La grande hypothèse: 9) Compléments sur Moïse


La grande hypothèse 9) L’ère du Bélier Moïse le Rebelle

Suite de l’article et compléments sur la vie de Moïse








la traversée de la mer rouge.



La grande hypothèse 9)  L’ère du Bélier: Moïse le rebelle –  Dieu oublia l’Egypte (Cambyse le fou).

Compléments sur la vie de Moïse.


http://www.bibliographe.com/histoire/moise.html

Ainsi, Slosman a reconstitué la vie de Moîse avec l’aide des faits historiques troublés de ce temps et des écrits contenus dans le deuxième livre de l’Ancien Testament, désigné selon l’antique coutume juive par le mot: Chémot, ou « les noms »  que les auteurs grecs ont rendu par Exodos. Les textes bibliques , recueillis, oralement, ont été mis par écrit environ quatre siècles après la mort de Moîse par les prêtres lévites, les plus fidèles à l’esprit mosaîque. Mais la crainte d’en laisser perdre quelque bribe véridique vitale, a conduit les rédacteurs du texte définitif à y inclure certains récits en double, ou des variantes sujettes à caution, d’autant plus que cela se passe quelque mille ans après Moîse, au Ve siècle avant Christ.! C’est pourquoi ce fond spirituel du monothéisme, qui remonte à la nuit des temps, doit être lu au travers des pensées qui animaient les prêtre juifs du VIe et Ve siècle, correspondant à la déportation en Babylonie, à l’exil et au retour avec la reconstruction du Temple de Jérusalem. Il est impensable que ces méditations à l’étranger n’aient pas influencé la rédaction du texte d’un exode vieux d’un millénaire, qui rappelait étrangement l’aveuglement et la décadence d’un autre peuple primitivement élu du même Dieu, dont l’origine égyptienne remontait aux temps les plus reculés.


Le document sur l’exode a donc été composé dans le but unique d’apporter des enseignements stricts,copiés sur les commandements originaux, afin qu’Israël survive dans un premier temps. puis vive selon les préceptes rigoureux, en accord avec les Tables de la Loi et l’érection du temple monumental prévu.C’est cette déformation lévite que Slosman a tenté de laisser délibérément tomber. Pour le fond, les notes jointes au livre « Moïse l’Egyptien » apportent assez de preuves que les Dix Commandements existaient déjà des siècles avant  quitte les bords du Nil et qu’en tant que grand’prêtre il en connaissait la teneur par coeur.

Ce chapitre vital a été écrit de cette façon suite à un long séjour au Sinaï. Slosman a passé 3 jours et 2 nuits au sommet, seul,pour se replonger dans l’espace et le temps où Moïse le Rebelle, épris de Dieu, s’y trouvait. La lecture l’a aussi beaucoup aidé. En particulier, le très savant Jean Salvador a publié « les Institutions de Moïse » en 1881. Un des passages prouve que les Commandements ont bien été amenés d’Egypte.

« Moîse, élevé parmi les prêtres égyptiens, savait tout de leur science. Si donc les Hébreux emportèrent leurs vêtements, des vases d’or et d’argent, des instruments pour dresser leurs tentes, Moise emporta aussi de quoi écrire, ainsi que les lois écrites sur des rouleaux de papyrus conservés dans les sanctuaires d’Egypte. »

Ainsi, Moïse, prince d’Egypte et grand-prêtre instruit de toute la connaissance des Per-Ahâ, avait sans conteste appris par coeur les Commandements de la Loi. En montant vers le sommet du Sinaî, ils se tenaient au fond de sa mémoire, prêts à ressortir à la moindre occasion. Il ne connaissait pas encore ce qu’il en redescendrait! Mais il savait que Dieu l’inspirerait, car il ne pouvait en être autrement après tous les malheurs qu’il avait eus, et qui l’avaient conduit en ce lieu comme Guide d’un nouveau peuple. Inconsciemment, il utilisa des mots et des phrases apprises en Egypte, que tous comprenaient puisqu’ils arrivaient de ce pays. Il en allait de même pour le nom de Yahvé qui existait bien avant qu’ils parviennent là.

« Demain, j’irai prendre les ordres de Yahvé sur la Montagne, afin que ceux-ci vous fassent vivre éternellement en paix sur la terre. La Loi qui en est la base est celle qui fut observée par les premiers habitants qui la suivirent aveuglément sous peine de ne voir aucune postérité leur survivre. Tant qu’il lui obéirent, ils vécurent heureux. Lorsqu’ils l’oublièrent, ils perdirent leur Paradis, et les rescapés de la colère divine durent s’enfuir vers une autre patrie, un autre Coeur. Aussi, sous peine de tout reperdre à votre tour dans la terre promise que nous aborderons, vous devrez accepter d’obéir aux préceptes de commandements pour préserver les avantages acquis. Yahvé, qui est le nom sous lequel nous honorerons Dieu, aura pour le moment un temple portatif et un tabernacle provisoire, mais nos ouvriers vont tenter de tisser de tailler, de modeler avec tout l’amour possible, les éléments qui en feront un lieu saint à l’image de notre foi et de notre foi et de notre confiance en les bienfaits que Yahvé nous accordera. Les forgerons et les orfèvres cisèlent en ce moment les ornements et les bijoux qui pareront les lieux sacrés. Lorsque nous seront parvenus à l’endroit où se dressera la grande cité de la Terre promise, nous bâtirons un vrai et grand temple, mille fois plus splendide que ceux que vous avez pu voir en Ath-Kâ-Ptah et qui n’étaient plus consacrés qu’à des idoles comme le Bélier. »

Et les pensées de Moîse, de ce rebelle du Bélier érigé en idole, donc en faux dieu, tout en poursuivant son ascension vers le sommet très Saint, ne pouvaient être que celles-ci: ses nombreuses années continueraient-t-elle de le supporter jusqu’à l’aboutissement de sa tâche. Il se demandait s’il n’aurait pas été plus facile de réaliser ses Tables de la Loi divine au pied de la Montagne sacrée, aux yeux de tous, au lieu de se retrancher derrière une barrière trop sainte peut-être pour être comprise des générations à venir. Il avait abandonné une foi antérieure, celle de Ptah, non parce que c’était un faux dieu, mais parce que ceux qui avaient lutté contre, pour accéder au pouvoir et le conserver, avaient érigé une idole pour abattre Ptah. Ceux-ci étaient de faux hommes voués à la destruction. Ainsi, avec Yahvé, il permettait à tous les opprimés de ces faux hommes de prendre leur succession en un nouveau lieu.

Parvenu au faîte de la montagne, chancelant, dans un état d’épuisement extrême, le patriarche eut enfin la révélation de ce qu’il devait accomplir. Etant presque mystique, de par sa formation spirituelle et les malheurs qu’il avait endurés jusqu’à ce jour, son esprit était apte à percevoir toutes les ondes célestes en réponse aux questions mentales qu’il émettait. Un véritable dialogue s’instaura pendant son sommeil entre sa « Parcelle Divine » et le Dieu-Un.

Peut-être faut-il comprendre que tout n’est qu’un perpétuel mouvement de recommencement dans un monde éternel, où les rebondissements n’arrivent que pour démontrer la vanité humaine par rapport à la mécanique inspirée par Dieu.

Les dix Commandements de la Loi du Dieu-Un existaient déjà bien avant que Moîse les remettent d’actualité dans la Sinaï; leur authenticité venant de Dieu lui-même ne fait aucun doute. Cette règle unifiée au sein d’une éthique rigoureuse avait toujours été la forme la plus authentique et la seule sur laquelle reposait l’édifice monothéiste, reprise par Moïse. Si la sortie d’Egypte est l’évènement libérateur, la recherche de l’ancien Dieu oublié était le fait capital, afin de signer une nouvelle alliance avec lui. Nouvelle, car la première l’avait été après la résurrection d’Osiris, venu pour sauver la multitude à naître d’un nouveau désastre, en lui accordant un « Second Coeur »: Ath-Kâ-Ptah, ou Egypte.


C’est pourquoi, Moïse, instruit de toute la sagesse égyptienne, s’est aperçu qu’il revivait un cauchemar « déjà vécu des millénaires auparavant, après une célèbre « colère divine »! Or, après avoir été fuyard et rebelle, un étranger sans nom et sans patrie, un concours de circonstances extraordinaire l’avait obligé à réfléchir, d’abord sur ce qui lui arrivait, puis sur ce que les autres attendaient de lui, avant de se décider à tenter d’engager le mémorable dialogue du Sinaï et la descente des Dix Commandements qui allaient changer la face du monde une nouvelle fois.


La Palestine ouvrait toutes grandes ses frontières pour permettre à une sève humaine de s’enraciner sur cette terre prospère d’où jailliraient le lait et le miel! Douze tribus vivraient en paix avec le reste de l’univers.. Un peuple élu de Yahvé naissait, alors que lui mourait sur le mont Nébo.


Cette fin triste de l’homme qui mourut là, solitaire, reste le symbole du Bélier renaissant sous sa forme non idolâtre en Palestine. Et le sacrifice du bélier annuel en restera l’acte le plus fervent jusqu’à la venue du Messie au début de l’ère des Poissons.


Il était temps, dit Albert Slosman de tirer Moïse de l’affabulation dans laquelle les premiers chapitres de l’Ancien Testament l’avaient situé, pour lui redonner sa véritable dimension humaine, à la taille de la fraternité de sang qui uni étroitement ces juifs et Egyptiens en même monothéisme originel, donc au-delà de tous mouvements politiques et fanatiques.  avant de passer à la folie meurtrière de Cambyse et finalement à l’ère des Poissons avec Jésus-le Christ.

(« à suivre »)

Moîse montrant le Tables de la Loi

Tables de la Loi à l’église Brenac

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