Ma peinture huile: le village de mon enfance: Jumilhac le Grand en Périgord.


la dordogne

http://www.best-of-perigord.tm.fr/…/chateaux/jumilhac/jumilhac.html


          Je me suis bien remis d’un AVC il y a deux ans, en 2009, mais ma vie en a été complètement bouleversée. Les cardiologues pensent que mon cerveau s’est en partie reconstruit, car je n’ai que des séquelles apparemment mineures. Je me suis découvert un goût pour la peinture que je ne me connaissais pas. Je pense que c’est un « éveil » du cerveau droit, plus porté sur l’art. Auparavant, le cerveau gauche était sans doute dominant par la logique, le logos, le calcul et tout ce qui fait la science. Cette découverte de l’art me rassure, j’ai peut-être un meilleur équilibre entre l’intuition, la partie féminine de l’être et le raisonnement, le calcul, le formalisme de la raison logique.

Le résultat, je le vois dans ces deux tableaux du village de mon enfance, Jumilhac le Grand en Périgord que je reproduis ici. Leur valeur artistique est certainement faible, mais pour moi, ils ont une valeur « spirituelle » et traduisent une manifestation de l’esprit » qui m’anime.   


           Quand j’y repense, je crois qu’à Jumilhac j’avais déjà ce goût dans mon enfance. J’avais reçu en cadeau d’anniversaire le livre « les merveilles de la nature », livre magnifique s’il en et. Je l’ai gardé toute ma vie. C’est là que j’ai eu une fascination pour ces merveilles qui constituent l’essence et le titre de mon blog. Je ne me lassais pas des images d’astronomie, comme celle d’une éclipse de soleil, de paléontologie avec les dinosaures,  des plantes, d’animaux…  

J’ y ai appris les notions  qui m’ont permis d’approcher la science. Mais je dessinais et coloriais ces images, je faisais des « cartes postales de paysages de neige… J’ai conservé le goût de la science, mais, avec l’âge, j’étais insatisfait par les dessins. Je croyais ne pas être « à la hauteur » et je m’en suis lassé, jusqu’à… mon AVC.

          Et là, dans ce petit village, je regardais les saisons, les nuages, l’Isle et ses rives, les oiseaux, en bref, la nature. Au printemps: les fleurs, en été: la moisson avec les premières batteuses des années 1950 et les orages, en automne: les tapis de feuilles mortes, en hiver: la neige et les dessins de cartes postales…

  

Le château de Jumilhac

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Présentation de Jumilhac et d’abord le château.


Tout comme Saint-Yrieix à 12 kilomètres, le Château de Jumilhac formait, aux marches du Limousin et du Périgord, une ligne de défense lors des incursions sarrasines, wisigothes, normandes et anglaises (1190), sans oublier la Guerre de Cent Ans. Maintes fois reconstruit et agrandi, il fut remanié à la Renaissance et couvert (1600) de ces toitures qui font aujourd’hui sa réputation. Ces cônes, poivrières et pyramides, ornés de faîtières aux allégories seigneuriales et alchimiques, sont uniques en France et font de Jumilhac la « Perle Noire » du Haut Périgord.



Au XVIIème, les murs d’enceinte, les tours carrées de défense avancée et les dépendances furent transformés avec faste en corps de logis et de réception, donnant à la demeure des Marquis de Jumilhac (1655), splendeur et magnificence. Grand salon lambrissé, parqueté à la Versailles et animé de scènes de chasse, escalier d’apparat Louis XIII, salle à manger aux rosaces en pisée, cuisine aux cuivres en batterie, jardins thématiques en terrasse, (or et alchimie)… contrastent avec l’atmosphère austère de la Chambre de la Fileuse, Louise de Hautefort, incarcérée pendant 30 ans dans le donjon féodal.


http://www.pays-jumilhac.fr/chateau_jumilhac.html

Le château (XIII-XVIIème siècle), classé monument historique, est l’âme du village car il fut protégé de la Révolution par les habitants du bourg. Uniques en France, ses toitures féeriques ornées de faîtières aux allégories seigneuriales et alchimiques inspirèrent le graveur Gustave Doré qui les qualifia comme étant   « les plus romantiques de France ».

Dressé sur un éperon rocheux il domine la haute vallée de l’Isle. Nous vous invitons à venir découvrir ses salles aux boiseries et meubles d’époque, ses toiles peintes (scènes de chasse…), sa fameuse batterie de cuisine en cuivre, sa légende de « la fileuse » et à vous délasser en visitant ses jardins en terrasse rénovés sur des thèmes liés à l’histoire du château : l’Or et l’alchimie.

C’est aussi un des lieux de tournage du film « Le Pacte des Loups » de Christophe GANS sorti en janvier 2001 qui retrace la légende de la bête du Gévaudan.



Les gens racontaient dans mon enfance l’histoire de la princesse de Jumilhac que son seigneur avait enfermé, prisonnière dans un chambre du château durant pratiquement toute sa vie, par jalousie. O  dit qu’elle l’avait trompé! 




Jumilhac le bourg, vue arrivée par la route de Thiviers
Jumilhac le château illuminé.
le château: salon

Le château: la fileuse



Face au chateau en venant de la mairie
Jumilhac les bords de l’Isle

C’est la vue que j’avais à 100 mètres de chez moi. On racontait qu’à l’intérieur du château il y avait des oubliettes dans lesquelles les prisonniers  étaient jetés. Ils y passaient le restant de leur courte vie. Avec les copains, on en frémissait d’horreur.

le château en 1900
Jumilhac 1900:


jumilhac 1900: la descente vers l’Ile (la rivière) et ma maison

La descente n’a pratiquement pas changé. L’urbanisation n’y a pas eu de prise. Je retrouve une nature « sauvage », celle des « merveilles de la nature » . Tout en bas, se trouve l’Isle (voir photo ci-dessous), qui a bercé mon enfance. C’est là que j’allais pêcher les gardèches et les goujons. Mon oncle ramenait même des écrevisses. Je devais rentrer pour manger au « coup de sifflet » de mon père. Que de souvenirs (je devrais les écrire?). Par contre, la rivière a dapuis lors, été « empoisonné par la pollution. Il y a les mines d’or de Saint-Yrieix, où le mercure a été utilisé, d’après ce que j’ai su depuis. Maintenant, l’Isle est quasiment une rivière morte.  

Jumilhac les bords de l’Isle près de chez moi (mon lieu de pêche)
jumilhac 199: l’avenue du château

Jumilhac 1900, la place  (elle était vivante, avec les paysans, sans touristes, comme dans mon enfance.
Jumilhac, le château en 1900.

Comparez la vue actuelle et ma peinture avec cette photo!





jumilhac 1900: la mairie n’existait pas encore.

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