Antroposophie (Rudolf Steiner).


Antroposophie. Source: wikipédia.

Ces extraits  de Wikipédia sont à  utiliser dans cet article de mon blog pour le commenter et en faire l’analyse dans les « COMMENTAIRES ».

 


antroposophie


L’origine du terme « anthroposophie »[modifier]

Le mot anthroposophie (de anthropos et sophia, littéralement « la sagesse de l’homme ») n’est pas un néologisme créé par Rudolf Steiner. On en trouve déjà des traces au xvie siècle chez un auteur anonyme. Puis chez Thomas Vaughan en 1650 dans un livre portant pour titre : Anthroposophia Magica. On le trouve ensuite utilisé chez Troxler (1780-1866) en 1806, chez Immanuel Hermann Fichteen 1856, chez Gideon Spicker (1872-1920) en 1872, chez le philosophe viennois Robert Zimmermann (1824-1898) en 1882 ; c’est de ce dernier dont Steiner s’est inspiré1.

Qu’est-ce que l’anthroposophie ?[modifier]

Steiner postule que ce qu’il appelle l’observation et le penser seraient les deux piliers de toute connaissance. Il propose, par une intensification conjointe aller-retour de ces deux activités de faire l’expérience de l’essence du penser, qu’il appelle le penser pur 2. De ce dernier, l’homme doit pouvoir tirer en toute autonomie le motif de ses actions et agir alors librement. C’est ce que Rudolf Steinera appelé « l’individualisme éthique »3. L’anthroposophie se fonde sur l’affirmation d’un dépassement possible de la vision matérialiste de la nature et du monde en y ajoutant les niveaux suprasensibles de l’existence : processus vitaux, âme et esprit. Selon Steiner :

« L’interprétation correcte du mot « anthroposophie » n’est pas « sagesse de l’homme », mais « conscience de son humanité », c’est-à-dire : éduquer sa volonté, cultiver la connaissance, vivre le destin de son temps afin de donner à son âme une orientation de conscience, une sophia4. »

L’anthroposophie cherche à développer en l’homme les forces nécessaires pour appréhender ce qui existerait au-delà des sens : monde éthérique ou monde des forces formatrices, monde psychique ou astral, monde spirituel. Pour Kant, l’homme ne peut pas connaître ce qui est au-delà des perceptions sensorielles. Pour l’anthroposophie, l’homme peut développer en lui les facultés qui lui permettent de dépasser cette limite.

Sur ce chemin, la connaissance de soi et le développement des forces morales sont présentés comme indispensables pour éviter les « décollements » et prévenir les dérapages.

« La règle d’or est celle-ci : Quand tu tentes de faire un pas en avant dans la connaissance des vérités occultes, avance en même temps de trois pas dans le perfectionnement de ton caractère en direction du bien5. »

Dans la conception anthroposophique du monde, « cet univers a été conçu spécialement pour que nous y fussions placés ». L’Adam Kadmon, l’archétype originel de l’être humain en descendant dans la matière, aurait rejeté hors de lui les autres règnes de la nature, ce qui expliquerait la parenté des processus agissant dans la nature avec ceux qui existent dans l’être humain. L’être humain évoluerait vers la perfection à travers les réincarnations, guidé par les « anges » du karma. Pour l’anthroposophie, le plan divin de l’évolution de la dixième hiérarchie – l’humanité – serait sous la tutelle des hiérarchies créatrices, celles citées par « Denys l’Aréopagite » dans son traité « De la hiérarchie céleste ».[réf. nécessaire]

L’entité du Christ, le Logos ou Verbe, joue un rôle central dans la cosmogonie steinérienne ; toutefois l’anthroposophie ne se conçoit pas elle-même comme une religion6.

En se basant sur les résultats de l’investigation spirituelle, l’anthroposophie propose dans tous les domaines de l’existence, des applications pratiques qui se veulent en harmonie avec la nature profonde de l’homme : éducation, médecine, thérapies artistiques, pharmacie, agriculture, économie, vie sociale, arts, etc.

Dans ses œuvres philosophiques que sont Vérité et science et Philosophie de la liberté, Rudolf Steiner a tenté de donner la justification théorique épistémologique de la démarche anthroposophique.

 

L’anthroposophie en tant que chemin de développement spirituel[modifier]

Selon l’anthroposophie, de même que pour percevoir le monde sensible il nous faut des organes des sens, pour percevoir les mondes suprasensibles, nous aurions besoin d’organes suprasensibles. Ces organes existeraient en germe chez tous les êtres humains, mais seraient en sommeil à notre époque. Certains de ces organes ou « chakras » auraient été en partie actifs autrefois mais auraient été comme anesthésiés pour les besoins de l’évolution. Il fallait, selon Steiner, que l’être humain perde provisoirement la conscience des mondes spirituels afin de développer la conscience de soi. Seul quelques médiums et personnes très peu développées intellectuellement auraient encore des chakras leur permettant une perception selon le mode ancien. Cependant, par un travail sur soi, au moyen d’exercices appropriés, ces organes de perception pourraient être développés et réactivés. La mise en activité des chakras serait en rapport avec le développement de certaines valeurs de l’âme. L’action directe sur les chakras serait cependant jugée dangereuse en l’absence de guides expérimentés. Steiner ne s’étend pas tellement sur les chakras, car pour lui leur développement serait une conséquence directe du développement moral de l’individu.

De nos jours, le stade actuel de l’évolution de l’humanité exigerait que les enseignements anthroposophiques soient mis à la disposition de tous, alors qu’autrefois les contenus ésotériques n’étaient divulgués qu’aux disciples de certaines sociétés secrètes.

Steiner ajoute que ces exercices seraient appropriés à l’état de conscience de notre époque et qu’ils seraient inoffensifs si les conseils qu’il donne dans ses ouvrages de base sur le sujet sont suivis scrupuleusement21.

L’organisation spirituelle, psychique et physique de l’être humain selon l’anthroposophie[modifier]

Selon le point de vue envisagé, Steiner propose diverses approches de la nature humaine, ce qui se traduit selon les cas par une subdivision en neuf, sept, quatre ou trois constituants :

  • En neuf : physique, éthérique, astral, âme de sensibilité, âme d’entendement, âme de conscience, Soi spirituel (manas), Esprit de vie (bouddhi), Homme-Esprit (atma).
  • En sept : physique, éthérique, astral, Moi, Soi spirituel (manas), Esprit de vie (bouddhi), Homme-Esprit (atma).
  • En quatre, puisque les corps supérieurs ne sont pas encore entièrement développés : physique, éthérique, astral, Moi (le Moi contenant en lui le germe de la triade spirituelle).
  • En trois : corps, âme et esprit.

1. Le corps physique

C’est le seul que la science traditionnelle reconnaisse.

2. Le corps éthérique

Steiner l’appelle aussi corps vital ou corps de forces formatrices. Il s’agirait davantage d’un champ de forces que d’un corps. Il présiderait au développement du corps physique jusqu’à sa taille adulte et ensuite il dirigerait les processus qui maintiennent sa forme. C’est lui qui ferait du corps physique un corps vivant. Les plantes et les animaux auraient également un corps éthérique.

3. Le corps astral

Cette dénomination ancienne a été conservée par Steiner du fait qu’elle était d’usage courant en ésotérisme, mais il l’appelle aussi corps psychique, corps de conscience, parfois corps des désirs ou corps animique. Ce corps n’épouserait pas les formes des corps physique ou éthérique. Il affecterait une forme ovoïde parcourue par des courants de forces psychiques apparaissant lumineuses et très colorées à la « perception clairvoyante ». Dans la littérature ésotérique, on en parle souvent comme de l’aura.

4. Le « Moi » ou le « Je »

Le Moi est considéré comme l’entité supérieure immortelle de l’homme, destinée à se déployer et se structurer sous la forme de ce que l’anthroposophie appelle « la triade spirituelle ». Le Moi est censé agir dans l’âme et susciter ainsi l’être conscient.

5. L’âme

Dans la structure ternaire anthroposophique de l’être humain : Esprit – âme – corps, on appelle « corps » l’ensemble constitué du corps physique, du corps éthérique, et de la partie inférieure du corps astral. Le terme âme, sous-entendant ses trois aspects appelés âme de sensation22âme d’entendement23 et âme de conscience24, désigne la partie supérieure du corps astral, tandis que le termeesprit désigne le moi, incluant le germe de la triade spirituelle. L’âme de sensibilité serait particulièrement unie au corps astral. Le corps astral est censé rendre conscientes les impressions transmises par les organes sensoriels, mais ce serait dans l’âme de sensation que le Moi peut revivre les souvenirs, les représentations de ce qui a été perçu. L’expérience intérieure se déroule dans l’âme de sensation. Dans l’âme d’entendement, le Moi élabore ce qu’il reçoit. Il éclaire et élabore par la pensée ce qui vit dans l’âme de sensation. Grâce à cette partie de l’âme le Moi peut porter des jugements. C’est au sein de l’âme d’entendement que l’homme s’éveille à lui-même, qu’il saisit son Moi. Toutefois, précise Steiner, la pleine conscience de son Moi, il ne peut l’acquérir que dans l’âme de conscience. Ce n’est qu’à ce moment que la connaissance véritable de soi et du monde peuvent devenir objective et que le Moi peut élargir progressivement sa conscience au suprasensible25.

6. Les corps supérieurs

Le disciple qui suit un chemin spirituel, anticipe par le travail qu’il fait sur lui-même, des stades de conscience qui ne deviendraient l’apanage naturel de l’humanité que dans le futur.

  • Le travail du Moi sur le corps astral, en le métamorphosant, donnerait naissance au Soi spirituel.
  • Le travail du Moi sur le corps éthérique (ou vital), en le métamorphosant donnerait naissance à l’Esprit de vie.
  • Le travail du Moi sur le corps physique, en le métamorphosant, donnerait naissance à l’Homme-Esprit26.

Cosmologie et anthropologie anthroposophique[modifier]

Les stades de développement de la Terre[modifier]

Pour Steiner, notre Terre est la manifestation de l’activité d’êtres spirituels, êtres humains compris. Ces derniers et les êtres humains évolueraient parallèlement tandis que la Terre passerait par des incarnations successives dans des substances de plus en plus denses, selon un rythme septénaire. Vers le milieu l’évolution terrestre, le processus s’inverserait grâce à l’impusion cosmique du Logos et la Terre repasserait par des états de plus en plus subtils. Notre Terre serait actuellement au 172e stade sur les 343 (7x7x7) que comporte toute l’évolution terrestre.

L’entité christique[modifier]

Cet article doit être recyclé.

Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires. Discutez des points à améliorer en page de discussion.

Selon Steiner, l’anthroposophie n’est pas une religion mais elle cherche à élucider le contenu des diverses religions. Dans le christianisme, par exemple, ce n’est pas le message religieux qui serait le plus important, mais l’action objective du Christ, considéré comme « l’esprit guide de la terre ». D’un point de vue social, le renforcement de l’ego conduirait au chaos, à la « guerre de tous contre tous ». Pour éviter cela, l’entité christique pourrait imprégner les êtres humains de la force d’amour, ce qui leur permettrait de vivre ensemble en harmonie.

L’incarnation du principe christique[modifier]

Selon l’anthroposophie, l’incarnation du Logos ou Verbe en Jésus aurait eu lieu lors du baptême par Jean-Baptiste dans le Jourdain.

Steiner considère l’incarnation de ce Logos dans un corps physique comme un fait de la plus haute importance pour l’évolution humaine. Alors que les théosophes minimisaient ce rôle en faisant du Christ un avatar, un initié, voire un prophète ordinaire, Steiner voit dans le Christ une incarnation unique de la divinité, rendue nécessaire par le cours de l’évolution 27. Son rôle cosmique serait d’amorcer et d’accompagner la spiritualisation de la Terre. Il en déduisit que l’impulsion christique est un fait objectif qui transcende toutes les religions. Selon Steiner, les premiers chrétiens ont saisi toute la portée de cet événement, mais cette compréhension commença à se perdre à partir du ive siècle. Les schismes au sein du christianisme sont la signature de la perte de cette compréhension. À cet époque s’amorça le déploiement de l’intellect dans l’âme humaine, ce qui en contrepartie fit disparaître l’ancienne sagesse instinctive. En perdant cette sagesse, l’être humain gagne en liberté et devient de plus en plus capable de retrouver de manière consciente le lien avec le monde spirituel 28. Steiner enseigne que la venue du Christ dans un corps physique, il y a deux mille ans, ne serait que la partie visible d’un processus cosmique qui aurait commencé bien avant cette incarnation sur la Terre.

L’apparition du Christ dans le monde éthérique[modifier]

Steiner prédisait qu’à partir de 1930-1940, de plus en plus d’êtres humains seraient en mesure de percevoir par clairvoyance naturelle la présence du Christ dans le monde éthérique, l’étude de l’anthroposophie préparant le penser à accéder à la clairvoyance pensante, notamment par le livre « Philosophie de la liberté » 29.

Les entités dites « adverses »[modifier]

Steiner enseigne l’existence de plusieurs catégories d’entités adverses. Ce sont des entités spirituelles qui seraient restées à des stades antérieurs de l’évolution pour amener dans notre évolution actuelle des conditions propres à ces anciens stades. Lucifer et Ahriman sont les représentants de deux tendances opposées intervenant dans le développement de l’humanité. Les forces lucifériennes auraient une action expansives, centrifuges, dilatoires, dissolvantes et calorique, tandis que les forces ahrimaniennes auraient une action contractante, durcissante, centripète et refroidissante. Selon cette vision, dans l’organisme humain, les forces lucifériennes auraient un certain rapport avec les maladies de type inflammatoire, microbienne, tandis que les forces ahrimaniennes seraient liées aux maladies sclérosantes, paralysantes et virales. La santé résulterait ainsi de l’équilibre dynamique entre ces deux tendances30.

L’incarnation d’Ahriman[modifier]

Le Représentant de l’humanité, luttant entre Lucifer et Ahriman pour les équilibrer

Pour Steiner, un retour du Christ dans une incarnation humaine est impossible. Les écoles ésotériques qui annoncent un futur retour du Christ, ne feraient que préparer les conditions de la venue d’une entité adverse, laquelle se ferait passer pour le Christ réincarné, un peu comme dans le Court récit sur l’Antéchrist du philosophe russe Vladimir Soloviev. Cette entité, Steiner l’appelle Ahriman, un autre nom pour Satan. Selon lui Ahriman s’incarnerait au début du IIIemillénaire31.

Ère du Verseau[modifier]

Steiner déclare que l’humanité est dans l’ère des Poissons depuis 1413, et qu’elle n’entrera dans l’ère du Verseau que 2160 ans plus tard soit en 3573. (voirChronologie précessionnelle)

Réincarnation et karma[modifier]

Pour Steiner, au stade actuel l’homme ne serait ni tout à fait libre, ni déterminé ; il se trouverait sur le chemin qui mène à la liberté. Progressant d’incarnation en incarnation, l’être humain développerait les facultés et le savoir qui lui permettraient d’aborder son environnement et sa destinée avec une maturité croissante. Un esprit qui se détermine lui-même, en toute lucidité sur ses motivations profondes, est un esprit libre.

Dans la perspective anthroposophique, l’esprit est l’élément éternel qui voyage d’une incarnation à l’autre. Les corps sont renouvelés à chaque incarnation. Lekarma est défini comme le lien qui rattache un être aux conséquences de ses actions. L’esprit humain suit une évolution ascendante. Lorsque l’être humain psycho-spirituel, après la mort, s’est débarrassé de ce qui le rattachait à la terre, l’esprit s’élève dans les mondes spirituels aussi haut que lui permet son degré d’évolution. L’esprit humain n’est pas inactif dans les mondes spirituels ; en collaborant avec les entités spirituelles, il prépare sa prochaine incarnation. Quand il est prêt et que les conditions terrestres sont adéquates, le processus s’inverse et l’esprit humain redescend vers la terre.

Sommeil et après-vie[modifier]

Selon la conception de Steiner, au cours du sommeil, le corps physique resterait imprégné de l’éthérique (qui le maintient en vie), mais l’astral (l’âme) et le moi (je) s’en sépareraient. En revanche, au moment de la mort, le corps éthérique, le corps astral et le moi quitteraient définitivement le corps physique.

À partir du moment de la mort, l’individu revivrait toutes ses nuits de sommeil, soit un tiers de la durée totale de sa vie. Il retrouverait aussi ses proches décédés avant lui. Il ne pourrait que contempler le spectacle de ses actions – tel que le conçoit Aristote -, impuissant parce qu’il ne peut plus rien y changer, ce qui l’attristerait au plus haut point. Plus l’individu aurait eu un comportement moral, plus il serait entouré et en bonne compagnie. Après avoir traversé, la sphère lunaire, la sphère de Mercure et celle de Vénus, il poursuivrait son ascension à travers les sphères, solaire, de Mars, de Jupiter et de Saturne qui correspondraient à des niveaux spirituels de plus en plus élevés. Au fur et à mesure de son ascension à travers les sphères spirituelles, l’individu se dépouillerait successivement de ses corps éthérique et astral. Par la suite le processus s’inverserait et l’individualité se reconstruirait des corps au fur et à mesure de sa descente vers une nouvelle incarnation terrestre32,33,34.

Homme et femme[modifier]

Dans l’image de l’homme selon l’anthroposophie, il n’existerait pas deux sortes d’humains mais une seule: tout être humain serait en réalité masculin-féminin. Plutôt que de parler d’homme et de femme, il faudrait donc parler de nature masculine et de nature féminine. La femme possèderait un corps physique de nature féminine mais son corps éthérique serait de nature masculine. L’homme par contre possèderait un corps physique de nature masculine et son corps éthérique serait de nature féminine. Ce qui est extérieur chez l’un vivrait intérieurement chez l’autre, et inversement, ce qui expliquerait notamment l’attraction entre les sexes. Quant à l’âme et au moi, ils ne seraient pas sexués. Le moi éternel s’incarnerait soit en homme soit en femme, en général alternativement, sauf exceptions et nécessités liées au karma. Une incarnation en tant qu’homme n’apporterait pas les mêmes expériences qu’une incarnation en tant que femme. L’homme serait plus incrusté dans la matière, davantage conduit par le cerveau et l’intellect. À l’inverse, la femme serait moins profondément incarnée. Elle resterait plus proche de l’intériorité de sa psyché, de son âme, de son monde intérieur. Selon cette vision, une vie d’homme serait la cause d’une réincarnation en femme et vice versa35.

Durée entre les incarnations[modifier]

Les êtres humains étant très dissemblables, la durée typique entre les incarnations (environ 1000 ans) serait susceptible de variations considérables. Par exemple, les personnalités très liées à une conception matérialiste de la vie, ou fortement marquées par l’intellectualité, auraient du mal à évoluer dans les mondes supérieurs et se réincarneraient de ce fait plus rapidement ; les individus morts prématurément se réincarneraient d’autant plus rapidement qu’ils sont morts plus jeunes36.

La redescente sur terre[modifier]

Peu de temps avant la naissance, l’individu verrait le germe de son corps physique se lier à l’organisme de la future mère. Après la troisième semaine de développement fœtal, le Moi s’engagerait activement dans le processus de formation du corps, lui donnerait sa forme et commencerait à s’y incarner37. Durant les sept premières années après la naissance, l’enfant édifierait son corps éthérique, plus ou moins jusqu’au changement de dentition. À partir de ce moment, une bonne partie des forces formatrices éthériques seraient libérées et disponibles pour l’activité représentative. Entre la douzième et la seizième année à l’époque de la puberté, le corps astral se séparerait de l’enveloppe astrale qui le construisait. Le Moi par contre ne s’incarnerait complètement que vers l’âge de 20 ou 21 ans38.

 

Controverses[modifier]

Critiques[modifier]

La principale difficulté pour évaluer l’anthroposophie selon la méthode scientifique réside dans le fait que Steiner s’appuie sur ce qu’il appelle des perceptions spirituelles, non accessibles au plus grand nombre, si tant est qu’elles existent réellement. Ainsi, tout ce qui se base sur des perceptions spirituelles dans l’anthroposophie ne peut être considéré que comme hypothèse ou comme une croyance.

Accusations de racisme[modifier]

Des accusations de racisme, se fondant sur certains écrits de Steiner, ont été formulées contre l’anthroposophie aux Pays-Bas, aux États-Unis, en Allemagne et en France[réf. nécessaire]

Aux Pays-Bas, la Société anthroposophique a répliqué en mandatant une commission d’enquête chargée de soupeser les allégations de racisme dans l’œuvre de Steiner. Le 1er avril 2000, après quatre ans de délibérations, un rapport de 720 pages a été produit à partir de 245 citations litigieuses tirées de 89 000 pages[réf. nécessaire]. La commission a conclu que : « l’œuvre ne contient ni doctrine raciale, ni déclarations faites dans le but d’insulter certains groupes de personnes ».[réf. nécessaire] Elle pose Steiner comme un ennemi de l’antisémitisme et du nationalisme. Il reste toutefois seize déclarations jugées discriminatoires et juridiquement litigieuses. La commission a donc proposé quelques solutions, telles que l’annotation des passages litigieux afin d’éviter le risque de malentendu et a recommandé aux écoles Waldorf d’abandonner les stéréotypes raciaux. Au sein de la fédération des écoles Waldorf, un groupe d’experts aurait été mis sur pied afin de veiller à ces corrections.[réf. nécessaire]

Au sujet des écrits de Steiner : Ce dernier était issu de la théosophie qui soutenait l’existence de « Races-Mères ou Races-Racines » et de « sous-races ». Les Races-Racines seraient : Hyperboréenne, Lémurienne, Atlantéenne et Post-Atlantéenne. Nous serions l’humanité de la Race-Racine Post-Atlantéenne. Durant la civilisation de l’Atlantide, l’être humain aurait généré une pluralité de races, d’abord quatre grandes races (noire, rouge, jaune, blanche) ainsi que quelques variantes plus tardives. [réf. nécessaire]

Steiner a rapidement abandonné la notion de race pour parler plutôt de « périodes culturelles ». La race est une réalité appartenant à l’Atlantide[réf. nécessaire] Depuis le Déluge qui aurait mis fin à l’Atlantide, les races auraient perdu leur importance. Notons que Steiner lors d’une conférence où il parlait des couleurs, fait correspondre les différentes couleurs de peau (qui correspondent à une physiologie particulière) aux quatre grandes périodes du développement biographique d’un homme : les Noirs seraient l’enfance, les Jaunes l’adolescence, les Blancs l’âge mûr et les Peaux-rouges lavieillesse. Or, tous les âges ont leur propre dignité dans cette perspective et seraient en fait de valeur égale.

Steiner parlait toutefois de races « dégénérées ». Mais dans cette vision, l’hérédité ne s’applique qu’au corps ; l’esprit étant d’origine spirituelle, il est perçu comme totalement indépendant de l’hérédité. Il demeure que Steiner semblait d’avis que certaines races étaient vouées à l’extinction, parce qu’elles seraient adaptées à une période révolue du développement terrestre. Ce processus de mort d’une race serait la cause des maladies qui ont ravagé les populations indiennes d’Amérique par exemple. Mais Steiner n’a jamais justifié de cette manière l’extermination des Indiens d’Amérique comme on l’a parfois prétendu. [réf. nécessaire] Steiner affirme que dans un lointain futur, l’humanité transcenderait la notion de race et que celle-ci disparaîtrait par elle-même. L’esprit humain serait, en vertu de la réincarnation, libre de s’incarner dans différentes races. Un individu trop attaché à la matière, un raciste par exemple, retomberait dans son animalité et s’emprisonnerait dans sa race. Il se réincarnerait toujours dans la même, ou dans la race qu’il aurait haï. Steiner aurait dit que lorsqu’on observe un individu d’une autre couleur de peau avec un mépris raciste, on pourrait être sûr que notre future incarnation serait dans cette race. [réf. nécessaire]

En France, ces accusations de racisme ont été reprises par certains militants anti-sectes. Selon Paul Ariès, la MILS considère certaines allégations des écrits de Steiner comme étant « susceptibles d’être interprétées comme racistes et qu’exposées publiquement aujourd’hui, ces opinions pourraient faire l’objet de procédures judiciaires, en vertu des articles 225.1 et suivants du Code pénal français » 39. Il ne prônerait pas toutefois un racisme biologique mais une vision inégalitaire et hiérarchisée du cosmos. Selon Ariès, ce serait le groupe GEMPPI qui est responsable d’avoir débusqué « les croyances et les doctrines racistes de Rudolf Steiner ». Cependant l’étude produite par le GEMPPI affirme que les rares allégations de racisme relevées dans des écoles Steiner-Waldorf sont peu significatives et « sont même contraires aux comportements de beaucoup d’éducateurs des écoles Waldorf, notamment dans les townships d’Afrique du Sud ou à Milwaukee » 40

Autres controverses concernant l’anthroposophie[modifier]

En France, Le rapport parlementaire français sur les sectes et l’argent de 1999, sous la direction de Jacques Guyard 41, met en cause l’anthroposophie. Plusieurs associations du mouvement anthroposophique ont porté plainte contre Jacques Guyard qui fut condamné en première instance pour diffamation. Il a été relaxé en appel. La Cour d’appel a en effet jugé que les propos en question étaient bien « diffamatoires » mais a relaxé Jacques Guyard en raison de sa « bonne foi », et parce que « Le juge n’est pas lié par les conclusions d’une Commission d’enquête et ne peut donc pas se prononcer sur la qualité des investigations menées par l’enquêteur ». Par ailleurs la Cour a aussi relevé que l’anthroposophie inspirerait un mouvement « considéré comme une secte non seulement par la commission d’enquête française, mais aussi par une commission d’enquête belge, un rapport des Renseignements généraux de 1997 et les spécialistes du mouvement sectaire » 42.

En février 2001, le directeur du journal Le Figaro a été condamné pour diffamation par le tribunal correctionnel de Paris. Il a dû verser une amende de 15 000 F, 7 500 F au titre des frais et 1 F de dommages et intérêts. C’est le Mercure fédéral, la fédération des associations médicales anthroposophiques de France, qui a intenté la poursuite judiciaire pour dénoncer un article paru le 13 juin 2000 affirmant que « l’anthroposophie… aurait gagné son procès contre Jacques Guyard, président de la Commission parlementaire d’enquête sur les sectes et l’argent, grâce à l’appui de la scientologie ».

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s