce sens, il est l’ancêtre par excellence de la curation sur internet.

Les premiers  journaux de la curation.

Dans le début des années 2000 sont apparus les journaux gratuits. 20 minutes, par exemple.

Ces journaux sont basés sur un modèle économique de publicité. A savoir diffuser gratuitement des informations, sur un support permettant la publicité de masse. Ces journaux aggrégent des dépêches de l’AFP. L’objectif étant le gain financier, peu d’articles de fond,  d’analyse sont proposés. Le format des articles tient en quelques lignes, permettant aux lecteurs pressés [la diffusion est largement faite dans les transports en commun ] de s’informer a-minima.

En ce sens ces journaux se rapprochent plutôt des « content farmer », aggrégeant informations dans un pur but publicitaire ]

La dichotomie exploratoire  sur internet.

Les moteurs de recherche ont été les premiers vecteurs de collecte d’information.

Bien avant l’aggrégation de contenu sur internet, comme aujourd’hui, les premiers outils, initiés par Google ont permis la recherche d’information.

Comme dans le dictionnaire.

Mais là n’est pas la curation, dans le sens, où c’est l’internaute qui recherche l’information, et peu de contenu mis en avant.

D’autre part, ces moteurs robotisés et algorithmés ne sont pas des comme le sont les journalistes, ou les bibliothécaires… Ils rejoignent plutôt la catégorie des dictionnaires fastidieux.

Les portails internet et le web 2.0

L’arrivée du Web 2.0 a permis de franchir une marche dans la proposition de contenu.

Le web 2.0  fournit  une meilleure adéquation de la connectivité, de l’intéraction de l’utilisateur sur le web, par des interfaces améliorées.

Il  a engendré de nouvelles opportunités.

En 2005 est né ainsi netvibes, inaugurant ce qu’on appelle les « portails ». Sur un point unique d’entrée sur le web, on y retrouve pour soi, toutes les informations que l’on souhaite. La météo, les « flux RSS » [ abonnement à un sujet précis ].

Google, Yahoo, tous les grands permettent aujourd’hui à chacun de disposer de sa page de contenu.

Comme pour les moteurs de recherche, l’initiative est d’abord à l’internaute de configurer ses contenus dont il veut disposer.

Wikipedia est LA pierre angulaire sur le web, encyclopédie participative, où chacun contribue en alimentant du contenu. Aujourd’hui, Wikipedia perd de ses contributeurs actifs [ de 90 000 en 2007 à 82 000 contributeurs, selon Jimmy Wales, fondateur de Wikipedia ]. Serait-ce par ce que les contributeurs se sont détournés vers la « curation », sur d’autres médias de contenu ?

Le concept de curator.

 La définition de la curation est l’aggrégation de contenu sur internet, autour d’un sujet. Cette aggrégation , à la différence des moteurs, robots comme évoqués ci-dessus, a un caractère humain. Comme la bibliothécaire qui trie et met en avant des ouvrages. Ou comme un conservateur de musée qui choisit les pièces à disposer pour une exposition.

Originellement, la définition du mot « curator » se réfère au conservateur du musée.

Paradoxalement, la « conservation » relève du passé, alors que la curation sur internet aggrège plutôt de la nouveauté.

En ce sens, l’image de la bibliothécaire, toujours à l’affut de la nouveauté est plus apppropriée aux usages de la curation sur internet.

Les caractéristiques du « curator » et de la « curation ».

  • 1. Evénementiel, provisoire :

La curation se définit dans un temps court, l’immédiat. Comme le journal [ du mot journée ], les informations collectées sont mises en avant pour un instant. L’usage sur internet, monde du « temps réél » est propice à la curation. Comme le conservateur du musée qui présente des tableaux pour une expositiontemporaire, la curation fournit une collection d’articles toujours provisoire. C’est une exposition, un évènement, un « happening ».

En ce sens, le blog, qui permet de poster des « billets » n’est pas véritablement considéré comme un média de curation

  • 2. La passion humaine et la connaissance :

La vraie force des curators est leur passion pour ce qu’ils présentent. C’est bien la différence entre les robots ou moteurs de recherche qui fournissent des collections d’information. On distingue aussi les curators des « content farmer », qui se contentent de collecter, aggréger des informations dans le seul objectif d’alimenter un site à des fins publicitaires. Le curator a un réel objectif de transmettre sa connaissance.

  • 3. La légitimité :

A l’inverse des institutionnels [ bibliothécaires, chercheurs, journalistes ], chacun peut se révéler curator. Même l’amateur. Pourvu qu’il connaisse un minimum son sujet, ou qu’il soit passionné.

Les nouveaux outils de l’internet  permettent  d’offrir un moyen simple de consolider le contenu, et d’assurer de la visibilité sur le web : on les sites spécialisés : scoop.itpaper.li.

  • 4. Limite de la curation :

la limite de la curation est qu’elle est essentiellement aggrégat de contenu, et non producteur de contenu. Pour faire un parallèle avec une encyclopédie, elle se résume donc à la table des matières, et non dans le contenu du dictionnaire proprement dit.

Le bon « curator » doit donner du sens au contenu qu’il diffuse. Comme la bibliothécaire qui conseille le lecteur.

Le capital de la la connaissance :

L’accélération de la production d’information, et la richesse de la connaissance mettent en exergue le besoin de classer, trier, proposer des contenus à la communauté des hommes.

Nous vivons au pied de véritables tours de Babel de la connaissance : les bibliothèques, les millions de publication  et la masse de contenus sur la sphère numérique. Comment ne pas être englouti ?

La curation est une alternative intéressante. Elle permet continuellement de « recycler » ou de proposer nos connaissances.

La bonne « curation » est celle qui dépoussière la connaissance. Pas des éléments de « buzz », mais des vieux articles, des liens url surrannés  qui nous relient dans la webosphère sur ce qu’il y a de plus précieux : l’intelligence humaine.

2 réflexions au sujet de « La bibliothécaire et le curation. »

  1. J’ai relevé un bon nombre d’âneries dans votre article, et je ne peux pas les laisser passer !

    Le/la documentaliste fait depuis des années le boulot dont vous parlez, c’est-à-dire qu’il/elle complémente le bibliothécaire.
    Il est impossible de dire « le curation » en bon français puisque tous les mots en tion sont féminins dans notre belle langue ! D’ailleurs lorsque je l’écris sous Word, l’article le est souligné car il sonne comme une faute pour le correcteur de langue du programme !
    Google et autres moteurs de recherche font déjà le boulot dont vous parlez, et comme leur dénomination l’indique, il s’agit d’un boulot de chercheur.
    Curation/curator sont des termes appliqués au travail de recherche et d’exposition au public d’œuvres artistiques/culturelles, dans le cadre de musées, galeries d’art, etc.. Il s’agit d’objets, de textes, et ce travail se fait probablement avec l’aide de documentalistes et bibliothécaires. Il s’agit ensuite de les organiser avec sens, et enfin de les positionner physiquement dans un lieu ou plusieurs. Par ailleurs la curation (dérivatif : cure par exemple) existe déjà en français et signifie traitement de la maladie ! Il y a bien sur des articles intéressants sur le sujet sur le Web : http://fr.wiktionary.org/wiki/curation. Par ailleurs to cure en anglais signifie traiter/soigner.
    Le travail dont vous parlez n’a rien à voir. Essayez plutôt de créer un autre vocable au lieu de dénaturer celui existant, voire l’appauvrir en le généralisant.

    « La difficulté pour ce métier, est de conjuguer les recherches : classer par thème, par nom d’auteur, par titre de l’ouvrage ? » Ceci est complètement faux. Cette difficulté est depuis longtemps maintenant dépassée grâce à une technologie complexe de mise en rapport de bases de données. C’est bien pourquoi Google peut faire ce travail ! La difficulté aujourd’hui, à mon sens, est de comprendre la recherche entreprise par « le client », de l’aider à exprimer son besoin d’information et de trouver les outils adéquats à sa recherche. Ça c’est dans le sens client/information. Dans le sens information/client la difficulté est également de trouver les outils adéquats à la diffusion de l’information. Il s’agit donc d’une mise en rapport de ces éléments, avec le maximum de sens/pertinence possible. C’est pourquoi l’analyse humaine est indispensable à l’analyse numérique (faite par des machines).

    « Comment susciter le désir de lire, de trouver son livre ? » Vous exprimez deux points très différents ici, qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre ! Qui nécessitent différentes qualifications. Bien que le/la bibliothécaire doive s’impliquer dans les deux. Vous devriez relire votre texte, l’analyser et le réorganiser par thème de réflexion. Peut-être devriez-vous aussi réfléchir à ce que vous voulez dire avant d’écrire !
    A partir de cette phrase, vous naviguez entre susciter le désir de lire et comment trouver un livre. Laissez-moi vous rappeler que les bibliothèques ne fournissent pas que des livres de nos jours ; vous datez beaucoup !

    Un autre point, j’ai en horreur votre mélange des langues. C’est pédant, bête, ennuyeux et souvent erroné ! Surtout dans un texte sur la bibliothéconomie ! Encourager la connaissance de sa propre langue est certainement le job – ah ah ah ! – numéro 1 de tout bibliothécaire.

    La phrase de Neil est très mal traduite, il y a là presque un contre-sens. J’entends une traduction faite par l’outil Google !
    « Google peut vous répondre avec 100 000 résultats, un libraire, ou bibliothécaire peut vous donner une seule réponse, et la bonne. »
    Tandis que Google vous donne 100.000 réponses,
    un/e bibliothécaire vous donne LA bonne réponse.

    Maintenant je vais corriger certaines de vos phrases, une par une. D’un point de vue syntaxique, grammatical et même typographique ! J’ai vraiment du temps à perdre ! Ou ce que l’amour de la connaissance ne me fait pas faire !
    – La curation est l’aggrégation de textes, de sujets, de curiosités et de les mettre en avant.
    La curation (ce mot tout au long de votre texte, puisqu’il n’existe pas encore en français, selon l’Académie française et le dictionnaire, et qu’il est une proposition de votre part (un néologisme) devrait être entre en guillemets ou en italiques…) est l’agrégation de textes, de sujets, de curiosités et la capacité à les mettre en avant.

    – Dans les bibliothèques, encyclopédies, les musées, les journaux, et maintenant, sur le web !
    Dans les bibliothèques, les encyclopédies, les musées, les journaux, et maintenant, sur le web !

    – Ce concept, repris récemment dans le monde numérique et de l’internet, fait référence au conservateur de musée, qui met en avant certaines pièces maitresses, dans une exposition.
    certaines pièces maitresse

    – Restons dans le sens , et dans la modernité !
    Restons dans le sens, et dans la modernité !

    – Nous verrons ici que l’aggrégation, le classsement de sources d’information, autour d’un sujet ont traversé nos modes de réflexion. Jusqu’à aujourd’hui, et demain. Une médiologie du classement, du tri.
    Nous verrons ici que l’agrégation et le classement de sources d’information autour d’un sujet ont traversé nos modes de réflexion. Jusqu’à aujourd’hui, et demain. Une médiologie du classement, du tri.
    Je ne comprends pas du tout cette dernière phrase sans verbe. Il semble que vous vouliez seulement employer le mot médiologie ! La première phrase évoque le travail technique, pragmatique alors que médiologie fait référence a une théorie sur des pratiques. Que voulez-vous dire ? Quel est l’intérêt de cette phrase ? Je vous renvoie à la définition suivante :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9diologie

    – La diffusion de l’imprimerie, par Gutenberg, au XVeme siècle a permis de multiplier en abondance les écrits. Petit à petit, les écrits ont pu se propager, se diffuser. Devant l’abondance, relative, de ces écrits, sont nés les objets de référence que sont les dictionnaires, les encyclopédie . Point d’ancrage, point de référence des informations importantes, que chacun peut à loisir consulter. Le dictionnaire aggrège l’ensemble des définitions du langage. L’encyclopédie, plus large, regroupe des thématiques et les explique.
    La diffusion de l’imprimerie par Gutenberg au XVème siècle a permis de multiplier les écrits. (multiplier en abondance ?! Berk !) Petit à petit, ils ont pu se propager, se diffuser. Devant l’abondance, (abondance, encore ?) relative, de ces écrits, sont nés les objets de référence que sont les dictionnaires et les encyclopédies. Point d’ancrage, point de référence des informations importantes que chacun peut consulter à loisir. Le dictionnaire agrège l’ensemble des définitions du langage. L’encyclopédie, plus large, (plus large ? inutile, faux. C’est un autre concept que vous définissez ensuite) regroupe des thématiques et les explique.

    – D’un aspect médiologique, la recherche et la proposition d’information réside dans la dichotomie, du dictionnaire. On feuillète les pages jusqu’à trouver le mot qui nous intéresse.
    Je suis désolée mais je ne comprends ni le sens ni l’intérêt de cette phrase.
    Correction néanmoins : D’un aspect médiologique, la recherche et la proposition d’information résident dans la dichotomie du dictionnaire. On feuillète les pages jusqu’à ce que l’on trouve le mot qui nous intéresse.

    – Devant la profusion de connaissance, et d’objets livresques, est née la bibliothécaire. Dans les rayons des bibliothèques, scolaires ou publiques, l’objectif de la bibliothécaire est de mettre en avant les livres. Par un classement traditionnel [ par ordre alphabétique des noms d’auteurs, par thèmes, par nom d’auteur ].
    La bibliothécaire est un/e individu/e, il/elle est certainement né dans les roses ou dans les choux !
    Proposition : Le besoin de bibliothécaires répond à la profusion de la connaissance et à l’ampleur du nombre de livres.
    Par un classement traditionnel [ par thème, par nom d’auteur ].

    – En ce sens, la bibliothécaire est la « curator » moderne du web, bien plus que le conservateur du musée dont on fait référence pour parler des curators sur le web.
    En ce sens, la bibliothécaire est la curator moderne du web, bien plus que le conservateur du musée auquel on fait référence pour parler des curators sur le web. Intéressant comment vous impliquez que le poste de bibliothécaire est forcément tenu par une femme !

    – Le journal aggrège par définition des informations. La valeur de ces journaux est d’y apporter une analyse, en fonction des convictions des journalistes. En France, Le Monde, Le Figaro, Liberation consolide des informations, et les met en avant, selon les opinions « orientées » politiquement. La valeur de ces journaux, comme la bibliothécaire précédemment évoquée est de mettre en avant certaines informations, certains articles.
    Ce passage est merveilleux, intéressant cependant ! Par définition le journal agrège des informations. La valeur ajoutée du journal est l’analyse des informations qui en est faite, et ce en fonction des convictions des journalistes. En France, Le Monde, Le Figaro, Libération consolident ( ????, offrent, proposent, peut-être !?) des informations, et les mettent en avant selon leurs propres critères. La valeur ajoutée de ces journaux, comme celle de la bibliothécaire, est de mettre en avant certaines informations, certains articles.

    – On relèvera ici également l’exemple du « Reader’s Digest », qui n’est pas un journal proprement dit, mais un magazine [ le plus lu aux Etats Unis, et dans une moindre mesure en Europe, et dans plus de 100 pays ]. Créé en 1922, il est une compilation d’articles sur des thématiques diverses. En ce sens, il est l’ancêtre par excellence de la curation sur internet.

    – Ces journaux sont basés sur un modèle économique de publicité. A savoir diffuser gratuitement des informations, sur un support permettant la publicité de masse. Ces journaux agrègent des dépêches de l’AFP. L’objectif étant le gain financier, peu d’articles de fond ou d’analyse sont proposés. Le format des articles tient en quelques lignes, permettant aux lecteurs pressés [la diffusion est largement faite dans les transports en commun ] de s’informer a-minima.
    [ En ce sens ces journaux se rapprochent plutôt des « content farmer », agrégeant des informations dans un pur but publicitaire ]
    Cette dernière phrase ne présente aucun intérêt au regard de votre article.

    – Bien avant l’agrégation de contenu sur internet, les premiers outils initiés par Google ont permis la recherche d’information.

    – Comme dans le dictionnaire.
    Quoi ????? Aucun sens ici.

    – Mais là n’est pas la curation, dans le sens, où c’est l’internaute qui recherche l’information, et peu de contenu mis en avant.
    Quoi ???? Je ne comprends rien à ceci.

    – D’autre part, ces moteurs robotisés et algorithmés ne sont pas des ????????comme le sont les journalistes, ou les bibliothécaires… Ils rejoignent plutôt la catégorie des dictionnaires fastidieux.
    Magnifique !!

    – En 2005 est ainsi né netvibes, inaugurant ce qu’on appelle les « portails ». A partir d’un point d’entrée unique sur le web, on y trouve toutes les informations que l’on souhaite. La météo, les « flux RSS » [ abonnement à un sujet précis ].
    Merci de m’informer que la création de portails date de 2005, c’est un scoop ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail_web. Ça me semble plutôt dater des premières heures d’Internet !

    – Comme pour les moteurs de recherche, l’initiative est d’abord à l’internaute de configurer ses contenus dont il veut disposer.
    Comme pour les moteurs de recherche, l’initiative de la recherche revient à l’internaute ; il s’agit pour lui de configurer les contenus dont il veut disposer.

    – Wikipedia est LA pierre angulaire sur le web, encyclopédie participative, où chacun contribue en alimentant du contenu. Aujourd’hui, Wikipedia perd de ses contributeurs actifs [ de 90 000 en 2007 à 82 000 contributeurs aujourd’hui, selon Jimmy Wales, fondateur de Wikipedia ]. Serait-ce parce que les contributeurs se sont détournés vers la « curation », sur d’autres médias de contenu ?
    Comme quoi Wikipedia n’est pas LA pierre angulaire sur le Web, et c’est très bien comme ca si l’on imagine Wikipedia alimenté par vous et moi, c’est-à-dire par n’importe qui ! Il n’y a aucune logique dans cette phrase, puisque vous n’avez pas démontré que Wikipedia ne faisait pas un travail de curator.

    – La définition de la curation est l’agrégation de contenu sur internet, autour d’un sujet. Cette agrégation , à la différence des moteurs-robots, a un caractère humain. Comme la bibliothécaire qui trie et met en avant des ouvrages. Ou comme un conservateur de musée qui choisit les pièces à disposer pour une exposition.
    Grace à cette phrase, je comprends enfin quel est votre sujet de réflexion ! Vous réfléchissez à cette nouvelle occupation professionnelle exercée sur le Net qu’est le regroupement d’infos sur des thèmes précis.

    – Paradoxalement, la « conservation » relève du passé, alors que la curation sur internet agrège plutôt de la nouveauté.
    Ça, ça ferait un sujet de réflexion très intéressant en soi !

    – En ce sens, l’image de la bibliothécaire, toujours à l’affut de la nouveauté est plus appropriée aux usages de la curation sur internet.
    Là, vous vous contredisez vous-même !

    – La curation se définit dans un temps court, l’immédiat. Comme le journal [ du mot journée ], les informations collectées sont mises en avant pour un instant. L’usage sur internet, monde du « temps réél » est propice à la curation. Comme le conservateur du musée qui présente des tableaux pour une exposition temporaire, la curation fournit une collection d’articles toujours provisoire. C’est une exposition, un évènement, un « happening ».
    Idée intéressante, qui confirme la nécessite d’un vocable nouveau, à inventer. Une grosse différence entre le contenu d’un musée ou d’une galerie d’art et le contenu offert par ces moteurs de recherche et curators est la non-pérennité de l’information, que vous évoquez d’ailleurs. L’information sur le Net a une très courte durée de vie, oui, et pour différentes raisons. En voici quelques-unes : Elle est invalidée par une nouvelle info, elle n’est pas revisitée, elle n’est pas datée, et n’a donc plus aucun caractère réellement informatif ; ou encore, elle n’est pas certifiée et reste dans un magma opaque (fréquemment le cas sur Wikipedia) jusqu’à ce qu’elle soit validée ou effacée.

    – Les nouveaux outils de l’internet permettent d’offrir un moyen simple de consolider le contenu, et d’assurer de la visibilité sur le web : comme les sites spécialisés : scoop.it, paper.li.

    – La limite de la curation est qu’elle est essentiellement agrégat de contenu, et non production de contenu. Comme une encyclopédie, elle se résume à proposer une table des matières, et non du contenu comme le dictionnaire.

    – Le bon « curator » doit donner du sens au contenu qu’il diffuse. Comme la bibliothécaire qui conseille le lecteur.
    Encore une phrase totalement illogique ! Donner du sens/conseiller. Deux activités différentes. Qui ne peuvent donc pas être reliées par Comme. Je vous conseille de faire une formation analytique un de ces jours. Documentaliste, par exemple !

    – La curation est une alternative intéressante. Elle permet continuellement de « recycler » ou de proposer nos connaissances.
    La curation n’est pas une alternative, celle dont vous parlez j’entends. Elle est déjà en place, elle est nécessaire, dans tous les établissements qui proposent de l’information gérée digitalement.

    – La bonne « curation » est celle qui dépoussière la connaissance. Pas des éléments de « buzz », mais des vieux articles, des liens url surrannés qui nous relient dans la webosphère sur ce qu’il y a de plus précieux : l’intelligence humaine.
    Vous avez certainement fait une erreur dans le choix de vos guillemets ; vous devriez écrire : La « bonne » curation …..
    « buzz », qu’est-ce que c’est que ca ? Jamais entendu, ni dans un pays anglophone où je vis depuis huit ans ni en France ! L’intelligence humaine, ce qu’il y a de plus précieux ????? Il y existe plusieurs sortes d’intelligence, de laquelle parlez-vous ? Très vague et inintéressante cette phrase !

    Bref…
    Merci pour les deux heures de travail intellectuel gratuit que vous m’avez fourni.

  2. Merci de votre commentaire. Ce n’ai pas moi qui ai fait l’article je l’ai repris dans mon blog pour faire le commentaire suivant:
    « Je crois que les méthodes sont complémentaires, mais la relation humaine reste essentielle. Il faut conserver l’émerveillement, l’étonnement (philosophique), l’amour (de la lecture, de la vie, de l’existence…) »
    En fait je ne savais pas trop quoi en penser. Votre commentaire est très intéressant et pertinent. Il sera lu avec intérêt par les lecteurs de mon blog.

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