Le Secret de la Découverte du Zodiaque de Denderah
Notre existence a t-elle un sens? 12-2) "Recherchons Einstein de l’évolution (urgent).
martial-versaux.net -Quoi de neuf à propos de l’homme ?
youtube.com la science peut-elle nous parles de Dieu?
staune.fr -Le Réel voilé et la fin des certitudes, ou la vraie défaite d’Alain Sokal
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isalisea.over-blog.com -Isalisëa, fille de Sûl parle de "notre existence a-t-elle un sens?"
nidhalguessoum.org -Notre existence a-t-elle un sens? :lecture de Nidhal Guessoum
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Cette série d’articles dans la catégorie "notre existence a t-elle un sens"? est l’expression de ce que j’ai écrit dans la présentation de mon blog: "Les merveilles de la nature me fascinent. Mes réflexions: le sens de l’Univers et de l’existence. En moi, il y a deux mondes: le monde extérieur du "faire"et le monde de l’intérieur, non conscient, mais tout autant réel. Ma devise: l’essentiel, c’est l’amour, amour du sacré. Mes modèles: Jésus (l’amour),Pythagore (la mathématique), Einstein (la physique)".
Je voudrais faire partager la lecture du livre de Jean Staune, notre existence a-t-elle en sens, avec mes réflexions et les liens qu’elle m’a permis découvrir à travers internet. Ma quête est de retrouver (avec Jean Staune), le réenchantement du monde au cours des articles.
Mes articles déjà parus dans cette rubrique:
Notre existence a-telle un sens? 1) à propos de la préface du livre par Trinh Xuan Thuan
Notre existence a-t-elle un sens? 2) Le désenchantement du monde (et de l’homme!)
Notre existence a-t-elle un sens? 3) Comment ébaucher un "traité de la condition humaine"?
Notre existence a-t-elle un sens? 4) vers de nouvelles lumières.
Notre existence a t-elle un sens? 6-1) Vers un réalisme non physique…première partie
Notre existence a t-elle un sens? 6-1) Vers un réalisme non physique…deuxième partie
Notre existence a t-elle un sens? 7 partie 1) vous qui entrez ici perdez toute espérance …
Notre existence a t-elle un sens? 7 partie 2) vous qui entrez ici perdez toute espérance…
Notre existence a t-elle un sens? 8 partie 2) Le murmure du big bang… la genèse du
Notre existence a t-elle un sens? 9-1) Dieu revient très fort partie 1
Notre existence a t-elle un sens? 9-2) Dieu revient très fort partie 2
Notre existence a t-elle un sens? 10) où il fait plus noir que vous ne l’imaginez
Notre existence a t-elle un sens? 12-1) Recherchons Einstein de l’évolution (urgent)
Je consulte souvent aussi: astrosurf.com -UNE INTRODUCTION A LA PHILOSOPHIE DES SCIENCES
Exergue: "Un préjugé est plus difficile à briser qu’un atome" Albert Einstein.cedresreflexion.ch -LES RAPPORTS SCIENCE ET RELIGION À LA LUMIÈRE DE L’EVOLUTION DES SCIENCES CONTEMPORAINES
1) Résumé de l’article précédent Notre existence a-t-elle un sens? 12-2) Recherchons Einstein de l’évolution (partie 2)
Les 11 premiers articles de cette série ont été consacrés à "ma lecture" des trois premiers chapitres de l’ouvrage de Jean Staune Notre existence a -t-elle un sens? Nous avons traité des questions fondamentales du chapitre 1 du livre (article 1 à 4): le désenchantement du monde (et de l’homme!), comment ébaucher un "traité de la condition humaine", allons-nous vers de nouvelles lumières? Puis nous avons longuement examiné le chapitre II: "qu’est-ce que le réel?" (articles 5 à 7) et le chapitre III: "d’où venons-nous? où allons nous?" (articles 8 à 11).
Je n’ai pas écrit d’article au sujet du chapitre IV : "d’où venons-nous? où allons nous?" consacré aux théories de l’évolution. Mais je vais consacrer un article pour donner "ma lecture" du dernier paragraphe de ce chapitre: "recherchons Einstein de l’évolution (urgent!)." dont c’est ici la deuxième partie. Après avoir évoqué le sort des théories au chapitre 1) (Newton> Darwin > Ptolémée) et en conséquence la nécessité d’une Nouvelle théorie de l’évolution (NTE), nous nous sommes posés la question: de quels concepts disposons-nous déjà pouvant servir à ébaucher la NTE? (au chapitre 2) et évoqué quelques pistes pour une NTE (au chapitre 3).
2) Comment le darwinisme conserve-t-il une position hégémonique?
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sceptiques.qc.ca/forum -Néo-darwinisme ou dessein intelligent |
a) "Le terme darwinisme, fondé sur le nom du naturaliste anglais Charles Darwin (1809-1882), peut désigner :
Au sens strict, la théorie explicatrice de l’évolution des espèces formulée en 1859 parCharles Darwin dans son ouvrage majeur De l’origine des espèces, mettant notamment en avant le mécanisme de la sélection naturelle.
En un sens plus large, la théorie synthétique de l’évolution, extension de la théorie originale de Darwin, formulée dans les années 1930 et 1940, et intégrant les acquis de la génétique des populations.
Le darwinisme étendu (en anglais : Universal Darwinism) qui est l’application de la théorie darwinienne à d’autres entités que des organismes biologiques. Citons comme exemples l’économie évolutionniste, la théorie du darwinisme neuronal de Gerald Edelman, lamémétique de Richard Dawkins, la cosmologie évolutionniste de Lee Smolin, et les algorithmes évolutionnistes.
De manière plus problématique, le darwinisme social, une certaine conception des sociétés humaines, d’après laquelle la lutte pour la survie doit gouverner les relations sociales. Cette théorie se réclame des idées de Darwin, mais celui-ci la désapprouva explicitement[réf. souhaitée] dans son ouvrage La filiation de l’homme et la sélection liée au sexe (1871). Dans la mesure où elle attribuable à Herbert Spencer, il serait ainsi plus correct de parler de spencerisme".
Le darwinisme explique beaucoup de choses et une NTE est loin d’être prête. En effet, comme nous l’avons déjà vu dans mes articles, les changements de paradigme sont toujours difficiles. Dans le chapitre 11 du livre de Jean Staune, on voit que le pouvoir explicatif du darwinisme est limité, que ses failles sont connues depuis des décennies et que le progrès de nos connaissances ne les a pas comblées. Mais le darwinisme est omniprésent et le remettre en cause semble être un crime de "lèse-majesté". Il ne repose pas uniquement sur ses seuls mérites scientifiques et les darwiniens ont mis en place toute une série de stratégies qu’il convient d’analyser.
b) La stratégie de l’inclusion. Tant qu’on ne dit pas que Dieu a créé les être vivants, la darwinisme (et le néo-darwinisme) sont prêts à à accepter même ce qui en contredit l’essence. Par exemple, une base du néo-darwinisme est l’existence de la barrière de Weismann érigée entre les cellules reproductives (cellules germinales) et les autres cellules (appelées "cellules somatiques").pour lesquelles rien de ce qui s’y produit ne saurait se transmettre aux cellules germinales et donc à nos descendants. Or Andrew D. Steele a démontré l’existence d’une telle transmission pour les lymphocytes. Alors, pour Richard Dawkins, il suffit de dire que les lymphocytes (cellules immunitaires) font maintenant partie des cellules germinales! (belle acrobatie?). Dawkins a également avancé que la reproductibilité de l’évolution telle que la postule Simon Conway-Morris est parfaitement intégrable dans le darwinisme.
c) La stratégie de l’exclusion. Mais si les darwiniens pensent qu’on ne peut vraiment pas inclure une approche dans leur théorie, alors ils l’en excluront en arguant par exemple que ces travaux ne sont pas sérieux ou qu’ils visent à prouver un plan divin (même si l’auteur est agnostique) et que l’auteur est complice des créationnistes…En pratiquant ces deux stratégies, on peut supprimer toute forme intermédiaire entre le néo-darwinisme et le créationnisme et conclure: "tous les biologistes sont darwiniens". Ainsi suite aux travaux de Jonh Cairns et Suzan M. Rosenberg sur les mutations adaptatives, les darwiniens ont crié au scandale à propos de cette "remise en cause des bases de la biologie moderne". Mais aujourd’hui ils considèrent ces expériences comme darwiniennes.
d) La stratégie de la peur consiste à dire: "Tout ce que vous direz contre le darwinisme renforcera le créationnisme et constituera donc un crime contre la science."
e) La stratégie du déplacement du problème. C’est par exemple lorsqu’on demande des preuves que les mécanismes darwiniens puissent faire apparaître des fonctions ou des organes nouveaux ou créer un "pont" entre deux types d’organisation et qu’il est présenté des résultats remarquables montrant la puissance du darwinisme… mais portant sur tout autre chose. Par exemple, dans émergence, Steven Johnson montre comment le comportement des fourmis peut aider à résoudre le problème du voyageur de commerce. C’est une remarquable illustration des pouvoirs des mécanismes darwiniens mais cela n’a rien à voir avec la construction d’un "pont" permettant de passer par des procédés darwiniens d’un Galéopithécus à une chauve-souris. Or c’est ce genre de résultats qui est souvent présenté.
f) La stratégie du "si c’est possible, c’est que ça existe". Paul Kamerer, biologiste lamarckien des années 1920 fut l’un des premiers scientifiques à s’intéresser systématiquement aux coïncidences, esquissant le concept de sérialité ou loi des séries, qui sera repris et développé par la suite par le psychologue C.G. Jung, dans sa théorie de la synchronicité. Partisan de l’hérédité des caractères acquis, il tenta de convaincre la communauté scientifique de la réalité de ce processus censé rendre compte de l’évolution des espèces. À Vienne, il conduisit à cet effet des expériences notamment sur les Ciones, les salamandres et les crapauds accoucheurs. Les mâles ancestraux avaient des coussinets sur les pattes pour ne pas glisser pendant leur accouplement. Les mâles actuels les ont perdus. Mais au bout de quelques générations de crapauds se reproduisant l’eau, des ébauches de coussinets sont réapparus. Mais quelqu’un (on n’a jamais su qui?) injecta de l’encre dans les pattes pour rendre ces ébauches plus convaincantes et Kammerer se suicida lorsque la supercherie fut découverte. Sephen Jay Gould a dit qu’il avait fait une expérience darwinienne (stratégie de l’inclusion). Puis il explique que Kammerer a exercé une forte pression de sélection encourageant la sélection des mutations pouvant permettre l’adaptation à la vie aquatique, ce qui a permis aux coussinets de réapparaître. C’est possible, mais on n’a aucune preuve et depuis plus de 80 ans personne n’a refait les expériences ni cherché à vérifier si de telles mutations aquatiques existaient. Mais pour Gould, la cause est entendue. Il s’agit là de la stratégie "s’il y a une explication darwinienne plausible, il s’agit forcément de la solution…
g) La stratégie de la belle histoire. C’est une étape de plus; s’il existe une explication de type darwinien non crédible, il s’agira quand même de la solution. Sephen Jay Gould dit, à propos de l’autruche qui, de même que les phacochères, qui s’agenouillent et ont des callosités dès la naissance (voir 2.1 Les limites de la puissance de la sélection naturelle): "L’autruche a pu d’abord présenter ces callosités comme une adaptation non génétique. Mais l’habitude de s’agenouiller, renforcée par ces callosités, exerce de nouvelles pressions sélectives concourant à préserver la variation génétique fortuite qui peut également générer ces caractères." Gould affirme qu’elle en tire un avantage sélectif tel que la mutation, apparue par hasard au début, se répandrait parmi toute la population, alors qu’il reconnaît que l’autruche va être "en compétition" avec des "collègues" dont les genoux possèdent des callosités qui se forment parce qu’ils s’agenouillent continuellement. Et de conclure: " les callosités elles-même ne sont pas transmises mystérieusement par l’hérédité des caractères acquis de l’adulte au jeune" (Jean Staune écrit "il n’en sait rien, n’en n’a aucune preuve, mais il en est sûr, car il faut que ce soit comme ça."
h) La stratégie du "il suffit d’attendre". Daniel Dennett écrit dans "Darwin est-il dangereux?" que si le darwinisme a tort… il a tout de même raison car il ne saurait y avoir d’autre explication de l’évolution. Il suffit d’attendre le jour où on trouvera une explication darwinienne de ces faits.
i) la stratégie du "vous manquez d’imagination. C’est une réponse souvent faite à ceux qui critiquent le darwinisme. Cela ramène au point g).
j) La stratégie du "vous faites appel au mysticisme." Si on fait appel à des concepts non purement matériels comme les archétypes, les darwiniens crient au mysticisme. Daniel Dennett pour les ridiculiser appelle ces concepts des crochets célestes (skyhooks). C’est oublier qu’une position réaliste se doit aujourd’hui d’intégrer une dimension non physique.(voir mon article "notre existence a-t-elle un sens? 6-2) Vers un réalisme non physique)."
k) La stratégie du "vous vous répétez.". Selon Patrick Tort, les non-darwiniens ne font rien d’autre que répéter des critiques émises depuis plus d’un siècle telles que celles synthétisées par George Mivart. En 1871, son livre,Genesis of Species, contribue au débat sur l’évolution qui règne alors. Il admet le principe d’évolution mais estime qu’il est impossible de s’y référer pour parler de l’intelligence humaine. Le but de son livre est de "soutenir la position que la sélection naturelle agit, et doit vraiment agir, mais qu’elle doit encore, en vue de rendre compte de la production des sortes connues d’animaux et de plantes, être suppléée par l’action de quelque autre loi (ou lois), que l’on pas jusqu’ici découvertes." (ce qui est une intuition parfaitement exacte). Patrick Tort, dans la préface de pour Darwin, note que les scientifiques de 1996, à travers leurs réponses aux non-darwiniens, répondent de nouveau à Mivart. Les gens auxquels il répond (Denton, Shützenberger etc),sont pourtant des scientifiques de haut niveau quoi que l’on puisse penses de leurs idées. Pour Tort, la science s’arrête-t-elle là où le darwinisme s’arrête?
l) La stratégie du "darwinisme insaisissable. "Un darwinien prétexte souvent: "vous critiquez le darwinisme d’hier et non celui d’aujourd’hui. Il y a désormais nombre de nouveaux concepts, l’émergence, les gènes Hox…" ou "vous critiquez votre conception du darwinisme et non pas ce que la darwinisme est réellement." Ainsi le darwinisme devient insaisissable et toute critique récusée d’avance.
m) Y a-t-il une forme de néo-darwinisme qui soit scientifiquement crédible? Le néo-darwinisme peut être regroupé en deux grandes écoles, l’une incarnée par Dawkins, Wilson et Denett et l’autre par Gould, Lewontin, Eldredge. En Fait toutes deux ne s’accordent que sur une chose: il n’y a pas d’autre chose qui agisse sur l’évolution que les mutations au hasard et la sélection naturelle. Mais elles sont en désaccord sur presque tout le reste, sur le pouvoir de la sélection naturelle, sur le niveau auquel elle agit (sur les gènes ou sur les populations?), s’il existe de vrais sauts dans l’évolution (voir Les théories de l’évolution), sur le % de structures complexes qui soient des adaptations…D’un côté, Gould et Lewontin ont démontré le caractère naïf du "tout-sélectionnisme" de Dennet et Dawkins et de l’autre, Dennet et Dawkins ont montré que l’évolution non graduelle fondée sur les monstres prometteurs de gould est incohérente si on ne sort pas du cadre conceptuel dans lequel toutes les mutations sont dues au hasard. Lewontin est particulièrement virulent à l’égard de "sociobiology" et de "on human nature" de Wilson ("[...] construction branlante d’assertions non étayées concernant une détermination génétique générale, allant de l’altruisme à la xénophobie"), ainsi que du darwinisme de Dawkins ("il ne parle en rien de l’évolution mais d’une inexorable ascendance de gènes sélectivement supérieurs alors que [...] les avancées techniques en matière génétique [...] mettent l’accent sur les forces non sélectives en jeu dans l’évolution…" Un autre chef de file du néo-darwinisme, John Maynard Smith écrit même: "les biologistes de l’évolution avec qui j’ai discuté des travaux de Gould tendent à le considérer comme un homme dont les idées sont si confuses qu’elles ne valent pas la peine qu’on s’y attarde, mais [...] on ne devrait pas le critiquer publiquement [...] il a au moins l’avantage d’être de notre côté face aux créationnistes." Ainsi, selon Lewontin, Dawkins et Wilson donnent une image fausse de l’évolution et selon Maynard Smith, Gould donne lui aussi une image fausse de l’évolution.
Etant donné qu’il n’existe pas de véritable troisième alternative à l’intérieur du néo-darwinisme, malgré des positions moins extrêmes comme celle de Ernst Mayr, on peut se demander quelle forme du néo-darwinisme est scientifiquement crédible?
liens: knowtex.com -150 ans après, la théorie de l’évolution est en pleine évolution
wikipedia.org -Sélection naturelle
wikipedia.org -Théorie synthétique de l’évolution ou néodarwinisme
wikipedia.org -Darwinisme social
wikipedia.org -Darwinisme étendu
boris.saulnier.free.fr -Le darwinisme neuronal de Gerald M. Edelman
wikipedia.org -la mémétique de Richard Dawkins
cosmologie évolutionniste de Lee Smolin (par Marc Lachièze Rey et Elisa Brune),
wikipedia.org -Algorithmes évolutionnistes
automatesintelligents.com -simon Conway-Morris:et l’intelligence universelle
agoravox.fr -Dynamités les deux piliers du néodarwinisme : ni sélection naturelle ni gènes
automatesintelligents.com -daniel Dennett: Freedom Evolves
scienceshumaines.com -Darwin est-il dangereux?
situconnaissasledondedieu.centerblog.net -Darwin est-il dangereux ?
admiroutes.asso.fr -Daniel Dennet: la conscience expliquée et Darwin est-il dangereux?
3) Darwinisme et religion.
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a) misère et médiocrité du créationnisme.
Il sera surtout question du mouvement créationniste, né au xixe siècle, en réaction contre le darwinisme. Le fameux débat d’Oxford du 30 juin 1860 est le premier affrontement direct entre les darwinistes et les créationnistes. Ces derniers étaient représentés par l’évêque Samuel Wilberforce. Ses partisans affirment que le monde a été créé par Dieu en six jours et soutiennent que les théories transformistes s’opposent à la Bible, selon laquelle Dieu aurait créé chaque espèce végétale ou animale de façon individuelle. Le créationnisme est principalement soutenu par quelques Églises protestantes, comme une conséquence de la doctrine de l’inerrance biblique et de l’autorité de la Bible. Cette mouvance est associée au littéralisme biblique, qui se base sur une lecture littérale de la Genèse et d’autres éléments de la Bible, comme les psaumes, s’opposant ainsi à d’autres courants créationnistes chrétiens.À l’heure actuelle, des créationnistes essaient d’apporter des éléments pour défendre leur thèse face à la théorie de l’évolution, mais leurs théories sont rejetées par la communauté scientifique : ils sortent en effet du champ de la rationalité en invoquant l’intervention miraculeuse de Dieu durant la « semaine de la création ». La démarche est également qualifiée de non-scientifique, car elle est basée sur l’a priori que les faits scientifiques doivent concorder avec les écrits saints (17).
Je partage l’avis de Jean Staune lorsqu’il écrit: "… non seulement ces gens nous désinforment et répandent des inexactitudes, des absurdités, voire des mensonges, dans des proportions jamais atteintes même par les darwiniens les plus délirants, mais, de surcroît, ils le font au nom de la défense d’une foi qui est également la mienne!" De plus, le créationnisme est sans doute l’une des meilleures assurances vie du darwinisme. Il empêche certains chercheurs (particulièrement aux Etats-Unis, pays le plus influent sur le plan scientifique) de développer des idées évolutionnistes, mais non darwiniennes. La confusion sciemment entretenue entre l’évolution et la théorie tentant de l’expliquer qu’est le darwinisme profite à la fois aux créationnistes et aux darwiniens.
b) Darwiniens et chrétiens. De très nombreux scientifiques, philosophes et théologiens sont darwiniens et chrétiens avec, en général, une position proche du schéma suivant:
-Il faut séparer la science et l’idéologie (ce que ne font pas Dawkins ou Dennet qui proposent à la fois les résultats scientifiques du darwinisme et leur interprétation matérialiste).
-Il faut différentier la notion de "hasard intrinsèque à la nature" d’un hasard qui ne serait que la conséquence de notre ignorance.
-Rien ne prouve que l’évolution soit due à un hasard intrinsèque. On peut donc penser que le processus n’est pas livré à la seule contingence.
-D’autres, plus audacieux, tels Ken Miller ou Robert Russell pensent qu’en dernière analyse toute mutation est un phénomène quantique et que la physique quantique est la grande source d’indétermination dans l’Univers. Ils imaginent que Dieu agit à ce niveau-là pour orienter l’évolution sans violer les lois de la nature et nous laisser la liberté de ne pas croire en lui.
Les positions des darwiniens comme Dennett, Dawkins ou Gould sont certainement plus crédibles si on se limite uniquement aux faits scientifiques qu’ils utilisent. En effet, tout se passe comme si l’évolution était due à des événements contingents. Même si Dieu peut agir par l’intermédiaire de l’indéterminisme quantique, pourquoi faire appel à ce concept? Dans ce cas, il est plus probable que nous soyons bien ici par hasard.
Il serait plus crédible d’intégrer, comme le fait Christian de Duve, une canalisation du hasard ou une analyse des phénomènes de convergence comme le passage des reptiles aux mammifères (à voir aussi la position du paléontologue Marc Godinot). Par ailleurs, Dieu n’intervient sans doute pas directement (via des mutations quantiques par exemple), mais plutôt par le fait qu’il a créée les lois de na nature qui génèrent les choses telles qu’elles sont. Ce sont alors elles qui guident l’évolution.
c) Le pape et Darwin. Un texte de référence est la lettre de Jean-Paul II à l’académie pontificale des sciences le 22 octobre 1996 dans lequel il reconnaît que que l’évolution est un fait, alors qu’en 1950, Pie XII y voyait "une hypothèse parmi d’autres." Pour Jean-Paul II, "De nouvelles connaissances conduisent à reconnaître dans la théorie de l’évolution plus qu’une hypothèse. [...] Et, à vrai dire, plus que de la théorie de l’évolution, il convient de parler des théories de l’évolution. Cette pluralité tient, d’une part, à la diversité des explications qui ont été proposées du mécanisme de l’évolution et, d’autre part, aux diverses philosophies auxquelles on se réfère. Il existe ainsi des lectures matérialistes et réductionnistes et des lectures spiritualistes. Le jugement ici est de la compétence propre de la philosophie et, au delà, de la théologie." C’est donc un démenti cinglant à une affirmation clé des darwiniens pour qui il ne saurait qu’une seule théorie susceptible d’expliquer l’évolution, le néodarwinisme, et une seule sorte de mécanisme, le hasard et la sélection naturelle, tout le reste n’étant que secondaire. Ceci prouve aussi qu’il était mieux informé que beaucoup de scientifiques pour parler ainsi de "la diversité des mécanismes".
Plus loin, il dit: "En conséquence, les théories de l’évolution qui, en fonction des philosophies qui les inspirent, considèrent l’esprit comme émergeant des forces de la matière vivante ou comme un simple épiphénomène de cette matière sont incompatibles avec la vérité de l’homme. Elles sont d’ailleurs incapables de fonder la dignité de la personne." Jean-Paul II semble dire ici que le darwinisme est incompatible avec la foi chrétienne puisqu’il affirme que les seules forces de la matière vivante permettent l’émergence de toutes les formes vivantes et de leurs caractéristiques, l’une d’entre elles étant justement l’esprit qui est associé à la forme homo sapiens. A propos de ce paragraphe, Jean Staune précise que le cardinal Georges Cottier lui a expliqué qu’il ne s’agissait pas d’une condamnation du néodarwinisme stricto sensu, qui est une des possibilités existant parmi d’autres, mais de l’extension du néodarwinisme aux théories sur l’origine de l’esprit. On peut donc dire que si le texte de Jean-Paul II soutient l’évolution, il est très loin d’en constituer un soutien inconditionnel.
liens: wikipedia.org -Position de l’Église catholique sur la théorie de l’évolution scientifiques-chretiens.sup.fr -association des scientifiques chrétiens
marike.over-blog.com -Rosine Chandebois critique le hasard darwinien
marike.over-blog.com -2) Chandebois critique la sélection naturelle – II
wikipedia.org -Opinion de Charles Darwin sur la religion
harunyahya.fr -Le darwinisme est en contradiction avec la religion
rationalisme.org -La Théorie Darwinienne de l’Évolution
dub114.mail.live.com -Darwin, jamais remis en cause par l’expérience
cnrs.fr -Guillaume Lecoîntre: Evolution et créationnismes
histoire-fr.com dossier créationnisme
cite-sciences.fr -Le créationnisme contre la théorie de l’évolution
pseudo-sciences.org -Qu’est-ce que le créationnisme ?
erudit.org -Le déterminisme du hasard (voir canalisation du hasard et Christian De Duve)
4) Alors finalement, est-on là par hasard ou non?
Que conclure après ce tour d’horizon des questions relatives à l’évolution?
-Nous ne sommes pas contraints d’accepter une théorie unique qui serait le néodarwinisme.
-De grands chercheurs dont certains se réclament encore du néodarwinisme soutiennent des concepts poussant à crédibiliser, sans le prouver le finalisme.
-Une nouvelle théorie de la biologie est nécessaire, car nous pouvons déduire des faits, que d’autres forces s’exercent sur l’évolution que les processus darwiniens, mais nous ne savons pas lesquels (une conception de l’évolution se déroulant sous l’influence de formes préexistantes pourrait faire partie de cette nouvelle théorie).
-Toutes ces approches doivent se situer au sein de la science et de la biologie, ce qui n’est pas le cas de la majorité des positions des tenants de l’intelligent design, qui sont créationnistes ou néocréationnistes.
Quelles sont les réponses à la question est-on là par hasard?
-Pour l’ensemble des darwiniens et malgré les subtilités développées par les darwiniens chrétiens, il est très probable que nous soyons là par hasard.
-Dans la conception de Christian de Duve, un être pourvu de conscience devait apparaître; nous avons eu de la chance qu’il s’agisse de nous.
- Pour Conway-Morris ou Michel Denton, nous ne sommes pas là par hasard, un hominidé pourvu de conscience devait apparaître un jour ou l’autre, d’une façon ou d’une autre.
-Rémi Chauvin ou Rosine Chandebois postulent l’existence d’un programme interne donc, non seulement nous ne sommes pas là par hasard, mais le moment de notre apparition était plus ou moins déterminé.
liens: uip.edu -La biologie non Darwinienne : essai de typologie et analyse des implications philosophiques
larevuereformee.net -Rosine Chandebois: À propos du clonage : la science au secours de l’éthique
larevuereformee.net -Rosine chandebois: Réflexions sur le texte « l’usage thérapeutique du clonage et des cellules souches embryonnaires »
Les faits que nous avons vus semblent parler en faveur de conceptions telles que celles de Conway-Morris ou Michel Denton, ce qui incite à penser que la nouvelle théorie de l’évolution (NTE), répondra de façon moins catégorique que le darwinisme à la question "sommes-nous ici par hasard?"
Après ce tour d’horizon de l’évolution, le prochain article sera consacré à l’examen du cerveau et de la neurologie.
Et si les coïncidences avaient un sens ?
Et si les coïncidences avaient un sens ?.
Je pense que la physique quantique apporte des arguments nouveaux à la notion de synchronicité. Avec la non-localité, on peut affirmer que des effets peuvent se produire instantanément entre deux corps même s’ils sont éloignés d’une distance extrêmement grande telle qu’il impossible qu’un signal puisse les avoir reliés (avec transmission d’énergie). Les idées de Jung sont à prendre très au sérieux et peuvent nous amener un nouvelle façon de voir et comprendre les choses, voir de travailler nos comportements.
Nos émotions assurent notre survie
Nos émotions assurent notre survie.
La maîtrise de ses émotions est un sujet difficile que j’aime bien regarder à travers une vision bouddhiste. Un autre vision que je viens d’appréhender me vient d’Alexandre Jollien avec ses livres dont "Eloge de la faiblesse".
Notre existence a t-elle un sens? 12-1) "Recherchons Einstein de l’évolution (urgent).
Notre existence a t-elle un sens? 12-1) "Recherchons Einstein de l’évolution (urgent). partie 1
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Je voudrais faire partager la lecture du livre de Jean Staune, notre existence a-t-elle en sens, avec mes réflexions et les liens qu’elle m’a permis découvrir à travers internet. Ma quête est de retrouver (avec Jean Staune), le réenchantement du monde au cours des articles.
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Notre existence a-telle un sens? 1) à propos de la préface du livre par Trinh Xuan Thuan
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Notre existence a t-elle un sens? 6-1) Vers un réalisme non physique…première partie
Notre existence a t-elle un sens? 6-1) Vers un réalisme non physique…deuxième partie
Notre existence a t-elle un sens? 7 partie 1) vous qui entrez ici perdez toute espérance …
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1) Prologue.
Les 11 premiers articles de cette série ont été consacrés à "ma lecture" des trois premiers chapitres de l’ouvrage de Jean Staune Notre existence a -t-elle un sens? Nous avons traité des questions fondamentales du chapitre 1 du livre (article 1 à 4): le désenchantement du monde (et de l’homme!), comment ébaucher un "traité de la condition humaine", allons-nous vers de nouvelles lumières? Puis nous avons longuement examiné le chapitre II: "qu’est-ce que le réel?" (articles 5 à 7) et le chapitre III: "d’où venons-nous? où allons nous?" (articles 8 à 11).
Je n’ai pas écrit d’article au sujet du chapitre IV : "d’où venons-nous? où allons nous?" consacré aux théories de l’évolution. Mais je vais consacrer un article pour donner "ma lecture" du dernier paragraphe de ce chapitre: "recherchons Einstein de l’évolution (urgent!)."
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Dans le chapitre 11 de son livre (Notre existence a -t-elle un sens?): "des histoires comme ça", Jean Staune analysé un certain nombres de faits qui montrent que le darwinisme (et aujourd’hui le néo-darwinisme) est devenu hégémonique. Tant de choses pouvaient soudain être expliquées grâce au couple mutation-sélection, qu’il fallait absolument que cela puisse tout expliquer. Il ne doit pas exister "d’espace" pour d’autres mécanismes agissant dans la nature selon des principes totalement différents.
Pourtant, depuis 250 ans qu’il existe, le darwinisme est maintenant confronté à un certain nombre de difficultés. Si la sélection naturelle peut faire énormément de choses, elle ne peut toutefois pas faire apparaître la forme exacte d’une espèce de champignon sur les ailes du papillon Kallima (voir photo en entête du chap. 2), ni mettre au point un système de régénération du cristallin du triton ni faire ce que que est décrit dans d’autres exemples du chapitre 11 du livre de Jean Staune. Etant donné que les darwiniens ne veulent pas s’ouvrir à d’autres explications susceptibles de transformer notre vision du monde, ils racontent ainsi de jolies histoires qui n’ont rien à envier à celles de Kipling. Tous ces faits sont comme autant de trous dans la "chambre à air" du néodarwinisme et pour l’empêcher de se dégonfler, il faut en permanence coller des rustines ("les Histoires comme ça"), tout comme la théorie de Ptolémée a dû multiplier les "épicycles" afin de sauver la cohérence du système.
La question qui se pose est: la théorie de Darwin est-elle du même niveau que celle de Ptolémée? Elle est d’importance, car la théorie de Ptolémée fait partie de la catégorie des théories fondamentalement fausses et elle a disparu, tandis que la théorie de Newton, a été appelée à être intégrée dans une synthèse plus vaste, la théorie de la relativité générale, passant ainsi d’un statut de "théorie absolue" à celui de "théorie expliquant des cas particuliers."
Darwin connaîtra-t-il le sort de Ptolémée ou celui de Newton. Je ne sais pas si Jean Staune a raison en pronostiquant que le théorie de Darwin se situe entre les deux et ne disparaîtra pas comme celle de Ptolémée parce qu’elle explique et continuera à expliquer de très nombreux faits et restera un outil très important pour comprendre le monde du vivant, mais elle sera remise en cause plus profondément que celle de Newton qui permet d’expliquer de façon relativement correcte le mouvement des corps célestes, car les faits qui ont été cités montrent que la théorie néodarwinienne est loin, dans son domaine de donner une explication aussi globale des mécanismes de l’évolution. Mais je sens, comme Jean Staune, qu’une nouvelle théorie de l’évolution est nécessaire, théorie qu’il nomme NTE, Nouvelle Théorie de l’Evolution. C’est un Einstein qu’il faudrait trouver et non un Newton, car les éléments qu’on possède déjà montrent que la NTE sera aussi étrange et éloignée de nos concepts familiers que le sont la relativité générale et la physique quantique.
Si on suit alors Jean Staune sur les traces d’une telle théorie, il commence par un conte métaphorique qui permet de comprendre la situation actuelle.
Cela se passe sur la planète Pluton couverte à 100% de nuages, comme c’est le cas de Vénus. La vie existe et a conduit, par un remarquable phénomène de convergence, semblable aux idées émises par Simon Conway-Morris, à des êtres proches de nous mais adaptés (de façon darwinienne) aux grands froids qui règnent las-bas. Les changements climatiques ont donc une grande importance et toutes les religions tournent autour du climat: on prie les dieux depuis des milliers d’années pour que le climat se réchauffe. Mais un jour , un jeune scientifique, Dharles Carwin (le Charles Darwin de là-bas) fait le tour de Pluton et découvre, en mesurant la pression atmosphérique, l’existence de fronts froids et de fronts chauds. Il élabore une théorie révolutionnaire: l’alternance des périodes froides et chaudes est un phénomène chaotique lié aux affrontements entre des masses d’air froid et chaud et donc le froid n’a rien à voir avec une punition divine, ni le chaud avec une récompense. Une nouvelle science est alors fondée, la météorologie. Un siècle plus tard, les météorologues carwinistes sont capables de prédire le temps et surtout la température 3 à 4 jours à l’avance. La météorologie est enseignée dans toutes les écoles et parallèlement on assiste à l’effondrement des systèmes de croyance traditionnels.
Reste que les météorologues se trompent assez souvent. Le fondamentalistes, adeptes d’une interprétation littérale de le religion selon laquelle ce sont les dieux qui régissent le climat, en profitent pour créer une école de pensée anti-météorologique. Ainsi, pour eux, chaque fois que les prévisions météorologiques sont erronées, c’est qu’une intervention de dieux a modifié le climat. Le débat fait rage sur Pluton. Mais un jour, un météorologue un peu excentrique, Dichael Manton (le michael Denton de Pluton), remarque que le climat sut Pluton était en moyenne plus froid il y a 200 ans (une durée équivalente à 200 années sur Terre) qu’à présent. Il affirme que des forces inconnues coordonnent le climat dans le long terme et que les météorologues carwiniens ne peuvent l’expliquer puisqu’ils font appel à des processus dus au déplacement aléatoire des masses d’air. Les carwiniens peuvent expliquer l’évolution du temps dans le court terme et non dans le long terme. Aussitôt il est dénoncé comme hérétique par les carwinistes. Postuler des forces inconnues! C’est une position digne de l’âge pré-scientifique! Et en plus, cela renforce les anti-météorologues dans leurs positions. Mais les idées de Menton font leur chemin et obtiennent l’adhésion d’un certain nombre d’anti-météorologistes et d’une minorité de météorologistes non carwinienne et ils créent ensemble un nouveau mouvement "l’intelligent climate" ("IC").
"L’intelligent climate" a peu de soutiens scientifiques, mais a un poids médiatique et prend la place de occupée auparavant par les antimétéorologistes purs et durs, qui tentent alors de remettre en cause quelques uns des acquis des carwiniens non seulement sur l’évolution à long terme du climat, mais sur son évolution à court terme, ce qui contribue à décrédibiliser le mouvement et à renforcer la carwinisme.
Menton, lui, s’éloigne maintenant des supporters de l’IC. Il pense qu’ils vont trop vite en besogne en affirmant qu’un agent intelligent contrôle le climat dans le long terme. Il pense plutôt à une loi naturelle, une "horloge interne" à Pluton par exemple, avec un cycle de 250 ans qui agirait sur le champ magnétique qui, à son tour, agirait sur le climat. Comme il n’existe des relevés météorologiques que depuis l’équivalent de 250 années terrestre (puisque auparavant les variations du climat relevaient de la volonté divine), il faudra attendre longtemps (près de 500 années terrestres), pour que la notion de "cycles mentoniens" soit prise au sérieux. Il existe pourtant, sur Pluton, des périodes plus chaudes au terme d’une période équivalent à 250 années terrestres.
Pendant ce temps, les écoles carwinniennes se développent, un énorme arsenal de simulations sur ordinateur (elles ont de gros moyens de recherches) qui donnent des résultats partiels que les carwiniens présentent comme suffisants pour prouver que le climat de Pluton peut être expliqué uniquement par par des mécanismes carwiniens.
La clé de l’énigme, c’est, bien sûr, que Pluton met 248 ans pour tourner autour du soleil. En fait, ce que les plutoniens essayent de découvrir c’est le concept de saison. Mais ils n’ont pas la moindre idée que tout un univers existe à l’extérieur de leur planète, ils n’ont jamais vu le soleil ou la moindre étoile, et les différences de température moyennes entre été et hiver sont faibles et séparées par une durée largement supérieure à la vie humaine. Il faudra attendre que les plutoniens découvrent l’espace.
En traversant les nuages, ils auront un choc identique à celui de l’humanité terrienne lorsqu’elle est passée d’un monde de petite taille à un Univers gigantesque composé de milliards de galaxies. Les scientifiques découvriront la théorie du big Bang et le principe anthropique et ils se reposeront à nouveau la question de l’existence de Dieu et de son action dans le monde, mais de façon infiniment plus subtile que que les "non-météorologistes".
Cependant, les météorologistes carwiniens, eux qui voulaient lutter contre l’obscurantisme, apparaîtront maintenant comme des obscurantistes en évitant à leur société de revenir à des conceptions pré-carwiniennes. Ils ont en effet retardé de plusieurs siècles certains progrès dans les connaissances scientifiques. Quel paradoxe pour ceux qui, avec l’invention de la météorologie, avaient été à l’origine d’un progrès essentiel dans la vie des plutoniens.
Pour faire un parallèle avec la Terre, on peut résumer ce conte:
-Les carwinistes correspondent aux darwiniens qui affirment que les mutations dues au hasard et à la sélection naturelle sont les principales forces qui dirigent l’évolution.
-Les météorologues non carwiniens correspondent aux biologistes évolutionnistes non darwiniens. Parmi eux, les "mentoniens" correspondent à ceux, qui comme Michael Denton (voir liens 1) sur-la-toile.com), Rémi Chauvin, Pierre-Paul Grassé, Christian de Duve, Simon Conway Morris, Anne Dambricourt ou Jean Chaline, pensent que l’évolution est orientée ou est prévisible quand on la regarde sur une échelle de temps suffisamment grande.
-Le mouvement IC correspond à l’Intelligent Design (ID) dont les tenants déduisent que, du fait que l’évolution est canalisée, voire orientée, elle est dirigée par un agent intelligent. Michael Behe postule qu’un concepteur intelligent a permis l’apparition des structures complexes sur Terre. La canalisation et l’orientation de l’évolution s’expliquera sans doute par la découverte d’un niveau insoupçonné du réel et par son interaction avec le monde des être vivants. Ces découvertes ne fourniront certes aucune preuve de l’existence de Dieu, mais elles fourniront une vision du monde qui rendra les conceptions non matérialistes plus crédibles qu’elles ne l’étaient auparavant.
Le premier point pour élaborer une nouvelle théorie de l’évolution (NTE) semble être: qu’est-ce qui constitue sur Terre et en biologie l’équivalent de la mystérieuse coordination du climat en météorologie sur Pluton? Ce sont les trois types de phénomènes décrits dans le chapitre 11 du livre de Jean Staune (des "histoires comme ça"):
-Ceux qui montrent que l’évolution est canalisée ou régulée par quelque chose (l’horloge moléculaire qui suit le temps astronomique, le passage des reptiles aux mammifères)
-Ceux qui montrent que des formes, voire des organes peuvent s’incarner ou se développer sans que la sélection naturelle y soit pour quoi que ce soit (le cristallin du triton, les papillons comestibles qui imitent les papillons comestibles, la présence d’une imitation d’uns espèce particulière de champignon sur les ailes du Kallima).
-Ceux qui plaident en faveur du néolamarckisme (les mutations adaptatives des bactéries, les callosités sur les genoux du phacochère…).
Il semble donc que trois sortes de théories seront nécessaires pour expliquer l’évolution:
-Le néodarwinisme, théorie de référence pour expliquer la plupart des micro-évolutions et des adaptations.
-Le néolamarckisme qui expliquera la raison pour laquelle, dans une situation donnée, des animaux survivent grâce à de nouvelles adaptations à un rythme beaucoup plus rapide que celui des schémas darwiniens. Mais néodarwinisme comme néolamarckisme seront incapables d’expliquer les grandes transitions ou les grandes tendances évolutives.
-La NTE, elle, devra expliquer "la macro-évolution, qu’elle soit non graduelle, comme la naissance de monstres prometteurs (voir le chapitre 11) ou qu’elle soit graduelle mais canalisée, comme le passage des reptiles aux mammifères ou qu’elle regroupe ces deux types de processus, comme le passage des prosimiens à l’homme."
liens: staune.fr -Les limites de la théorie néo-darwinienne
avevolution.blogspot.fr -Kallima inachus & Jean Staune
canal-u.tv/video -mutation_evolution_et_selection
wikipedia.org -sélection naturelle
wikipedia.org -néodarwinisme
slideshare.net -Darwinisme et néo darwinisme
wikipedia.org -épicycles
staune.fr -Mécanismes de l’évolution
staune.fr -Une nouvelle théorie scientifique de l’évolution de la lignée humaine
agoravox.fr -Une nouvelle théorie scientifique de l’évolution de la lignée humaine
atoi2voir.com -Ancienne et nouvelle théories de l’évolution
teddygoldsmith.org -Vers une nouvelle théorie de l’évolution
passeurdesciences.blog.lemonde.fr -La théorie de l’évolution doit faire sa révolution
pst.chez-alice.fr -Une (nouvelle) théorie de l’évolution
books.fr/sciences -simon-conway-morris: La science de l’évolution reste inachevée
staune.fr -L’évolution a-t-elle un sens ? – Michael Denton
pseudo-sciences.org -L’Université Interdisciplinaire de Paris
persee.fr -évolution: une théorie en crise
cnrs.fr -big bang
futura-sciences.com -Principe anthropique et minitrous noirs selon Jean-Pierre Luminet
asmp.fr -Le principe anthropique – Débat
1) sur-la-toile.com -Questions sur M. Denton et 2 objections au darwinisme
sciences/simon-conway-morris -La science de l’évolution reste inachevée
psychologram.com -psychoévolution
3) De quels concepts disposons-nous déjà pouvant servir à ébaucher la NTE?
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a) L’évolution de la vie serait "canalisée" vers des formes de plus en plus complexes amenant à l’existence d’être conscients. On doit ces conceptions à Christian de Duve et Simon Conway Morris. Elles partent du fait que le nombre de formes possibles dans la nature est bien plus réduit que ne le pensent les darwiniens. Le processus est un simple processus "d’exploration des possibles" par des voies darwinniennes. Mais, comme le nombre de possibles est assez limité, on est sûr de tomber dessus par hasard. L’évolution aurait certes pu être comme cela, due au seul hasard, mais l’existence de tendances qui se prolongent sur des millions d’années comme celles des reptiles thériodontes (voir reptiles thériodontes), montre qu’il y a quelque chose de plus. Conway-Morris parle de "navigation de l’évolution d’une solution fonctionnelle à une autre". Pour lui, ce ne sont pas les possibilités dues au hasard qui sont limitées, c’est le "paysage évolutif" qui préexiste sous forme virtuelle et qui canalise les trajectoires évolutives vers des formes cohérentes et viables (des "noeuds stables de fonctionnalité"). Ce n’est donc plus un processus aveugle de d’exploration d’un nombre limité de possibles. On peut visualiser ceci en imaginant la structure d’un paysage constitué d’une montagne aux flancs couverts de ravins au sommet duquel on lance des billes. En fonction de la structure de ce paysage, on connait à l’avance l’ensemble des routes que peuvent parcourir des billes et les zones où elles n’iront jamais (dans les années 1950, Waddington a appliqué ce concept à la biologie sous le nom de "chréodes"). Conway Morris évoque aussi l’existence de très nombreuses convergences survenues au cours de l’évolution.
b) Selon les conceptions de Michael Denton et de D’Arcy Thompson, il existe des formes platoniciennes ou des archétypes dans la nature et des lois mathématiques qui influent sur les formes des êtres vivants. Ici, les noeuds stables sont contenus dans les lois de la nature (les cristaux de neige ont 6 branches quelles que soient le complexité et la diversité de leurs formes). D’après Denton, ce serait le cas pour les protéines et peut-être pour les microtubules, voire les cellules. D’Arcy Thompson démontre que toute une série de structures dans la nature obéit à des lois mathématiques: les pommes de pin, les feuilles de tournesol, les coquilles de certains mollusques suivent une suite de Fibonnacci et les coquilles d’escargot ou les cornes de bélier un spirale logarithmique. Ces structures possèdent donc une logique sous-jacente.
c) Les conceptions de Richard Goldschmidt, Stephen Jay Gould et Denis Duboule portent sur la nécessité de sauts dans l’évolution pour effectuer certains passages d’un type à l’autre. Si pour Conway Morris et Christian de Duve, il n’existe pas de différence entre micro et macroévolution, cela semble incompatible avec les constatations: la structure des fossiles déjà trouvés s’écarte fortement du gradualisme. Par ailleurs, plus génome est complexe, plus plus ses gènes interagissent en grand nombre et moins une transformation graduelle est possible selon Denis Duboule. et selon D’Arcy Thompson, le nombre de choses relatives aux êtres vivants est basée sur des formules mathématiques. Or, on ne passe pas graduellement d’une structure mathématique à l’autre..
d) Le modèle de Vincent Fleury concernant l’origine des formes des être vivants est un autre concept à notre disposition. Fleury a étudié les mécanismes physiques de la croissance des cristaux et les bases physiques du développement embryonnaire [...] Il a ainsi mis en évidence un mécanisme simple de formation des vertébrés tétrapodes qui a de nombreuses implications scientifiques et philosophiques.
e) Les constatations des mathématiciens ou modélisateurs comme Marcel-Paul Schützenberger ou Pierre Perrier montrent que dans sa croissance vers plus de complexité, l’évolution suit un algorithme de contrôle optimal (algorithme allant vers un but intégré au processus et qui "connaît" le paysage dans lequel il évolue)."
liens: oumma.com -Mentir au nom de Dieu Par Jean Staune
oumma.com -La remarquable découverte paléontologique d’Abderrazak El Albani
uip.edu -La biologie non Darwinienne : essai de typologie et analyse des implications philosophiques
france-catholique.fr -DES-THERIODONTES-ET-DES-HOMMES
esc.cam.ac.uk -Simon Conway Morris Recherche: Early Evolution Métazoaires
uip.edu -Le non-darwinisme visionnaire de James Cameron
bien.vieillir.perso.neuf.fr -L’évolution de la vie : fruit du seul hasard ? Simon Conway-Morris,
scienceblogs.com -Simon Conway Morris’s :Life’s Solution:
genev.unige.ch -duboule et le développement génomique
www.asmp.fr -Modélisation et complexité
4) Quelques pistes pour une NTE?
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Ces éléments peuvent permettre de décrire quelques aspects d’une autre vision de l’évolution. Dans le paysage évolutif de la fig 3 ci-dessus, on peut remplacer les embranchements par des escaliers que les billes larguées au sommet de la montagne vont dévaler. Si elles roulent sur une marche, cela représente l’évolution darwinienne, puis, si elles tombent sur la marche suivante, cela représente une macromutation. Mais, comme la montagne est loin d’être aménagée, A certains endroits, il n’y a plus d’escaliers, mais un chemin en pente reliant deux escaliers (correspondant à des évolutions canalisées mais graduelles comme celles allant des reptiles aux mammifères). Il existe aussi des bifurcations où les billes peuvent choisir plusieurs chemins possibles et des murs qui correspondent à des animaux panchroniques qui n’ont plus de capacités à évoluer.
Mais, comment passe-t-on d’un être A à un être B? Il existe deux grande catégories d’hypothèses (on aura peut-être besoin des deux à la fois). -Pour la première il s’agit d’un mécanisme très simple comme celui postulé par Vincent Fleury et qui échappe en partie à la génétique (voir le chapitre 11 du livre de Jean Staune pages 305-309). Les organismes seraient des entités holistiques globales et non pas des ensembles d’organes qui s’ajouteraient les uns aux autres par des inductions successives. L’ADN fournirait les "briques de bas" pour construire l’organisme, mais pour l’essentiel, le plan d’ensemble se constituerait tout seul grâce des écoulements, des pliages, des collisions, des poussées de tissus qui constituent l’embryon. Fleury parle "d’hypogénétique", de facteurs bien plus fondamentaux que la génétique et non plus "d’épigénitique", notion selon laquelle certaines caractéristiques des être vivants pourraient échapper à la dictature des gènes.
-La seconde, un mécanisme très complexe, (comme pour les plutoniens avec les saisons) fait découvrir une dimension radicalement nouvelle du vivant. Si, contrairement à l’hypothèse de de Fleury, les formes se trouvent bien codées dans le génome, et si A et B sont deux formes préexistantes de la nature, il y a un lien entre ces formes archétypales et leurs génomes pour que, lorsque le génome de A connait une macromutation, celle-ci soit canalisée pour aboutir au génome de B. Lothar Shäfer suppose un mécanisme permettent de faire passer une molécule d’ADN de son état actuel à un nouvel état qui préexistait sous une forme virtuelle et correspond à un nouveau genre ou à une nouvelle famille. Pour lui, la "sélection naturelle" n’est pas la seule à diriger l’évolution, elle est contrôlée par la "sélection quantique". C’est ici une spéculation qu’on peut comparer à celle des "météorologues non carwiniens" de notre récit en ce qui concerne la cause des saisons.
Nous sommes un peu dans la même situation que Darwin qui ne savait rien des lois de l’hérédité ni de la génétique. Mais cela ne l’a pas arrêté car il avait assemblé suffisamment de "pièces du puzzle" pour voir qu’il y avait une cohérence entre toutes les autres pièces et que même s’il manquait une pièce essentielle, il en savait assez pour en déduire que les choses devaient se passer ainsi. Nous aussi avons de nombreuses pièces qui reposent sur des faits ou sur des théories. L’image d’ensemble montre qu’un mécanisme fondamental reste à trouver pour expliquer l’origine des êtres vivants. On peut être sûr qu’un tel mécanisme doit exister, même si on ne sait pas exactement à quoi il peut ressembler.
Alors, dans le cadre d’une conception non darwinienne de l’évolution, l’apparition de nouveaux plans d’organisation est-elle aléatoire ou en partie réglée par un mécanisme? Nous avons vu que certaines mutations du génome sont sous l’influence d’une l’horloge réglée sur le temps cosmologique et donc externe au temps propre de l’organisme et que certaines évolutions sont tellement structurées qu’il est possible de montrer qu’elle obéissent à des lois mathématiques. Jean Chaline et Laurent Nottale calculé sur le base des travaux de Anne Dambricourt que l’arrivée de l’homo-futurus, prochaine mutation de la branche humaine pourrait se produire dans 800 000 ans (pour ma part, je pense bien avant, au rythme où évoluent les nano-technologies et l’intégration homme-machine).
Des phénomènes pouvant servir à mesurer le temps dans la nature (comme par exemple la vibration des atomes) pourraient être impliqués dans ce processus. Même si la date d’apparition de nouvelles espèces n’est pas programmée depuis le big bang, l’apparition de certaines d’entre elles semble obéir à des lois sous-jacentes. Parmi la multiplicité de ses mécanismes, on peut postuler qu’il y a une cohabitation de "causes":
-Le pur hasard et les apparitions sont totalement imprédictibles, à l’image de la désintégration d’un atome.
-Des déclencheurs provenant de l’environnement.
-Un compteur interne qui se déclenche après un certain nombre de générations.
-Un compteur externe réglé sur le temps astronomique.
Mais, même si l’apparition d’espèces est programmé, beaucoup de facteurs peuvent interférer. Il est possible que même si les calculs de Chaline sont exacts, l’homo futurus ne voit jamais le jour,(l’humanité peut s’exterminer dans une guerre thermonucléaire dans 1 000 ans, nous pouvons être détruits par un astéroïde dans 10 000 ans…). Il y a certainement des déterminations dans l’évolution, mais l’évolution n’est pas un phénomène dans lequel tout est déterminé.
La future NTE sera sans doute très différente de ce qu’on peut esquisser aujourd’hui, car elle intégrera des phénomènes aussi impensables que ceux qui étaient inconnus de Darwin et sont familiers maintenant. Mais elle devra intégrer la plupart des faits que "nous" avons analysés et que le darwinisme n’explique pas ou dont il ne tient pas compte, en leur donnant sans doute un éclairage différent. La plupart de ces faits plaidant en faveur d’une évolution canalisée, voire en partie prédictible, dans laquelle le hasard joue un rôle moins important que dans le darwinisme, Ce sera sans doute aussi le cas de la NTE. Mais ne tout état de cause, cette NTE devra être une théorie strictement scientifique et ne reposer sur aucun miracle.
Pistes de réflexion et nouvelles directions de recherche.
-Une tâche fondamentale sera d’établir où se situent les plans d’organisation ou archétypes. Sont-ils au niveau des des embranchements (Dans ce cas, aucun plan nouveau n’est apparu depuis le cambrien il y a 540 millions d’années) ou sont-ils situés à un niveau moins global?
-Autre domaine essentiel: l’étude des causes de mutation. Y a-t-il des mutations coordonnées par quelque chose comme l’horloge moléculaire ou des mutations adaptatives en réponse directe aux modifications de l’environnement?
-Une voie de recherche sur l’origine des formes et des régénérations d’organes peut permettre de voir si des théories comme celles de Vincent Fleury sont exactes.
-Il faudra élaborer une méthode capable de distinguer les situations (évolution due au hasard, évolution graduellement dirigée comme c’est le cas pour le passage des reptile aux mammifères, évolution non graduelle).
-Il faut concevoir des outils capables de déterminer si si l’imitation d’un organisme par un autre est issue d’un processus darwinien (cas du Lampsilis) ou s’il y a réalisation d’une forme par des voies qui n’ont rien à voir avec la sélection. Une modélisation des processus darwiniens devrait pouvoir démontrer leurs limites et en quoi des algorithmes susceptibles d’expliquer l’évolution doivent intégrer un "non-hasard" contrairement aux algorithmes postulés par Daniel Dennett et Richard Dawkins.
-Un autre sujet d’étude sera le lien entre la biologie et la physique quantique.
-Mais le plus grand défi qui attend la NTE sera sans doute de: 1) Déterminer les espèces ayant une capacité à évoluer et celles qui l’ont perdue. 2) Déterminer quel pourrait en être le stade futur pour celles qui l’ont perdue. 3) Trouver le moyen, s’il existe, de déclencher le mécanisme permettant l’évolution de l’espèce vers l’état prédit. Un excellent candidat pour cette démarche pourrait être le "gobie marcheur", un poisson periophtalme qui possède une sorte de poumon rudimentaire. Il semble qu’il ait conservé la potentialité à évoluer de ses lointains cousins. Rémy Chauvin réclame depuis des années la réalisation d’expériences pour voir s’il est possible qu’un gobie engendre un jour quelque chose qui sorte de l’eau, mais aucune n’a encore été faite, alors des milliers de chercheurs travaillent sur les mutations des mouches drosophiles ou des bactéries, dont on sait qu’elles n’ont connu aucune évolution depuis des dizaines de millions d’années (cela rappelle l’histoire de la personne qui cherche ses clés la nuit sous un lampadaire, non parce qu’elle les a perdues à cet endroit, mais parce que c’est le seul endroit où il y ait de la lumière).
A suivre…Prochain article: Notre existence a t-elle un sens? 12-2) "Recherchons Einstein de l’évolution (urgent). Partie 2
actu-science.nouvelobs.com -évolution, des reptiles aux mammifères
Diane Bellego : "La magie et l’alchimie de l’amour"
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Quel magnifique éloge à l’amour. C’est d’une grande richesse. Peuis-je ajuer un aspec qui me semble pertinent: l’anima de Jung







