Maria Laterza: Vincent Van Gogh | 1853 – 1890


J’aime beaucoup ce blog (Tutt’Art) et j’ai particulièrement apprécié cet article sur Van Gogh. Je regarde à nouveau chaque peinture avec plaisir. Appréciez vous aussi!


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Maria Laterza: Vincent Van Gogh | 1853 – 1890: « 

What am I before the eyes of others? A useless, an eccentric, a person disagreeable; Suppose that happen, I would then show through my work, Inside the heart of this extravagant, My not be « nobody » – Vincent Van Gogh, dutch painter.

His life and work are legendary in the history of 19th- and 20th-century art. In the popular view, van Gogh has become the prototype of the misunderstood, tormented artist, who sold only one work in his lifetime – but whose Irises achieved a record auction sale price of £49 million. Romantic clichés suggest that van Gogh paid with insanity for his genius, which was understood only by his supportive brother Theo (1857-91). Van Gogh was active as an artist for only ten years, during which time he produced some 1000 watercolours, drawings and sketches and about 1250 paintings ranging from a dark, Realist style to an intense, expressionistic one. Almost more than on his oeuvre, his fame has been based on the extensive, diary-like correspondence he maintained, in particular with his brother.   

 

Biographie de Vincent Van Gogh

Van Gogh naît en 1853 dans un petit village du Brabant hollandais, Groot-Zundert. L’un de ses oncles étant associé à la plus grande entreprise de ventes de tableaux sur le marché international, la Goupil & Cie, il est engagé comme employé à la galerie de la Haye, puis trois ans plus tard, il travaille pour celle de Londres et enfin celle de Paris. Il a pu être ainsi, en six ans en contact avec l’art des plus grands maîtres. Son manque d’intérêt pour le commerce et l’absence du sens des affaires entraîne son licenciement. Il accepte ensuite de petits métiers dans la banlieue de Londres lui permettant de laisser libre cours à son prosélytisme.
Il revient chez ses parents au début de 1876. Peu à peu, l’idée d’une vocation spirituelle, comme celle de ses ancêtres, prend forme dans son esprit, et son père Theodorus Van Gogh devient son grand modèle. Au printemps 1877, Vincent se rend à Amsterdam pour se préparer aux études de théologie. Il se plonge dans les études des langues mortes, des cours de mathématiques, essayant de combler toutes les lacunes causées par ces années d’errance. Mais Vincent interrompt ses préparations et ne se présente même pas au concours d’entrée. Son incapacité à se fixer quelque part et son agitation perpétuelle ne faisaient qu’empirer. Finalement, le conseil de famille décide que Vincent devait essayer de devenir prédicateur laïque. Il obtient ainsi en 1879 une mission évangéliste dans le bassin minier du Borinage, en Belgique. Le contact avec la misère humaine le métamorphose, un esprit éclairé, sans illusions, s’annonce et en lui naît l’idée d’exalter la condition des plus humbles à travers une création artistique. Après plusieurs mois de silence, Van Gogh reprend contact avec son frère. En juillet 1880, il lui envoie du Borinage une lettre qui marque le début d’une série d’auto-analyses lucides. Il se distancie de plus en plus de ses activités au service des autres.
En comprenant les messages de la foi de façon plus abstraite, en les élevant au niveau de conceptions générales du monde, un nouvel accès à l’art s’ouvrait à lui. Le terme clé de son naturel artistique apparaît dans le terme « mélancolie active ». En se consacrant à la peinture, Van Gogh ne désirait pas seulement agir pour les hommes mais voulait que son intervention soit reconnue. Car jusqu’alors, il était un  » inactif contre son gré ; un tel homme ne sait parfois pas lui-même ce qu’il serait capable de faire, mais il le sent d’instinct : je suis tout de même bon à quelque chose, je peux justifier mon existence ! ». En octobre 1880, Van Gogh se rend à Bruxelles pour entamer une formation artistique assez désordonnée. Il reprend rapidement des études autodidactes remplaçant ainsi la formation académique. Il s’entraîne tout d’abord en copiant divers peintres puis il se lance dans la production de nombreux dessins et peintures décrivant des scènes de la vie paysannes, comme les Mangeurs de pommes de terre ( Avril-Mai 1885, huile sur toile, 81,5×114,5 cm, Amsterdam, Musée Van Gogh ).
Il rejoint son frère Théo, employé à la galerie Goupil, dans un Paris en pleine effervescence artistique. Pendant deux ans, sa soif d’apprendre le conduit dans tous les musées et expositions. Il rencontre de jeunes artistes comme Pissaro et Gauguin et s’inspire d’un nouveau mouvement : le néo-impressionnisme dont la technique picturale est basée sur le pointillisme ( ou divisionnisme ). En février 1888, il part à Arles. En Provence, tout l’émerveille, le soleil, les vergers en fleurs, les belles arlésiennes. Il travaille beaucoup, avec l’aide financière de Théo, qui lui envoie des tubes de peintures et des toiles. Chaque matin, il quitte son logis, lourdement chargé et circule inlassablement dans la région, à la recherche de motifs et produit un chef d’œuvre après l’autre.  » C’est l’émotion, la sincérité du sentiment naturel qui guide notre main, et lorsque cette émotion est parfois si forte que l’on travaille sans remarquer que l’on travaille, lorsque, quelquefois, les coups de pinceau viennent et s’enchaînent, comme les mots dans une conversation ou dans une lettre, il ne faut pas oublier qu’il n’en a pas toujours été ainsi et qu’à l’avenir aussi, il y aura beaucoup de jours décourageants sans la moindre inspiration. » Ces phrases extraites de la lettre 504 semblent prophétiques vu l’effondrement qui se produira à la fin de cette année.
Son ami Gauguin le rejoint. Il peint Vincent en plein travail sur un des tableaux de la série Les Tournesols. En dépit de leur amitié, les disputes incessantes aboutissent, le 23 décembre à la crise de Vincent qui menace son ami avec un rasoir à main. Il finit par se trancher une oreille qu’il met dans une enveloppe avant de l’offrir à une prostituée. Il est évident que l’arrivée de Gauguin à Arles a joué un rôle important dans l’effondrement psychologique de Van Gogh. Deux personnalités se sont heurtées et se sont livrées des combats très rudes. A travers Gauguin, son génie artistique est plus que remis en question. Il œuvre jusqu’à l’anéantissement psychique et physique. Victime de délires paranoïaques, il est sujet à de violentes crises. Une requête des habitants d’Arles parvient aux autorités, leur demandant d’interner Vincent parce qu’il constitue un « danger pour la communauté ».
A la fin du mois de février, Van Gogh est interné. Pleinement conscient, il se voit enfermé ; on ne lui accorde ni livres, ni peinture, ni même sa pipe. En mai 1990, il entre de son plein gré à l’hôpital psychiatrique de Saint-Rémy-de-Provence. Dans l’atmosphère oppressante et mélancolique des vieux murs, le peintre se concentre entièrement sur son soi-même et les forces psychiques qui l’envoûtent. Elles agissent sur lui dans la mesure où il peut s’en rendre maître dans ses tableaux. Van Gogh contemple son univers intérieur, il ne connaît ni diversions, ni contacts humains et il a naturellement renoncé à ses anciens « poisons ». Son assiduité au chevalet n’a sans doute jamais été aussi grande que pendant son séjour à Saint-Rémy. Van Gogh est devenu lui-même sa propre légende artistique. Il offre une nouvelle interprétation de l’unité de l’art et de la vie. L’artiste et l’homme ne se retrouvent que dans la folie, libérés des petits conflits quotidiens. Théo l’a immédiatement compris et formulé dans l’une des lettres :  » Tes dernières toiles m’ont fortement donné à réfléchir à propos de ton état d’esprit au moment où tu les as faites. Il y a dans toutes une force de la couleur que tu n’avais encore jamais atteinte jusque là, … ; mais tu es encore allé plus loin, et s’il y a des peintres qui cherchent le symbole sur le chemin de l’altération de la forme par la violence, je trouve cela exprimé dans beaucoup de tes toiles … mais comme ta tête a du travailler, comme tu as osé aller jusqu’à l’extrême limite, là où l’on doit inévitablement être pris de vertige ».
Durant l’année de son internement, il peint cent cinquante toiles, parmi lesquelles on compte de nombreux chefs d’œuvre. Il quitte l’hôpital pour se rendre à Auvers-sur-Oise où le Docteur Gachet, collectionneur, ami de nombreux peintres impressionnistes, a accepté de le prendre en charge et de le soigner. Il va travailler comme un forcené pendant deux mois, produisant plus de soixante-dix tableaux.
Le 27 juillet 1890, dans le champ de blé qu’il a peint quelques jours avant, il se tire un coup de revolver. Il meurt deux jours plus tard dans les bras de son frère Théo, le laissant seul héritier de sa vie, de son œuvre. L’affinité indissoluble des deux frères s’étend au-delà de la mort. Deux mois à peine après la mort de Vincent, Théo sombre à son tour dans la démence pour ne plus en guérir. Désormais la personne de l’artiste Van Gogh était définitivement morte. Il appartenait à Jo, la veuve de Théo, de livrer l’œuvre au public. Elle y réussit au-delà de toute mesure.

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